Inscrivez-vous sur Scribay...

...et retrouvez une communauté soudée par l'amour de l'écriture, le partage et l’entraide entre auteurs.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de jean-alain Baudry

LE GONCOURT NOUVEAU EST ARRIVE...

par jean-alain Baudry  il y a 1 an
Le Goncourt nouveau est arrivé…
Aussitôt la nouvelle parue sur les ondes, aussitôt je clique pour avoir les premières pages sur ma liseuse. Gratuitement off course ! Si on veut le bouquin entier il faut sortir sa carte bancaire. Bref je clique et je me plonge dans « chanson douce ». Habituellement je ne fais une note de lecture qu’une fois le livre lu « en entier ». Pas comme les chroniqueurs télé qui ne doivent que picorer sur les conseils (habiles) des attachés de presse de l’éditeur. Cette fois je déroge à mes principes et vous livre une « critique », ou plutôt quelques impressions brutes à la suite d’un début de lecture.
Habituellement je ne parle que du fond, pas de la forme, du style, parce que je ne me sens pas le droit de « critiquer » la pâte d’un auteur. Cette fois-ci je le fais car ma critique ne touche pas directement l’auteur mais le jury qui a primé l’œuvre. C’est lui qui a décrété que ce bouquin était le meilleur de l’année ! Sur quels critères ? On ne sait… Alors je m’adjuge le droit de donner mon avis.
« Chanson douce » est le second (ou le deuxième, peut-être d’autres viendront) de cet auteur. Le fond, un polard intello dont les vingt premières pages ne m’ont pas enthousiasmées. Ce qui m’a bluffé c’est le style. Galimard c’est vraiment le meilleur dénicheur de style. Une écriture fluide, des mots du langage courant, tout se comprend sans effort. L’architecture, pour moi une nouveauté. J’ai eu l’impression que l’auteur écrivait ce qui lui sortait de la tête, au fur et à mesure, en sautant « du coq à l’âne ». Mais, miracle, toujours dans un ordre chronologique… Ça c’est du style ! J’en ai retiré la même appétence que lors de la lecture (il y a une soixantaine d’année) de « l’araigne » de Troyat, ou « Max et les ferrailleurs » (je n’ai plus l’auteur en tête), ou « Typhons » de Conrad, ou « Thomas l’imposteur » de Cocteau… Une façon d’écrire qui dépasse le propos, le récit, même l’intérêt de l’histoire… Le style à l’état pur. Comme le chant d’un troubadour. Comme un chef d’œuvre pictural. Ça dépasse l’intelligence, ça touche l’émotion primale… Le sixième sens !
Mais je n’achèterai pas le bouquin, avec vingt pages j’ai rempli ma soif de poésie, suffisamment, plus ce serait abuser…
J’ai aussi cliqué pour avoir « l’extrait » du Renaudot, « Babylone ». Bien écrit mais là, sans intérêt. Ça passe « du coq à l’âne », surement la mode 2016, sauf qu’on se demande ce que le coq vient faire dans le box de l’âne. Alors niet pour l’achat…
Voilà, que ça ne vous dégoûte pas et que les fans des prix littéraires courent acheter ces deux bouquins, je ne suis pas un critique « reconnu » seulement un type qui ne peut pas s’empêcher de jeter ses grains de sel à tout va, alors que personne ne le lui demande…
Jab novembre 2016…

Image de profil de essaime
essaime
Bon, je vais me faire pourrir méchamment, mais je l'avoue, je n'ai lu qu'un seul prix Goncourt et encore, sans le savoir, c'était "La vie devant soi" d'Emile Ajar / Romain Gary. Que j'ai aimé énormément. Je rattrape lentement mon manque de culture littéraire, mais ces bouquins me font toujours un peu peur. C'est bête... Ta critique me rend curieux Jab, pour cette histoire de style, mais pas vraiment enthousiaste, à vrai dire, mais c'est sympa de partager ton avis. De mon côté je suis les coups de cœur de mon club de lecture de la bibliothèque et je suis rarement déçu... Peu de Goncourt dans les derniers "numéros" par contre. Bref, merci, j'avais aussi envie de mettre mon grain de sel inutile dans ce fil ;-)
0