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Le point sur les Jeux ParaOulipiques au 20/09/2016

par essaime  il y a 2 ans
– Bonjour Jean-Patrick ! Ah ! Comme je suis content de vous retrouver aujourd’hui, vous n’avez pas idée. J’ai l’impression qu’on ne s’est pas lu depuis… des jours, c’est incroyable.
– Hé bien le plaisir est partagé mon cher Raoul-Gonzague, tout comme je l’espère celui des Weblecteurs, des ParaSpectateurs, des Smartpholiseurs et de tout le Scribauditoire à son complet… Mais qu’est-ce qui est arrivé à votre œil ? Et votre poignet ? Vous vous êtes battu ce week-end, Raoul-Gonzague ? Pas avec le jury des Jeux ParaOulipiques, au moins ?
– Non, je… Je ne peux pas en parler Jean-Patrick, je suis désolé…
– Mais enfin, si vous avez été victime de violences, il faut absolument le signaler et même appeler la police !
– Non, ce n’est pas la peine, Jean-Patrick… Vous ne pouvez pas comprendre… Je me suis battu avec… moi-même.
– Avec vous-même ?
– Jean-Patrick n’insistez pas ! Je pourrais avoir de gros ennuis. Vous ne savez pas de quoi il est capable… Il est impitoyable. Mais je ne dois pas en parler.
– Bon, bon… Vous m’inquiétez tout de même, vous savez, Raoul-Gonzague. Ces Jeux ParaOulipiques ont besoin de vous. Ah ! J’ai une idée ! Et si vous écriviez ce qu’il s’est passé sur un bout de papier plutôt que d’en parler, hein ? Tenez, prenez ce stylo. Voilà une feuille. Allez-y.
– …
– Merci. Je vous promets que je le lis dans ma tête, personne n’en saura rien à part moi. *Règle n°1 du WRITE CLUB : il est formellement interdit de parler du WRITE CLUB*. Ah, ça y est, j’ai compris… Vous, vous avez lu le texte de ChrisH, la toute dernière réponse au défi N°1 et vous vous êtes fait mal, n’est-ce pas ?
– Moui…
– Ne vous en faites pas, Raoul-Gonzague ! J’ai de quoi vous faire oublier toutes vos misères, parce qu’il s’en est passé des trucs ces derniers jours, vous n’avez pas idée ! Et si vous votre plume vous a lacéré l’orgueil, si votre inspiration n’a provoqué que des expirations, si votre page blanche n’a transpiré que de votre sueur, si vous yeux ont saigné de l’encre, si vos doigts se sont écorchées sur le clavier de frustration…
– Bon, venez-en au fait, Jean-Patrick.
– … si vous avez eu l’impression de pisser des pixels, d’analphabétiser votre écran et qu’ensuite vous vous êtes regardé dans la glace en trouvant que vous aviez l’air d’un con et du coup êtes resté silencieux parce que vous ne parlez pas aux cons…
– Jean-Patrick !
– …Alors, je vous le dis, souriez ! Car la fabuleuse production littéraire de nos Scribathlètes a de quoi vous remonter le moral, mon cher Raoul-Gonzague ! Oui, l’engouement est toujours au rendez-vous, et même encore plus grande pour le second défi !
– C’est vrai, Jean-Patrick et ça fait chaud au cœur, croyez-moi. Merci, merci cher collègue. Merci à vous cher public. Et à vous tous très chers participants de ces Jeux ParaOulipiques de Scribay ! Je vous aime ! Et si j’ai un immense plaisir à retrouver Jean-Patrick Maurice-Bernard pour couvrir ces jeux, c’est avec un non moins immense plaisir que je vous retrouve aussi, depuis nos studios de ScribayTV, où la fièvre des jeux semble s’être emparée des scribayens. C’est magnifique ! Mais avant d’aller plus loin, mon cher Jean-Patrick et de parler de la belle surprise qui nous attend, que diriez-vous de nous faire un petit récapitulatif savoureux dont vous avez le secret de ces derniers jours ?
– Quand vous le demandez ainsi, Raoul-Gonzague, je ne peux refuser. C’est parti ! Nous nous étions quittés vendredi soir sur l’oreiller si je puis dire, enfin, sur le polochon de Jb Deplanches… Le week-end quant à lui nous a offert quatre nouveaux textes supplémentaires, portant à 23 le nombre de réponses au défi N°1 pour 33 inscrits initialement : le déboire des « Paumés » de l’Éducation Nationale de Noëli Thex qui garde l’espoir et le sourire malgré tout, même si « l’issue est incertaine », enfin ça c’est que nous raconte le surréaliste Nog Lhuisme, dont la poésie coule comme les bras de la rivière d’images qu’il habite. « Du côté de chez les patrons », en revanche, Arsène nous « arsénique, nique, nique » d’une éruption précoce, un sploutch tendancieux et assumé. Enfin, ChrisH nous écrit d’un club dont on n’a pas le droit de dire le nom, mais où il faut être prêt à se battre avec soi-même, comme Raoul-Gonzague en a fait les frais. Vous êtes prévenus ! Voilà pour les textes.
– Merci Jean-Patrick ! Quant à moi, j’ai eu l’insigne privilège d’approcher les loges du jury ce week-end et je peux vous dire que les neurones ont surchauffé ! Chacun des 23 textes de ce premier défi a été lu, relu, décortiqué, commenté, soupesé, reniflé, goûté, par message, par email, par commentaire, par téléphone… Je vous tire mon chapeau, Mademoiselle, Mesdames, Monsieur du jury ! C’est une tâche délicate que la vôtre, bien plus difficile qu’il n’y paraît…
– Raoul-Gonzague, iriez-vous jusqu’à dire que cette tâche est encore plus difficile que lorsque votre femme vous envoie à Casino acheter des tampax trois gouttes avec applicateur, mais pas les modèles « plus » et des protège-slips de nuit avec ailettes de confort sauf s’il n’y a que des Vania et qu’il faut se décider quand même pour acheter un modèle, le tout sous les yeux de femmes au regard suspect qui vous dévisagent en vous prenant pour un genre de maniaque fétichiste du tampon ?
– Ah, j’hésite, Jean-Patrick, mais je dirais que pour certains textes en effet, l’hésitation peut atteindre ce genre de sommets ultimes… Vous en avez trouvé, finalement, Jean-Patrick ?
– Ne digressez pas, Raoul-Gonzague, le public attend la suite !
– La suite ? La suite ? Mais la suite, c’est le lancement du nouveau défi du lundi enfin, le « Défi de l’épreuve rituelle du Lipogramme du A ».
– Mais non, pas cette suite-là ! Je parle du résultat des délibérations du jury enfin, le palmarès, le podium, le résultat, le hit-parade, les médailles bon sang !
– Je le sais bien, Jean-Patrick, mais j’ai plaisir à vous faire languir, à la manière de nos meilleures séries qui nous laissent sur le cliffhanger de fin, la langue pendante, juste au moment où le personnage principal va parler pour annoncer l’élément crucial qui va faire basculer le scénario.
– Oh, vous êtes divinement cruel Raoul-Gonzague. Avec vous on aime souffrir !
– Cher Scribauditeurs, je vous propose donc de nous retrouver après une courte page de publicité, en remerciant d’avance nos meilleurs sponsors, BackSpace, la touche qui efface les vilaines petites fautes, le fromage YaBonMulot pour vos souris, les stylos TiensLeBien et les cartouches d’encre EauDeFemme qui prévient les taches intempestives, même la nuit. À très vite sur le prochain fil de discussion pour les résultats…
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ChrisH
Complètement d'accord avec Natacha, je suis fan de cette chronique de JP et RG, c'est vraiment excellent ! Et merci pour le clin d'œil à mon texte ;0)
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Auteur inconnu
Toujours excellent... je ne sais pas comment tu fais pour tenir le rythme !!!
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essaime
Merci Natacha !
Règle N°1 du Write Club : on ne parle pas du Write Club ;-)
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