Identification

5 minutes de lecture

Point de vue de Soraya :

Cela ne fit pas mal, j'accordais ça. Cependant, la sensation étrange de se faire prendre mon énergie me frappa à l'instant où le rayon rouge me toucha. Une mince lumière blanchâtre le consumma, tandis que mon Aura actuellement gris blanche m'enveloppait.

  • Excusez-moi pour le désagrément occasionné, me dit alors la garde. Je dois juste prendre votre signature énergétique pour faire votre badge d'identification.

Je hochai la tête de compréhension, et attendis patiemment qu'elle finisse. Une fois fait, elle passa sans attendre à Titania. Une fois que je relâchai mes muscles qui s'étaient tendus sous l'emprise de l'étrange objet, je regardai la jeune fée se faire prendre également de son énergie. Ses yeux exprimaient son choc, mais comme moi, elle ne protesta pas à la mesure.

  • Bien, poursuivit la femme en abaissant le cylindre. Je vois que vous avez un arc et des flèches. Y a-t-il d'autres armes en votre possession ?
  • Oui, affirmai-je en fouillant mon sac. Une dague, mais c'est tout. Titania n'en a aucune.

La fée ôta sa cape pour confirmer ses dires, et je pus entendre beaucoup de chuchotements à la vue de ses ailes. Les plus proches de nous s'éloignèrent même un peu. La garde ne fit qu'hausser un sourcil intéressé.

  • Intéressant. Il est rare qu'une fée vienne dans cette cité. Bien, passons maintenant au questionnaire...

Son air détendu, ainsi que son absence à demander de déposer mes armes me surprit. Avant de pouvoir le lui faire remarquer, elle nous offrit la même tablette transparente bleuté que tout à l'heure, où je vis effectivement une série de questions, comme "Quelle est la raison de votre visite ?", "Combien de temps durera le temps de votre séjour en Maurial ?", "Avez-vous été convié par un résident ? Si oui, pouvez-vous nous dire qui ? ( Facultatif)", "Attendez-vous une connaissance ?" etc...

Il y en avait plus d'une cinquantaine, dont certaines parlant de l'utilisation ou non de la magie. Sans attendre, avec Titania, nous remplîmes nos feuilles respectives. Pour ma part, je fis en sorte de ne rien révéler de contrariant à mon sujet, comme ma date de naissance, mon prénom, mon lieu de naissance, tout en gardant une façade illisible, ni en réfléchissant trop longtemps. Bientôt, au bout d'une dizaine de minutes, ma feuille fut une fausse identité en tant que Maria Weiss, originaire des royaumes de Sud, entrer en Maurial pour retrouver une connaissance ( ce qui était vrai ). Au lieu de bêtement mettre des réponses au hasard, je pris soin de mémoriser mes réponses aux questions au cas où l'on essaierait de vérifier. Je jetai entre temps un regard à Titania, qui avait bientôt terminé et remplissait les dernières lignes, puis à la surveillante qui attendait calmement que nous ayons fini et qui remarqua que je la fixai.

  • Qu'y a-t-il ?
  • Sans vouloir paraître indiscrète, pourquoi ne me demandez-vous pas de vous offrir mes armes ?

C'était clairement une interrogation suspicieuse, mais la femme ne se contenta que d'émettre un léger rire. Son visage se fit moins froid, comme si elle était ravie de sortir un peu de la monotonie de son travail.

  • Il n'y pas de mal à être curieux, me rassura-t-elle. La raison est simple : tout Maurial est entourée d'un sort de protection, en plus du dôme protecteur, maintenu par des puissants Mages au service de la sécurité de la cité. Dans cette enceinte, la magie, en plus des armes, deviennent totalement inoffensives.
  • Oh, je vois, m'étonnai-je en ouvrant de grands yeux. Je sais que des villes et capitales tentent de se protéger ainsi, mais jamais de manière si efficace et complète.

Je repensai à la capitale de mon royaume, où il y avait un dérivé de cette magie qui annulait les sorts et maléfices. Mais jamais des blessures par armes, ni à les rendre inoffensives.

  • Des politiciens atlantes ont posé cette protection récemment, afin de l'expérimenté. Parmi les nombreuse demandes dans Lyrhune, Maurial a été retenue pour en bénéficier en premier les effets, sans rien en échange, et jamais il n'y eut le moindre incident. Cela nous a réellement facilité notre travail dans l'ensemble, ajouta-t-elle plus bas, même si je parvins à l'entendre. Pour expliquer simplement, il y a une sorte de champs de force qui se forme autour des objets que les différents sorts jugent comme mortels et rendent impossible de blesser.
  • Pourtant, je n'en ai jamais entendu parler. Si les atlantes proposaient une telle combinaison de sorts, ils pourraient gagner beaucoup de pouvoir politique, réfléchis-je à voix haute, un peu perplexe que ceux pour qui les Mages travaillaient ne vendent pas un produit qui pourrait faire des envieux.
  • Il n'y a pas que la magie, me rectifia la garde en secouant la tête. Les obélix à l'extérieur possèdent à leur sommet une sorte d'artefact associant à la fois leur technologie et le Mana. Je ne sais pas comment cela fonctionne cependant, mais je pense qu'ils attendent d'améliorer cette invention avant de la proposer plus largement en Lyrhune. Nous n'avons qu'un prototype, pour ainsi dire. Les politiciens atlantes qui composent notre assemblée continuent leurs observations.

Sans le montrer, j'étais sceptique à ce sujet. De l'histoire que j'avais étudié, les atlantes étaient un peuple qui possédait la meilleur technologie, très en avance sur nous et ayant révolutionné dans nos cités les plus puissantes maintes choses. Hélas, celle-ci était principalement développée dans le domaine militaire. Je me doutai que cette idée avait davantage pour objectif d'avoir en leur possession une défense améliorée dans leur armemement que dans le but de l'offrir généreusement au reste du monde, même si je ne pouvais pas l'affirmer avec certitude.

Cela pouvait sembler mal de penser ainsi, mais mon père avait tenu à m'enseigner la méfiance sur les agissements des êtres puissants politiquement et de possiblement percer un véritable but dans leurs actions. Comme je l'avais fait pour Grögh à ForgeFer alors qu'il n'avait pas averti mon arrivée à mon royaume.

Enfin, ce n'est pas mon affaire prioritaire, décidai-je en abandonnant d'approfondir le sujet avec la femme devant moi.

  • J'ai fini, parla alors Titania qui tendit sa tablette.

Je l'offris également, et la garde les récupéra. Elle mit ensuite les tablettes dans une fente de son bureau, où je vis s'afficher une série de lettres et numéros avec nos visage à toutes deux. Elle pianota quelques fois sur la surface lisse, fit glisser les textes et images vers le bas, puis se dirigea vers la gauche pour récupérer dans un tiroir deux badges vierges semblant être composé de verre. La garde les connecta ensuite au bout du bureau, puis nous les emmena sous la fente.

  • Voilà. Bon séjour en Maurial, nous salua la femme. Avant d'entrer, vous devez rejoindre les deux gardes devant vous qui vous offriront des ihnibiteurs pour plus de mesures.

Alors que je plaçai sur ma tunique avec Titania mon badge d'identification où trônait notre visage, je dérangeai une dernière fois la garde :

  • Pardon, mais est-ce que vous sauriez par hasard si une fille nommée Rosa est venue ici récemment et est encore dans la ville ? Nous devions nous retrouver ici, mais nous avons eu quelques ennuis qui nous ont fait prendre plus ou moins de retard.

La garde fronça les sourcils de réflexion à ma question.

  • Je crois avoir lu ça dans vos réponses. Eh bien, si vous souhaitez le savoir, vous devez vous rendre à l'administration de Maurial. C'est là-bas que nous enregistrons toutes les entrées et sorties récentes des voyageurs non permanents. Voulez-vous peut-être un guide pour vous y rendre ?
  • Je vous en prie.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

ChihuahuaBlack
Shanna Aguanieve est une étudiante totalement dissipée, qui se bat et qui ne porte que peu d'attention à son avenir. Luna est son exact opposée. Bonne élève, elle cherche toujours à en apprendre plus sur la psychologie humaine. Et alors qu'elle arrive au Lycée, son nouveau sujet d'étude est tout trouvé : la fameuse chef des délinquants...
1
0
0
84
Défi
el Sorio 2
un portrait chinois sur moi
5
1
9
1
Défi
Jérôme S

L'extase! L'extase totale! Imaginez vous cela? Je sortais du théatre et la piece "la machine infernale" de Cocteau m'avait ravi le coeur. Celui ci palpitait et battait la chamade.Bien que de nature timide naturellement , j'allais vers n'importe qui dire n'importe quoi! Je me sentais légé comme une plume et je courrais par les rues. "Le pavé du roi!" m'écriais-je et je bondissais comme un lunatique.
N'allez pas croire que je suis fou. Je suis simplement un être comblé.
 Par l'amour! J'allais voir ma promise et rien au monde n'eu pu me rendre plus heureux.
Je toquais a la porte. Je poussais le loquet.
Merde! Elle était entre deux gars qui la draguait ostensiblement. Je fus saisi d'une fureur sans pareil: je soulevais une chaise et la balançais sur les deux types. Ils détalèrent au taquet. Et je fut pris d'un dégout monumental pour cette petite catin .
Je pleurais beaucoup les jours suivants. Mon désespoir s'accrut de jour en jour et je tombais dans une mélancolie profonde comme cette chère Emma Bovary.
Pauvres âmes blessées! ayez pitié seigneur!Mais rien n'y fit.Mes prières étaient vaines.Un matin je pris mon revolver dans le tiroir de mon secrétaire. J'allais en finir .Mon état d'esprit à ce moment fut innéfable,inavouable même!
Japprochais l'arme de ma tempe.
C'était fini.

Jérôme S.....
1
1
0
1

Vous aimez lire Dragon Fire ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0