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Expérience d'autoédition

par ennkhala  il y a 3 ans
Ceux qui ont déjà publié une ou plusieurs œuvres en autoédition, nous racontent leur expérience et cheminement, difficultés et obstacles.
Merci à tous de l'entraide
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Cinq petites secondes
Bonjour à tous! Plus ou moins jeunot dans l'écriture à l'ère d'Internet, je découvre depuis quelques semaines à quel point le monde de l'auto-édition s'est développé. J'avoue être intrigué, comme beaucoup par les facilités de publication, et notamment des E-books.

Afin d'améliorer mon approche, j'aimerais mieux comprendre la relation entre publication sur Scribay, auto-édition ebook, auto-edition papier, édition à compte d'éditeur.

L'idéal pour la plupart d'entre-nous étant de pouvoir actionner les mécanismes aux bons endroits et ne pas faire d'erreur qui pourrait condamner notre roman à ne pas être lu.

Qui veut participer à la conversation?
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J.Eyme
Conversation qui sera tout à fait pertinente et je suis preneur.

Tu parles d'erreur qui pourrait condamner une histoire à ne pas être lu. Il me semble excellent de dire la chose comme ça !

Aussi je commence peut être par les toutes premières questions :
- Pourquoi vouloir "éditer" son texte ?
- Qu'est ce qui fait émerger l'idée de diffuser sur le marché commercial notre histoire ?
- Dans la mécanique justement, qu'est ce qui nous fait actionner le bouton : "publier" ?
- Qu'est-ce qui fait que l'on croit que nous sommes prêt ?

(et avant il y a toutes les questions qui concernent l'histoire elle-même : pourquoi comme ça, pourquoi maintenant, pour qui, etc. mais ça risque d'être trop embêtant :-))
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CM LE GUELLAFF
La quatrième question me semble essentielle : "Qu'est-ce qui fait que l'on croit que nous sommes prêt ?" Pour l'instant, l'espace reste vide...
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Cinq petites secondes
Pour moi, les raisons de publier sont indéniablement de toucher un maximum de lecteurs, parce que les avis positifs tiennent chaud l'hiver quand on a du mal à sortir du lit, mais surtout pour partager, converser, et prendre encore plus de plaisir à lire/écrire.

Qu'est-ce qui fait qu'on est prêt? Je dirais quand le manuscrit (bon ou mauvais) est abouti, aussi abouti qu'il peut l'être à cet instant dans nos vies. Ensuite, quand l'envie est trop forte, et avant d'avoir totalement basculé vers la prochaine histoire?
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Nine Rouve
Mon propos addresse les conséquences d'un grand nombre de pages :

Mon bouquin fait 590 pages. Ne criez pas ! Je n'ai pas fait exprès.
1ère conséquence : il fait plus de 3cm d'épaisseur.
C'est donc la formule Colissimo qui s'applique plutôt que lettre. C'est 1€ de plus à chaque envoi (6.9€ contre 5.84€ dans mon cas pour 675g) et c'est passage obligé à la Poste (impossible d'affranchir cela avec de jolis timbres, tranquillement chez moi).

2ème conséquence : choix cornélien de mise en page
Valeur des marges au chausse-pied, évaluation de la police et de sa taille également. Un travail de titan de choix, de compromis.

3ème conséquence : le coût.
Avec une mise en vente en format A5 avec 592 pages de 14,5€ j'ai 66c de "royalties" sur Amazon. Le mettre plus cher me semblait pas pertinent : cher pour un 1er roman, avec 590 pages... : aucun lecteur n'aurait été intéressé.

4ème conséquence : le stock de bouquins chez moi.
Avec une appro auprès de Createspace de 50 exemplaires, avec les frais d'appros et de douane, j'arrive à 11€ par exemplaire. Il est clair qu'il s'agit donc d'un investissement.

Voilà, tout ça pour devenir célèbre... (je blague).

Conclusion :
écrire est, je trouve, l'art qui coûte le moins, jusqu'à ce que l'on souhaite être lu... !

Bonne journée à vous.
N.
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Nine Rouve
2/11/16,

Bonjour,
je voudrais mettre ici mon parcours de décathlonienne !
Mon texte est écrit sous word. J'utilise les styles, il n'y a pas d'image, la mise en page est ce qu'il y a de plus classique pour une publication papier. Il a ceci néanmoins de particulier d'avoir 180 000 mots, des titres, titres 1 ( des parties), des titres 2 (des chapitres) et une soixantaine de notes de bas de pages.
Pour la version papier, je vais partir sur du createspace uniquement. J'ai lu vos avis. Pour commencer je vais faire comme ça. J'ai compilé les besoins en mise en page de lulu.com et Createspace (marged, polices, etc) , comme ça en cas de besoin je saurais basculer. (Même si les format de livre étant différents il me faudra refaire un énième fichier word ! )

Pour la version eBook, j'aimerais que le texte soit un vrai format numérique et non un pdf .
Voir ici la différence :
http://www.puq.ca/blogue/2015/02/le-livre-numerique-une-simple-reproduction-a-lecran-du-livre-papier/

J'ai cherché des infos, je suis allée ici et ici :
(A) https://www.ebooksgratuits.com/guides/methode_a_z_pour_creer_un_ebook.pdf
(B) http://www.webmarketing-com.com/2014/02/05/26091-comment-vendre-son-ebook-sur-amazon-fnac-itunes-co

J'ai essayé Calibre téléchargé gratuitement sur internet. Il gère très bien les notes de page, mais il chamboule toute ma mise en page. Il faudrait que j'intervienne sur son paramétrage mais je ne suis en rien un informaticien, et tout ça me désintéresse prodigieusement.

Après (B), je me suis adressée à Ebook-Creation.fr
C'est ce retour d'expérience-là que je peux vous faire.

Ebook-Creation.fr m'a répondu en moins d'une journée, j'ai un devis à 179€ la prestation de conversion du .docx en ePub et Mob, les deux formats nécessaires pour Amazon Kindle, Fnac Kobo et Apple. + 19 € s'ils me fournissent les 2 ISBNs.

Est inclus : la génération des fichiers, la vérification ainsi que le traitement des notes de pages, ce qui semble être le point en délicatesse de mon texte. Chaque note de page devant être traitée à la main.
Mes notes de pages sont des compléments au texte : description de groupes de musique ou de morceaux, d'œuvres artistiques : peintures, sculptures avec description brève de l'artiste. Je vais donc ajouter dans ces notes de pages des liens vers YouTube par exemple pour les musiques, ou si j'y arrive vers mon site internet. C'est une valeur ajoutée, je trouve, de l'eBook par rapport au livre papier. On va pouvoir faire baigner le lecteur dans un univers plus riche en sensations.

Malheureusement, semble-t-il (ce que me dit Ebook-Creation.fr) toutes les tablettes ne sont pas encore capables de faire basculer sur internet. Peu importe, je vais construire mes notes de pages comme si elles savaient toutes le faire.

Ebook-Creation.fr demande 79€ ensuite pour publier votre eBook sur les 3 plateformes Amazon, Fnac et Apple. Est inclus : tout votre paramétrage d'auteur sur ces sites.
Voilà. J'en suis là.
Mon texte est donc à revoir sur ces histoires de notes de page avant de l'envoyer chez Ebook-Creation.fr.

Je vous raconterai.

N.
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Vendarion d'Orépée
A ce prix là, je veux bien comprendre qu'ils t'aient répondu aussi rapidement... Si tu me permets un conseil, laisse tomber, c'est de l'argent jeté par les fenêtres.
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Nine Rouve
Comment fais-tu de ton côté ?
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Vendarion d'Orépée
Je cherche de véritables éditeurs, en répondant à des appels à textes ou en choisissant les éditeurs qui se spécialisent dans le même créneau que moi (la high-fantasy avec humour). Mais si je devais vraiment m'autoéditer entièrement, je déposerais moi-même mes textes chez Amazon au lieu de payer 175 euros à un intermédiaire pour le faire à ma place.
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Jean-Christophe Heckers
Vu les tarifs, hum... autant apprendre soi-même à transformer ses epub (faut mettre la main dans le css, mais c'est pas la mort non plus, et on trouve les références nécessaires sur internet). Disons que c'est aussi compliqué que de faire la maquette d'une édition papier (personnellement je déconseille Word qui fait n'importe quoi avec les espaces insécables, et j'utilise LibreOffice qui est un moindre mal faute de réussir à dompter Scribus). Quand on part sur de l'autoédition numérique, mieux vaut mettre les mains dans le cambouis, au moins on sait à quoi ressemblera le produit fini. Et de la part de Ebook-Creation facturer 19€ les ISBN alors qu'en France l'attribution en est gratuite, faut oser. 179+19+79 = 277€ = pigeon.
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Cinq petites secondes
Je ne suis pas tout à fait d'accord. Ces frais peuvent être justifiés s'ils permettent à l'auteur de se concentrer sur l'essentiel et d'obtenir un résultat probant, sans stress.
C'est aussi un calcul de valeur de votre temps:
200 euros / 40 h passées à la maison à essayer de le faire soi-même = 5euros/h. Demandez-vous si votre temps vaux plus ou moins que ça.

Vouloir tout faire à la maison sans s'y connaître, c'est aussi le meilleur moyen d'obtenir un résultat de qualité amateur.
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Jean-Christophe Heckers
Pour du numérique, en bossant tout seul...

Maquette word avec feuilles de style adaptées, trois heures en comptant large (vérifications comprises). L'indispensable: se référer au Guide des Styles Smashwords (https://www.smashwords.com/books/view/95819) pour bien formater son document, et les règles cruciales s'apprennent en un clin d'oeil (puis s'oublient difficilement).

Conversion via Calibre, quelques instants.

Modifications de l'epub, via Calibre toujours (ou Sigil mais c'est plus délicat), essentiellement nettoyage et ajustements des fichiers css + intégration des polices si besoin, je compte deux heures. Incontournable pour ne pas se planter: http://www.css-faciles.com/proprietes-css-familles.php (clair et complet).

Boulot de six heures grand maximum (pauses comprises), pour un résultat impeccable, et sans se forcer. D'accord, il faut un peu s'exercer d'abord, mais c'est vrai pour tout, personne n'a jamais appris à faire du vélo en regardant une bicyclette. Bien entendu, on n'a aps évoqué la couverture, mais c'est une autre affaire.

Pour un pro, ce sera encore plus rapide, à condition que le document initial ne soit pas pourri (oui, car les notes de bas de page passent très mal, déjà, pour mentionner le truc vraiment pénible à rectifier ensuite). De toute façon, si le document word d'origine a été mis en forme en amateur, on obtiendra un résultat d'amateur...

Pour moi, le calcul est vite fait. Au lieu de me retrouver avec une édition numérique mal fichue parce que la conversion aura été faite par-dessus la jambe (ça m'a agacé, mais vraiment, lorsque j'ai eu droit à ça), j'ai préféré perdre un peu de temps à apprendre comment m'en sortir, en me disant que ce serait toujours moins prise de tête que de confier mon destin à un bâcleur grassement rémunéré.
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Alexis Garehn
Pour avoir publié plusieurs livres en auto-édition papier, les deux problèmes que j'ai rencontrés sont les suivants :
- la diffusion
- l'investissement de départ dans le stock de bouquin

La diffusion et la visibilité, c'est évidemment le gros souci en tant qu'auto-édité. Surtout que la vente à distance ne marche pas très bien. Il faut alors faire des festivals/salons (et donc les trouver) et ce n'est pas pour autant que l'on va vendre beaucoup.

L'investissement de départ (et le stockage des livres) est aussi pas négligeable. Surtout qu'il vaut mieux acheter 200 bouquins que 50 si on veut les vendre pas trop chers. Par expérience, un bouquin à 5€ se vend très bien, les gens prennent le risque. Au-delà, ils le font beaucoup moins.

Évidemment, la mise en page est également cruciale et il faut accepter l'idée de merdouiller les premiers coups (notamment sur les marges, souvent trop petites et ça fait très amateur).
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ennkhala
Merci Alexis de ce témoignage.
J'ajouterai à votre témoignage les frais de douane si vous achetez une quantité importante de vos livres.
Il paraît que les VRP sont assez efficaces dans la vente à domicile de livres auto-édités et que certains en cherchent pour diversifier leurs produits. Il faut en contacter pour leur proposer, mais le mieux est d'être un groupe d'auteurs.
J'ai vu une petite maison d'édition qui réalisait la moitié de ses ventes en organisant des soirées-lectures dans des petites villes. Vous pouvez organiser des ventes style tupperware. En fait, la vente de livres brochés se fait encore avec les moyens traditionnels et il ne faut pas les négliger.
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Mickaël Glenn
Beaucoup d'auteurs qui font leur promotion eux-mêmes font souvent les mêmes erreurs : ils parcourent les mêmes sites en s'affichant comme auteurs auto-édités, et au final ils n'attirent l'attention généralement que des autres auteurs, les autres gens en général ne s'intéressent pas vraiment à ces questions.
Il ne faut effectivement pas négliger les méthodes de vente à l'ancienne, c'est à dire avant l'ère internet. La raison est simple : il faut se mettre à la place du consommateur. En général, on achète un livre parce qu'on l'a vu des centaines de fois dans les devantures des librairies et dans les rayons des supermarchés, voire à la télé ou sur des affiches. C'est comme ça que se fabriquent les best-sellers et évidemment l'auteur auto-édité ne peut pas rivaliser. Sur internet, quand un consommateur achète un livre broché, c'est aussi parce qu'il en a déjà entendu parler, et il va dans 99% des cas sur un gros site de vente en ligne. Donc sachant tout cela, comment vendre un livre broché ? Le problème est que beaucoup de librairies ont fait le choix très contestable de suivre la mode et de vendre surtout les best-sellers, au final d'avoir le même choix en devanture que dans les supermarchés. Je connais des cas de gens qui ont vendu pas mal de livres brochés mais ils étaient à chaque fois bien implantés localement, c'est à dire qu'ils se sont construits une image d'écrivains locaux ou régionaux. Ou alors le livre correspondait à une demande et a pu s'écouler en librairies facilement (poésie de marin breton dans les librairies de ports bretons). J'en déduis qu'il faut bien réfléchir à quel public est susceptible d'acheter votre livre : les ados ? les étudiants ? les bobos ? les intellos ? les Bretonnants ? les amateurs de fantasy ? de policier ? Une fois que vous avez répondu à cette question, demandez-vous où et comment vont se procurer le genre de livres que vous proposez à votre public, est-ce qu'ils vont dans des librairies spécialisées ? est-ce qu'ils surfent sur internet pour le trouver et sur quels genres de sites ils vont ? J'ai pensé il y a quelques années qu'il faudrait créer une librairie spécialisée en auto-édition dans une grande ville, car c'est possible aujourd'hui, cela pourrait même être rentable du fait que si les librairies sont en crise c'est parce qu'elles proposent les mêmes livres que les sites en ligne et les supermarchés genre Leclerc, alors que si on se fait connaître auprès de la clientèle citadine comme étant le lieu où on peut découvrir des perles qu'il n'y a pas ailleurs. J'ai pensé aussi que constituer un groupe d'auteurs dans une même région ou une même ville pourrait être un plus : ça permettrait d'organiser des soirées pour aller à la rencontre du public.
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J.Eyme
Bonjour bonjour,
Je suis en train de me lancer dans la création, impression, édition, publication, diffusion par moi-nous-même d'une histoire et de son objet livre.
Est-ce que partager cette expérience "en train de se faire" peut-être utile à la communauté ?
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ennkhala
Oui grandement. C'est au travers des expériences des autres que l'on peut avancer plus sereinement. Si tu as besoin d'aide je suis là pour répondre à certaines de tes questions. Je ne suis pas un pro de l'autoédition mais je m'y entends pas mal.
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CM LE GUELLAFF
Bonjour, vivement intéressée !
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J.Eyme
Oki doki. je vais donc raconter cette histoire en train de s'écrire.
Le mieux serait de créer une œuvre non ? faire des chapitrage thématiques en suivant la chronologie temporelle des sujet et question que cela soulève.
Je mets ça dans mes petits papiers ^^ après "la fable de l'histoire qui n'en était pas une" et "l'anti-manuelle", je me dois bien d'écrire "le journal d'une histoire intime" ^^
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ennkhala
J'aimerais pour ce premier témoignage, mettre en avant ce texte de Jonas : https://www.scribay.com/library/text/1658143631/soyons-constructifs--monsieur-didime/chapter/1
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