Brève séparation et promesse de retrouvailles

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Point de vue d'Anéon :

Plusieurs heures après que Soraya soit sortis de son sommeil forcé, sans plus de mauvaises choses imprévues, nous arrivâmes à bout de plus de trois semaines de voyage. La ville de Maurial était juste sous nous.

Immense. Entourée d'obélix protecteurs qui faisaient office de dôme protecteur semblable au village des Alezans, mais plus puissant et infiniment plus vaste. Il était tel que je devais planer très haut pour éviter de toucher le champ de protection. Mais ainsi, nous n'avions aucune crainte d'être pris en chasse, et le panorama nous permettait à tous nous d'observer intégralement l'une des plus grandes villes de tout Lyrhune. Là où des milliers d'habitants de tout peuple y avaient élu domicile et se côtoyaient chaque minutes et heures. Elle était également l'une des plus avancées technologiquement, grâce à l'importante présence atlante.

Bien qu'à altitude beaucoup plus basse, nous pouvions voir se déplacer des engins volants, les plus en vues étaient les immenses dirigeables qui servaient de moyens de transports dans cette immense cité, qui s'élevait également en fonction des quartiers. Effectivement, la cité avait une architecture qui rappelait des paliers qui se supperposaient comme une pyramide, pour s'élever au fur et à mesure. Les plus pauvres se trouvaient en bas, et les plus riches et aisées se tenaient plus haut.

D'autres points, que je percevais à ma vue perçante, indiquait qu'il y avait de plus petits jets de style aéronefs en formation qui assuraient un transport plus réduit pour une ou deux personnes. Cela devait être des patrouilles de surveillance.

Il y avait également, en plus des multitudes habitations agglomérées, d'immenses tours pour les administrations, qui se tenaient en majorité dans les zones supérieurs, et des grandes structures aux fonctions sûrement plus civiques entre les structures moyennes et en hauteur.

Enfin, nous pouvions apercevoir, majestueux, spacieux et d'une beauté à couper le souffle, le château qui devait appartenir au seigneur de Maurial. Il était peint par des tons blancs, argentés et métalliques, et composé en majorité d'un bâtiment principal à la voûte dorée en berceau. Celui-ci était surpassé par deux tours en pique reliées à lui par des ponts.

Après cette observation à couper le souffle de là où Rosa devait logiquement se trouver, Onélo'ria m'indiqua un endroit plus éloigné où me poser, à environs une lieue de l'une des entrées de la ville, très proche d'un petit coin boisé et assez éloigné des routes qui étaient bien plus nombreuses maintenant.

Il ne me fallut que quelques battements d'ailes et planements pour l'atteindre. Je fis ensuite un pic incliné pour atteindre le sol, puis je rabattis mes ailes en avant pour ralentir ma vitesse et me stopper complétement.

Voilà. Vous pouvez descendre, leur indiquai-je en posant les pattes à terre et en me couchant au sol pour leur permettre de revenir à terre.

J'attendis sagement de les voir, sacs en main, devant moi avant de me redresser, Onélo'ria à mes côtés. J'amenai ma patte droite sur mon poitrail avant de m'incliner noblement en fermant les yeux, ailes étendues sur toutes leur longueur sur le sol.

Le vol DragonAir remercie ses passagers pour leur patience. Nous prions pour que vous, importantes damoiselles, choisissiez notre transport dans le futur. Bonne journée à vous.

Mon numéro eut le mérite de les faire rire, et je les rejoignis gaiement. Nous restâmes ainsi un peu avant que nous nous calmions.

  • BIen, dit alors Soraya. Maintenant, nous allons trouver Rosa pendant que tu iras rendre visite à ce fameux Alfe. Onélo'ria, je compte sur vous, termina-t-elle en s'inclinant devant l'elfe en question.
  • Ne vous en faite pas, votre Altesse, salua-t-elle alors à son tour. En jugeant à la vitesse d'Anéon, nous arriverons dans la soirée là où je soupçonne être Hélios. Il se trouve dans une autre ville qui se trouve juste entre Maurial et Port-Réjouit, bien que plus près de cette dernière. Elle se nomme Troyce, une ville où se trouve certaines guildes.
  • Génial ! s'exclama alors Titania qui pétilla. On pourra alors toutes les trois vous rejoindre dans cette ville !

Hmmm... Est-ce une bonne idée ? s'enquis-je, peu enclin à faire ça. N'oublie pas que Soraya est poursuivie. Et puis, il y a les monstres aussi !

  • Anéon, soupira Soraya qui badigeonnait ses cheveux de la crème et les fit prendre une teinte noire avec des pointes bleues foncés. Si nous partons chacun de notre côté sans savoir où se trouver, nous risquons de nous croiser et de perdre du temps. Troyce est de toute façon plus proche de Port-Réjouit, donc ce sera mieux que ce soit nous qui venions à toi. Et puis, je ne suis pas sans défense. Titania nous plus.
  • Ouais ! affirma-t-elle avec un air enjoué en levant les poings. Ne t'en fait pas pour nous, et va chercher cet Hélios !

Je ne trouvais rien à redire, mais la pensée de les quitter me serra douloureusement. Sans attendre, je les attrapai avec une patte et les embrassai contre mon cou dans une étreinte.

Prenez garde, et faites attention, leur conseillai-je en ronronnant, ce que les dragons faisaient sous l'émotion et que j'héritais malgré moi.

Je n'attendis pas longtemps avant de sentir leur bras attraper mon cou et le serrer. Nous restâmes accrochés ainsi un long moment avant que je les relâche enfin.

  • Toi aussi, prend soin de toi, me sourit alors Soraya en plaquant sa main sur son cou...

... Là où était une pierre verte brillante que je n'avais pas remarqué auparavant. Et, curieusement, j'avais un sentiment familier en la voyant. Comme si je l'avais déjà vu. Intrigué, j'allais lui demander depuis quand elle l'avait jusqu'à ce que Titania ne s'envola vers moi et aggripa mon museau, posant sa tête en sanglottant.

  • Tu vas me manquer, marmona-t-elle avant de me déposer un petit baiser.

Je riai un peu et caressai doucement sa tête avec une griffe.

Sèche tes larmes, nous nous reverrons sous peu, lui promis-je alors qu'elle revenait par terre avec Soraya.

Elle hocha la tête et passa une main sur ses yeux, avant de sourire un peu. Onélo'ria, qui s'était tenue à l'écart pour nous laisser nous dire au revoir, attira mentalement mon attention.

Il est temps, si nous voulons rejoindre Troyce avant la nuit.

Je soufflai avec consentement et me contentai de mettre en équerre ma patte gauche au niveau de mon plastron. Onélo'ria sauta gracieusement sur elle avant d'atterir en douceur sur la base de mon cou.

  • Suis ton ombre, Anéon. Ensuite, quand je te le dirai, ce sera plein nord-est.

Soraya et Titania reculèrent toutes les deux alors que je pivotai pour suivre la direction que prenai l'obscurité que créais mon corps. J'ouvris ensuite grand les ailes, puis bondis grâce à mes pattes arrières et pris mon envol, laissant derrière la jeune princesse et la fée que je regardai pour la dernière fois.

On se revoit bientôt ! leur dis-je en rugissant.

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