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Avis médical

par Antoine Bacham  il y a 1 an

Bonjour, je me présente: Antoine, 39 ans, infirmier en exercice depuis 15 ans.

Si vous recherchez des info médicales pour rédiger plus facilement votre roman, posez moi vos questions.

J'y répondrai avec grand plaisir, dans la limite de mes connaissances.

Cordialement, Antoine.

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Komakai
[edit : j'ai eu ma réponse ici https://www.scribay.com/talks/19404/une-question-medicale-- :D]

Bonjour à tous,

Un de mes personnages va être mordu autour de son coude par une chacal-garou (thaleb pour ceux qui me lisent et passeraient par là).

La chacal-garou ne forcera pas au maximum sur ces mâchoires. Elle va mâchouiller, planter ses crocs pour immobiliser/faire durer le plaisir sans mordre complètement pour arracher un morceau de chair ou autre.

Je vous passe les détails du combat, etc. Mon personnage se retrouve donc avec une plaie type morsure au coude.

Pour le moment, j'ai indiqué dans le récit que son bras est immobilisé par une écharpe.
Question : est-ce utile/la démarche à suivre ?
L'idée étant qu'elle ne force pas/n'aggrave pas la plaie en bougeant le bras blessé.

J'ai intégré la façon de désinfecter et bander la plaie (en me basant sur des sites type amelie.fr).
Y a-t-il d'autres choses à faire ? Exemple des sutures ?

La plaie est nette, propre et profonde.

Merci par avance à ceux qui pourront m'aider ;)
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jkf
Bonjour,

L'héroïne de mon roman se trouve confrontée à un cancer des seins en récidive. Habillé dans un grande histoire d'amour érotico-sexuelle, j'ai cherché à reproduire les étapes de son traitement jusqu'à la reconstruction avec le ressenti psychologique dû aux conséquences de cette maladie, tant pour l'intéressée elle même qu'au sein de son couple en construction.

J'aborde notamment la soif de vivre, l'acceptation de soi, le regard des autres, l'espoir de la guerison et le glaive de la mort. J'évoque aussi furtivement les conditions de travail en environnement hospitalier.

Si quelqu'un a des compétences en oncologie ou en psychologie, je suis intéressé par un avis sur les principaux passages (une dizaine) où j'évoque ces différents sujets.

Mon roman est terminé. Il est en phase de relecture. Il comporte presque 300 pages. C'est avant tout une histoire d'amour hors norme sur fond de cancérologie. Je communiquerais les quelques chapitres et paragraphes incriminés pour une relecture plus technique si l'un de vous est partant.

@Jkf@
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lolote
Bonjour, je voudrais savoir si un coup d'épée donné du haut vers le bas, avec une intention de tuer et qui est paré par le poignet de quelqu'un pouvait trancher le poignet ?
Merci d'avance.
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PM
Antoine est inactif depuis plusieurs mois donc je me permet de répondre, mais ça vaut ce que ça vaut... ^^'

Tout d'abord, ça dépend de la protection de l'assailli. J'imagine qu'il n'a que des vêtements ordinaires, donc la question ne se pose pas trop, mais au cas où... ^^

Ensuite, l'épée. Il faut savoir qu'au Moyen-âge, une épée tranchante est inutile face à un guerrier en armure, donc elles ne l'étaient pas forcément. Si toutefois elle l'est, alors je pense que oui, ça peut trancher.

Par contre, pour la protection apportée par le poignet, je suis assez dubitatif. C'est certain qu'il "amortit" le coup, mais il n'est pas exclu que ce ne soit pas suffisant. L'assailli pourrait être tué quand même, ou s'en tirer avec une vilaine blessure.
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lolote
en fait la personne qui se prend le coups sur le poignet voulait parer avec son épée, mais l'assaillant a dévié sa trajectoire pour la frapper au poignet gauche.
édit : la personne a effectivement des vêtements ordinaires, avec des bandes de sport au poignet
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PM
Au niveau de la cohérence, c'est assez étrange d'avoir une épée à une main et rien dans l'autre. D'autant plus que dans ce cas, la personne devrait plutôt être de profil, rendant son autre bras intouchable.

J'imagine que ton objectif est que le poignet soit tranché. Du coup, je te conseillerais de changer le coup donné de haut en bas. En étant bien meilleur que son adversaire, l'assaillant pourrait peut-être utiliser une botte pour lui faire lâcher son épée à deux mains et en profiter pour lui trancher le poignet ?
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Milya
J'ai du mal à visualiser la scène... Les deux combattants se battent-ils avec des épées à une main, à deux mains ? Quelle est position de celui qui se prend le coup d'épée : debout, à terre ?
Suivant le type d'arme et le moment de l'impact, il se peut tout aussi bien que seul la chaire soit tranchée ou bien que les os le soient également.
Ensuite, reste à savoir quel est ton but : veux-tu que le poignet en question soit tranché ? Si c'est le cas, il a peut-être des manières plus "sûres" (ou du moins réalistes) pour mener à cette situation.
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lolote
en fait, de base, elle a deux épées mais en a perdu une dans le combat.
Et c'est plus un réflexe : vers la fin du combat elle voit que quelqu'un s'apprête à abattre son épée sur son petit-ami, elle ne réfléchit pas et se jette devant l'assaillant.
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PM
Et donc l'adversaire va dévier son coup pour lui couper le poignet ? Pourquoi pas... Aurais-tu publié la scène pour qu'on la lise plus précisément ? ^^
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Milya
Du coup il semblerait qu'il s'agisse d'une parade où les appuis de la personne qui se défend ne sont pas bien ancrés au sol puisqu'elle "se jette devant" son compagnon. Le maintien du bras doit donc également laisser à désirer. Aussi, à moins que l'arme qui s'abat sur la personne en défense ne soit excessivement lourde, qu'elle permette des mouvements extrêmement rapides, et/ou qu'elle soit impeccablement aiguisée, je pense que la lame ne devrait entailler que la chaire. Je m'explique (enfin, je vais essayer) :
1. Puisque la cible de la taille doit se trouver derrière la personne qui s'interpose, le poignet du défenseur ne devrait pas entrer en contact avec la lame à son point plus fort (soit le dernier tiers de la lame, celui où la vitesse de frappe est la plus élevée)
2. Les coups porté sur une cible en mouvement sont moins dévastateurs que ceux porter sur une cible immobilisée. Pour prendre un exemple concret : couper une carotte crue sur une planche à découper est facile, mais la couper alors qu'elle est en l'air ou tenue du bout des doigts est une autre affaire (désolée pour la comparaison !). Donc le poignet devrait être entraîné vers le bas (comme la carotte) mais pas forcément être tranché.
Encore une fois, cela va dépendre de l'arme utilisée et de sa lame.
Personnellement, je me suis déjà pris un coup d'épée sur le petit doigt en escrime médiévale (et je n'avais pas mis mes gants, ça m'apprendra !). Ma main était pourtant fermement serrée autour de la fusée (donc cible immobilisée), et la lame de mon adversaire (une épée bâtarde tenue à deux mains) n'a tranché que ma chaire (certes, elle n'était aiguisée comme un rasoir, mais, généralement, les épées s'émoussent un peu au bout d'un moment).
Après, l'avantage en littérature, c'est que l'on peut toujours jouer avec les détails pour arriver à nos fins ! À toi de voir ce que tu veux faire du poignet de ton personnage ;)
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borokov
Salut, Je me permet d'apporter mon petit grain de sel :)

J'ai fais un peu de kendo et ai quelques base en combat à l'épée. Je peux dire qu'un katana affuté manié par un praticien entrainé peut couper la main de son assaillant. Il s'agit d'une attaque classique nommée "kote".

S'il s'agit d'une épée style médiéval, souvent plus fait pour transpercer que pour trancher, il y a plus de chance que l'avant-bras finisse broyé que tranché. De même si l'épéiste ne maitrise pas parfaitement son geste, ce qui semble être ton cas (parade surprise par quelqu'un d'autre)

Attaquer pour trancher requière une très grande maitrise du geste. Une attaque non maitrisée donne plus l'effet d'un gros coup de gourdin qu'une véritable coupe.
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lolote
borokov il s'agit effectivement plus d'un katana
Milya le katana atterrit au niveau de l'articulation
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Milya
Si le katana devait entrer en contact avec l'articulation et non le plein de l'os, cela sent le roussi pour la personne qui vient défendre ;)
Par contre, l'impact ne devrait pas se faire au niveau du monouchi, la partie courbe de la lame du katana qui sert à la coupe, puisque la distance initiale de frappe est cassée par la personne qui s'interpose. Néanmoins, le katana est une arme extrêmement aérodynamique, et la fabrication de sa lame permet un affutage très fin. Aussi, suivant le coup effectué par l'assaillant, il est effectivement probable que même l'os soit tranché ^^
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lolote
Milya Oui surtout que le coup est donné avec une intention de tuer et pas juste de blesser ^^
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Teryel
Quelle est l'importance de cet élément dans ton histoire ?
Même si les os ne sont pas touchés, tu auras des lésions tendineuses et nerveuses qui auront pour conséquence une grande impotence fonctionnelle. En gros, je ne donne pas cher de la main de ton personnage ^^"
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Jine
Bonjour,

J'aimerai savoir s'il est possible qu'un individu survive à une chute de... disons dix étages s'il atterrit dans une benne à ordure ? Et si il survit, quelles seraient ses blessures ? (fractures, etc...)
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Méliné D.
aucune idée si t'a victime survis, mais apparemment pour les lésions dû à de telle chute se sont d'abord les poumons qui sont touchés
https://www.youtube.com/watch?v=y4VmVDl8AkI
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Teryel
Réponse un peu tardive, mais oui, c'est tout à fait possible et plus courant qu'on ne le pense !
Les fractures sont, si pas de chance un traumatisme crânien, une fracture sur le poignet/avant-bras et le bassin s'il atterrit sur le côté, ou les deux talons et/ou une fracture tassement au niveau lombaire (avec si pas de chance une atteinte de la moelle épinière plus ou moins complète) s'il atterrit plutôt "debout".
Ce ne sont pas de véritables règles, mais plutôt un ensemble de tableaux probables :)
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Sombre d'Ombre
Bonjour,
C'est super sympa de faire ce genre de discussion !
Je me demandais s'il était possible de faire une aphasie (je crois qu'il s'agit de cela dont souffre mon personnage) suite à un choc psychologique ? Si ce n'est pas le cas, est-il possible qu'une personne puisse perdre l'usage de la parole uniquement pour cause psychologique ? Ou tout du moins qu'il refuse de parler ?
Merci d'avance !
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Teryel
Une aphasie est trouble neurologique après un AVC ou un traumatisme crânien par exemple. Tu ne retrouves pas une aphasie après un traumatisme psychologique mais un mutisme, oui.

Tu le retrouves fréquemment en pédopsychiatrie. J'ai souvent eu le cas sur des patients ayant souffert d'abus.
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Sombre d'Ombre
Merci beaucoup de ta réponse !
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Teryel
J'ai un peu l'impression d'empiéter sur le terrain d'Antoine, mais tu as d'autres questions, n'hésites pas ^^
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Sombre d'Ombre
Encore merci alors !
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Antoine Bacham
Bonjour à tous, je suis en vacances en ce moment pour 15 jour, donc pas d'accès internet (sauf aujourd'hui) désolé. Je vous réponds à mon retour. A bientot.
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Sombre d'Ombre
Aucun problème ! Prenez votre temps !
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Komakai
Bonjour,

L'un de mes personnages, ayant survécu à un incendie, à des brûlures cicatrisées. J'aimerais les décrire et les positionner de façon réaliste. En gros, savoir selon quel type d'incendie/positionnement de la personne il peut résulter tel type de brûlure sur telle zone et telle étendue.

Pour le moment, toutes mes recherches font choux blanc sur le positionnement des brûlures... (je peux avoir leur nature, et le degré de brûlures, de la prévention mais rien d'autre...).

Merci par avance pour une éventuelle réponse !
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Teryel
Il n'y a pas vraiment de logique de positionnement. Tu peux vraiment voir de tout. Ce qu'il faut savoir c'est que selon la position de la brûlure, tu as des conséquences bien différentes.

En ce moment, je m'occupe d'un jeune brûlé a l'épaule, la cicatrice à fait ce qu'on appelle des "brides" donc il a perdu en mobilité. L'année dernière, un autre jeune amputé transtibiale car brûlé au pied et un autre au cou/mâchoire qui a dû porter un masque pour aider la cicatrisation.
Ce sont tous des grands brûlés mais avec des séquelles différentes.

Quelle est la situation dans laquelle ton personnage s'est brûlé ?
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Komakai
Merci pour ce retour !

Lors d'un incendie domestique (type E), qui s'est produit une trentaine d'année en arrière pour ce personnage. Je ne suis pas allée dans le détail pour cela (en dehors des brûlures que je lui imagine, et que je souhaite justement adaptée au mieux selon la réalité de ces dernières).

Cependant, je pensais à un potentiel blast (sans qu'il ne soit proche de l'implosion mais plus sur la fin de l'onde de choc/des flammes) et brûlé au niveau du dos, des bras et de la nuque...

Ou je pensais à une erreur pouvant être commise par manque d'information ou désorientation : il s'appuie (pour éviter quelque chose qui s'effondre par exemple) contre un mur ou une porte surchauffée de type métal et ce brûle donc à ce moment-là :s

Je ne sais absolument pas si c'est réaliste :/

Merci encore pour ton retour :)
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Teryel
Je ne saurai pas te répondre sur le réalisme de l'accident et de ses circonstances. Il faudrait plutôt l'avis d'un pompier...
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Komakai
Merci pour ce retour, j'essayerai de voir via mes connaissances potentiellement. C'est gentil d'avoir pris le temps de me répondre !
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PM
Bonjour, je me permet de revenir vers toi pour quelques questions sur ce que j'écris actuellement.
Premièrement, je crois avoir lu plus bas qu'on peut mettre KO quelqu'un "comme dans les films" avec un grand coup sur la tête. Trouves tu cela envisageable avec un livre assez lourd (type gros dictionnaire) ? Quelles seraient les séquelles et combien de temps la victime reste évanouie ?

Ensuite, on sort peut-être de ton domaine de compétence mais quelle est l'attitude de quelqu'un qui vient d'être choqué. Pour t'expliquer brièvement, il y a dans mon histoire un miroir qui permet de voir l'avenir mais l'utiliser est dangereux pour la psychologie humaine, au point de pouvoir rendre fou. Un personnage l'utilise sans aller jusqu'à la folie, mais est tout de même bien secoué. Comment serait-il ? Des pleurs, des cauchemars ?

Je ne pense pas avoir besoin d'autre renseignements, merci beaucoup pour tes réponses :)
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PM
J'en rajoute une : un personnage se prend un ou plusieurs coups d'épées, j'aimerais avoir ton avis sur les emplacements de ces blessures afin de ne pas le tuer. Je pensais lui en faire une à une jambe afin de l'immobiliser partiellement (il pourrait tout de même se déplacer avec des béquilles). Est-ce réaliste ?
Et quels sont les soins à lui prodiguer, à lui et plus généralement à ceux qui seraient blessés ainsi ?
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Antoine Bacham
Bonjour PM34,
-Oui, on peut mettre KO quelqu'un en le frappant sur la tête avec un dictionnaire. Tout dépend de la vélocité de l'impact, c'est à dire de la vitesse et de la force avec laquelle tu portes le coups. Il doit être asséné aussi brutalement qu'un direct du poing au visage.

-Pour ce qui du temps d'évanouissement, cela dure en général quelques minutes (il n'y a qu'à regarder un combat de boxe pour le constater).
-A la phase aigue les séquelles sont: une amnésie post traumatique, c'est à dire un oubli des événements habituellement inférieur à 24 heures. Au dela de 24 heures:
maux de tête, vertiges, troubles de la vue, de l'audition, du gout ou de l'odorat, une fatigue, des troubles du sommeil, pertes de mémoire et difficultés de concentration, modification du comportement avec irritabilité, saute d'humeur, anxiété, dépression. Mais cela est variable selon les personnes et en fonction de l'intensité de la commotion cérébrale.
-ta dernière question est ambiguë. Si tu fais référence à un traumatisme psychologique je te conseille de te rendre sur la page Wikipédia de "traumatisme psychologique".
En espérant avoir pu t'aider, je te souhaite une bonne rédaction pour ton œuvre.
Cordialement, Antoine.
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PM
Merci ! Et j'avais rajouté une question concernant des coups d'épée ^^
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Antoine Bacham
Un coup de dague à la jambe est inoffensif s'il ne perfore pas une artère et s'il ne touche pas une structure nerveuse. En l'absence d'atteinte à ce niveau-là, le soin consiste en une désinfection jusqu'à cicatrisation avec de la bétadine , puis de la pose d'un bandage pour éviter l'infection. Les emplacements sans danger sont le flanc de l'abdomen (mais à l'extrémité), car à cet endroit aucun organe noble ni aucun nerf ni gros vaisseau ne peut être touché.
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PM
D'accord, merci beaucoup ! :)
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PM
Bonjour,
Dans l'une de mes nouvelles, une femmes perd la vue rapidement à cause d'une maladie. Y a-t-il réellement une maladie qui pourrait provoquer une cécité brutale sans autre symptôme ? Sinon, y en a-t-il qui aurait des effets proches ? À quel point cette cécité brutale peut-elle changer la personne ?

Dans la même nouvelle, un autre personnage se mutile volontairement les yeux. Que conseillerais tu pour le faire "proprement" et quelles peuvent être les conséquences (autre que la cécité) sachant qu'il a été pris en charge rapidement ?

Merci beaucoup de t'être proposé et merci pour tes réponses ! :)
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Antoine Bacham
Bonjour PM 31,
- je ne connais qu'une maladie qui provoque une cécité brutale, c'est l'AVC de l'œil. Je t'explique: un caillot sanguin se forme et migre dans l'artère centrale de la rétine qui est la principale artère de l'œil. L'occlusion artérielle rétinienne entraîne une perte de vision sévère, brutale, indolore généralement unilatérale (et dans de rares cas bilatérale, ouf! tu es sauvé!). Si les patients se présentent dans les premières heures de l'occlusion, des médicaments thrombolytiques (qui dissolvent le caillot) peuvent être injectés. Sinon, la perte de vue est irrémédiable et permanente.
-"À quel point cette cécité brutale peut-elle changer la personne ?": comme pour toute maladie grave, la personne victime d'une cécité brutale doit faire le deuil de la perte de sa vue. Elle doit donc passer par les étapes du deuil: Le déni, la colère, la tristesse, la dépression, le marchandage et l’acceptation. Toutefois, pour la déficience visuelle, de nombreuses personnes ne passent pas par les phases de la colère et du marchandage. Les autres phases par contre sont incontournables. Le déni est un moyen de défense naturel et inconscient, qui permet de faire abstraction de quelque chose qui dérange. Situation qui peut entrainer une prise de risque comme continuer à conduire une voiture par exemple. Chez les personnes âgées déficientes visuelles, ce déni se traduira par un évitement des situations gênantes ou un isolement sur soi.
La phase de tristesse et de dépression découle d’une prise de conscience. Elle est importante pour se reconstruire. Mais la baisse de l’acuité visuelle pouvant amener à la cécité, cette phase peut être persistante et même entrainer de l’anxiété. La peur de devenir aveugle peut être persistante. C’est comme avoir une épée de Damoclès sur la tête. Les médecins ne pourront pas vous dire si vous allez devenir aveugle un jour, et encore moins dans combien de temps. Mais le doute peut persister et y penser tout le temps peut alimenter la dépression.
Enfin la phase d’acceptation, qui ne pourra intervenir qu’après un travail de deuil, se traduira par l’acceptation de sa maladie des yeux, et la réadaptation de son mode de vie en fonction de sa maladie.
-comment s'automutiler les yeux? je n'en ai aucune idée! mais lorsqu'il y a une lésion traumatique pénétrante de l'oeil, il faut souvent le retirer chirurgicalement : c'est l'énucléation.

Voila, j'espère t'avoir un peu aidé.Bonne continuation et au plaisir de te lire,
Cordialement, ANtoine
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PM
Merci beaucoup pour toutes ces infos qui vont me permettre de retravailler ma nouvelle !
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Hilaze
Bonjour, merci pour cette proposition !

J'aurais plusieurs questions à te poser, autant tout mettre en un seul pavé :

-Quels coups peuvent assommer quelqu'un ? Et quand la personne se réveille, dans quel état est-elle ?
-Est-ce qu'un choc physique violent peut faire cracher du sang ?

-Un de mes personnages féminin de treize ans (résistante à la douleur la petite ! Et en excellente forme physique au départ) a une série de poisse, que voici :
Pour commencer, elle se fait crever un œil, cautérisée à la va-vite puis laissée en l'état une bonne heure.
Ensuite, elle se prend un coup de dague entre les jambes avant de s'évanouir, quelles séquelles elle pourrait avoir ? Quelques minutes après, elle subit deux brusques changements de températures, chaud-froid (c'est un sale moment pour elle) les deux températures lui frigorifient d'abord le dos, l'arrière du crâne et des membres, avant que ce ne soit roussi.

C'est enfin une heure plus tard qu'elle est prise en charge.
Elle subit une sorte de transe de quatre semaines, pendant lesquelles des guérisseurs la maintiennent en vie (c'est de l'heroic fantasy, mais pas une raison pour dédaigner le réalisme !)
Ce qui lui fait tout de même 4 semaines d'immobilité totale au fond d'un lit, quels sont les effets sur l'organisme ?
Enfin, à peine revenue à elle, en plus des séquelles du coup de dague, des changements de températures et de la transe, il lui faut grandir très vite physiquement, sans passer par l'élongation des os. Existe-t-il une méthode médicamenteuse ? Et dans ce cas, est-ce que les muscles suivent ? Quels sont les effets d'une violente poussée de croissance ?

Voilà, ça fait déjà beaucoup ^^'
Bonne soirée !
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Antoine Bacham
Bonjour Hilaze,
beaucoup de questions en effet, et je vais essayer de répondre.
-Plusieurs coups peuvent assomer quelqu'un (c'est à dire provoquer chez lui une perte de connaissance, le mettre K.O.):
*le K.O. cérébral: un coup porté à la tête, à la machoire ou aux tempes va entrainer le déplacement du cerveau à l'intérieure de la boite cranienne. Il faut savoir que dans notre tête le cerveau est enveloppé d'une membrane (un feuillet) et qu'un autre feuillet est accolé à la surface interne de la boite cranienne. A l'intérieur de ces deux feuillet il y a un liquide, le liquide céphalo rachidien. Donc, notre cerveau flotte dans le crane. IL n'est jamais en contact avec la paroi osseuse. Si un coup est porté à la tête, le cerveau va heurter la boite crannienne, c'est la commotion cérébrale. Les symptomes sont: perte de la lucidité, trouble de l'équilibre, de l'audition, de la vue, voire une perte de connaissance plus ou moins importante (de la simple absence jusqu'au coma si le choc entraîne une lésion).
*le KO vasculaire est du a une frappe avec le tranchant de la main au niveau du coup. L'artère carotide est temporairement obstruée à cause de l'inflammation ce qui peut provoquer une perte de connaissance temporaire.
-une personne qui se réveile après avoir été assomé est dans un état proche de celui du réveil d'un coma artificiel: Le réveil est précédé d'une période de confusion durant laquelle le malade, même s'il garde les yeux fermés, commence à percevoir le monde extérieur, notamment les bruits et les voix. Ne sachant pas où il se trouve, ni s'il est mort ou vivant, il reste quelque temps fortement perturbé, et peut avoir des hallucinations.
-oui, un choc physique violent peut faire cracher du sang. C'est l'hémoptysie. On voit ça surtout chez les polytraumatisées c'est à dire des personnes qui ont plusieurs traumatismes à cause d'un seul accident (chute de 6 mètre, accident de voiture). Pour qu'il y ait hemoptysie il faut un trauma thoracique ouvert ou fermé;
-si l'œil est cautérisé à la va vite , ça signifie sans respecter les mesures d'hygiène. Le risque est donc infectieux (2 à 3 heures après=>fièvre=>septicémie=>choc séptique=>décés dans les 24 à 48 heures si pas d'antibio). Le deuxième risque est l'hémorragie secondaire si la cautérisation est mal réalisée.
-"elle se prend un coup de dague entre les jambes": d'accord mais à quel endroit précisément? J'imagine que c'est au niveau du bas ventre. Dans ce cas, il y a perforation de la vessie. La vessie est entourée, comme le cerveau, d'une membrane à double feuillet, le péritoine. Un feuillet est accolé à la vessie, l'autre à la paroi interne de l'abdomen. Lorsqu'il y a perforation de la vessie, des vaisseaux sanguins sont lésés et le péritoine se rempli de sang: c'est l'hémopéritoine. De plus, il y entre des germes: c'est la péritonite. Si pas de traitement immédiat, il y risque d'hémorragie et d'infection avec décés. Si des soins correct sont réalisés, il n'y a pas de séquelle. "prise en charge une heure plus tard"? : elle peut être sauvée par des antibio et des transfusions et une chirurgie de la véssie et un lavage péritonéal.
-"4 semaine d'immobilité totale" c'est impossible sans développer des complications de décubitus: escarre avec infection, phlébite avec embolie pulmonaire et décés rapide. Si elle survit (on est dans un roman) elle aura perdu 80% de sa masse musculaire et devra réapprendre à marcher (kiné de marche) et manger des complément alimentaires riches en protéines.
-ta derniere question est très peu réaliste donc je n'ai aucune réponse.
Voilà, j'espère t'avoir aidé,
au plaisir de te lire,
cordialement, Antoine
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Hilaze
Merci pour toutes ces réponses !

Décidément, j'avais sous-estimé la vitesse de survenue d'une septicémie.
Histoire de rebondir sur le coma, ^^ déjà je pense réduire de moitié la durée, même si je me doute qu'elle ne coupera pas à la rééducation... et je me demande comment lutter contre les escarres et autres effets dus à l'immobilité ? Des changements de position réguliers et des massages quotidiens peuvent-ils y pallier, ou limiter la casse ? Ou est-ce contre-indiqué au vu de ses opérations ?
Message reçu pour la dernière question.

De nouveau un immense merci pour toutes ces informations, ton temps et ta patience pour y répondre.
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Antoine Bacham
Une septicémie foudroyante est rare mais le décès est rapide. Voici un extrait de revue médicale: " L’infection agit comme un tsunami; la veille ils mangeaient avec la victime en pleine forme, et le lendemain ils doivent faire face à son décès." En règle générale le décès survient au bout d'une semaine au moins.
Pour lutter contre les escarres: changement de position toutes les 3heurs, massages des points d'appuis toutes les heures, mobilisation passive dans le lit et active si la personne peut contracter les muscles de ses mollets; mise en décharge des talons; utlisation d'un matelas à air pulsé. Avec cette prévention, il ne devrait pas y avoir de troubles trophiques. Mais les personnes à risques sont: maigres, dénutries, déshydratées, ayant des maladies chroniques et ayant déjà fait des escarres.
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Hilaze
Tout ceci est très bon à savoir (et pas seulement dans le cadre romanesque !) d'autant plus que ça faisait un moment que je m'interrogeais sur les moyens de contrer les escarres.
Histoire de ne pas changer, merci encore ! Et puis sur ce, bonne soirée.
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Millie M.
Hello ! C'est une super initiative de ta part ! ^^

Alors, voilà mes interrogations :

Un de mes persos (jeune femme d'une vingtaine d'années, pas d'antécédents médicaux, pleine forme) se retrouve avec plusieurs côtes cassées, en plusieurs bouts. Il s'agit des cotes flottantes, et je précise que la fracture est dû à une pression spectaculaire sur le haut de l'abdomen.

Quels sont tous les risques potentiels ?
En combien de temps se remettons-nous physiquement d'une telle blessure, après avoir reçu un traitement ?
Quels sont ces traitements ?

Aussi, d'un point de vue psychologique, je ne sais pas si tu t'y connais en trauma, mais je demande, on ne sait jamais... J'ai prévu qu'elle développe une grande phobie de l'eau et des araignées (c'est long à expliquer, mais c'est évidemment en rapport direct avec l'accident). J'ai aussi prévu des crises d'angoisse après coup.

Y aurait-il autre chose que je devrais aborder ?
Combien de temps reste-t-on dans un état de choc après l'accident ?
L'angoisse devient-elle souvent chronique ?

(Je tiens à préciser cela : elle a perdu ses parents lorsqu'elle était très jeune. J'ai entendu dire que ce genre de trauma peut en aggraver d'autres ; pour faire simple... se cumule ? J'aimerais savoir si tu pourrais me le confirmer, ou me corriger là-dessus)

Merci d'avance pour ta patience et tes réponses ! :)
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Antoine Bacham
Bonjour Mimlay,
Je suis ravi de pouvoir t'aider.

Les symptômes d'une fracture costale (même flottante) sont: douleurs intenses (pouvent empecher le patient de tousser efficacement et respirer profondément),

Les complications sont pneumonie (car le patient ne peut pas tousser efficacement), l'hémothorax (un vaisseau sanguin accolé à la côte est déchiré et du sang va dans le feuillet attaché à l'ensemble des côtes, la plèvre), le pneumothorax (l'os brisé a perforé le poumon et l'air inspiré va dans la plèvre), l'hémopneumothorax (association des deux cas précédents), l'insuffisance respiratoire (en cas de "volet thoracique" c'est à dire de fracture de plusieurs cotes voisines (en cas de volet thoracique la respiration est dite «paradoxale» puisque ce segment (ensemble des cotes cassées) s’enfonce dans le thorax à chaque inspiration (au lieu de participer à l’expansion thoracique) et il est repoussé à l’extérieur lors de l’expiration (au lieu de s’abaisser comme le reste du thorax). La dernière complication est la perforation d'un organe noble comme la rate ou le foie en cas de fracture déplacée.

Le traitement est: prise d'antidouleur paracétamol, AINS, codéine sinon morphine si inefficace (pendant 2 mois max, plus ou moins long selon les individus: Il faut compter environ 4 semaines pour la cicatrisation de la fracture unique et non déplacée. Les douleurs restent vives pendant environ 2 semaines. ); tousser et inspirer profondément une fois par heure; mise sous antibiothérapie avec kiné respi si pneumonie; pose d'un drain pleural au bloc pour drainer le sang ou l'air en cas de hémothorax ou pneumothorax pour régler le problème en une à deux semaines (mais les épanchements d'air ou de sang minimes ne sont pas traités car ils se résorbent naturellement); le volet thoracique se traite par chirurgie (pose de vis et plaques sous intubation) et la récupération est longue. En cas de perforation de la rate faire ablation, et du foie (stopper l'hémorragie au bloc par ligature des vaisseaux, retirer une partie du foie car on peut vivre avec seulement une partie).

Ensuite tu fais référence au stress post-traumatique: une réaction psychologique à un évènement traumatique intense, surtout quand la vie est menacée.
une réaction psychologique à un évènement traumatique intense, surtout quand la vie est menacée.
Dans d’autres cas malheureusement, les symptômes vont avoir des répercussions indésirables sur la vie de l’individu, et ce, possiblement jusqu’à la fin de ses jours. L’intensité des symptômes peuvent varier en intensité : il peut y avoir absence de symptômes pendant plusieurs années, puis un évènement stressant va réactiver le syndrome.

Il existe trois types se symptômes à ce syndrome de stress post-traumatique (SSPT):
-les symptômes intrusifs: La personne a l’impression de vivre et de revivre l’événement traumatisant. Elle est envahie par le souvenir des bruits, des odeurs, des sensations. Les cauchemars sont répétitifs, et plongent le sujet dans une réalité très angoissante.
-les symptomes d'évitement: le souvenir de l’évènement traumatisant engendre une détresse profonde. Certains auront tendance à éviter tout ce qui pourrait rappeler l’évènement, de loin ou de près. En effet, ce n’est pas seulement l’évènement en soi mais ce qu’on a fait, pensé ou ressenti pendant cet évènement qui reste gravé. Ainsi, les proches peuvent être associés à l’évènement traumatisant, même s’ils n’étaient pas présents. Il est possible que la personne victime ou témoin ait eu une pensée pour eux dans ce moment critique.
Les émotions, les personnes, des comportements, pourront être associés à vie à l’évènement, que certains tenteront le plus possible d’écarter pour ne pas avoir à le revivre. Donc, non seulement il y a évitement mais il y a aussi une insensibilité émotionnelle qui peut s’installer. Comme une incapacité à éprouver des émotions. Le sujet veut éviter toute situation qui peut engendrer des émotions fortes, comme une dispute. Ces comportements sont un moyen plus ou moins conscient de survivre à l’horreur qui a été vécue. C’est pourquoi les proches des soldats qui reviennent de la guerre par exemple affirment souvent qu’ils ne reconnaissent plus leur proche. À court terme, l’évitement peut aider la personne à se remettre sur pied. Mais rapidement, l’évitement entraine l’isolement, le manque de motivation et un état dépressif.
-les symptômes d'hyper réveil: L’évènement traumatisant est souvent lié à l’impression qu’on allait perdre la vie. La confiance en la vie est ébranlée. Toutes les certitudes sont remises en cause, plus rien n’est sûr. Pour ne pas se retrouver dans une situation de danger semblable, la personne sera aux aguets. Mieux vaut prévenir que guérir. Cette approche met donc le sujet en constante alerte, ce qui est épuisant nerveusement, physiquement et psychologiquement.

Les traitements du SSPT sont le thérapie psychologique. Les médicaments, eux, peuvent contrôler les symptômes associés au SSPT, comme l’anxiété, l’insomnie, la dépression[2], etc.
Les conséquences à long terme sur la victime et son entourage sont pourtant souvent dévastatrices. Pour l’entourage, il est souvent très difficile de comprendre ce que l’autre a vécu, et il a donc peu accès à la détresse de la victime.

Voilà , j'espère avoir répondu à tes questions. Je te souhaite une bonne continuation. N'hésite pas si tu as d'autres questions.
Au plaisir de te lire,
cordialement, Antoine
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Millie M.
Wow merci pour ta réponse ! :D

J'avais commencé à installer des symptômes intrusifs, justement, donc ravie de constater que je n'avais pas tout faux. :)

Pour en revenir à l'aspect physique, avec la fracture costale : j'ai donc pensé à une perforation du foie. Du coup, j'ai quelques questions plus spécifiques :

Une ablation du foie est-elle une opération très complexe ?
Est-elle particulièrement dangereuse pour le patient, même effectuée en bonnes conditions ?
La perforation du foie peut-elle se manifester quelques minutes (genre une demi-heure) après la fracture des cotes, ou est-elle toujours immédiate ?
Combien de temps peut-on rester sans ablation, avec une perforation au foie ? (est-ce qu'on perd connaissance pendant ce temps-ci ? une hémorragie ?)
Des médicaments à prendre en particulier après l'opération ?

Je suis désolée ^^' Je te bombarde de questions, mais j'espère vraiment rendre mon histoire la plus réaliste possible... :)
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Antoine Bacham
La perforation du foie se produit en même temps que la fracture lors de l'accident.
Le foie est très irrigué en vaisseaux sanguins. De plus, il est entouré d'une membrane à double feuillet, le péritoine (un peu comme la plèvre). Un feuillet du péritoine recouvre le foie, un autre feuillet tapisse la paroi de l'abdomen. Ces deux feuillets glissent l'un sur l'autre et ils sont "vides". Lorsqu'il y a un traumatisme du foie par une côte, le feuillet collé au foie est déchiré et du sang est libéré entre les deux feuillets: c'est un hémopéritoine. Il y a aussi une entrée de germes pathogènes: c'est la péritonite.
Donc, si le bléssé n'est pas pris en charge immédiatement, il va perdre du sang dans le péritoine avec un risque de décès immédiat par collapsus cardiogénique (=pas assez de sang pour alimenter le cœur=> mort). Si l'hémorragie est minime (petit vaisseau déchiré), le risque est infecteux (péritonite au bout de plusieurs heures=> fièvre puis septicémie puis choc septique=> mort).
Un trauma du foie pris en charge précocement a de grandes chances de s'en sortir. Dans 80% des cas l'opération chir n'est pas indiquée. Ce que l'on fait en urgence: prise de sang: si anémie>8G transfusion de culots sanguins. Puis, mise sous ATB IV pour prévenir le risque infectieux. Puis scanner pour repérer les dégats. Puis embolisation artérielle qui consiste à mettre un cathéter dans une grosse artères au pli de l'aine puis de remonter jusquà l'artère hépatique qui saigne et a y injecter des éponges gélatineuses spéciales qui grossissent et deviennent solides, ce qui bloque la circulation sanguine et stoppe l'hemorragie.
Mais si l'hémorragie est massive (plusieurs artères atteintes), on ouvre le ventre (laparotomie) et on retire au bistouri le tissu hépatique endommagé. Puis on cautérise (on brule) les artères qui saigne pour stopper le saignement. C'est une chir lourde avec toutes les conséquences que ça implique.
Si l'hémorragie est minime et qu'une partie du foie inférieure à 5 cm est endommagée, on va le retirer par coelioscopie (on fait deux trous dans l'abdomen et on y introduit une pince et une caméra). Le foie est divisé en plusieurs lobes. On retire un ou plusieurs lobes (=lobectomie). Durée: 2 heures. Sortie au bout de cinq jours si pas de complication (hémorragie ou abscès).

Après toute chirurgie: antagiques, antibiotiques, bilans sanguins pour controler l'anémie ou l'infection. Contrôle chir dans un mois.
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Millie M.
Merci infiniment pour toutes ces précieuses informations ! :D
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Donnez-moi le temps
Coucou, du coup j'aurais une question : j'ai imaginé un tueur en série qui tue des gens à partir du froid, je voudrais savoir jusqu'à quelles températures une personne habillée normalement peut résister et ce qui se passe quand on abaisse cette température, jusqu'où un être humain peut résister ? quelles conséquences physiques pour une personne normale et qu'est-ce qui se passe jusqu'à la mort ? Merci d'avance !
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Antoine Bacham
Bonjour,
la température habituelle du corps est de 37 degrés. En dessous de 30, il y a un danger. En dessous de 20 voire 25, les chances de survie sont très faibles. Un garçon polonais d'à peine deux ans a défié toutes les statistiques en survivant à une hypothermie record de 12 degrés. On peut vivre 10 minutes immobile à -80° ET un peu plus si on bouge (max une heure). Mais au bout de trente minutes le métabolisme ralentit ce qui provoque une mort rapide par arret cardiaque. Les signes chronologiques sont: frissons, puis les extrémités deviennent bleu, puis le cerveau ralentit son activité et on finit par s'endormir, puis le cœur lache. Bref, des chercheurs pensent qu'on ne souffre pas car on s'endort rapidement (pour exemple, les SDF qui s'endorment dans le froid et meurent endormis).
Voilà , en espérant t'avoir aidé.
Au plaisir de te lire, Antoine
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Donnez-moi le temps
Merci pour ces informations ! ;-)
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Cléo Didée
Bah, écoute si tu le proposes je vais en profiter !
J'ai un personnage qui s'est retrouvée en pyjama dans le froid de l'automne à l'abri de la pluie mais tout de même dans l'humidité pendant quelques heures. A défaut de pneumonie elle cumule, nez bouché, toux sèche et gorge douloureuse.
Question 1 : est-il crédible qu'elle "dorme" un jour et une nuit une fois remise au chaud.
Question 2 : est-il crédible de lui donner en intraveineuse des médicaments et de quoi la réhydrater ? Ou vaut-il mieux attendre son réveil ? Et suite au réveil, si elle peut boire, vaut-il mieux la nourrir et médicamenter à coup de bouillon ou garder au moins une perfusion ?

Merci d'avance de tes réponses !
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Antoine Bacham
Bonjour Cléo,
1) il est tout à fait crédible qu'elle dorme un jour et une nuit. Son corps peut avoir besoin de récupérer après le stress qu'il a subit.
2) Par contre on administre par un traitement intraveineux à quelqu'un qui peut avaler. Elle boira à son réveil. Concrètement, si elle est déshydratée, elle réclamera à boire et ses urines seront faibles et concentrées. iL faudra lui donner du potage salé et tout aliment qui contient du liquide (fruit, yaourt). Mais pas de perf ni traitement.

3) le risque c'est l'hypothermie. Donc, bien la couvrir, bouillotte, couverture de survie et un bain chaud sis besoin.

Voilà, j'espère t'avoir aidé.
Au plaisir de te lire prochainement,
cordialement, Antoine.
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Cléo Didée
Merci pour l'information, ça m'éviter a de dire des bêtises.
Bonne écriture à toi et à bientôt sur le site !
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Charlotte Miller
C'est super gentil de ta part, merci !

J'ai des blessés par arme blanche dans mon roman. J'ai considéré qu'il fallait un mois pour qu'une jeune homme par ailleurs en bonne forme physique puisse recommencer à marcher après avoir été transpercé de par en part par un fleuret. j'ai bon ?
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Antoine Bacham
Bonjour Izuchux,
ta question est un peu vague mais je vais essayer d'y répondre.
Si la partie touchée est un muscle, il faut en effet 4 à 6 semaines pour qu'il se reconstruise, et que la marche soit à nouveau possible.
Si le fleuret a transpercé un organe noble comme le foie, la rate ou un rein, là c'est différent, là c'est l'hospitalisation avec chirurgie lourde.
Si c'est seulement le tissu adipeux qui est transpercé (le gras de l'abdomen), il y a seulement un risque infectieux qui necessite un traitement antibiotique. La marche peut reprendre dès l'arrêt des douleurs dans ce cas.
Voilà, je te souhaite une bonne journée,
cordialement, Antoine
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Charlotte Miller
Ah oui j'ai pas précisé que c'était dans le "gras" du ventre ^^.
Merci !
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