Born to kink

22 minutes de lecture

J'ai souvent pensé que la vie était une loterie, qu'un ange ou un démon tout puissant prend un malin plaisir à faire tourner une roue, qui décidera pour vous de votre destinée, ou du moins de certaines de vos caractéristiques.

Le suspense est à son comble vous attendez impatiemment et nerveusement de voir la flèche s'arrêter, de préférence sur une case pas trop néfaste. La flèche s'immobilise enfin, vous avez à peine le temps de lire ce qui est inscrit, que vous vous retrouvez propulsé dans votre petit corps criant et gémissant, avalant à grande peine vos premières goulées d'air.

Je ne sais pas si c'est une chance ou bien un malheur mais je soupçonne un petit démon de rire à mes dépends, et j'imagine bien son sourire narquois quand la flèche de ma roue c'est arrêté après plusieurs cahotements sur une magnifique inscription rouge « Kink », me laissant incrédule puis projeté dans cette fourmilière que l'on appelle la vie.

Pour ceux d'entre vous qui se demandent ce qu'est un Kink, cela peut être une pratique sexuelle, des concepts, des fantasmes, des envies que l'on qualifieraient de non conventionnelles.

Pour une raison que j'ignore, je fais parti des quelques élus souffrant pour mon plus grand plaisir de vices et autres fantasmes tabous, bien loin des petits plaisirs de Monsieur et Madame vanille.

Pour éviter tous clichés et m'épargner les cris d'une foule en colère hurlant au pervers, je tiens à préciser que j'ai vécu une enfance heureuse et n'ai pas subis de traumatismes que l'on pourrait évoquer pour expliquer les déviances auquel je suis tant attaché.

Les personnes se livrant à des jeux bien loin des mœurs traditionnels sont bien plus répandues que vous ne le pensez, elles sont disséminées un peu partout. Peut-être en connaissez-vous, peut-être qu'il y en a parmi votre entourage, ou bien peut-être soupçonnez-vous Jean-Luc de la compta bien et beau sous tous rapports de se livrer en secret aux pieds d'une Impératrice se transformant en loque humaine servile et docile.

Toute cette digression pour dire, gardez-vous de nous juger, ne vous inquiétez pas d'autres le feront à votre place. Nous sommes des personnes comme tout le monde, parfois stigmatisées, parfois enviées, mais tout comme vous de chair et de sang et munis de sentiments.

Aussi loin que je me souvienne, dans la tendre enfance de votre dévoué narrateur, je me prêtais parfois à des jeux bien étranges réveillant en moi des sentiments, sensations, que je n'arrivais pas à appréhender.

Très jeune bien avant tout désir d'ordre sexuel, j'aimais m'imaginer parfois aux prises d'une vilaine sorcière qui aurait décidé pour mon plus grand plaisir de m'immobiliser et de me garder prisonnier de son antre. Je pouvais passer un long moment allongé sur mon lit, entravé par mes propres soins, de délicieuses minutes à m'imaginer ainsi à la merci et impuissant dans ce simulacre de bondage. Je me gardais bien de parler à quiconque de ces jeux solitaires qui me procurait un sentiment d'extase et de volupté, sans pouvoir me l'expliquer je savais que cela devait rester mon secret.

Qui n'a jamais joué aux cowboys et aux indiens avec ses petits camarades dans sa jeunesse ? je me remémore avec plaisir ces jeux innocents, et j'attendais impatiemment le moment où il fallait attacher les prisonniers, ou bien subir un saucissonnage grossier de la part des indiens.

Incapable de comprendre mon attirance particulière pour ces jeux pas si innocents à mes yeux, je comprends maintenant que c'était là les prémisses des vices secrets habitant mon être.

Une fois quelques années passées et l'école primaire bien entamée, j'ai eu d'autres occasions d'affiner mes penchants bien mystérieux.

Passant une grande partie de mon temps à arpenter les recoins sombres des bibliothèques et dévorant tous les livres qui me passaient par la main, j'étais bien connu de la médiathèque de mon quartier.

Je passais parfois plus de temps que nécessaire sur des bandes-dessinées que je lisais par dizaines. Tous les grands classiques Astérix, Tintin, Garfield, Spirou etc....

Dans bien des histoires des jeunes femmes en détresses (stéréotypes obligés), étaient parfois enlevées, bâillonnées et ligotées, par le vil ennemi du héros, attendant impuissantes d'être libérées et secourues. Je passais plus de temps que nécessaire sur les cases présentant ces jeunes femmes attachées, elles exerçaient sur moi une étrange fascination. De nombreuses fois je revenais en arrière dans ma lecture pour pouvoir contempler un peu plus longtemps ces images. M'assurant que personne ne voyait l'étrange attrait que cela avait sur moi, j'attendais impatiemment de découvrir d'autres images similaires. Et je détaillais alors longuement les cordes épousant les formes du corps de l'héroïne reposant à contre-cœur cette bande dessinée une fois rassasié.

Outre ces jeux enfantins et des heures accumulées à poser mes yeux sur ces délicieux dessins, le moment fatidique arriva sans crier garde. Cette délicieuse période de la vie ou un flot d'hormone se déverse dans votre corps, réveillant votre appareil reproducteur de sa léthargie et ornant au passage votre visage de nombreux boutons seyants.

Ce passage obligé que l'on nomme la puberté, et que nous sommes condamnés à subir avec plus ou moins de succès.

Outre la découverte des plaisirs solitaires et le dressage des pulsions qui assaillent le corps de tout adolescent. Cette période a été pour moi une révélation, ayant la chance d'être né à l'ère du numérique, internet a été pour moi salvateur.

J'ai ainsi découvert la pornographie dans toute sa splendeur, sa décadence, et parfois son horreur.

Me conformant aux normes nécessaires à la survie dans un environnement hostile que peut être le collège, je gardais pour moi mes petits penchants que j'avais mis de côté dans un coin de ma tête.

J'ai décidé par une nuit solitaire de partir à l'assaut d'internet et des ressources à ma disposition et d'expérimenter les sites pornographiques lambdas. Outre le sentiment de satisfaction que procurait cette nouveauté à mon quotidien, j'ai rapidement compris que quelque chose n'allait pas.

Les « boulards » classiques de Monsieur et Madame X s'emboîtant avec sauvagerie et frénésie me paraissaient bien fades, et je ne comprenais pas la fascination que cela exerçait sur mes amis et les jeunes gens de mon âge.

J'ai donc mis à profit internet et utilisé la boîte aux questions Google, avec des recherches pour le moins maladroites, sur des questions qui me hantaient depuis maintenant quelques années.

J'ai ainsi découvert le Monde des fétichistes et autres perversions tout d'abord grâce à des forums.

Tel que Doctissimo ou des personnes échangeaient parfois même des photos, et discutaient de fantasmes ou pratiques inavouables.

J'ai donc découvert avec un grand soulagement un semblant de réponse aux doutes qui m'assaillaient depuis peu, que non je n'étais pas un monstre déviant condamné au bûcher et à souffrir des tourments infinis. Mais plutôt une personne avec des goûts différents et des attirances saugrenues pour le commun des mortels j'ai découvert alors mon premier Forum sérieux que certains connaîtront peut-être et qui se nommait « Bondagemoi », une véritable révélation mystique pour le jeune homme que j'étais à l'orée de l'adolescence.

Ne pouvant discuter de « cette passion » avec mon entourage, j'avais maintenant le pouvoir de discuter avec de nombreux internautes, et de fréquenter des topics divers. J'appris alors bien des choses écumant le forum tout en mentant délibérément sur mon âge.

Je découvrais avec délectation le shibari, et le bondage virtuellement, de nombreuses positions hogtie, frogtie, accessoires et pratiques qui m'étaient inconnues. Je passais des après-midis entiers à lire des posts enflammés, collectionnant diverses photos numériques, que je stockais cachés comme des trésors personnels.

Je m'interrogeais sur les différents rôles que les internautes s'attribuaient dom, soumis, sub, primal etc... . Fouillant patiemment pour en comprendre plus sur les enjeux, et pouvoirs en œuvres dans de telles relations. Impossible d'estimer le nombre d'heures de ma prime jeunesse que je passais sur la toile totalement absorbé. Il en découla des tentatives de self-bondage parfois fructueuses, parfois non, une fascination pour l'enclosure et les bâillons boules et un désir croissant de combler ces pulsions envahissantes dans un espace familial qui ne laissait que peu de place à l'intimité.

Impossible de me positionner d'un côté ou de l'autre du fouet dans mes fantasmes et contemplations de photos, j'appréciais de voir et d'admirer des femmes entièrement attachées, et fantasmais sur des jeux sadiques, mais j'aimais parfois m'imaginer à leurs places. Je ne me considérais pas comme un soumis mais je me plaisais parfois à inventer des scénarios ou j'étais à la merci de certaines camarades de classes qui possédaient une cruauté exemplaire pour leur jeune âge.

Vient alors la période du lycée, qui arriva à grand pas, et l'expérimentation des premières amourettes des jeunes gens de mon âge. C'est à cet âge que les adolescents transis d'amour hument le parfum des roses d'Aphrodite, et en sortent couvert d'épines.

Lycéen sans histoire, je m'intégrais sans remous. Ne faisant pas partie des personnes les plus populaires, mais échappant au cercle des reclus je me lançais avec fort peu de succès dans les périples de la séduction. Après maintes histoires qui ne vous intéressent pas chers lecteurs, je débouchais pour la première fois de ma vie sur une relation plus longue qu'à l'accoutumée.

Après de nombreux mois passés à découvrir les joies et peines des jeunes couples arriva le grand jour ou fort maladroitement je devins homme aux yeux de la société. L'ardeur et les plaisirs inhérents des jeunes couples fougueux m'appris un peu mieux à découvrir mon corps et celui de ma partenaire.

Une soirée, ou enlacé avec mon amour de jeunesse, le souffle court et blottis dans les bras d'une passion que l'on pense immortelle. Je rassemblais mon courage et je me décidais à avouer cette obsession troublante à mon aimée. À mon grand bonheur elle se montra compréhensive et accepta d'essayer de se prêter à quelques jeux. Ivre de bonheur c'est avec appréhension que je bandais dans les mois qui suivirent ses yeux, attachai ses mains, et tentait de mêler à notre romance un peu de ce parfum enivrant que sont les liens et la domination.

Elle y prit goût et je passais alors une période délicieuse de ma vie à la dominer dans l'intimité, à l'attacher, et la faire mienne. Je ressentais un soulagement intense au fait d'enfin réaliser ces envies qui depuis tant d'années hantaient mes nuits. Cette expérimentation d'un rôle de dominant, l'achat de mes premières cordes, et bâillons, mon premier martinet et premiers jouets d'une qualité médiocre certes, pour ma bourse de lycéen, mais qui représentait un accomplissement personnel à mes yeux. La réalisation d'une promesse silencieuse à moi-même.

Curieux je tentais un jour d'inverser les rôles que nous nous étions fixés, dominante dans la vie réelle et soumise dans l'intimité je demandais à ma partenaire si elle accepterait d'inverser parfois les rôles, que je goûte aux tourments de la soumission que je lui infligeais.

Elle accepta dubitative et pardonnez-moi l'expression « je pris un pied monumental » à travers ce changement de rôle, je n'expérimentais pas ça longuement et subis une ou deux séances de soumission avant notre rupture.

Je passais un temps à me morfondre, mais le naturel reprit vite le dessus, désormais étudiant sur Rennes, j'utilisais internet pour tenter de nouvelles rencontres plus approfondies. La chance sourit aux audacieux, plutôt que de m'inscrire sur de nombreux sites spécialisés excessivement coûteux de surcroît, je décidais d'aller sur des sites de rencontres non spécialisés, et vanilles.

Je pris le temps de monter un profil décrivant mes attentes particulières, avec pour photo un logo des sex pistols. Invitant les personnes curieuses à venir discuter et invitant les autres à passer leur chemin. J'hésitais longuement mais finis par mettre en ligne sur un coup de tête ce profil atypique sur deux, trois sites lambdas.

Ironie du destin, ce profil maladroit reçu deux réponses en peu de temps, ce qui me laissa pantois et ravis. Je passais de longues soirées à discuter avec ces deux personnes, espérant secrètement pouvoir à nouveaux goûter à ces vices merveilleux.

La première Personne que je désignerai sous le titre respectueux d'Impératrice me contacta d'elle-même, et m'expliqua être une étudiante plus âgée, attirée par ces pratiques et les expérimentant depuis peu.

Elle semblait déborder de confiance en elle, possédait une personnalité débridée, faisait fi de la morale, bien loin des clichés de la femme prude et monogame. L'impératrice assumait totalement avoir plusieurs partenaires réguliers, ne semblait appartenir à personnes, ce caractère insaisissable ne la rendait que plus fascinante.

Je la rencontrais autour d'un verre, et après une autre soirée à discuter en tête à tête, elle accepta ma candidature et me fixa rendez-vous chez elle. Elle possédait peu de matériel, fort heureusement je mis gracieusement à sa disposition le peu de cordes, bâillons, jouets, martinets que je possédais. C'est avec une nervosité non dissimulée que je me rendais pour la première fois dans son appartement.

Elle m'ouvrit avec une mine amusée, à peine avais-je franchis le seuil de son entrée, que je compris l'origine de son sourire narquois. Elle était vêtue d'un somptueux body épousant ses formes à la perfection. Elle était magnifique et j'apprendrai bien plus tard, que ce n'était pas là qu'un de ses nombreux atours qu'elle portait avec élégance.

Elle s'amusa un temps de ma réaction et m'amena jusqu'à sa chambre, ou je rangeais consciencieusement tout le matériel que je possédais sur une table mis à ma disposition. Elle m'enjoigna d'enlever tous mes vêtements. Une fois ma tâche accomplis elle m'ordonna nonchalamment de l'aider à enfiler ses bas. Je m'appliquais les mains tremblantes, totalement subjugué, je bataillais longuement avec les accroches de son porte-jarretelle ce qui sembla l'amuser un temps. Comprenez bien que du haut de ma majorité à peine consommée, j'étais totalement incapable d'aligner deux pensées cohérentes face au spectacle dont j'étais le témoin.

Elle saisit alors l'une des laisses de ma collection, et me l'attacha autour du cou, ce qui était une grande nouveauté pour moi. C'était de loin ma préférée rouge et munis d'une chaîne pouvant se clipser, elle me fît faire le tour de son appartement me promenant au gré de ses envies. Fidèle compagnon en laisse rouge de honte, j'appréciais cette expérience en proie à des sentiments contradictoires. La promenade s'arrêta brusquement dans le salon, ou elle m'ordonna de me lever sans sommation, ce que je fis penaud.

Elle me plaqua alors violemment contre le mur, et s'amusa à me toucher longuement, me rappelant à l'ordre avec autorité si j'esquissais le moindre geste pour la toucher. Gémissant de frustration elle s'arrêta quand mon désir était à son comble, m'ordonna sèchement de me mettre à genoux sur le sol et d'attendre ce que je fis docile.

Son regard sadique n'augurait rien de bon, elle enleva son body devant moi avec minutie, ce qui me parût durer une éternité. Au comble de la frustration, mon être entier n'aspirait qu'à pouvoir la toucher, son corps nue se dévoilant par étapes, de haut en bas pendant de longues minutes, je n'esquissais cependant pas le moindre geste de peur qu'elle arrête ce spectacle dont j'étais le spectateur privilégié.

J'appris à mes dépends que le plaisir de l'Impératrice serait toujours prioritaire au mien, en effet la suite consista en un long massage de tout son corps dont elle se délecta sans gêne. J'étais au comble de la frustration à m'appliquer pendant presque une heure entière à masser chaque parcelle de son sublime corps. J'étais dépité comme un enfant que l'on emmènerait dans une confiserie, avec pour interdiction de consommer ne serait-ce qu'une seule friandise. Après ce qui dura une éternité, de frustration et de plaisir mêlé, elle se lassa du massage qui lui été prodiguée, et m'ordonna de concentrer mes efforts plus bas. Rien de plus facile en principe, c'était sans compter le fait qu'elle m'attacha les mains solidement dans le dos. Le visage couvert de cyprine, la langue douloureuse et engourdie, je m'attelais à ma mission avec vigueur alors qu'elle s'assurait que je ne me dérobe pas à la tâche sa main agrippée fermement à mes cheveux.

Une fois rassasiée, elle m'autorisa à boire un verre d'eau, elle paraissait satisfaite de ma prestation pour mon plus grand plaisir. Elle saisit un rouleau de tape noir, qu'elle m'expliqua avoir achetée récemment et qu'elle désirait essayer maintenant. Elle s'appliqua à enrouler mes poignets et le haut de mes bras toujours dans le dos, saisit un bandeau qui me priva ainsi de la vue, elle s'affaira alors à me récompenser ce que je n'osais même pas espérer. Je savourais avec délectation chacune de ses caresses, ne pouvant qu'imaginer le sourire qui ornait son visage, chacune de ses caresses étaient accompagnées de mots crûs, et de réflexions passablement humiliantes ce qui n'était pas pour me déplaire. Les caresses s'arrêtèrent un moment sans prévenir, elle m'ordonna d'ouvrir la bouche et à peine l'avais-je entrouverte qu'elle inséra un bâillon boule à l'intérieur. Je ne pouvais m'exprimer que vaguement, aveugle j'étais à la fois excité et légèrement anxieux, je sentis qu'elle s'affairait à nouveau sur ma verge, avant de comprendre qu'elle y passait un préservatif. L'impératrice me chevauche sans mal, impossible de dire combien de temps cela dura, mais une fois qu'elle s'estima satisfaite elle s'allongea à côté de moi et je me sentis comblé.

Par respect pour l'Impératrice que je ne remercierai jamais assez pour ces délicieux moments qu'elle m'accorda en sa compagnie, j'ai légèrement enjolivé l'histoire. En effet bien je n'ai nullement inventé cette première séance, j'ai supprimé quelques éléments qui pourraient couper la lecture.

Nous n'étions que deux débutants et bien évidemment nous n'avions pas derrière nous des années de pratiques, l'un comme l'autre nous ne possédions pas une foi aveugle en nos compétences ce qui donna quelques situations cocasses. Toujours est-il que sa voix trahissait parfois son manque d'expérience, légèrement tremblante ou manquant d'autorité, assénant des ordres parfois suivis d'un « s'il te plaît » ce qui me fis sourire discrètement intérieurement.

Toujours est-il que l'Impératrice parti vivre sa vie, à ma grande frustration, à capitale des lumières. Nous commencions juste à progresser, et rentrer dans le vif du sujet, nous avions fait l'acquisition d'accessoires de qualités, pris le temps de décrire nos attentes, et de prendre légèrement confiance. Je ne jouis de l'honneur de sa compagnie que trop peu de fois à mon goût mais cela m'a profondément marqué.

Je n'oublierai jamais la fois ou je portais secrètement à sa demande un plug dans le bus menant à son domicile, jamais je ne me suis sentis aussi gêné et à la fois excité en public, arborant un visage impassible, alors que mes pensées étaient totalement enflammées. Elles m'ordonnaient parfois des tâches par sms, et la plupart du temps je restais dans le rôle de servant, il n'y eu que peu de fois où nous fûmes sur un pied d'égalité. Je suis persuadé qu'elle possède des soumis à sa mesure, et lui souhaite de s'épanouir dans ce rôle qui lui allait si bien.

Cette rapide présentation de l'Impératrice étant faite, il est désormais temps d'aborder la deuxième personne que j'ai rencontrée et qui ne m'a pour le moins pas laissé indifférent. Toujours est-il nécessaire de préciser qu'à l'époque et qu'aujourd'hui encore je découvre ce monde et les nombreux plaisirs qu'il recèle. Je ne me suis pas encore fixé un rôle bien défini, mais nul doute que cela viendra avec le temps.

Cette jeune femme qui je nommerai mademoiselle V, à croisé mon chemin elle aussi sur le profil « pink-floyd » que je m'étais créé sur l'un des sites vanilles. Flânant sur le site et regardant de nombreux profils, je me suis attardé plus longtemps qu'à l'accoutumée sur le sien. Je pris le temps de lui envoyer un message l'invitant à discuter plus longuement si jamais elle le désirait, lui conseillant de bien prendre le temps de lire la description avant de prendre la peine de m'écrire.

La chance me sourit une nouvelle fois, je reçus une réponse rapide et bien que son profil à première vue ne laissait rien transparaître de ses penchants, il s'avéra qu'elle n'était pas étrangère aux relations de pouvoirs inhérentes aux BDSM. J'esquissais un sourire de satisfaction et entamait de longues soirées de discussions. La première chose qui me marqua été sa grande maturité, elle savait exactement ce qu'elle recherchait, m'expliqua rapidement ses interdits et sa liste de limites non négociables. Au détour de longues discussions, sur notre expérience, nos envies, notre passé il est humain que parfois l'un ou l'autre des protagonistes couve un désir naissant embrasant avec force son bas-ventre. Jusqu'alors j'avais toujours ressentis une gêne infime quand le désir naissant des discussions devenait incontrôlable, cependant avec elle point de gêne et une vision très décomplexée de ce désir, ce qui permit de nourrir des conversations encore plus passionnées.

Contrairement aux idées préconçues les soumis ou soumises choisissent avec soin les personnes avec qui ils pourraient envisager des séances, ou plus si affinités. Les conversations ne sont que les premières valses de la longue danse de la séduction, malheur aux faux-pas qui pourraient alors vous laisser un sentiment amer. Fort heureusement je ne trébuchais pas, après une semaine de discussion intensive nous nous fixions une rencontre irl dans un bar du centre-ville. J'arrivais avec 10 minutes de retard, place sainte-anne dans l'un des bars jouxtant la rue de la soif, (je m'étais trompé de sortie de métro)ce qui avec le recul me fait penser que ce n'était pas là un choix fort-judicieux, merci à Mademoiselle V d'avoir attendu. Arrivant enfin à l'endroit convenu, la première chose qui me marqua fût sa taille, elle été sensiblement plus grande que moi. Elle possédait un sourire à couper le souffle, et tout son être respirait l'innocence, ce qui était pourtant ridicule au vu des conversations que nous avions partagées. Blonde, légèrement ronde et portant des lunettes, elle était plus âgée que moi et avait entamée ses études de quelques années supplémentaires. Elle commanda un coca, et je pris une bière la conversation fût des plus agréables et classiques, d'abord stressé je me laissais enivré légèrement par l'alcool ce qui me décrispa. Nous ne vîmes par la fin de l'après-midi qui se consuma sans que nous n'y prenions gardes. Après être rentré à mon domicile, je restais de longues minutes à me demander si je n'avais pas fait mauvaise impression, j'espérais qu'elle avait appréciée autant que moi cette fin de journée.

Le cœur battant je pris mon portable et me décidais à lui envoyer un message, attendant impatiemment sa réponse, je bondis sur mon portable lorsqu'il vibra. Miracle, elle aussi avait passé un bon moment et envisageait un autre rendez-vous plus privé, ce qui me fît le plus plaisir c'est le Maître dont elle avait orné la fin de son message.

J'attendis patiemment que mes colocataires s'éclipsent pour jouir de l'appartement un week-end, et nous fixions avec mademoiselle V, un rendez-vous dans mon humble demeure. C'est une chose très complexe de recevoir pour la première fois une personne soumise, du fait de son expérience j'avais peur de ne pas me montrer à la hauteur.

Il existe de nombreuses façons de percevoir les relations de pouvoirs inhérentes au BDSM, qu'elles soient régulées par la durée ( 24/7), les désirs, les limites, les attentes des deux partenaires etc... . Pour ma part j'avais fixé un fonctionnement très simple avec Mademoiselle V, le jeux commencait dès que la laisse été passé à son cou, et prenait fin dès que je la retirais. Ce n'est peut-être pas le meilleur mode de fonctionnement mais il fît très bien l'affaire.

Pour cette première séance avec mademoiselle V, elle se rendit à mon appartement où je l'attendais de pied ferme, j'ouvris rapidement la porte quand elle sonna, dissimulant ma nervosité derrière un sourire. Un dernier briefing de quelques minutes à parler dans le salon, rappel de ses limites, du cadre de la séance ( notamment le principe de la laisse), et quelques blagues plus tard, je me retrouvais au moment tant attendu, la laisse été à son cou.

Je pris alors ma voix la plus ferme possible et adoptait une attitude inflexible, lui ordonnant de se déshabiller et ne garder que ses sous-vêtements. Elle s'exécuta sans rechigner, je pris la peine de fixer à sa laisse une chaîne dont je gardais la poignée précieusement dans ma main. J'avais disposé à portée de main quelques accessoires que je ne tardais pas à utiliser, après lui avoir ordonnée de rester à quatre pattes, j'alternais caresses et légères fessées sur sa croupe, et à travers sa culotte. Voyant que le manège commençait à lui plaire, en effet j'entendais de légers gémissements qu'elle étouffait au maximum de ses capacités et une humidité qui commençait à se déclarer, je saisis un baillon boule de ma collection lui intimant d'ouvrir la bouche. Docile, elle s'exécuta encore sans sourciller. Je pris le temps de me délecter un peu de son adorable visage, sublimé par le bâillon boule et pris en main un oeuf vibrant à télécommande dont j'avais fait récemment l'acquisition.

Je lui retirais sa culotte désormais inutile et pris le temps de jouer avec l'oeuf que je frottais légèrement contre son intimité, changeant régulièrement la vitesse et les vibrations. Je gardais un oeil sur son visage m'attendant à voir sous peu son bâillon lui provoquer des coulées de baves causées par l'excitation et ce même accessoire, ce qui ne se produit pas, elle arrivait sans mal à juguler le flux de salive. Mécontent car j'avais prévu de la punir une fois que sa salive aurait atterrit sur le sol, je changeais de plan et saisis un paddle pour appuyer des coups plus prononcés sur ses fesses tout en continuant à jouer nonchalamment avec l'oeuf qui semblait très efficace.

Le plaisir à son comble, et la sentant proche de la jouissance, j'arrêtais subitement toute caresse, éteignais l'oeuf vibrant, et stoppais l'impact du paddle sur ses fesses. Je pris le temps de défaire son bâillon et de savourer son regard implorant, avant de lui annoncer avec un grand sourire qu'il était temps de me montrer ce qu'elle savait faire, avant d'espérer obtenir de nouveau mon attention. Elle ne se fît pas prier et montra en effet qu'elle était agile de sa bouche et de ses mains toujours à même le sol tandis que je savourais l'instant sur le canapé. De délicieuses minutes s'écoulèrent avant que je me décide à changer de programme, je lui intimait de stopper ses délicieuses attention et pris la peine de me lever laisse en main.

Je lui ordonnais de me suivre vers ma chambre ce qui la fît traverser l'appartement à quatre pattes, j'avais disposé près de mon lit le reste de mon matériel des cordes, huiles, et autres accessoires divers et variés.

Je mourrais d'envie de l'attacher et c'est bien ce que je comptais faire, elle attendait à genoux sur mon lit patiente sans un mot. Elle se montra d'une docilité exemplaire alors que j'attachais ses mains au montant du lit, et ses jambes repliés contre ses cuisses. Bien décidé à récompenser ce comportement docile, je caressais de mes doigts son sexe avant d'y enfourner ma langue, je ne mis pas cette fois le bâillon sur ces lèvres afin d'entendre ses réactions. Une fois la tension retrouvée et la langue engourdie, je me munis d'un préservatif et pour la première fois pénétrait ma soumise au grès de mon désir et de mon envie démultipliée par cette séance. Après un moment, haletant après l'effort je la libérais de ses liens et m'allongeais sur le lit afin de récupérer, pas mécontent de moi pour une première séance, elle ne m'adresse pas de reproches et nous passâmes une partie de la soirée à discuter une fois sa laisse retirée.

Une première séance somme toute classique mais qui me fît renouer avec le rôle de Maître, ce n'était là que la première séance, sur de nombreuses autres. Nous nous vîmes régulièrement et lorsque nous échangions par sms, elle ne s'adressait à moi qu'à travers l'expression de Maître. Elle habitait à 15 minutes de marche de mon appartement. Pendant ces minutes de marches, et le temps de ranger mon matériel dans un sac, l'un de mes plus grand plaisir était de visualiser toute la séance que j'avais prévu de lui faire subir, c'était rêveur que j'arpentais le chemin avant d'ouvrir la porte de son domicile où elle m'attendait bien sagement. Ma semaine été rythmée par des après-midi entières et des soirées ou je l'attachais, l'humiliée, la fessée, période bénie régie par le vice que je me remémore avec grand plaisir. Elle appréciait les mots crues et été partante pour de nombreuses expériences, cires, martinet ( un vrai que l'on m'avait prêté ), et autres mauvais traitements dont elle semblait ne jamais se lasser. C'est avec délectation que j'accomplissais des fantasmes innombrables, les miens puis les siens. Je m'épanouissais dans ce rôle de Maître et voyais l'Impératrice en parallèle quand elle daignait demander ma présence. Je fréquentais ma soumise en dehors de nos jeux, autours d'un repas et parfois de films, je passais désormais parfois la nuit chez elle, ce qui devait n'être qu'une relation de jeux était devenu plus sans m'en apercevoir.

Bien qu'il m'est agréable de me remémorer ces souvenirs, ce n'est pas le but premier de ce texte.

Vivre dans le passé est chose ridicule que l'on ne peut envisager à l'aube de la jeunesse, il me reste tant de choses merveilleuses à découvrir et de plaisirs coupables à expérimenter. Ce monde BDSM est si vaste qu'il me semble qu'une vie n'est point assez pour en apprendre toutes les ficelles et se délecter de toutes les facettes qu'il a à offrir. J'aimerai expérimenter une soumission plus poussé, l'enclosure et de nombreux accessoires que je n'ai pas eu la chance de m'offrir, chaque jour je découvre de nouvelles pratiques intéressantes en arpentant les forums. C'est avec envie et parfois jalousie que j'admire de loin les adeptes plus expérimentés, que j'arpente certains munchs et caresse du bout des doigts les histoires et soirées fantastiques qu'ils décrivent.

Il est temps pour moi de me lancer à mon tour à la découverte de ce monde et de moi même, une quête personnelle que chacun doit assumer, c'est avec mûre réflexion que j'ai écris cette humble présentation. J'y ai mêlé des souvenirs sincères et des choses personnelles afin de faire découvrir un peu de mon être à tous ceux qui auront pris la peine de lire ces lignes. J'espère que la lecture à été agréable, au plaisir de discuter avec vous chers lecteurs.

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