Entrer en Maurial

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Point de vue de Soraya :

Je ne le sens pas, Titania.

Mais si, mais si. Ton déguisement est super. Ils ne te reconnaîtront pas.

Tout de même...

Soraya, tu es arrivée jusque-là. Ce serait vraiment une ironie du sort que tu sois arrêtée après avoir traversé une grosse partie de Lyrhune. Maintenant, stoppons la conversation. Nous allons passer le contrôle. Et n'oublie pas de demander si Rosa est arrivée.

Fidèle à sa parole, TItania, qui s'était vêtue d'une cape grise aux extrêmités violettes qu'Onélo'ria lui avait montré sur l'ilôt avant notre départ pour cacher ses ailes, coupa le lien téléphatique. En la sentant partir, je ne persistais pas. Effectivement, dans la file de visiteurs qui s'apprêtaient à entrer dans l'enceinte de la cité, il y avait environs dix gardes : deux en armures lourdes devant armés de lance atlantes, des femmes et des hommes vêtus plus légèrement bien qu'avec une arme à leurs côtés dans des comptoirs à l'intérieur du mur d'enceinte blanc où ils offraient depuis une ouverture dans le verre épais des laisser-passers après avoir pris l'identité du passant et deux autres identiques aux premiers juste après.

Je compris vite sa méfiance : nous ignorions s'ils pourraient d'une manière ou d'une autre lire une conversation mentale. C'était une inspection réglementée chez les soldats, surtout dans de grandes surfaces de vie, mais dépendait d'une cité à une autre et des occasions. J'oubliais si Maurial était plus laxiste à ce sujet ou non. Dans le doute, il vallait mieux laisser tomber, même si j'avais le trac.

Les mesures semblaient assez importantes, mais les contrôles n'avaient pour but que de vérifier la présence de nouvelles personnes aux habitués. Il y avait donc deux files qui se séparaient pour prendre les nouvelles et mettre à jour si besoin les autres. Titania et moi allions dans la première, qui prenait à gauche de la grande ouverture. Nous avions attendus un moment dans la file d'attente, qui était tout de même impressionante. Mais, par chance ( ainsi que par malchance de mon point de vue ), nous étions arrivées assez tôt dans la journée. L'attente n'avait donc pas été trop longue avant de presque arriver devant le passage. Par habitude, le trafic est pire quand la journée est avancée. Pour entrer dans une ville aussi grande et importante que Maurial, il vallait mieux entrer tôt ou vers la fin de journée.

oOo

Au début, en voyant le temps d'attente qu'ils nous faudraient, j'avais eu une légère moue. Ce qui s'est vite transformée à mesure que nous nous étions approchées de l'entrée. Et avec elle la hâte de retrouver Rosa, et de lui raconter nos dernières aventures ainsi que de connaître les siennes avait été tempérée par la pensée qu'en dépit de mon déguisement magique, les gardes parviennent à me reconnaître.

Peur amplifiée en voyant dans une pancarte à l'entrée les journaux récents, qui parlaient principalement des mystérieuses créatures de l'ombre et des villes et villages attaqués. Ce n'était pas tout. Ils parlaient également de mes fiançailles annulées, comme coïncidence, avec le prince atlante Yvan Ilgrad Loryo ad Atlantis X du nom, par ma disparition la veille de la cérémonie. Il y avait même une promesse, et mes yeux faillirent sortir de mon crâne, de plus de cinq cent millions d'argós pour me retrouver. Cette somme suffirait à acheter toute une région et de prétendre sans problème à la noblesse !

Ce n'était donc pas étonnant que je vois des chasseurs et chasseuses de primes, bien armés jusqu'aux dents, qui prenaient certaines des affiches remplacées quotidiennement. Et chaque fois que je jetais un coup d'œil d'un style désinteressé à leurs actions, je les voyais presque tous désigner ou s'emparer de la mission visant à me récupérer pour en parler avec leurs groupes ou à eux-mêmes, et cela me faisait déglutir d'entendre leurs rires gras ou voir leurs yeux qui brillaient de convoitise. Sans oublier de sentir leurs intentions, hélas que je percevais merveilleusement bien. Elles étaient féroces, et pleines d'envie à l'idée de mettre la main sur moi. C'était pire alors qu'ils étaient si près de leur récompense, sans même le savoir. Je regrettais presque qu'Anéon ne soit pas là. Lui et sa nature nonchalante qui, même si c'était étrange, me faisaient un bien fou et me détendaient plus que d'ordinaire.

oOo

Avant de passer à vue, j'abaissais encore plus ma capuche devant mon visage et tâchais de prendre une posture moins raide, tout en restant discrète. Je contrôlais ma respiration alors que nous passions entre les deux solats qui surveillaient, bien que les battements de mon cœur devenaient erratiques et me faisaient presque mal. Alors, lorsque nous finîmes par les dépasser sans problème, et qu'ils ne nous accordèrent pas le moindre intérêt, ma tension se relâcha un peu. Je savais que ce n'était pas tant mon déguisement que le fait qu'il y avait derrière nous une centaine de visiteurs qui faisait qu'ils ne nous accordaient pas d'importance. Néanmoins, le plus dur était juste devant.

Nous prîmes la file de gauche pour avoir nos laisser-passers, et Titania s'installa derrière le moins bondé, le troisième, où patientait une petite famille de deux parents et une petite fille emmitouflée dans des vêtements chauds où ne dépassait que son nez rougie qui somnolait en dépit du brouhaha dans les bras de sa mère, tandis que le père remplissait avec un stylet une sorte de questionnaire dans une plaque rectangulaire bleue transparente et fine que la femme soldate lui avait offerte.

Je suivis en faisant en sorte de ne pas bousculer les gens qui patientaient également et rejoignis Titania.

Tout allait bien jusque-là. Si les choses ne s'emballaient pas, il faudra que je demande des renseignements sur Rosa, en espérant qu'elle soit venue à bon port ou qu'elle ne nous ait pas trop attendue. Mais, comme disait Titania, nous étions parvenus jusqu'ici. Normalement, et avec de la chance, rien de mal n'arrivera. Il ne restait plus qu'à prier pour que cela soit le cas.

  • Bonne journée à vous, salua la femme en prenant la tablette et la posant sur son bureau. Je vous donne vos cartes d'identié avec l'autorisation de circuler dans les quartiers des zones trois à huit de Maurial.

Elle fit ensuite trois gestes répétés, pour poser à chacun d'eux un badge où il y avait une photo parfaite avec des symboles différents de chaque membre de la famille. La soldate nous demanda ensuite de nous avancer.

  • Bonjour, nous souria-t-elle tout en s'emparant d'une sorte de cylindre blanc où scintillait une lueur rouge. Je vais holographier votre visage et analyser votre énergie pour identification. Ne vous en faites pas, la lumière ne vous fera pas mal.

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________________________________________________________________________________________________________

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