Sécurité renforcée

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Point de vue de Soraya :

Je n'avais pas réfléchi. Je m'étais interposée entre Anéon et les soldats, espérant pouvoir les raisonner ou du moins les détourner du pauvre garçon.

  • Arrêtez s'il vous plaît !

Cela eut l'effet escompté : les deux hommes abaissèrent leurs armes et me regardèrent avec des yeux menaçant.

  • Écartez-vous de là et laissez nous faire notre travail ! Cet insolent va fortement regretter de s'en être pris à nous ! m'ordonna l'un des hommes en uniforme qui fit un pas vers moi.
  • Je vous en prie, ça doit être un malentendu ! Nous venons d'arriver. Que s'est-il passé au juste ? tentais-je de comprendre, priant pour que cela ne soit pas trop grave.
  • Nous sommes la milice de ForgeFer ! Nous ne faisons que notre travail et nous n'avons aucunement l'obligation de nous justifier ! gronda le soldat. Et maintenant, écartez-vous !
  • Pas avant d'avoir compris ce qui s'est passé ! insistais-je en amplifiant mon Aura, histoire de leur faire comprendre que je ne me laisserais pas intimider par leur ton.

Tous deux durent la ressentir, car leur attitude supérieur s'atténua et ils se consultèrent du regard. Celui à ma droite céda à mes exigences, et il prit la parole :

  • Nous étions en patrouille, commença-t-il, lorsque nous avons vu cet enfant seul avec une fée. De plus, il semblait user d'une étrange magie, car ses yeux ont changé en ceux que vous voyez là ! m'informa-t-il en me montrant Anéon qui ne perdait pas une miette de l'échange.

Alors c'est de là que venait la forme de ces pupilles la dernière fois, pensais-je.

  • Nous avons donc essayé de l'interroger, poursuivit l'accusateur, mais il s'est débattu et à blesser l'un des nôtres qui n'avait fait que le rattraper !

J'en suis restée dubitative. Bien qu'Anéon était parfois assez agaçant et du genre à agir sans réfléchir, je ne pensais pas qu'il fasse ce que ce soldat à décrit. Le jeune garçon me montra d'ailleur rapidement son avis avec véhémence :

  • C'est faux ! s'exclama Anéon, qui était hors de lui. Ils ont capturé Titania et m'ont menacé en me mettant un poignard sous la gorge. Regardez ! poursuivit-il en plaçant l'un de ses doigts sur sa gorge.

Effectivement, même s'il était un peu haut, je parvenais à voir un léger trait rouge.

  • Je n'ai fait que réagir en conséquence !
  • Foutaises ! s'écria le soldat toujours allongé sur le tas de bois et de légume qui peinait à se maintenir sur un coude. Des mensonges !
  • Anéon dit vrai ! Ils me tenaient et celui-là l'a attrapé en lui mettant sous la gorge son arme ! le soutint Titania qui venait de me rejoindre en sortant de sa cachette. Oserais-tu mettre en doute la parole d'une fée ? continua-t-elle en me regardant droit dans les yeux.

Je ne vis que de l'honnêté, ce qui me certifia de la véracité de ses dires, contrairement aux soldats qui, je le sentais bien, mentaient. Tout me l'indiquait dans leur comportement.

  • Bien sûr que non. Je vous crois, la rassurais-je, autant elle qu'Anéon. Bien, je crois que vous leur deviez quelques excuses ! exigeais-je alors aux soldats qui restèrent interdits. C'est vous qui avez mal agis, et non l'inverse ! Vous avez beau faire partis de la milice, cela ne vous donne pas le droit de faire ce que vous voulez !

En m'entendant, la foule se mit à me soutenir de vive voix, approuvant tout ce que je venais de dire. Il y eut même des accusations des témoins présents au moment des faits qui confirmaient ce que les deux amis avaient subit. La stupeur passée, le soldat qui m'avait pris de haut au début se mit à trembler de fureur, son visage déformé par la haine.

  • Sale gamine ! Je vais t'apprendre à te mêler de tes affaires ! hurla-t-il en se rapprochant rapidement, levant haut son épée.

Pris de court, je n'avais pas le temps de chercher un moyen de me défendre. Mettant mes bras devant mon visage par réflexe, je m'apprêtais à recevoir le coup lorsqu'un tremblement de terre me fit perdre l'équilibre. Surprise, me redressais rapidement et vis avec stupeur qu'une faille venait de se créer, pile entre moi et mon aggresseur qui était lui aussi à terre. Il regardait ce qui venait de se produire avec la même surprise que moi, mais il se reprit vite et longea des yeux le parcours de la faille qui allait jusqu'à la foule.

  • Qui a osé faire ça ?! Je suis de la milice !
  • Et moi, je suis Rosvak PuissantFer, lieutenant de Grögh FortPoing. Et ces personnes sont ses invités ! tonna Rosvak qui s'avança jusqu'à nous en regardant durement le milicien qui se mit à pâlir à vue d'œil.
  • Lieutenant ! Je suis navré ! Je... J'ignorais tout cela ! s'agenouilla-t-il, imité par tous ses autres compagnons qui le rejoignirent sans plus attendre.

Rosvak s'arrêta devant eux, les jugeant du regard en joignant ses mains derrière son dos. Je n'en revenais pas : venait-il bien de faire ce que je pensais ? Fendre la route de métal ? Se pouvait-il que ce nain soit un Manipulateur ? Le nain les regarda tous sans exprimer la moindre émotion, puis il s'arrêta vers celui qui était encore recouvert de légumes et de fruits.

  • Est-ce vrai ce que viennent de dire ces jeunes gens ? Et ne mens pas ! J'en ai suffisament vu pour savoir qui sont les vrais responsables ! lui recommanda-t-il en durcissant le ton.
  • Heu... Eh bien... C'est à dire que... que... bégayait de peur le jeune milicien qui rentrait sa tête dans ses épaules.
  • Que ?
  • Oui, avoua-t-il dans un soupir.

Rosvak se mit à soupirer bruyamment, marmonant dans sa barbe un << Les jeunes >> et finit par leur tourner le dos.

  • Je déciderais avec votre chef d'équipe de votre sanction. Cependant, je ne veux plus vous voir exercer pendant une semaine, le temps de dédommager en travaux d'intérêts les marchands qui ont perdus leurs marchandises au prix qu'ils auraient pu les vendre. De plus, vous aiderez à nettoyer cette rue de fond en comble. Me suis-je bien fait comprendre ?
  • Oui chef ! se soumirent les coupables en frappant de concert leur blason de leur poing droit.

Après un nouveau grognement, le nain se dirigea vers le balcon et dit à Anéon :

  • Quant à toi, ne bouge pas ! Je vais te faire une rampe pour que tu puisses descendre !
  • D'a... D'accord ! lui répondit Anéon, l'air estomaqué.

Rosvak tendit alors sa main et, grognant sous l'effort que cela lui demandait, fit jaillir devant nous un monticule mélangé de terre et de fer qui s'éleva doucement dans un bruit de raclement jusqu'au jeune garçon. Une fois qu'il l'eut atteint, Anéon posa un pied prudent et, après s'être assuré que cela soit solide, il se mit à le dévaler rapidement. Quand enfin il nous rejoignit, je l'attrapais dans mes bras, soulagée qu'il n'ait rien.

  • Bon sang ! Ne me refais plus jamais une peur pareille toi ! le grondais-je sans pour autant le lâcher.
  • Alors... tu n'es pas fâchée ? me demanda-t-il d'une petite voix alors qu'il me rendait timidement mon étreinte.

Je ne pus m'empêcher d'être surprise. Étais-je si terrible que ça ? Peut-être étais-je un peu trop autoritaire ?

  • Au début, oui, admis-je. Mais plus maintenant. Je suis soulagée que tu ailles bien.
  • Pardon de t'avoir inquiété. Je voulais me trouver quelque chose à manger et te prendre aussi un truc, m'indiqua-t-il en reculant, l'air désolé.

Alors c'était pour ça. En entendant la raison de sa disparition, je lui souris gentiment. Il avait eu une bonne attention, je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. C'est à cet instant que Rosvak s'approcha de nous, fourrageant nerveusement sa main dans sa barbe.

  • Navré que cette bande d'imbécile ait faillit vous causer du tort, surtout à vous, Altesse Soraya. Mais la situation actuelle nous oblige à recruter plus de personnes afin de renforcer notre sécurité. Ils sont donc un peu... nerveux. Je vous présente toutes mes excuses, s'inclina-t-il respectueusement.

Quant à moi, je sursautais sous l'appelation de mon titre. Alors il savait ! Ce qui signifiait que leur chef était sûrement au courant. Devant mon angoisse apparente, Rosvak mit ses mains devant.

  • Soyez sans crainte ! Nous n'avons aucunement l'intention de vous dénoncer, d'autant plus que nous avons besoin de votre aide.
  • Pour quelle raison ? le questionnais-je, sur mes gardes.
  • Nous vous le dirons en présence de Grögh'wêh. Il y a encore du monde, m'avertit-il en montrant de son pouce la foule encore présente. Veuillez me suivre.

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