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L'irrationalité moderne

par Komakai  il y a 1 an
Cette discussion est verrouillée. Il n'est plus possible de publier de nouveau message.
Nous préférons éviter les discussions « méta » sur Scribay au sein d'Échanger et vous avez déjà reçu plusieurs réponses justifiant nos conseils. Si vous souhaitez publier des chapitres très longs, rien ne vous en empêche. :)

Bonjour, bonsoir l’ami !

J’ai beaucoup de choses à dire, beaucoup de questions dont je ne veux pas les réponses pré-formatées. Ici, peut-être des gens vont se sentir écho de mes mots, d’autres vont juste me lyncher, mais je parle en mon propre nom, pour mes propres interrogations et mon propre désœuvrement face à une pratique.

Nous sommes sur une communauté littéraire, alors pourquoi ai-je le mot « Twitter » dans ma tête ? Sur ce réseau social, les nombres de caractères sont limités. Et, je n’arrête pas d’associer cette règle à celle d’un chapitre qui, pour de parfaits inconnus, ne doit pas dépasser cinq minutes (j’ai ouïe dire que huit minutes sont tolérées).

Minute papillon ! Depuis quand les lecteurs tiennent un chrono dans leur main pour lire ? Depuis quand un texte est jugé de la sorte sans même s’approcher de sa tranche et de sa quatrième de couverture, sans même dénier en lire un morceau ? Depuis quand ?

Ceux qui le font sur l’ordinateur, sur leur liseuse, vous ne le faites pas sur un roman. Alors pourquoi sous l’excuse que le livre est « informatisé », vous vous le permettez ? Ah oui. L’écran, ça fatigue. Comme vos vidéos, vos films, et vos jeux vidéo, comme sur les forums sur lesquels vous naviguez et, dans mon cas, pour le travail. Mais à ce que je sache, eux, vous ne les bridez pas de la sorte.

Quand j’écris, ce n’est pas pour faire le résumé de mon chapitre et vous l’offrir comme tel. J’écris pour raconter une histoire, extérioriser un univers, matérialiser des sentiments, des événements, qu’ils soient imaginaires ou non, beaux ou laids. Et non pour dire crument « truc a dit ça, machin a fait », car en cinq minute on ne raconte pas mais on débite – je dis cela par rapport à ma propre écriture.

Je veux bien pour des nouvelles, de courts récits. Et encore, elles peuvent faire le « temps » que l’auteur désire ! Imposer en plus un tel système, et ce sur toutes les œuvres littéraires ? Sincèrement, vous dégoûtez et vous découragez là où il devrait y avoir émerveillement et soutient. Moi, j’aime raconter mes histoires, développer, décrire et faire évoluer ensembles personnages et narration. Pas tout bâcler, sous le prétexte que d’autres me l’imposent !

Arrêtez donc d’accuser les machines qui vous accommodent quand vous le souhaitez. Arrêtez donc de vous cacher derrière des expériences invérifiables. Arrêtez donc de vouloir formater anciennes et nouvelles plumes, comme s’ils ne sont qu’un bétail dans l’obligation d’obéir à des lois que de parfaits inconnus sortis des fesses de Jupiter ont inventées.

A ceux qui ne savent pas quoi faire, voilà un conseil (et non quelque chose que je vous impose) : ne vous arrêtez jamais à ce que les autres vous disent. Allez au-delà de leurs mots et réfléchissez-y par et pour vous-même. Si je m’arrêtais à ça, jamais je n’avancerais et je ne vivrais comme je le souhaite.

Certes, il peut y avoir des contraintes selon ce que l’on écrit. Mais pas sur la longueur, bon sang ! Pas sur une variante de notre propre style d’écriture. A vous tous, on parle d’écriture. Un art rempli de liberté où les bornes de vos paroles ne sont que votre imagination et l’évolution, incessante, de votre plume. C’est une forme d’expression au même titre que la peinture, la photographe ou encore la sculpture !

Ici, vous ouvrez une porte à la régression et non à la progression. Quand j’entends parler d’un auteur de la plateforme qui se restreint pour entrer dans le moule, quand je lis qu’il n’aura qu’à tout réécrire et à faire le travail que demande son histoire plus tard pour plaire, je suis atterrée… Car, là où il devrait pouvoir prendre son envol, il se retrouve cloué au sol.

Lui et bien d’autres, ils vont s’habituer à ce type d’écriture formatée et ne jamais s’occuper de ce qu’ils voudraient réellement. Tout ça pour une pression, pour cinq minutes. S’ils se frustrent de leur propre choix, pourquoi continuer à ce moment-là ? Soit ils restent eux-mêmes, avec le soutien des plus anciens pour les aider à s’endurcir face à des requins, soit ils vont se noyer et être formatés par des inconnus.

En refusant ceux qui ne rentrent pas dans ce carcan, mon impression est la suivante : vous dénigrez une variante de la littérature qui est aussi diverse dans ses formes que les couleurs qui remplissent notre monde. Vous vous bloquez sur un chiffre alors qu’on est ici pour lire et écrire. Pas pour faire des maths ou organiser sa journée à la seconde près. Quand je lis, je cherche l’évasion et une bouffée d’air sans l’ombre de la moindre restriction.

Se limiter à un chrono, à un nombre de mots pour un défi. Pourquoi pas ! Ça permet de sortir de ses habitudes. Comme l’inverse peut être vrai. Mais sur tous ses récits ? Prenez au hasard un chapitre de votre histoire préféré et dites-moi sincèrement : fait-il cinq minutes, ou bien les huit minutes « tolérées » ? Non, bien sûr que non, car l’auteur(e) ne sait pas bloquer, focaliser ou ce que vous voulez sur le quantitatif mais sur la qualité.

Oui, je suis d’accord : il y a aussi ceux qui écrivent peu, qui ne veulent pas détailler et qui se plaisent à écrire dans les grandes lignes. Mais, en les avantageant eux, que deviennent leurs opposés ? « Tu n’as qu’à couper tes chapitres, quittent à ce qu’ils perdent leurs sens. Tu n’as qu’à faire comme tout le monde. C’est beaucoup trop long pour un truc informatisé »… Merci pour le crachat, c’est ça que vous désirez ? Que je dise merci alors que je me sens insultée. Avec le sourire en plus alors que j’en suis dégoutée au point de presque ne plus vouloir continuer à publier ici ?

J’ai passé plus de quarante heures sur mon premier chapitre. Entre la rédaction, les corrections, les différentes versions, et sans prendre en considération les possibilités que j’engendrais dans mon cerveau de mauvaise auteure – selon les critères de Scribay. Mon ressentis est que je perds du temps, que ceux qui vont lire ce mot ne vont que se plaindre, me dénigrer, me lyncher et m’insulter du haut de leurs pupitres montés sur leur égo surdimensionné pour oser imposer une vision aux autres.

Je ne veux pas que mon écriture devienne amère à cause de vous.

Le pire dans tout ça ? Vous n’êtes pas des professionnels, et même eux je ne les écouterais pas s’ils essayent de me brider là où je suis libre. Nous sommes tous, sans exception, des amateurs. Nous sommes ici pour l’entraide. Pas pour être mis à bas sous des règles absurdes auxquels tous disent oui et amen. Vous n’êtes pas des experts, et vous vous comportez comme tels. Cette ironie me fait rire jaune. Je remercie mon sale caractère et les événements passés qui m’ont endurcis, et me permettent d’être lucides sur un éventuel départ.

Je préfère me nourrir de réelles rencontres et de véritables conseils. Comme un journaliste et auteur sportif publié m’a prodigué au détour d’une rencontre inouïe.

Veuillez noter que j'ai pris soin de ne pas dépasser mes cinq minutes règlementaires.

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Guillaume Roussard
"Je ne veux pas que mon écriture devienne amère à cause de vous."
"Vous n'êtes pas des experts","ego surdimensionné"
Quel est l'intérêt d'un coup de gueule qui prend à partie tous ceux qui n'en peuvent mais ?
Si tu as des comptes à régler, message privé.

Sinon, on ne peut pas demander leur avis à des inconnus et s'attendre à ne recevoir que des hourras d'admiration.
S'il y a une règle sur Scribay, c'est de maintenir de la bienveillance dans toute critique. Mais cette bienveillance, il faut aussi avoir l'humilité de l'accepter.

Après, tu fais bien ce que tu veux, et dans tes textes, et dans ta vie. Ecris sur un rouleau ou sur des plaques de marbre, sur des post it ou des annuaires, ce qui te plait. Le seul risque que tu cours est de n'être pas lu.
Bonne liberté.
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Komakai
Qui n’en peuvent pas mais ? Excuse-moi, j’aimerais juste comprendre ce passage.

Alors, je ne parle pas ici d’avis… Ton extrapolation est jolie. Je te rassure et je suis à la première à le faire : des avis francs, en restant respectueux, et aussi objectifs que possible même s’il on reste subjectif dans ces mots. Je traîne ma carcasse sur des blogs littéraires depuis suffisamment longtemps pour ça. J’ai eu droit aux avis faits à la va-vite, ceux en détail que j’ai rendu et eu (oh joie) de travailler à mon tour pendant des heures, voire plusieurs soirs. Avec des choses qui plaisent et qui fâchent mais surtout ce qui nous intéressent tous : des conseils pour évoluer, avec des exemples, des citations, etc…

Dans ce billet, je parle des chronos et de l’imposition que certains en font. J’y parle de mon ressentit et de l’incompréhension que j’ai comme d’autres. Pas d’un avis, car « ton chapitre est trop long » n’est pas un avis : ce n’est qu’une observation, qui ne prend en compte qu’une durée, non le contenu et l’écriture d’une histoire.

Te souhaitant une bonne soirée :)
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Guillaume Roussard
"Qui n'en peut mais", vieille expression.
qui n'y peut rien/qui n'en peut plus
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hersen
@Komakaï@, tu dis "ton chapitre est trop long" n"est pas un avis.

Je pense que c'en est un. Il faut être attentif au contexte. car le commentateur veut peut-être exprimer autre chose, concernant l'histoire en elle-même : son rythme, trop de personnages apparaissant à la fois etc.

On focalise quelquefois sur un point qui nous énerve, et on se retrouve à côté.

Pour les textes longs sur scribay : il y a un aspect dont tu ne parles pas : les annotations.
Qui dispose de trois heures pour lire en annotant un texte long ? peu de gens je crois, sans parler de l'écran, écran sur lequel tu passes un peu vite. je suis désolée, mais c'est un problème d'yeux. et tu fustiges en disant que et alors, tout le temps qu'ils passent sur d'autres écrans, ils ne s'en plaignent pas ! Mais Komakaï, c'est leur vie, leurs choix. Pourquoi devrait-ils tout laisser tomber pour te lire ?

Je rappelle que scribay n'est pas une vitrine pour ses oeuvres, mais un atelier. Et j'avoue que je suis quelquefois stupéfaite du peu de cas qui est fait des personnes qui annotent. Et s'ils ont le malheur de dire c'est trop long, ils se font incendier. Le temps qu'ils y ont passé ? pas grave...

Une fois je me suis lancée dans la correction d'un texte de 20mn de lecture. Plus jamais ça ! (et je suis plutôt rapide) car avec les annots, j'y ai passé un temps précieux pour moi. Et l'auteur a à peine réagi et n'a pas corrigé, ni entamé d'échange à ce sujet.
De plus, en fractionnant un chapitre, tu peux profiter des corrections de la première tranche pour ne pas répéter des fautes, c'est le but des corrections.

Tu es énervée, tu râles, ok. Pour moi, pas de problème. Mais rappelle-toi que tu t'adresses à des personnes qui en ont vu d'autres sur Scribay et qui sont ...bénévoles. (une tranche de la population rarement bien traitée)

par contre, un correcteur professionnel ne se plaindra jamais de la longueur de ton texte.

De plus, et je terminerai là-dessus, où as-tu vu que c'est une obligation ? Ceux qui en parlent disent leur expérience, rien de plus il me semble. Pourquoi les agresser ?

Ce problème de texte long est en fait une réflexion que chaque auteur doit se faire pour que tout le monde puisse travailler à sa convenance sur le site.
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Vicomte Bidon
Que voila une belle chevauchée fougueuse sabre (en carton) au clair sur de grands chevaux (de bois)... pour pas grand chose, car tu me sembles vraiment à coté de la plaque.
Comme d'autres l'ont souligné (lire le commentaire de Kiran par exemple), il est conseillé (c'est un conseil, pas une obligation) de découper (découper, pas réduire) les longs chapitres en plusieurs sous chapitres pour faciliter le travail des lecteurs/correcteurs sur scribay. Ton texte final pourra retrouver des chapitres aussi longs que tu le souhaites.
Voila ce que te conseillent, je pense, la plupart de ceux qui demandent des chapitres plus courts, une simple remise en page de ton texte pour l'adapter aux annotations de scribay, alors certes ce découpage peut te sembler artificiel, mais ce n'est qu'un conseil que personne n'est obligé de suivre, pas de quoi te sentir insultée, dénigrée, etc. Si d'autres sont plus "sectaires", il te suffit de ne pas tenir compte de leurs "règles", sans en faire une généralité
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Komakai
Comment ne pas en faire une généralité quand je vois ce cas non seulement dans toutes mes rencontres (en dehors de cette discussion-ci qui me permet -et j'en suis heureuse- d'avoir des points de vue et des explications sur le sujet autre que ceux qui ont voulu me l'imposer) quand d'autres auteurs sont confrontés à la même situation.

Je suis contente de pouvoir en parler ici. Qui sait, peut-être que ceux qui ont le même ressentit que moi pourront avoir enfin leur réponse autres que celles que j'ai cité sur mon beau destrier en bois, qui je te prie, s'appelle Hector :)
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svartur dauði
ça rejoint finalement le débat d'écrire pour soi ou pour plaire aux autres. Je ne peut qu'être d'accord. C'est important d'être capable de rentrer dans une oeuvre et son univers qui lui est propre, sinon on en vient au formatage et ce n'est, évidemment, pas intéressant.
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Kiran Syrova
Hello.
Je pense que tu devrais lire les réponses plus bas. Sur Scribay ont parle de découpage afin de pouvoir aider les auteurs au mieux dans les corrections. Je ne vois pas où serait le problème d'entrer dans une oeuvre ou pas. Elle reste la même, sauf qu'elle est plus abordable pour les auteurs/lecteurs afin d'apporter leur aide.
Enfin, voilà :)
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Komakai
Je n'ai pas vu ce débat. J'ai surtout eu besoin d'ouvrir cette discussion. Par rapport à ce que j'y explique, je parle surtout de ceux qui impose, et ne conseille pas, le système des cinq minutes.

Merci en tout cas pour ton retour :)
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Komakai
Hey :) Comme je t'ai répondu un peu plus bas, ce que j'ai croisé ne sont pas là pour conseiller du point de vue du correcteur mais pour imposer le système des cinq minutes. Bref, j'ai déjà assez déballé la-dessus en réponse à ton commentaire :)

Le problème auxquels je suis confrontée c'est que les gens, en dehors même de l'aspect annotation/correction, bloquent sur le chrono...
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Vis9vies
"A ceux qui ne savent pas quoi faire, voilà un conseil (et non quelque chose que je vous impose) : ne vous arrêtez jamais à ce que les autres vous disent. Allez au-delà de leurs mots et réfléchissez-y par et pour vous-même."

Si tu le dis ^^
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Ainhoa
Bonjour Komakai!

Je suis tombée par hasard sur ton billet d'humeur. J'ai pris le temps de le lire avec attention.
Je fais partie des personnes qui ont déjà conseillé de raccourcir le temps. Rarement mais c'est déjà arrivé. Avant que tu m'en veuilles je t'explique mes raisons. Déjà lorsque je suis arrivée on m'a fait la remarque (j'étais à 14 minutes) ou on m'a dit que ça décourageait de lire.
Ça à la limite je m'en fiche. Tant pis pour le lecteur s'il se bloque sur quelques minutes de trop si je juge mon texte abouti. Il m'est arrivé de lire jusqu'à 28 minutes d'une traite sans problème s'il est sans fautes. Mes textes oscillent entre 6 et 10 minutes. Je ne me formate pas. Si un chapitre est trop long, je le coupe en deux avec son 1/2 et 2/2.

A mes yeux, c'est pratique d'avoir des chapitres courts (sans pour autant se restreindre, ni couper, ni faire de raccourcis) c'est pour les travailler, tant pour soi que pour le correcteur. Un travail de correction prend du temps.
Beaucoup de temps pour ceux qui le font avec soin. la ce n'est plus 5 minutes de lecture. Du coup sur des gros chapitres, ils ne peuvent pas le faire d'une traite, ont du mal à s'y retrouver quand ils reviennent, et l'auteur est bloqué, ne pouvant pas apporter des modifications sous peine de perdre les précieuses annotations.

Bref c'est plus un coté pratique. Pour des textes déjà bien travaillés ce problème ne se présente pas.
J’espère que tu ne m'en voudras pas trop, car dans le fond je suis d'accord avec toi, pour la forme c'est un site de correction, il faut en tenir compte aussi, les gens t'accordent de leur temps, un bien précieux.
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Komakai
Bonsoir Ainhoa, laisse-moi donc te rassurer : je ne vais pas te taper ! surtout si tu viens vers moi pour expliquer ton point de vue (autrement que par un prétentieuse ou autre… assez enfantin). Je suis même ravie d’avoir une réponse comme celle-ci et de pouvoir échanger avec toi !

Je suis d’accord avec toi : tant pis pour le lecteur. Mais ce qui me fait peur, et me fait réagir, c’est que certains n’ont pas ce recul ou applique juste ce que les autres leurs disent. Ainsi, on se retrouve avec des auteurs qui se restreignent pour rentrer dans un moule. Et ce, parce qu’ils n’ont pas eu les explications comme Kiran Syrova ou Hubert Pozac m’ont donnée un peu plus bas. Si je réagis de la sorte c’est parce que certains n’offrent pas le conseil des cinq minutes comme un tel mais comme une règle. Ils ne proposent pas de découper les chapitres mais de les rétrécir…

Peut-être ai-je mal nuancé sur ce point, même si je pensais avoir été claire, je ne dis pas que tout le monde se « formate » à écrire des textes courts mais que certains oui. Alors que, comme le cas de l’auteur dont je parle, il est plus tourné naturellement vers de longs que de courts textes. Et, pour correspondre à ce qu’on lui demande, il écrit des versions abrégés qu’il retravaillera plus tard…

Je me permets de parler avec mon expérience personnelle sur d’autres communautés littéraires. J’ai toujours retravaillé mes textes avec soin, peu importe la longueur et au fur et à mesure. Avant de publier sur Internet, je laisse déjà un certain délai entre la rédaction et la correction (quand Célia, ma correctrice, n’a pas le temps de s’en occuper) pour m’y attaquer avec un certain recul. Et bon dieu, je sais que ça prend du temps. La dernière fois que j’ai regardée pour le chapitre 1 de Z.A, il y avait 40 heures de boulot entre la rédaction, les modifications de certains passages et les corrections. Et ceci en dehors du soutien de Hoshiro (une auteure qui ne publie pas ici), et de Célia, et de la réécriture de certains passages des années plus tard.

Maintenant, après les explications que j’ai eues. Je comprends beaucoup mieux votre point de vue et le conseil des 5 minutes – plus la règle des 5 minutes imposées. Et, je te rassure, je respecte les gens qui prennent du temps pour me lire et annoter. Sauf quand la personne vient juste pour pleurer en disant c’est trop long sans même lire un mot, ou encore pour imposer ce mode sans explication et discussion comme je peux en avoir l’occasion maintenant avec vous tous.
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Auteur inconnu
J'ai rarement eu à lire quelque chose d'aussi prétentieux, et pourtant je me relis tous les jours
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korinne
Eh bien, voilà un bon et beau coup de gueule !

Mais je crains qu'il y ait un malentendu. Le conseil des chapitres d'environ 5 minutes n'est qu'une suggestion et rien ni personne ne t'empêche de proposer des chapitres de la longueur que tu désires. Si ton écriture est propre, que ton texte est abouti, je veux dire si tu attends très peu d'annotations, de corrections mais juste un avis sur le fond, ça ne posera pas de problème à ceux qui viendront te relire car ils avanceront vite, comme sur la lecture d'un ebook ou d'un livre papier.
Mais sur la plateforme nous n'avons pas la possibilité de mettre des "marques pages" donc si j'attaque à relire un chapitre de 25 mn (par exemple) et que je dois interrompre ma relecture au bout de 10 mn, ça va pas être simple de retrouver rapidement où je m'étais arrêté. De plus, il y a ici, comme tu le dis une majorité de Scribouilleurs du dimanche, donc généralement les annotations sont nombreuses et 10 mn de lecture se transforment en 20 mn de relecture (Tu as bien dû t'en rendre compte en allant relire les autres ?)...
Écrire c'est long, c'est du plaisir mais c'est aussi éprouvant, chronophage, etc. Tu le dis toi-même donc l'histoire des 5 mn, c'est plus une question d'organisation pour le relecteur-scribouillard qui viendra t'offrir son temps.
Mais tu es libre de proposer des chapitres de la longueur que tu veux, encore une fois, ce n'est qu'une suggestion, comme les annotations et les commentaires que tu recevras.
Et libre aussi de partir si tu ne te plais pas ici et que tu préfères faire de "vraies" rencontres sans pour autant rendre le fonctionnement de la plateforme responsable de ta frustration :(
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Komakai
Déjà avant tout, merci pour ta réponse et le respect que j'y lis :)

Je vais sûrement me répéter par rapport aux réponses un peu plus bas, donc pardon à l'avance pour la redondance.

ça n'a pas été une suggestion, je n'ai jamais eu les explications du comment et du pourquoi (malgré mes questions). Dès que j'ai eu des approches d'autres auteurs/lecteurs, la première réflexion avant même de simplement lire ça a été : c'est trop long, c'est chiant... Pourtant, je ne suis jamais allée les tapoter en disant "hey mon grand, tu viens me corriger". Je suis allée vers les gens pour demander un avis sur le fond. Ceux qui veulent corriger, ou annoter, le font s'ils le veulent. Et, même sans demander des annotations à tout bout de champs, les gens qui me contactent ou autre font une halte sur la longueur... Sans même en lire un mot. J'ai eu le coup d'une auteure qui a commenté avant même de commencer à lire pour bouder la longueur, lire deux lignes après et dire "non c'est trop long", juste parce qu'elle s'est focalisée sur un chrono et non le texte en lui-même.

Je ne suis pas la seule à faire la méprise entre le conseil pour aider les correcteurs, et ceux qui ont voulu imposer un raccourcissement (puis un découpage) de mes textes... C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai ouvert cette discussion.

Concernant les marques-pages, je me permets de citer Mielou. C'est une auteur adorable, à la plume agréable, qui fait des annotations sur les textes qu'elle lit comme un marque-page, avec l'accord des auteurs en question :) Et, j'ai l'habitude de devoir corriger/conseiller sur de longs chapitres et faire des critiques sur une autre plateforme. On n'a pas de chrono sur les chapitres, on ne peut pas annoter le texte non plus, du coup on se débrouille sur WORD ou en annotant sur une feuille volante (là je pense à ma correctrice tasse-de-thé qui en a réellement bavé avant que je ne puisse lui envoyer directement le fichier word) et même si on y passe du temps, on travaille sur des gros chapitres (comme ceux d'Hoshiro qui ne publie pas ici, et pour laquelle j'ai eu le plaisir d'être sa Bêta-lectrice sur ses premiers chapitres).
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Kiran Syrova
Sauf erreur, l'annotation marque-page saute lorsqu'on publie une nouvelle version du texte en question :) Donc le correcteur/lecteur revient et paff, il ne sait plus où il était vu que le texte est propre (ou pas, si l'auteur est lent à corriger)
Bien sûr, il y a la technique ; revenir sur l'une des annotations qu'on a laissées pour tomber sur le texte qu'on a commencé, mais si on lit 10 autres textes durant la journée, c'est plus compliqué.
Tout ça pour dire,, l'annotation marque-page : fausse bonne idée :D
(Désolé, je me suis permis de me glisser ici)
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Mielou
Ah, tu l'as posté en discussion, finalement, ton billet, petit renard, hihi ^^

Je rebondis par rapport à ta réaction, Kiran, au sujet des annotation marque-page : tu as raison. Idéalement, je préfère lire d'une traite, mais tout dépend du temps que je peux consacrer à la lecture. L'annotation marque-page a l'avantage d'être sur Scribay, je l'ai proposée à Komakai (et à Komakai seule, donc je n'ai pas le souci des multiples lectures et d'un souci d'organisation) pour son œuvre "Zéro Absolu", juste pour m'épargner un post-it ou un fichier sur mon pc, avec un c/c du dernier paragraphe lu. Autrement dit, c'est pour ménager ma flemme *tousse*

On peut fouiller les versions pour retrouver éventuellement l'annotation, mais c'est vrai que ce n'est pas optimal. Disons que ça dépanne, faute de meilleure option.
L'idéal, ce serait l'ajout d'une option marque page, tiens ! Qui subsiste à travers les versions et n'apparais qu'aux yeux de celui qui l'a placé èé

Sur ce, mes idées loufoques et moi, nous repartons ;)
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korinne
Merci Kiran, je n'aurais pas mieux expliqué :))

Donc, je comprends Komakai après avoir lu tes réponses que c'était bien un malentendu suite à des commentaires, peut-être pas assez explicites.

Lorsque j'accueille de nouveaux Scribayen(ne)s je mets généralement le lien vers cette formidable discussion de Gigi Fro qui évite de répéter toujours les mêmes choses et surtout qui aide à une prise en main de la plateforme (Merci Gigi !) :
https://www.scribay.com/talks/17404/tips-et-astuces-scribay-a-destination-des-nouveaux--et-pas-tres-nouveaux-

Dommage que ceux qui sont venus te demander de réduire tes chapitres ne l'ai pas fait, tu aurais compris tout de suite et ça t'aurait éviter un coup de chaud, que je peux comprendre :)

J'espère que tu vas te sentir mieux maintenant parmi nous :))
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Kiran Syrova
Hello.
Je pense que tu n'as pas compris pourquoi les membres de Scribay te conseillent de découper ton chapitre en plusieurs morceaux de cinq minutes. ICI, nous sommes sur une plateforme d'entraides, de relectures. Tu ne lis pas de la même façon que tu lirais un roman papier/epub, etc. Tu es en contact direct avec son auteur pour l'aider à s'améliorer. De ce fait, les administrateurs ont placé l'indice de taille qui devient rouge lorsque tu risques de perdre ou de rater des lecteurs. Ce n'est qu'un conseil, aussi. Ils ne t'obligent pas à te limiter si tu n'as pas envie de découper le texte.
Sur Scribay, tout est mis en oeuvre pour que chacun puisse apprendre et évoluer.

Tu cherches à l'aider(l'auteur) dans ses tournures, ses mots, ses fautes. Tu lui soulignes les points forts, les points faibles, les incohérences, ce genre de choses en fonction de tes possibilités/capacités.

Alors oui, si tu mets un pavé de 23 minutes, tu dois tripler le temps pour une relecture dite de qualité. On ne t'a jamais demandé de réduire ton chapitre à cinq minutes, mais conseiller de le découper. Dé-cou-per !
À savoir :
Chapitre 1 - partie 1
Chapitre 1 - partie 2
Chapitre 1 - Partie 3....

J'ai des chapitres de 35 minutes découpés en 7 parties par exemple. Ça aide pour le travail de relecture des auteurs/lecteurs qui m'accordent de leur temps. Cela ne les fait pas fuir et j'obtiens des retours, des corrections et des avis variés.
Ce que tu risques de ne pas obtenir avec de gros chapitres publiés en un SEUL morceau. Tu écris peut-être merveilleusement bien, donc le temps passera plus vite(celui de relecture/correction) et les lecteurs pourront enchaîner plusieurs parties.
D'autres auteurs n'ont pas cette chance. Un morceau de cinq minutes se transforme parfois en quarante minutes de relecture le temps de souligner toutes les erreurs, incohérences, redondances, fluidités et de toutes les expliquer !

Je pense donc qu'avant d'écrire quelque chose comme ça, tu aurais aussi pu demander pourquoi on le conseillait et à quelle fin.
Aussi, comme le souligne @Hubert Pozac, un conseil n'est pas une obligation. Tu en fais ce que tu veux.
Passe une belle journée.
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Komakai
Bonjour, avant tout merci pour ta réponse respectueuse et tes explications.

Au lieu d'un conseil, comme je le dis un peu plus bas, c'est quelque chose qu'on a voulu m'imposer comme une règle absolu. J'ai croisé pas mal de gens qui "boudaient" mes textes sans même essayer dans lire le début, et sans expliquer plus que "c'est plus que 5 minutes" même quand je leur demandais...

De la façon dont tu me l'expliques, je comprends parfaitement ce que tu veux dire. L'indice de taille ? Excuse-moi, mais je n'y ai jamais fait attention, c'est pour ça que je relève ce point.

Au début, ce n'était pas du tout le mot "découpage" qui revenait, mais faire des textes plus courts. Et quand je n'ai pas lâché le morceau sur l'intégrité de mes chapitres, là oui on m'a parlé de les fragmenter sans plus. Juste pour arriver à 5 minutes... Sans expliquer comme tu le fais.

Pour l'aspect correction/relecture fondamentalement, ce n'est pas ce que je recherche. Je suis bien plus intéressée par le fond, ayant déjà de l'aide sur mon blog et ayant déjà passé un paquet d'années et de versions sur mon histoire (avant qu'on me parle de Scribay et de l'entraide que je pourrais y trouver).

Maintenant que tu me l'expliques ainsi, je comprends mieux. Malheureusement, je ne suis pas la seule à mal interpréter. Prends l'exemple que je cite, l'auteur se restreint lui-même dans tous ces chapitres pour en publier une version abrégée... Et non fragmentée comme tu l'expliques. Car, lui aussi, est tombé sur des gens qui veulent imposer 5 minutes sans expliquer pourquoi et sans proposer de solution alternative à ceux qui écrivent de longs chapitres... Et ceux même si on leur en demande les raisons.

Donc avant d'écrire ce que j'ai écris, j'ai demandé à ce qui voulait m'imposer une règle abrupte et démoralisante (dans le sens où je n'avais qu'à écrire des chapitres de 5 minutes et me taire pour faire jolie)...

Merci à toi et bonne journée aussi
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Kiran Syrova
Je ne peux parler pour eux, mais globalement, la plateforme est bienveillante. Ils n'ont très certainement pas voulu t'imposer quoi que ce soit, mais t'aiguiller comme ils l'ont été à leur arriver. Quand ils te disaient de faire plus court, ils parlaient probablement de la durée affichée, et donc, de découper, scinder, fragmenter... tous les termes sont possibles. On ne te demandera jamais de supprimer des mots pour avoir des chapitres de cinq minutes. Ca ne veut strictement rien dire :)

Certains membres sont là depuis la création de la plateforme, ils ont donc appris les tips et astuces afin de tirer profit au maximum des membres de la communauté. D'ailleurs, cette astuce des cinq minutes est introduite ici, dans le tips et astuces :
Voici le lien :
https://www.scribay.com/talks/17404/tips-et-astuces-scribay-a-destination-des-nouveaux--et-pas-tres-nouveaux-

Quand tu arrives avec des chapitres de 10/12/20/30 minutes de lecture sur le compteur, les gens n'osent pas plonger dedans. Pourquoi ? Parce qu'avant même d'avoir commencé à te lire ils savent qu'ils n'auront pas le temps de terminer s'ils commencent à te corriger, etc. C'est vraiment dommage de passer à côté de ça.
Certes, tu es aidée ailleurs, via d'autres supports, néanmoins, les lecteurs ne peuvent savoir ce que tu veux si tu ne leur dis pas ou s'il ne communique pas avec toi.
Ainsi, tu peux toujours créer un "chapitre" où tu indiques que tu ne recherches pas de corrections poussées, mais un avis sur le fond. Là encore, je te dirais de prendre ce qui vient, ce qu'on t'offre. C'est gratuit, alors profites-en. Si tu mets quelque chose de la sorte, tu peux aussi perdre pas mal de lecteurs. Ils ne prendront même pas la peine de tourner la page. C'est dommage, c'est vrai. Mais ils se diront qu'ils préfèrent donner leur temps pour quelqu'un qui en a besoin.

Pour l'indice de taille, il se trouvait ici :
https://imgur.com/a/gZTzzoE
Quand tu rédigeais ton chapitre ou que tu l'importais (copier/coller), le bouton devenait rouge au delà de six/sept minutes. Visiblement, ce n'est plus le cas. Là encore, ce n'était pas une loi, une contrainte, évidemment. Juste un guide.
Voilà. J'espère que cela t'aidera à comprendre ce conseil dans le bon sens.
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Hubert Pozac
Je ne comprends pas ton ou tes coups de gueule, du moins je ne sais pas si ta colère se borne aux "minutes de lecture" ou au "bridage des mots".
Chacun est libre de poster cinq minutes, huit minutes, trente minutes de lecture, en outre, découper un chapitre, qui à l'origine fait une demi-heure en cinq minutes n'empêche pas la qualité. Il me semble, d'après mes lectures de commentaires qui jugeaient sur la longueur, conseillaient plus qu'ils donnaient un ordre. Mais si toi, tu veux poster un prologue qui fait une heure qui t'en empêche ; il n'y a pas de règles ni de lois sur la façon d'écrire.
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Komakai
Bonsoir, merci pour ta réponse. Je ne pensais être aussi "sanglante" va-t-on dire dans mes mots (c'est le sentiment que j'ai en général dans toutes les réponses à mon mot, voir prétentieuse...).

On ne m'a jamais "conseillé" de découper. Les gens qui sont venus à moi ont plus voulu me l'imposer, comme si c'est une règle universel de Scribay. Pas moins de cinq auteurs après quelques jours sur la plateforme... Et pas un d'entre eux n'a pris en compte la liberté que tu mentionnes.

Au contraire, ça a été "c'est trop long, on veut pas de ça ici".

La colère que je ressens vient plus du fait du bridage des mots. Car au début on m'a orienté vers une diminution de mes textes. Je n'ai pas lâché le morceau, en voulant garder mes chapitres intacts, et ce n'est que là que le mot "découpage" est apparu :)

En tous les cas, merci de ta réponse !
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Hubert Pozac
Je comprends mieux ta colère face à ce genre de comportement ; personne sur Scribay ne peut imposer une règle de longueur, sinon ce serait sectaire. Je n'ai jamais vu ce type de commentaire sur toutes les œuvres que j'ai lues, mais, effectivement, il se peut qu'il existe des gens qui se bornent à ce phénomène et c'est frustrant pour l'auteur.
Il ne faut surtout pas diminuer tes textes si ton idée tient la route, c'est idiot. Trancher quelques mots, quelques phrases, qui redondent, à la rigueur, oui. Mais, si tes phrases ont une colonne vertébrale solide et que les mots sont placés avec justesse, il n'y a aucune raison.
Le découpage doit se faire comme les pages d'un livre qu'on tourne et ne doit pas servir d'excuse pour tailler dans le manuscrit. Je pense que ta colère t'a détourné(e) sur la clarté du sujet de la discussion. Et puis, si tu considères que le comportement de quelques-un(e)s nuit à ta créativité et à ta liberté, il te reste toujours les messages privés ou mieux, en discuter avec les administrateurs ; ils ne sont jamais bien loin ;).

Je ne t'ai pas trouvé "sanglante" ni même "prétentieuse", mais juste un peu en colère. D'un autre côté, c'est mieux d'en parler pour se libérer que de ruminer sa frustration.

De rien, mais ma réponse n'est pas très pertinente ; je voulais t'ouvrir les yeux sur ta liberté d'écrire ;).
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