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Le premier chapitre

par Stéph Loup'tout  il y a 5 mois

Bonsoir, bonjour tout le monde ! ^o^

Le premier chapitre est tantôt la bête noire des écrivains (il faut bien le doser, essayer d'avoir une première phrase accrocheuse, introduire un personnage fort etc., ce qui peut faire peur et nous entraîner vers le syndrôme de la page blanche) tantôt un ressort (on écrit les trois/cinq premiers chapitres dans la foulée et après, pouf, plus de ressort, l'histoire et notre motivation s'essouffle et on se retrouve sur le cul). J'ai parcouru pas mal de sites et de blogs sur ce fameux premier chapitre, que l'on confond souvent avec le prologue. (Petit rappel du coup : un prologue est à part de l'histoire, soit bien avant le début de l'intrigue, soit bien après, soit dans un autre lieu, il sert à introduire un événement en lien avec le perso principal qui n'est normalement pas présent ou bien le monde dans lequel l'histoire va se passer ou encore le contexte ; le premier chapitre, lui, sert à introduire le personnage principal et amorce l'intrigue).

Après toutes ces recherches, j'en ai conclu qu'il y a des scènes sur lesquelles un premier chapitre peut commencer sans problème et d'autres qu'il vaut mieux éviter de mettre à cet endroit de l'histoire.

Déjà, de ce que j'ai lu, mieux vaut éviter les scènes d'auberge, surtout celles où deux gugusses parlent du héros qui, incroyable, entre quelques minutes plus tard dans ladite auberge. D'une c'est très cliché, de deux on perd un peu le lien direct qu'on a avec le héros, de trois quelles sont les chances, sérieusement, pour que le type duquel on parle entre trois secondes plus tard à l'endroit même où deux anonymes parlent de lui ?

J'ai aussi vu que les scènes de courses-poursuites d'entrée de jeu sont très critiquées, pour la simple raison que comme c'est un premier chapitre, qu'on ne sait rien du monde dans lequel on débarque ni du perso qu'on suit, ça aboutit souvent à des poursuites où ne sait pas qui chasse qui et pourquoi... même si l'avantage de ces scènes, restent qu'on peut commencer in medias res, mais bon.

Les scènes où le vieux mentor vient trouver le héros sont aussi pas très bien vues en tout début de roman. Si on laisse le côté cliché, commencer un roman par un gars qui toque à une porte et annonce que le gamin qui lui ouvre doit venir avec lui sauver le monde, c'est sûr que ça va trop vite, beaucoup trop vite...

Un premier chapitre étant un chapitre d'exposition, presque tout ce que j'ai lu s'accorde à dire qu'il faut trois éléments (introduire son personnage principal le plus tôt possible, voire même dès la première phrase et faire en sorte qu'il laisse une forte impression au lecteur, soit en le décrivant à l'apogée de sa puissance, soit dans une situation de faiblesse pour que le lecteur s'attache à lui ; exposer vite fait le contexte, genre le lieu, les grandes tensions sociales, l'enjeu du héros, sans forcément faire cinquante pages sur le mode de vie des elfes dans la capitale du royaume Barburde ; amorcer l'action qui déclenchera l'intrigue). Pour cela, beaucoup privilégient les scènes de combat ou les post scènes de combat, où le héros peut être blessé, agonisant et se faire aider par quelqu'un, une entité, qui va conclure un pacte avec lui. Les scènes de pacte, justement, où le perso renonce à quelque chose pour en obtenir une autre. Les scènes de vol, de couronnement, d'exécution, de catastrophe, de fête, de victoire, de mariage, d'enlèvement, de naissance sont des scènes assez fortes pour introduire le personnage et le faire réagir assez facilement.

Je suis plutôt d'accord avec toutes ces infos, même si je pense qu'une bonne course-poursuite en début de roman, si elle est bien amenée, n'est pas nécessairement un mauvais début...

Bref, et vous, par quelles scènes commencez-vous vos romans/nouvelles/récits ? Êtes-vous d'accord avec les conseils donnés (qui ne sont pas les miens, je le rappelle, je résume juste ce que j'ai lu ^^) ? Avez-vous une scène d'introduction que vous préférez lire ?

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SaltyKimchi
"Déjà, de ce que j'ai lu, mieux vaut éviter les scènes d'auberge, surtout celles où deux gugusses parlent du héros qui, incroyable, entre quelques minutes plus tard dans ladite auberge. D'une c'est très cliché, de deux on perd un peu le lien direct qu'on a avec le héros, de trois quelles sont les chances, sérieusement, pour que le type duquel on parle entre trois secondes plus tard à l'endroit même où deux anonymes parlent de lui ?"

Tout dépend de la scène d'auberge ^^

Le Nom du Vent démarre dans une auberge où on suit la vie d'un aubergiste un peu mystérieux, qui se révèle être finalement un grand aventurier passé dans la légende pour tous, et qui va voir sa vie retranscrite par le Chroniqueur (qui porte bien son nom)

Et le livre est génial !
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Paige Eligia
Oh oui je confirme j'adore ce livre :)
Mais on est pas dans le cas où le héros surgit dans l'auberge. c'est son lieu de vie et c'est ça qui diffère
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Gigi Fro
Hello ! tu sais quoi, pour moi le premier chapitre devrait être écrit à la fin XD quand on est sûr de tout. Sinon tu as plusieurs écoles : la lente, plus dans le mode classique de présentation des personnages/situations, mais 80% de lecteurs n'aime pas et va certainement abandonner (d'où le prologue percutant :P). Soit tu as l'école de vite plongé dans l'ambiance. Dans le thriller c'est classique : le crime atroce, le meurtrier qui guette, le premier meurtre, la découverte du corps. 90% de lecteurs adorent ça car ils veulent être convaincus rapidement de poursuivre et n'ont pas le temps de voir où l'auteur veut en venir. Donc tout dépend du public à qui tu t'adresses, mais effectivement, même avec un essai, faut capter leur attention de suite.
Franchement moi j'aime de tout, j'adore découvrir, donc tout me va (du lent, du rapide), mais ça me gave un peu le début forcé avec un événement super, mais que l'on ne voit plus pendant plusieurs chapitres. Genre on découvre un corps et puis pendant 5 chapitres on suit autre chose qui n'a rien à voir. Mais chacun ses goûts :)
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Franck Deniau
Oups ! Je suis démasqué ! :-)
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Paige Eligia
Même si j'avoue préférer lire une histoire qui démarre par de l'action, je pense que l'action ne doit pas être trop forte.
Pour avoir tenté de lire un texte ici qui démarre par une course-poursuite j'ai été très vite perdue, ne comprenant rien à ce qu'il se passait.
Personnellement, je démarre par une boulette de papier qui s'écrase sur le dos d'un étudiant. Et paf la description devient facile ^^
J'aime bien commencer par ce genre de petites actions : sauter dans une flaque, tirer dans un ballon qui sont plus des tranches de vie qu'une action qui tient en haleine.
Si je prend mon roman préféré (Robin hoob bien sûr *-*), on démarre devant la grande porte d'un château avec un vieil homme qui ramène un gamin au roi. C'est idéal pour décrire le dit gamin, et le lieu du château. Il se passe quelque chose qui sert l'histoire, mais ça reste doux et mesuré.
J'ai pris deux autres livres de ma bibliothèque.
Marc Levy "Si c'était à refaire" : (je saute le prologue à chaque fois hein) "Andrew est journaliste" et on fait sa bio en quelques paragraphes avant de le voir dans son bureau au travail. Là aussi il se passe quelque chose mais on reste dans la tranche de vie.
Andri Snaer Mangnason "Lovestar" : on parle de problèmes météolorogiques, pour dévier sur l'explication de la société actuelle, jusqu'à arriver à la création de la société Lovestar dans un premier chapitre. Puis ensuite, on arrive directement sur le personnage avec l'impact que cette société a sur lui. Là le choix de l'auteur a été de décrire en premier son monde, en se servant de son personnage dont il donne des indices subtiles. La première action que fait ce personnage est qu'il pleure.

J'aime ces deux façons de procéder. Soit on démarre en se centrant sur le personnage, soit en se centrant sur le lieu.
Quelque chose de différent me met mal à l'aise et je n'arrive pas à rentrer dans l'histoire.

Pour conclure, je ne suis donc pas vraiment d'accord avec ce que tu as lu qui prône l'action pour l'intrigue.
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Kiran Syrova
Hello,
Pour ma part, je ne me suis jamais demandé ce qui fonctionnerait mieux comme introduction/premier chapitre. J’ai toujours écrit à l’instinct, sans me poser de question. Si mon premier chapitre doit commencer par l’agonie de mon/ma protagoniste, un coucher de soleil, une course-poursuite, ou un autre élément dit clichés, qu’il en soit ainsi.
Je suis donc incapable de répondre à ta question «  Bref, et vous, par quelles scènes commencez-vous vos romans/nouvelles/récits ? »
Mon texte, quel qu’il soit, commence toujours par la scène qui s’impose quand je débute le texte. Je ne cherche pas à plaire, mais bien à respecter l’âme que me véhiculent mes mots, mon envie du moment et le caractère des personnages que je m’imagine.
Ainsi, pour citer un exemple, « Murmures dans la brume » débute sur une scène plus que floue : nous sommes dans un lieu inconnu au bataillon empli de cadavres en putréfaction et deux de mes personnages principaux évoluent dans cet endroit putride.

Un an plus tard, j’ai pris conscience que débuter ce roman par une scène aussi glauque était risquée. Pourquoi ? Comment ? On m’avait soufflé dans l’oreillette que les lecteurs dits sensibles n’oseraient pas tourner la page à cause de ce côté sombre et que j’allais perdre de nombreux lecteurs pour cette raison faussée, car la suite n’est pas aussi horrible. Attention, horrible ne convient pas à mes yeux, la scène n’est pas barbare non plus. Bref.

J’ai donc tenté de faire un début alternatif, plus posé, plus soft, beaucoup plus soft, sauf que le rendu n’était plus le même à mes yeux. Pourquoi ? C’est difficile à dire. J’avais l’impression d’avoir dénaturalisé mon univers, mes personnages. Pour conclure, je suis revenu sur ma première version, celle que j’ai naturellement écrite sans me poser de question. Il est possible que je perde de nombreux lecteurs à cause de ça, mais cela importe peu. Je pense qu’il ne faut pas se plier à ce qui plaît, mais respecter l’âme du récit, celle qui vient à nous, qui s’impose, plutôt que celle qu’on aimerait lui intimer pour plaire à un standard. De ce fait, je n’ai donc pas d’introduction préférée concernant le récit des autres. Qu’importe par quoi il(le récit) débute : du moment que cela m’emporte dans son univers, le reste je m'en moque :)
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Franck Deniau
Sauf si tu veux faire du roman expérimental, toutes ces considérations sont hors de propos. Un bon premier chapitre décrit la situation initiale et introduit l’élément modificateur. Élément modificateur qui devra être présenté au plus tard à la fin du chapitre 2. De façon générale, il faut se méfier de ce que les gens disent et se fier à ce qu’ils font. Et dans le cas présent, se fier à ce qu’ils achètent.
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