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Une fois sortie du bureau, Alex courut à l’endroit exigüe qui lui servait de chambre et s’empara de son sac qui traînait sous le lit. Une rapide inspection lui apprit que, étrangement, rien n’avait été dérobé, comme si l’aspect miteux du sac avait repoussé ses nouveaux bourreaux. L’espace d’un instant, elle fut tentée de glisser le pistolet dans son jean, au cas où. Mais elle abandonna vite cette idée ; sa main abîmée ne lui permettait pas de tirer et elle avait de fortes chances de se faire prendre.

Elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Le téléphone. Elle sortit aussi du sac un long fil blanc relié à une espèce de boitier. Elle n’était absolument pas sûre de son coup mais, en fouillant dans sa mémoire, elle s’était souvenue de la façon dont Michael rechargeait l’engin quand il était vide. Elle avait besoin d’une prise, et elle en avait justement aperçu une dans le bureau d’Esteban.

Y accéder s’avèrerait très compliqué, aussi jugea-t-elle préférable de faire le tour du hangar auparavant, afin de s’assurer qu’il n’y avait pas une autre prise qu’elle pourrait utiliser. En marchant dans le dortoir, elle promena son regard sur les autres lits. Beaucoup étaient occupés par des gens mal en point. Un homme avait la jambe recouverte d’un large bandage blanc, tandis qu’une femme se faisait soigner une blessure ouverte au bras.

Tous étaient des combattants de l’arène. Ils avaient gagné leur bataille mais y avaient laissé une partie d’eux-mêmes. Alex frissonna en songeant à ce qui aurait pu lui arriver. À ce qui risquait de lui arriver lors de son prochain combat.

Chassant ces images de ses pensées, elle descendit l’escalier en fer et se retrouva dans le couloir. Au lieu de tourner à droite pour se retrouver dans la grande salle, elle poussa une porte encastrée dans le mur. Elle débouchait sur une pièce de taille moyenne, sans fenêtre. Les néons aux plafonds semblaient prêts à rendre l’âme.

Tapi dans un coin, un homme tapait violemment contre un sac accroché au plafond. Alex n’eut aucun mal à reconnaître Ely, des gouttes de transpiration glissant sur son front.

– Tu vas rester plantée là longtemps ? demanda-t-il sans quitter le sac des yeux.

Elle se retourna, s’attendant à voir quelqu’un derrière elle. Mais elle était seule.

– C’est à toi que je parle, grogna Ely. Qu’est-ce que tu veux ?

– Rien, répondit la jeune fille. Je fais juste le tour du propriétaire.

Alex sursauta en le voyant lancer un coup de poing d’une force redoutable dans le sac, qui manqua se décrocher de sa fixation. Il s’arrêta, souffla et s’approcha d’Alex. Il s’arrêta juste devant elle, les mains sur les hanches. Ses cheveux qui lui tombaient sur le front cachaient ses yeux.

– Esteban n’aime pas que ses combattants se baladent seuls dans l’enceinte du bâtiment.

– Je n’ai pas besoin d’un chien de garde, je ne vais pas m’enfuir.

– Ça, je n’en doute pas. Et même si tu le voulais, tu n’y arriverais pas.

Alex tenta de masquer sa déception. Le regard d’Ely se posa sur la poche de son pantalon.

– Qu’est-ce que tu as là-dedans ?

Il avança sa main mais la jeune fille recula précipitamment d’un pas, se cognant contre les battants de la porte. L’espace d’un instant, elle regretta de ne pas avoir emporté l’arme de son père.

– Sérieux, Alexandra ? Ce que j’ai lu sur toi m’avait fait penser que tu serais un peu plus intelligente que ça.

– Comment ça, ce que vous avez lu sur moi ? demanda aussitôt la jeune fille.

– Tu crois vraiment qu’Esteban accueille les chats errants sans savoir qui ils sont ? C’est un barge, certes, mais un barge méticuleux.

Alex repensa aux armoires qu’il y avait dans le bureau d’Esteban. Elles devaient être remplies de dizaines de dossiers contenant des informations sur chacun des combattants. Elle était en train d’y réfléchir lorsqu’elle sentit la main d’Ely s’enfoncer dans la poche de son jean. Avant même qu’elle ait pu réagir, l’homme avait sorti le téléphone, un sourire triomphant sur le visage.

– Esteban paierait très cher pour avoir ce portable, lâcha-t-il en riant.

– Rendez-le-moi !

Elle se rua sur lui mais, bien plus rapide, Ely l’esquiva d’un pas sur le côté. Le téléphone dans sa main droite, il attrapa le bras de la jeune fille de son autre main et le lui tordit. Criant, elle tomba à genoux sur le sol.

– Je crois que tu n’as pas bien compris les règles de la maison, gamine. Ici, c’est moi qui fais la loi. Si je te demande quelque chose, tu m’obéis. Autrement, je te règle ton compte sur le ring. Est-ce bien clair ?

– Vous n’êtes qu’une ordure, bafouilla Alex.

Ely appuya la pression sur son bras.

– Réponds à ma question, lui ordonna-t-il.

– Oui !

L’homme la lâcha et elle reprit son souffle. Son épaule lui faisait un mal de chien.

– Ta batterie est à plat.

– Je sais !

– Au cas où tu te poserais la question, la seule prise est celle du bureau d’Esteban. Et crois-moi, il ne te laissera pas y rentrer.

Alex pesta intérieurement. Non seulement il avait vu clair dans son jeu, mais en plus il avait confirmé ses craintes.

– Comment va ta main ? demanda alors Ely.

– Qu’est-ce que ça peut vous faire ?

L’homme leva les deux bras en l’air, soupira.

– J’essaye juste d’être gentil.

– Je ne veux pas de votre gentillesse, et encore moins de votre aide.

– Tu en aurais pourtant bien besoin. J’ai vu ton combat, hier soir. Il n’a pas manqué grand-chose à Étoile Noire. Je suis désolé de te dire ça, mais tu ne pourras pas toujours t’en tirer de cette façon. Les gens que tu vas affronter sont comme des animaux. Je suis un animal. Et bientôt, tu n’auras pas d’autre choix que d’en devenir un.

– Je ne m’abaisserai jamais à de telles considérations, cracha la jeune fille.

Ely partit d’un grand rire bruyant puis alla s’asseoir contre le mur.

– Je sais ce que tu peux ressentir, reprit-il d’une voix plus douce.

– Impossible. Vous n’avez pas la moindre idée de ce que je traverse.

– Tu admirais ton père. Il était le héros de ton enfance, celui qui venait te prendre dans ses bras quand tu avais fait un cauchemar la nuit, celui qui soignait tes bobos, celui qui t’aidait à faire tes devoirs. Et puis un jour, tout a changé. Il a changé. Il est devenu un autre homme, un homme qui ne t’inspire que haine et dégout.

Alex ouvrit la bouche pour riposter mais Ely fut le plus rapide.

– On a tous vécu des trucs qu’on préfèrerait oublier, enchaina-t-il, et c’est d’ailleurs pour ça qu’on est là. Tout le monde n’est pas la fille du Commandant Thompson, je te l’accorde. Tout le monde n’a pas vu son père devenir un être assoiffé de sang et avide de pouvoir. Mais nous avons tous nos problèmes. Ne crois pas que, jusque parce que ce que ta vie est publique, les gens vont s’apitoyer sur ton sort.

– Je n’ai jamais demandé à ce que les gens s’apitoient sur mon sort, rétorqua Alex.

– Alors cesse de te plaindre. Tu n’as nulle part où aller. Tu es bloquée ici, avec nous. Avec Esteban, qui continuera de te faire combattre jusqu’à ce que tu rendes ton dernier soupir. Avec moi, qui continuerai de te mépriser jusqu’à ce que je voie ton corps brûler.

Alex ouvrit la bouche pour parler mais aucun son n’en sortit. Le regard que l’homme avait posé sur elle était insoutenable.

– Qu’est-ce que je vous ai fait ? demanda-t-elle finalement. Pour que vous me méprisiez à ce point ?

– Tu es la fille du Commandant Thompson, bien sûr.

Alex eut un rire grave et nerveux.

– Je peux ajouter votre nom à la liste de tous ceux qui veulent lui faire la peau, mais il va falloir attendre quelques temps avant d’avoir votre revanche. Il se trouve que cette liste est très longue.

– Tu ne comprends donc rien ?

Surprise, Alex braqua son regard sur Ely. Un immense sourire ornait son visage.

– Je ne te déteste pas parce que ton père est un connard, Alex. Je te déteste parce que tu as retourné ta veste contre lui.

– Que voulez-vous dire par là ?

– Michael Thompson est le plus grand héros de tous les temps.

Sans même s’en rendre compte, Alex se jeta sur l’homme. Et reçut un coup qui lui fit perdre connaissance.



[...]

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