chapitre 3

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— Anna Maria ! s’écrit Morann en arrivant à la hauteur d’une jeune femme à la peau foncé.

L’intéressée se retourna et colla un grand coup de poing dans la figure de la petite Galloise. Jia leva un sourcil. Sa nouvelle acolyte attirait les ennuis, ou les embrouilles, comme la merde les mouches.

— Je peux savoir ce que tu as fait à cette dame ? s’enquit la colosse en aidant la jeune pirate à se relever.

— Je n’ai rien fait !

Une nouvelle déferlante lui arriva dans la figure.

— Tu vas voir ce qu’elle m’a fait !

Anna Maria saisit Morann par le col et la ceinture, la traina jusqu’au ponton le plus proche et la balança à la flotte comme un sac de patates.

— C’était toi ou moi ! beugla Morann en émergeant. Tu aurais fait de même si tu en avais eu le temps ! J’ai juste été la plus rapide !

— Oui, et je t’en remercie. Parce que pendant que toi, tu t’épuisais sur un rafiot de seconde zone, moi j’ai obtenu mon propre bâtiment des mains mêmes de Barbe-Noire.

Des étincelles illuminèrent les yeux de la jeune galloise. Un navire… donné par l’une de ces idoles.

— Ça tombe bien que tu en parles, je cherche un navire !

— J’aimerai mieux me faire bouffer les pieds par Davy Jones plutôt que voir tes sales orteils sur mon navire.

Jia saisit par le bras Anna Maria qui s’apprêtait à quitter le ponton.

— C’est moi qui ai besoin d’un bateau en réalité.

La capitaine colérique jeta un œil mauvais, mais curieux à la grande étrangère. Elle n’avait pas l’habitude d’être dépassée de près de deux têtes par une femme, surtout par une asiatique. On racontait que les femmes de l’Orient rapetissaient plus on allait vers l’Est. La main inerte de Jia ne lui échappa pas non plus.

— Pourquoi ? T’as de quoi payer ?

Jia sortit une bourse bien remplie qui alluma des étincelles dans les yeux de la capitaine.

— Pour la raison du voyage, tu n’as pas besoin d’en savoir plus pour le moment. Sache que si je parviens à mon but, tu toucheras bien plus.

— Les risques ?

— En théorie, assez faible. À moins que tu aies peur des tortues ?

— Et pourquoi pas des chaussettes Rackham ?

— Tu devrais pourtant, elles empestent encore plus que celle de Bennet, Thatch et Hornygold réunit, se moqua Morann en remontant sur le ponton.

Jia et Anna Maria se retournèrent face au petit rat crevé.

— Je ne veux pas savoir comment tu sais ça, maugréa la capitaine en tirant sa nouvelle amie vers un quai.

Morann se mit à trottiner derrière les deux femmes pour les rattraper tout en arrachant un crabe amoureux de sa chemise. Elle espérait que l’association des deux autres lui permettrait de reprendre enfin la mer, et de s’en mettre plein les poches au passage. Elle envisageait même de spolier une fois de plus Anna Maria d’un navire…

Le brick Queen Ethiopae, ancien navire marchand reconverti en navire-pirate, sentant bon le bois frais des réparations et le bitume chaud. Quelques hommes repeignaient la coque de couleurs vives.

Morann siffla en apercevant ce superbe deux-mâts que le plus célèbre barbu de Nassau avait confié à la Jamaïcaine. Ses yeux se transformèrent en étoiles devant un tel vaisseau. Elle aussi en voulait un comme ça !

La petite figure de proue représentait, hasard des choses, une tortue. Jia y vit un signe et se satisfaisait largement d’une petite embarcation de ce type.

— Tu as un équipage ? demanda Jia

— Pas complet, même en te comptant, ainsi que la vermine trempée qui nous suit.

Elles ignoraient la petite Galloise qui crapahutait déjà sur le bateau, folle de joie. Jia crut que Morann allait copuler avec le grand mât tant elle l’enlaçait.

— Mais ne t’inquiète pas, il ne faudra pas plus de quelques jours pour embaucher la demi-douzaine de marins nécessaires à ton expédition.

Comme promis, des loups de mer expérimentés et compétents – et surtout avides de richesse rejoignirent l’équipage en quelques jours. Les derniers tonneaux d’eau potable furent chargés à bord avant le grand départ. Les marins entonnèrent des chants pour se donner du baume au cœur. Il est idiot de croire que ses hommes quittaient la terre sans aucune appréhension… pourront-ils un jour reprendre une cuite au rhum en compagnie d’autres buveurs joyeux.

Weigh-hay and up she rises
Weigh-hay and up she rises
Weigh-hay and up she rises
Early in the morning!

What will we do with a drunken sailor,
What will we do with a drunken sailor,
What will we do with a drunken sailor,
Early in the morning?

Jia et Anna-Maria, dans la cabine de cette dernière, observaient des cartes afin de trouver un chemin sûr. La colosse souhaitait éviter que le brick croise les navires militaires des grandes puissances des Caraïbes. Morann entra, un baluchon sur l’épaule. Elle sautait d’un pied à l’autre comme une gamine impatiente.

— Et moi, je fais quoi ?

Sa camarade Jia n’étant pas une navigatrice, elle espérait qu’Anna-Maria lui confit la place de second.

— Comme je l’ai dit l’autre jour, je refuse de voir tes sales pattes sur mon pont. Tu files en haut du grand mât et tu n’en bouges pas jusqu’à ce qu’on ait besoin de toi en bas !

Morann protesta, tentant de faire valoir ses qualités de commandante, mais un tir de pistolet la força à quitter la cabine au pas de course.

— Et t’as pas intérêt à être sur mon pont quand je sors, hurla Anna Maria.

Jia dissipa la fumée d’un geste de main avant de se repencher sur la carte.

— Tu dis donc qu’il y a deux îles de la Tortue dans les Caraïbes ?

— Oui. La première se trouve ici, au large d’Haïti. C’est le point de ralliement de très nombreux pirates. Si un trésor est caché là-bas, croisons les doigts que personne ne soit encore tombé dessus. La seconde se trouve juste au-dessus du Venezuela (elle pointa une crotte de mouche sur la carte). Je sais qu’Henri Morgan préparait des expéditions depuis cet endroit. Mais l’île est abandonnée depuis qu’un gouverneur — ou je ne sais quoi — a foutu tout le monde dehors.

Jia se retrouvait bien embêté. Deux îles, deux destinations possibles. Aucune certitude de trouver ce qu’elle convoitait. Des inquiétudes qu’elle se garda bien de communiquer avec la capitaine. De toute façon, Anna Maria est une pirate, elle pourra toujours arraisonner de petits navires marchands si l’envie lui en prend. D’ailleurs, Jia n’avait rien dit à ce sujet pour le voyage. Après une rapide consultation elles décidèrent de se rendre sur les côtes haïtiennes. Si la quête se relevait vaine, Anna-Maria attaquerait une ou deux plantations pour se dédommager. Et dans sa grande bonté d’âme, délester quelques riches propriétaires blancs de leurs esclaves.

Les deux femmes gagnèrent le pont. La Jamaïcaine grimaça en remarquant le nid de pie vide. Morann, accrochée la tête en bas à des cordages discutait avec quelques marins.

— Je t’avais ordonné de monter là-haut, rugit-elle.

— Tu m’as dit que je ne devais pas être sur le pont. Je n’y suis pas à ce que je sache !

Les subtilités de langage de la jeune femme horripilaient beaucoup de monde, tandis qu’elles en amusaient d’autres. Cependant, Morann consentit à gagner sa place. Après tout, c’est toujours mieux d’être vigie que de récurer le pont. Avec l’agilité d’un écureuil, elle escalada les cordages, virevolta sur les gréements avant de s’installer gentiment sur sa plateforme. Là-haut, elle pouvait rêvasser à son futur bâtiment et à la richesse qu’elle pourrait accumuler grâce à lui. Qui sait, elle pourrait même se payer une belle villa dans une petite île pénarde où faire son jardin, élever des agneaux et bouffer des poulets.

— En avant tas de ruffians ! Cap sur Haïti !

Le navire mit de longues minutes à sortir du port et prendre le large. Le temps ensoleillé rendait ces premières heures de navigation agréable même si la force du vent laissait à désirer. Les vagues se brisaient sur la proue du vaisseau. Jia regardait l’écume longer la coque tout en pensant à ce qu’elle devait accomplir. Elle posa sa main valide sur son bras atrophié. Que de souffrance pour une si petite chose qu’un œuf dans une bouteille. Las de ce trop court moment de nostalgie – ou de chagrin ? —, la colosse rejoignit Anna-Maria qui tenait la barre. La Jamaïcaine, son épaisse masse de cheveux courts retenus par un bandana, observait fièrement l’horizon. De temps en temps, elle ordonnait à ses hommes de faire telle ou telle tâche, de carguer une voile ou de tout lâcher. La jeune femme possédait ça dans le sang. Tout paraissait naturel avec elle. Jia remarqua que ses yeux se levaient trop souvent vers le nid de pie.

— Comment vous l’avez rencontré la petite brune ?

— Quoi ? ce moineau écervelé ? (Anna Maria cracha sur le pont avant d’ordonner au mousse de venir nettoyer).

— De toute évidence, elle ne fait pas partie de vos amies…

— C’est surtout que c’est une tornade ! Elle n’a ni foi ni loi. Elle t’abandonnera sur une île déserte à la première occasion ! Puis elle porte la guigne !

— La quoi ?

Jia comprenait le langage des Occidentaux et des Américains, mais pas toutes les subtilités.

— La poisse ! Le mauvais œil !

Jia regarda en l’air et ne vit que les deux pieds de Morann pendouiller dans le vide, visiblement en train de se la couler douce.

— Comment une si petite chose peut avoir le mauvais sort ? Elle a l’air si joyeuse et… dynamique…

— Ce n’est pas vraiment sa faute à elle… Elle est née du mauvais côté du lit.

Anna Maria dut expliquer la signification de cette étrange formulation pour dire que Morann était une enfant illégitime et adultérine par-dessus le marché.

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Billy Octoober
Dans une Irlande du XXIeme siècle une jeune femme se bat contre ses démons et les choses inexpliquées qui l'entourent. Qui sommes nous pour juger de l'exactitude des phénomènes paranormaux avant de les avoir vécus ? Pourquoi cette jeune brune à l'histoire banale se retrouve embarquée dans un bourbier sans nom où la réalité et la fiction se mélangent ? Seul elle pourra le savoir et le découvrir. Bienvenu dans les songes d'une Irlande, où la terre de nos ancêtres cachent beaucoup de vérités fantastiques.
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GEO


Ce matin du seize juin 1906, je compulsais de la paperasse, je devais rendre un rapport sur les affaires de la nuit. Le patron se montrait intraitable sur ce point.
Il devait être sept heures du matin quand Plantieu rentra dans mon bureau.
— Inspecteur, il faut que vous veniez.
Je pris un temps avant de lever les yeux de mon document. Sa lecture ne me passionnait pas, mais je souhaitais faire cogiter le nouvel arrivant sur son incorrection. Lorsque je remarquai le teint livide de sa grosse figure, un frisson me parcourut. Je me demandais ce qui pouvait mettre ce vieux briscard dans un état pareil. Il en avait vu depuis qu’il patrouillait dans la capitale, des suicides, des crimes conjugaux, des enlèvements d’enfants et bien pire encore. Qu’il ait été aussi choqué me déroutait. Je me levai et enfilai ma veste avant de prononcer le moindre mot.
Il me devança à la porte et commença à dévaler l’escalier du commissariat avant que je ne le rattrape.
— Que se passe-t-il, Plantieu ?
J’espérais adopter un ton rassurant, mais je discernai des trilles d’angoisse dans ma propre voix.
— Je préfère que vous vous fassiez votre propre idée, inspecteur.
Même si je le sentais content de me refiler la responsabilité de ses problèmes, je percevais à quel point il était perturbé. Son corps tremblait. Il manqua de tomber en enfourchant sa bicyclette et je me demandais s’il tiendrait le coup. Je pris mon propre vélo et le suivi.
Il me conduisit près de Montmartre, à l’entrée d’une impasse où deux hirondelles attendaient. Le plus jeune, Gilbert, avait taché sa capeline à force de rendre le contenu de son estomac. L’autre, Carmin, ne faisait pas non plus le fier et tirait frénétiquement sur un bout de cigarette éteinte.
Plantieu mit pied à terre et m’invita à le suivre. Je le voyais qui se tendait à l’idée de retourner sur place. Je dévisageais un instant Gilbert qui baissa les yeux et essaya de me cacher les traces de vomis de son uniforme.
Un poing implacable me serra les tripes. Une odeur empestait le fond du passage. La tête des trois hirondelles en disait trop long pour soulager ma soudaine angoisse.
Nous entrâmes dans la ruelle. Elle devait servir de dépôt au troquet du coin, à en juger aux emballages de Suze qui traînaient là. Des relents de chair morte s’insinuaient dans mes narines. Je les reconnaissais bien, ils peuplaient mes souvenirs les plus sombres.
Plantieu me guida jusqu’à un tas de caisses et s’immobilisa, en m’indiquant de la main que je devrais continuer seul.
J’entrai et me figeai, le cœur à l’arrêt. Mon regard ne pouvait se détacher de son visage. Je ne sais pas combien de temps j’étais resté paralysé. Des bourrades et des paroles indistinctes parvinrent à briser ma coquille.
— Qu’est-ce qu’on fait inspecteur ?
Au ton de sa voix, je comprenais qu’il avait dû se répéter avant que je réagisse.
— Empêchez les curieux de s’approcher, bredouillai-je.
Devant sa passivité, je pris sur moi de compléter mes instructions.
— Plantieu, éloignez les curieux et envoyez Gilbert au poste ! Dites-lui de convoquer Prévost. Qu’il vienne avec son carton à dessin et cinq hommes. Qu’il prévienne la médico-légale pour qu’ils expédient un fourgon. Plus vite que ça !
Heureux de quitter les lieux, le gros policier claqua des talons en saluant et partit d’un pas chancelant.
Laissé seul, je me tournai vers le fond de l’impasse et contemplai à nouveau la tragédie. Le corps mutilé gisait entre deux caisses, à demi enveloppé dans des vêtements déchirés. Le torse et l’abdomen béaient sur les entrailles. Une robe et un chemisier, imbibés de sang, se confondaient avec les blessures. Une des jambes, arrachée à hauteur du genou, se couvrait d’un jupon de coton désormais rouge.
Sans que je leur demande, mes yeux explorèrent la scène et tombèrent sur un pied sagement chaussé d’un petit soulier. La facture des vêtements témoignait d’une condition modeste. La victime n’appartenait probablement pas à ces filles des rues poussées par trains entiers sur les boulevards de la capitale. Mais elle n’en restait pas moins morte. Je retardai le moment d’affronter sa vision. J’allumai une cigarette. Je regardais du sol vers les murs borgnes, puis vers le ciel qui se découpait entre les toits. J’abandonnai ma contemplation pour descendre à nouveau sur le visage.
Elle devait être brune, n’avait pas plus de vingt ans et affichait une grande sérénité. Elle avait raison, plus rien ne pouvait désormais la toucher. On croit en général que la face d’un supplicié porte les souffrances subies avant de mourir. J’ai souvent constaté que leur expression ressemble généralement à celle d’une personne endormie et paisible.
Je sortis mon carnet de ma poche et commençai à écrire : 12 juin 1906, impasse du Bolivet, sept heures quinze du matin. Sont présents sur les lieux : Gilbert, Plantieu et Carmin. Victime : jeune femme 20 ans ou moins, condition modeste. Corps mutilé, pas de trace de lutte, violence extrême.
Les odeurs de déjection de moisi et d’ordures se mêlaient à celles du sang. Ensemble, elles me retournaient l’estomac. Je passai entre deux caisses et rejoignis les autres à l’entrée de l’impasse.
Je retrouvai Carmin et Plantieu. Ils me tournaient le dos et fumaient, muets. Devant eux, des badauds les dévisageaient, mais ne faisaient pas mine de s’approcher.
Nous attendions depuis une demi-heure quand le reste de la brigade arriva. Cinq agents commandés par Prévost, un jeune inspecteur au regard tendre et aux belles moustaches. Il n’avait pas encore eu l’occasion de faire ses preuves sur le terrain. Par contre, il avait démontré ses talents de dessinateur et son souci du détail. Dans l’immédiat, je souhaitais trois portraits de la victime et je l’accompagnai auprès d’elle.
Après quelques vomissements, ses tremblements cessèrent. Dix minutes plus tard, il me tendit les croquis. Il lui avait donné un beau sourire et des yeux pétillants. La voir si vivante, tracée de quelques traits de crayon sur une feuille blanche me laissa la sensation d’un coup de poignard glacé.
De son côté, Prévost s’était remis à l’ouvrage et cartographiait la ruelle avec précision et méthode. Son regard d’artiste lui permettait de se détacher, de se tenir à distance de l’horreur. Je l’enviais.
Quand le fourgon de la morgue arriva, tiré par un cheval bien nourri, je sortis de l’impasse pour accueillir les nouveaux venus.
— Bonjour, Lilien. De Lavigne ne se déplace pas ?
— Non, à cette heure, il prend le thé avec le préfet. Qu’est-ce que t’as ?
— Une jeune dame, pas belle à voir.
Lilien et deux infirmiers me suivirent. Prévost continuait de porter des détails sur son carnet. Il s’écarta, livide.
Lilien s’accroupit près du corps et commença son examen. Il regarda, huma l’air, trempa un doigt dans une flaque de sang sur le sol.
— Je dirais qu’elle est morte, dit-il en tournant la tête vers moi.
Je ne souhaitais pas répondre. Mon visage devait être effrayant et il changea tout de suite de registre.
— D’après la coagulation, le décès date d’hier soir. Sa cause semble évidente, mais je ne pourrai te dire quel type d’arme a été utilisé qu’après examen.
— Je passerai vers six heures.
— Viens plutôt à sept. Le patron dîne chez le maire et je ne crois pas qu’il t’aime beaucoup.
Je retournai auprès des autres. À l’entrée de la rue, de petits attroupements se formaient de temps à autre et nos concitoyens tentaient de se renseigner. Je pris deux agents à l’écart.
— Faites le tour du voisinage, boutiques, marchands de vin, habitants. Demandez s’ils ont entendu ou vu quelque chose vers neuf heures hier soir. S’ils reconnaissent la fille du dessin, notez les noms et adresses, je m’occupe des pensions et des hôtels.
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Défi
Kae Morrigan
Voici ma réponse au défi « Le chant des sirènes » qui prend place dans mon univers Fantasy, plus particulièrement à mon roman « L’Exilé » qui est actuellement mis en privé car étant la suite d’une histoire dont je dois commencer la réécriture.

La poésie n’est pas mon genre de prédilection, j’espère donc m’en être bien sortie. ^^’

Bonne lecture ! :)
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