Entraînement

5 minutes de lecture

Point de vue d'Anéon :

  • Et voilà Anéon. Nous sommes arrivés à la salle d'entraînement. Mais...
  • Oui, quoi ? maugréais-je face à Rosvak, encore un poil irrité par ce qui s'était passé entre Soraya et moi.
  • Tu... es sûr de vouloir te mesurer à d'autres soldats ? Je veux dire, ton dos...
  • Va parfaitement bien, le coupais-je en retirant ma nouvelle tunique grise que j'avais eu la présence de mettre pour remplacer celle tâchée de sang. Regarde par toi même.

Je lui tournais alors le dos, lui permettant ainsi de voir l'endroit où ma blessure était apparue. C'était en partie grâce à Titania, qui avait usé de son don de guérison, que j'avais pu si rapidement guérir de l'entaille qui s'était formée suite à l'utilisation de ma Présence alimentée de le Mana. Heureusement, elle n'avait pas été bien profonde, mais je dois avouer que je m'attendais à bien pire à cause de la douleur que j'avais ressenti à ce moment. J'attendis un peu, puis je laissais le nain et poussais la porte qui menait à cette fameuse salle. Cette dernière avait une surface relativement importante et ne possédait aucun plafond. Je pouvais y voir une foule d'hommes et de femmes, nains et humains, exercer diverses activités tels que la lutte dans un terrain sableux, l'escrime avec longs bâtons contre d'autres soldats, des pantins en armure articulés, de l'escalade sur un mur de pierre et une course dans un parcours d'obstacle. Tout ce monde se préparait à l'affrontement proche dans une atmosphère plutôt bruyante.

Je jugeais le terrain, puis optais pour l'escrime, ma discipline favorite. Je me tournais alors vers Rosvak et lui tendis ma flûte et mon masque.

  • Peux-tu me les garder s'il te plaît ? Je n'ai pas trop envie de les abîmer ou de les perdre.
  • Bien sûr, tu peux me les laisser en paix, me garantit-il, adoucissant un peu ma mauvaise humeur.

Je m'avançais alors sur le terrain, tout en remarquant le regard de certains de ceux présents se poser sur moi et leur chuchotements en me désignant. Je n'y fis pas attention et m'approchais des pantins, décidant de tester un peu ces étranges personnages. Je choisis celui qui se situait plus au fond et remarquais alors qu'il était maintenu debout sur une planche à roulette bien qu'il fut penché en avant. Je le poussais alors dans un endroit bien plus dégagé et l'examinais. Au premier abord, il n'avait rien de très impressionant, sinon un visage grimaçant peint maladroitement et deux bâtons tenus de chaque main. Quelque chose attira alors mon attention. Dans son dos était planté une clé argenté d'une taille assez imposante, ainsi qu'une petite fosse où y était inscrit le chiffre 0. C'était assez déroutant.

  • Ce sont des automates, m'indiqua alors Rosvak qui se tenait derrière moi. Une merveille de notre savoir. Quand tu tourne la clé fichée dans leur dos, tu actives un mécanisme dans leur corps qui les met en marche.
  • Je vois. Et les chiffres là ? Quelle est leur fonction ? lui demandais-je, fasciné par cette invention.
  • Ils te montrent le degré de difficulté. Cela va de zéro à dix. Plus tu vas haut, plus il t'affrontera longtemps et plus il te deviendra difficile de le vaincre.
  • Pourquoi ? m'étonnais-je. Après tout, ce n'est qu'un objet. Ces mouvements sont répétés et donc plus prévisibles. Sans parler du fait qu'il n'a pas de réelle... heu... intelligence.
  • Ahhh... Tu sous-estimes notre ingéniosité ? Soit. Dans ce cas, affronte le et juge par toi-même, me mit-il au défi.

Il me tendit alors un bâton que j'attrapais de ma main droite puis je le soupesais et l'observais. Son poids était raisonnable, mais le seul détail qui me gênais était sa longueur. Il était plus long que mes jambes, et je préférais les armes courtes. Aussi, je fis quelques mouvements en balançant mon bras de droite à gauche afin de me mettre plus à l'aise. Je le faisais au début lentement, puis je fendais l'air brusquement de mon arme. Lorsque que je me fus habitué après quelques essais, je tournais mon visage vers Rosvak et hochais la tête pour lui indiquer que j'étais prêt. Il leva alors le pouce et prit la clé dans ses deux mains.

  • Il vaut peut-être mieux y aller doucement. Tu préfères que je te le mette sur un ou sur...
  • Dix.

Rosvak lâcha un grognement surpris en me dévisageant, comme si je me moquais de lui. Je le regardais cependant avec beaucoup de sérieux et me mis en garde, plaçant mon pied droit devant et ma main gauche derrière.

  • Bon, comme tu veux, mais tu vas prendre cher, m'avertit-il en tournant alors la clé de l'automate.

Je souris à sa remarque, attendant de voir la suite. Tout en me concentrant sur l'entraînement, je remarquais que trois ou quatre personnes étaient venues assister à ce qui se passait. Mais avec leurs sourires moqueurs, je me doutais qu'ils jugeaient très certainement que je n'étais pas à la hauteur. Plusieurs tours plus tard, Rosvak me redemanda :

  • Tu en es sûr Anéon ? Là, ça ne plaisante vraiment plus à ce niveau !
  • Hé, lieutenant Rosvak ! l'interpella l'un des spectateurs, un homme d'environs vinq-cinq ans tout en muscle au teint halé. Il a choisit quel niveau le mioche ? ( inutile de préciser que je me mordis les lèvres pour éviter de répondre )
  • Le niveau 10, lui répondit simplement Rosvak sans cesser son ouvrage.

L'homme siffla sous l'annonce, puis les murmures redoublèrent, comme << Il est cinglé ou quoi ? >>, et << Pince moi, il est suicidaire ! >>. Au << Attend, je vais en chercher d'autres pour qu'ils viennent voir le massacre >>, je ne fis plus attention. Rosvak ne tarda pas à relâcher la clé, puis j'entendis le bruit d'un mécanisme se mettre en marche. Durant les premières secondes, rien ne se passa. L'automate ne bougeait pas d'un pouce, sauf la clé qui tournait doucement. J'allais pour vérifier auprès de Rosvak s'il fonctionnait lorsque je vis sa tête de fer se relever brusquement dans un bruit métallique. Puis, trop rapidement pour que je vois le mouvement, sa tête se tourna vers moi. Il se remit droit et descendit de sa planche. Sa marche était pour le moins étrange, ainsi que ses mouvements. Comme si ce qui le composait se bloquait sans cesse. J'attendis encore un peu, voulant laisser la première attaque à mon adversaire afin de voir ce qu'il valait.

Une fois à sa portée, l'automate releva son bras gauche avec son arme arrêt après arrêt puis, en un seul coup, il l'abbatit sur ma tête. Son geste fut tellemnt vif qu'il faillit me prendre par surprise. Je le bloquais à temps en levant mon bras et en aggripant l'autre bout avec ma main sans arme. La collision entre nos deux armes fut assez bruyante. Je fus même très surpris qu'elles ne se soient pas réduites en miette. Je jugeais rapidement que si par malheur je me prenais l'un de ses bâtons, il me fendrait le crâne aisément. Je me dégageais violement de lui et reculais sans plus attendre sur le côté afin de contre-attaquer. Mais à mon plus grand désarroi, le soldat tourna alors sa tête vers moi au même moment et reprit sa marche un peu plus rapidement. Je me remis sans plus attendre en position. Ce pantin s'avérait être bien plus intéressant que ce que je pensais.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 29 versions.

Recommandations

Défi
cornelie
En réponse au défi de Chuck Mac Cracker. Conversation vidéo, chapitre 3.
10
52
17
2
Marie Smorta


Une image
J’ai toujours voulu te dire
J’ai toujours voulu
« Tu es semblable au vent, à la tempête
Gouttes de pluie dans tes yeux quand tu te calmes un peu »
Je voulais t’écrire
Ça se bouscule dans ma tête
Ça fait beaucoup de bruit et réveille beaucoup de choses
Tout me dérange
Pourtant
Tu sais, c’est difficile de se dire que les choses continuent d’avancer. C’est difficile de se rendre compte qu’on ne peut pas se souvenir de tout. C’est dérangeant quand on essaye de contrôler ce qui ne peut plus l’être.
C’est triste quand on se rappelle d’avoir vécu

________________________________________________________________________________________________________

Je rapporte tout à l’amour, constamment.
Comme si c’était ce qui importait le plus.
C’est juste que j’ai été profondément blessée, pas que par toi mais aussi de la société.
Ce sont des choses qui arrivent, j’imagine.
Tant de cicatrices qui ne demandent qu’à se rouvrir inlassablement.

Ça fait mal, n’est ce pas ?
3
5
3
1
Défi
Naomie

    "-Ravi de faire votre connaissance, moi c'est Edgard mais vous pouvez m'appeler Ed. Je suis pizzaiolo.

     -Enchantée, moi c'est Jane. Je suis lycéenne."
Wow, y'a un rat dans la pizza de Ed, c'est énorme!

    "-Ahah c'est marrant le rat dans la pizza...mais vous êtes une licorne?!
     -Eh ouais, la classe hein? J'ai une idée géniale...j'ai un bolide-d'enfer-pas-piqué-des-hannetons dans l'avion. Tu veux l'essayer?
Waouh! C'est trop bien toutes ces couleurs, en plus Ed change de couleur et de forme, il est bleu, gros, rouge, c'est trop drôle. Putain! Le top du top.
    "-Comment ton avion est arrivé ici sans faire de bruit, il est trop fort!
     -C'est plutôt nous qui sommes arrivés à côté de l'avion sans faire de bruit. Chut, il risque de se réveiller."
Putain les marches de l'avion sont en guépard. Merde y'en a un qui me regarde, je dis quoi?
    "-Tout ceci n'a aucun rapport avec Gisèle! Demande à Ed, c'est à Christen qu'il faut s'en prendre, c'est elle qui a balancé de l'eau sur le ciel. Je l'ai vue...je l'ai vue de mes propres yeux! Croooois-moooii!"
Ses yeux se sont retournés et de la lumière en sort...on dirait des minis concerts à l'intérieur! C'est vraaaaaiiiiiment troooooop trop bien! Je me sens tellement...bien.
    "-Jane! Viens voir mon bolide-d'enfer-pas-piqué-des-hannetons...
     -Putain!! Elle est trop cool ta balançoire. Je peux faire un tour?
     -Bien-sûr que oui."
Elle est confortable...mais c'est encore le guépard. Il est trop drôle.
Merde! Ca a disparu, Ed, le guépard, l'avion et la balançoire. Et j'ai un de ces mal de tête, c'est horrible.
    "-Elle était puissante, hein? Je t'avais prévenue, aller je te l'offre pour cette fois."
2
1
0
1

Vous aimez lire Dragon Fire ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0