Léo

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Jour 5

Je n’avais plus de famille, mes grands parents étaient tous morts, mes parents étaient enfant unique. Je me retrouvais seul. Ton oncle a rejoint l’armée pour mettre en place les secours, il aurait bien aimé rester avec moi mais il avait des obligations. Il ne reste plus grand monde de notre quartier. Il y a eu ceux qui sont morts lors du tsunami et tous ceux qui ont disparu par la suite. Nous sommes dans un petit village qui a été abandonné il y a tellement longtemps que nous ne connaissons pas son nom. Il y a beaucoup à faire pour le remettre en état, étant resté dans l’abandon le plus total. Au début, ça me faisait peur, j’avais l’impression de me retrouver dans ces vieux films d’horreur que tu affectionnais tant. Mais on s’y sent bien finalement, après en avoir nettoyé une bonne partie. Personne ne comprend ce qu’il se passe. Le monde devient fou. Il y a eu donc ces tremblements de terre en même temps, à la seconde près, qui ont tout dévasté sur terre. Après, on a eu le réveil des volcans, je dis bien le réveil car ce sont ceux qu’on disait endormi qui se sont réveillés et ont engrangé des pertes terribles, notamment en France. Jour après jour, on se demande ce qui va encore nous tomber dessus. Comme si la terre elle-même se rebellait.

Alors, me voilà dans ce village avec quelques personnes de notre quartier : Annabelle, tu sais la vieille dame qui vivait au coin de ta rue entourée de chats, elle a d’ailleurs réussi à tous les sauver, on se demande comment elle a fait ; Morris, le boucher et sa femme ; ton oncle donc ; Marianna, ta meilleure amie, qui a été séparée de ses parents, on ne sait pas où ils peuvent être ou s’ils font partis des disparus ; et tant d’autre encore. Tu ne reconnaîtrais pas notre ville. J’ai entendu dire qu’elle allait être rasée et elle est interdite d’accès.

Autant tous les phénomènes que nous rencontrons sur terre peuvent être expliqués par cette étrange lueur qui a tout provoqué et cette nouvelle étoile dans le ciel, autant pour les disparitions soudaines, personne n’est en mesure de comprendre. C’est inexplicable. Aucun de ceux qui ont disparu ne sont revenus. Et si tu savais, il y en a eu tellement dans le monde entier. Aux informations, ils parlent de millions de personnes, tu te rends compte ? Des millions de personnes. Je prie tous les jours que tu n’en fasses pas partie toi aussi. Ton oncle ne veut pas croire que tu puisses être vivante à quelque part. Ce doit être trop difficile pour lui. Il préfère croire que tu es morte avec tes parents. C’est terrible de ne plus avoir d’espoir comme il est aussi terrible d’en avoir alors que l’on a tort… Les deux sorts ne sont pas enviables.

J’aide donc dans ce village perdu comme je peux. Je nettoie les mauvaises herbes, arrache les lierres qui ont envahi la plupart des maisons, en pierre, ça te plairait. J’ai pu prendre une maison pour moi tout seul, tu te rends compte ! J’ai nettoyé tout l’intérieur, j’étais devenu blanc de poussière. C’est une jolie maison avec un étage, la cuisine et la salle à manger en bas et les chambres et salles de bain en haut.

Mais je me sens terriblement seul et je crois que c’est le cas de tout le monde. Comment peut-on se relever et continuer à avancer lorsqu’on a tout perdu ? J’ai vu des familles entières décimées et pour lesquelles il ne restait qu’un seul membre en vie, comme moi. Ils déambulent dans la rue, le regard vide, ne sachant quoi faire. On raconte qu’avant de partir, certains se seraient suicidés en se jetant de la falaise. Je ne sais pas si c’est vrai mais je peux comprendre le geste.

Ce qui me retient ici, ce sont deux choses : d’abord ma maman n’aurait jamais voulu que je gaspille ma vie ainsi, elle aurait voulu que je continue, que je me batte pour ma survie, pour montrer à cette saleté qui nous attaque que je suis encore là et que je compte bien y rester et lui montrer que l’être humain est fort, que sa place sur terre est légitime. Je sais parfaitement que tu ne serais pas d’accord avec ça. Pour toi, nous n’étions que des parasites sur cette terre, que nous la détruisions à petit feu et qu’un jour viendrait où elle nous rendrait la pareille. Je crois bien que ce jour est malheureusement arrivé.

La deuxième raison, c’est toi. Mon cœur sent que tu es vivante quelque part, que tu m’attends. Un jour, tu m’as dit que nous étions des âmes sœurs et j’en reste persuadé encore aujourd’hui. Nous sommes reliés l’un à l’autre et c’est pour ça que je sais que tu es en vie. Je ne peux partir sans toi. Tu es ma raison de vivre et je vivrai jusqu’à ce que j’ai mes réponses à mes questions.

La nuit est tombée à présent, nuit noire et profonde et on peut entendre de drôles de bruits venant de la forêt. Tu m’as toujours dit que nous étions entourée par un monde de mystère et j’ai l’impression d’en être à la frontière. C’est la première nuit que je passe dans cette maison et je ne suis pas tranquille. C’est idiot, je sais. Je me couche dans ce grand lit, les militaires nous ont apporté tout ce dont nous avions besoin, nourriture et eau, couvertures, outils… et la solitude me rattrape encore. Je n’arriverais pas dormir je crois alors je décide d’aller faire un tour. J’ai toujours avec moi ma lampe de poche.

Apparemment, je ne suis pas le seul à avoir du mal à trouver le sommeil. Je me retrouve avec notre professeur d’histoire, Nathan Bates, assis sur un banc en pleine nuit. Lui aussi a perdu sa famille mais pas dans le tsunami, avant, quand les gens ont commencé à disparaître. Il était en train de fêter l’anniversaire d’Ariana, son aînée, juste au moment de souffler les bougies, ils se sont tous effacés. Nous avons tous des histoires terribles comme celle-ci mais nous sommes toujours là.

Nous sommes restés silencieux un moment, puis il m’a proposé d’aller se promener sur la plage. En fait, il connaissait ce village et savait comment descendre la falaise pour accéder à la plage de sable fin. Je lui demandai alors le nom de ce village. Il connaissait son histoire mais ne pouvait pas se rappeler le nom. A croire qu’il est maudit. Je ne devrais pas le dire en plaisantant…

Nous avons pris un chemin escarpé près de la paroi. La lune était pleine cette nuit, aussi, nous avons pu descendre sans trop de problème. J’ai enlevé mes chaussures pour apprécier la douceur du sable fin et la morsure du froid m’a rappelé que j’étais vivant.

« - ça faisait une éternité que je n’étais pas venu ici. La vie est vraiment étrange parfois. Elle vous enlève ce que vous avez de plus cher et vous ramène dans des lieux insolites. J’étais venu pendant mes études de professorat. C’était un bizutage en fait. Le village était connu pour être hanté. On racontait alors que des choses terribles s’étaient produites, condamnant le village à être maudit et oublié à jamais. Et d’une certaine manière, elle l’a été. On racontait que des personnes étaient venues et n’étaient jamais revenues. Certains ont pensé qu’elles s’étaient suicidées, d’autres que c’était une fuite pour disparaître et changer de vie. En attendant, nous n’avons jamais revu ces personnes, ça c’est sûr. Nous sommes donc venus et je devais rester une nuit complète dans le village. Ils avaient prévu une tente bien sûr et tout le nécessaire. Au début, ça m’amusait. Je ne voyais pas le mal, ne croyant pas en des forces surnaturelles. Ils m’avaient quand même confisqué mon portable, aussi, je ne pouvais pas appeler ma copine de l’époque. J’ai commencé à lire pour m’occuper. Puis je les ai entendu…. Des voix qui semblaient m’appeler. Bien sûr j’ai pensé que c’étaient mes amis qui me faisaient une blague. Alors je suis sorti, pensant les attraper sur le vif. Mais il n’y avait personne. Un vent glacial s’était levé et la neige commençait à tomber. Un peu comme ce soir. J’ai entendu une voix plus claire que les autres m’appeler et je l’ai suivi. Je me suis retrouvé au bord de la falaise et je suis descendu. Je ne sais pas comment j’ai pu trouver le chemin qui permet d’accéder à la plage. A un moment, sachant que ce n’était plus une blague, j’ai pensé au mythe des sirènes, qui guidaient de leurs voix sensuelles les pauvres marins qui se retrouvaient par la suite noyés. J’avoue que j’ai regardé les rochers, pensant en voir une. Mais il n’y avait rien. Et la voix s’était tue. J’allais remonter, me maudissant de ma bêtise lorsque j’ai aperçu une lueur au loin. Rien à voir bien sûr avec celle qui a détraqué notre belle planète bleue. Juste une lueur étrange à l’horizon. Et je l’ai aperçu, un magnifique voilier qui mouillait au large… Sauf qu’il était apparu comme ça, comme par magie. J’ai vu une barque être mise à l’eau. Je l’ai suivi du regard jusqu’à ce qu’elle s’arrête au bord des rochers et un vieil homme en est descendu. Je me suis approché discrètement et je l’ai vu déposer quelque chose dans une grotte. Puis il est reparti, la lueur est ré-apparue et le voilier a disparu. Il m’a semblé avant qu’il ne disparaisse complètement, comme engloutie par l’étrange lueur, que le pavillon était un lys blanc et une rose rouge. C’est alors que j’ai à nouveau entendu la voix, elle pleurait. J’ai essayé de me rapprocher de la grotte mais les rochers étaient très glissants et la marée était haute. Je ne pouvais pas y accéder par la plage. Malgré tout, je voulais comprendre, alors je me suis avancé dans l’océan. Je ne sais combien de fois j’ai failli être englouti, un nombre incalculable je pense mais j’ai réussi à atteindre la fameuse grotte. Et là, grosse désillusion, il n’y avait rien. La grotte était vide. J’ai cherché de partout, j’étais absolument certain qu’il était entré avec un objet et qu’il était reparti sans. Puis j’ai réentendu la voix, toujours sanglotante et je l’ai suivi plus en profondeur dans un étroit couloir. Et je l’ai vu mais je n’ai pas cru ce que mes yeux me montraient. C’était un miroir, un grand miroir argenté et en son milieu, au lieu d’avoir mon reflet, j’avais un immense tourbillon bleu. J’ai à nouveau entendu la voix et une main est sortie du miroir, comme pour m’attraper. Je me suis enfui affolé et j’ai manqué de me noyer en voulant rejoindre la plage. J’ai fini la nuit dans ma tente, me bouchant les oreilles pour ne plus entendre les voix et priant pour que la main ne revienne pas me chercher. Je n’ai jamais parlé de cette histoire à qui que ce soit. Quand mes amis sont revenus me chercher, je n’ai rien raconté. J’ai juste dit que la nuit avait été très calme mais j’étais très heureux de repartir de ce village maudit. Je me dis que ce n’est pas un hasard si je suis ici aujourd’hui. Il y a une raison, laquelle, je ne sais pas, mais il y en a une. Tu dois me prendre pour un fou, n’est-ce pas ?

- Non. Je suis habitué d’une certaine façon avec Morgane.

- Oui Morgane. J’ai appris pour l’accident de train et la mort de ses parents. C’est vraiment terrible… Ils n’ont pas retrouvé son corps, n’est-ce pas ? Il y a toujours un espoir alors de la retrouver.

- Merci, merci vraiment. Vous êtes le premier à croire qu’elle ait pu survivre.

- Dans ce monde qui devient fou, je suis prêt à croire à n’importe quoi. Et puis Morgane n’est pas n’importe qui. Si quelqu’un a pu s’en sortir, c’est bien elle. Cette fille est une battante. Et elle n’est comme nous… Vous le savez n’est-ce pas ?

- La première fois que je l’ai vu, j’ai eu l’impression d’apercevoir Alice aux pays des merveilles, penchée sur son trou, attendant que le lapin blanc en sorte pour l’emmener. C’est toujours l’image que j’ai d’elle, le cœur sur terre et l’âme dans les étoiles. Je ne sais pas si elle est faîte pour notre monde. Elle est unique en son genre. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un avec un tel imaginaire, une telle soif de découverte et de magie. Elle aime les mystères et en particulier ceux de l’univers.

- Je me rappelle qu’une fois, à la fin d’un cours, elle est venue me voir, ses yeux toujours rêveurs, pour me demander pourquoi nous n’étudions pas la naissance de l’univers. Elle m’a dit que nous voyons les débuts des civilisations mais pas celui de notre univers et pourtant c’est par cela que nous devrions commencer l’histoire de notre monde. Commencer par le big bang, s’interroger sur ce qu’il y avait avant, si il y avait un avant, la construction de ce qui allait devenir par la suite notre terre. J’aimais bien son point de vue. Je lui ai conseillé de prendre des cours d’astronomie et de s’intéresser à la physique quantique. Elle est étonnante. Je sais que certains ne l’apprécient pas mais parce qu’ils ne sont pas capables de voir au-delà, de prendre vraiment le temps de discuter avec elle et d’entrer dans son monde. Peu de personnes en sont capables, trop absorbés par leur propre vie et leur propre connaissance. Au temps des sorcières, Morgane aurait été brûlée pour les idées qu’elle avançait.

- Heureusement, nous ne vivons pas dans ce monde là…

- Tu sais, je ne sais pas si c’est forcément mieux. Ceux qui sont différents de nous, nous les mettons de côté, nous les stigmatisons, nous les évitons. Pourtant s’ils prenaient la peine de les écouter, nous apprendrions tellement d’eux. Morgane a toujours été mise de côté pour sa différence. Beaucoup pensait qu’il fallait l’interner, qu’elle n’était pas normale. A l’école, au début, ils ne voulaient même pas la prendre. Pourtant, elle a réussi, la meilleure élève de la classe mais toujours si seule, rejetée par les autres. Jusqu’à ce que tu arrives et que tu arrives à l’atteindre.

- ça n’ a pas été facile pour autant. Elle a mis beaucoup de temps à m’accepter. J’ai appris à être patient et que ce soit elle qui fasse le premier pas. Ma grand-mère ne voulait pas que je la fréquente parce qu’elle était différente… Comme vous dîtes, des fois j’avais l’impression qu’elle la prenait pour une sorcière.

- Il ne faut pas en vouloir à ta grand-mère. A son époque, on laissait de côté ceux qui n’étaient pas comme nous. Et pourtant, il y a tellement de beauté dans la différence. Morgane a toujours vécu dans son monde à elle. J’aime bien l’illusion à Alice aux pays des merveilles car c’est exactement ce qu’elle est. Elle sait traverser le miroir et découvrir ce qu’il y a de bon et de meilleur en nous. Je vais te raconter une autre histoire si tu le veux bien et qui concerne Morgane. Un jour, avant que tu n’arrives en ville, un petit garçon, de six ans si je ne me trompe pas, est arrivé en classe de CP . Les parents avaient averti l’institutrice que ce petit garçon avait un retard mental car il ne parlait pas. Il était suivi par des pédopsychiatres et une ribambelle d’autres médecins qui ont diagnostiqué une forme d’autisme, sans être vraiment sûrs, ne voulant pas s’avancer. Ce petit garçon bien entendu a aussitôt été mis à l’écart. Il ne parlait pas, alors à quoi bon s’intéresser à lui ? Les enfants à cet âge là peuvent se mettre cruels, sans réellement le vouloir. Ils ont l’exemple de leurs parents qui changent de trottoir en voyant quelqu’un de différent, quelqu’un qui va parler seul, qui va avoir une malformation quelconque… Nous l’avons tous fait au moins une fois. Morgane s’est rapprochée de ce petit garçon. Elle ne lui parlait pas. Juste elle s’asseyait avec lui et attendait sans un mot que la sonnerie de la fin de recréation résonne. Au bout d’une semaine, Morgane lui a tendu une feuille où elle avait dessiné un ciel d’orage et des crayons. Le petit garçon s’est mis alors à dessiner des nuages gris et rajouter quelques éclairs ici et là. C’était la première fois qu’il prenait un crayon. A partir de ce moment là, il a commencé à suivre en classe, à faire des progrès étonnants. En fait tous pensaient qu’il n’assimilait pas les informations qu’on lui donnait. Mais il avait appris comme les autres, il fallait juste un petit coup de pouce pour l’aider un peu. Il a d’abord commencé à parler avec Morgane, en chuchotant dans son oreille et après à ses parents. Morgane lui a demandé pourquoi il ne voulait pas parler et pour que ce soit plus facile, elle lui a demandé de le dessiner, puis elle a remis le dessin à ses parents. Sur le dessin, on voyait une belle maison mais le ciel était gris et il pleuvait. Un petit garçon était à la fenêtre seul et triste. Et un autre avait été dessiné tel un fantôme devant un pommier. Ils étaient identiques. Les parents étaient dessinés dans leur voiture, avec un téléphone dans la main. En fait, le petit garçon avait eu une frère jumeau mort à la naissance. Ses parents, pour ne pas le perturber, n’avait pas voulu le lui dire mais un jour il a tout découvert sur des photos bien cachés dans la chambre de ses parents. Il n’avait pas fait exprès de les trouver, il cherchait son cadeau d’anniversaire et il était tombé sur cette boîte avec la photo de deux bébés. Il n’avait pas compris et s’était réfugié dans le mutisme face à des parents accaparés par leur travail et qui n’avait pas cherché à comprendre ce que vivait leur fils. Après cela, ils ont déménagé et je sais que ce petit garçon est devenu depuis un jeune homme plein de vie et qu’il envisage de devenir médecin. Morgane a su voir qui il était vraiment et l’a aidé. Et elle n’avait que six ans ! C’est ce que ma grand-mère appelait une belle âme… Nous devrions peut-être rentrer, il commence à faire froid.

C’est alors qu’on entendit des pas approcher mais personne à l’horizon. Mon coeur se mit à battre très fort, cerné par l’angoisse. Qui pouvait venir par ici à cette heure-ci ? Il y avait très peu d’éclairage et le bruit du vent dans les arbres rendait l’atmosphère encore plus angoissante. Nous avons un peu attendu mais il n’y avait personne.

« - Tu veux venir chez moi pour cette nuit Léo ? J’ai deux grandes chambres, si tu ne veux pas rester seul, lui proposa Nathan, en refermant le col de sa veste.

- C’est très gentil mais il faut bien que je m’habitue. Ça ira, ne vous inquiétez pas.

- Tu sais où je suis, n’hésite pas à venir à n’importe quelle heure, je t’ouvrirai.

- Merci professeur, je vous remercie.

- Tu peux m’appeler Nathan, tu sais. J’ai bien peur que… Enfin, je te souhaite une bonne nuit Léo et à demain. »

Il insista pour me raccompagner et il attendit que j’ai tourné le verrou pour partir. Ce n’était pas mon professeur préféré mais finalement on ne connaît pas les personnes. Ils donnent un image d’eux dans un certain cadre alors que chez eux, ils sont totalement différents. Je n’étais pas vraiment rassuré d’aller dormir seul mais au fond, il fallait bien que je m’y habitue. On ne savait pas de ce que demain serait fait.

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