Vaincu...

5 minutes de lecture

Point de vue d'Anéon :

  • Pardon encore une fois Soraya ! m'excusais-je auprès de l'adolescente endormie à qui j'administrais au moins sa dixième baffe.

Depuis que nous étions sortis, c'est à dire une bonne demi-heure, la princesse n'avait toujours pas repris connaissance. Heureusement, elle respirait toujours, j'avais bien vérifié, et son poul était tout à fait normal. Aussi, j'ignorais pourquoi elle ne se réveillait pas ! Parfois, elle s'agitait, semblait pensive, inquiète ou alors, terrifiée. Après l'avoir en vain secoué et offert de mon énergie, j'avais décidé d'user des grands moyens.

Je relevais encore la main, prêt à lui en asséner une autre, lorsque Titania s'interposa brusquement.

  • Arrête, tu vois bien que ça ne sert à rien enfin ! Ses joues vont lui brûler pendant plusieurs semaines à force !

Effectivement, elles avaient pris une teinte bien rouge. Hélas, je n'avais pas d'autres idées. Face à son commentaire, je tournais vivement ma tête vers elle.

  • J'ai que ça pour essayer de la réveiller ! Si tu as quelque chose à proposer, je t'écoute ! lui dis-je agressivement, mais le regrettant en voyant la fée reculer avec un air apeuré. Pardon, je voulais pas m'énerver.

Je me maudis pour m'être emporté contre elle. Honteux, je baissais la tête. La pauvre n'y était pour rien. Mais ma peur me rendait mauvais, et c'était une chose que l'on m'avait déjà reproché auparavant. Même les nains et les hommes ne s'approchaient pas de moi. Se sentaient-ils coupables, sûrement, et me craignaient-ils en voyant que j'avais anéantis ce qui nous piégeais, je n'en doutais pas. Peut-être pensaient-ils que j'allais m'en prendre à eux maintenant que nous étions saufs. Je dois dire que je ne leur pardonnais pas vraiment de nous avoir presque tué. Cependant, j'avais décidé de ne pas aller plus loin, ni de leur demander des explications sur leur acte. Moi compris, je n'étais pas en dehors de l'état de Soraya. En hésitant dans notre prison, j'avais prolongé notre asphyxie. J'étais tout aussi responsable qu'eux pour être devant cette situation.

Je vis Titania s'approcher de moi lentement et poser sa petite main sur mon front en un geste de réconfort. Je lui rendis la pareille en portant mon doigt à ses cheveux pour la remercier, et décidais de retenter une nouvelle fois. De nouveau, je levais ma main, l'assénais sur l'autre joue de Soraya avec un bruit retentissant.

  • Aïïïïe !!! hurla-t-elle d'un seul coup en se relevant, me faisant reculer de peur et mettant un bras devant moi par réflexe.

La princesse porta sa main à sa joue, grimaçant en ressentant la brûlure de la claque. Et quand elle toucha l'autre, les larmes lui vinrent. Des larmes qui teintaient ses yeux assassins qui se posèrent sur moi.

  • Con... Content de te voir réveillée Soraya, lui souris-je nerveusement en levant une main, m'exprimant d'une petite voix.

Son regard se durcit encore plus l'espace d'une seconde, puis il se changea en surprise. Elle se mit à regarder tout autour d'elle, comme si elle n'en revenait pas d'être ici, puis elle dit :

  • Je suis bel et bien revenue, il avait dit vrai...

Que raconte-t-elle ? me demandais-je. Je n'eus pas le temps de lui poser la question à voix haute, car elle reprit :

  • Depuis quand sommes-nous sortis ?
  • Environs une demi-heure. Tu es restée inconsciente pendant que nous étions toujours sous les roches, et impossible de te réveiller depuis. D'où les claques, lui appris-je en jugeant bon de lui expliquer pourquoi je l'avais frappé.
  • Je vois. Il s'est donc écoulé si peu de temps...
  • Soraya, de quoi tu pa...
  • Dame Soraya ! Heureux de voir que vous vous êtes réveillée ! me coupa à mon plus grand étonnement le chef Grögh qui vint avec Rosvak.

Soraya se tourna vers eux, changeant radicalement d'attitude en faisant une mimique de colère. Une colère qui n'échappa pas aux deux nains qui jugèrent bon de s'arrêter avant qu'elle ne s'injure, bien qu'en restant polie dans ses propos :

  • Veuillez m'expliquer sur-le-champs pourquoi vous avez enclenché le piège, en sachant PARFAITEMENT que nous étions toujours là dedans ! Vous venez de nous enterrer vivant et de presque nous faire tuer !
  • Allons, allons. Essayez de nous comprendre ! se défendit leur chef en levant les mains. Le Gueule-de-Fer venait. Nous ne pouvions pas vous attendre une seconde de plus. Rosvak m'avait déjà convaincu de vous accorder plus de temps, je ne pouvais plus prendre le risque de le laisser venir.

En entendant que le lieutenant nous avait accordé un délai supplémentaire, j'adressais à ce dernier un regard reconnaissant. Il ne se contenta que d'hocher la tête. Soraya se calma un peu aussi, bien qu'elle restait un peu tendue à cause de ce qui s'était passé et de ce qui aurait pu nous arriver par la décision du chef nain. Je tournais mon attention vers le monticule de pierre, l'étudiant avec attention.

  • Est-il mort ? demandais-je en faisant référence au monstre qui nous pourchassait.
  • Je n'en doute pas. En plus de l'explosion, les pierres ont du l'achever, m'assura Rosvak. En tout cas, il ne s'est toujours pas manifesté, c'est une bonne nouvelle, non ?
  • ...

Je ne répondis pas, envahis d'un mauvais pressentiment. C'était trop simple. Et je ne pouvais pas me fier à ma vision d'Aura, ni à ressentir sa Présence pour me rassurer. Peut-être aussi que mon anxiété provenait de la révélation de Lyrhana.

Quelqu'un nous observe à notre insu, me souvins-je. Pouvait-il être l'un des assassins de Soraya ? Je le pensais, mais j'hésitais à en parler à Titania et Soraya. Je ne pouvais pas confirmer que j'avais juste. Pesant le pour ou le contre pour me décider à leur dire ou non, Rosvak m'attrapa l'épaule, me secoua et me ramena dans la réalité.

  • Allez gamin, fais pas cette tête ! Nous partons festoyer à la mort de ce maudit reptile ! se réjouit-il en désignant un passage où des soldats commençaient à y pénétrer, très certainement la sortie.

J'acquiesçais avec joie, mon ventre gargouillant à l'idée d'enfin manger après tout ces efforts. Mais alors que j'allais rejoindre Titania et Soraya qui m'avaient déjà précédé, je ne pus m'empêcher de regarder en arrière, là où devait être le cadavre du Gueule-de-Fer, un étrange élan de méfiance traversant mon être.

  • Anéon, tu viens ou quoi ? me hurla Titania en me faisant signe, la princesse attendant aussi.
  • Oui j'arrive ! dis-je en me précipitant vers elles, ignorant cet étrange sentiment.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 30 versions.

Recommandations

Défi
cornelie
En réponse au défi de Chuck Mac Cracker. Conversation vidéo, chapitre 3.
10
52
17
2
Marie Smorta


Une image
J’ai toujours voulu te dire
J’ai toujours voulu
« Tu es semblable au vent, à la tempête
Gouttes de pluie dans tes yeux quand tu te calmes un peu »
Je voulais t’écrire
Ça se bouscule dans ma tête
Ça fait beaucoup de bruit et réveille beaucoup de choses
Tout me dérange
Pourtant
Tu sais, c’est difficile de se dire que les choses continuent d’avancer. C’est difficile de se rendre compte qu’on ne peut pas se souvenir de tout. C’est dérangeant quand on essaye de contrôler ce qui ne peut plus l’être.
C’est triste quand on se rappelle d’avoir vécu

________________________________________________________________________________________________________

Je rapporte tout à l’amour, constamment.
Comme si c’était ce qui importait le plus.
C’est juste que j’ai été profondément blessée, pas que par toi mais aussi de la société.
Ce sont des choses qui arrivent, j’imagine.
Tant de cicatrices qui ne demandent qu’à se rouvrir inlassablement.

Ça fait mal, n’est ce pas ?
3
5
3
1
Défi
Naomie

    "-Ravi de faire votre connaissance, moi c'est Edgard mais vous pouvez m'appeler Ed. Je suis pizzaiolo.

     -Enchantée, moi c'est Jane. Je suis lycéenne."
Wow, y'a un rat dans la pizza de Ed, c'est énorme!

    "-Ahah c'est marrant le rat dans la pizza...mais vous êtes une licorne?!
     -Eh ouais, la classe hein? J'ai une idée géniale...j'ai un bolide-d'enfer-pas-piqué-des-hannetons dans l'avion. Tu veux l'essayer?
Waouh! C'est trop bien toutes ces couleurs, en plus Ed change de couleur et de forme, il est bleu, gros, rouge, c'est trop drôle. Putain! Le top du top.
    "-Comment ton avion est arrivé ici sans faire de bruit, il est trop fort!
     -C'est plutôt nous qui sommes arrivés à côté de l'avion sans faire de bruit. Chut, il risque de se réveiller."
Putain les marches de l'avion sont en guépard. Merde y'en a un qui me regarde, je dis quoi?
    "-Tout ceci n'a aucun rapport avec Gisèle! Demande à Ed, c'est à Christen qu'il faut s'en prendre, c'est elle qui a balancé de l'eau sur le ciel. Je l'ai vue...je l'ai vue de mes propres yeux! Croooois-moooii!"
Ses yeux se sont retournés et de la lumière en sort...on dirait des minis concerts à l'intérieur! C'est vraaaaaiiiiiment troooooop trop bien! Je me sens tellement...bien.
    "-Jane! Viens voir mon bolide-d'enfer-pas-piqué-des-hannetons...
     -Putain!! Elle est trop cool ta balançoire. Je peux faire un tour?
     -Bien-sûr que oui."
Elle est confortable...mais c'est encore le guépard. Il est trop drôle.
Merde! Ca a disparu, Ed, le guépard, l'avion et la balançoire. Et j'ai un de ces mal de tête, c'est horrible.
    "-Elle était puissante, hein? Je t'avais prévenue, aller je te l'offre pour cette fois."
2
1
0
1

Vous aimez lire Dragon Fire ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0