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Les failles et passé sombre des personnages

par Paige "Popli" Eligia  il y a 6 mois

Bonjour à tous, c'est encore moi !

J'ai trouvé un nouveau sujet sur lequel échanger hihi

Je pense que vous serez tous d'accord avec moi pour dire qu'un personnage est meilleur avec ses défauts, ses failles, son passé pas toujours rose...

Avec cette réflexion, je me suis posée la question si je n'en faisais pas trop de ce côté là !

Puis j'ai réfléchi, et je me suis dis que non, parmi mes amis les plus proches, tous sans exception, ont connu à un moment ou un autre de leur vie un moment difficile à vivre, voir plusieurs. (anorexie, parents absents, alcoolisme, auto-mutilation, décès d'un proche...)

Mais pourtant le concept de l'orphelin est souvent décrié, car peut-être trop récurrent ?

Alors qu'en pensez-vous ?

Faut-il noircir le trait, ou ne choisir qu'un seul évènement "sombre" dans le passé d'un personnage pour ne pas en faire trop, ou a contrario décrire aussi des personnages où tout va bien dans le meilleur des mondes ?

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Paige Eligia
Ton lien ne fonctionne pas :) Hihi tu as fait un texte à chacune de mes interrogations ?
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Un pseudo
Tous les personnages ont à gagner à avoir des traits plus ou moins sombres, des pathologies plus ou moins graves... le tout est de l'exploiter dans la narration pour que cela soit le plus naturel possible.

"Intel est alcoolique" = la belle affaire. Par contre, si l'on montre dans le récit l'impact de cette addiction, son origine et la multitude d'enjeux qui gravitent autour de cela, là oui ça devient intéressant.

Il ne faut pas oublier non plus que la plupart des "failles" prennent leurs origines au centre d'un abysse bien plus profond. Un personnage n'est pas seulement dépressif, colérique ou drogué, cela ne représente que des symptômes. C'est d'ailleurs pour cela qu'il ne parvient généralement qu'à avancer péniblement et avec échec lorsqu'il tente simplement de les apaiser ou de les canaliser.

On appelle en médecine "comorbidités" les troubles associés à un mal primaire. Mon personnage est addict aux jeux, sadiques et pervers ? Très bien, alors je dois réfléchir à l'origine de ces traits.

Même dans les cas psychiatriques les plus graves, cela ne vient généralement pas de nulle part. Et si c'est le cas, alors cette pathologie est parfaitement stérile du point de vue narratif et ne devrait pas atteindre un personnage principal (ni même secondaire selon moi), à moins de se situer dans un cadre très spécifique, au hasard dans la fantasy ou il est bien plus facile d'avoir des personnages manichéens.

De mon point de vue, le principal problème réside dans le fait de ne faire que de la surface. Ne montrer que les branches d'un arbre alors que le plus intéressant se trouve dans les racines. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut les révéler grossièrement, dès le début et sans subtilité... mais se contenter de montrer les feuilles est particulièrement frustrant et résulte souvent d'une facilité qui m'hérisse le poil.
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Paige Eligia
Alors je suis tout à fait d'accord avec toi :) D'ailleurs je pars des faits vécus pour établir leur personnalité. Mais si ces faits sont sombres, y-a-t-il forcément une explication plus que le destin ? Par exemple une mère qui fait une fausse couche, sera surprotectrice envers son futur enfant. Mais elle n'y ait pour rien dans sa fausse couche. Pourtant elle pourrait devenir étouffante etc. Alors jusque où faut-il remonter dans cet arbre ?
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Anne O'Delly
Je pars du principe qu'on ne fait jamais "trop" car des personnes, peu importe où, vit ou a déjà vécu ça malheureusement, certains s'est même devenu un quotidien...
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Paige Eligia
C'est ce que je me dis en regardant les expériences réelles de mon entourage...
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GEO
A mon avis, la part sombre, les événements tristes de la vie des personnages n'ont pas tous besoin d'être racontés.
Chaque événement que tu imagines n'a pas forcément sa place dans le roman par exemple un de mes personnages a eu une naissance difficile, cela a une influence sur ses rapports avec sa mère, mais l'anecdote n'a pas de place dans le récit.
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Paige Eligia
Oui ils n'ont pas besoin de tous être raconté, mais il est important que moi l'auteur j'en ai connaissance :)
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Symph'
Plus loin que la cohérence dans le passé d'un personnage, c'est son évolution qui me passionne le plus !

Avoir une histoire avec un perso au lourd et dense passé a tendance à me faire décrocher. J'aime les histoires qui commencent sur un perso dit ''simple'' qui se découvre au fil des pages, qui donne donc plus d'importante à son passé car on a commencé à s'attacher à lui

Pour rep à ta question finale, souvent on va de l'un à l'autre ; un perso sombre qui va s'ouvrir au monde, ou un perso tout beau et naïf qui va découvrir la dureté du monde. Après, quant à choisir un évènement ''sombre'' de son passé et jouer dessus, je préfère aborder le personnage au présent, et comprendre qu'il a eu des saloperies dans son passé qui influencent l'avenir. ça donne plus envie de le découvrir ainsi !
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Paige Eligia
Alors je parle d'une élaboration pour moi, non pas que je vais tout étaler dans un paragraphe quand le personnage apparaît. Il est important je trouve de connaitre en mont le passif de son personnage, d'autant plus s'il est sombre, car ça implique une création différente de sa personnalité.
J'aime beaucoup ton idée d'évolution, et j'avoue avoir encore des difficultés à le faire! Sans doute que je n'ai pas encore assez de recul sur ce que j'écris pour y parvenir.
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Symph'
Pourquoi ne pas commencer avec un protagoniste ''sans passé'' ? C'est ton histoire qui rendra sa vie spéciale ! ^^ C'est comme ça que j'aborde mes histoires
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Jonathan.H
J'avais jamais pensé à ça... Mais comme certains l'ont déjà dit, je crois que le plus important est la cohérence du personnage.
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Paige Eligia
Oh je me pose toujours des milliers de questions. Je suis d'accord pour la cohérence aussi :)
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SaltyKimchi
"Je pense que vous serez tous d'accord avec moi pour dire qu'un personnage est meilleur avec ses défauts, ses failles, son passé pas toujours rose..."

C'est pas juste qu'il est meilleur, c'est que sans ça, il n'est pas crédible ^^ Les personnages tout lisse, tout gentil qui n'ont que des qualités sont bien souvent fades et vides de sens à la lecture. Chacun a ses sautes d'humeur et n'est pas tout rose.

Même sans aller dans les extrêmes (orphelin, dépression, anorexie etc.), rien que perdre son job, son conjoint(e), galérer dans la vie, se sentir exclu etc. suffit à construire un personnage et sa mentalité. Noircir n'est pas nécessaire et, comme l'ont dit mes VDD, ce qui est important c'est la cohérence entre le personnage et son univers, ainsi que ses actions (qui doivent aussi découler de son persona selon moi)
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Paige Eligia
Oui, j'oublie le quotidien qui peut aussi apporter son lot de merdouilles... Parfois cela peut suffir pour expliquer la personnalité de quelqu'un. Pas besoin d'avoir vécu un traumatisme.
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Astrée Argol
Je rejoins Ai acheté un couteau : un personnage existe par son contexte quel qu'il soit, l'importance réside dans la cohérence entre son attitude et son histoire.
Un personnage intéressant, car complexe, a forcément des failles, des fragilités et l'intérêt pour le récit consiste à les dévoiler progressivement. Pour ma part, je mise sur les informations implicites que le lecteur va déceler au fil de la lecture.
Nul besoin de forcer le trait, restons réaliste, c'est un gage de crédibilité essentiel à mes yeux.
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Paige Eligia
C'est ça, comme dit plus bas, je veux éviter les clichés, mais parfois on tombe un peu dans la caricature quand on écrit.
C'est intéressant l'idée de dévoiler les failles et faiblesses au fur et à mesure du récit, en fonction des évènements.
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Astrée Argol
C'est mon parti pris en tout cas car cela me plaît en tant que lectrice. Quant aux clichés, il faut savoir en jouer. S'ils sont parfois inévitables, tu peux t'en servir pour mener le lecteur là où tu veux et, ensuite, faire évoluer le personnage à ta sauce.
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Gigi Fro
Comme Couteau, je pense qu'il faut rester cohérent. Est-ce que toutes ces souffrances expliquent pourquoi le personnage se trouve au point A dans ton récit (début de l'intrigue) ? Ou le conduiront vers un point B (résolution) ? Si c'est juste parce que c'est fun, ça risque de faire partir dans tous les sens et surcharger. Mais ce n'est que mon avis sans rien savoir ni avoir lu. Après si tu considères que ça s'enchaîne, tu sais, des personnes qui cumulent les merdes dans la vie ça existe malheureusement et soit ça les enfonce, soit ça les renforce. Un orphelin peut rester traumatisé comme s'en sortir. Tout dépend du contexte (âge de l'orphelin, relation avec le parent mort, mort violente ou pas, proches, autres problèmes, etc.).
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Paige Eligia
C'est vrai que même avec un paquet de merdes, certains vont s'en sortir, d'autres non. Et on peut jouer là dessus.
Je pense qu'il faut avoir une justification dans tout ça.
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PM34
Celui de mes personnages que je préfère s'appelle Onyx. Sa mère est morte en lui donnant la vie, son père l'a abandonné devant un orphelinat sordide quelques jours plus tard, un homme l'a trouvé devant le bâtiment et l'a recueilli. Il a fait de lui son complice dans ses activités criminelles, lui a appris à voler et tuer et s'est servi de lui pour accomplir certains crimes pour le compte de bourgeois. Lorsqu'Onyx avait une dizaine d'année, son père adoptif s'est fait tué et il s'est retrouvé livré à lui même avec comme seuls atouts ses compétences en combat acquises auprès de lui et sa débrouillardise. Il est devenu assassin et devint même le meilleur tueur à gage de l'empire dans lequel il vit. Des années plus tard, il retrouva son père et lui fit vivre un enfer avant de le tuer.

Ce personnage est totalement marginal, même sans ses activités illégales. Sa philosophie est née de son enfance, si on peut appeler ça comme ça, et le personnage serait totalement différent s'il avait été élevé par sa famille noble et pas par un tueur à gage.
Pour le coup, je trouve son passé sombre totalement justifié, son présent en est la suite logique.

En revanche, rendre un personnage orphelin est inutile voir contre-productif si ce n'est pas justifié par sa psychologie présente. Tout le monde à ses blessures du passé mais en installer juste pour en installer n'a pas de sens. Mieux vaut ne pas en parler dans ce cas.

Je ne suis peut-être pas clair mais tout dépend de ton personnage, tu peux aussi jouer avec les clichés pour les tourner en dérision ou les respecter totalement. L'important c'est que ce soit logique vis-à-vis de la psychologie du personnage.
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Paige Eligia
Je vois, l'orphelin qui n'apporte rien à son présent n'est pas très utile. Par contre si le fait d'être orphelin l'a conduit là où il est aujourd'hui, alors ça prend tout son sens :)
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Ai acheté un couteau
J'ai plus l'impression que ce n'est pas un problème de noircir ou d'embellir le personnage, mais simplement de le rendre cohérent vis-à-vis de l'histoire.

Tu dis l'orphelin est décrié mais tu connais beaucoup d'orphelins ? Moi non, même si comme tu le dis overdose, mutilation, asile, parent décédé, etc. on a pour beaucoup ça dans notre entourage plus ou moins lointain.

Que dans un récit de super-héros le personnage soit orphelin et torturé par son Némésis ne pose aucun problème. Pour autant, la même chose dans un récit qui se veut réaliste et qui parle du quotidien ça fait moins sens.
Et ça mène souvent à tomber dans le cliché, de surfaire. Un super-héros riche, millionnaire, courtisé par les femmes et qui sauve le monde en se sacrifiant c'est normal. Si c'est homme normal dans un récit de cul ça passe mal et ça fait super cliché.

Ensuite, est-ce que tu as besoin d'avoir un héros sombre ou non ? Je veux dire, si c'est un flic infiltré dans un cartel de drogue et qu'il passe son temps à dire que le monde est beau et qu'il a des chemises à coeur toutes roses et toutes douces... mais même pas besoin de le faire orphelin sauf si tu le veux. Si tu as un récit fantastique où un homme découvre je ne sais pas quoi dans son garage, est-ce que tu vas faire le même personnage ? Et si c'est un récit comique ?

Un personnage n'existe pas sans son contexte. De même que nous évoluons dans un contexte social, économique.
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Paige Eligia
Merci pour ton avis, je vois tout à fait ce que tu veux dire avec le contexte :)
Après, oui j'essaye justement d'éviter le cliché. Je pense que pour ça il faut rester cohérent avec le reste de l'histoire.
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docno
noircir le trait d'un perso ça peut servir à faire passer un message ou a engager un dialogue direct avec le lecteur en suscitant sa reaction. ca peut etre cool.
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