289. Léo

4 minutes de lecture

Tout se passa bien pour le début de la soirée. Que pour le début. Les rires de ses « amis » lui faisait un bien fou. C’était tellement nouveau pour lui. Il avait plus l’habitude aux soirées en solitaire dans un bar. Il se souvenait de ses soirées d’errance dans les rues de Sydney sous une chaleur accablante. S’arrêtant qu’à un seul bar en particulier. Le barman avait fini par devenir une connaissance. Un mec adorable, un peu à la manière de Prompto, sauf que lui ne prenait pas la mouche tout les cinq minutes. Avec un sourire infini, comme s’il n’avait toujours connu que le bonheur, ce qui était complètement faux. En y repensant, en fait, il avait un meilleur ami. C’était lui. Sauf qu’il se rendit compte sur l’instant qu’il était parti tel un voleur. Son esprit l’avait occulté, il ne lui avait pas dit au revoir, ne lui avait pas dit ou il allait, ni même laisser son numéro de téléphone français… C’était rare, mais Léo avait des périodes de « veille ». C’était comme ça qu’il appelait les moments ou son esprit lui faisait oublier des choses. Comme Edgar, comme quand il avait eu sa dispute avec Uta concernant le parrain…

Tout dégénéra en un instant. Un mec les traita de PD. Uta réagit au quart de tour, sauf que Léo ne se leva pas pour le contenir. Sachant pertinemment que le blondinet qui lui servait d’ami allait l’aider à se calmer. Le rouquin avait sa propre rage à contenir. Pas une simple colère. De la rage pure. Cette rage dont avait parlé Edgar. Endormi au fond de l’âme du rouquin. Ne supportant pas qu’on s’en prenne à ce qu’il était, surtout si ça touchait à son amant. Il était resté assit sur sa chaise, crispé dans tout son corps. Baissant la tête, fixant le sol, ses cheveux lui cachant le visage. Il avait son poing droit fermé sur son genou, qui tremblé de plus en plus fort. Léo tentait de respirer le plus silencieusement possible, pour ne pas attirer l’attention sur lui. Le plus profondément possible. Inspirer… Expirer… Inspirer… Pour ne pas éclater. Ne pas déverser sa rage dévastatrice alors que la soirée était si bien partie. Il essayait de contenir ses crises pour Uta, sachant que le voir ainsi l’anéantissait à chaque fois. De son autre main tremblante, il alla poser ses doigts sur son tatouage de nuque. Suivant les contours du prénom gravé ici à plusieurs reprises, tel un tic pour se calmer.

Deux minutes passèrent ainsi, Glad’ et les autres avaient sans doute vu que quelque chose n’allait pas avec le rouquin. Sauf que, brisant l’atmosphère lourde, le téléphone de Léo sonna. Il avait oublié de le mettre en mode vibreur. Le prenant, toujours en tremblant, il amena l’appareil à son oreille. Toujours caché par ses cheveux. Ne disant rien, attendant que la personne ne parle. Qui cela pouvait-il être ? Il ne connaissait pas le numéro affiché.

[?] « Alors, Poil de Carotte ? On m’abandonne comme une vieille chaussette ? »

Le rouquin releva soudainement la tête, son visage à nouveau visible pour le groupe, ses prunelles noisette tremblantes d’un espoir retrouvé. Sa rage s’était consumée rien qu’avec cet appel.

- César ?… Tu…

« Tais-toi. J’ai quitté la mère patrie ! Sans toi, rien ne me retenais plus. Du coup, j’ai mon bar, dans le même port que toi ! J’ai amadoué Stevens pour avoir ton numéro et ta ville. Et me voilà ! »

Léo n’en revenait pas. Il venait de penser à lui quelques minutes à peine. Comment c’était possible ?

- 5 rue des Bahutiers… J’arrive…

Il connaissait cette rue, elle était à deux rues d’ici. Sans attendre et sans rien dire d’autre, le rouquin se leva, et se dirigea dehors. Ne prenant même pas la peine d’enfourcher sa moto pour y aller. Les vieilles habitudes de Sydney étaient toujours présentes. Tout faire à pied. Se mettant à courir comme si sa vie en dépendait. Le groupe pouvait facilement le suivre en moto ou à pied, vu que ce n’était pas loin. Cinq minutes après, il s’arrêta devant un bar avec un panneau écrit « Fermé, à part pour les amis ». Le bar s’appelait le « Pavillon Noir », une thématique pirate, vendant un peu de bières et surtout beaucoup de rhums. Devant, un homme de la même taille que Léo, avait des cheveux étrange. L’homme avait des lunettes de soleil à verres orange. Il fumait un cigarette avec le sourire. Il était brun-roux, avec des pointes de cheveux blancs par-ci par-là.

Éssouflé et transpirant, Léo se laissa tomber à genoux, devant son ami. Celui-ci lui posa une main sur le haut du crâne. Le sourire toujours aussi radieux.

- César… Je… Je suis… Désolé…

[César] « Alors comme ça, tu étais en période de veille, hein ? »

C’est à ce moment là que le reste du groupe arriva derrière un Léo déphasé et qui haletait bruyamment pour reprendre son souffle.

[César] « Comme si j’allais lâcher le mec le plus intéressant de Sydney ! »

Annotations

Recommandations

Mweerie Mwee
Une jeune princesse doit faire face à une régence qui perdure. Unique Héritière elle se bat afin d'instaurer son règne. Aidée d'un conseillé farfelue ancien premier ministre elle va devoir faire face à de nombreuses trahison et des complots. Une seule question la tourmente: Va-t-elle pouvoir reprendre sa place?
14
4
2
150
Lunar.Writer
Alex Omega est un jeune oméga suicidaire qui à déjà fait d'innombrables tentatives, à la veille de son 17ème anniversaire, il va enfin savoir qui vas être son alpha pour lequel ses parents l'ont fait devenir ce qu'il est aujourd'hui, mais qu'est-ce qu'il se passerait s'il se rebellait enfin face aux tortures qu'il a vécu ?

⚠️Ce livre comporte des insultes et des scènes très cru réservé aux adultes (il y a aussi des mentions de viol mais très peu je vous rassure)☢️
41
5
22
63
Mila-Andovie
Laïka se réveille dans un milieu qui lui est totalement inconnu, qui plus est fantastique. Arbres bleu, fauves énormes et insectes en tout genre, elle est loin de se douter que tout ce qui l'entoure est bien réel et que huit ans la sépare de son ancienne vie.

L'Île. Ils ont atterri sur l'Île. Alors au milieu de ce village qui semble paisible, Laïka compte bien comprendre ce qui est arrivé à son frère et quelle est la cause de son propre accident amnésique.
17
7
27
120

Vous aimez lire Reiko . ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0