Durant la lutte

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Point de vue d'Anéon :

Lorsque que je repris connaissance je me relevais avec difficulté, mes membres tremblant sans que je ne pus les arrêter. Je faillis tomber plusieurs fois en me sentant perdre pied en souffrant atrocement à la tête. Une fois que je me redressais, je respirais langourousement et je me mis à la première inspiration à tousser violemment. Cette action réveilla alors une horrible douleur à mon ventre qui me fis me recroqueviller. Par réflexe, je ramenais l'une de mes mains sous mon ventre. C'était comme si mes entrailles avaient été transpercées. J'étais en train de vivre un véritable calvaire.

Avec mon seul œil valide, j'examinais mes blessures. Pas terrible. Au moins, j'avais repris mes esprits. Ce maudit pantin m'avait bien amoché. En repensant à lui, je ne l'avais pas vu. Il n'y avait que les soldats, qui étaient encore à terre ou qui s'occupaient des blessés lorsqu'ils n'étaient pas encore trop atteint. Parmi eux se trouvait Rosvak, qui discutaient avec des hommes en armure, ainsi que Grögh FortPoing qui hochait à certains moments la tête, une expression soucieuse sur le visage. En prenant mes préautions, je me remis sur mes deux jambes et m'approchais d'eux en boitant.

  • Hey ! les avertis-je de ma présence.

Ils se tournèrent de concert vers moi, et Rosvak me rejoignit rapidemment, bien que lui aussi blessé. Grögh vint plus lentement, mais il fut le premier à prendre la parole.

  • Tu m'impressionnes mon garçon ! Tu sais comment te faire connaître en étant présent dans les situations les plus catastrophiques ! gronda-t-il en n'empêchant cependant pas un léger sourire apparaître dans sa barbe.
  • Eh bien, pour cette fois, j'aurais voulu qu'il n'en soit pas ainsi, me renfrognais-je en massant encore une fois mon ventre.

Je soufflais doucement, attendant que la désagréable sensation passe. J'en profitais également pour remettre en ordre les différents événements qui venaient de se produire.


oOo


( Flash-back )

Le pantin venait à moi, et je l'attendais en évaluant sa rapide progression. Il asséna un premier coup sur le côté, que je parais en abaissant sur le côté mon bâton. Heureusement, la matière qui composait ce bois avait l'air d'être plutôt résistante. Mais dans le même temps, je le vis me prendre en tenaille avec sa deuxième arme. Je reculais de justesse, sentant l'air juste en face de mon nez souffler. Je n'eus pas le temps de m'en remettre et de paufiner une attaque que mon adversaire se jeta sur moi.

Il m'asséna quatre coups rapides : vertical, diagonale déclinante, horizontal, diagonale ascendante. Le tout se fit à une telle vitesse que je ne pus parer la dernière. Elle me frappa durement au menton, et je me mordis accidentellement ma lèvre inférieure avec mes canines. Grimaçant à cause de la douleur, je jetais un regard noir au pantin qui prit alors une posture. Il croisa ses deux bâton au niveau de ce qui lui servait de torse et plia légèrement ses genoux.

Visiblement, il attendait de moi que j'attaque. Il n'allait pas être déçu. Malgré mon envie de lui rendre la monnaie de sa pièce je pris mon temps, tournant autour de lui en suivant une ligne circulaire. Bien sûr, il bougea en même temps que moi, gardant toujours ses armes devant moi. Il fallait absolument que je trouve une faille. Enfin, je n'étais pas idiot au point d'attaquer au hasard. Tout bon attaquant se devait d'analyser son ennemi et de savoir ce qui pouvait lui faire défaut. Et je venais de peut-être deviner pourquoi cet objet se mouvait ainsi.

Cette chose était douée d'une intelligence, aucun doute à avoir là-dessus. En tout cas, c'était l'impression qu'il me donnait en ne me quittant pas des yeux... ou plutôt du regard si il n'avait pas d'yeux. Et si effectivement il vivait, les simples rouages qui le composait n'y étaient pour rien. Non, quelque chose l'animait de l'intérieur et le faisait se comporter comme un être humain. Où ? Je devais essayer de le découvrir. Et ce sera lui qui me le montrera.

Je m'arrêtais brusquement et couru sans hésitation sur lui, le frappant aussi vite que je le pouvais de part en part. Il prenait parfois des coups, mais le pantin pouvait les éviter en courant lui aussi et réussissait à bloquer certaines de mes attaques. Et bien plus souvent lorsqu'elles visaient son torse où il veillait toujours à laisser une arme en défense. Je me mis à sourir. J'avais trouvé ce que je cherchais. Maintenant, je devais réussir à le coincer. Sans cesser de courir et de lancer des assauts en permanence sur son buste, je faisais en sorte de le concentrer uniquement sur cette zone . Il n'y vit que du feu et se laissa prendre au piège, ne faisant plus que maintenir ses bras en hauteur et non plus à mi-hauteur.

Maintenant ! m'ordonnais-je.

En faisant pivoter mon bras de manière à ce que mon bâton se tienne en ligne devant moi, je le lui assénais sur son casque. Il recula de quelques pas, me laissant un court moment pour agir.

Sans perdre un seul instant, je chargeais et, m'abaissant afin de le tacler, je le fis tomber. Ma jambe reçue une vive décharge de douleur dut à la force que j'avais mis dans ce coup, mais cela fut efficace. Ne lui laissant pas le temps de se relever, je mis un pied sur lui et transperça son torse en y mettant toute mon énergie, tout en priant pour que j'eus juste. Avec un craquement, je fis se fissurer un peu de son armure et distinguais à l'endroit de l'impact une légère teinte bleuté s'en dégager en volutes de fumée. Bingo ! Il s'agissait du cœur.

Hélas, le pantin ne me permit pas de mettre fin à sa vie car à l'instant où je voulu refaire la même chose, il roula sur le côté. Je plantais alors mon arme dans le sol, de plus en plus étonné par la dureté de cet objet.

Il faudra que je pense à leur demander d'où ils pouvaient se fournir d'un bois pareil... enfin par simple curiosité. De son côté, le pantin s'éloigna de moi à reculons. Une fois qu'il s'arrêta, il abaissa sa tête et regarda sa blessure. Il releva ensuite sa tête vers moi mais, alors que je m'attendais à le voir riposter en le voyant venir, ces fissures perdirent progressivement leur couleur et ses mouvements se raidirent. Il ne bougea plus. Pourtant, sans que je ne pus l'expliquer, je ressentis au même moment un étrange frisson glacé me faire trembler.

  • C'est terminé !!! intervint alors Rosvak d'une voix forte, me faisant reprendre mes esprits.

Alors que je me détendis, des cris et des applaudissements retentirent tout autour de moi, détournant mon attention de mon adversaire. Le nombre de spectateur avait énormément augmenté, et tous m'acclamaient. Même le soldat qui m'avait insulté tout à l'heure me félicitait en souriant. Satisfait de mon entraînement, je commençais à partir le cœur plus léger lorsque j'entendis un bruit de pas métallique derrière moi, ainsi qu'un cri dans la foule.

  • Attention !!!

Je ne pus que parer de justesse un coup dans le dos, mais cette attaque fut si importante qu'elle me fit tomber à terre et rouler sur une dizaine de mètres. Je sentis mon pied se tordre avant que je ne m'arrête, un peu sonné. Pris au dépourvu et d'un vertige à cause de ma roulade, je vis le pantin revenir vers moi. Bien qu'il ne soit pas vivant, j'eus l'étrange impression qu'il était... différent. Par exemple, les fissures n'étaient plus bleues, mais violacées. Il arriva sur moi et leva ses deux bâtons au-dessus de moi, dans le but de m'achever certainement. C'est à cet instant qu'un soldat s'interposa, levant une épée en bois.

  • Bouge de là !!! m'ordonna-t-il en encaissant l'attaque.
  • O..OK. Merci.

Je me dégageais rapidement de ce pétrin et partit chercher mon bâton, qui avait été éjecté un peu plus loin. Rosvak vint à ce moment là et je m'empressais de l'aborder.

  • Bon sang, tu m'expliques ! Je croyais que tu avais dit que c'était terminé ?!
  • Oui, normalement. Mais c'est bizarre, je ne ressens pas chez lui le même Esprit qui faisait fonctionner ses rouages.

Alors j'avais vu juste. C'était un Esprit qui faisait marcher ces engins ! Je ne pus appronfondir le sujet, car le soldat qui était venu me prêter main forte mordit la poussière, le pantin le frappant au niveau de la gorge. Je me précipitais alors à son secours, et je fus alors la cible de l'agresseur. Cette fois, chaque attaque faisait trembler douloureusement mon bras dès lors que je parais. Je me pris de sa part un violent coup sur le côté de la tête, chauffant ma joue. Je plaquais l'une de mes mains sur la zone de l'impact, ma pomette me faisant souffrir le martyr, lorsque je vis Rosvak s'approcher discrètement derrière le soldat de fer. Je compris instanément qu'il cherchait à l'arrêter de force grâce à la clé.

Penser à autre chose me déconcentra et permit au pantin de m'envoyer une formidable baffe du dos de sa main fermée sur son arme. Cette fois, j'atteris contre le mur, et l'horrible sensation qui l'accompagna coupa mon souffle. Je pus cependant voir Rosvak atteindre son but, mais aussi échouer. Le pantin se tourna au même moment et s'empara violement de sa main. De là où j'étais, j'entendis le pauvre nain hurler de douleur à cause de sa main broyée. De rage, je me précipitais sur l'ennemi malgré ma blessure au pied, mais pas à temps pour éviter à Rosvak de se prendre un coup de bâton sur son visage.

  • Allez, à nous deux !!! hurlais-je alors en voyant le pantin se tourner vers moi.

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