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Racontez-moi : "Le jour où j'ai fini d'écrire mon roman"

par Margo  il y a 2 mois

Bonjour à tous,

J'aimerais lire des expériences positives en ce merveilleux dimanche.

Du coup, je souhaiterais vous posez une question qui sens doute vous remémora de merveilleux souvenirs et qui pourrait d'une certaine façon en faire rêver certains.

Quel effet ça vous a procuré de mettre un point final à votre première histoire ou premier manuscrit ? Et pour ceux à qui cela n'est encore jamais arrivé comment imagninez-vous ce moment ? (premier ou celui qui a le plus compter pour vous) C'était quand ? Après combien de temps d'écriture ? Dans un bar, un fast-food ou bien au chaud devant votre cheminée ? Après un café ou accompagné d'une tasse de thé fumante ? (etc.)

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Yaëlle
Eh bien, un sentiment d'accomplissement. Tout doux, tout tiède, tout apaisant.

Mais je ne savais pas qu'allait s'en suivre une année de réécriture... Puis la recherche d'un éditeur. Puis de nouveau des corrections. Puis la trouvaille du fameux éditeur. Puis les MIRIADES de corrections en vue de la parution. J'en suis là, maintenant. Et j'ai hâte d'en finir ! Je crois que la véritable ''fin'' ce sera le jour où je tiendrai le roman achevé, en papier, entre mes mains... D'ici quelques semaines normalement.

Entre temps, j'ai achevé un autre premier jet. Et j'ai ressenti le même sentiment d'accomplissement et de joie :)

Certes, il me reste les phases de relecture, de rechercher édito (peut-être)... Mais finalement, je suis contente... Et j'ai hâte de recommencer avec un nouveau projet !!!! :D
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....
Le jour où j'ai fini mon roman, il y a avait cette teinte si particulière qui léchait l'horizon, cette brume évanescente sur la mer et ce vent frais qui agitaient les palmiers. Les forty-niners venaient de gagner le Superbowl après un match d'anthologie et par la fenêtre, j'observais la baie de San Francisco se frotter les yeux après une courte nuit. Ca sentait le beurre chaud, la pâtisserie d'en face, les gamins dansaient sur le trottoir, sur le chemin de l'école, en mimant sous tous les angles le touchdown victorieux de Henpshaw. Je crois qu'à cet instant, le monde lui-même sembla s'être arrêté, comme une parenthèse de ....

Non je déconne putain !! Le jour où j'ai fini mon roman, j'ai du aller pisser, faire un peu de placo avant de faire cuire des pâtes. En fait, je m'en souviens même pas, et c'est tant mieux !
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Margo
xD Mais quelle chute !
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Laurent Datünder
ça brise le charme xD
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Laurent Datünder
De mon côté, il y a eu d'abord une réelle satisfaction, véritable fierté, je dois dire, d'avoir réussi à entreprendre, poursuivre et achever le roman dans lequel je n'avais auparavant jamais osé me lancer ^^ ça a vraiment été une sensation d'euphorie et de bonheur, je regardais mon bijou terminé en me disant que je ne le toucherais plus jamais ah ah... Bref, c'était merveilleux.
Ensuite, il y a eu le moment où j'ai réalisé que je n'avais pas d'autre idée pour me relancer dans un second manuscrit et celui où la rédaction de l'ancien a commencé à me manquer terriblement. J'avais même écrit des petites fanfictions, des billets d'humeur de certains persos, histoire de me donner l'impression que l'aventure n'était pas finie (alors que c'était le cas). Cette prise de conscience (tardive, j'avoue) m'a déçu autant qu'elle m'a attristé, parce que j'avais adoré écrire autant, avoir ce but, cette intrigue...
Enfin, il y a eu la dernière étape, un mois après, où, en relisant certains passages du premier livre, j'ai trouvé mon livre médiocre, abominable, me disant que je n'aurais pas dû tourner telle scène d'une telle façon, que ce personnage était trop stéréotypé, que la fin laissait grandement à désirer... Un goût d'inachevé et de déception en me rendant compte qu'en fait ce livre n'était qu'un gros brouillon à jeter ^^
Pour conclure, je dirais que ce sont tout de même les premières émotions qui m'ont le plus marqué et qui sont, je pense, significatives de tout auteur qui termine son premier roman ^^
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Gigi Fro
Ahhh ! Pour moi c'était plutôt très dur :) oui, j'ai dû faire mon deuil. J'avais une histoire qui m'accompagnait depuis très, très, très, très longtemps. Bref, c'était mon ombre. Chaque soir au coucher, je me repassais dans ma tête comment poursuivre l'histoire (ouais, je ne sais pas comment j'ai peux faire deux enfants, ça doit être la cigogne :P). Enfin, c'était le roman que j'avais commencé, arrêté, continué, amélioré, réécrit, traduit, etc. Mais sans jamais le terminer. Puis je suis arrivée ici et la magie a opérée :) Au fur et à mesure que je m'approchais de la fin, je le vivais mal. Aussi bien pour ce que je faisais endurer à mes personnages :) mais aussi parce que je sentais que ça marquait la fin d'une ère et qu'on a toujours peur de comment seront les choses sans ce petit chapitre à livrer chaque semaine. J'ai trainé les pieds entre le point final et l'épilogue. J'ai écrit ce dernier dans un climat de paix, bizarrement (le temps d'arrêt entre le chapitre "final" et l'épilogue m'a été salutaire). Puis, comme un groupe d'alcooliques anonymes, j'en ai parlé avec d'autres pour savoir s'ils ressentaient aussi cette nostalgie, dépression, blues de la fin d'une histoire. Peut-être c'est "normal" lorsque c'est la première.

Enfin, pour répondre concrètement à ta question : quand ? Juin 2018, après 20 ans d'écriture/conception/pause, chez moi devant mon ordi, j'ai dû prendre un RTT sûrement pour être en paix :) sûrement avec une infusion à l'hibiscus :)
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Symph'
Un sentiment de liberté... Clairement c'était cool ! :-)

C'était vers la fin d'année, après deux mois d'écriture, même si ça m'a semblé durer une année complète. J'ai mis le point final sur mon lieu de travail, tard le soir, j'étais restée seule pour pouvoir me concentrer tranquillement dessus.
Je m'étais obligée à garder un rythme de publication de 2 chapitres par semaine, sans avoir rien écrit à l'avance, en me servant énormément des retours des scribayens pour corriger, affiner le tir.

Je me suis sentie libre d'une certaine façon, libre de pouvoir me pencher sur d'autres sujets, car je ne voulais pas me lancer dans plusieurs récits à la fois. Au final, ça a été ma seule histoire composé de plus de 3-4 chapitres, quelle aventure ! Epuisante aussi, le sujet n'était pas des plus joyeux, surtout dans sa conclusion, donc j'avais grand hâte de tester d'autres thématiques !

Et toaaa alors ? Raconte !!
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Maxence Sardane
Malheureusement, je n'ai jamais éprouvé de sentiment de finitude sur un texte. Des histoires terminées, j'en ai pléthore. Mais en réalité, je pense qu'un texte n'est fini que le jour où on l'envoie à l'imprimerie. Pour l'instant, aucune de mes fictions n'a été éditée, donc, je considère tous mes travaux comme "work in progress", même si, théoriquement, ils sont terminés. J'ai envoyé un texte en réponse à un AT, il y a quelques semaines. S'il est sélectionné, je pourrais peut être répondre. Verdict en novembre.

En non-fiction, j'ai un peu publié (dans des revues, magazines et autres) et donc, fini quelques textes. Mais même le jour où ma thèse est partie à l'imprimerie, je n'ai pas eu cette impression libératrice de travail terminé dont on parle tant. Et une fois qu'un article ou un texte est paru, il ne m'intéresse plus. Je refuse de le relire, car je sais que je serais encore insatisfaite, mais que ce sera trop tard !

Pour le timing... Pour moi, ce qui est décisif, c'est toujours la deadline. La date limite d'un appel à textes, de soumission d'un article à un comité de lecture pour une revue scientifique, ou un numéro thématique à boucler pour sa sortie le mois prochain. Je ne peux bosser que comme ça. Sinon, bah, les textes, ils restent dans les tiroirs !
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Ghost Hildly
Bonjour,

Pour mon premier roman (donc j'écarte les contes, les nouvelles et autres joyeux terrains d'exercices^^), c'était ce matin, durant une session d'écriture entre 6h et 9h, comme d'hab.
Enfin, ce matin...
Il y a quelques heures, j'ai terminé ma "dernière" correction, celle où j'ai décidé de passer à autre chose après.
C'est donc tout frais ! Oui... et non.
J'ai terminé mon premier jet il y a quelques années. C'était un gros moment de joie parce que j'avais enfin écrit une histoire du début jusqu'à la fin. Je ne me rappelle plus ce que j'avais fait ce jour-là pour fêter ça. Néanmoins, il y avait certainement "prévenir tout le monde" dans la liste, juste avant "envoyer à une maison d'édition", "changer de profession", et tout autre chose totalement irréaliste. L'euphorie est vite retombée quand, sur les conseils de grands sages sur leurs blogs et sites, j'ai patienté quelques mois, et je suis revenue lire mon chef-d’œuvre. Heureusement que je ne l'ai envoyé à personne !
Je suis donc tombée dans la phase des corrections sans limite.
J'ai posé la limite il y a deux ans, quand j'ai décidé que je voulais écrire d'autres choses et que je ne pouvais pas rester bloquée sur le même ouvrage. Une ultime correction. La der des ders. Je pensais que ça me prendrait 6 mois. Ça m'en a pris 26.
Le premier jet m'a demandé beaucoup moins de temps à écrire. Si j'avais su que derrière, je m'infligerai huit ans de correction, je n'aurai pas commencé l'écriture XD
Donc là, je ne nie pas être contente, mais j'ai surtout envie de me reposer. Ma plus grande joie vient de mes alpha et bêta-lecteurs de la première ou de la deuxième heure qui ont l'air si contents. Un morceau de bonheur par procuration dirons nous...
Maintenant, je suis en train de déprimer sur les lettres d'accompagnement, les synopsis, et les longues listes de ME existante.

J'ai surtout une hâte : écrire le prochain ! Parce que ça risque d'être long XD
Peut-être que je réaliserais ce qu'il se passe dans quelques semaines, le temps que ça décante un peu^^.
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Ihriae
Ghost Hildly : "Je suis donc tombée dans la phase des corrections sans limite".
C'est aussi ce qui m'est arrivé avec le Tome I de L'OdP. Je pense que c'est un processus normal, mais en même temps j'ai l'impression que la "sur-correction" enlève une certaine saveur au texte, en tous les cas une certaine spontanéité (tout en le rendant moins bancal, plus complet). Comme toi, j'ai décidé que ce serait la dernière correction... Avant un long moment, car j'ai vraiment envie de passer à la suite en espérant que cela ne me prendra pas autant de temps que pour ce premier tome.

"Une ultime correction. La der des ders. Je pensais que ça me prendrait 6 mois. Ça m'en a pris 26."
Eh oui !!! Logée à la même enseigne !

"Le premier jet m'a demandé beaucoup moins de temps à écrire."
Je crois que nous sommes un peu spectateurs / spectatrices de ce que nous écrivons, au départ. Et comme tout spectateur, nous avons envie de savoir si les rouages fonctionnent bien et, surtout, nous souhaitons connaître la fin de notre récit (parce que parfois, le récit nous échappe ou ce que nous avions prévu n'est pas ce que nous obtenons finalement. En tous les cas, il y a ce besoin de savoir si nous arriverons à mener notre récit à son terme. Ensuite, vient la relecture, la première (c'est là que cela se complique), puis la suivante pour voir si ce que nous avons corrigé fonctionne, etc.

Mais qu'est-ce que nous sommes content quand c'est fini.
Et pour ne pas déprimer, après un peu de repos, il faut se remettre en selle.

"J'ai surtout une hâte : écrire le prochain ! Parce que ça risque d'être long XD"
Peut-être pas. Tu as pas mal appris déjà, et tu connais les erreurs à ne pas commettre, même si tu en feras d'autres, car chaque écrit est différent, je pense.
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Stéph Loup'tout
Hey ! :)

Je dois avouer que j'ai eu plusieurs "premières fois" ^^ (j'écris depuis enfant, donc j'ai commencé et achevé pas mal de nouvelles, de petites histoires avant de commencer à écrire des récits plus longs et complexes ^^). En tout, il y en a deux qui ont vraiment compté pour moi. La première j'avais à douze ans, j'étais dans le patio de mes grands-parents, à la campagne et c'était le début des vacances d'été. Après presque un an d'écriture, j'ai finalement écrit "fin" à mon premier roman de fantasy. Mon coeur était gonflé de joie et de fierté mais j'étais aussi triste de quitter mes personnages, aussi, quelques minutes après avoir écrit ce fameux mot "fin", j'ai commencé l'écriture du second tome. Ce roman me suit toujours car, même s'il était achevé à l'époque, j'ai grandi, mûri et décidé de le reprendre pour le rendre plus profond, plus riche... si bien que, douze ans plus tard, je suis encore en train de l'écrire ^^. La seconde fois qui a compté pour moi fut la fin d'un roman pour enfants, il y a trois ans : Le lutin qui voulait être un renne. Ayant fait face à un événement assez dur qui m'a pas mal secoué, fin novembre 2017, et ayant déjà une vague idée d'histoire qui me trottait dans la tête depuis quelques temps, je me suis lancée. À l'origine, je voulais le boucler en un mois, pensant que cette histoire ne contiendrait, au mieux, qu'une vingtaine de chapitres. Mais voilà, les personnages m'ont entraîné bien plus loin que je ne le pensais et il m'a fallu finalement deux mois pour boucler les quarante-huit chapitres de cette aventure. Quand j'ai enfin mis le mot fin, je n'en revenais pas d'avoir réussi, en si peu de temps, à terminer un roman, quand ça faisait une décennie que je bloquais sur la réécriture de mon premier roman. Là, avant la fierté et la joie, il y a eu un instant de flottement, où je n'arrivais pas à croire que l'histoire était finie, que tout était résolu, que mes personnages étaient arrivés à la fin de leur quête... Et puis j'ai eu les larmes aux yeux et, enfin, joie et fierté m'ont envahies. :) C'est vraiment un moment magique que de finir une histoire, même si on ressent aussi un brin de nostalgie à l'idée de quitter des personnages qui nous ont accompagné... C'est déjà le cas en tant que lecteur, lorsqu'on referme un livre qu'on a adoré, mais, en tant qu'auteur, on est tout de suite plus intime, plus proche des personnages, et c'est d'autant plus difficile de les laisser :)
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Hilaze
La première histoire à laquelle j'ai posé un point final... ça date du lycée ^^ ça fait 7 ans déjà. Eh bien, comme j'avais profité d'une journée où j'étais bien malade je ressentais tout de façon assez atténuée, ça ne m'a pas empêchée d'exulter, et j'ai tout envoyé direct à une amie qui écrit aussi. Puis pour la deuxième, une grosse nouvelle, la même joie, je pouvais poser un point final. Et depuis, après chaque point final j'ai toujours une bonne pointe de fierté, même si à part la première histoire je n'ai achevé que des nouvelles... et toutes méritent une réécriture xp donc le fond est OK, la forme à améliorer ^^
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