Préparation

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Point de vue de Soraya :

  • Aaaahhh... Je suis mort, gémit Anéon en s'écroulant mollement sur notre lit.

J'étais approximativement dans le même état que lui. Mais je n'avais pas le temps de me reposer. Grögh nous avait tous convié à un banquet, celui qui aurait du être pour la veille de notre combat. Il a seulement été arrangé pour être celui de notre victoire.

Plusieurs heures s'étaient écoulés depuis que le pantin nous avait forcé à entrer dans l'action plus tôt que prévu, et il était aux alentours de midi. Nous avions donc fait une nuit blanche. Si l'on ajoutait nos combats et les efforts physiques et magiques colossaux que nous avions déployé pour rester en vie et vaincre les deux monstres, il était logique que nous soyions au bout du rouleau. Je me relevais néanmoins, décidée à m'habiller convenablement pour dîner avec les habitants de ForgeFer. Il me fallait donc des habits, ainsi qu'à Anéon qui, avec la perte de deux des siens, ne devait plus avoir grand-chose à se mettre. Je commençais à partir, récupérant au préalable dans mon sac ma bourse contenant mon argent lorsque Titania m'interpella :

  • Mais où tu vas Soraya ?
  • Chercher des boutiques et trouver des vêtements convenables pour moi et Anéon, lui répondis-je simplement.

Je marchais dans les couloirs, remarquant à partir de la salle d'entraînement les membres du personnels remettant en ordre l'habitation que le pantin de fer avait en partie saccagé en m'enlevant. J'atteris rapidement dehors, me baladant un peu et humant avec délice l'air du dehors. Un délicieux fumet se propageait dans l'atmosphère festive par la préparation de la fête. Des nains et des hommes apportaient leurs tonnaux de vin, des gâteaux ou des caissons de viandes et de légumes qu'ils apportèrent à la place centrale du village, où je pouvais apercevoir les tables mises en place par une vieil homme à l'allure rêche portant une tunique de cuisinier qui montrait à de solides soldats où placer les meubles et la nourriture à des domestiques, ainsi que la place qui était attribuée telle personne. Déjà, des enfants et des adolescents commençaient à apparaître, chassés par ceux qui travaillaient en leur hurlant dessus après qu'ils aient réussi à voler quelque chose à grignoter, mais à un qui fuyait, une dizaine revenait.

Les rues étaient elles aussi très animées, plusieurs conversations joyeuses jaillissaient de-ci de-là, les marchands et les mineurs heureux que leur commerce puisse reprendre maintenant que la barrière qui les retenait prisonnier ait dû probablement se rompre par la mort du Gueule-de-Fer. Je tombais après une dizaine de minute sur une échoppe où je voyais à travers les vitres quelques articles intéressant. Décidant d'y jeter un coup d'œil, je poussais la porte qui émit un tintement, et j'entrais dans la pièce unique.

  • Excusez moi, il y a quelqu'un ? demandais-je.

Ne recevant aucune réponse, j'en conclus que la personne qui gérait l'établissement devait être parti pour le banquet. J'allais partir pour regarder ailleurs, mais mon regard se porta sur un ensemble qui m'arrêta net, désireuse d'y regarder de plus près.

Un pull léger court et flottant de la couleur du ciel aux manches faites à partir de soie , ainsi qu'un pantalon blanc bouffant immaculé que je déroulais afin de mieux l'admirer. Un sentiment de nostalgie m'atteint tandis que je me dirigeais vers l'unique miroir de la pièce. Ces habits ressemblaient beaucoup à ceux de mon royaume porte, dont moi.

  • Est-ce que les vêtements vous plaîsent ? s'adressa alors une voix chevrottante qui me fit me retourner brusquement, tant je ne m'y attendais pas.

Une vieille femme courbée parsemée de ride, aux cheveux ramenés en simple chignon se présenta à moi, me regardant à travers ses lunettes d'un air doux.

  • Oui beaucoup, admis-je en les reposant correctement. Navrée de vous avoir dérangé, mais je cherchais des habits pour moi et mon ami.
  • Je vois. Princesse Soraya si je devine bien ? m'interrogea-t-elle, me faisant hoqueter par le choc. Je suis ravie de vous revoir après tant d'années partie hors du royaume, bien que j'ignore pourquoi je vous vois ici dans mon humble village.
  • Vous... viviez à Arcadia ?
  • Et oui, me confirma-t-elle en reportant ensuite son attention sur les habits que j'avais pris. Les vêtements que vous aviez dans vos mains étaient ceux que je portais quand j'étais plus jeune, il y a bien des années. Comme vous avez dû le remarquer, ils sont identiques à ceux de l'Est.

Elle les récupéra et me les tendis.

  • Prenez les, ils sont pour vous.
  • Oh ? Eh bien, merci. Combien coûtent-ils ? me renseignais-je en attrapant ma bourse.
  • Rien du tout, je vous les offre.
  • Quoi ? Non, non vraiment ! Laissez moi vous les acheter, insistais-je en commençant à attraper des drachmes.

La vieille dame s'approcha et déposa sa main sur mon épaule, me surprenant.

  • Votre Altesse, je serais honorée si vous les acceptiez comme cadeau. C'est la moindre des choses que je puisse faire, étant donné que vous avez sauvé le village où je vis désormais si j'en crois les rumeurs. Je m'en voudrais si je vous faisais payer.

J'étais prise au piège. Les mots qu'elle avait employé était en train de me convaincre. Lentement, je finis par attraper les vêtements qu'elle me tendait, puis je m'inclinais respectueusement devant elle.

  • Merci infiniment madame. Puis-je connaître votre nom ?
  • Carla, Votre Altesse. Attendez un instant je vous prie, me dit-elle en s'éloignant un peu plus loin et fouinant dans vers le fond de la boutique, soulevant plusieurs vêtements.

Elle revint quelques instants plus tard avec une autre tenue bien plus petite, à peu près de la taille d'Anéon.

Il y avait une veste en cuir rouge sombre avec des manches moyennes et une capuche faite à partir d'un tissu noir accroché au reste de l'habit. Ce dernier était muni d'un système d'ouverture à crochets argentés larges qui tranchaient sur la couleur sombre et s'enfilaient dans des rectangles. Elle portait aussi un pantalon baggy bleu nuit avec deux énormes poches blanches.

  • Pour votre ami, m'indiqua-t-elle avec un sourire devant mon hésitation. Dans la veste, il y a un chandail qui devrait lui aller. C'est aussi un cadeau. Après tout, lui aussi a sauvé ForgeFer. Ce serait injuste qu'il n'est pas lui aussi un petit présent. Les habits que je vous ais offert à vous deux sont très résistants et enchantés à mes bons soins dans quelques préparations. Leurs propriétés devraient vous surprendre.
  • Mer... Merci encore, bafouillais-je devant tant de générosité, regardant ce que je portais comme si je tenais là quelque trésor.

Je me sentais vraiment mal de prendre sans avoir à payer des tenues d'une telle valeur, surtout enchantés, mais la propriétaire me fit avancer doucement vers la sortie, sans me laisser le temps de protester de nouveau.

  • Je vous promet de ne pas oublier votre gentillesse. Je ferais aussi en sorte de vous dédommager si vous le souhaitez, lui promis-je une fois devant la porte.
  • Si c'est le cas, alors je vous demanderais de porter vos habits à chaque fois que vous devriez faire une fête, répliqua Carla en ouvrant la porte. Partez vous amuser maintenant, je pense qu'ils ne vont plus tarder.

M'inclinant une fois de plus, je sortis avec tout ce que j'avais récupéré. Je me retournais vers Carla qui m'adressa un salut et, le lui rendant, je me promis intérieurement de parler de son échoppe à mon retour.

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