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Suite au Marathon, les élèves furent libérés en début d’après-midi. Personne ne semblait s’être aperçu qu’Alex n’avait pas assisté à l’exécution de ses dix camarades. Elle sortit du Centre au ralenti, son sac à la main, le regard cloué au sol, et ne reprit ses esprits que lorsqu’un garde s’approcha.

– Mademoiselle Thompson, veuillez-me suivre s’il vous plait. Quelqu’un désire s’entretenir avec vous.

Encore épuisée par la course, elle ne prit même pas la peine de riposter. Elle suivit le soldat qui contourna le bâtiment principal jusqu’à la cour, entourée de buissons. Au milieu attendait une calèche conduite par un militaire. Il fit signe à la jeune fille de monter. Obéissant, elle grimpa sur le banc recouvert de petits coussins blancs, disposés çà et là pour rendre le trajet plus agréable à ses occupants.

La porte arrière de l’édifice s’ouvrit quelques instants plus tard à peine, laissant apparaître Michael. Il avait une sacoche en cuir marron à la main et une paire de lunettes de soleil sur le nez. Il dit quelque chose aux gardes qu’Alex ne parvint pas à entendre, puis grimpa à son tour dans la calèche. La jeune fille n’eut pas la force de descendre : elle resta assise, le plus loin possible de son père, tandis que le véhicule démarrait.

– Belle performance, déclara Michael après plusieurs secondes de silence.

Alex ne répondit rien. L’homme soupira, ôta ses lunettes qu’il accrocha à sa poche de costume.

– Martin Grunwald a eu ce qu’il méritait, poursuivit-il. À votre âge, vous devriez savoir qu’il ne faut pas jouer avec l’Armée.

– Va te faire foutre, cracha la jeune fille.

– Bien, au moins maintenant tu me parles.

– Je n’ai rien à te dire. Je ne sais même pas qui tu es.

Elle avait uni ses mains et les serrait si fort que ses jointures en devinrent blanches.

– Je vais t’aider.

Il glissa sur le banc afin de se retrouver en face d’elle.

– Je suis Michael Thompson, ton père. Je suis l’homme qui t’a élevée, qui t’a vue grandir. Je suis la personne qui tient le plus à toi.

– C’est faux ! hurla Alex. Tu es le Commandant Thompson, figure emblématique de l’Armée Blanche, son deuxième plus haut dirigeant ! Tu es chargé de recruter des soldats pour l’organisation, soldats qui se font un plaisir de massacrer des innocents. Tu es un tueur, un psychopathe. Tu es la personne que je déteste le plus au monde.

Michael avait la bouche légèrement entrouverte. Il voulut poser sa main sur celles de la jeune fille mais elle les retira violemment. Leurs regards se défiaient.

– Tu as raison, avoua-t-il finalement. Mais cela ne veut pas dire pour autant que j’ai tort.

– Tu es un assassin, répéta sa fille.

La calèche s’engagea sur le Golden Gate Bridge, d’où la vue sur la baie de San Francisco était imprenable.

– Un homme très intelligent, un français, a dit une fois qu’il n’y avait d’autre choix dans la vie que celui de se révolter ou de s’adapter. J’ai fait mon choix, et j’ai choisi l’adaptation.

– Mais tu tues des gens ! s’insurgea Alex.

– Je ne m’attends pas à ce que tu comprennes. Tu es encore jeune, tu n’as pas vécu assez de choses dans ta vie pour saisir tout l’enjeu de ce choix. L’Armée, d’aussi loin que je me souvienne, a toujours tenu ses promesses, et l’une d’elles est d’offrir protection et bienveillance à l’égard de ses bienfaiteurs.

– Alors c’est la raison pour laquelle tu fais tout ça ? Pour être protégé ?

– Non.

La réponse de Michael était catégorique.

– Je fais ça pour te protéger toi, rectifia-t-il. Et Sebastian.

– Qu’est-ce qui te fait penser que nous avons besoin de ta foutue protection ?

– Votre comportement. Je connais Sebastian depuis ma plus tendre enfance, je sais que le moule dans lequel l’Armée essaye de le faire entrer ne lui convient pas du tout et qu’un jour, il finira par en avoir marre. Quant à toi, je te connais assez bien pour savoir que l’adaptation, ce n’est pas ton truc. Tu as peut-être dix-neuf ans, tu n’en restes pas moins une enfant, et tu as encore beaucoup de choses à apprendre. Je suis là pour ça, tout comme l’Armée.

Sans qu’il ne l’ait vu venir, Alex assena un coup de poing à son père. Ce dernier, surpris, porta aussitôt la main à sa joue. Son visage se métamorphosa.

– Comment oses-tu…, commença-t-il.

– Je ne veux rien apprendre de toi, et encore moins de ta foutue Armée Blanche. Je veux que tu me laisses tranquille, c’est clair ? Tu n’es pas mon père. Tu as cessé de l’être quand tu as commencé à tuer.

La jeune fille attrapa son sac et sauta à terre tandis que la calèche continuait d’avancer. Elle entendit Michael hurler son nom mais ne se retourna pas. Cet homme n’était plus rien pour elle et ses méfaits étaient trop grands pour espérer la faire changer d’avis à son sujet.

[...]

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