When the party's over

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Ma cher sœur,

Je souhaite que tu garde cette dernière lettre avec toi éternellement.

Tout est calme quand je rentre à la maison et que je suis seule. Je pourrais te mentir et te dire que j'aime ça... Mais je ne supporte plus ton absence. J'essaie en vain d'accepter que tout ceci n'était que de la faute du destin, cependant, ce n'est pas simple de te laisser partir. Tu étais la seule personne qui me restait dans mon entourage... Tu n'imagine pas la souffrance que j'endure.

C'est pourquoi je te demande de quitter mes pensées à jamais. D'ailleurs faisons nos adieux pour toujours. Essaye tout d'abord de me traiter en amie, tout en restant proche de moi, puis laissons nous partir chacune de notre côté. Cela m'aiderais énormément.

J'ai pourtant essayé d'apprendre à te perdre, malheureusement tous ces sentiments de d'abattement et de tristesse sont revenus. J'ai du réécrire cette lettre de nombreuses fois car mes larmes n'arrêtaient pas de mouiller le papier. Ça me rappelle que tu me trouvait souvent pleurnicharde, mais je pense que cette fois-ci tout est justifié.

Ton visage s'efface de mon esprit encore et encore, mais il revient tout le temps.

Même l'accident, qui se reproduit dès que je ferme les yeux. Je me souviens des crissements des pneus sur le macadam noir. Puis de nos têtes s'entrechoquer violemment, et toi... propulsée en dehors de la voiture. Et enfin, l'absence des tes souffles et le bruit strident des sirènes de secours.

C'est comme si je le revivais, mais toi non...

Pourtant, à chaque fois, en songe je me lève pour te porter secours en déchirant mon chemisier pour que tu arrête de saigner. Mais inévitablement, quelque chose me retiens et m'en empêche.
C'est pour cela que je dois faire mon deuil... Cette culpabilité me ronge de jour en jour. Tu devinera que cette lettre a aussi un rôle libérateur. Je sais que d'où tu es tu ne m'en veux pas pour ce qu'il s'est passé, mais il est impératif que je me pardonne moi même. Si je ne fais pas autrement, je risquerais de tomber dans une lourde dépression et finir par te rejoindre...

Mais ce n'est pas ce que tu veux, je le sais.

Alors permet moi de ne garder de toi que quelques souvenirs. Je te rappellerai à moi quand la fête sera terminée, quand mon deuil aura prit fin.

Ta sœur qui t'aime.

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