Famille Iontach

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Sire Guilheim « Longue Tache »

Guilheim Longue-Tache n'était ni un saint, ni un démon. Mais la tache de vin en forme d'éclair qui lui barrait le visage lui donnait une apparence réellement démoniaque, particulièrement effrayant pendant les batailles. À cette époque en effet, les heaumes fermés n'existaient pas encore. Les bretons portaient des simples calottes de fer sur la tête. Les chevaliers d'origine romaine avaient parfois des casques semblables à ceux des légionnaires, avec des protège-oreilles tandis que les « pur-bretons » comme Guilheim l'était sans doute pouvaient avoir un casque à nasal de forme conique.

Mais on aurait tort de croire que cette apparence était son seul atout : Guilheim était une force de la nature : il pouvait assommer un bœuf à mains nues et quand il chargeait seul, il faisait un trou dans une armée.

Cette fameuse tâche en forme d'éclair suscitait parfois des commentaires maladroits de la part des moines dévots qui y voyaient un « signe du démon ». Lorsque l'un d'entre eux avait l'imprudence de le mentionner en public, Sire Guilheim entrait dans une colère noire et se jetait sur le malapris, sans tenir compte de sa robe de bure. Ces accès de rage déclenchait chez son suzerain, le Prince Galador, un grand éclat de rire, lequel avait l'heureux effet de calmer Guilheim avant qu'il ne commette l'irréparable.

Guilheim s'était distingué sur les champs de bataille à la fin du règne du roi Gauvain. Lors des premiers raids des nordiques sur la Bretagne du Nord, il s'était retrouvé unique chevalier dans une petite ville assiégée dont la garnison était sans chef après la mort de son capitaine et la fuite de son ancien seigneur. Sans la moindre hésitation, Guilheim prit le commandement de la troupe, imposa l'enrôlement forcé de tout personne, homme ou femme à partir de treize ans, dans la milice et supervisa personnellement leur entraînement. Les hommes du nord qui ne s'attendaient plus à trouver la moindre résistance tombèrent dans l'embuscade que Guilheim leur tendit et il en massacra un grand nombre. Galador, qui venait de racheter ces terres à leur ancien seigneur pour une bouchée de pain, en fut vivement impressionné et les offrit à cet héroïque chevalier. Ainsi naquit la Baronnie Iontach.

Quelques années plus tard, le roi Gauvain mourut et la Bretagne fut ravagée par la guerre de successions opposant Galador et ses frères au Prince Gareth, frère cadet de Gauvain. Guilheim suivit fidèlement son Prince, participa à plusieurs batailles ou il se distingua par son courage et amassa un remarquable butin de guerre.

La guerre civile fut interrompue par la grande invasion Solarienne. Gareth et Galador firent la paix de mauvaise grâce et unirent leurs armées contre l'ennemi commun. Bien qu'ils possèdaient, et possèdent encore, une civilisation très évoluées, les solariens sont réputés pour leur sauvagerie et leur cruauté. Ils n'hésitaient pas à s'allier avec les pires des créatures pour arriver à leurs fins et des hordes d'orques et de goblinoïdes déferlèrent sur la Bretagne. L'épée de Guilheim fut à nouveau mise à contribution, il participa à la grande bataille du mont Tanuth et fut parmi les quinze chevaliers qui protègèrent Galador d'une légion entière de solariens et que la cavalerie du Prince Peluin sauva in-extremis. Galador obtint finalement la paix en épousant une princesse Solarienne. Ses frères acceptèrent sa décision mais pour les chevaliers qui avaient combattu sous ses ordres, ce fut une terrible déception. Une autre déception, bien plus tragique, attendais Guilheim sur le chemin du retour. En effet, pendant qu'il combattait les armées solariennes, son domaine avait été ravagé par un fort parti de hobgobelins, l'élite des mercenaires goblinoïdes. Son épouse et ses enfants avaient été massacrés, seul le plus jeune de ses fils avait survécu.

Il ne restait de son domaine qu'un petit alleud ou s'entassaient les quelques serfs qui étaient restés. La Baronnie Iontach avait été anéantie, et si ces terres furent par la suite reconquises sur les orques, ce fut au profit des Comtes de Montdragon, des Ducs de Galmor et de quelques autres grands seigneurs du nord.

Ce qui reste aujourd'hui de la baronnie Iontach est un petit manoir qui garde une route qui ne mène nulle part. Le pont qui se trouve au bout ayant été détruit sur ordre du Comte Berhalt de Montdragon pour bloquer l'avancée des hobgobelins. Les successeurs de Guilheim, jusqu'au Seigneur actuel Brunan de Iontach, ont prêté allégeance au Duc de Galmor qui leur accorde sa protection en échange d'une surveillance des passages sur le fleuve, certains hommes du nord étant assez téméraires pour essayer de le remonter.

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