343. Léo

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Alors que le rouquin avait les yeux fermés, totalement incapable de bouger par lui-même parce qu’il était en train d’hyperventiler, il senti tout de même l’étreinte de son parrain. Il gardait une certaine distance tout de même, mais vu son état, la rage n’éclaterait pas, il n’était pas du tout en condition pour. Avoir enfin réussi à sortir tout ça lui faisait un bien fou, un poids en moins sur les épaules. Sauf qu’actuellement, il avait l’impression de mourir tellement il avait mal. Comme si on venait de tuer son amant devant ses yeux, ou qu’on l’enlevait à nouveau. Tout ça intensifiait à cause du fait qu’il était loin de lui en ce moment même. Le punk se laissa manipuler sans rien dire, totalement à bout de force. Glad’ le posa contre le mur, et lui expliqua ce qu’il fallait qu’il fasse au niveau de la respiration. Il avait déjà vécu ça une fois, mais le souvenir de ce qu’il devait faire, à part prendre un sac en papier était trop flou.

Calant sa respiration sur celle du tatoué, il suivit à la lettre ses directives. Respirant ainsi dans le sac. La main que celui-ci se posant encore une fois sur l’épaule de Léo, ne le gênait plus cette fois. Son cerveau avait dû débloquer un des cadenas et accepter que Glad’ le touche. Tant mieux. C’était une bonne chose de faite, un pas de parcouru. Même si le reste prendrait encore longtemps. Une fois sa crise passée, il déposa le sac près de lui. Les bras ballant tellement il n’avait plus de force. Le rouquin était beaucoup plus calme maintenant, ouvrant des yeux fatigués pour regarder au loin. Oui, il fallait qu’il se mette tout ça dans la tête, c’était quand même la seconde, voir même la troisième personne à lui avoir donné ce genre de discours et si autant de monde, dont Uta lui disait tout ça… C’est qu’il y a une raison. Mais ses émotions étaient incontrôlables avec ce qui venait de se passer et il avait du mal à gérer dès qu’il n’avait plus de vu sur son amant. Peut-être devrait-il faire comme il avait fait avec Uta ? S’écrire une lettre à lui-même et la relire discrètement quand ça ne va pas ? Il faudrait essayer. Prenant sa cigarette entre ses doigts, il posa sa paume sur le sol, la cigarette en l’air, le petit bâton noir ressemblait un peu à de l’encens. Léo laissa quelques secondes la braise se consumer, la fumée montant autour de lui avec cette odeur si particulière de cerise. Ce n’était pas pour la fumer que Léo en avait demandé une. Mais pour cette odeur. Même si à cause de tout ça, son envie de fumer était plus intense, ce dont il était surtout accro, c’était cette odeur, qui lui rappelait Uta et qui pour le coup, calmait un tout petit peu son angoisse de séparation. Le rouquin ferma alors les yeux, et cala sa tête contre le mur, humant tranquillement, lentement et profondément l’odeur. Alors que les cendres de la cigarette tombaient petit à petit près de lui, sur le côté droit près de sa main.

- Je sais tout ça. Ce qui me saoule, c’est que j’ai beau le savoir, quand j’ai cette angoisse, quand j’ai plus Uta dans mon champs de vision, qui prend le dessus et tout devient totalement incontrôlable dans ma tête. Et c’est pas que je me sens réellement mis à l’écart, non. Sinon je m’éclaterais pas avec vous. C’est juste, que comme je sais qu’une simple tape dans le dos me fait réagir, j’ai le poids de ce mur invisible à chaque fois.

Ah, il avait enfin réussi à parler normalement. Sa crise semblait l’avoir débloqué, avec Glad’ en tout les cas. Sauf que quand le brun se confia à son tour, le coeur de Léo se serra à nouveau. Ses yeux s’ouvrant grands, pour fixer le tatoué de ses prunelles étonnées mais compatissantes. Il ne savait pas ce que ça faisait. Mais en avait vu quelques relants des années après. En effet, la femme de César, Ludmilla, était aussi décédée d’un cancer du sein. Il ne l’avait pas connu, cela faisait deux ans qu’elle n’était plus de ce monde quand il avait rencontré le barman. Mais dès fois, quand Léo découchait du centre, il allait sur la plage avec lui, s’asseyaient dans le sable, pour regarder le soleil se lever. C’est toujours dans ces moments là que César ouvrait son coeur. En signe de reconnaissance, et de soutien, car il savait que c’était compliqué les souvenirs, il plaça sa main libre sur l’épaule de son parrain. Sans un son. Juste avec un sourire tendre et amical.

- Merci Glad’. Tu as raison.

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