EN CHANTIER MESSIEURS DAMES

86 minutes de lecture

Un seul décor.

Dix rôles ; cinq femmes, cinq hommes.(modifiables selon le metteur en scène)

Durée ; environ 109 minutes…. 2 actes

(Dans le but de rendre la mise en scène bien plus facile, les effets sont plutôt sonores que visuels)


Premier ACTE. 


(Le Rideau s'ouvre sur Mr Pannot en bleu de travail sans casque, il est de dos en train de prendre des notes sur son grand bloque-note)

Mr Pannot ; Alors, alors, quatre logements au sixième étage, c'est bien ça. ... Une porte d'accès pour les combles à coté de l'ascenseur, Ok je l'ai vu. C'est bon ! ..Bon, ils ne devraient pas poser de problèmes ces travaux de toiture. Et en plus c'est d'un calme ici ! On dirait que ce n'est pas habité. … Mince mon portable ! Aie ! Je suis sûr qu'il est sur le tableau de bord, j ai plus qu'a redescendre ! J'en profiterai pour prendre mon casque, je ne vais pas m'éclater le crâne comme l'autre fois !

(Il quitte le palier)


(Le démarrage est très important pour donner le rythme de la pièce : d’un seul coup et en même temps les 5 portes s’ouvrent et les dialogues se croisent en quelques secondes et ensuite les 5 portes doivent se refermer. Il n'y a plus personne sur le palier (2 fois).)


……………(1 fois)

(Madame Martino en tenue pas du tout sexy du style pull très large et pantalon de jogging molleton sort de chez la sexologue, suivie de la sexologue)

Eva; Madame Martino, dites bien à votre mari que rien ne peut se faire sans sa présence, c’est indispensable !

Marielle; je sais bien, mais il est dur à convaincre, je vous assure!

Eva; Je m’en doute bien, madame . Allez n’oubliez pas notre rendez-vous de la semaine prochaine. Au revoir madame Martino.

Marielle; Entendu docteur. Au revoir docteur. (Elle quitte le palier par l’escalier).

(Annie-jeanne sort de chez les De la Castoline)

Annie-jeanne; Vite! Vite! Il faut que je me dépêche mon chauffeur m’attend en double file. Allez! Marie-Cécile, on se téléphone et bien le bonjour à votre mari.

Marie-Cécile; Entendu, je n’y manquerai pas! .. On se téléphone! .. Au revoir, Annie-jeanne … ( Marie-Cécile rentre chez elle et Annie-jeanne quitte le palier par l’escalier ).

(Janine entre par l’escalier et frappe chez sa fille qui ouvre très vite sa porte)

Janine; Oh Là ! Tu étais derrière la porte?

Clara; Non, je te guettai par la fenêtre. Allez! Entre vite. (Elle referme la porte en regardant discrètement son voisin David, et sa mère s’en aperçoit).

(En même temps, David sort de chez lui en parlant sur son portable et part en direction de l’escalier)

David; Ah non! Tu m’avais promis Charles! Non, ah non! C’est pas sympa’! Oui je sais, mais …..........! Allez! On en reparle !. ... (IL sort par l’escalier).

(…….10 secondes avec le palier vide et sans bruit….. Et les mêmes personnages font l’entrée ou la sortie inverse tous en même temps.)



……………..(2 fois)

(Marielle revient et frappe chez la sexologue)

Eva; Ah! Madame Martino! Que se passe-t-il ?

Marielle; Je suis désolée docteur, j’ai oublié de vous parler de l’essentiel!

Eva; Entrez donc ! Il y a trop de monde sur ce palier pour parler de vos problèmes. (Elle referme sa porte visiblement embarrassée en regardant sa montre.)

(Annie-Jeanne toute affolée, revient aussi et frappe chez les De la Castoline)

Annie-jeanne; Oh Marie-Cécile, Marie-Cécile, .. Je viens de voir par la fenêtre de l'escalier, mon chauffeur qui rentrait dans le sex-shop d’en face.

Marie-Cécile; Qu'est ce que tu me dis là? Ton chauffeur ? Victor ? Nonnnnn ! Il est peut être en panne et demandait un service, ou de la monnaie pour le parcmètre, tu vois le mal partout. Allez entre vite! Un petit Cognac pour te remettre te fera du bien.

(Janine ressort de chez sa fille)

Janine; J’en ai pour une minute, j'ai oublié mon sac sur le siège de ma voiture. ..Ou ai-je la tête en ce moment ? (Elle ferme la porte et repart par l’escalier).


(David revient chez lui, toujours au téléphone)

David; Entendu, Entendu ! Je t’attends à mon appart’…. Mais, tu n’as pas mon adresse ? … Ok! Prends note ! ... «Rue des canards qui boitent»,… Non non c'est pas une blague ! …Au numéro 48, 6ème étage. (Et il referme sa porte).

(De nouveau le palier est vide pendant 5 secondes. David ressort de chez lui, toujours au téléphone)

David; Attends c'est bien mieux si je te rejoins, on gagnera du temps ! Si si c'est mieux j'en ai pour une demi-heure et on partira directement ! Hein ? oui oui! J'arrive ! N’oublie pas que c'est une soirée costumé. ….En quoi ? Holà! Eh ben ! ... Ah moi ? En pompier ! …. Oui tu verras ma tenue est dans mon sac. …. Ah oui mon sac ? Mince je l'ai oublié !


(Il retourne chez lui en gardant son contact au téléphone)


Le palier reste vide 6 secondes et Mr pannot revient sur le palier avec sont grand bloc-note à la main et un casque de chantier sur la tête, il regarde partout,.... et fini par frapper chez David)

Mr Pannot; Bonjour monsieur, je me présente Mr Pannot je suis délégué par votre syndic pour établir l'étude des travaux de la toiture du bâtiment et des modifications qui en découleraient dans les appartements de ce palier.

David; Attends, je te laisse il y a un maçon qui à frappé à ma porte! …. Hein.... Comment il est ? …bof ..heu .. basique, très basique comment quoi ?…. Ho non! ..Pas un chippendales, non. Ah non, rien à voir non plus avec l'ouvrier des «Village people». Ah non ! Attends je te laisse, je raccroche, à «toute».

Mr Pannot; (très agacé et très autoritaire) Tout d'abord je ne suis pas un maçon mais un coordinateur de travaux et architecte en bâtiment. Votre syndic m'a mandaté pour étudier les travaux de la toiture et pour planifier les travaux dans les parties louées qui en découlent. Je ne suis un chienpostel ou chipolactel ou un chépaquoi comme vous dites !

David; Ah non non non! Vous allez tout abîmer avec vos ouvriers! Avec leurs mains sales et leurs grosses chaussures de sécurité dégueulasses. C'est pas possible, Je viens de faire refaire mon intérieur tout en pastel, il y a à peine six mois. (En montrant l’intérieur) Regardez ce bleu des caraïbes, ce vert d'Islande , cet ocre du Maroc et ce pourpre des Indes .

Mr Pannot; Oh là ! Ne commencez pas vos revendications sur les matériaux avec des adresses pareilles ! Les futures peintures viendront tout simplement de mon fournisseur local, je ne vais pas faire le tour du monde pour des litres de barbouilles ! On vas faire simple ! Ok !

David; ok je vois ! Alors je m'en occuperai moi-même ! à mes frais en plus ! Je ne veux pas que mon loft ressemble à un hall de gare ou à une façade de quartier !

Mr Pannot; C'est certain que je ne vais pas vous reproduire les couleurs exactes d'un bijoutier  au frais du syndic' de la copropriété !

David; Hein, qu'est ce que vous dites ? D'un bijoutier ? Quel bijoutier ?

Mr Pannot; (Ironique) Ben, c'est vous qui me parlez de Cartier !

David; (blasé) Ah ! Ok ok, je vois à qui j'ai à faire ! .... C'est de l'humour de chantier !

Mr Pannot; Suffit de rigoler. Je n'ai pas beaucoup temps devant moi. Je peux jeter un coup d’œil à votre intérieur s'il vous plaît ? Je devrais dire dans votre galerie de peinture ? J'ai oublié mon carton d'invitation pour le vernissage ! Allez, juste un pti' coup d’œil !

David; Oui bien sur ! Et pensez bien à le ramasser ensuite  !

Mr Pannot; Hein ? Ramassez quoi ?

David; Votre œil ! Ah moi aussi je peux faire de l'humour de chantier.

Mr Pannot; (En entrant) Oh là là ! C'est gai, très gai chez vous ! Holà les rideaux en satin ! Whaoo !


(Ils entrent et ferment la porte. Ensuite Marielle ressort de chez la sexologue)


Marielle ; Oui, docteur j'ai bien noté. Je lui dirai. Il va encore râler c'est sur, mais il le faudra bien, cela ne peut plus durer ! Notre vie de couple est quasiment un désert. Je serais bonne sœur dans un couvent reculé au fin fond du Larzac que j'en serai au même point.

Eva; Alors là, c'est plus qu'urgent ! Je comprends bien madame Martino, on reparlera de tout ça en présence de votre mari. Ne soyez pas si inquiète, les cas comme vous sont très courants vous savez et les solutions sont nombreuses. On trouvera bien la bonne. Allez au revoir madame Martino et à jeudi !

Marielle ; Oui, à jeudi docteur.


(Marielle sort par l'escalier et Eva referme sa porte..... Janine revient et frappe à la porte de chez sa fille)


Janine; Oh ma pauvre fille ! Six étages à monter deux fois de suite, oufff.. à mon âge ! Enfin j'ai récupéré mon sac. Ils t’ont dit quoi au juste ? Pour la réparation de l’ascenseur ?

Clara; Ben, ça va certainement se faire en même temps que les travaux de la toiture. .. Justement, aujourd'hui il doit passer un technicien . Le syndic nous a envoyé un courrier pour nous prévenir de son passage. C'est pour ça que je suis là à attendre au lieu d’être à mon travail à la boulangerie.

Janine; Ah Au faite ! Qui est ce très beau jeune-homme que j'ai rencontré dans l'immeuble ?

Clara; Ah ce doit être mon voisin de palier; Mr Wilson, c'est le seul jeune de l'immeuble de toutes façons. Il est très courtois mais il ne fait pas attention à moi. On dirait qu'il ne me voit même pas, des fois. Je ne comprends pas pourquoi.... Je ne vais pas lui faire du rentre-dedans comme disent mes copines ? Il doit être timide avec les filles, je ne vois que cela . … Allez vas ! Entre, on ne va pas discuter toute la journée sur le palier.

(Elles entrent et Mr Pannot ressort de chez David)


Mr Pannot; Merci monsieur Wilson, je vous ferai part de la date du début des travaux. Et croyez moi que je surveillerai de très prêt les travaux de votre habitation.

David; Entendu. Je compte sur vous ! Je dois vous laisser . J'ai des choses à faire. Au revoir monsieur Mr Pannot.


(David sort par l'escalier avec son sac et laisse Mr pannot seul sur le palier, qui prend des notes et commence à regarder les murs, plafond, portes, plinthes etc.....Et en voyant la plaque de la sexologue il fini par regarder par le trou de la serrure )

(Annie-jeanne sort sans bruit de chez les De la Castoline et surprend l'artisan)


Annie-jeanne ; Dite donc, monsieur ! C'est comme ça que vos parents vous ont appris le savoir vivre ? Quelle éducation de nos jours !

Mr Pannot; Mais que croyez vous, madame ! Je suis ici pour les futurs travaux, alors j'inspecte, j’analyse, j'examine, je consulte,,,

Annie-jeanne; Oh arrêtez vos balivernes ! Vous étiez en train de reluquer par la serrure de madame la la (En regardant sa plaque) la sexobidule ! Ah oui je comprends bien pourquoi maintenant ! Vous êtes comme mon chauffeur  ! Un vrai lubrique !Il me semble comme m'ont dit les De la Castoline, les serrures ne sont pas au programme des futurs travaux, je pense! Alors Hein! Arrêtez vos salades !

Mr Pannot; Mais si madame, justement ! Des jeux de clefs vont être fait pour facilité l'accès des ouvriers pour des travaux éventuels dans les appartements, voilà tout !

Annie-jeanne; Ouais ouais ! Si c'était la porte d'un proctologue au lieu d'une docteur en sexologie, je ne suis pas sur que votre précision dans les détails serait la même ! Hein ? N'est ce pas ? Allez laissez cette porte, faites votre métier dans les règles de l'art..... De toute façon j'en glisserai un mot à madame De la Castoline pour qu'elle sache à qui elle a à faire . Je ne vous salue pas monsieur.


(Elle sort par l'escalier)


Mr Pannot; (En aparté) En bien ! Pas commode la Castafiore! Je ne voudrai pas être son mari. A mon avis c'est une vieille fille ! Elle doit sourire seulement quand on lui arrache une dent, celle là ! Ou quand on la ...on la .... Mais ça doit être aussi souvent que la France gagne l'eurovision !. Enfin concentrons nous sur le boulot !

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(En regardant ses notes)


Alors qu'est-ce que m'a dit le mec du syndic ?;

--A gauche,Un jeune-fille seule très gentille, ... un homme seul aussi dans l'appartement de gauche ….. Ha oui ! Je comprends maintenant ce qu'il voulait dire en disant qu'il était de la fanfare ! Je comprends, je comprends. ......

--A droite un couple de vieux catho', très aigris ! les..... les..... les De La Castoline. .. Ok avec un nom pareil, ils ne pouvaient pas habiter rue du temple ou de la rose des sables. C'est sûr.

--A droite aussi, une dame seule madame.... madame.... Ha oui ! Madame Eva Quartz. Par contre il ne m'avait pas dit qu'elle était sexologue..... Un joli nom pour une sexologue.....Enfin je vais continuer par les catho', je me garde le meilleur pour la fin !


(Il sonne chez les De La Castoline et lit le nom sur la plaque)


--De la Castoline....chez les casto' ya tous qui faut ; Des outils des mat'…..(et se met a pouffer )


(Marie-Cécile ouvre et il est prit d'un fou-rire)


Mr Pannot; Bonjour madame. Mr Pannot, le coordinateur des futurs travaux du bâtiment.

Marie-Cécile; Bonjour monsieur, oui notre syndic nous a prévenu de votre visite. Vous avez l'air bien rieur monsieur, attention de bien mettre les patins ! Entrez entrez.


(Mr Pannot entre chez les De la Castoline. Deux secondes après, Eva arrive ensuite par l'escalier avec son téléphone portable à l'oreille)


Eva ; Oui, oui, oui, on restera discret, c'est promis. Oui, …des pannes.. oui, ... mais vous n'êtes pas le seul si cela peut vous rassurer. De toute façon on en parlera à mon cabinet, oui …..


(David revient par l'escalier et stoppe en écoutant discrètement la conversation d'Eva au téléphone)


Eva ; Si vous saviez le nombre d'hommes qui ont des problèmes pour assurer comme on dit, depuis que leurs femmes sont plus libérées sur le sujet. Oui oui oui ! Ne vous mettez pas la rate au cours bouillon, on trouvera bien une solution à votre problème. Allez ! Votre femme vous a-t-elle donnée mon adresse ?.... Elle nous rejoint ensuite ?....... Et bien c'est parfait. Au 6ème, oui. Je vous attends. …...(En aparté) Ah mince j'ai oublié de lui dire que l'ascenseur est en panne. Vous me direz ! Les pannes c'est son truc, il a l'habitude ! Je me moque, c'est pas bien et même très méchant, enfin Eva !

David; Eh bien ! Votre client à quelque petits soucis pour …. Comment dirais-je .. euh .. Levez la grue, durcir la situation, solidifier le pont, tremper l'acier, enfin assurer.....

Eva ; Vous m'avez fait peur. Je ne vous avais pas entendu arriver. Il ne faut pas rire de ces situations là. Ce n'est pas risible, croyez moi.

David; Je vous crois . Bon, je vous laisse, je suis pressé, j'ai emporté par erreur ma tenue et ma raquette de squash au lieu de ma tenue de pompier,.

Eva ; Il est vrai que si vous allez au feu en mini-short et avec une raquette, vos collègues vont rigoler à la caserne en montant dans le camion.

David; Ah, non non non. Je ne suis pas pompier ! C'est un déguisement pour une soirée déguisée.

Eva ; Ah oui, je me disais bien que vous n'aviez pas la carrure d'un pompier de Paris.

David; (En faisant semblant d'être vexé) Eh ben alors !.... Non je rigole, cela ne me vexe pas.

David; Vous saviez que l'équipement de pompier est le plus courant dans les fantasmes ! D’ailleurs, c 'est un petit peu pour ça que je l'ai choisi, pour être franc.

Eva ; Alors si c'est pour cette raison, reposez vite votre équipement de squash. L'effet produit ne serait certainement pas le même, je pense.

David; Vous avez bien raison. Bon je vous laisse, je suis pressé. Le feu n'attend pas !

Eva ; Au plaisir, monsieur.


(Il rentre et ressort de chez lui avec un autre sac. Eva rentre chez elle. Ensuite Georges arrive très apeuré )


Georges : Ho là là là ! Mais quelle idée elle a eu d’aller voir cette sexologue, elle est marrante Marielle, vas y, vas y, qu'elle dit, et après ! Ho là là là ! Tagada-tagada une fois tous les deux mois ! C’est bien suffisant non ? (En regardant une femme dans le public) Hein ? Voyez elle est d'accord ! Mais, avec ma Marielle c'est pas pareil, elle en redemande, elle en redemande ! Je ne suis pas une machine quand même ! Ho là là là ! Non, allez ! Je vais l'attendre en bas de l'allée.


(Georges ressort et deux secondes plus tard Mr Pannot sort de chez les De la Castoline)


Mr Pannot; Non, non ne vous inquiétez vous pas Mr De la Castoline, chez vous les travaux sont très minimes.

Jean-Edouard ; Vous en avez de bonnes, vous !

Mr Pannot; Vous n'avez pas de soucis à vous faire. La poutre centrale de la toiture on la posera directement par l’extérieur et elle ne prendra pas appui sur votre appartement.

Jean-Edouard ; Je veux bien vous croire, mais attention ; pas de saletés dans les escaliers avec vos ouvriers ? La dernière fois avec les travaux de l'appartement du polonais du 3ème, les artisans avaient rendu quasiment impraticable la cage de l'ascenseur et ils avaient tellement de plâtre sous leurs chaussures que l'on ne voyait plus la couleur des carreaux du hall. Alors, cette fois on surveillera et le syndic' sera prévenu de chaque souci.

Mr Pannot; Entendu on prendra toutes les précautions, c'est promis.

Jean-Edouard ; On y veillera ma femme et moi soyez en sur. Au revoir monsieur.


(Jean-Edouard retourne chez lui et Mr pannot reste seul sur le palier)


Mr Pannot; (En ricanant) On peut leur faire confiance pour qu'ils y veillent ! Ça c'est sûr ! Ils ont que ça à faire, ces vieux croûtons ! On pourrait les faire tremper dans de l'eau , ils resteraient secs comme des biscuits de rations militaires ! ... Bon ! Maintenant, passons au plus agréable, (En se frottant les mains) ….La sexologue.... me voilà madame Eva Quartz !


(Il se recoiffe et frappe chez la sexologue)


Mr Pannot; Bonjour madame....(Elle lui coupe la parole)

Eva ; Ah vous êtes déjà là ?

Mr Pannot; Ben oui, je suis là ! Vous savez bien, c'est pour la poutre qui s'affaisse.

Eva ; Ah  vous appelez ça comme ça ? Oui, ma fois, c'est une idée comme une autre. C'est bien de trouver ses propres mots pour dédramatiser la situation.

Mr Pannot; ben c'est le nom couramment utilisé sur les chantiers. Ma ptit' dame.

Eva ; Tout d'abord, je ne suis pas votre ptit' dame. Et comme on doit dire sur les chantiers ; On va trouver une solution pour redresser cette poutre !

Mr Pannot; Ah non, non ! On va la changer ! C'est vraiment impératif vu son état !

Eva ; Ah je crains que cela ne soit pas possible monsieur. Dans le futur, pourquoi pas ! Mais pour l'instant on ne peut pas.

Mr Pannot; Alors là je vous dis que si ! Et on va même la poser par l'extérieur.

Eva ; Par l’extérieur ? Comment ça ? Vous n'y pensez pas ? Par l'extérieur se serait encore bien plus douloureux !

Mr Pannot; Oh là là, la douleur sur les chantiers on s'en accommode, on n'est pas des chochottes.

Eva ; Oui mais là, c'est pas pareil !

Mr Pannot; Si vous voulez, je vous la montre en montant dans les combles, ou même mieux je peux vous faire un croquis.

Eva ; Bon bon, avant de monter dans le grenier, je préférerai m’arrêter à votre croquis pour l'instant.


(Il dessine sur son bloc de face pour que les spectateurs ne voient pas et elle regarde en tournant la tête dans tous les sens)


Eva ; Mais c'est quoi ça ? J'en ai déjà vu, mais des si …. enfin des comme cela, alors là! C'est la votre ?

Mr Pannot; Ben non! C'est la votre ! Et en plus elle est très grosse.

Eva ; Quoi ? Mais vous êtes tordu, vous ! Il vous faut un psy' ! Vous allez voir quand votre femme va arriver !

Mr Pannot; Ma femme ? Je suis veuf depuis cinq ans !

Eva ; Oh, excusez moi.... Mais ! Alors, qui êtes vous ? Vous n'êtes pas Mr Martino ?

Mr Pannot; Mais non ! Chui' Mr Pannot, je viens pour les travaux de toiture de l'immeuble. Je suis délégué par le syndic pour étudier la poutre centrale qui fléchie.

Eva ; Ah ! Oui, Je comprends mieux votre croquis maintenant, je me disais bien que certaines dimensions étaient hors-norme !

Mr Pannot; J'allais pas vous faire un plan avec des mesures ! Non ? Je n'ai même pas encore fait les relevés  !

Eva ; Pour les « relevés », c'est quelque fois mon domaine. Enfin je me comprends.

Mr Pannot; Ah vous êtes aussi dans le bâtiment ?

Eva ; Oui, j habite bien ici , dans ce bâtiment ! Vous venez de frapper à ma porte ? Alors vous le savez bien.

Mr Pannot; Ah non, je ne voulais pas dire ça. Enfin bref ! J'ai frappé chez vous car il faut que je visite chaque appartement de cet étage pour vérifier si il y a besoin de modifier la structure de l'étage.

Eva ; Bien sur. Entrez, mais je n'ai pas beaucoup de temps à vous consacrer. J’attends un couple de patients. Allez ! Suivez moi.

Mr Pannot; Je vais faire très vite madame !

Eva ; C'est justement l'un des problèmes de nombreux de mes patients ! De faire très vite !

Mr Pannot; Ah, oui je vois, je vois.


(Ils entrent dans l'appartement, Clara sort de chez elle avec un portable)

Clara ; Oui ma mère est chez moi. Alors dit moi tout. Non, non, ah ? Non, non


(Elle se dirige devant la porte de la sexologue afin que Georges qui revient par l'escalier croit que c'est elle la sexologue et elle croit que c'est le technicien pour les travaux)


Clara ; Attend je te coupe,le monsieur pour l'ascenseur que j’attendais est arrivé. Oui oui oui. On se rappelle. Bye. ...... (Elle parle maintenant à Georges) Bonjour monsieur, je vous attendais.

Georges ; Croyez moi, venir vous voir, est un véritable calvaire pour moi ! Ho là là là ! 'c est pas évident.

Clara ; C'est à cause de la panne ?

Georges ; Vous êtes déjà au courant !

Clara ; Oh oui ! C'est pas la première fois ! ça fait les muscles des jambes quand on monte plusieurs fois les six étages !

Georges ; Ah vous parlez de l’ascenseur ! Mais moi, je parlais du manque de rigidité de de ma ma …enfin de de....

Clara ; Ha oui ! Je sais cela doit être un problème de structure interne. Je pense. Cela va créer beaucoup de perturbations et des problèmes.

Georges ; Ah vous croyez ? Et alors quelles sont les solutions pour y remédier ?

Clara ; Alors là ! Là, moi j'y connais rien. Pour ça, il faudrait demander à mon oncle, Lui en connaît un rayon la dessus.

Georges ; Ah bon, lui aussi ! Il …. il..

Clara ; Pour sur ! Il est architecte aux bâtiments de France ! Alors vous pensez !

Georges ; Je n'aurai jamais pensé que des professions comme celle ci, provoquaient ces symptômes là. Alors là jamais ! … ça doit être le fardeau de toutes les responsabilités je pense.

Clara ; hein ? Je ne vous comprends pas bien ! Enfin bref. Vous voulez aller dans les combles pour la voir ? Ou directement dans mon appartement ?

Georges ; Dans les combles ? Waouh ! Je ne suis pas très a l'aise d'en parler dans le noir vous savez ? Ah non. Je préférais chez vous si cela vous ne gêne pas.

Clara ; Bon suivez moi dans mon appart', mais il y a ma mère, cela ne vous gêne pas ?

Georges ; Dans votre appartement privé et avec votre mère ? Ah bon !

Clara ; Allez suivez moi ! Ne faites pas attention au ménage je viens de rentrer de voyage.


(Il rentrent dans l'appartement et après quelques secondes Clara et sa mère crient très fort, les insultes fusent et il ressort en remontant son pantalon et fermant sa ceinture, suivi par les deux femmes)


Clara et Janine ; Satyre ! Obsédé ! Cochon ! Pervers ! Il me semblait pas très net avec son regard de renne en rut !

Janine ; Maniaque sexuel, détraqué ! Il faut aller voir un spécialiste, si vous avez des problèmes avec votre machin-truc !

Georges ; Ben, c'est justement pour ça que je suis venu consulter votre fille. C'est sa spécialité ! Non ?

Janine ; Salaud ! Impoli ! Fumier, ma fille c'est une simple vendeuse en boulangerie et elle n'a que de bonnes fréquentations ! Allez ! Disparaissez, ou on appelle la police.

Georges ; Mais vous êtes pas sexologue ?

Clara ; Moi ? ça va pas la tête, monsieur ! C'est en face que ça se passe.

Georges ; Mais ! C'est vous qui m'avez dit de vous suivre !

Janine ; Allez vous faire soigner en face, elle va avoir beaucoup travail avec vous, cette dame! ..Gros cochon ! Allez Clara rentre. Laisse ce gros pervers à ces affaires, de remontées mécaniques.


(Elles rentrent et Georges parle en aparté)


Georges ; Ho là là là ! Je n'ai rien demandé à ces deux folles ! C'est elle qui m'a fait rentrer. Ho là là là ! Allez allez, vite chez cette dame, qu'on en parle plus.


(Il frappe et Eva ouvre)


Eva ; Ah C'est vous, Mr Martino ?

Georges ; Oui c'est bien moi. Et vous, vous êtes bien la sexologue cette fois-ci que ma femme a consulté ?

Eva ; Oui vous avez bien raison de vérifier, cela évite des erreurs. Mais qui criait sur le palier il y a un instant ?

Georges ; Ah bon, je n'ai rien entendu, moi ! Non non. Ça venait de la rue peut-être ?

Eva ; Ah ! Il me semblait que c'était sur le palier.... Allez entrez, votre femme ne va pas tarder.

(il entrent)


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(Le palier se vide six à dix secondes......3 jours plus tard)

-----A chaque changement de jour ou de date un personnage loufoque avec une drôle de tenue passe avec un panneau. Exemple ; (3 jours plus tard)

et à chaque passage un gag quand il tourne le panneau exemple (vend 305 Peugeot 25000km).

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(le couple De La Castoline arrive avec des sacs de courses par l'escalier, complètement essoufflés, ils s'asseyent sur les chaises du palier)

Jean-Edouard ; Vivement qu'ils remettent l'ascenseur en état de marche sinon je ne descends plus.

Marie-Cécile; Ah bon ! T'en a de bonnes ! c'est peut être moi qui te servira de mule ?

Je te signale que si tu n'avais pas congédié le réparateur la derrière fois, pour la seule raison qu'il était de couleur ! Ce n'est pas très catholique, tu en conviendras, avec tes idées préconçues !.... Hein ! ...Ton DROGBA dans ton équipe de France à la télé, il est bien noir lui ?

Jean-Edouard ; (buté) C'est pas pareil ! Il est français !

Marie-Cécile; Si c'est pareil ! Le réparateur aussi est français ! Que l'on soit noir ou blanc, si on est compétant c'est la même chose !

Tiens, notre prêtre de la paroisse il est bien noir lui aussi ? Hein ? Et en plus il n'est pas français, il est Congolais , alors !....

Jean-Edouard ; Oui mais c'est pas pareil !

Marie-Cécile; Mais tais-toi donc ! Ta charité chrétienne est bien mise à mal mon pauvre ami !...Tiens, tu n'as qu'a porter les courses ! ça t'apprendra ! Moi je vais arroser les plantes du palier car si on compte sur les voisins il vaudrait mieux qu'elles soient en plastique.


(Elle rentre en premier et ressort avec un arrosoir et lui, il fait deux aller-retours avec les courses et elle reste seule sur le palier pour arroser)


(Marie-Cécile, en parlant aux plantes et Charles rentre derrière elle par l’escalier il fait des gestes obscène derrière elle)


Marie-Cécile; Alors mes belles ! Y sont pas gentils hein ! Oh non,ils ne sont pas gentils ! Les vilains ! Heureusement il y a votre Marie-Cécile ! Elle est là, elle  au moins ! Oh ben oui ! Oh c'est bon ça hein, c'est bon !


(Elle voit Charles)


Marie-Cécile; Oh ! Vous m'avez fait peur monsieur. Heureusement que je n'ai pas le cœur fragile.

Charles; Bonjour madame. Je pense que de monter les six étages doit vous garder un cœur de jeune fille  ! Non ?

Marie-Cécile; Ne m'en parlez pas. C'est un véritable calvaire, oui ! Surtout quand on fait nos courses, je vous garantie que l'on regarde bien à ne rien oublier !

Charles; Il est vrai que six étages à descendre et à remonter pour une pincée de sel ou une baguette ! ......Une bonne raison de broyer du noir.

Marie-Cécile; Ah ne me parlez pas de noir ! …..Enfin je me comprends. Vous venez voir Mr Wilson ?

Charles; Oui ! Je me présente Charles... Charles Domino …comme des Dominos. Mais comment avez vous deviné que je venais voir mon ami David ?

Marie-Cécile; (En le regardant de bas en haut) Une petite idée, .. l'intuition féminine je pense. …. il ne devrait pas être chez lui votre ami. Il me semble que je l'ai entendu descendre ce matin et de plus son véhicule n’est pas sur sa place de parking.

Charles; Je vais toquer à sa porte. Je n'aurais pas monté les six étages pour rien. Je préfère vérifier.

Marie-Cécile; Je vous comprends bien. Allez toquez comme vous dites !


(Charles frappe à la porte et c'est Clara qui ouvre sa porte à coté et elle est sous le charme du jeune homme)


Clara; Ah je vous demande pardon, je croyais que l'on avait frappé à ma porte. Je suis confuse. Mille pardons.

Charles; Ne soyez pas confuse mademoiselle, j'ai toqué certainement bien trop fort. …(En parlant à Marie-Cécile) Vous aviez bien raison madame. Il semble bien que mon ami n'est point dans son logis.

Marie-Cécile; Comme vous dites, la fée du logis n'est pas là.

Charles; Je vais l’appeler. …. Ah mince, j'ai omis de prendre mon Sony dans ma Jaguar !

Marie-Cécile; Votre chien ! Vous l'avez laissé dans votre véhicule ? avec cette chaleur ! Ce n'est pas raisonnable ! Pauvre bête ! Et je sais pas si vous savez ? Mais si une pervenche ou un policier voit votre animal enfermé dans votre véhicule ils peuvent casser une vitre et vous infliger un amende salée !

Charles; Hein ? Mon chien ? J'ai pas de chien !

Clara; Madame De la Castoline, Sony, c'est pas son chien, c'est la marque de son téléphone ! … Monsieur,(En parlant à Charles) si vous connaissez son numéro par cœur, n’hésitez pas à entrer pour utiliser mon fixe.

Charles; Bien sur ! Que je connais son zéro six.

Clara; Alors pénétrez. .. Enfin je veux dire entrez.

Charles; Oh oui ! Merci, je vous en suis gré . …..Mille mercis.


(Ils entrent tous les deux dans l'appartement de Clara)


Marie-Cécile; (Irritée et grimaçante) Je vous en suis gré ! Mille mercis ! Gnagnagna ! Et elle qui lui fait des courbettes, pauvre fille, elle peut toujours roucouler. Elle n'est pas prêt de faire une partie de  « Dominos »! avec David ou son ami ! . . Enfin je me comprends, mon dieu, mon dieu ! Quelle jeunesse de nos jours, tout se perd !


(Elle rentre chez elle et ensuite Janine la mère de Clara arrive et frappe chez sa fille)


Clara ; (sort et tient bien rabattue la porte derrière elle)Ah c'est toi ?

Janine ; Ben oui c'est moi !

Clara ; Oui, mais tu ne m'avais pas dit que tu viendrais aujourd’hui.

Janine ; Mais, je te dérange je vois !

Clara ; Pas du tout ! Mais quelle idée ?

Janine ; C'est pas une idée, j'entends parler dans ton appartement alors,,,

Clara ; Pas du tout, c'est c'est ... un monsieur qui téléphone.

Janine ; Ben oui, J' ai encore une bonne oreille. J'entends bien que ce n'est pas une fillette de douze ans qui parle.

Clara ; C'est monsieur.... heu monsieur...un ami de Mr Wilson !

Janine ; Cela ne me regarde pas, ce que tu fais avec tes deux amis, mais à l'avenir essaye de te rappeler de leurs prénoms. Mais si je te dérange, je reviendrai demain.

Clara ; Mais de quoi tu me parles ?

Janine ; Ben oui ! Je vois bien que je dérange avec deux hommes chez toi à onze heures du matin, en plus ! C'est pas des heures courantes pour recevoir tant de monde. Tu en conviendras.

Clara ; T'es folle ! C'est pas ça du tout, maman. C'est monsieur heu heu...... enfin je ne sais pas son nom mais c'est un ami de Mr Wilson ! Il avait besoin de téléphoner. Et pi' de toutes façons je reçois qui je veux maman.

Janine ; J'en conviens, ma fille, mais je constate que tu fais rentrer des hommes chez toi, sans savoir leur nom ou leur prénom.

Clara ; Attends ! Chut, il arrive, il a fini. Je t'en prie, ne fait pas de scandale, s'il te plaît !

Charles; Merci encore mille fois mademoiselle, Ah ! bonjour madame.

Clara ; Je vous présente Janine, ma maman. Et vous heu heu.....

Janine; Bonjour monsieur. Monsieur ?

Charles; Je me présente Charles Domino,l'ami heu.... un, un ami de David... David Wilson.

Bon ! Mesdames je dois vous laisser. Il s'est avéré que mon ami n'est point dans son meublé.

Mais simplement devant chez moi. Vous admettrez que c'est idiot comme situation. Je viens de passer une heure dans les bouchons sur la rocade, et lui, pareil dans l'autre sens ! C'est fou! On aurait pu, par chance se voir de chaque coté du périph'. Enfin il y a plus grave que ça !

Janine ; Eh oui c'est bien cocasse comme situation, je l'avoue.

Clara ; Il faudra bien qu'un moment ou un autre, l'un de vous deux s'arrète, sinon, vous allez vous croiser sans arrêt.

Charles; Oui bien sur, on avait convenu qu'il m'attendrai. Je suis heureux d'avoir fait votre connaissance, …. mademoiselle, madame. Au plaisir de vous recroiser.


(Il sort par l'escalier)

Janine ; Quel charmant jeune-homme..De la classe. De l’allure. C'est très rare de nos jours !

Clara ; Oui, ils sont tous comme ça, les amis de Mr Wilson. …... Allez maman entre. …. Tu veux un petit café ?


(elles entrent …... et Annie-jeanne arrive essoufflée par l'escalier. Elle se repose quelques secondes sur une chaise et son regard est attiré par la porte de la sexologue, elle se lève et doucement va épier et écouter à la porte.... Mr pannot arrive et va très doucement derrière la dame)


Mr Pannot ; Alors on écoute aux portes ? On épie, on espionne on surveille, on guette ou alors on veut consulter peut être ?

Annie-jeanne ; Mais non, vous n'y pensez pas ? Heu.... heu.... J'avais seulement entendu crier. J'avais peur que quelqu'un soit en danger.

Mr Pannot ; Ouais ouais ! C'est peut être Mr et Mme De la Castoline, vos amis qui sont en train de consulter et de répéter des positions ou des situations cocasses ! Non ?

Annie-jeanne ; Mais vous êtes devenu fou ! Les De la Castoline chez une... une … entre train de... de … enfin ! Les De la Castoline fervents croyants, allant à la messe tous les dimanches ! Ho mon dieu ! Mon dieu ! Ce ne sont pas des dépravés, ni des libertins ou je ne sais quoi ! Ho non !

Mr Pannot ; Mais ma ptit' dame, les patients de cette dame sont sûrement des gens normaux comme vous et moi. Ce n'est pas une question de religion !

Annie-jeanne ; Ha non ! Pas comme moi. Comme vous peut être, il est possible. Mais moi, oh que non.

Mr Pannot ; Il est vrai que vu votre age ; Des cours de pratique ou de rattrapage seraient comme dirait Maître Capelo « de bon aloi ».

Annie-jeanne ; Arrêtez de parler le vieux français, et reprenez votre dialecte habituel de chantier, il est plus cohérent avec votre allure.

Mr Pannot ; Holà holà ! Vous allez rabattre votre clapet. C'est qu'en même vous qui écoutiez aux portes, alors vous allez pas me donner des leçons de bonnes conduites et de français ? Non ?

Annie-jeanne ; Votre caquet !

Mr Pannot ; hein ?

Annie-jeanne ; Il faut dire « rabattre votre caquet !

Mr Pannot ; (En la menaçant de sa main) Oh ma ptit' dame vous allez débarrasser le plancher avant que je vous rabatte ma main dans votre clapet ou claquet ! hein ! Allez, oust !


(elle se précipite et frappe à la porte des Castoline)

Marie-Cécile ; Que t'arrive t-il ma pauvre Annie-jeanne, tu as l'air toute retournée ? Hein que t'arrive t-il encore ? …. Ah ! Bonjour Mr Pannot. Je ne vous avais pas vu.

Annie-jeanne ; Laisse moi entrer Marie-Cécile, il y a des gens parfois qu'il ne faudrait pas rencontrer ! Il raconte de drôles de choses à ton sujet, ce monsieur Pannot !

Marie-Cécile ; Ah ? Allez, entre. Un ptit' Cognac te fera le plus grand bien !


(Elles entrent et ferment la porte, Mr pannot reprend son bloc-note et commence à inspecter les serrures, Dix secondes après Jean-Edouard sort du même appart')


Jean-Edouard ; (En aparté) Ah non, je ne vais pas encore supporter ces jérémiades de celle là ! De l' air, de l'air ! En plus elle va encore siffler ma bouteille de cognac, je parie! ..... Ah, bonjour monsieur .

Mr Pannot ; Bonjour monsieur De la Castoline.

Jean-Edouard ; Mr Pannot, alors ! Ou en sont ces travaux ?

Mr Pannot ; C'est à l'étude pour le chiffrage il faudra bien encore quelque jours, pour fixer les dates et il faudra bien au moins deux semaines pour savoir.

Jean-Edouard ; Je suis au courant, nous en avons discuté longuement à la dernière réunion des copropriétaires. C'est qu'il ne faudrait surtout pas que cela nous coûte les yeux de la tête !

Mr Pannot ; Ah bon ! Vous en avez autre part ?

Jean-Edouard ; de quoi ?

Mr Pannot ; Des yeux ! Pardi ! Normalement ils sont toujours sur la tête ! Non ?

Jean-Edouard ; Ah c'est malin ! Mais en tout cas moi ça ne me fait pas rire. On n’arrête pas de payer pou ceci pour cela  !!! ….ça n'en finit pas !

Mr Pannot ; Oui mais là ! Si vous attendez encore quelques temps, c'est pas le ciel qui va vous tomber sur la tête, mais votre toit ! Et selon mes premières études la poutre centrale n'est vraiment pas loin de craquer.

Jean-Edouard ; Et pourtant il n'y a pas cinq ans qu'un traitement contre les termites nous avait coûté un bras. Vous allez me dire avec votre humour que l'on en a deux ? De bras ? Non ?

Mr Pannot ; Ah ? un traitement, je n'en ai pas vu de trace, c'est bizarre ? J'ai bien inspecté toute la charpente et j'ai même relu tous les compte-rendus des travaux antérieurs et j'ai rien vu.

Jean-Edouard ; ben si  pourtant.

Mr Pannot ; Bon, je vérifierai..... Mais, vous n'avez pas eu le passage des artisans pour le changement des serrures ?

Jean-Edouard ; Non. Personne pour l'instant. Enfin, je parle pour notre appartement. Les autres je ne sais pas.

Mr Pannot ; S'ils en changent une, ils font les autres en même temps, logiquement !


(En vérifiant de très près chaque serrure et finissant par la porte de la sexologue)


Mr Pannot ; Non je ne vois rien de neuf comme barillet sur ces portes.


(Mme de la Castoline sort de chez elle)


Marie-Cécile; Enfin, Jean-Edouard, tu ne vas pas rester des heures sur le palier, pendant qu'il y a du monde chez nous. Tout de même ! …... (Voyant Mr Pannot) Ah Mais ! Vous continuez de reluquer par cette serrure ?

Mr Pannot ; Mais non ! Mais non !

Marie-Cécile ; Mais si ! Mais si ! Je vois bien ! Vous avez un lumbago peut être ?

Mr Pannot ; Mais non ! Je vérifie si elle est neuve.

Marie-Cécile ; Comment ?.... Vous n'avez aucun respect pour les femmes, vous !

Mr Pannot ; Je parle de la serrure ! Vous voyez le mal partout, vous !

Marie-Cécile ; Comme vous dites, ouais ouais. On va vous croire Allons, Jean-Edouard, vient on ne va pas laisser notre amie seule toute la journée !

Jean-Edouard ; (En aparté) Elle partira bien quand la bouteille de cognac sera vide ! Il y en a pas pour très longtemps pour qu'elle l'a siffle, de toutes façons !


(Ils entrent chez eux)


Mr Pannot ; Bon, il va falloir que je recontacte les serruriers. Je reviendrai demain.


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(Le palier vide deux à trois secondes......2 jours plus tard)

-----A chaque changement de jour ou de date un personnage loufoque avec une drôle de tenue passe avec un panneaux. Exemple ; (2 jours plus tard)

et à chaque passage un gag quand il tourne le panneau exemple (échangerai femme de 50 ans contre deux de 25 ).

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(Janine et Clara sorte de chez Clara)


Janine ; Et bien heureusement que tu étais chez toi cet après midi. Sinon comment ils auraient pu te donner une nouvelle clef pour ta porte ?

Clara ; Ils m'ont dit que pour les autres propriétaires, ils mettaient les clefs dans leur boite aux lettres respective.

Janine ; Oui, mais il ne faudrait pas que leur clef de boite soit chez eux !

Clara ; Ah ben oui ! Je n'y ai pas pensé. De toute façon, moi j'ai la mienne. C'est ce qui compte.

Janine ; En parlant de compte, tu me diras ce que va te réclamer le syndic' comme avance pour payer les travaux . Je te donnerai un petit coup de main. C'est pas avec ton petit salaire de la boulangerie que tu y arriveras.

Clara ; Je te remercie bien maman. Allez, Il faut que l'on file. Tu vas être en retard pour ton rendez-vous.

Janine ; Oui, tu as raison, et il faut que tu récupères tes courses dans la voiture. T'a pas de produits frais dedans ?

Clara ; Oui tu as raison. Allez, c'est parti pour six étages à descendre et à monter.


(Elles sortent par l'escalier et les De la Castoline arrivent aussi par l'escalier avec un panier en osier)


Marie-Cécile : (Elle à envie de faire pipi) Dépêchez vous Jean-Edouard ! Je ne tiendrai pas longtemps ! Avec ces trois tasses de thé que j'ai bu chez les Duchemin c'est une question de minutes maintenant !

Jean-Edouard ; Alors là, il va m'entendre notre Mr Pannot si c'est pas la bonne clef !

Marie-Cécile : C'est peut être la bonne et c'est simplement le nom qui n'est pas bon sûr le porte-clef. Et moi qui ai envie d'aller au petit coin.... vite vite vite...

Jean-Edouard ; Elle n'entre pas  dans la serrure!

Marie-Cécile : Oh non ! ...Ce n'est pas la bonne  ! Ho là là là là ! Trouvez vite une solution, je ne pourrai pas attendre jusqu' aux vêpres !

Jean-Edouard ; Vous êtes marrante Marie-Cécile. C'est pas la bonne je n'y peux rien. Je crois qu'il va falloir retourner chez les Duchemin.

Marie-Cécile : C'est à plus de dix minutes, je ne pourrai pas tenir.

Jean-Edouard ; Je n'ai pas de solution, Marie-Cécile, ou alors il ne vous reste que le dessous de pot de la plante verte de l'escalier.

Marie-Cécile : Mais vous n'y pensez tout de même pas ? Et si quelqu'un sort de l'ascenseur ? Ho là là là là ! Trouvez moi une solution vite, vite !

Jean-Edouard ; Je ne sais pas moi !Je n'ai pas d'idée, je ne suis pas Macgyver ! Je je je ..

Dans votre panier ? Non, il est en osier, ..par la fenêtre de l'escalier ?

Marie-Cécile : Mon arrière train à la vue de tout le monte ! Cette fenêtre donne dans la cour centrale de l'immeuble, c'est inimaginable Jean-Edouard ! Et dessous, il y a le balcon et le linge qui sèche de Mme Bichon du cinquième !

Jean-Edouard ; Attendez, donnez moi la clef. Je vais tout de même regarder qu'elle porte elle ouvre cette clef, à tout hasard !

Marie-Cécile : C'est simple, c'est marqué dessus.

Jean-Edouard ; Comme le port-salut !

Marie-Cécile : Ah je n'ai pas envie de rigoler maintenant, vous pouvez me croire. Allez vite !

Jean-Edouard ; Ah ! C'est celle de Mme Eva Quartz, la sexologue.

Marie-Cécile : Sexologue ou pas, elle a des toilettes comme tout le monde ! Non ?

Jean-Edouard ; Vous ne pensez pas rentrer chez elle, tout de même ? Une sexologue, enfin ! Vous vous rendez compte si les gens l'apprennent !

Marie-Cécile : Je ne me rends compte de rien du tout, j'ai trop envie ! Ho là là là là ! Vite vite ! Ouvrez cette porte Jean-Edouard ou je vais faire sur le palier !

Jean-Edouard ; Bon entendu, mais faites vite ! ….. Elle comprendra bien quand on lui expliquera. Je sais qu'elle n'est pas là, je l'ai vu partir en voiture et sa place de parking est vide.

Marie-Cécile : Oui oui ! Et si on ne touche à rien, elle n'y verra que du feu.


(Ils entrent chez Eva. David et Clara arrivent par l'escalier avec un sac de courses, Clara est toute émoustillé par la présence de David)


David ; On apprécie que l’ascenseur soit de nouveau en état de marche !

Clara ; Oh que oui, cela contribue à favoriser les conversations entre locataires,une certaine convivialité en sorte.

David ; On n'est surtout les uns sur les autres dans cette petite cabine.

Clara ; Ah bon, je ne trouve pas.

David ; (En regardant le porte-clef) Oh non, ils se sont trompés ces idiots ! C'est pas ma clef ! C'est celle des vieux croûtons d'en face !

Clara ; (Ironique) Vous allez pouvoir côtoyer le grand monde !

David ; Je ne vais surtout pas mettre les pieds chez ces bourges !

Clara ; Mais, vous en fréquentez bien du beau monde, on voit bien vos visiteurs ; c'est pas des ouvriers je pense.

David ; (Embarrasser) Oui ! Mais d'accord, mais non ! C'est pas le même style tout de même ?

Clara ; Oh non ! Ma clef, ce n'est pas la mienne non plus, elle ne fonctionne pas dans la serrure !

David ; (ironiquement) Il est rare que les clefs fonctionnent en dehors des serrures !.. C'est bien votre nom dessus ?

Clara ; Oui, pourtant ! Mais comment on va faire ? On ne va pas coucher chez les De la machin chose ?


(Les De la Castoline ressortent le plus discrètement possible)


David : (Ironique) Bonjour messieurs dames, on sort de consultations ? On révise, on se renseigne ou on veut s’améliorer ?

Marie-Cécile ; Vous n'y pensez pas ! Nous ? Chez une …... Nous ? Enfin !!!

David : Ben oui ! On voit bien ! Hein ? C'est bien vous qui sortez de chez la sexologue. Non ? C'est pas pour des cours de catéchisme ou lire la bible ? Je suppose !

Jean-Edouard ; Je vous avais bien dit de ne pas y allez, ma pauvre Marie-Cécile ! Je vous avait bien dit !

Marie-Cécile ; Vous saviez bien que cela ne pouvait pas attendre !

David : Ah c'était une urgence ? Et bien ! Vous cachez bien votre jeu  madame !

Marie-Cécile ; Heu, non ! Monsieur, je ne vous permets pas de croire que l'on peut être patients de cette dame.

David : Je crois ce que je veux et je vois ce que je vois. Il est facile de croire que votre homme manque d’appétit, vu le menu qu'il a sa table !

Jean-Edouard ; Au lieu de polémiquer sur les talents de cuisinière de mon épouse, vous feriez mieux de trouver une solution à notre problème de clef. Car je pense que l'on est tous dans le même bateau en ce moment.

Clara ; Et oui. Nos clefs ne sont pas les bonnes non plus. Et moi qui ai des produits frais, de la viande et même du poisson dans mon panier !

Jean-Edouard ; Quelle clef avez vous, vous ?

David : Je crois que j'ai la votre, si on tient compte de ce qui est marqué sur l'étiquette.

Clara ; Oh rien n'est certain, vu que la mienne est à mon nom et qu'elle ne fonctionne pas .

Marie-Cécile ; Testons celle-ci, si tout va bien, vous pourrez mettre vos courses dans mon frigo. On doit s'entraider entre voisins.

Clara ; Je veux bien, merci beaucoup.

David : C'est bien la votre, le barillet tourne.

Jean-Edouard ; Entrez donc, on ne va vous laisser sur le palier et je vais regarder si j'ai bien encore le numéro de ce fameux  Mr Pannot !

Marie-Cécile ; Oui et comme cela on va boire un petit cognac pour réfléchir à une solution.


(Ils entrent les quatre, et cinq secondes ensuite Mr Pannot entre sur le palier)


Mr Pannot ; (En aparté) Ah là là là là ! Je ne sais pas se qu'ils ont fait ces serruriers ! La sexomachin m'a fait un scandale au téléphone. Enfin je la comprends c'est sûr : Pas pouvoir rentrer dans son appartement alors qu'elle travaille chez elle ! Elle ne vas pas recevoir ses patients sur le palier.


(Il teste la clef)


Mr Pannot ; Bon, elle à raison, c'est pas la bonne.


(Il vérifie les autres portes)

Mr Pannot ; Bon, voyons chez la ptite' ........ Non c'est pas celle ci ......... Et là, chez L'élégant .........

Ah c'est la bonne ! Bon je vais lui mettre dans sa boite à lettre. .... Ah elle s’ouvre toute seule ! Il doit y avoir un courant d'air, il a dû laisser une fenêtre ouverte, avec l'orage qui se prépare il va avoir son petit lit tout mouillé, le petit chaton ! Je vais lui fermer sa fenêtre.

(Il entre et ferme la porte et cinq secondes ensuite, entre Charles le copain de David)


Charles ; (En aparté) Il va m'entendre ! Pas de nouvelle ! Pas un SMS ! Pas de message, rien ! Il me prend pour qui ? Il me prend pour quoi ? Je ne suis pas son jouet qu'il peut ranger quand il a plus envie de jouer avec ! Non mais !


(Il frappe fortement à la porte de David, 10 secondes ensuite Mr Pannot ouvre avec à la main une chemise sur un cintre)


Mr pannot ; Bonjour monsieur, que puis-je faire pour vous ?

Charles ; Hein ! Mais qui êtes vous ? Que faites vous chez mon Davinou ? Heuu.... chez David ?

Mr pannot ; Oh ! Sur un autre ton, mon ami ! Ho !

Charles ; holà ! Je ne suis en aucune sorte votre ami ! Et vous allez me dire ce que vous faites ici avant que j'appelle la police !

Mr pannot ; C'est à cause de l'orage !

Charles; A cause de l'orage ? Hein ? Quoi ? Vous entrez dans les appartements quand il pleut pour vous mettre à l'abri ?

Mr pannot ; Mais non ! J'ai fermé la fenêtre à cause du courant d'air et de l'orage qui menace.Vous ne l'avez pas vu en arrivant ?

Charles; Mais qu'est ce que vous me racontez là ? Je m'en contrefous de votre orage ! David sait que vous êtes chez lui ?

Mr pannot ; Heu, heu, non, non, mais j'ai sa clef !

Charles; (le ton monte) Et il le sait que vous avez sa clef ?

Mr pannot ; Heu, heu, non, non, mais .....

Charles; (Il crie très fort) Oh voleur ! Oh voleur ! Il est en train de cambrioler ! Oh voleur ! Appelez la police ! Oh voleur !

Mr pannot ; Mais il est dingue ! Il est fou ! Il va ameuter tout le quartier, Le dandy !


(Les Delacastoline et Clara sortent de leur appartement avec chacun à la main, une poêle, une casserole, un rouleau à pâtisserie et David avec une brosse à chiotte)


Jean-Edouard ; Qu'arrive t-il messieurs, sur qui on doit frapper !

Charles; Sur lui  bien sûr! C'est lui le voleur ! Avec cette tête de brigand, de voyou, de de ché-pas-quoi ! Il a même ta chemise à la main, David ! Regarde ! C'est bien la preuve qu'il était là pour te cambrioler !

Marie-Cécile ; (Un peu pompette) Ah ! Mais non, c'est notre petit Pannot du syndic' ! Vous n'avez pas les moyens de vous acheter des chemises ? Mais dans quel monde on vit ! Mon dieu, mon dieu, mon dieu ! Quel honte !

Mr pannot ; Mais vous êtes tous tombés sur la tête ! Je ne suis pas en train de cambrioler Mr Wilson. C'est à cause du courant d air, je fermais votre fenêtre à cause de la pluie ! Voilà !

Charles;

David : C'est le fameux maçon, le chippendales, le responsable des futurs travaux. Mais que faites vous avec ma chemise de chez Prada à la main, Mr Pannot  ? (Il le menace avec la brosse à chiotte) Attention Mr Pannot, quand je suis méchant, je frappe, je cogne, personne peut m’arrêter .... euh.....

(ils regardent tous la brosse) Oui, bon, ben, je je je j'avais que cela sous la main quand j'ai entendu crier : Oh voleur !

Clara : Vous étiez aux toilettes, je suppose  ?

David : ben oui ! C'est évident !

Marie-Cécile ; (Toujours pompette) Et oui, chez nous les brosses de cuvettes ne sont pas dans la cuisine ou au salon !

David : Si vous êtes entré chez moi, c'est que vous aviez la bonne clef ? C'est déjà ça !

Mr pannot ; Oui, oui, elle était avec l'étiquette de la la la sexomachin ...euh de Mme Quartz.

Jean-Edouard ; Ah oui ! Parlons en de se méli-mélo de clefs ! Qu'est ce que vous avez fait ?

Mr pannot ; Moi rien ! C'est les serruriers. Madame Quartz m'a remis sa clef, qui ne fonctionnait pas et c'est en la testant sûr votre porte Mr Wilson que celle-ci s'est ouverte et que le courant d 'air à fait la suite. Voilà !

Clara : Et bien ça promet des travaux rocambolesques si cela commence comme ça !

Marie-Cécile ; Bon, bon on ne va pas rester sur le palier avec ces ustensiles de cuisine à la main

venez donc boire un petit Cognac pour vous remettre de toutes ces émotions.


(Ils entrent tous chez les de la Castoline)


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(Le palier vide deux à trois secondes......6 jours plus tard)

-----A chaque changement de jour ou de date un personnage loufoque avec une drôle de tenue passe avec un panneaux. Exemple ; (6 jours plus tard)

et à chaque passage un gag quand il tourne le panneau exemple (Cherche emploi rémunéré, le théâtre ne paye pas).

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(Marielle entre sur le palier pour aller sonner chez la sexologue en tenues très sexy)


Marielle ; (en aparté) Oh là là ! Elle m'a dit de m’habiller sexy pour réveiller les ardeurs de mon Georges cela fonctionne bien, mais alors dans la rue quelle galère ; Les ouvriers des chantiers voisins me sifflent ! On me demande si j'habite chez mes parents ! Oh là là ! C'est plus simple de vivre en jogging, bien plus simple, personne nous voit. (Elle sonne chez la sexologue qui ouvre).

Eva; Bonjour madame. Nous avions rendez-vous ?

Marielle ; Ben oui madame ! Oui ! Je suis Mme Martinot !

Eva; Whaoo ! Je ne vous avais pas reconnu Mme Martinot, quel changement, votre mari doit être aux anges je pense.

Marielle ; Oui,mais le problème il n'est pas le seul à être aux anges. Et les anges se transforment souvent en démons, et à mon travail il y a tellement de démons maintenant que c'est devenu l'enfer si vous voyez ce que je veux dire.

Eva; Je vois, je vois, mais je ne vous avais pas dit de vous transformer à votre travail mais qu'en présence de votre mari.

Marielle ; Oui bien sûr, mais on travaille dans les mêmes bureaux et en plus cela ne me déplaît pas, vous savez !

Eva; Allez, entrez donc pour parler de tout ça. Ne faites pas attention aux bruits. Ils font des travaux au dessus de mon appartement.

Eva; Rien de bien dangereux, j'espère ? Je ne voudrai pas être écrasée par une douzaine d'ouvriers qui passeraient à travers votre plafond !

Marielle ; Non non ! Rien à craindre, on entends simplement que de petits coups de marteau. Allons, entrons madame.


(Elles entrent chez la sexologue, 3 secondes plus tard Annie-Jeanne entre sur le palier en pleurant)


Annie-jeanne ; (En aparté, frappe chez les de la Castoline)) Mon Dieu,mon Dieu, il est parti comme ça et hop ! Futtt ! Je suis toute seule maintenant. Abandonnée de tous comme une vieille chaussette toute seule au fond d'un tiroir vide ! Plus personne pense à moi, je ne manque à personne !

Marie-Cécile ; Oh bonjour Annie-jeanne, mais que t'arrive t-il ? Raconte-moi tout.

Annie-jeanne ; Il est parti, il m'a laissé toute seule !

Marie-Cécile ; Oh ma pauvre Annie-jeanne, il faut que tu te reprennes, il y a déjà huit ans, tout de même! Beaucoup d'eau à coulé sous les ponts depuis !

Annie-jeanne ; hein ?  Mais de quoi tu parles ?

Marie-Cécile ; Cela fait bien huit ans que ton mari, Marc-Antoine nous a quitté. Il faut relever la tête, surmonter les douleurs de la vie que notre seigneur nous inflige.

Annie-jeanne ; Mais non, c'est mon chauffeur. Pour une fois, laisse notre seigneur de côté.

Marie-Cécile ; Il est mort ? Un accident ? Tu étais dans la voiture ? Oh mon Dieu tu n'es pas blessée ? Tu vois notre seigneur à veillé sur toi !

Annie-jeanne ;  Non, non c'est encore pire, tu te souviens qu'il était entré dans le sex-shop d'en face ?

Marie-Cécile ; Oh oui c'était horrible, il y est retourné ? Oh le cochon !

Annie-jeanne ; Non, c'est sa sœur !

Marie-Cécile ; Sa sœur ? Ne me dis pas qu'elle aussi est cliente de ce.. ce .. ce lieu de perdition ! Mon Dieu mon Dieu ! Qu'elle famille ?

Annie-jeanne ; C'est pire, elle en est la propriétaire.

Marie-Cécile ; Doux Jésus, Mais tu m'avais dit qu'il était de famille catholique depuis plusieurs générations !

Annie-jeanne ; Oui oui, mais c'est pas tout. Il vient de me quitter pour monter, comme il dit une succursale avec sa sœur !

Marie-Cécile ; Comme en face ? Le même genre de magasin de dépravés ? Dieu du ciel ! Notre monde est devenu fou ! C'est la décadence, la déchéance notre monde est passé du côté obscur ! Mon dieu, mon dieu !

Annie-jeanne ; Oui oui, et en plus c'est pas tout, j'ai pris les transports en commun pour venir ici ! C'est horrible. Tu savais qu'il n'y a pas d'air conditionné ? C'est fou ! Et on est serré comme des grains de caviar dans leur boite. Et en plus quand j'ai sorti mon mouchoir de mon sac pour essuyer mes larmes, un petit jeune est parti avec, il est descendu du bus en marche !

Marie-Cécile ; C'est terrible, il aurait pu se casser le cou rien que pour un mouchoir. C'est fou !

Annie-jeanne ; Quoi ? Mais non, il est parti avec mon sac ! Qu'est ce que tu veux qu'il fasse avec mon mouchoir ?

Marie-Cécile ; Oh Pardon, que je suis sotte ! Allez ! Entre donc, un petit Cognac te fera du bien. …...Mon Dieu mon Dieu !


(Elles entrent chez Marie-Cécile, quatre secondes plus tard un grand bruit de craquement et la sexologue et Marielle sortent pleines de plâtre(farine) sur elles)


Marielle; whaaaaa ! Vite, vite sortons d'ici ! Tout va s'écrouler on va être écrasée comme des crêpes !

Eva ; Non c'est bon, ici on ne risque rien, enfin je crois. C'est simplement le plafond de mon salon qui est tombé. Je vais appeler le maître d’œuvre.... Ce fameux Mr Pannot.... Je pense que je vais l 'étrangler !

(elle prend son portable. Annie-jeanne et Marie-Cécile sortent aussi )


Marie-Cécile ; Qu'arrive t-il, c'est un tremblement de terre ?

Annie-jeanne ; Tu vois, Marie-Cécile tu avais raison ! C'est le bon Dieu qui nous punit, c'est la fin, c'est mon dernier jour, c’était écrit ! Mon Dieu mon Dieu !

Eva ; Mais non mesdames, c'est la poutre du toit qui a du bougée et mon plafond est tombé, j'essaye de joindre ce Mr Pannot.

Marie-Cécile ; Ah c'est chez vous ! Cela ne m'étonne pas que le ciel vous tombe sur la tête, c'est un signe du seigneur.


(Marie-Cécile découvre la tenue de Marielle)


Marie-Cécile ; Doux Jésus ! Madame quelle tenue !

Marielle; Madame, ma tenue ne vous regarde pas !

Annie-jeanne ; Oui, il voit tout de là haut, il voit tout, je vous le dit !

Eva ; S'il voyait tout, comme vous dite, il verrait que notre Mr Pannot est complètement incompétent.

Annie-jeanne ; C'est peut être notre seigneur qui nous l'a envoyé !

Marielle; Arrêtez avec toutes vos sornettes, vous allez nous porter la poisse. Pourtant je ne suis pas superstitieuse.

Marie-Cécile ;Vous avez raison, ça porte malheur.

Eva ; (au téléphone)Ah ! Enfin monsieur Pannot ! Que m'arrive-t-il ? (ironique) Rien de grave, je prends de vos nouvelles ! Mais non ! (elle se fâche) Mon plafond vient de s'écrouler sur notre tête ! Quoi ? ..... hein .....non il y a pas de blessés ! ..... quoi pas grave ! Non mais vous allez rappliquer illico, et aussi avec votre charpentier ! Hein Pourquoi en hélicoptère ? Non non illico ! Illico-presto ! Enfin sur le champ quoi ! Hein quel champ ? Oh mais vous avez bu le Cognac de ma voisine ? Allez ! On vous attend !

Marie-Cécile ; Il est vrai que le cognac, Mr Pannot le boit comme du petit lait !

Marielle; Je vais vous laisser. Il va falloir que je me change, nous avons un dîner ce soir avec mon mari et je ne peux pas y aller comme ça ! ..Madame Quartz, vous me direz quand vous pourrez recevoir de nouveau en consultations ?

Eva ; Entendu , madame Martino.


(Marielle sort et Janine (la mère de Clara) arrive sur le palier, elle s'affole)


Janine ; Oh que s'est t-il passé ici ? Une explosion de gaz ? Et ma fille, elle va bien ? Elle a rien ? Vous l'avez vu ?

Eva ; Calmez vous madame Laster. C'est chez moi que le plafond s'est effondré. Enfin pour l'instant !


(Janine frappe chez sa fille)


Janine ; Oh là là elle ne répond pas.... Pourvu que rien lui soit arrivé.

Marie-Cécile ; Ah bon !Vous n'avez pas un double de ses clefs ?

Janine ; Ah oui ! Que je suis sotte ! Bien sûr que si, Je dois les avoir dans mon sac. Oh là là là...

(Elle fouille son sac, s'énerve et fini par tout renverser son sac au sol pour les trouver)


Janine ; Non elle doit être dans ma boite à gants. Que je suis gourde ! Je descends vite les chercher, je reviens!


(Janine sort du palier)

(Annie-Jeanne ramasse les affaires du sac une par une)


Annie-jeanne ; Eh bien, c'est étrange comme contenu de sac ! Du rouge à lèvres c'est normal, une brosse à cheveux c'est normal aussi, un petit miroir, oui, des mouchoirs en papier, un stylo, oui mais une pince multiprise ! Un tire-bouchon ! Un pot de peinture ! Un bouchon pour la pèche ! Un caleçon d'homme ! Une roue de roller ! Ah ça c'est quoi ? Un, un..... testeur électrique c'est marqué dessus ! C'est étrange, on dit toujours que l'on peut découvrir la personnalité d'une femme par le contenu de son sac ! Mais alors là ! C'est tout de même très dur à discerner ! Vous ne trouvez pas ?

Janine ; (En continuant à essayer de se dépoussiérer) Ce n'est pas le moment de faire de la psychologie de bas étage !

Eva ; Surtout au 6 ème !

Janine ; Ah c'est malin ça !

Eva ; On ne va pas perdre notre humour, même dans ces conditions. Gardons le moral !

Marie-Cécile ; Venez donc dans mon logis pour vous dépoussiérer, je dois avoir une brosse à vêtements je crois.

Eva ; Pour moi, Je vais plutôt aller me changer chez moi ! Il y en aura pour cinq minutes !

Marielle ; Oh non ! Surtout pas ! On va vous retrouver sous un tas de gravas, c'est tout ce que vous allez y gagner !

Eva ; Vous avez raison, c'est plus prudent d'attendre ! Il ira inspecter les dégâts tout seul ce fameux Mr Pannot !

Marie-Cécile ; Allez mesdames cela ne sert a rien de rester ici ! Entrez donc.

Annie-jeanne ; Allez y ! Moi je vais rester sur le palier, la maman de votre voisine va bientôt remonter avec ses clefs.

Marie-Cécile ; Oui, vous avez raison. Tenez nous au courant quand elle aura ouvert la porte de sa fille. Il lui faudra peut-être de l'aide si elle a des problèmes.

(Elles entrent dans l'appartement de Marie-Cécile)


Annie-jeanne ; (En aparté) Mon Dieu ! Mon Dieu ! Vous voulez tester ma foi, c'est ça ! Mais c'est dur !

(Charles arrive derrière elle)


Annie-jeanne ; Dites moi au moins pourquoi ? Envoyez moi un signe, un messager pour me guider ! Que dois je faire mon Dieu !

Charles ; Arrêtez de jurer et dites moi ce qui vous arrive madame. (Ironiquement) Je veux bien vous servir de messager si vous voulez!

Annie-jeanne ; Ah vous m'avez fait peur ! Monsieur. C'est le ciel qui est tombé, enfin je veux dire, le plafond ! Crackkk ! Elles étaient dessous ! Crackkk !

Charles ; Hein ? De Quel plafond vous parlez, et sur qui ?

Annie-jeanne ; Le plafond de la, la, la , enfin de la dame de là !

Charles ; Ah, de la sexologue !

Annie-jeanne ; Oui ! Oui ! De cette dame ….. et l'autre aussi !

Charles ; Quel autre plafond ? Celui de David ?

Annie-jeanne ; Hein ? Mais non, elles étaient deux dessous  la dame et sa cliente !

Charles ; Ah je préfère ! Enfin je veux dire ….. Elles sont blessées ? Les pompiers sont venus ?

Annie-jeanne ; Non, non. Marie-Cécile est en train de les brosser.

Charles ; Les tapis ? Ça pouvait attendre, non ? Le ménage c'est pas ce qui est le plus urgent, tout de même ?

Annie-jeanne ; Hein ? Mais non, c'est pour les dames, elles étaient pleines de plâtre !

(Janine revient toute essoufflée)

Annie-jeanne ; Ah c'est la dame qui revient pour ouvrir !

Janine ; (Elle a de la peine à parler) Elles ne sont pas dans la boite !

Charles ; Dans une boite ? Vous m'avez dit qu'elles allaient bien ! Elles sont mortes ?

Janine ; Hein ? Mais qui est mort ? Vous me cachez quoi ? Quelques choses de grave est arrivé ici ?

Annie-jeanne ; Mais non ! Que dite vous là ! Vous êtes fou ! C'est les clefs de la porte qui devaient être dans sa boite à gants !

Charles ; Ah là là, moi je comprends plus rien! ...Cette porte ? Mais vous m'aviez dit que c'était tombé chez la sexologue !

Janine ; Non, mais chez ma fille, j'ai beau frapper elle ne répond pas !

Charles ; Elle n'est peut être simplement pas chez elle. J'ai les clefs de Davinou.... De David Wilson je veux dire. Si vous voulez on peut passer par son balcon pour vérifier si tout va bien.

Janine ; Ah oui ! Je veux bien. Je serai plus rassurée. Elle est peut être évanouie, ou dans l'impossibilité de crier et elle nous entend là juste à côté ! Oh oui, ne tardons, pas allons y ! Elle est peut être en danger de mort ! Vite ! Vite !

Annie-jeanne ; N'allez pas prendre le risque de tomber du 6 ème ! Aujourd'hui notre seigneur n'est pas avec moi.

Charles ; Ce n'est pas vous qui allez enjamber la fenêtre ? Ça ne risque rien, c'est un balcon mitoyen de toutes façons.

Annie-jeanne ; Ah oui c'est mieux, mais soyez prudent tout de même, je vous en prie ! Je vais voir ou en est le dépoussiérage chez les De la Castoline.


(Charles ouvre la porte chez David et entre avec Janine et Annie-jeanne chez les De la Castoline)

( 3 secondes de palier vide et Mr Pannot Arrive sur le palier et il parle en aparté et va frapper chez la sexologue)


Mr Pannot : Qu'est ce qu'ils m'ont encore fait ces charpentiers ! Rien ne va se passer comme prévu sur ce chantier ! Quand ça commence ça, on ne sait jamais comment ça peut finir ! Ah là là là, et en plus elle ne répond pas !

Elle me dit de venir et elle n'est pas là !.... Ah c'est ouvert. ….Il y a quelqu'un ?... Madame ?.Madame vous êtes ici ? C'est Mr Pannot !..Oh là là là il y a des dégâts la dedans !


(Il entre et referme la porte et deux secondes ensuite David arrive sur le palier et parle en aparté)


David ; Alors dans quel état m'ont-ils laisser mon appart' cette fois , ces ouvriers. Ils ne sortent pas des beaux arts c'est certain ! Ah ! Tiens! C'est ouvert !


(Janine sort de chez sa fille en parlant à sa fille qui reste a l’intérieur de chez elle)


Janine ; La prochaine fois mets un mot, ou prévient moi avant ! Ah bonjour monsieur (en parlant à David) Vous tombez bien, si vous cherchez votre ami , Il est chez ma fille, car elle était dans sont lit avec des boules Kies.

David ; Quoi ? Qu'est ce que vous me racontez là ? Dans son lit ?

Janine ; Oui c'est pour ne pas être dérangé à cause des bruits des travaux, vous comprenez !

David ; mais non ! Je comprends pas bien justement ! Pourquoi il est dans son lit ?

Janine ; Ah non, non, non, ils sont dans la chambre pas dans son lit !

David ; Dans sa chambre ? Mais qu'est ce qu'ils font dans sa chambre ?

Janine ; C’était plus simple pour l'enjamber(il lui coupe la parole)

David ; quoi ? Alors là ! Il cache bien son jeu ! Oh le salaud ! Depuis le temps que je le connais !

Janine ; Mais de quoi parlez vous ? C'est la fenêtre, qu'il a enjambé ! Non mais pour qui prenez vous ma fille ?

David ; Veux tu sortir de là, Charles ! Que l'on tire les choses au clair ! Je te dis de m'attendre chez moi et je te retrouve chez une fille ! Et dans sa chambre en plus !


(Charles suivi de Clara sortent aussi de l'appartement)


Clara ; C'est tout de même pas une affaire d'état qu'il soit chez moi votre ami! Tout de même ! Ça c'est fort !... Mais vous ne seriez pas jaloux de lui, non ? Je ne vous ai jamais interdit de me rendre une petite visite de courtoisie ! Cela ce fait souvent entre voisin, vous savez !

David ; Ah non, ma petite demoiselle vous n'y êtes pas du tout. Je veux bien vous rendre visite, là n'est pas le problème ! Mais directement dans votre chambre ! C'est direct, vous ne trouvez pas ?

Clara ; Ouais, ouais ouais ! Je ne suis pas votre genre de fille c'est ça ?

Charles ; Mademoiselle, vous êtes pas son genre de... de ….. mais pas de fille ! Enfin vous voyez !

Clara ; Non ! Je ne comprend rien du tout ! Mais ça ne fait rien. L’essentiel c'est que mon plafond ne soit pas tombé comme chez madame Quartz.

Janine ; Oui c'est l’essentiel !..... Ma fille, as-tu le numéro de téléphone de ton oncle Joseph? Il faudrait lui demander de venir.

David ; Il tient une agence matrimoniale ?

Janine ; Mais non, pourquoi ? ... Il à été charpentier et maintenant il est expert aux bâtiments de France. Il vérifiera les travaux de plus près. Je veux m'assurer que ma fille ne risque rien ! Et vous aussi, bien sûr !

David ; Charpentier quand on s'appelle Joseph c'est presque naturel ! .. Enfin c'est une excellente idée ! On sera plus rassurés. Entendu comme ça ! Tenez moi au courant dès qu'il sera là !

Clara ; Oui, je vous tiendrai au courant de suite !

Charles ; Ah non non ! On attend pas ici, avant que votre oncle donne son avis sur la dangerosité des travaux. Tenez ma carte, dessus il y a mon 06 pour nous contacter. Nous on va attendre au pub du coin.

David ; Tu as raison, on attend votre appel mesdames.

Janine ; On vous rejoint aussi dès que l'on a vu son oncle, c'est plus prudent !

Clara ; C'est le pub ou il y a beaucoup de garçons ?

Janine ; Oui c'est évident ma fille !

Clara ; Ah bon ! Pourquoi ?

Janine ; Ma fille, il faudra bien que je t'explique certaines choses !Mais ne perdons pas de temps !

Charles ; Attention ! Ne prenons surtout pas l’ascenseur, On dit toujours qu'il ne faut jamais le prendre en cas d'incident ou d’incendie.

David ; Oui c'est plus prudent, vous avez raison, allons y !


(Elles rentrent dans l'appartement de Clara et les deux garçons sortent par l'escalier. 3 secondes ensuite Jean-Edouard arrive sur le palier )


Jean-Edouard ; (En aparté) Ils sont fous ces jeunes loups, courir dans les escaliers alors qu'il y a un ascenseur ! ... Enfin, ils ont raison de faire du sport, ils sont jeunes !


(Mr Pannot sort de chez la sexologue en reculant tout en prenant des photos)


Mr Pannot ; (En aparté) Bon il va falloir attacher tout ça au plafond , avant qu'ils arrivent . Il faudra bien qu'ils participent !

Jean-Edouard ; Eh bien Mr Pannot, maintenant que vous la connaissez, vous consultez, vous prenez des photos et en plus vous organisez aussi des parties fines un peu spéciales, peut-être ?

Mr Pannot ; Hein ? Qu'est ce que vous racontez, elles ont pas eu de bobos ! Le plafond suspendu leur est tombé sur la tête !

Jean-Edouard ; (tout excité) Il ne fallait pas les ligoter au plafond !

Mr Pannot ; Arrêtez votre cinéma ! C'est les travaux qui ont fait écrouler le plafond, pendant que Mme Quartz était en consultation ! Moi j’étais pas là !! Vous êtes fêlé vous !

Jean-Edouard ; Oh pardon monsieur, heu heu …. je vais allez voir si chez moi tout va bien.

Mr Pannot ; Oui oui oui ! Tout va pas très bien dans votre tête !


(Jean-Edouard entre chez lui et Mr Pannot sort du palier)


Mr Pannot ; (En aparté) Il est cinglé l’ancien ! Bon je fonce chez le charpentier ! Il va passer un mauvais quart d'heure celui-là !


................. L'entracte


Deuxième ACTE.

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-----A chaque changement de jour ou de date un personnage loufoque avec une drôle de tenue passe avec un panneaux. Exemple ; (4 jours plus tard)

et à chaque passage un gag quand il tourne le panneau exemple (mon 06,12,17,42,02 Pour la blonde du 2 ème rang).

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(Des cartons sont sur le palier pour montrer que des travaux sont en cours dans un appartement et David sort de chez lui avec un téléphone à l'oreille)


David ; Attends, je sors sur le palier, voilà je peux parler je suis seul, oui !Charles je comprends oui !Mais ils sont encore chez moi, ben oui, je comprends bien ! Mais jamais je n'aurai penser qu'ils resteraient plusieurs jours! Oui ! Mais c'était de simples fissures dans leur plafond ! Des toutes petites fissures de rien du tout ! Alors je leur ai proposé de venir chez moi ! Mais dès que l'oncle de la voisine serait passé, je pensais qu'ils repartiraient chez eux !... Oui c'est promis je mange chez toi ce soir, oui oui ! En plus elle n'arrête pas de me faire la cuisine, des potages, des soupes, des bouillons. Et tu sais pas ! Tu vas rire elle trouve mes statues grecques superbes et elle les dépoussières toutes les 5 minutes ! Tu verrais la tête de son Bonhomme ! ..... Attend je te laisse quelqu'un arrive, oui à ce soir oui!!!


(Annie-Jeanne arrive sur le palier avec une bouteille à la main, et pompette)


Annie-jeanne ; Ah rebonjour, monsieur. Je suis allé chercher à l’épicerie du coin une ptite' bouteille de Cognac, la votre est vide !

David ; Et oui, j'ai bien vu, comme celle d'hier et celle d'avant-hier aussi.

Annie-jeanne ; Il faudrait que vous les preniez en deux litres !

David ; Eh, pourquoi pas en cubi' de cinq litres comme du rosé ! Pendant que vous y êtes !

Annie-jeanne ; Ils les font en cinq litres ? Jamais vu !

David ; Heureusement, ma fois !...... En plus vous vous êtes trompée !

Annie-jeanne ; Comment ça ?

David ; C'est du Pineau des Charentes que vous avez pris !

Annie-jeanne ; Ah ben, mince alors ! Je ne sais pas si ça va convenir à madame De la Castoline.

David ; C'est de la même région, cela devrait aller.

Annie-jeanne ; Je préférerai, car elle ne supporte pas les mélanges ….Bon j'y vais, mes amis doivent m’attendre, je ne voudrais pas qu'ils s'inquiètent.

David ; Oui oui entrez, faites comme chez vous, enfin comme chez eux ! Si je puis dire. De toute façon moi je dois partir. A tout à l'heure ? Comme chaque soir ? Hein ?

Annie-jeanne ; Euh …. je ne sais pas pour ce soir, J'ai mon chauffeur qui doit passer à ma résidence pour récupérer ces affaires m'a t-il dit.

David ; (lassé) Oui oui, bien sûr je comprends bien ….. A plus alors !


(Elle entre chez David et lui sort du palier, 3 secondes ensuite arrive Georges Martino)


Georges ; (En aparté) Bon elle m'a dit de lui téléphoner en arrivant sur le palier  ….. Allô allô oui ! .. Bonjour madame j'y suis. Hein ?.. Ben, sur le palier ! C'est Mr Martino on a rendez-vous à votre cabinet !..... C'est pas chez vous , Ah bon! ….Oui, Entendu j’attends.


(La sexologue sort de chez Clara)


Eva ; Mr Martino c'est par ici que je reçois. Eh oui, il y a fallu que l'on s’adapte à cause des travaux de l'immeuble. Cette jeune fille m'a aimablement prêté une pièce de son appartement pour me dépanner pendant les travaux.

Georges ; (Ironiquement) J'espère que c'est pas dans sa buanderie !

Eva ; Non non, elle a un appartement très grand et comme elle vie seule, elle a pu me prêter une grande chambre.

Georges ; C'est très sympa de sa part . Beaucoup aurait refusé, vu votre profession.

Eva ; (Ironiquement) Eh oui si j'avais été garagiste ou réparateur d'engins agricoles cela aurait posé de gros problèmes d'accessibilité ! Non je rigole, je comprends bien ce que vous voulez dire. .. Bon, alors avec votre femme comment ça se passe ?.. Cela c’est très bien amélioré si j'avais bien compris !

Georges ; Oui, mais c'est beaucoup plus compliqué maintenant, vous comprenez.

Eva ; Ah ? Comment ça ? Vous allez me raconter tout ça, on ne va pas faire la consultation sur le palier, entrez donc.

Georges ; Oui oui ! Je n'aime déjà pas trop en parler, alors en public, vous pensez ! .. Ma femme doit nous rejoindre. Je l'ai eu au téléphone, elle ne devrait pas tarder.

Eva ; Entrez, entrez ! C'est tout au fond du couloir.


(Ils entrent chez Clara , 3 secondes suivantes Jean-Edouard sort de chez David en pantoufles et peignoir avec un journal et il s'assied pour le lire)


Jean-Edouard ; (En aparté) Oh là là ! Mais c'est pas possible ça ! Qu'est ce qu'elle me saoule ! Encore plus que son Cognac ! Je devrais dire son Pineau ! En plus dans cet appartement de cinq mètres carrés, c'est encore plus insupportable ! Le violet des murs et ces plafonds rose pastel, ces parfums d’ambiance à la violette, mélangés à l'odeur de la soupe de Marie-Cécile  ! .... J'en n'ai presque envie de vomir. Bon voyons quelles sont les nouvelles fraîches  ? Enfin pas très fraîches vu que Marie-Cécile récupère le journal de la veille au veuf du deuxième. Elle a raison, le lire la veille ou le jour même ça ne change rien... Sauf pour les avis de décès, il faut simplement pas traîner pour commander les fleurs et envoyer les condoléances. Elle a raison sur une année ça fait une sacrée économie. Alors, la page des faits divers : Un décès par accident dans un grand parc d’attraction parisien, l'employé qui joue le capitaine-crochet se serait gratté les parties génitales ! Aïe aïe aïe ! J'ai mal rien que d'y penser .. Dans la gare de Bruxelles une femme à été retrouvée coupé en morceaux dans deux valises posées à la consigne. Selon leurs premières investigations, la police belge penche pour la thèse d'un suicide.

(Marielle arrive sur le palier toujours sexy et va frapper à la porte de la sexologue)


Marielle; Bonjour, monsieur !

Jean-Edouard ; (Très intéressé par la tenue de Marielle)(En aparté) Eh ben mon Dieu mon Dieu, quelle tenue ! A faire pâlir une colonie d'enfants de chœur.

Marielle; Vous dites ?

Jean-Edouard ; Non rien, je lis simplement les nouvelles du jour. Enfin de la veille.Les faits divers, les potins, la météo du jour même, vu le décalage !

Marielle; Lire son journal à voix haute, c'est original.

Jean-Edouard ; Ça m'aide à me concentrer sur ma lecture, surtout quand je suis perturbé par les ... choses..... qui m'environnent.

Marielle; Sur ce palier il n'y a rien qui puisse vous perturber dans votre lecture, je pense ?

Jean-Edouard ; (En regardant sa tenue) C'est vous qui le dites ! Ma ptite' !

Marielle; Bon, elle ne répond pas.... pourtant elle doit être présente, mon mari est déjà arrivé chez elle normalement ! Je l'ai eu au téléphone juste avant qu'il monte l'escalier.

Jean-Edouard ; (Ironiquement) Ils sont peut être occupés sur un dossier sensible,. .. ou ils répètent votre dernière leçon ! Si vous voyez ce que je veux dire ?

Marielle; (En sortant son portable de son sac) Ah mince c'est idiot ! J'ai mon portable mais pas son numéro !

Jean-Edouard ; (Ironiquement) Vous n'avez pas le numéro de votre mari ? Pas étonnant que vous ayez des problèmes de couple !

Marielle; Mais non mais non, celui de la thérapeute ! Mon mari ce n'est même pas la peine que j'essaye de l’appeler, il met toujours son portable sur silence ! …...Vous ne l'auriez pas vous, s'il vous plaît ?

Jean-Edouard ; (En pouffant) Ah vous en avez de bonnes, vous ! Pourquoi j'aurai le numéro de téléphone de votre mari ?

Marielle; Mais non ! Le numéro de ma thérapeute ! Je me doute bien que vous n'avez pas celui de Georges !

Jean-Edouard ; (Il se vexe) Quoi ? Le numéro de la......dans mon....De toute façon nous avons pas de portable, ni moi ni ma femme !

Marielle; (En faisant le geste de tourner des fiches)Je suis sur que chez vous, vous avez encore un répertoire mécanique à fiches.

Jean-Edouard ; Oui, pourquoi ? Comment faites vous, pour garder vos numéros ?

Marielle; Oui bien sûr, bien sûr. … Bon j’appelle mon mari, on ne sait jamais..... Oui c'est moi !.... mais où es tu ? Je frappe à la porte depuis 1 heure ! Hein ? Chez la voisine ? Mais qu'est ce que tu fais chez la voisine ? Tu sautes sur tout ce qui bouge maintenant ? ..Avec la sexologue en plus ! …..Ah en face ! Elle reçoit chez la voisine ! Ok ok ,,


(Eva ouvre la porte de chez Clara)


Eva ; Madame Martino ! C'est ici que je reçois provisoirement, on ne va pas risquer de prendre le plafond sur la tête, comme la dernière fois.

Marielle; Oh surtout pas ! Mais quand on a pris rendez-vous je pensais que tout était refait à neuf.

Eva ; Oh là là  non! Ne m'en parlez pas, c'est un véritable calvaire !

Jean-Edouard ; Comme vous dites ! Un calvaire oui ! On sait quand ça commence mais on ne sait pas quand tout ça finira !

Eva ; On fait plutôt du camping que d'y habiter vraiment ! Allez, entrez donc, madame Martino c'est dans la pièce du fond.


(Elles entrent en laissant seul Jean-Edouard)


Jean-Edouard ; (En aparté) Elle est bien jolie c'est ptite' dame ! C'est tout de même un peu osé . Enfin c'est pas ma Marie-Cécile qui sortirait comme cela ! Oh que non ! C'est plutôt ; gilet, châle, bas en laine, une grande robe style petite maison dans la prairie, des souliers de.... de ah là là, comment elle s’appelle ? .. La femme de Mickey ? Heu... heu.. Ha mince ! (le public devrait souffler ; Minnie) Vous la connaissez aussi ? Comme disent les jeunes ; Il est vrai que ces shoes ne sont pas des plus sex …....


(Marie-Cécile sort de chez David en peignoir et grosses pantoufles)


Jean-Edouard ; (En aparté) Oh que non ! C'est pas la même tenue que la ptite' dame! Ah ? .. Il manque les chaussures de .. de .. de .Ah mince de de. (public) Voilà c'est ça!

Marie-Cécile : Qu'est ce qu'elle a ma tenue ? Mais qu'est ce que vous faites sur le palier ? Il y quand même du monde chez nous !

Jean-Edouard ; Du monde ? Annie-Jeanne ? Du monde ? Elle fait presque partie des meubles, enfin surtout de notre bar ! Elle est plus souvent chez nous que chez elle !

Marie-Cécile : C'est pas chez nous ici, mais chez notre voisin, qui est très très aimable de nous accueillir chez lui, d'ailleurs, il n'était pas obligé !

Jean-Edouard ; Dans cinq mètres carrés c'est presque un stage de survie, comme dans ton kah-lanta !

Marie-Cécile : Ko ! Koh-lanta ! Mais là n'est pas le problème, allez, entrez ! Vous n'allez pas rester dans cette tenue sur le palier. Si des gens arrivent, que vont ils penser ?

Jean-Edouard ; Il n'y a personne qui passe ou presque, je fini mon journal et j'arrive !

Marie-Cécile : On vous attend. (Elle entre chez David)

Jean-Edouard ; (En aparté) Elles m’attendront, je suis bien mieux ici  ! J' ai même plus de place. Et la petite dame devrait pas tarder à repasser...... Bon qui est mort dans ce journal ! Il ne faudrait pas que mon nom s'y trouve et que je ne le vois pas ! Louper son propre enterrement ce serait ballot !


(Mr Pannot arrive sur le palier, tout affolé avec son casque de chantier)

Mr Pannot : Ah monsieur Mr De la Castoline ! Vous tombez bien ! Il y a plus personne dans votre appartement ? Ainsi que dans celui de la ... la.. la... spécialiste ?

Jean-Edouard ; Oui ! Et pour cause. On voudrait bien revenir dans notre appartement, on ne va pas squatter chez les voisins pendant des mois ? Mais.... vous avez l'air tout affolé !

Mr Pannot : L’entreprise vient de me prévenir qu'il est très risqué et même dangereux de rester dans les appartements. En ce moment une grue géante est en train de passer au dessus des toits afin de changer la poutre centrale !

Jean-Edouard ; Oh là là ! Il faut évacuer le bâtiment ? Je m’occupe de prévenir les voisins de palier.

Mr Pannot : Non ! Ne faites rien. C'est seulement les deux appartements de ce coté qui sont concernés, la poutre est juste au dessus de ces deux logements là! Alors, si ils sont vides, tout va bien. … Ils sont bien vides ? Vous en être bien sûr !

Jean-Edouard ; Oui j'en suis certain ! ... Avec cette équipe de branquignols que vous avez embauché pour les travaux, je suis plus qu’inquiet ! Ils vont bien confondre leur droite avec leur gauche !

Mr Pannot : Non non, j' ai changé d'équipe, c'est des pros  maintenant! Il faut que je jette un coup d’œil à l’intérieur pour les guider.


(Il ouvre la porte de la sexologue et entre en parlant dans son portable)

Mr Pannot : Oui ! allô oui ! Oui j'y suis bientôt,... je vais vous guider par la fenêtre, ...j'arrive vous allez me voir, oui, au 6 ème ! ..Soyez prudent, pas de catastrophe cette fois ! (Il referme la porte)

Jean-Edouard ; Il en a de bonnes lui ! On doit rester là, alors qu'il y a un gros morceau de bois de deux tonnes qui se ballade au dessus de notre tête ! Bon je vais rejoindre mes goûteuses de Cognac ! Il y aura toujours une cloison en plus qui me protégera en cas d’éboulement ! Soyons prudent !


(Il entre chez David.2 secondes ensuite un grand bruit et Mr pannot sort sur le palier avec son téléphone à la main en hurlant)


Mr Pannot : Je vous avais dit que j'allais vous guider et vous, vous faites entrer la poutre par la fenêtre ! Vous avez failli me tuer ! Et comment on va la sortir maintenant ?


(Jean-Edouard et les deux femmes(pompettes) sortent de chez David affolées)


Jean-Edouard, et les 2 femmes ; C'est quoi encore ce bruit ? L'immeuble s'écroule ? C'est la guerre ? Il faut évacuer ? Où sont les issues de secours ? C'est la fin du monde ! Le bon Dieu nous punit de vivre dans un appartement de débauches comme celui là ! Je le savais !

Mr Pannot : Non non non ! Restez chez vous, ..enfin chez lui ! Je contrôle la situation ! Rien de grave ! C'est simplement un petit craquement, de.... de … de ...dilatation. 'c'est le bois, il est encore vert !Tout se passe comme prévu, je vous dis !

Annie-Jeanne ; Un petit craquement ? Mais, vous êtes sourd ma parole ?

Marie-Cécile : Doux Jésus, on va finir par perdre notre appartement et même peut être notre vie ! Mon Dieu mon Dieu !

Mr Pannot : Je vous promets que tout va rentrer dans l'ordre, c'est l'affaire de quelques jours !

Jean-Edouard ; Mais c'est quoi ? Mr Pannot le gros morceau de bois que l'on distingue dans l'appartement de madame Quartz à travers cette poussière ? (la porte est ouverte)

Mr Pannot : C'est heu heu … Un coffrage pour le plafond rien d’important.

Jean-Edouard ; Quoi ? Un coffrage ? Mais c'est énorme ! Mais pour qui me prenez vous, j'ai déjà vu des travaux et je peux vous dire que c'est pas un coffrage, comme vous dites ! C'est la poutre du toit ! Elle est tombée ? Elle a tout perforée !!!!! Mon Dieu ! On voit même le ciel !

Annie-Jeanne ; Le ciel ? C'est un signe ! Notre seigneur nous montre le chemin, je vous dis, c'est un signe ! Doux Jésus Marie-Joseph !


(Arrivent David et Charles par l'escalier)


Jean-Edouard ; C'est surtout le signe de quitter au plus vite cet immeuble avant que tout s'écroule !

David ; Qu'arrive t-il encore ici ? Vous en faites des drôles têtes !

Mr Pannot : Rien d'important, je vous dis que tout est sous contrôle. Je gère la situation !

Marie-Cécile : Il ne gère rien du tout ! Il est en train de faire s'écrouler complètement l’immeuble ! Mme quartz, grâce à ce bonhomme n'a plus de salon, mais une terrasse à ciel ouvert maintenant. Il faut prévenir le syndic, je vous dis !

Marie-Cécile : Si on reste ici, notre seigneur risque de nous rappeler à lui, plus vite que prévu ...

Charles ; Il faut quitter les lieux, David ! C'est plus prudent !

Jean-Edouard ; Oui, vous avez raison partons d'ici ! C'est plus prudent, nous en profiterons pour passer voir le syndic et même prévenir la police !

Mr Pannot : La police ? Mais vous êtes fou ! C'est un tout petit contre temps pour de petits travaux ! Rien de plus !

David ; Mr Pannot ! Attention, je connais du monde, cela ne se passera pas comme ça ! Croyez moi !

Marie-Cécile : Allons-y Annie-Jeanne, commençons à sortir par les escaliers ! Les six étages vont êtes longs à descendre !


(Elles descendent)


Jean-Edouard ; Je vous suis Mesdames. ….Vous vous souvenez de l'adresse du syndic ?  Marie-Cécile. (Il sort aussi)

Charles ; Allez, David ! Il faut partir d'ici !

David ; Oui tu as raison, descendons ! Je ne vous oublie pas Mr Pannot, croyez moi ! On va se revoir bientôt !


(Charles et David sortent . Mr Pannot reste seul sur le palier, il referme la porte de chez Mme Quartz)


Mr Pannot : (En aparté) Ho là là là ! Quelle catastrophe ! Je le sentais pas ce chantier, oh non je le sentais pas, mais à ce point là !


(le couple Martino sort de chez Clara, ils n'ont rien entendu)


Marielle ; Oui madame, je vous tiens au courant de la suite et de l'évolution du traitement.

Georges ; Vous croyez que cela ne va pas empirer les choses ? Madame.

Eva ; Non, il y a pas de risque de ce côté là… Ah ! Bonjour Mr Pannot! Vous tombez bien ! Je voulais vous voir.

Mr Pannot : Vous n'avez rien entendu  de là-bas ?

Georges ; Moi rien à part le léger bruit de la rue.

Marielle ; Moi non plus.

Eva ; Non, mais pourquoi ? Qu'est ce qu'on aurait du entendre ?

Mr Pannot : Rien de bien important, mais avec les travaux du toit vous auriez pu être gênée par des petits bruits, des petits craquements, des coups de marteau ?

Eva ; Non rien du tout, Mais la pièce que m'a gentiment prêtée la voisine est à l'autre bout du couloir au fond de son appartement. Alors il pourrait avoir un tremblement de terre de ce côté, on n'entendrai rien.... Au fait ! Dans combien de temps je pourrais, comme on disait dans l'ancien temps ; Vaquer dans mes appartements ?

Mr Pannot : (très ennuyé) Heu... heu …... bientôt, très bientôt, il ne reste plus que les finitions et et .. et .. aspirer les moquettes et vous pourrez vaquer comme vous dites !

Marielle ; Bon c'est pas tout, madame Quartz , on va vous laisser avec vos petits soucis de propriétaire. On vous rappelle dans quelques jours comme convenu.

Georges ; Au revoir Messieurs-dames.


(Les Martino descendent)



Marielle ; Ah pendant que vous êtes là avec les clefs, je vais en profiter pour récupérer quelques affaires de toilette et mon chargeur de téléphone.

Mr Pannot : (Il fait barrage devant la porte) Ah non ! Non non ! C'est pas possible !

Marielle ; Mais pourquoi ? Je ne vais pas passer à travers le plancher, tout de même ?C'est chez moi ! Alors mince !

Mr Pannot : C'est impossible à cause de... de.... de.. du casque ! Oui du casque !

Marielle ; Quel casque ?

Mr Pannot : Votre casque !

Marielle ; Mais je n'ai pas de casque !

Mr Pannot : Justement c'est impératif sur les chantiers, oui pour les assurances c'est obligatoire !

Marielle ; Mais je vais chercher mes petites culottes !

Mr Pannot : Surtout pour des petites culottes c'est obligatoire ! Oui ! Obligatoire !

Marielle ; Vous déraillez complètement ! Vous n'avez qu'à me prêter le votre, de casque ! Ah !

Ah ah ah ah ! Vous êtes coincé là ! Le Mr Pannot, il est tombé dans le panneau ! Ah ah ah ah

Mr Pannot : C'est impossible ! Si je vous le prête, j'en ai plus pour vous accompagner ! Et c'est obligatoire d'être accompagner sur les chantiers !

Marielle ; Ah vous m’agacez avec votre règlement ! De toute façon je n'aurai plus rien à me mettre à partir de demain soir ! Alors il faudra bien que j'y rentre ! Car je porte toujours une culotte, moi !. Oui oui oui ! J'ai bien lu dans vos pensées ce qui germait dans votre tête ! Pas vrai ?

Mr Pannot : Mais non ! Pas du tout, madame. Vous avez qu'à me fournir une liste et je vous trouve tout pour demain !

Marielle ; La liste de mes culottes ? Deux rose, une noire en dentelle et deux rouge en satin !

Mr Pannot : Ah.... oui, rouge en satin, ça doit être très excitant ! Oh pardon !

Marielle ; Mais ça va pas dans votre tête ! Hein ? Je ne vais pas vous laisser fouiller dans mes tiroirs de lingerie ! Je vais vous faire une liste des choses qu'il me faut et pour mes sous-vêtements, vous prendrez la commode complète. Avec un de vos ouvriers vous arriverez bien à la porter ! Non ?

Mr Pannot : Oui ! Entendu, on fait comme ça ! Pas de problème, comptez sur moi, ensuite je pose tout chez mademoiselle Laster.

Marielle ; Bon je vais de suite vous la préparer cette liste et je vous la pose sur cette petite table.

(Elle retourne dans l'appartement de Clara)


Mr Pannot : (En aparté) Ouf ! Bon maintenant il faut que je trouve des artisans pour réparer tout ce carnage ! Et en urgence !


(Il sort par l’escalier)


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-----A chaque changement de jour ou de date un personnage loufoque avec une drôle de tenue passe avec un panneaux. Exemple ; (10 jours plus tard)

et à chaque passage un gag quand il tourne le panneau exemple (cherche F2 Libre de suite mais pas dans cet immeuble ! )

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(Les De la Castoline sortent de chez la sexologue discrètement avec des paniers vides)


Marie-Cécile : Mon Dieu mon Dieu ! Ce fameux Mr Pannot avait dit que c'était seulement pour une journée que l'on devait passer par le balcon pour rentrer et sortir de chez nous et tout ça en passant par chez la... la... la... Enfin, bref ! Cela fait 4 jours que l'on escalade la rambarde ! Vous avez vu les voisins d’en face comme ils ricanent ?

Jean-Edouard : Ah oui, j'ai bien vu ! Surtout Mme Dubois, je n’oserai plus la regarder en face à la sortie de la messe ! Oh mais qu'est ce qu' ils doivent raconter sur nous, je vous jure ! Ils connaissent bien la profession de cette dame, c'est évident, avec sa plaque professionnelle à l'entrée de l'immeuble !

Marie-Cécile : Mon Dieu mon Dieu ! C'est certain ! Comme dit Annie-Jeanne, si c'est notre seigneur qui nous a envoyez ce Mr Pannot, Je ne sais pas ce que l'on a fait, … ou pas fait pour mériter tout ça !(Elle se met à pleurer) Jean-Edouard ! Je ne vais pas supporter ce fardeau longtemps, non, je ne pourrai pas ! Je vais craquer !

Jean-Edouard : Allez ! Marie-Cécile, reprenez vous ! Gardez la foi ! C'est une épreuve à surmonter, le bout du tunnel n'est plus très loin !

Marie-Cécile : (Elle pleure de plus belle) Ah non, j'ai peur dans le noir, pas de tunnel s'il vous plaît, pas de tunnel !

Jean-Edouard : Ah ! J'y pense on a oublié la lampe de poche sur le buffet du salon.

Marie-Cécile : Pourquoi ? Pourquoi la lampe ?

Jean-Edouard : Vous savez bien ! Pour L'ascenseur !

Marie-Cécile : Qu' est ce que vous racontez ?

Jean-Edouard : Mais si ! Je vous l'ai dit hier soir, qu'il n'y avait plus de lumière dans l'ascenseur quand je suis rentré !

Marie-Cécile : Ah non non non ! Pas dans le noir ! Non non, pas dans le noir ! Je vais avoir l'impression de descendre en enfer ! Ah non, s'il vous plaît ? On prend l'escalier !

Jean-Edouard : Entendu, ma chérie. Mais je vais chercher cette lampe tout de même. Car tout à l'heure, je prendrai l'ascenseur pour remonter les courses, si non mon cœur va finir par lâcher.

Marie-Cécile : Vous avez raison, c'est plus prudent, je vous attends ici ! (Elle s'assied) Faites attention à vous, ne tombez pas en enjambant la rambarde de la fenêtre ! Levez bien la jambe !

Jean-Edouard : Oui, oui ma chérie. … Quand j’étais chez les scouts de France, mon totem était «Puma agile».

Marie-Cécile : Oui bien sûr, mais il y a très longtemps de ça, et le puma grisonnant que vous êtes devenu, a de l’arthrose maintenant ! Je vous en prie, faites attention en l'enjambant !


(Il entre chez madame Quartz, elle est seule)


Marie-Cécile : Mon Dieu, mon Dieu ! Quelle épreuve tu nous fais traverser, qu'est ce que l'on a donc pu te faire ? Pour que tu nous infliges cela ! Guide nous ! Fais nous un signe, envoies nous un messager, s'il te plaît  !


( Charles arrive sur le palier et a entendu la dernière phrase)


Charles ; Le voici votre messager, madame De la Castoline ! Pour vous servir !

Marie-Cécile : (Ironiquement) Je ne l'imaginais pas ainsi, voyez vous ! Heu... un peu moins... enfin un peu plus...

Charles ; (Ironiquement) Ah pourquoi, qu'est ce qui cloche ? Il me manque des ailes dans le dos, ou je devrais être de blanc vêtu, avec des sandales en cuir, avec une grande barbe blanche aussi ?

Marie-Cécile : Non non non. Notre prêtre de la paroisse nous dit toujours que notre seigneur peut nous guider par des signes que l'on ne voit pas toujours. Mais là, cela me surprendrai beaucoup !

Charles ; Détrompez vous, madame. Dans ma jeunesse j'ai été enfant de chœur dans mon village. Et j'ai souvent servi la messe. J’étais très pieu, vous savez ! Ensuite le charme du prêtre m'a fait changer de... de.... de.... Enfin bon, c'était il y a longtemps...  Mais que faites vous ici à attendre sur le palier, madame ?

Marie-Cécile : (En montrant la porte de la sexologue) J'attends Jean-Edouard,mon mari il est retourné l'enjamber pour la deuxième fois, vous savez !

Charles ; (Il pense que son mari... enjambe la sexologue) Mais, que me dites vous là !... Et vous attendez là, comme ça ?

Marie-Cécile : Ben oui ! C'est plus de mon âge ces choses là ! Oh là là ! Il peut se débrouiller tout seul, il n'a pas besoin de moi ! … Dans ma jeunesse, oui ! Ça ne m'aurai pas gênée, j'étais très souple vous savez ! Mais maintenant, non non non.

Charles ; Ça vous dérange pas qu'il...heu... Juste à côté de chez vous ? Comme ça !

Marie-Cécile : Ben non, ça me rend bien service vous savez ! Je ne peux pas le faire à sa place !

Charles ; Oui bien sur, je comprends bien, mais.....

Marie-Cécile : De toute façon, il n'en a pas pour longtemps, vous savez ! Il est rapide ! Même à son âge, il a gardé beaucoup de ces capacités physiques, ...oui oui !

Charles ; Je comprends bien, mais tout de même je n'aurais jamais pensé cela de lui ! Je vous ai rencontré dans l'escalier l'autre jour ! Il m'avait donné l’impression d'être un homme heu... heu... comment dire ?

Marie-Cécile : Ben oui ! Voyez ! Même dans les escaliers il a encore toutes ses capacités !

Charles ; Dans les escaliers avec la .. la .. la .. dame ?

Marie-Cécile : Non non ! Avec moi bien sur ! pendant les travaux  seulement! Mais moi, je préfère l'ascenseur !

Charles ; L'ascenseur ?

Marie-Cécile : Ben oui ! Pas vous ?

Charles ; Heu,... heu.. .ni l'un ni l'autre.

Marie-Cécile : Ah bon ! Il ne vous reste plus que l'escalier de secours extérieur alors ?

Charles ; Ah vous ? Sur l'escalier en métal ? Et ben !

Marie-Cécile : Non non, pas moi, c'est trop périlleux ! Je ne voudrais pas me rompre le cou.

…. Ah ! Le voilà !


(Jean-Edouard sort de chez la sexologue)


Jean-Edouard ; Ah, bonjour monsieur. Vous voyez Marie-Cécile, je ne ferai pas ça tous les jours !

Marie-Cécile : C'est un choix de dieu ! Mon Jean-Edouard !

Charles ; De dieu ?

Marie-Cécile : Et oui, comme dit notre prêtre  ; c'est notre seigneur qui nous inflige toutes ces épreuves ! C'est notre chemin de croix !

Jean-Edouard ; N’exagérons rien, Marie-Cécile !

Charles ; Euh..... il est vrai que de votre côté c'est plus facile !

Marie-Cécile : Il faut que l'on descende, Jean-Edouard !

Jean-Edouard ; Oui ma chérie. Et quand je pense qu'il va falloir que je recommence cet exercice tout à l'heure !

Charles ; Eh bien, vous avez une forme olympique, monsieur !

Jean-Edouard ; N’exagérons rien, c'est simplement ce qui me reste du temps ou j'étais scout de France.

Marie-Cécile : Ah non ! Vous n'allez pas raconter à monsieur, encore toutes vos péripéties du temps ou vous étiez louveteau ! Non non non, il faut que l'on parte, on va finir par être en retard.

Allez ! Passez devant mon fameux Puma agile !


(Ils descendent en laissant seul Charles qui va vers la porte de David)


Charles ; (En aparté) Alors là ! Les anciens, ils me laissent sur le cul ! En voyant ces petits vieux tous gris, jamais j'aurai pensé que.... Oh que non ! (En regardant le public) Hein et vous ? vous auriez pensé que ces … Non cela doit être un délire de l'auteur, je le connais, il est un peu tordu parfois.


(Il va frapper à la porte, mais il stoppe son geste)


Charles ; Voyez ! Il va me faire frapper à cette porte et derrière je ne sais pas ce qu'il va me sortir, un truc bizarre, une danseuse de flamenco, un dromadaire, un nain de jardin, Chantal Goya en lapin bleu ou alors moi même ?.... ! Moi même, ça c'est pas possible.... j'ai pas de jumeau !... Allons reprenons le fil de la pièce.....


(Il frappe à la porte deux fois avant que Clara ouvre la porte)


Charles ; Ah ! Une fille !

Clara ; Ben oui ! Une fille ! Qu'est ce que vous auriez voulu que je sois ? Ça fait vingt huit ans (Ou l'age que l'actrice voudra) que je suis une fille.

Charles ; Mais qu'est ce qu'une fille fait chez David ? Enfin je veux dire ; Qu'est ce que vous faites chez lui ?

Clara ; ben, Je suis bien obligée, je n'ai plus de chez moi. Cette fois c'est le plafond de ma chambre qui est tombé hier soir. David m'a gentiment dépanné le temps que l'autre abruti de Pannot remet en état ma chambre.

Charles ; Ah non ! Non non ! Déjà les Catho' maintenant une pouf, enfin je veux dire une fille ! Ah non, non, non ! Qu'est ce qu'il me fait mon Davidou !

Clara ; Mais enfin ! Je ne vois pas le problème pour vous ? C'est lui que ça gène, pas vous !

Charles ; Mais oui ! Mais non ! Pas une fille !

Clara ; (En colère) Alors si j'étais un garçon, ça serait mieux pour vous peut être ?

Charles ; Ah non ! Ah non ! Surtout pas ! Vous êtes folle !

Clara ; Alors là ! Je ne comprends rien, il faudrait peut être que vous consultiez, comme on dit, vous faire suivre, voir quelqu'un ! .. Vous avez un ami charmant, qui rend service, qui dépanne les autres et vous ça vous met en colère ! Franchement, je ne vous comprends pas !

Charles ; (Excédé) Ça fait rien ! Rien rien rien.. C'est pas grave ! David est là, au faite ?

Clara ; Oui bien sur, il est dans sa chambre. David ! David ! Il y a quelqu'un pour toi !

Charles ; (Très énervé) Pas ; Quelqu’un ! .. C'est ton Charles ! Ton Charlou


(Il entre en bousculant légèrement Clara)


Clara ; (Ironiquement en aparté) Ton Charles, Ton charlou ! Son Davidou ! Mais pour qui il se prend, ce mec avec ces petites manières ridicules ! Gnegnegnegnegne ! On dirait qu'il est un peu comme on dit, de la fanfare ! (Elle comprend tout) Non ! Oh non ! Il est gay ! Et il tourne autour de mon David ! Oh non ! Non non non pas mon David ! Nonnnn ! Ah Je comprends maintenant. Ah oui, je comprends tout ! ...Mais que tu es sotte ma pauvre Clara ! ...Mais que je suis conne, c'est pas possible !


(Janine la maman de Clara arrive sur le palier et a entendu la fin de la phrase)


Janine ; Non ma fille, ne dis pas ça ! Tu es ma fille, tu n'es pas sotte et encore moins une...

Clara ; Mais si maman, je viens de comprendre que David est gay ! Tu te rends compte ? Tu te rends compte ? David, gay.. et moi qui ….

Janine ; Bien sûr, ma fille ! Bien sûr ! Mais depuis le début j’essaie de te le faire comprendre, mais tu étais tellement aveuglée par lui que tu voulais rien voir. C'est normal ma fille.

(En regardant un homme du premier rang du public)

Janine ; Il est très mignon, de la prestance, sensible, doux, plein de charme, un regard qui vous rend toute chose, (en parlant doucement au monsieur) Vous aussi vous en êtes de ...de ..de la compagnie des Village people ? Non ? Ah bon j'aurai cru ! Vu votre.... Enfin, si vous le dites !


(Elle revient vers sa fille)


Janine ; Bon reprends toi, ma fille et explique moi ce qui t’ai arrivé hier soir dans ta chambre.

Clara ; Ah oui, il y a aussi ça, j'avais oublié. Viens voir c'est tout en plan, le père Pannot n'est même pas encore intervenu. Tu pourras m'aider aussi à emporter des affaires chez David .(En pleurant) Enfin plutôt chez Davinou comme l'appelle l'autre ! La, son... son Charlou ! Oh non je ne pourrais pas !

Janine ; Tu as raison ma fille. Tu vas venir t'installer chez moi, tant que ton appartement n'est pas sûr.

Clara ; Tu as raison maman, j'ai quelques cartons de vide, ça suffira. Allons y ! On va préparer tout ça.


(Elles entre dans l'appartement de Clara , 3 secondes ensuite arrive Mr Pannot avec son casque et son téléphone portable à l'oreille)


Mr Pannot ; Oui, je vous entends, ..je suis sur le palier, ..non non rien à craindre, l'appartement de la fille est vide depuis hier soir. Oui, mais attention ! Avec votre grue. Hein ? l'autre fois vous avez fait passer la poutre par la fenêtre de la sexologue, il a fallu que je la tronçonne en petits morceaux pour la faire descendre. Alors bon ! … Quoi, qu'est ce qui est dégueulasse ? Hein ? Mais non ! La poutre ! Vous êtes taré ou quoi ? J'ai pas coupé la sexologue à la tronçonneuse ! Méfiez vous que je ne vous découpe pas en morceau si vous faites encore une connerie ! Allez y doucement !.... Non, pas de bruit pour l'instant !....Non, toujours rien...tout est calme..... Qui c'est qui crie vers vous ?... Si si j'entends crier ! Qui est-ce ? ... Mathias ?... Connais pas ! .. Il crie que ça pend, … qu'est ce qui pend ? Si si!... Il dit que ça pend, mais bon sang de bonsoir, dites moi ce qui pend ou sinon je viens vous couper avec ma tronçonneuse ! La poutre  qui pend ? Quelle poutre ? On n'a pas besoin d'une poutre, elle est déjà en place ! C'est une palette de tuiles qu'il faut monter ! …Mais qui est dans la grue ? Qui dirige cette grue de malheur ? C'est pas vous ? Qui c'est alors ? Bogdan ? Mais c'est le nouveau stagiaire ? Vous êtes fou, il est polonais ! Il ne parle pas français ! Ah vous ne saviez pas ? Alors comment vous faites pour lui parler ? Antonio qui traduit ? .. Mais il est italien !... c'est sa belle sœur qui est polonaise qui traduit ? Alors là ! On va à la catastrophe !


(Encore des grands bruits de fracas )


Mr Pannot ; Oh non ! Non ! Non! Non !  Ils ont fait tomber la poutre ! C'est pas possible ça, je vais tous les tuer ma parole ! Tu parles de pros ! C'est pas possible !


Clara et sa mère sortent de chez elles sont pleines de plâtre et Charles et David sortent aussi mais propres)


Janine ; On va finir par tous mourir dans cet immeuble! Si c'est pas déjà fait ! On n'est vivante ma fille ? Tu crois ?

Clara ; Oui maman pour l'instant, mais certainement plus pour longtemps ! C'est encore vous Mr Pannot ! Hein ? Vous voulez nous éliminer, nous écraser, nous désintégrer ! C'est ça hein ?

Janine ; Nous éparpiller par petits bouts ! Façon puzzle !

David ; Vous êtes blessées ? Reste t-il quelqu'un à l’intérieur ?

Clara ; Non, nous étions que toutes les deux.

Charles ; David, appelons la police ! Il faut qu'ils le mettent en prison avant qu'il y est des morts.

Mr Pannot ; Gardez votre calme ! Je contrôle la situation ! Ce n'est pas très grave, c'est juste un petit bout de bois qui est tombé de la grue sur le toit.

Janine ; Un petit bout de bois ! Pas du tout ! C'est une poutre grosse comme un baobab et elle est passée à travers le plafond à vingt centimètres de moi et elle s'est plantée dans le plancher jusque chez le voisin du dessous !

Mr Pannot ; Vous exagérez madame, vous êtes en état de choc.

Clara ; Mais non ! Il est fou ! Il y a même le voisin du dessous qui m'a demandé à travers le plancher s'il n'y avait pas de blessés ! Alors.

David ; J’appelle la police, il faut que cela cesse !

Charles ; Oui ! Faites vite, avant qu'il redonne des ordres à ces ouvriers de malheurs.

Mr Pannot ; N'appelez pas la police, je vais avoir des ennuis.

Clara ; Comment ça ! Vous ne croyez pas que nous, ont n'avons pas assez d'ennuis ? Mon Appartement est presque tout détruit et vous, vous inquiétez que de vos petits tracas !

Mr Pannot ; Mais non, réfléchissez, si la police m’arrête et stoppe l'entreprise qui s'occupe des travaux, il y aura une enquête, vous allez rester avec un gros trou dans votre plafond pendant longtemps !

Janine ; C'est pas faux ce qu'il dit !

David ; Je coupe alors ? (Il raccroche)

Charles ; Il a pas tort, si il faut attendre la procédure, qu'un procès démarre, avant que les travaux reprennent, il peut se passer plusieurs années !

Clara ; (En pleurant) Ah non ! Je ne vais pas rester comme ça avec un appart' ravagé, oh non !

Mr Pannot ; Allons, mesdames on va descendre, ce n'est pas la peine que vous restiez là et je vais vite mettre tout en œuvre pour réparer au plus vite ce petit problème.

Janine ; Arrêtez de minimiser le problème car vous avez failli nous tuer. Gardez bien ça à l'esprit !

Mr Pannot ; Entendu madame, vous avez raison. Allons, descendons mesdames.


(Ils descendent, il ne reste que Charles et David sur le palier)


Charles ; Quelle catastrophe ! C'est très risqué d'habiter ici ! Je ne comprends toujours pas pourquoi tu a choisi d'habiter ici ! Surtout dans cet immeuble ! Avec comme voisin ; une sexologue, une gonzesse de la campagne, et un couple de catho' réac'...

David ; Je suis à quatre minutes à pieds de mon job et j'adore le quartier. T'as vu il y des ptits' pubs plein la rue, des restos sympas, c'est plutôt cool, non ?

Charles ; Le quartier, oui ! Mais ce palier avec ces voisins là, pas top non ?

David ; Ah au fait ! J e t'ai pas raconté pour les catho'. Tu vas être surpris !

Charles ; Ah bon ?

David ; Jte' jure, c'est dingue, t'imagines même pas quand tu les vois avec leurs fringues ring' et leurs airs à bouffer des gratins d’hostie !

Charles ; Des gratins d'orties ?

David ; Mais non, d'hostie ! Les rondelles qu'on donne à l'apéro pendant la messe !

Charles ; Ah oui ! Quand j’étais enfant de chœur, on jouait avec, en guise de jetons pour nos parties de poker.

David ; T'as été enfant de chœur, toi ? .. Enfin, au sujet des vieux d'en face, tu vas pas me croire mais le vieux il se fait la sexo' d'à côté !

Charles ; non ? C'est pas vrai, c'est pas possible, non !

David ; Si, si ! Je te le dis, et en plus quand il en parle, il dit qu'il l'enjambe !

Charles ; Non, tu déconnes !

David ; Si jte' le dis ! Elle dit qu'il l'enjambe ! C'est dingue comme expression pour un vieux ! Non ?

Charles ; Tu parles ! C'est incroyable ! ….Mais pourquoi tu dis ; Elle ? que s'est Elle qui dit ?

David ; Mais oui, c'est ça le plus dingue ! Elle est au courant de tout et en attendant elle patiente là ! Sur cette chaise !

Charles ; Non ! Là ? Non !

David ; Si si ! Je t'assure ! Elle attend là, avec ces paniers et elle en parle naturellement comme si c’était courant et quand il a fini, il sort et hop ! Ils partent faire leurs courses ensemble comme si de rien n'était !

Charles ; Non, tu déconnes ?

David ; Non je te jure, et le pire c'est qu'il est pressé d'y retourner dès qu'ils reviendrons de leurs courses, et oui costaud le bonhomme ! Non ?

Charles ; Alors là ! Je te crois pas ! C'est pas possible ! Tu a vu quel âge il a ?

David ; Si si ! Si tu me crois pas on a qu'à guetter leur retour, tu verras bien comme ça !

Charles ; Attends ... j'entends l'ascenseur qui monte, c'est peut être eux qui reviennent.

Attends, on va s’asseoir ici comme si de rien était !


(Mme Eva Quartz arrive sur le palier)


Eva ; Bonjour messieurs. Qu'est ce qui est arrivé encore dans l'immeuble ? Il y à au moins dix camions d'entrepreneurs tout autour de l'immeuble.

David ; Cette fois c'est pour la jeune-fille d'à côté, Clara. Notre Mr Pannot a fait complètement exploser son appartement, cette fois !

Eva ; Il va finir par raser complément le bâtiment avec nous dedans, c'est pas possible ça ! Il a juste fini de retaper mon appart' qu'un autre s'écroule. … La prochaine fois c'est pour chez vous !

Charles ; Ah dites pas ça, vous allez lui porter la poisse à mon David !

Eva ; Clara, m'a bien rendu service l'autre fois. Je vais lui proposé de lui rendre la monnaie de sa pièce en la logeant chez moi !

David; Elle va être mal à l’aise, je pense. Elle me semble très prude cette jeune-fille, avec tous vos patients et vos consultations spéciales, si vous voyez ce que je veux dire !(Avec un clin d’œil à Charles)

Eva ; Mais messieurs, rien de spécial comme vous dites, se passe dans mon cabinet de consultations ! …. Bon je vous laisse j’attends d'un instant à l'autre un patient qui à de gros problèmes, proche de la dépression. Vous n'imaginez pas où les problèmes de sexe poussent certaines personnes. Bon il faut que je mette de l'ordre dans mon cabinet. Au revoir messieurs.


(Elle rentre chez elle)


David ; Elle en a de bonne celle là ! Elle soignerait la dépression du vioc' à grand coup de jambes en l'air ! Non mais j'y crois pas ! Elle nous prend vraiment pour des canards de cinq semaines .

Charles ; Non des Lapins, pas des canards !

David ; Oui si tu veux, mais qu'en même ! Mince !

Charles ; Ah attends ! J’entends quelqu'un qui monte dans l'escalier !

David ; Oui c'est eux, je reconnais leurs voix, je crois !


(Les de la Castoline arrivent sur le palier avec Annie-Jeanne qui a encore abusée du Cognac avec Marie-Cécile)


Jean-Edouard ; J'aurai du monter par l'ascenseur, je suis exténué.

Annie-Jeanne ; A trois c'est plus facile à porter, et l’exercice c'est bon pour votre santé.

David ; (Discrètement parle à Charles) Ils sont même quatre avec Margot ! Lui, il faut vite qu'il retrouve la forme avant son exercice du soir !

Jean-Edouard ; Je vais l'enjamber en premier. J'ai une envie pressante. Voyez ce que je veux dire, mesdames ?

Charles ; C'est dingue ! J'y crois pas !

Marie-Cécile ; Nous, on se repose un peu ici, on vous rejoint dès qu'on a repris notre souffle !


(Jean-Edouard entre sans frapper chez la sexologue)


Charles ; Elles aussi, c'est pas possible ! Ou sont les caméras, c'est un gag !

David ; Je t'avais dit ! Mais leur copine aussi, ,alors là ! Ils doivent la faire boire pour ça !

Annie-Jeanne ; Messieurs, on vous demandera de nous donner un coup de main si cela ne vous fait rien. Car avec Marie-Cécile on n'a un peu trop abusé du Cognac et j'ai peur que ce soit difficile pour moi ! Jean-Edouard m'a expliqué, c'est tout de même coton à faire je pense !

Charles ; C'est pas possible, ils viennent de la recruter pour leur délire ! J'y crois pas !

David ; Ah ! Non non mesdames ! C'est pas possible, on n'a un .. un.. un.. entraînement de.. de. ….

Charles ; D'aqua-poney !

David ; Oui c'est ça, d'aqua-poney ! .. (Discrètement à Charles) C'est quoi ça !

Charles ; (Discrètement aussi) Je ne sais pas, cela m'est venu comme ça !

Marie-Cécile ; Vos partenaires vous attendrons. On en a pour quelques minutes, vous savez.

Charles ; Non vraiment c'est très urgent, car heu ..heu ..heu .. David est président du club et c'est lui qui a les clefs de la piscine.

David ; Oui oui, heu, les poneys c'est le problème, oui heu ... les poneys dans les camions ne peuvent pas attendre à l’arrêt. Ils s'affolent, ils se blessent parfois entre eux. C'est des sanguins ! Vous savez !

Charles ; La dernières fois, cinq minutes de retard, et.. paf ! On a retrouvé deux poneys morts au fond du camion ! ...Horrible ! …. C'était horrible !

Annie-Jeanne ; Ah non, Je ne veux pas être responsable de la mort de ces pauvres bêtes.

David ; Après la S,P,A, s'en mêle, ensuite..hop ! le club est banni de la ligue internationale d'aqua-poney ! ... On a déjà beaucoup de problèmes avec les poneys qui se noient dans la piscine pendant certaines compétitions.

Charles ; (Discrètement à Charles) Arrêtes ton délire, tu t'enfonces et tu vas finir par te planter.

Annie-Jeanne ; Si vous représentez la France . Ne tardez pas, allez y !

David ; Oui, vous avez raison ! Il faut partir Charles !

Marie-Cécile ; N'oubliez pas les clefs !

Charles ; Quelles clefs ? On y va en métro !

Annie-Jeanne ; Les clefs de la piscine !

David ; Ah oui ! Oui, bien sur ! Pas de problème, je les ai déjà dans ma poche ! Traînons pas Charles ! Allez ! mesdames bonne heu .. heu .. bonne journée.


(Ils sortent par le palier)


Marie-Cécile ; Nous aussi Annie-Jeanne il faut y aller, ne t’inquiètes pas je te tiendrai la main !

Annie-Jeanne ; T'es sur de toi Marie-Cécile, je ne voudrais pas tomber du 6 ème étage !

Marie-Cécile ; Si il faut, on appellera mon mari par la fenêtre. Passe devant, c'est par ici !


(Elle entre chez la sexologue)


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-----A chaque changement de jour ou de date un personnage loufoque avec une drôle de tenue passe avec un panneaux. Exemple ; (30 jours plus tard)

et à chaque passage un gag quand il tourne le panneau exemple (Mr Pannot ne vas pas démolir la salle ou vous êtes …. Enfin pas pour le moment ! )

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(Eva et Mr et Mme Martino arrivent sur le palier et se dirige vers la porte d'Eva)


Eva ; Vous allez voir, mon appartement et mon cabinet ont été refait complètement. Ça à été une véritable galère avec les assurances. Elle se sont retournées contre le responsable du chantier. On ne s'est pas laissé faire ! Et sûr le palier, on a eu tous gain de cause. Nos quatre appartements ont été entièrement refaits à neuf.

Georges ; C'est tout à fait normal comme compensation. Vous avez failli y laisser votre vie, tout de même.

Marielle ; Je suis entièrement d'accord ! Au fait, vous avez des nouvelles de ce fameux Mr Pannot ?

Eva ; (Elle fouille dans sons sac) Ah ne m'en parlez pas de cet énergumène ! J'en fais des cauchemars toutes les nuits, C'est vrai, je vous assure ! Il hante mes nuits ! Bon qu'est ce que j'ai fais de mes clefs ?

Georges ; On dirait Marielle qui fouille son sac !

Marielle ; Si tu n'y mettais pas ton portefeuille, tes clefs, tes cigarettes, ton briquet et je ne sais quoi ! Il serait moins chargé !

Eva ; Ah : Les voici, on peut entrer. Ne faites pas attention au désordre, je n'ai pas encore remis tout en place. Allez suivez moi ! (Ironiquement) Vous ne risquez plus rien normalement Mr Pannot est à mille lieux d'ici !.. Allez ! Entrez !


(Ils entrent, 3 secondes plus tard Annie-Jeanne arrive avec une bouteille à la main toujours pompette)


Annie-Jeanne : (En aparté) bien ! La dernière fois que je suis venu ici, si je me souviens bien, je suis redescendu par l'échelle des pompiers.... et Il est vrai que si ma gaine n'était pas resté accrochée à la rambarde du balcon je serai morte aujourd'hui... Et flaqq ...par terre écrasée comme une galette ! Oh ça doit faire mal ! J'ai apporté ce qu'il faut pour faire la causette (En montrant la bouteille). Dans l'écroulement du plafond, leur bar à été complètement détruit, quel gâchis, il avait un Cognac de trente ans ! Flaqq …quel dommage ... Enfin celui ci, il n'aura pas la chance de fêter ses trente ans ! … Bon, allons voir ce bel appartement tout neuf. (Elle frappe à la porte, Jean-Edouard lui ouvre)

Jean-Edouard ; Ah c'est vous ? (ironiquement) Vous n'êtes pas venu toute seule, à ce que je vois ! Toujours accompagnée !

Annie-Jeanne : Si ! Mais si ! pourquoi vous dit ça ? Vous voyez bien que je suis seule ! Même mon chauffeur m'a laissé choir, alors, vous penser, je suis bien seule.

Jean-Edouard ; C'est Mr cognac maintenant qui tient le volant alors ?

Annie-Jeanne : Il n'est pas drôle votre humour Jean-Edouard, il faudra penser à en changer. … Marie-Cécile est ici ?

Jean-Edouard ; Oui, elle est à la cuisine, elle prépare un gâteau au chocolat pour la fête de la paroisse. Elle n'ose pas dire non. Elle est toujours de corvée pour préparer les desserts.

Annie-Jeanne : Il est vrai que c'est une excellente pâtissière. J'ai apporté une ptit' bouteille de Cognac avec moi.

Jean-Edouard ; Alors vous êtes trois comme ça !

Annie-Jeanne : Ah mais, je vous dis de changer votre humour !

Jean-Edouard ; Allez entrez ! Vous poserez votre amie, la bouteille, sur la table du salon. Avant vous demanderez à Marie-Cécile si elle aimerait pas en mettre une petite lichée dans son gâteau !

Annie-Jeanne : Oh non ! Il ne faut pas gâcher ! (Elle entre)... Oh que c'est joli ! C'est splendide ! C'est frais !

Jean-Edouard ; (En aparté) Pas comme elle !


(Ils entrent chez lui, 3 secondes plus tard arrive Clara et Janine sa maman)


Clara ; Tu vas voir, tout est refait à neuf, la cuisine, la chambre, le salon, même la salle de bain ! Tout est neuf. Tu vas en tomber à la renverse.

Janine; Du moment que le plafond ne te retombe pas sur la tête, c'est ce qui compte pour moi, tu sais ! Tu es certaine que ton Mr Pannot n'est pas dans l'immeuble ? Caché je ne sais où, dans la cave ou sous les toits ! Tu es sur ?

Clara ; Oui maman, il n'y a aucun risque. J'ai eu le syndic' au téléphone, ils m'ont dit qu'ils l'avaient viré avec perte et fracas ! Et avec interdiction formelle d'entrer dans tous les bâtiments que le syndic' gère. Ils sont vraiment fâchés contre lui !

Janine; Comme Je les comprends ! (ironiquement) Ils vont peut être le rappeler pour un futur chantier mais uniquement de démolition.

Clara ; Oh oui, c'est bien dans ses compétences ! (Elle ouvre la porte) Regardes c'est beau, .. non ?

Janine; Oh oui ! C'est superbe, ça sent le neuf. C'est très très beau ! Pourvu que ça reste comme ça !

Clara ; Arrête maman, tu vas me porter la poisse ! Allez entre donc !


(Elle entre et ferme la porte, 3 secondes après Mr pannot Arrive sur le palier discrètement en faisant attention à ne pas être vu, très énervé avec cinq petites bombes(avec lumières clignotantes) ou cinq gros bâtons de dynamite attachés à sa ceinture)


Mr pannot ; (En aparté) Ils vont voir de quoi est capable Pannot ! Je ne vais pas être le seul à être à la rue comme un mendiant. J'ai perdu mon job, ma maison, ma voiture. .. C'est à leur tour maintenant  de retourner dans la rue, pointer à la soupe populaire et vagabonder de foyer en foyer plein de puces et de blattes ! ... Ça va péter, je vous dis ! Ça va tout péter ! Mon frère qui travaille dans une carrière m'a fourni des petits pétards qui devraient leur faire plaisir comme cadeaux ! C'est la famille Pannot au complet qui offre aujourd'hui !! Ah ah ah ah ! … Zut on vient !


(Il se cache comme il peut, derrière la table et une chaise car il entend Charles et David qui arrivent)


David ; (Il parle à son ami Charles) Non c'est juste après que la poutre ai perforé le studio de la petite voisine, ils ont voulu la remonter avec la grue et c'est à ce moment qu'ils l'ont fait tomber sur mon appart'. Un véritable carnage ! Mon home-cinéma, mon salon en buffle sauvage, Ma chambre à coucher en bois sculpté et mes trois statues grecques ! Enfin tout y est passé sauf la gondole en plastique de ta mère.

Charles ; T'aurai pu la mettre avec, elle était très moche !

David ; Ah, je te l'avoue, j'ai pas osé !

Charles ; Mais si, profites de l’occase ! De toute façon c’était à son retour de Madrid Qu'elle te l'a offerte  !

David ; De Madrid ? Une gondole de Madrid ?

Charles ; Oui mais ça c'est tout ma mère ! Une fois, elle m'a ramené une bouteille de sirop d'érable d'un voyage aux Maldives ! Alors, tu penses elle ne s'en souviendra pas. T'inquiètes !

David ; Bon, je préfère car une gondole rose et jaune avec des bleus dessus, ça jure avec ma nouvelle déco'. Tu vas juger par toi même.

Charles ; Ils t’ont tout refait à l'identique ?

David ; En mieux, tu veux dire ! Quand j'ai su que c'est ce connard de Pannot qui payait j'en n'ai profité à fond. Tu vas voir, du sol au plafond, que le top du top, écran géant, baignoire à bulles, même un jacuzzi dans la chambre, et  tout ça aux frais de notre cher monsieur Pannot !

Charles ; Vite ouvre, j'ai hâte de voir tout ça  Et de profiter de ton jacuzzi ! Merci Mr Pannot !

David ; Fermes les yeux et entres. La surprise sera que plus grande ! La beauté de l'ensemble va t'éblouir !


(Ils entrent chez David et ferment la porte, Mr Pannot sort de sa cachette)


Mr pannot ; T'as qu'a garder les yeux fermés, t’inquiètes, comme il dit ! Tu vas en profiter de ma dernière offrande  ! C'est aussi le top du top, tu vas apprécier ma finesse, ma délicatesse dans le choix du cadeau !!! Ah ah ah ah ! Cette année, c'est le père Pannot qui passe à la place du Père Noël ! Regardez bien votre cheminée les amis  ! C'est Noël, aujourd'hui ! Ah ah ah ah ! Et ça, c'est pas des pétards de papillotes ! Ah ah ah ah !


(Il sort du palier, on pense qu'il monte sur le toit, 2 secondes plus tard Eva sort de chez elle suivie des Martino )


Eva ; (En aparté) C'est étrange, j'ai cru entendre la voix de Pannot ? Enfin ,il me hante vraiment cet homme.

Marielle ; Au revoir madame Quartz, et mes compliments pour votre intérieur.

Georges ; Oui, c'est superbe, très reposantes toutes ses teintes pastels !

Eva ; Je vous remercie ! Mais je n'ai que peu de mérites vous savez !Choisir quand vous avez un budget illimité c'est bien plus facile !

Marielle ; Il est vrai ! Toute cette décoration, invite à la méditation dans le calme et la sérénité.


( ---- bruit 1 ; Explosion et fracas du côté de l'appartement de David. Les trois sur le palier crient et s'affolent, Clara et sa mère sortent, suivis des trois de chez De la Castoline, ainsi que David et Charles mais eux sont recouverts de plâtre et seulement eux)

Eva ; Ça vient de chez Mr Wilson, ça recommence !

Janine ; Oui c'est à côté ! Les murs en ont vibrés !

Annie-Jeanne ; Je vous le dis ; C'est notre seigneur !(Elle s'agenouille) Mon Dieu épargnez, nous ! Je ne boirai plus ! … Je vous le jure !... Plus de Cognac !

Marie-Cécile ; Arrêtes tes jérémiades Annie-Jeanne, et viens vite ! Quittons ces lieux pendant qu'il en est encore temps.

Georges ; Fuyons, mes amis ! Partons d'ici !

David ; Tout c'est écroulé, tout nous est tombé dessus ! Il faut quitter cet immeuble ! Je suis sûr qu'il veut notre mort ce Pannot ... de chantier !

Charles ; Il ne reste plus rien en état ! Tous les plafonds sont tombés ! C'est complètement dingue mais on est en vie !


( ---- bruit 2 ; Explosion et fracas du côté de l'appartement de Clara)


Clara : Ça vient de chez moi maintenant. On l'a échappé belle, ma chère Maman ! Cette fois je vais le faire pendre ce Pannot ! Je trouverai un pays ou il y a encore la peine de mort et je le traînerai par les cheveux jusque la-bas !

Eva ; C'est sûr, c'est lui ! Allons vite ! Partons d'ici ! Il faut appeler la police.

Annie-Jeanne ; Je vous dis, c'est la fin du monde ! Dieu en a décidé ainsi.


( ---- bruit 3 ; Explosion et fracas du côté de l'appartement de Eva la sexologue)


Janine ; C'est de chez vous cette fois, Il veut tous nous tuer ! Fuyons ! Fuyons ! Pendant qu'il en est encore temps !

Jean-Edouard ; Il y a plus que notre chez-nous qui n'est pas touché !

Annie-Jeanne ; Il ne va certainement pas vous épargner. Je vous le dis ! Prions mes amis ! Il ne nous reste plus que cela pour notre salut !

Marie-Cécile ; Il faut récupérer Maman. Faites vite, Jean-Edouard ! Pendant qu'il en est encore temps !

Janine ; C'est affreux, votre mère est encore à l'intérieur ?

Jean-Edouard ; Mais non, elle est déjà morte.

Clara ; Morte ? C'est horrible !

Jean-Edouard ; Mais non, elle est sur la cheminée !

Janine ; Vous n'allez pas la laisser ? C'est aussi risqué qu'elle soit assise sur la cheminée ? Vous n' êtes pas humain, monsieur  De la Castoline !

Jean-Edouard ; Mais non, Elle est dans une urne depuis plus de vingt ans !

Clara ; Ah bon, c'est bien mieux, …. enfin je veux dire......


( ---- bruit 4 ; Explosion et fracas du côté de l'appartement des De La Castoline)


David ; Voilà, c'est fait ! Il a tout pété, ce fumier ! Il veut tous nous tuer, je vous le dis !

Clara ; Il ne va pas en rester là ! Partons au plus vite ! Il va certainement s'occuper des étages du dessous maintenant !

Annie-Jeanne ; Seigneur, aidez nous à quitter cet enfer ! Ah oui ! Mon Dieu fuyons !

Charles ; Elle a raison ! ... David ! Suivons les !

Tous ; Oui partons !


(Ils quittent tous le palier, 4 ou 5 secondes se passe avant que Mr pannot revienne en vérifiant qu'il est bien seul, (Il reste bien de face au public)


Mr Pannot ; Ah alors là ! Ils ne vont plus faire les malins cette bande d'arrivistes et d'hypocrites. Leurs appart' refaits au frais de ma pomme, eh ben ; boum !

Terminé ! Leurs quatre appart' ; Boum ! …. (Il doute) Leurs quatre ? Leurs quatre ? Mais j'avais cinq bombes(ou bâtons) Il me semble ? J'ai dû en poser deux au même endroit, je pense ! … Bon, bof, aucune importance, l’essentiel c'est que tout ce beau monde soit à la rue comme moi maintenant, cette bande de crevards ! … (En criant très fort) Allez ! ...C'est fini.... EN CHANTIER MESSIEURS-DAMES !!!


(Il se retourne pour sortir et le public découvre qu'il a la cinquième bombe qui clignote dans son dos (Ou un bâton qui fume dans son dos) Et il sort, le rideau se baisse et une grosse explosion retentit derrière le rideau avec beaucoup de fracas)



                                                                                                                              ---------------- FIN-----------------




--Petite idée ; A la fin de la présentation des acteurs, cinq d'entre eux peuvent avoir devant eux un petit panneau qu'ils tournent ou est marqué : -un- -cadeau- -de- -Mr- Pannot- . Les cinq autres acteurs peuvent avoir caché dans leur dos une bombe qu'ils poseront devant le dernier rideau tiré .


................................................................................

  Toutes représentations ou diffusions de cette pièce demandera au préalablement l'accord de l'auteur qui définira avec la troupe les droits d'auteurs qui en découleront. Si cette condition n'est pas respectée ; l'auteur pourra demander par le futur des dédommagements très importants ! Quelque soit le style de représentation même partielle. Si accord il y a, le texte pourra être adapté ou modifié pour facilité la mise en scène.


Auteur ;

L'héritier Didier

37 rue Amédée mercier

01000 Bourg en Bresse

06,76,63,84,75

04,74,42,57,31

lheritierd@aol,com






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