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Point de vue d'Anéon :

La déesse s'agenouilla sur le sol, et m'invita également à en faire de même. Je la rejoignis et attendis ses prochaines paroles. Elle continua d'étudier sous tous les angles l'objet en le manipulant, toujours avec la même délicatesse. Puis elle me regarda, et j'ouvris tout particulièrement mes oreilles.

  • Avant d'aller plus loin, je veux que tu me promettes de ne pas m'interrompre une seule fois. Je ne dois pas m'attarder trop longtemps ici, au risque d'attirer l'intérêt de tes poursuivants. Aussi, je tiens à aller directement au fait pour pouvoir sortir Soraya de là. Ne dis pas un seul mot à partir de là.

Autant dire que je ne m'attendais pas trop à ce qu'elle me dise ceci. Et puis, poursuivants ? C'était quoi cette histoire ? Enfin, je pourrai lui poser la question plus tard. Pour le moment, Soraya était ma priorité, et j'avais bien compris la menace cachée derrière la dernière phrase. " Ne dis pas un seul mot à partir de là, sinon "... Décidant de ne pas provoquer la colère de Lyrhana, j'hochai donc sans attendre la tête pour lui montrer mon accord. Rassurée, elle poursuivit donc :

  • Tout d'abord, je dois t'avouer une chose Anéon : si Soraya se trouve dans cet état, c'est par ma demande.

Cette... Cette déesse. Je comprenai mieux maintenant pourquoi elle insistait pour que je ne l'interrompe pas ! Mais je n'ai pu retenir une exclamation étranglée face à cette révélation. Elle ne prit pas en compte ma protestation passée de justesse sous silence. Lyrhana avança sa main détenant l'objet jusqu'à moi, voulant sans nul doute que je le regarde.

  • Cette sphère que tu vois là, est bel et bien responsable de ce qui lui arrive. Son nom est la jiānyù. Elle est composée de cristal des Ténèbres, fabriqué à l'intérieur même d'une Ombre.

Toutes ses explications, tant de nouvelles connaissances qui m'étaient encore totalement inconnues, se montraient à moi pleines d'une importance capitale. Ce qui me rendait difficile de ne pas poser de question, et je devais mordre ma langue pour ne pas déverser le moindre son. J'usai donc de toute ma concentration pour retenir autant de choses que je pouvais.

  • À l'intérieur de ce cristal, l'Esprit d'un être vivant y est retenu prisonnier. Grâce à ceci, et aux énergies Primordiales présentes dans l'Esprit, respectivement la Lumière et les Ténèbres, un Déchu voit le jour. C'est la chose que tu as tué dans les landes. Et la jiānyù en est le cœur. Soraya avait clairement compris qu'un être vivant était dedans, voilà pourquoi, grâce au don que lui offrait son empathie, elle a communié avec la conscience de l'Esprit d'une femme. Je sais que c'était risqué, soupira-t-elle d'un ton désolé, mais il fallait absolument que Soraya voit ce qui se passait. Mais j'aurai du prendre en compte son inexpérience dans ce domaine. Durant le processus, sa propre conscience a fini par s'égarer.

Lyrhana avait VRAIMENT bien fait de m'ordonner de me taire ! Je mourrai d'envie de lui dire que pour une déesse censée veiller sur nous, elle venait de faire un acte des plus inconsidérés ! Elle se tendit tout à coup devant moi, le regard un instant des plus tristes qu'il me fut donné de voir, et toute ma colère fondit comme neige au soleil alors que je commençai à me sentir mal. Elle avait du percevoir mes pensées. J'avais oublié qu'elle le pouvait aussi aisément que moi, sans que je ne la sente les épier. De nouveau, la déesse me regarda droit dans les yeux, non plus peinée mais déterminée.

  • Crois moi, je sais que ce que j'ai fait n'était pas judicieux, mais au moins Soraya n'est pas complétement perdue. Et voilà où tu entres en jeu.

Voilà enfin ce que j'attendai depuis le début ! Je me penchai en avant, avec la hâte de savoir de quelle manière je pourrai l'aider.

  • Pour sortir Soraya de cette impasse, tu vas te servir du lien qui relie sa conscience à celle de la sphère. Selon moi, tu arriveras tout au bout à la retrouver. Une fois que tu arriveras à elle, il faudra que tu parviennes à trouver la cause qui la retient et l'en détacher. Je ne peux cependant te dire comment. Je ne peux que te permettre d'emprunter la même voie qu'elle. Il faudra que tu cherches par toi-même la manière de procéder.

De nouveau, je hochai la tête. Lyrhana me demanda alors de fermer les yeux et de me détendre, tout en ôtant toute pensée parasite. Je fis ce qu'elle me dit, et, une fois que je fus prêt, je sentis l'une de ses mains se poser sur mon front. Dans l'obscurité, je sentis le souffle de Lyrhana se poser contre mon oreille, et me murmurer des paroles énigmatiques :

  • Fais attention à toi. Et n'oublie pas : les lois là-bas ne sont pas les mêmes qu'ici. C'est le monde spirituel. Tant que ton Esprit ne faiblira pas, tu ne craindras rien. Reste fort.

Puis plus rien. Littéralement. Je me sentis tomber en arrière, et m'enfoncer profondément dans le sol. Enfin... je pensai tomber. Lorsque j'ouvris les yeux, je vis seulement le noir, sans repère pour savoir où se situait le haut du bas, ce qui me procurait un désagréable vertige. Quant à mon corps... il était ma seule source de lumière. C'était à ne rien n'y comprendre. De plus, un froid intense se déversa sur et en moi. Cet endroit... me terrifiait. Où étais-je donc tombé ?!

  • Lyrhana, que se passe-t-il ?! m'affolai-je en agitant maladroitement mes bras, tournant dans tous les sens sans me stabiliser.
  • Calme toi Anéon, m'intima alors d'une voix lointaine la déesse. Comme je t'ai dit, les lois ne sont pas identiques ici. Tu dois te détendre, rester calme. Habitue toi à ta nouvelle condition.

Facile à dire, elle n'est pas à ma place, pensais-je alors que je prenais une longue et profonde inspiration, que j'avais bloqué par anxiété.

Mais... respirais-je réellement depuis que j'étais là ? À bien y réfléchir, non. Au moins, l'action eu l'effet désiré. Lorsque je fus plus apaisé, mon corps cessa de me faire des siennes, et je me stabilisai enfin à une position correcte. En tout cas, je n'avais plus l'impression d'ignorer comment me mettre. Je sentis même après quelques secondes supplémentaires une sorte de sol se former à mes pieds. Prudemment, je testais ma prise et, rassuré par le fait que je n'éprouvais pas le moindre désagrément, je me mis à prendre connaissance de mon nouvel environnement. Et, hormis le vide insondable sur mes deux côtés, le haut et le bas, il n'y avait absolumment rien. Pourtant, Soraya était là, quelque part. Seule. Par cette pensée, que je trouvais abominable, je me mis en route, bien que ne sachant pas la direction à prendre dans l'immédiat. Sans indice, je préférai me fier à mon intuition pour la trouver.

  • Tiens encore un peu. J'arrive.

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________________________________________________________________________________________________________

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