Démonstration de force

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Point de vue de Rosa :

Des spectateurs impuissants. Sans rien pouvoir faire, inaptes à les aider. Voilà ce que nous étions. L'un après l'autre, sans aucune exception : homme, femme, âgé ou jeune, la femme au masque de dragon, sans une once d'hésitation, fit subir le même sort au premier qui passa, sans que nous puissions nous interposer sans risquer de se faire attraper. Et chaque fois que je voyais ces mêmes lumières symbolisant leur disparition, je me sentais malade, comme si j'avais envie de vomir. Je finissais même par détourner le regard, ne supportant plus de regarder jusqu'au bout.

Dans la foule qui diminuait à mesure que les créatures les emmenaient à leur bourreau, je reconnus six des prisonniers que nous avions libéré, capturer par les monstres qui avaient patrouillé. Elle extrayait cette lumière intérieur qu'ils semblaient tous produire. Mais toutes n'étaient pas fait de la même façon.

Parmi les personnes qui furent enlever et ammener de force, surtout chez les derniers à passer, une lumière beaucoup plus intense, mêlée d'une couleur bleuté ponctuée à d'autres couleurs, était absorbée à ce moment là. Quand c'était le cas, la femme prenait beaucoup plus de plaisir à la leur arracher. Et lorsqu'elle l'offrait à cette obscurité vivante, des êtres différents des autres apparaissaient. Mémorisant chaque détails des différentes physiologies physiques des nouveaux êtres, je les étudiais pour trouver une ou plusieurs failles potentielles à exploiter.

Ainsi, il y eut dans ses rangs un monstre bidpède ailé semblable à un oiseau. Il avait de longs bras recouverts de plumes noires fumantes et se finissant comme les pattes d'un oiseau. De par leur taille robuste, ses serres épaisses et affûtées devaient exercer une pression considérable. Sa tête aviaire portait une paire de longues cornes arrières qui se rejoignaient presque comme un pique. Sa gueule en forme de bec était dentelée. Sa taille fine et ses puissantes ailes devaient lui conférer une vitesse et une agilité incroyables en vol, mais sa longue queue arrière avec de larges plumes qui lui permettaient de se stabiliser pourrait se révéler handicapante si l'on pouvait la sectionner ou l'endommager.

Il y eut deux géants de cinq mètres que je pourrais qualifier de sorte de golems combinés à un minotaure tout en muscle. Une armure de gris foncé lisse, craquelées en partie et laissant échapper la brume noire caractéristique, protégeait leurs points vitaux. Cette protection couvrait efficacement leurs points vitaux. Il m'était plus difficile de trouver un défaut chez eux. Avec mon épée, je ne pourrais rien faire contre eux. Mais sa vitesse devait sans doute s'en retrouver réduite. Et les craquelures exposaient en partie leur chair.

Enfin, et c'était le plus effrayant ainsi que celui qui se démarquait le plus pour moi. La porteuse du poignard récupéra une bien plus importante lumière que les précédentes d'une femme rousse, l'un des quatre derniers habitants encore présent. La créature noire à qui elle l'offrit se métamorphosa en ce qui ressembla le plus en humain. Son corps tigré était complétement parcouru de flammes noires et rouges où dansaient de violentes étincelles, carbonisant le sol de ses pieds et des ses mains noires et griffus. Sa chevelure, qui enveloppait son visage furieux aux crocs découverts et ses cornes noires charbons poussées à l'avant, était aussi du même élément le parcourant, crépitante comme quand le vent soufflait sur un feu. Il était également beaucoup plus fougueux et enragé que les autres, quant à eux dociles face à leurs maitres. De son dos, en se redressant et en émettant un hurlement semblable à un grondement de tonnerre, l'être de feu invoqua une gigantesque paire d'ailes enflammées. Ses yeux foudroyèrent la femme qui l'avait formé, et il attira son attention.

  • Voyez-vous ça ? s'étonna-t-elle d'un ton joyeux. Non seulement elle avait assez d'énergie Primordiale en elle pour former un Effrit, mais en plus son Esprit résiste encore. Voilà enfin un serviteur qui me sera utile. Lysa, occupe toi de lui, et soumet le.
  • Très bien.

Lysa. L'un d'eux portait le nom de Lysa ! Voilà enfin une chose que j'apprenais sur l'un d'eux ! Je regardais la femme s'avancer vers la créature qui gronda en la voyant, menaçante. Sans broncher, ni tressaillir, elle déroula de sa hanche un long fouet se terminant par une lame. Et, l'instant d'un souffle, elle s'embrasa, ses flammes spirituelles identiques à celle de l'être qu'ils nommèrent Effrit. Tout son corps fut parcouru d'une Aura rougeâtre tâchée ici et là de noir, et la Présence qu'elle manifesta pour intimider son adversaire me fit trembler de peur.

Les deux se jugèrent longuement, sans bouger un cil, prenant tout leur temps avant l'assaut. Leur concentration créa une tension lourde, tant que je crus presque la sentir m'écraser. Finalement, ce fut l'Effrit qui attaqua le premier, prenant son envol en soulevant une bourrasque brûlante. Il se jeta sur la dénommée Lysa qui, l'évita sur le côté. Sans perdre de temps, le monstre tendit sa main et projeta une trombe de flammes électrifiées sur elle. Avec une force impressionante, la femme sauta à plusieurs mètres dans les airs, évitant d'être prise dans le tourbillon. Une dizaine de monstres normaux, qui se trouvaient dans le sillage, n'eurent pas cette chance et disparurent en cendres sans pousser le moindre hurlement, laissant pour la plupart après leur départ entre une et trois sphères.

Dans un rugissement et brillant comme un véritable soleil, éblouissant mes yeux, l'Effrit battit des ailes et projeta une vague de chaleur ardente sur son ennemie. L'ondulation caractérisant l'air brûlant fila droit sur elle, sans moyen pour qu'elle s'en échappe. Pourtant, elle resta sur place, attendant.

Elle est folle ! Pourquoi ne tente-t-elle rien pour fuir ? me dis-je en ne comprenant pas sa réaction.

Même si j'étais consciente que tout ce qui arrivait était de leur faute, j'avais du mal à ne pas tressaillir à la penser de voir un corps brûlé par cette bourrasque mortelle. Eh bien, rien de tout ce que j'imaginais n'eut lieu. Cette vague se heurta à une étrange barrière qui forma des cerceaux bleus sombres qui lui sauva la vie. Une fois ceci passé, le monstre s'envola dans les airs et fondit droit sur elle. Il fut projeté en arrière par cette même chose qui l'avait protéger. Quand l'Effrit atteignit le sol, la femme passa à l'attaque. Avec une précision redoutable, elle claque son fouet enflammé droit sur lui, enfonçant profondément la lame dans son torse, le faisant hurler de douleur. Elle le ramena et, sans lui accorder le moindre répit, avec une vitesse de frappe telle que je n'avais jamais vu chez un manieur de fouet, elle l'assaillit de coups : sur ses bras, ses jambes, sa poitrine, ses flancs. Lysa le lacéra cruellement, sans jamais le manquer, faisant couler de lui son sang noir.

Et lorsque le monstre ensanglanté, une expression affolée sur son visage, reprit son envol dans le but de s'enfuir et de chercher la sécurité dans les cieux, elle projeta encore une fois son arme vers les hauteurs et l'enroula autour de son cou, le bloquant sur place. Avec un mouvement dur, extériorisant une force que je n'aurais pu deviner d'elle, le monstre se retrouva fracasser bruyamment contre le sol, creusant un cratère léger sur les pavés. Il se vit tournoyer dans les airs, resserant davantage le fouet dans le but évident de l'étrangler encore plus, contre les habitations, encore sur le sol. Il fut même précipité tout près de notre cachette, projettant des débris de sa chute qui fit trembler les murs et nous envoya une forte onde chaleur.

Chaque minute passée dans ce qui semblait être un jeu pour sa persécutrice l'affaiblissait de plus en plus. Ses flammes diminuaient d'intensité, ses rugissements se muèrent en gémissements aigus. Le spectacle était horrible à voir. Finalement, après avoir sans doute juger l'avoir suffisament amoché, Lysa le ramena d'un coup sec à ses pieds, le traînant sur le sol pendant toute la trajectoire. Se relevant sous des tremblements et un faible grognement, il la dévisagea avec des yeux emplient de haine, de douleur et de crainte. Cependant, lorsqu'elle empoigna la lanière et tira une dernière fois, il se précipita au sol et baissa son regard tout en éteignant ses flammes, vaincu.

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