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A lire Sur Scribay : Où veux-tu qu'je r'garde ? (en travaux )

par Nine Rouve  il y a 2 ans
Bonjour à tous,

Hasard du Random de l'application, j'ai ouvert le texte de @Fab Fab "Où veux-tu qu'je r'garde ?".
Le premier chapitre m'a harponnée, au cinquième j'étais ferrée.

Pourtant, aucune attention n’avait été portée au lecteur : grammaire et orthographe subsidérales, retours de l'auteur au mieux absents, sinon réactifs.
Bref, rien de bien engageant, pas l'once de possibilité d'une rencontre ou d'un échange avec un auteur d'égal à égal.

Au chapitre 7, M. @Fab Fab nous explique en égocentrique fini, le fond de sa pensée de sale gosse, d'écorché vif.

Pourtant.
Au 14ème, je commençais à relever des phrases tellement il y en avait. Jusqu’au 18. Ensuite j’ai râlé après l’auteur de n’avoir aucune attention pour nous, de nous laisser autant de fautes. Certains passages en étaient dépourvus, il savait donc faire. Et à partir du 20ème, j’ai essayé de commenter pour moi, pour me mettre à distance de ce texte qui m’enchaînait.
Au 36ème, je ne pouvais plus parler. J’avais honte de mes propos, je m’excusais. Je n’ai plus pu mettre de cœur, ni de commentaire. J’étais bouleversée. Jusqu’à la fin.

Des bouquins j’en ai lus quelques-uns. Et autant que je me rappelle, aucun ne m’a jamais ramassée comme ça.

Les commentaires que j’ai laissés à chaud ou ceux que je n’ai pas pu laisser tellement j’étais bouleversée, témoignent de la force du texte et de mon ressenti.
Et ça, c’était dans sa version « les lecteurs, t’sais quoi ? j’les emmerde ! »

Désormais, @Fab Fab corrige son texte et republie ses chapitres, un chaque jour.
Aucune pub, info. Bien sûr.

Soyez indulgent avec son ego, quelque peu surdimensionné. Parlez-lui gentiment, faites-lui finalement que des compliments. Mais des sincères, il déteste l’hypocrisie.
Ne lui faites pas de remarques sur le style, sinon il vous engueule.

Vous trouvez que c’est pousser un peu loin le bouchon ?
Ouais. Certainement.

Le mieux étant que vous vous fassiez votre propre idée.
https://www.scribay.com/read/text/1472055481

PS : dépêchez-vous. Dès sa relecture acquise par nos bons soins, le texte quittera Scribay.

qlqs extraits :
"Et puis je ne pense pas moi. Je ressens, c'est tout. "

"T'as beau connaître quelqu'un t'es pas son placenta"

"Tout de même, le meilleur moment dans mes couples fût quand nous ne vivions pas ensemble"

"Si vous pensez que l'alcool est une fuite, vous avez raison. Mais c'est sur la nature de la fuite que vous vous plantez. Et dans certains cas, c'est une solution, mieux que le footing, la baise, le travail, les jeux de cartes, la bonne bouffe, la danse, le yoga ou la méditation. Pour les flippés, les condamnés à penser, il est le meilleur anti dépresseur, et le plus honnête. "

"Une armada de pingouins traversant des nuages atteints de sclérose en plaque."

"Pas grand-chose à dire sur le dehors, un jour de semaine. Les gens s'entassaient dans des caisses en métal après avoir déposé leurs gosses au formatage scolaire, ils roulaient toute berzingue vers leur patron, celui qui leur menait la vie dure tout en leur rappelant qu'avec le taux de chômage ambiant, ils devaient déjà être bien contents d'en avoir un de patron. Et moi je respirais leur pots d'échappement, tandis qu'une bombe atomique se lavait dans la pièce à côté ..."

"Lola m'a tendu ses bras et, je n'ai pu que venir. Elle s'est allongée sur moi, sa chevelure ambrée me recouvrant d'un drap de braise. Elle sentait bon, elle était légère et elle était douce. Ça m'a fait trembler."

" ... toi, tu ne contrôles tellement pas tes émotions que tu essaies d'avoir emprise sur l'amour de l'autre. Tu veux le contrôler pour que lui aussi perde le contrôle, pour qu'il devienne aussi chaotique que toi. Parce que malgré ton côté mort, tu ne demandes qu'à vivre. Sauf que cette vie tu la cherches dans le chaos, comme une lumière originelle, aussi intense que l'explosion d'un Big-Bang. Mais comme tu sais que cette intensité-là fait mal et n'est pas adaptée, tu la caches au plus profond de toi, ne la sortant que lorsque tu écris. Mais ça doit te brûler, alors tu l'enfumes, tu la noies d'alcool en espérant l'atténuer, mais ça revient toujours, comme le Blue Bird de Hank."

"Puis elle m'a regardé avec ses grands yeux et son sourire d'actrice. On peut dire que la scène de la séduction elle savait la jouer. J'ai profité quelques secondes du spectacle puis j'ai balancé ma clope dans la nuit en éclatant de rire"

C G Jung « L’Ame et la Vie » :
L’artiste est l’interprète des secrets de l’âme de son temps, sans le vouloir, comme tout vrai prophète, parfois inconsciemment à la manière d’un somnambule. Il s’imagine parler du fond de lui-même, mais c’est l’esprit du temps qui parle par sa bouche et ce qu’il dit existe puisque cela agit.
(P225 poche).
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