Difficultés

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Point de vue d'Anéon :

Je reculai lentement afin de maintenir une relative distance de sécurité entre moi et les chiens démoniaques, essayant par réflexe d'alimenter dans une de mes mains une boule de Mana. Hélas, malgré tous mes efforts, et toute ma concentration, ma magie ne marcha pas.

Bon sang ! Pourquoi est-ce que je flanche à un moment pareil ?! paniquai-je alors que l'un de mes ennemis se ramassa sur lui-même.

Avec un rugissement strident, la bête se jeta sur moi, bien que je parvienne de justesse à l'éviter. Ce qui ne fut pas le cas de la seconde qui profita de l'angle mort que j'avais créé l'espace d'une seconde en m'écartant et qui happa par-dessous mon bras droit. Ses crocs, qui s'enfoncèrent profondément dans ma chair spirituelle, étaient comme des tisons sortant à peine du feu. Je hurlai à m'en briser les tympans alors que, sans pitié, je lui envoyai mon poing dans le but de lui fracasser la tête. Il l'évita aisément en me lâchant et, alors que je portai ma main à mon membre blessé, je vis du coin de l'œil un autre se ruer, tête baissée, dans l'intention de m'empaler sur ses longues cornes. Je me relevai vite et sautai au-dessus de lui, mais je senti une deuxième fois un contact brûlant, laissé par les griffes d'un chien qui m'avait suivit dans les airs et me les avaient asséné. Je retombai et pris vite la poudre d'escampette, clairement dépassé par leur nombre.

  • Bien, changement de tactique.

Je visualisai alors dans ma tête ma main tenir Vesingrí, avec l'image la plus nette et les sensations qui accompagnaient son contact. Peu à peu, et avec satisfaction, je vis l'épée se matérialiser. Armé à nouveau, je me mis en garde et assaillai l'ennemi le plus proche de moi. Une bien mauvaise surprise m'attendit à l'arrivée. Lorsque j'abaissai sur le dos du chien mon épée, celle-ci le traversa sans l'endommager plus qu'en déplaçant un de fumée de lui, avant de retomber avec fracas sur le sol. Ma surprise fut si grande que j'évitai presque trop tard de me faire égorger en représaille. Je sautai en arrière aussi loin que je le pus, regardant brièvement sans comprendre l'épée. Pourquoi... mon attaque n'avait-elle rien fait ? Je regardai alors les chiens qui venaient encore une fois dans ma direction. Qu'est-ce qu'étaient ces choses ?!

Impuissant face à eux, ni en mesure de riposter et de me défendre convenablement, je vis que je n'avais pas le choix. Ni une, ni deux, j'appliquai mon idée de base et pris mon élan. Sans attendre, j'optai pour la voie des airs et, sans difficulté, je parvins à me maintenir en lévitation à plusieurs mètres de hauteur. Mais, sans aucune surprise, je vis mes assaillants faire de même, créant sous leurs pattes meutrières quand ils galopaient une sorte de nuage de fumée qui leur permettait de s'envoler.

Paniqué, je fusai dans les cieux et tentai de les distancer. Cependant, non habitué à ce mode de déplacement, je remarquai que les canidés me rattrapèrent. Bientôt, je dus les esquiver en plein déplacement alors qu'ils me prenaient sur les côtés, faire plusieurs tonneaux lorsqu'ils essayaient de m'avoir par dessous ou dessus. Afin de les semer, je descendis comme un aigle et volai à fond dans les ruelles. Je fis ainsi plusieurs slaloms entre les maisons, tournai brusquement dans un tournant. Plus d'une fois, je réussissai à leur échapper, mais leur intelligence égalisait leur fureur à m'avoir. Je n'étais tranquille que quelques secondes avant d'entendre l'aboiement de l'un d'eux qui était parvenu à m'apercevoir depuis les hauteurs.

Ce manège dura un long moment et, au bout d'une dizaine de minute, je me sentai vider de plus en plus de mon énergie. Il me semblait même que ma forme spirituelle devenait davantage transparente à mesure que je continuai à véhiculer ainsi. Sans parler de mes blessures. Je n'avais pas de sang, mais de là où j'avais été touché, les marques de crocs que je pouvais voir étaient d'un noir charbonneux et fumaient d'une couleur grisâtre. Mon dos devait être également porteur de cela par mes griffures. Toutes me lançaient comme si un incendie calcinait ma peau.

La peur m'envahit progressivement alors qu'il me parut évident que je ne pouvais pas continuer comme ça. J'esquivais de moins en moins bien leurs assauts, et les animaux devenaient plus féroces et audacieux alors que ma force et ma vitesse diminuaient. Je poussai un gémissement alors que la corne d'un des chiens finit par érafler mon flanc droit après que la bête se soit glissée comme un reptile sous moi et était remontée en flèche. Je répliquai en tentant une nouvelle fois de le tranche de mon épée, mais la lame passe son cou sans plus de résultat.

Désespéré, je filai jusqu'à un nuage de fumée projeté par une maison en flamme et, d'un seul coup, je tombai sur son toit embrasé et m'enfonçais dans un sorte de grenier. La chaleur était torride, et le feu me lécha douloureusement. Caché tout au fond du grenier bas emplit de fumée, respirant langoureusement, j'attendis de voir si les chiens arrivaient.

J'entendis distinctement à travers le rugissement du brasier les aboiements des chiens. Ils passèrent sans parvenir à me trouver. Je respirai alors un grand coup et me laissai tomber au sol, épuisé.

Franchement, que peuvent être ces trucs ? Pourquoi mon épée ne leur a rien fait ? réfléchis-je en laissant tomber la projection de mon arme.

Puis je regardai mon bras blessé, et une seconde pensée frappa mon esprit : la nuance de noire l'avait presque complétement recouvert !

  • Oh mes dieux, c'est quoi ce délire ? chuchotai-je, par crainte que mes poursuivants ne m'entendent, tout en frottant la zone ombragée.

Cela ne fit rien, mais je constai qu'au contraire de la sensation de brûlure qu'elles m'infligeaient, j'avais l'impression avec mes mains de toucher une peau froide comme un glaçon. Et cela me laissais encore plus angoissé. Une chose était sûre, ce qui m'arrivait était mauvais. Mon dos devait lui aussi être dans le même état. Je jetai un coup à mon flanc en partie encorné, pour constater le changement similaire. Je fermai les yeux, contrôlant la panique qui menaçait d'éclater. Je forçai ma respiration qui commençait à se saccader à se calmer. Je devais raisonner, rester efficace.

Pour le moment, sans compter mon épuisement, tout allait bien. Mais... que pouvais-je faire ? Il me fallait me débarrasser des chiens avant de penser à continuer chercher Soraya. J'étais seul, en infériorité numérique face aux dangereux prédateurs. Sans dire que mes attaques étaient sans incidence majeur. Alors, le moins que l'on pouvait dire, c'était que j'étais salement dans le pétrin. Et j'avais vraiment, plus que jamais, désespérément besoin d'aide. Autour de moi, je percevai les grondements et les aboiements continuer de tourner dans les environs, plus proches à chaque fois. Sous peu, les ombres canines me retrouveront. Je pouvais espérer rester caché encore cinq minutes, guère plus.

Je vous en prie dieux, priai-je en silence en espérant être entendu. Pour cette fois, j'implore votre aide. Permettez moi de sortir d'ici vivant avec Soraya. Je vous en conjure.

Péniblement, je me redressai et, alors que je me redonnai du courage, je sentis avec étonnement une Présence inconnue se faufiler télépathiquement dans mon Esprit. Automatiquement, je la bloquai et analysai ses motivations. Je la trouvai pleine de feu et d'ardeur, mais pas menaçante. Extrêmement prudent, je ne laissais alors qu'un petit passage pour l'inconnu afin que je ne puisse que l'entendre assez distinctement, et je fus loin d'être déçu.

Je ne suis peut-être pas une déesse, mais je crois qu'un peu d'aide ne sera pas de trop dans ton cas, parla alors dans ma tête la voix rude d'une femme.

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