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Point de vue d'Anéon :

Au fur et à mesure que l'enchaînement des événements me revenaient, mes yeux s'aggrandir d'horreur. Je savais que Soraya était intervenue pour me sauver juste avant que je ne perde connaissance et je ne la voyais nul part, de même que Titania que je savais avec elle. C'était mauvais signe.

  • Rosvak, est-ce que tu sais ce qui est arrivé à Titania ainsi qu'à Soraya ? demandais-je au nain qui prit alors une expression peinée.
  • Je... Je suis navré Anéon. Elle a essayé de nous aider et à lutter avec beaucoup de tenacité, mais le pantin était bien trop fort. Il a réussi à l'assomer lorsqu'il est parvenu à briser sa garde. Ce maudit s'est ensuite emparé d'elle et s'est enfui. Ton amie fée qui l'accompagnait s'est précipitée à leur poursuite.

Avec cette annonce je restais muet, pensif. Pourquoi avoir enlevé Soraya ? Je me mis à réfléchir, puis une idée apparut rapidement. Des assassins étaient après la princesse. Et si... ils étaient mêlés à cette histoire ? Mais dans ce cas, si leur but était de la tuer, le pantin l'aurait fait. Un élément me manquait, c'était une certitude. Mais je n'avais pas le temps de le trouver. Il fallait encore que j'aille à sa recherche.

Or, dans mon état actuel, je ne pourrais même pas ne serait-ce que courir. Il n'y avait plus qu'une chose à faire.

  • Chef Grögh, je pars trouver Soraya et votre pantin détraqué, déclarais-je alors au chef nain qui me regarda fixement. Si nous revenons à temps, nous pourrons vous venir en aide, si ce qui s'est passé ne pertube en rien votre projet.
  • Anéon, attend ! me retint Rosvak en empoignant mon bras sensible, ce qui me fit serrer les dents. Tu es blessé, et rien ne nous dit que notre attaquant est encore présent dans la cité. Comment pourrais-tu le retrouver ? Et puis, n'oublie pas le Gueule-de-Fer.
  • Alors nous l'affronterons plus tôt que prévu, lui répondis-je en retirant sa main. Et puis, ne t'en fait pas pour moi. Ce n'est pas ces blessures qui m'arrêteront.
  • Mais enfin...
  • As-tu toujours mon masque ? s'enquis-je en espérant qu'il n'est rien perdu durant le combat.
  • Heu... oui mais...
  • Ainsi que ma flûte ? poursuivis-je en attrapant le masque de loup qu'il ôta de sous sa veste.

Le nain hocha la tête, comprenant qu'il ne servait à rien de tenter de me raisonner, et j'enfilais mon instrument autour de mon cou. Je reculais de quelques pas, sous les regards de tous ceux présent.

  • Que comptes-tu faire mon garçon ? me questionna Grögh en haussant l'un de ses imposants sourcils.

Je relevais brèvement les épaules, tout en approchant mon masque de ma tête.

  • Sous cette forme, je suis bien trop blessé et faible. De plus, jamais je ne pourrais traquer convenablement l'odeur de Soraya ainsi.
  • Que veux-tu dire ?

En toute réponse, j'enfilais mon masque, et les fourmillements caractéristiques ainsi que ce regain d'énergie qui l'accompagnait me submergèrent de nouveau. Une intense lueur ainsi qu'un souffle chaud se déposèrent sur la totalité de mon corps. Toutes mes douleurs faites par le pantin me quittèrent sur-le-champs, ne laissant que celle dû à mon changement d'apparence. Mes muscles se raidirent, mes dents se firent douloureuses et je me recroquevillais en sentant mes os modifier leur taille, fusionner ou disparaître. Cela ne prit qu'un instant.

J'ouvris de nouveau les yeux une fois l'aveuglante lumière partie, emplis d'une force nouvelle et d'autres sensations, dont certaines que je possédais déjà en bien plus puissantes, plus prononcées. J'étirais mon corps lupin pour me débarrasser de mon engourdissement, grognant de soulagement en ne sentant plus rien. Des murmures se firent entendre, et je relevais les yeux en directions des hommes et des femmes qui n'avaient pas perdu une miette de mon changement de forme. Je sentais l'odeur rance de leur peur, celle du sang de leurs blessures. Leurs Auras, qui m'étaient parfaitement visibles sous cette forme sans que je n'eus recours à aucune concentration, étaient dominées par la couleur bleue de la peur. J'étais la source de cette peur. Logique. Seul Grögh ne changeait pas de comportement et il s'approcha même de moi alors que ma gueule était plus haute que sa tête maintenant. Je le sentis poser sa main sur la fourrure de mon cou et le flatter.

  • Sacré gamin ! Je ne m'y attendais absolumment pas à celle là ! Ah ah ah, je comprend mieux pourquoi tu tenais tant à récupérer cette babiole !

Oui, je peux prendre la forme de l'Esprit qui vit dans ce masque, lui transmis-je en pensée, faute de pouvoir parler en étant ainsi.

  • Un Esprit hein... répéta-t-il en tapant une dernière fois sur mon cou en se tournant ensuite vers Rosvak qui m'examinait avec insistance. Prend des hommes valides et rendez vous au lieu dont je vous ai parlé. Je vous rejoindrais après en avoir avertis les conseillers.
  • Vous avez décidé d'attaquer maintenant ? s'étonna Rosvak.
  • Oui. On va dire que cet... incident avec ce pantin la veille de l'attaque me pousse à agir au plus vite. Une simple précaution. Quant à toi, continua-t-il en me regardant droit dans les yeux, j'ai une tâche à te confier.

Laquelle ?

  • Je vais te montrer un chemin mental. Essaie de le retenir si tu venais à l'emprunter. Si tel est le cas, attire le reptile jusqu'à l'endroit que je te montrerai.

Je retins de justesse un grondement en comprenant que je servirais d'appât. Je décidais d'hocher la tête, ne voulant pas rendre la situation encore plus compliquée. D'autant plus que je devais me dépêcher.

Je ferais tout mon possible, lui promis-je.

  • Il vaudrait mieux si tu ne veux pas finir dévoré. Ou alors terrassé par notre création, ria-t-il alors que ses mots firent hérisser ma fourrure. Bien, alors je vais te montrer.

Sur ces paroles, sa Présence se manifesta et je sentis son esprit entrer en contact avec le mien. Je le laissais faire et, soudain, une vague d'images m'envahit. De nombreux tunnels, des croisements qui défilaient en se suivant sur différentes directions. Cela me fit mal à la tête. Le défilé d'image se stoppa dans une grotte. Au centre, j'apercevais une gigantesque forme noire parsemée de piques qui s'abaissait et se soulevait. Le Gueule-de-Fer. Il tourna sa tête vers moi, me laissant voir une immense gueule d'où dépassait de longs crocs jaunâtres. Je refis demi-tour, suivant cette fois des chemins différents. Ils me menèrent cette fois jusqu'à un étrange passage, où de nombreuses stalagmites étaient.

Je sortis de ces visions un peu secoué, mais je me repris sans tarder. Je regardais une dernière fois le chef nain durant quelques secondes, puis je m'éloignais la truffe au sol dans le but de percevoir l'odeur de Soraya et du soldat de métal. Les gens s'écartèrent à mon passage, mais je ne m'en aperçu guère. Je revenais là où était l'adolescente au moment où je fus vaincu, arpentant millimètre par millimètre la zone et ignorant les senteurs qui ne me revenaient pas. Je trouvais enfin une piste. L'odeur comparable à la lavande que portait Soraya était ponctuée d'une touche plus métallique. Celle du sang. Mémorisant tout ça, je suivis sa trace vers une autre zone. Là, l'odeur de métal du pantin. Le simple fait de la sentir me fis retrousser les babines et galoper jusqu'à la sortie comme une tornade.

Je surpris beaucoup de domestiques et de soldats lorsque je fusais en trombe dans les couloirs, tout en remarquant que certains meubles étaient détruits et plusieurs personnes à terre ou cachées dans un coin. Profitant que la porte du hall menant à l'extérieur soit ouverte par un couple nain en costume soyeux, je bondis dans la rue et fis hurler d'horreur les passants et les marchands. L'odeur était très nette et récente, me poussant à accélérer davantage. Je parcouru l'immense village en très peu de temps, mais je dus m'écarter de ma piste lorsque je devais emprunter à certains moments les escaliers pour franchir les niveaux et sortir. Une fois fait, je trottais tout autour de la superficie de ForgeFer.

Après une dizaine de minute à faire ce manège, je la retrouvais. Je poursuivis ma route, en notant entre temps que j'étais déjà passé par là il y a peu. Avec suspicion, je relevais la tête et regardais le trajet supposé de ceux que je cherchais. Le même que celui de ce matin. Celui menant à cette maison qui conduisait à la grotte. Décidément, c'était vraiment très étrange. Secouant ma tête je me remis en route, ne perdant plus de temps à suivre la piste maintenant que je connaissais leur itinéraire.

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Je rapporte tout à l’amour, constamment.
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