Chapitre 5 : Un  plan machiavélique.

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Pour ce chapitre nous vous proposons du "métal mongol" : Yuve Yuve Yu de The HU

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Je me réveille seul dans mon petit appartement de 15 m², et encore, c’est à se demander si on ne nous a pas menti. Pour une raison assez inconnue, je me demande bien à quoi peut ressembler l’appartement de cet Allan qui m’intrigue encore ce matin. Il a dit avoir une batterie et plusieurs autres instruments : le rêve !

Après m’être préparé simplement et pris un petit déjeuner copieux, je quitte mon appartement et me dirige vers la faculté. Ce matin, Management des organisations, un cours plutôt plaisant dispensé par une prof vraiment cool et passionnée, la dénommée Mme Spears. Ça change de la macroéconomie d’hier matin ! En arrivant dans l’amphi Sinatra, je me place comme à mon habitude vers les premiers rangs pour suivre au mieux le cours. Alan débarque dans la salle vêtu d’une chemise violette, un peu trop ouverte à mon goût. J’essaye alors de m’effacer mais celui-ci me fait un léger sourire et un clin d’œil, avant de monter vers le haut de l’amphi. Ouf ! il ne vient pas me voir… mais il semblerait qu’il ne m'ait pas oublié pour autant.

Effectivement, lorsque le cours de Mme Spears touche à sa fin, Alan débarque tout sourire en face de moi. Il a l’air d’être bien plus réveillé qu’au début du cours et m’incrimine :

­— Alors comme ça, on me pose un lapin ?

— Euh…bah…euh non, enfin ce n’était pas un rendez-vous et euh… je pensais avoir le choix.

— Ahahah ! Tu me fais rire, tu es vraiment rouge mec, on dirait une tomate.

— Euh, si tu le dis.

— Mais ne t’inquiète pas, je blague. En revanche, cette aprèm, ça te dirait de venir ?

— Euh… je ne sais pas trop, j’avais prévu de fignoler la dissertation pour demain.

— Une dissertation ? Pour demain ?

— Ne me dis pas que t’as pas encore commencé ?

PDV de Alan :

Le petit Léo, incrédule, m’observe de ses yeux bleus, ma foi vraiment … craquant, assez uniques ; je n’en ai rarement vu de pareils. Pourtant des mecs, j’en vois tous les jours, et de près. Enfin bref, je divague, il me vient une idée qui pourrait être intéressante pour ramener ce petit Apollon dans mon appartement, dans un but purement musical dans un premier temps, et plus si affinité. Afin de mettre mon plan à exécution, je sors le grand jeu, digne d’une pièce de Shakespeare :

— Aaaah Merde ! J’avais complètement zappé, la dissertation … t’es sûr que c’est demain qu’il faut la rendre ?

— Affirmatif !

— Merde, putain fais chier… je ne m’en sortirai jamais tout seul, cette après-midi… Dis, tu ne voudrais pas m’aider à la faire ? Je te revaudrai ça, ne t’inquiète pas.

— Euh oui ! Si tu veux, pas de soucis…

— Cool ! Bon après le TD de Management, tu m’attends, et je te montrerai mon appart !

Je laisse Léo après qu’il m’a répondu par l’affirmative, et vais rejoindre Roger avant d’aller en cours. Comme à notre habitude, nous parlons “conquêtes” : je lui raconte ma nuit dernière avec ce petit russe qui était assez entreprenant, alors que lui me parle de la meuf qu’il a "salement pénétré en long en large, en travers, et même en diagonale” pour reprendre ses mots fleuris. Et je finis par lui demander s’il ne voudrait pas venir chez moi, lui aussi.

— Pourquoi pas ? Mais j’ai cours jusqu’à 15h cette après-midi, on bosse nous, en licence de maths !

— Ahah ! Très drôle, à d'autres Roger ! Bah tu n’as qu'à nous rejoindre après ton cours, tu connais le chemin.

— Ouais ! Si vous n’êtes pas occupé. Je t’aime beaucoup mon reuf, mais je t'avoue que si je pouvais éviter de te voir en train de fourrer, ça serait mieux pour mes pauvres petits yeux si délicats.

— Ouais, en effet !! Il ne faudrait pas faire de mal à des yeux si délicats.

Après un énorme fou rire, digne du duo de saltimbanques que nous formons, Roger enchaîne avec une phrase que lui seul peut sortir :

— Tiens ! Je vais ramener le nouvel instrument que j’ai récupéré chez mon père. Tu vas voir, la mandoline c’est une tuerie !

PDV Léo :

Alors que j’attends le professeur dans la salle de travaux dirigés, je vois Alan qui arrive avec sa démarche bien à lui, assurée et maniérée. Il me regarde et vient s’installer à mes côtés, avec un immense sourire. Mine de rien, il est étrange mais ne semble pas si méchant que ça… il faut quand même que je reste sur mes gardes, il vaut mieux être trop prudent. Après avoir sorti son ordi et son téléphone de sa poche, il lance d’un air déterminé :

— Je m'assois là, comme ça, je suis sûr que tu ne vas pas me poser un autre lapin.

— Euh...ouais mais ne t’inquiètes pas, je comptais vraiment venir pour t’aider à faire la dissert. Tu n’as vraiment rien commencé du tout ?

— Bah non ! Hier après que tu m'as dit non, je me suis tapé un petit russe !

Quand il dit s’être “tapé un petit russe”, ça veut vraiment dire ce que je pense ? Ce mec n’a vraiment aucune retenue… je ferais peut-être mieux de tenter quelque chose, pour ne pas aller chez lui, finalement...

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