Le destin des parias

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Sædhy s’éveilla lentement, groggy par sa longue nuit. Ses membres répondaient à peine à ses sollicitations et il lui fallut un temps infini pour se redresser sur sa couchette. Ses yeux étaient secs et collés par les larmes qu’elle avait versées, elle les frotta en grommelant et observa les alentours. La pièce était déjà vide et la lumière blanche qui agressait ses pupilles lui indiquaient que la matinée avait débuté. Elle se leva lentement et s’étira en geignant, ses muscles acceptant difficilement cette sollicitation soudaine. Lorsque son corps le lui permit enfin, elle quitta le dortoir et s’approcha de la première console qu’elle croisa. Quelques manipulations lui suffirent pour afficher son dossier et connaitre son statut et ses assignements. Parmi ces récents résultats, elle trouva son ordre de déploiement et arbora un sourire satisfait ; quant à ses assignements : une série d’entrainements intensifs l’attendait dans moins d’une heure. Elle poussa un profond soupir en refermant la console, Zànnwerìs ne lui accordait jamais plus que le strict minimum.

Sædhy se dirigea vers les douches d’un pas lent, des fourmillements désagréables persistaient à habiter son corps. Elle attrapa un treillis de combat distraitement et s’avança dans la pièce aux robinets en se frottant le front, une migraine l’assaillait. Un sanglot étouffé attira son attention et elle releva son regard pourpre pour en trouver l’origine. Üdrr était accroupie sur le carrelage, larmoyant, un Hërd avait agrippé ses dreads indigo pour le faire coulisser sur son sexe et un second emprisonnait ses hanches dans un va et vient brutal. La peau anthracite du Raxxen portait des cicatrices, certaines récentes, d’autres plus vieilles, et des hématomes sombres. Sædhy échappa sa tenue qui s’écrasa sur le sol humide dans un bruit sourd, faisant se retourner les ravisseurs. Ils se figèrent en découvrant son expression chargée de rage et ses pupilles allumées.

« Putain, la Körs… grogna l’un d’eux, visiblement effrayé.

- Ça va, elle n’en a rien à foutre de lui. Le rassura le second. »

La femelle serra ses poings à en faire blanchir ses phalanges et s’avança vers eux d’une démarche menaçante.

« Lâchez-le immédiatement ! Exigea-t-elle. »

Le premier libéra la bouche du Raxxen pour s’écarter, son sexe avait déjà rétréci sous l’influence de la peur qu’il ressentait à présent. Le deuxième fronça les sourcils d’incompréhension.

« Tu ne vas pas protéger ce… »

Le poing de la Körs fit craquer sa mâchoire et il repoussa sa victime pour se redresser, un air furibond dans le regard. Sædhy se préparait déjà à lui infliger un second coup.

« Bordel ! T’es vraiment hystérique ! S’énerva-t-il en la parant.

- C’est bon Jiik, on se casse ! Supplia le premier. »

Jiik jaugea le Raxxen, recroquevillé à terre, les yeux fuyant de honte, puis reporta un regard emprunt de mépris sur la Körs. Il finit par émettre un claquement de langue agacé et se dirigea vers la sortie.

« De toute façon, elle ira bientôt crever au front. »

Le second Hërd prit sa suite d’un pas pressé, ne quittant pas des yeux la Körs qui le rendait fébrile. Lorsqu’ils furent enfin sortis, Üdrr se déplia avec hésitation pour couler son regard vers la porte. Sædhy ramassait sa tenue et la déplia pour en évaluer l’humidité.

« Pourquoi tu as fait ça ? Interrogea Üdrr sur un ton agressif. Je ne suis pas ton ami ! »

Sædhy pouffa doucement sans se retourner.

« Non, tu ne l’es pas. Admit-elle, puis, dans un murmure, elle ajouta : Mais il y a des choses que je ne souhaite pas même à mon pire ennemi. »

Le Raxxen se releva en s’aidant du mur, son fondement crispé de douleur le limitant dans ses mouvements. Lorsqu’il se retourna vers la porte, Sædhy avait disparu et il baissa les yeux dans un soupir triste ; force était d’admettre qu’elle valait mieux que lui moralement. Il sursauta presque lorsqu’elle réapparut dans la porte et s’approcha de lui pour lui tendre une tenue propre. Pas un sourire ne trahissait de son émotion et sa stoïcité le mit mal à l’aise. Il lui arracha la tenue des mains et la jeta sur un promontoire en grommelant, elle ne s’en offusqua pas et déposa sa propre tenue sur un autre meuble avant de se déshabiller.

« Tu as eu ta recommandation. Finit par lancer Üdrr en se positionnant sous un robinet.

- Oui.

- Quand seras-tu déployée ?

- Je ne sais pas encore.

- T’as de la chance. Soupira-t-il. »

Elle émit un rire teinté d’amertume qui le surprit. Il fit volte-face pour la contempler, la Körs lui tournait le dos. L’eau ruisselait sur sa peau sombre tandis qu’elle faisait mousser le produit lavant sur ses cheveux naissants, ses muscles dorsaux se contractaient sous ses mouvements, révélant leur proéminence. La cicatrice blanche, unique vestige de son affrontement avec Argès, se dessinait comme une fissure dans sa peau. Les yeux d’Üdrr s’épanchèrent sur les fesses de Sædhy et son cri résonna dans ses oreilles aussi distinctement qu’un an auparavant, lui arrachant une grimace douloureuse.

« Je ne te comprends pas. Soupira-t-il. »

Elle se retourna pour l’aviser d’un regard interrogateur, Üdrr ne put s’empêcher de remarquer les petites cicatrices qui avaient substituées sur son sein droit.

« Pourquoi tu veux te battre pour eux ? Marmonna-t-il en détournant ses innombrables yeux.

- En effet, tu ne comprends pas. Se contenta-t-elle de répondre. »

Un silence pesant les enveloppa, Üdrr fit couler l’eau sur lui et entreprit de nettoyer son arrière en grimaçant de douleur.

« Les Hërd sont affaiblis par leur sens communautaire, si tu ne peux pas battre le plus fort, attaque le faible et tu auras un avantage. Expliqua Sædhy.

- Les Hërd ne sont pas mon seul problème, Sædhy. Grommela-t-il. »

La Körs haussa les épaules, une part d’elle ressentait de la pitié pour le Raxxen sans qu’elle ne parvienne à se l’expliquer, tandis qu’une autre rêvait d’encastrer son visage dans le carrelage de la pièce et de le noyer dans son sang. Elle expira un lent soupir en chassant cette image de son esprit et jeta un œil à l’entrée de la pièce.

« Je ne veux pas me battre pour eux. Avoua-t-elle. Mais je ne veux pas mourir sur ce vaisseau en esclave.

- Tu crois que tu seras mieux traité au front ?

- Sais-tu contre qui les Grìzz se battent, Üdrr ?

- Qu’est-ce que ça peut faire ? Ronchonna-t-il. Ce sont des envahisseurs, ils détruisent tout ce qu’ils touchent.

- C’est faux. Les Grìzz se sont fait chasser de leur système il y a quelques siècles, ce ne sont pas eux les envahisseurs, ce sont les envahis. »

Üdrr lui accorda un regard curieux. Sædhy finit de se rincer et entreprit de se sécher à l’aide d’un linge de piètre qualité.

« Alors qui sont les envahisseurs ? Demanda-t-il impatient.

- Des Körs, des Hërd, des Oddlveïss, des Raxxen et probablement d’autres…

- Foutaises ! s’époumona-t-il. »

Elle lui intima le silence et il obéit, quelque chose dans le regard de la Körs l’intriguait.

« Je ne dis pas que nos peuples sont mauvais, Üdrr, mais les Grìzz ne sont pas foncièrement méchant. Ils sont en guerre.

- Alors pourquoi ils nous traitent ainsi ?

- Parce que nous sommes l’ennemi.

- N’importe quoi ! J’étais un gamin quand je suis arrivée ici, je n’ai pas participé à leur maudite guerre ! »

Elle termina de s’habiller et s’appuya contre le mur, l’air chagriné.

« Moi non plus. Soupira-t-elle. Mais c’est une stratégie psychologique, ils obligent leurs ennemis à se battre contre leurs frères.

- Tu crois que ton peuple te sauvera quand tu seras au front ? Pouffa-t-il. »

Elle secoua la tête tristement, il perçut toute la douleur de son regard.

« Alors c’est ça. On est de la chair à canon pour les Grìzz et des renégats pour nos peuples. Déplora-t-il. Autant rester sur ce vaisseau miteux.

- L’univers est vaste. Les conflits des Grìzz n’en atteignent certainement pas les confins.

- Tu es naïve si tu crois échapper à ce destin misérable. »

Sædhy se redressa en inspirant profondément et quitta la pièce d’un pas las. Elle ne pouvait pas démentir cette affirmation, elle se raccrochait à l’infime espoir de pouvoir échapper au Grìzz au milieu d’un champs de bataille où les deux camps chercheraient à attenter à sa vie. Et quand bien même elle en réchapperait, serait-elle jamais autre chose qu’un paria aux yeux de quiconque ?

« Comment tu sais tout ça ? »

Elle se retourna, Üdrr, à moitié nu et trempé, l’avait rattrapé avec empressement. Elle sourit timidement.

« J’ai laissé trainer mes oreilles et mes yeux.

- Il y en a qui te tuerait de répandre de telles rumeurs.

- Tu t’inquiètes pour moi ? »

Il secoua la tête avec virulence avant de glousser lui-même de sa réaction.

« Toi et moi, on sait ce qu’on vaut. Disons juste que je préfère voir mourir des faiblards avant toi. Admit-il avec un clin d’œil. »

Et il l’abandonna au milieu du couloir, s’éloignant d’une démarche claudicante. Un sourire ému étira les lèvres de Sædhy, elle se souvenait parfaitement de la vaillance dont Üdrr avait fait preuve face au général et cela la réconfortait de savoir qu’il lui vouait le même respect.

La Körs rejoignit les salles d’entrainements réservés aux soldats : des pièces immenses équipées d’une technologie de pointe pour simuler la complexité et la dangerosité d’un champs de bataille. Leko était penché sur une rambarde et observait l’un de leur camarade se battre contre des automates trop habiles pour lui.

« Tu as pris ton temps. Remarqua-t-il sans se retourner. »

Elle soupira en s’appuyant sur la rambarde à bonne distance de lui. Sa volonté de sympathiser la rendait méfiante, il tourna son visage vers elle et lui adressa un clin d’œil complice.

« On sera déployé dans moins d’un mois. »

Elle émit un grognement agacé devant l’information imprécise qu’il lui apportait. Leur camarade se fit éliminer par une grenade à retardement et sortit de la zone de combat l’air dévasté. Le sergent lui chauffa les oreilles de reproches et le renvoya de l’entrainement. Sædhy grimaça, il était d’une humeur massacrante, il faudrait qu’elle se tienne à carreau pour s’éviter de lourdes sanctions. Zànnwerìs s’avança dans la pièce d’entrainement et reboota la séquence en pianotant sur une console puis il leva la tête vers eux, son regard se froissa.

« Tu es en retard ! Reprocha-t-il à la femelle. Je n’ai pas le temps de vous superviser tous les deux, passez en même temps. »

L’Oddlveïss s’en réjouit avec un sourire évident alors que la Körs ronchonnait une injure. Ils descendirent les marches en silence, Leko semblait se concentrer sur l’épreuve, au grand soulagement de sa partenaire qui avait épuisé son nombre de mots quotidien. Le sergent était ressorti de la pièce et les automates les attendaient de pieds fermes, parés à l’assaut. Sædhy retint Leko avant qu’il ne pénètre la pièce crédulement et une salve inoffensive effleura ses vibrisses. Il poussa un couinement surpris avant de lâcher un juron.

« On est plus des recrus. Reprocha la Körs. Les ennemis n’attendent pas que tu sois prêt.

- Ça va, je sais. Grommela-t-il, vexé de s’être laissé surprendre. »

Il redoubla d’effort par la suite et se montra d’une efficacité probante. Comme la plupart des Oddlveïss, Leko misait sur sa vitesse de déplacement : un atout indéniable. Sædhy avait tout juste le temps de s’animer que déjà il frappait mais dans sa précipitation, le félin activait des pièges et se jetait dans de vrais guêpiers. La Körs couvrait ses arrières avec agacement sans même qu’il ne le réalise. Ils finirent la session en un temps record et le sergent les congédia en employant un minimum de mots, probablement préoccupé par des sujets plus graves. Sædhy, à bout de souffle et poisseuse de sueur, s’arrosa le gosier d’une grande rasade d’eau avant de quitter la zone. Leko, qui s’étirait religieusement, se releva dans un bond pour la suivre.

« Tu n’es pas en forme aujourd’hui. Remarqua-t-il. »

La Körs essuya la transpiration qui perlait sur son front d’un revers de bras avant de glisser un regard suspicieux vers lui. L’Oddlveïss ne semblait souffrir d’aucune fatigue et lui renvoya un sourire radieux.

« J’ai mal dormi. Ronchonna-t-elle en reportant son regard vers le lointain. »

Le félin grimaça d’empathie et cala son allure sur celle de Sædhy pour rester à sa hauteur.

« Les nuits sont parfois trop courte. Murmura-t-il. »

Les lèvres de Sædhy se déformèrent en un rictus compatissant, les Oddlveïss vivaient en grande partie la nuit mais les Grìzz leur imposaient égoïstement leur cycle. Le pauvre félin devait souffrir d’insomnies douloureuses comme la plupart de ses congénères ici. Elle songea à son comportement pendant l’entrainement et son regard s’assombrit, ravissant son sourire.

« Tu ne devrais pas te reposer autant sur ta vitesse, Leko. Conseilla-t-elle. Tu vas avoir besoin d’autres qualités pour le front.

- Ah ! Tu rigoles ? Personne n’est plus rapide que les Oddlveïss et je détiens le record de la flotte. Ricana-t-il. »

Elle se mordit la lèvre, l’avertissement de Üdrr lui revint en mémoire, pourquoi ressentait-elle soudain le besoin de les informer ? Elle secoua la tête et pouffa doucement.

« On trouve toujours plus fort que soit. La seule chose qui importe, c’est comment tu sauras rebondir quand cela t’arrivera. »

Le félin ralentit sa cadence, perturbé par ses paroles. Il se souvenait avoir sous-estimé la Körs, persuadé que sa vitesse l’emporterait sur la sienne, pourtant, elle l’avait vaincu. Il pressa le pas pour la rattraper, le regard froissé.

« Tu m’as battu parce que je t’ai sous-estimé, pas parce que tu es plus forte que moi. »

Sædhy s’esclaffa sincèrement, de quoi renfrogner un peu plus son interlocuteur.

« Je ne suis pas plus forte que toi mais plus stratège. Remporter une bataille n’est pas une simple question de force ou de vitesse, il faut savoir surprendre son adversaire.

- Tu anticipais mes attaques… se remémora-t-il en se lissant les moustaches.

- J’ai observé tes combats et ta façon de te comporter. C’est vrai que ton arrogance t’as fait défaut mais ce qui t’a fait perdre c’est ton manque de technique.

- Je connais parfaitement mes techniques de combat !

- Oui, tu reproduis des schémas préconstruits que je connais aussi bien que toi. Tu n’auras probablement pas ce genre de problème sur le front mais tu dois t’attendre à combattre plusieurs adversaires à la fois, ta vitesse ne serait pas suffisante.

- Qu’est-ce que tu feras de mieux que moi ?

- Analyser la situation et abattre un maximum d’adversaire avant de rentrer en combat.

- Conneries ! Je me suis parfaitement bien débrouillé pendant l’entrainement.

- On en reparlera quand tu le feras seul. »

Il l’attrapa par le bras et la fit faire volte-face, ses yeux jaunes la transperçaient d’une lueur mauvaise. Elle l’avait blessé dans son ego, peut-être serait-il finalement un ennemi ? Mais Leko se calma dans une expiration lente et la libéra de sa prise pour se gratter le menton.

« Tu n’es pas facile. Soupira-t-il. J’ai l’habitude qu’on me couvre de louanges… désolé, je dois m’ajuster.

- Milles excuses, Monsieur. Se moqua-t-elle. »

Il sourit avec amusement et se rapprocha ostensiblement d’elle, ses yeux brillants de malice. La Körs recula instinctivement jusqu’à heurter le mur. La queue du félin s'enroula sensuellement autour de son mollet, lui imposant un frisson d'angoisse. Sædhy sentit son cœur ralentir, la peur s'emparait d'elle et appelait vainement son énergie magique, désespérément absente, pour la protéger. Tout son corps se paralysait, envahi d'une sueur froide. Il fallait qu'elle se ressaisisse, elle parvint à se raisonner, repousser la terreur pour regagner quelques fonctions cérébrales, suffisamment pour analyser son adversaire et élaborer une stratégie défensive. Un regain d'adrénaline l'envahit et alluma en elle un brasier de colère. En une seconde, elle avait échappé au puits de terreur pour être projeté dans un incendie réclamant violence. Elle voulait lui faire mal, elle allait lui faire mal. Son œil repéra les points sensibles, les organes exposés. Une liste de possibilité s'énumérait dans son esprit : gorge, foie, aine, plexus, aisselle, estomac. Leko attrapa son menton du bout de ses griffes, un sourire charmeur placardé sur son visage et des yeux ronds de désir. La Körs en perdit sa liste. Que faisait-il de mal ? Pourquoi vivait-elle son approche comme une agression ? Son corps tout entier tremblait à l'idée d'être effleuré. Elle savait pertinemment que cette angoisse n'était qu'une réponse à ce que le général lui avait fait. L'idée qu'il ait cette emprise sur elle la rendait malade. Elle plongea son regard dans les yeux du félin, perdu entre deux possibilités : l'accepter ou le repousser ? Il comprit son regard comme une invitation et se pencha sur elle, amenant ses lèvres si proches des siennes qu'elle respirait son haleine.

"Non !"

L’instant suivant, Leko fut par terre. La Körs le maitrisait d'une prise technique, un genou sur ses lombaires et son bras gauche maintenu contre son omoplate.

"Lâche moi !" geint-il, presque suppliant.

Elle se ressaisit et obéit mécaniquement, s'accroupissant derrière lui. Il se redressa et se frotta le bras en grimaçant, elle avait été rude. Puis il coula un regard vers elle et secoua la tête avec déception.

"Pourquoi il faut toujours que tu passes par la violence ? Reprocha-t-il. Tu ne peux pas simplement t'exprimer ?"

Elle écarquilla les yeux, ses joues se réchauffèrent discrètement. Le regard de Leko était dure, il n'aimait pas être rejeté. Elle se calma et se releva lentement.

"Je suis désolé Leko. Mais tu aurais peut-être des réactions plus diplomates si tu posais des questions avant d'être physique."

Il se releva à son tour en rouspétant un juron. Mais il dut reconnaitre qu'elle était dans le vrai puisqu'il ne releva pas. Il s’épousseta grossièrement, la salua d’un ton hautain et quitta la pièce. Sædhy appuya son front contre le mur et expira lentement son désarroi. Elle ne savait pas ce qui avait motivé sa réaction et cela la terrifiait. Les Grìzz maitrisaient chaque aspect de sa vie, elle ne voulait pas que leurs actions aient des répercussions jusque dans sa vie intime. Elle attendit patiemment que ses jambes cessent de grelotter puis elle reprit la direction du réfectoire, l’esprit embrumé.

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