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Comment éviter le self-insert ?

par pabsaying  il y a 1 an

Bonjour tout le monde !

Je crois que j'ai un petit problème, étant sur l'écriture d'un nouveau projet je ne peux pas m'empêcher de me voir dans le personnage principale. Bien que ce ne soit pas dérangeant à petite dose, j'ai l'impression que ça me coupe une part importante de ma créativité et dans la façon que le personnage a de réagir. Auriez-vous des conseils pour m'aider a me détacher de mon personnage ?

Merci à vous.

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Alsensei
Je vois pas ou est le mal, ça rendra ses actions plus réalistes, sinon je te donne ma méthode, pour chaque personnage, je fait une fiche : Nom, prénom, âge etc...puis il y a la partie personnalité : j'écris son background puis je met des traits du genre
1 : - sarcastique, introvertie, désagréable, etc..
+ drôle, généreux, etc..
2 : - timide, peureux, etc..
+ intelligent, personne de confiance, etc...
Après tu peux aussi t'inspirer de personnes réels autre que toi ça te facilitera les choses et ça rendra sa personnalité plus réelle.

Ensuite je compare son background et son tableau de personnalité si ça colle je valide.

Après cette petite préparation, je suis armé pour la suite dans le sens ou si une situation survient, je me base sur sa personnalité pour savoir de quel façon le faire réagir. En espérant que ça t'auras aidé ; ) Bonne chance.
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Alsensei
Juste j'ajoute que tu ne devras par contre pas te baser sur cela tout ton oeuvre si ton personnage grandit, change , évolue, tu devras changer les traits de sa personnalité au fur et à mesure aussi.
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pabsaying
Oui, merci pour tes conseils. Je prend note.
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Alex Dascot
Technique efficace même si un peu extrême: mes personnages principaux sont des hommes et moi une femme. Bien sûr cela n'empêche pas d'avoir des traits communs ;)
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pabsaying
J'y avait penser aussi aha
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Sabrina CRESSY
Je pense que beaucoup d'auteur mette une part d'eux même dans leur personnage principal. Un trait de caractère ou physique, une peur, ce que l'on aime ou déteste, etc... Une histoire c'est le moyen de s'évader, de rêver, de réaliser ce que l'on ne peut pas faire dans la vie réelle, d'être celui/celle que l'on aimerait être mais que l'on n'ose pas par peur. Ecrire une histoire c'est le moyen justement de faire tout ce que l'on veut ou d'être celui/celle que l'on veut, sans restriction, sans peur, sans conséquences.
Je dirais qu'il ne faut pas aller contre le self-insert, mais au contraire l'exploiter à fond.
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pabsaying
C'est un point de vue intéressent, merci
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Vireluba
Ma réponse se résumera en une simple question : pourquoi veux-tu l'éviter absolument?
Moi je trouve ça génial de donner quels attraits personnels à ton ou tes personnages. Il faut le faire avec parcimonie je pense mais je crois que tous les auteurs, débutants ou non, incluent un peu de leur vécu et de leur caractéristique dans leur histoire ou leur personnage.
Je ne vois là aucun soucis. Après peut-être que ce qui te gêne c'est d'être trop proche et de brider les réactions de ton personnage en te disant "si c'était moi je ferais comme ça", c'est ça? Dans ce cas, il faut peut-être inverser la tendance, si toi tu fais ça ben fais faire l'inverse à ton personnage. Tu peux aussi jouer avec l'antagonisme, c'est très drôle et c'est un bon moyen de booster ta créativité je trouve, créer un "anti-toi" quoi ! ^^
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pabsaying
Tes réflexions sont intéressantes, je prends note. Merci à toi.
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Le Rat
Le vrai danger avec le self-insert est qu'au cours de plusieurs années, on devient un personnage. Pour exemple, le moi originel est aujourd'hui composé d'au moins douze différent personnages, dont l'original.
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pabsaying
Je pensais que tu parlais de toi, j'ai eu peur. J'ai déjà du mal a me gérer mdr, alors 12 !
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Le Rat
C'est vrai qu'on peut avoir du mal au début mais avec le passage du temps on comprend que c'est préférable de faire une ronde à douze qu'à un. Et puis l’abîme est moins solitaire quand on a douze voix qui chante avec soi. Mais bon, c'est sur que c'est déroutant de ne pas savoir si l'on parle à soi ou à notre création. Peut-être que le plus déroutant c'est d'être un personnage dans un monde qu'on a pas construit, ne pas connaitre sa propre intrigue, ne pas comprendre ce qui nous pousse à nous aventurer dans la trame du récit, n'avoir aucune notion de la fin qui nous attend. Le plus effrayant, c'est de ne pas savoir qui est le protagoniste de sa propre aventure.
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pabsaying
Ca fait peur en effet.
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TeddieSage
Je ne saurais pas vraiment t'aider. De mon côté je fais beaucoup de self-insert dans mes oeuvres parce que c'est thérapeutique. Si je n'arrivais pas à me reconnaître dans mes propres personnages, j'ai l'impression que je m'ennuierais lors de l'écriture. Comme quoi, tout le monde a ses habitudes... J'espère que tu arriveras à trouver quelques réponses ici. ^^;
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pabsaying
Ah oui ? Je penses que de mon côté c'est plus le contraire. Je sais pas trop en faite. Oui, j'en ai déjà trouver !
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Charlotte Miller
*apprend des mots*
je n'ai jamais eu la sensation que je me mettais en scène personnellement dans aucun de mes personnages, pourtant je fait du théatre et du jeu de rôle depuis 30 ans...

Pour moi, c'est l'inverse qu'il faut rechercher, pour trouver les émotions il faut les ressentir.

Je ne comprends pas la question. oO
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pabsaying
C'est peut-être justement le fait de jouer qui t'aide a mettre de la distance, puisque la situation te prête justement a devenir quelqu'un d'autre et non simplement de l'imaginer et le penser. Ca doit être un sacré atout.
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GEO
Bonjour,
J'ai une question pour toi : as-tu préparé ton personnage, de façon formelle ou non ?
Ce que j'appelle formel c'est la fiche de personnage avec sa psychologie, sa réputation ses motivations, son passé, son présent etc...
Ce que je nomme informel, c'est la même chose mais sans l'écrire, mais en se posant tout de même les bonnes questions.
Pour ma propre expérience, dès lors que j'ai posé ces différents points, le personnage commence à se dessiner, ce n'est plus moi.
Lorsque je dessine mon intrigue, je me pose les questions suivantes, les plus importantes :
- Pourquoi ferait-il ça ?
- Quelles sont ses intentions, ses objectifs, sa motivation ?
- En est-il capable ?
- Comment peut-il imaginer contourner les obstacles ?
Si le personnage est bien défini, les émotions qu'il éprouve et ses réactions se détacheront de celles que j'aurais face à une telle situation.
Il y a quelques temps, j’essayais de voire une situation classique de bagarre de Saloon du point de vue de plusieurs personnages présents autour de la table de poker (les clichés classiques du western:) et la même scène ne se déroule pas de la même façon en fonction des points de vue et des réaction des personnages.
En espérant t'avoir aidé avec mon approche.
A+
GEO
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pabsaying
Pour répondre a tes questions, j'ai fait une fiche pas assez complète à mon goût au vue de ce que tu me dis. j'ai mis les caractère physiques, logique. Puis quelques traits de caractère et personnalité (Exemple: Timide, extravertie, ou bien anticonformiste) mais c'est vrai que je n'ai pas approfondi.
Je suis du genre a m'allonger pour partir dormir et si je n'y arrives pas, des scènes se dessinent dans ma tête, enfin c'est pas toujours comme ça que l'inspiration me vient mais quand même.
Pour son passé, vécu, ça a tendance a venir sur le tas, je n'ai jamais vraiment pris un moment pour imaginer ce qui aurait pu se passer avant l'histoire.

Ce sont de bonnes méthodes que tu m'as donné là, je vais essayer de les mettre en pratique, merci à toi.
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GEO
Lorsque j'ai commencé à écrire, je commençais par le physique de mes personnages, mais je me suis rendu compte que c'était le moins important, le plus important c'est son histoire.
L'histoire que tu raconte dans ton roman commence à un instant et se termine à sa fin (jusque là je Lapalisse)
Celle du monde, de chaque personnage commence avant et se termine après.
Aujourd'hui, quand je prépare un personnage, je prend beaucoup de plaisir à écrire son histoire, avec un canevas simple :
- naissance (donc parents)
- petite enfance
- scolarité
- vie d'adulte
- maintenant.
C'est amusant à faire (pour moi) et cela ouvre un univers d'inspiration (un ancien combattant souffrant de PTSD ne réagira pas de la même façon qu'un ancien cadre converti en moine bouddhiste, par exemple)
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pabsaying
Je risque de m'amuser aussi a faire pareil, merci beaucoup !
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Tarah W. Anderson
Je pense que nous nous reflétons tous dans nos personnages, d'une manière ou d'une autre. L'exercice est délicat, car même si tu le définis en opposition par rapport à toi... tu le définis toujours par rapport à toi.
Je pense qu'une bonne manière de t'en détacher serait de le faire un peu "vivre" dans ta tête, de te demander ce qu'il aime, quels sont vos points communs, vos différences, etc.
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pabsaying
Oui, la petite touche est toujours inévitable. Merci pour tes conseils, j'essaierais.
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