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Écrire sans être lecteur, est-ce possible ?

par Aria  il y a 1 an

Bonjour messieurs, dames,


Une question me taraude depuis un bon moment - depuis mon arrivée dans cette communauté sans doute. La voici : Est-ce possible d'écrire des textes, voire un ouvrage, sans lire, ne serait-ce, qu'un minimum de bouquins ? Certes, mon questionnement semble irréaliste, sans doute même idiot. Néanmoins je suis curieuse de vos réponses, de voir vos avis, différents ou non.


Pour les plus curieux d'entre vous, qui désirez savoir pourquoi je poste un tel sujet qui semble dénué de sens, c'est tout simplement parce que c'est mon cas. Je ne lis pas, ou plutôt... Je ne lis plus. Pourtant j'écris, bien sûr, rien d'incroyable, juste des petits textes, sûrement pas un roman ! Mais je ne lis pas (même si la tendance est en train de changer).


Ainsi se termine mon message, je patiente gentiment en attendant vos réponses.


À vos claviers !

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Ashee
Oui, c'est possible si tu souhaites écrire un roman à la 50 Shades Of Grey...
Par contre, si tu veux du qualitatif, lire (autant que possible) est la solution.
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Xavier Escagasse
Lire beaucoup ne fait pas changer son style à un auteur, à moins de n'avoir aucune personnalité, mais lire beaucoup permet d'analyser et d'essayer de comprendre la structure d'une histoire, et surtout permet d'enrichir son vocabulaire. Pour le vocabulaire, il faut bien sûr savoir choisir ses auteurs et éviter les best-sellers formatés des supermarchés...
Personnellement, plus j'écris, et plus j'ai envie de lire (après, il y a la question du temps, bien sûr).
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Bewitchings-christmas
Oui et non. Je pense que ça peut être à double tranchant.

Personnellement, je suis une grande lectrice, et j'ai d'abord repris la narration de mes histoires préférées avant d'imaginer mes propres textes. Lire beaucoup permet de se familiariser avec la structure d'un roman (ou autre), la construction d'un récit, de chapitres, de personnages, etc. C'est plus facile par la suite de se forger son propre style.
Par contre, j'ai remarqué que le fait d'avoir beaucoup lu pouvait m'inciter inconsciemment à reprendre des idées qui m'avaient plu dans d'autres textes, à attribuer à mes personnages des caractéristiques qui m'avaient plu chez d'autres... Il m'arrive aussi de me sentir limitée dans mon imagination, car j'ai souvent l'impression de manquer d'originalité par rapport à tout ce que je connais déjà.

Parfois, il est bon d'arrêter de lire pendant un temps pour ne pas tomber dans les facilités que j'ai énuméré, et pour être au top de son potentiel créatif. Je pense cependant qu'il ne faut pas tomber dans l'excès, un minimum de culture littéraire est nécessaire pour apprendre à écrire.
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MPC
Donc votre question est : un artiste peut-il créer comme ça, comme par enchantement, par la magie du Saint-Esprit ? Quelqu'un qui n'aurait jamais étudié, quelqu'un qui n'aurait jamais fait ses gammes peut être génie ? Evidemment que non, et c'est une question qui ne devrait jamais être posée.
Mais qui l'est malheureusement de plus en plus à notre époque... On voit aujourd'hui des "musiciens" incapables de jouer d'un instrument vendre des millions de disques, on voit des gens sans aucun talent passer à la télévision et être l'idole des foules, des peintres barbouiller des croûtes, des auteurs se passer délibérément de toute recherche de style, on sent un mépris grandissant vis-à-vis de l'effort et de son public... ce qui "inspire" toute une jeunesse, désireuse aussi de gloire et de reconnaissance facile.

Un artiste ne se crée jamais à partir de rien. Nous sommes les héritiers de ceux qui nous ont précédés, et utilisons leurs travaux pour avancer. La Cathédrale de Strasbourg par exemple ne s'est pas faite par miracle, il a fallu des siècles d'expérimentations, des siècles de perfectionnement, des centaines, des milliers d'architectes qui ont créé, qui ont étudié, dans une suite millénaire pour aboutir à ce niveau de technique.

Un peu de connaissance en histoire de l'art, un tout petit peu de connaissance... suffit à comprendre que tout est divisé en périodes, et que ces périodes sont liées, ne sortent pas de nulle part, d'un cerveau d'ermite ou d'un quelconque ascète descendant de sa montagne (et encore moins de l'idiot du village)... Tout est imitation, tout est inspiration, car chacun fait ses gammes en copiant les maîtres. Combien de pages de littérature américaine ai-je copié plus jeune, tentant de percer le secret du style du Kerouac ou d'Ellis ! Et aujourd'hui, quelle lutte je mène face au fantôme de Victor Hugo dans la création de mon Homme qui Rit !

J'ai lu plus bas : "avant je me comparais aux maîtres et j'avais arrêté d'écrire, depuis que je suis Scribay ça va mieux". Plus le niveau est faible, plus on se sent bien à sa place alors ? Michel-Ange a affronté de Vinci et les autres génies de la Renaissance droit dans les yeux. Hugo, toujours lui, se voulait l'égal de Châteaubriand...
Plus bas encore, quelqu'un qui croit encore que Picasso ne savait pas dessiner... Arrêtez de sous-estimer les grands ! Tous les géants étaient géants à force de travail et d'études.
Un auteur ne lit pas seulement pour l'inspiration et augmenter son vocabulaire (comme j'ai pu le lire encore) mais parce que c'est son boulot, sa passion, sa vocation, son sacerdose. Parce qu'il y a eu Flaubert, parce qu'il y a eu Balzac, parce qu'il y a eu Milton et Shakespeare, Steinbeck et Tolstoï, parce qu'un jour on est tombé amoureux d'un style et qu'on a voulu le copier, puis le tordre et l'amener sans le vouloir dans une autre dimension, le mettant ainsi en mouvement pour créer un genre totalement différent, qui en inspirera d'autres.

L'absence d'ambition n'excuse pas le paresse intellectuelle.
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izuchux
c'est là que je te fais une déclaration d'amour ^^
merci.
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Lumen
"sacerdose" => C’est sa came !
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PM34
Ma mère est bibliothécaire et elle m'a raconté qu'une dame était venue un jour pour lui demander des Harry Potter. Elle ne les avait pas ce jour là et la dame est revenue la semaine suivante. Ma mère lui a proposé les livres qu'elle avait récupéré et la dame lui a répondu qu'en fait elle se mettait à écrire et qu'un écrivain rencontré à une séance de dédicaces lui avait conseillé de ne plus lire de roman pour se forger son style et non reprendre celui d'autres auteurs.

Je m'en suis rendu compte une fois, la tournure de l'une de mes phrases me faisait pensé à celles d'une écrivaine plus qu'à un truc que j'aurais écris naturellement.

Donc oui, on peut écrire sans lire. Cependant je ne pense pas qu'il faille se retenir de lire pour maintenir son style. Le style évolue comme notre personnalité, et notamment via les autres auteurs.
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izuchux
ma réponse un un mot : non.
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Mel Espelle
Ce qui compte c'est est la pratique! Je peux regarder autant d'émissions culinaires cela ne fera pas de moi un grand chef étoilé.
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Atena Stories
Salut :)
Je suis un peu dans la même situation que toi par manque de temps, principalement. Entre le travail et la vie de famille, je cherche mon temps pour écrire et donc j'en trouve très peu pour lire :(

Malgré tout, je teste les plateforme dans l'espoir de me faire lire, tout en tâchant de rendre la pareille :)
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Ceryse
Je pense qu'écrire et lire, c'est un tout. La lecture apporte beaucoup, grâce à elle il est possible de s'améliorer en orthographe et d'enrichir le vocabulaire, ce qui est mon cas. Je pense également qu'il est possible d'améliorer sa façon d'écrire grâce à nos différentes lectures.

Est-il donc possible d'écrire sans pour autant lire ? Je pense que ça dépend de la personne tout simplement. A partir du moment où tu te sens à l'aise avec les mots, rien n'est impossible.

Me concernant, la lecture m'aide à développer mon style d'écriture, lire m'apaise et me passionne.

Être en possession d'un livre me procure un bien-être sans nom. Mon pêcher mignon, est de sentir l'odeur des vieux livres.

Notre langue est tellement belle et enrichissante qu'il m'est impossible de ne pas la lire.
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Maître Rajhiin
J'ai écrit à mes débuts, de la poésie, sans même en savoir les bases ni les bannières. J'imagine que tout dépend de l'être. Certains sont plus doués que d'autres, qu'importe quoi.
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Yaëlle
J'ai arrêté de lire en me mettant à écrire: je me comparais tout le temps en me disant que jamais je ne pourrais écrire quelque chose de bon ou même de correct, alors que des tas d'auteurs sont publiés et ça me bloquait à 100%.
Après j'ai découvert Scribay et j'ai redécouvert le plaisir de la lecture, sans comparaison nocive et inapropriée... Et je dois bien avouer que lire me manquait ! Surtout qu'il y a des perles par ici !
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Isabelle K.
Écrire ça s'apprend au CP et tout le monde peut le faire qu'il lise ou non. D'ailleurs, l'amalgame entre dessiner des lettres et bâtir un roman et très courant.
Reste à savoir ce que tu appelles écrire... Répond à cette question et peut-être que tu sauras répondre à ton topic. Mais concrètement pour aligner des mots, tu n'as pas besoin de lire des livres, juste de taper sur ton clavier.
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Isabelle K.
C'est rigolo mais je viens de penser que les gens arrivent pourtant bien à faire la différence entre dessiner et gribouiller... Pourtant le verbe dessiner s'applique aussi quand on trace un bonhomme bâton mais on arrive à dire "je ne sais pas dessiner" et à reconnaître qu'il y a un gouffre entre soi et ce qui s'accroche au musée... J'ai entendu personne dire "je ne sais pas écrire" (enfin si... un et d'ailleurs ce sont souvent ceux qui écrivent le mieux qui doutent le plus de leur capacité à écrire) bref, j'ai déjà entendu des gens reconnaître le gouffre entre leurs texte et ceux qui trônent sur les rayons de leurs bibliothèque, mais j'entends pas quelqu'un dire "je ne sais pas écrire"... c'est peut-être une faille de langage. Il n'y a qu'un mot pour écrire quelque soit la modalité qu'on y met ou l'intention. Du coup, il n'y a pas de nuances...
C'est comme lire... j'ai jamais entendu personne me dire "je ne sais pas lire" à part mes gamins avant le CP... alors que là aussi, il y a lire et lire. Il y a déchiffrer les syllabes et comprendre les nuances comme savoir ressentir la construction d'un texte.
C'est amusant comme question ça...
Peut-être que c'est un média tellement démocratique qu'au final les gens ont cru que c'était accessible au premier venu ? Et quand on se rend compte que non, on brandit l'étiquette d'élitisme. Alors que ça viendrait à personne de se comparer à Van Gogh en brandissant l'élitisme, on dira qu'il a du talent, un don et que nous non, donc on ira tout simplement se rhabiller avec beaucoup d'humilité... Mais Proust ou Flaubert, quand on n'arrive pas à les lire on parle d'élitisme, on se remet absolument pas en cause. Bref, je ne sais pas, c'est un phénomène qui m'interroge beaucoup.
C'est un truc qui m'étonne toujours de voir que dans la tête des gens, ça leur viendrai pas à l'idée de peindre un tableau sans tenter d'acquérir un minimum de technique de dessin, de perspective, de mélange des couleurs, de composition ou de choix de matériaux (on retrouve la même chose pour la musique d'ailleurs, ça vient pas à l'idée de se mettre à jouer du saxophone sans avoir au moins une méthode sous les yeux, un cours de solfège ou un pote qui nous explique comment mouiller une hanche et placer sa bouche) et dans le même temps ils se lancent dans l'écriture d'un roman comme ça, juste avec leur alphabet et leur règles d'orthographe.
ça c'est vraiment une question qui m'interpelle et j'ai toujours pas trouvé la réponse du pourquoi du comment... peut-être un défaut de langage, il faudrait un verbe distinct peut-être pour faire passer l'idée que ce sont deux choses différentes. Je ne sais pas.
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Pepito Resk
Marrant, j'y avait mis les formes, essayé d'allusioner, de comparer à tout va.

Je suis peut-être pas si affreux que ça, tout compte fait... ^^
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Pepito Resk
"la différence entre dessiner et gribouiller" ... je suis devant la reproduction d'un Pollock, dont l'original doit coûter quelques bâtons, et je me pose la même question...
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Isabelle K.
Méfie toi petit biscuit d'une phrase dont J'ai fait l'adage : basquiat comme Picasso savait parfaitement dessiner l'anatomie humaine. Il faut maîtriser une technique pour la tordre à son image.
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Pepito Resk
Je n'ai point jugé, je me suis juste interrogé. ;-))

PS : au fait, t'es sûre, Basquiat, aussi, savait dessiner ?

Mouhahahhahaha !
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Vicomte Bidon
"Il n'y a qu'un mot pour écrire"
comme il y a gribouiller pour dessiner tu peux dire scribouiller pour écrire ;-)
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Pepito Resk
Scribayer ! Mais c'est bien sûr ! Je me demandais aussi d'ou venait le nom de ce site ?
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Vicomte Bidon
en fait Ils voulaient appeler leur site scribouille mais un commercial leur a dit que ce n'était pas très vendeur donc il ont remplacé bouille par bay (comme ebay)... dommage je trouvais ça bien scribouille !
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Pepito Resk
Oui, moi itou.
D'autant que Scribayer donne sacrement envie de dormir.

Ou alors c'est du marketing subliminal, genre :

"Un bon scrybâilleur en fait scrybâiller sept !"

Et pour une meilleure rentabilité économique, on pourra supprimer le ^ ...
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J.Eyme
Oui, l'enfant à cela en lui. Le langage en son origine, la vérité de l'acte de raconter, et celui d'écrire. Cela vient du corps (le langage et LES histoires qui l'entourent sont incorporé) et de l'expérience, une mise en image des mots.
Cette puissance vient aussi de celui qui écoute !

à ta façon, D. tu confirme ce que dit Isabelle.
"qui parle" / "Te" parle / "S'adresse"
Il se peut que soit prononcé ici ou là la "transitivité" du verbe écrire. C'est de ça dont il s'agit. Et ça, c'est "écrire".
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Pepito Resk
J'adore quand on m'explique clairement et qu'après, j'ai tout bien comprendu.
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Isabelle K.
Tu vois Dldler, moi je suis plutôt hermétique (voire irritable) quand on déforme le sens de ce que je dis pour y projetter le sien et ceci en dehors de mes textes où je laisse largement la place à l'interprétation. Mais quand on reprend mes commentaires en me prêtant un sens pour au final contre argumenter d'un exemple disant la même chose que moi ça m'agace un peu tout de même. Pas grand chose, cela dit car on aime aussi nos amis pour leur côté agaçant ;-) même quand ils font ostensiblement comme si on avait jamais discuté de ça ensemble, comme si on ne se connaissait pas et comme si ils ne savaient pas notre façon de penser.
Du coup mon commentaire est à prendre au pied de la lettre, juste une interrogation de pourquoi les gens traite la production littéraire d'une façon autre que les autres créations plus ou moins artistique comme la peinture, la musique, le dessin etc.
Le verbe écrire désigne tout autant le fait de savoir dessiner et agencer des lettres que la production d'un chef d'oeuvre et entre les deux une infinité de nuances qui passe par l'epistolaire, le poème, le théâtre, le scénario, le journalisme, le scientifique, la fiction, le journal intime, le sms, etc.
Je ne cherche pas à te déposséder de ton vocabulaire et le laisser entendre c'est vraiment mal me connaître, mais bien à mettre en avant cette infinité de nuances qui peuplent un seul mot. Ici je n'ai cité d'ailleurs que les nuances de destination qui imposent une standardisation spécifique pour certaines mais quid des nuances d'intentions ou de signification de la part des auteurs eux mêmes.
Certains ne sauront même pas définir clairement ce que ce mot signifie pour eux, ils savent seulement qu'ils en ont besoin.
Écrire je le répète ce n'est que tracer des lettres... comme dessiner est tracer des formes. Mais on perçoit et on ressent un écart dans le dessin qui, selon notre besoin d'expression, nous mettra en quête de connaissance dans le domaine, en quête de modèles, de technique, d'enseignement etc... alors que sur un site d'auteurs comme celui ci, dont une grande majorité prétendent (au sens premier de prétendre et non d'avoir la prétention de, je précise au cas où ;-) ) au statut d'auteurs ou écrivains ou scribouilleur (mot dont l'humilité ne dupe personne au passage...) ou peu importe le nom qu'on lui donne, mais prétendent en tout cas à la production d'une oeuvre, on ne retrouve cette quête de connaissance, de technique ou de modèle qu'en minorité. La majorité est en quête de commentaire ou d'annotation sur son propre texte (et je coupe court aux adeptes du débat sur ceux qui cherchent des lecteur et des likes, J'ai aucune envie d'y rentrer, c'est pas mon propos) mais pas de conception globale de l'écriture, ni même de leur propre conception globale de ce verbe "écrire". Pour avoir aider (avec plus ou moins de succès d'ailleurs) un certain nombre d'auteurs, il faut à chaque fois les sortir de leur texte pour repenser la globalité et soit ils voient même pas l'intérêt et ça les fait chier, soit ils ont jamais eu l'idée de le faire. D'explorer justement les sens du verbe "écrire". Sa transitivité comme l'évoque J.
Cette discussion d'ailleurs me semble bien illustrer le propos : "faut il lire pour écrire ?"
En théorie oui : si tu sais pas déchiffrer les mots tu ne sais pas les tracer.
Maintenant que veux dire lire ? Lire quoi déjà ? Comment ? Il y a des gens comme ton exemple qui lisent peu mais qui ont cette intelligence du langage, cette sensibilité émotionnelle qui fait qu'ils ne lisent pas, ils s'imprégnent des mots.
Que veut dire écrire ? Les mêmes, on ne les lit pas, comme tu le dis très bien on les ecoute écrire.
Tu me connais assez pour savoir que je ne prône pas de suprématie de la formation littéraire, ni le fait qu'on ne puisse pas écrire sans connaître les grandes théorie ou tout ce charabia. Ce n'est pas ce que je défends. De même que je ne défend aucun dogme et que je m'insurge toujours devant de quelconques leçon d'écriture ou méthode. En revanche je défends une ouverture au langage et un questionnement des auteurs. Et en l'occurrence je me questionne sur pourquoi sur ce site, la question qui est posée est "pourquoi écrivez vous ? " et non "que signifie écrire pour vous ?"
Pourquoi sur ce site j'observe une majorité de personne qui ne remettent pas en question ce verbe d'écrire ou leur modalité d'écriture quand ils le feraient pour le dessin ou la musique ?
Ça me fait dire que nous ne sommes pas devenus lecteurs de romans inachevés ici mais lecteur d'auteurs inachevés. Pour moi il manque une étape au processus et pourquoi il manque cette étape, je l'ignore.
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Isabelle K.
Haha !! ^^!
Moment embarrassant.
J'ai relu dix fois je t'avoue parce que j'ai pas compris ou pas voulu comprendre ce que J'ai compris parce que justement c'est toi et même après la distance du lendemain ben je comprend toujours la même chose... du coup tu m'epargnerai d'être trop longtemps ridicule ? (cela dit ça tue pas mais on s'en passe largement et ça m'arrive bien trop souvent ! :-) )
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Isabelle K.
"pied d'estale" ? Rien que ça ? Tu sais ce que je pense de ceux qui m'y collent de force sur ce fameux pied d'estale...

Il y a un truc qui m'échappe : pourquoi t'appuyer sur mes mots pour fustiger "la pyramide savante des mots dont J. E. se dit la référence en affirmant que "écrire, c'est ça"" ?
Car voilà ce que je trouve absurde : brandir l'étendard de ta soi disant ignorance qui t'arrange bien face à un langage qui te rebute sans vouloir saisir ni tolérer que cette façon de parler propre à J. peut être tout simplement son identité comme j'ai la mienne et qu'elle est utilisée ici afin de concilier ce que tu ressens avec ce que je dis.
Il n'y a pas de pyramide savante ici visant à écraser qui que ce soit mais chacun avec sa façon particulière de dire la même chose : qu'écrire une oeuvre c'est probablement chercher le sens de ce mot tant dans sa signification que dans sa destination, retrouver à qui s'adresse ce mot et vers quoi.
Je vois donc 3 façons de dire exactement la même chose, trois singularités, trois identités et trois sensibilités et parmis ces trois là, l'une qui ne tolère pas une autre pour une raison absconse, qui préfère se défendre d'un type de langage au lieu de se saisir d'un débat, préfère s'offusquer d'une forme au lieu de saisir le fond.
Si nous défendons, et je sais que tu comptes dans ce "on", une singularité de voix, une façon propre de dérouler ses idées et son langage au point de tolérer le non conventionnel, d'encourager les tentatives même si elles sortent des diktats du "écrire bien" pour valoriser un "écrire juste" et si nous brandissons le sens comme seul règle avec toutes les définitions de ce mot "sens" je trouve étonnant qu'un langage te fasse réagir ainsi parce que tu lui prête l'intention de "pyramide savante"
Donc non, j'avais beau relire je ne comprenais pas ta réaction. Je comprenais bien que tu disais la même chose que moi mais à ta façon et que tu te sentais "dépossédé de ton vocabulaire" et Je voyais pas en quoi ni par qui. Et la seule explication qui me venait était une mauvaise interprétation de ce que je veux dire car la réponse de J ne me paraissait pas mériter une telle réception (ne me paraît toujours pas) et que j'ai tendance à m'enflammer comme à être maladroite dans mes formulations ou a paraître prétentieuse.
Donc, oui, au bout d'un moment j'abandonne de comprendre pourquoi toi qui défends les paroles et le langage des autres tu refuse l'une d'entre elles.
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Isabelle K.
Ça commence à me lourder l'incapacité des gens à assumer ce qu'ils disent...
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Pepito Resk
Isabelle K., tu parles dans le vide. Laisse tomber, il/elle est partie. On sait même plus à qui tu parles et en plus on s'en fout. Les absents ont toujours tord. ;-))
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Pepito Resk
J'ai un chef qui commande sans jamais avoir bossé, je suppose que pour la kriture c'est la même chose.

Au fait, le chef en question est persuadé qu'il travaille...
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Gigi Fro
t'as pas compris la vie, Pepito, ça s'appelle du management : savoir faire bosser les autres :) un bon chef est un mec qui fait faire son taf par d'autres :)
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JPierre
Donc un bon écrivain c'est celui qui fait écrire ses livres par les autres ^^
Quoique ce fusse déjà le cas pour certains.
Faut que je me remette en question…
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Gigi Fro
XD tu as ta réponse XD
bon, j'ai mal utilisé le mot "bon" : productif ?
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Pepito Resk
JPierre dès que t'as trouvé le sous-traitant idéal, n'oublie pas de dire que la création littéraire est une chose é-pui-san-te. ^^
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JPierre
ou é-puis-et ou ne pas être ^^
é-puis-zut, je préfére productivé tout seul ^^
T'imagine un sous traitant qui écrirait mieux que soi (pas difficile en l'occurrence sans fausse modestie hypocrite) ou pire que soi (pas difficile non plus avec fausse modestie) Que nenni comme disait la compère l'oie…
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Gigi Fro
heu ? tu traites qui d'oie ? XD
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JPierre
Ben le con père loi bien entendu… XD
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Nelliama
Je trouve que les deux sont assez complémentaires. Je me suis mise à écrire parce que je lisais des livres, puis j'ai lu des livres pour trouver l'inspiration, améliorer mon langages et mon écriture. Parfois je ne lis pas pendant de longues périodes pour me rendre compte que j'en ai besoin pour continuer d'écrire.
Je dirais que ça évolue selon les gens, s'ils aiment lire de base ou pas.
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Jack Stanny
Je suis dans le même cas que toi, donc je dis oui c'est possible. (lu juste les livres obligatoire à l'école, je précise...)
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Claire KAPL
Bonsoir, question intéressante. En ce qui me concerne je lis, j'écris. Je relis parfois même mes propres livres... ( Oui oui je sais un peu barge...) Ceci dit écrire sans lire me semble possible mais il faut savoir écrire correctement... Et lire me semble être important pour diversifier son vocabulaire, pour apprendre et s'enrichir... D'ailleurs moi je lis beaucoup plus depuis que j'écris.
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Expos-ito
Au plein de l'écriture je ne peux lire. Mais j'ai beaucoup lu, longtemps déjà, lors vide de ma vie, et je crois que sans ce semage je n'aurais pu ma moisson tardive. Ceci-dit de la réponse dépent de répondre en premier à : Qu'est-ce que l'écriture ? Car si ce n'est qu'à la base, il suffit d'avoir un peu appris à le faire.
Moi même, je suis très incertain d'être à l'écriture mais il me semble que je m'en approche à écrire. A écrire plus qu'à lire.
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AlexandraKean
Et bien ça dépend.
Si être auteur c'est écrire, écrire de tout son coeur, mais c'est aussi prendre en compte ses lecteurs, les faire vivre, les faire ressentir.
Alors pour pouvoir se relire, se repenser, se travailler, se remettre en question, s'imposer des défis, écrire quoi, je dirai qu'il faut d'abord savoir lire.
Mais ne pas lire peut aussi permettre de créer quelque chose d'original, d'insensé et de super génial!
Cependant oui, écrire sans être lecteur et créer un bon contenu, un contenu aimé, est très compliqué. Très, très compliqué.
Donc oui, il faut être lecteur pour être auteur
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DLD
Écrire sans lire, c’est possible.
Écrire sans jamais avoir lu, c’est difficilement concevable. Tu dois connaître un minimum les codes pour pouvoir les reproduire, les manipuler, les contourner.

Je soupçonne certains auteurs de scribay d’ecrire en ayant très peu lu. Ça se sent dans l’ecriture.
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Andy Clarbann
Pour être technique, je vois mal comment on pourrait apprendre à écrire sans apprendre à lire pour commencer

On pourrait retenir des signes par coeur et les retranscrire sans en connaître soi-même la signification, à la manière de la chambre chinoise, mais ça rendrait toute oeuvre originale impossible, on ne pourrait au mieux que copier.

Donc il faut au moins savoir lire pour savoir écrire, et avoir lu pour savoir lire, donc avoir lu pour savoir écrire. Pour ce qui est de la quantité... ça dépend de la qualité d'écriture visée. Tout ce qu'on lit devient un stock, une possibilité en plus dans notre "pool" d'écriture en quelque sorte. Tout comme l'imagination ne se fait jamais ex nihilo (une licorne, ce n'est jamais qu'un cheval avec une corne), l'écriture a besoin de bases à partir desquelles broder, ou à faire interagir entre elles, afin de produire quelque chose de nouveau. Et plus les bases sont larges (et de qualité), plus le produit final a de chances d'être bon lui aussi. On fait pas une statue en marbre avec de la boue.
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JPierre
Sans méchanceté, c'est comme demander: est-ce possible de lire sans écrire? ^^

À se remettre en tête aussi le taux d'analphabètes, non pas dans le monde, mais en France.

Et par extension à la question : une culture existe-t-elle sans écriture et sans lecture ? Question très piégeuse à la réponse pas du tout évidente et, surtout, ouverture de portes très délicates menant droit à l'extrémisme.
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Anthelme
à l’extrémisme ?
Que veux-tu dire ?
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JPierre
Rien que le fait de mettre en avant la lecture et l'écriture peut, de facto, même sans volonté, amener à un élitisme déniant ou minimisant l'intelligence. Sans se poser la question du "qu'est-ce que l'intelligence?"
En outre, autant j'aime écrire et lire, autant je ne suis absolument pas convaincu que ce soit le seul vecteur de communication. Je crois énormément à la culture troubadour ; en ne ramenant pas le terme à sa signification occidentale mais élargie à tous les conteurs oraux tels que les griots, les bardes et autres trouvères.
Reste évidemment à se poser la question de la conservation et de son bien-fondé. Je ne trancherais pas même si j'ai tendance à penser que la culture par transmission est plus ouverte que le livre statique. Ne serait-ce qu'en prenant l'exemple d'un livre religieux qui fait fi de l'évolution en partant du postulat qu'il est universel. Sans le démontrer d'ailleurs au vu de l'état du monde. Il est d'ailleurs remarquable que certains n'ont justement pas traversé les siècles. Modifiés non par l'évolution logique mais pour l'intérêt de quelques-uns (retour au point de départ, élitisme, extrémisme…)
Tout ça est bien entendu très schématique mais induit énormément de questions et postulats.
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Anthelme
Je suis assez d'accord à ce que tu dis, la culture n'est ps forcément marqué sur le papier et gravé dans le marbre: elle bouge, change, se métamorphose, par exemple, même si dans les faits, peu de choses ont changé au niveau vocabulaire/découverte philosophiques depuis 10 ans, tout a changé, le monde et tout le reste.
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Gigi Fro
Pour rejoindre les avis déjà donnés, oui, c'est possible ! On ne devrait pas se forcer à lire quelque chose qui ne nous touche pas. Plus jeune j'aimais écrire, mais ça me gavait lire les lectures imposées et en espagnol (ma langue maternelle) franchement je n'avais pas trouvé d'auteur intéressant, de ceux qui te "touchent". Ce miracle s'est produit avec le français, va savoir pourquoi. Avec le temps j'ai trouvé d'autres auteurs qui me "parlent" et qui n'ont rien à voir avec tout ce qu'on veut te mettre dans la tête pour "rentrer dans le moule".

Si tu ne lis plus, peut être tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied. Laisse-toi guider. J'ai eu une période de vide littéraire (j'en ai honte d'avoir perdu mon temps sur des jeux débiles sur portable XD). Puis je voulais lire dans mes longues heures dans les transports. Quel livre ? Aucune idée. Donc je prenais les recommandations de la médiathèque et je n'ai pas été déçue. Après j'ai trouvé les lectures que je voulais, mais j'aime me laisser séduire par une couverture ou un titre. Parfois un 4ème de couverture. Comme ici !
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Darzel
Je rejoins vivikakashi sur la qualité des livres. Je me souviens de ma rencontre avec Pennac, quand j'ai lu "la fée carabine" pour la première fois. C'était écrit comme aucun autre livre que j'avais eu entre les mains, et ça m'avait scotché. Idem quand j'ai lu mes premiers Stephen King, j'avais été soufflé par sa narration. Et c'est avec Hypérion, de Dan Simmons, que j'ai compris qu'on pouvait raconter n'importe quelle histoire, et qu'en littérature on peut faire ce qu'on veut.

Je pense qu'écrire sans lire, c'est possible. Et je pense pas que ce sera forcément moins bon. Pour moi ça veut rien dire.

C'était mon cas. Comme toi j'avais arrêté la lecture . La faute à l'école, qui m'a fait croire que les livres pour les grands c'était Balzac, Zola, Flaubert, etc., et qu'il y avait rien de mieux. Je m'étais donc dit que la littérature pour les grands c'était de la merde. Et j'avais aussi laissé tomber mes chair de poule, parce que j'étais devenu trop âgé pour continuer de les apprécier.

Mais je continuais à écrire. Et c'était pourri. Mais ça fait pas si longtemps que j'écris des choses lisables (sur mon baromètre tout à fait personnel).

Bref, ce qui est bien avec l'écriture, c'est que n'importe qui peut le faire. N'importe qui. Y'a pas de prérequis, rien du tout.
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Méliné D.
Ça n'a que peut de rapport avec le sujet, mais je me souviens d'avoir travailée dans une entreprise où l'un de mes collègue se vantait de n'avoir jamais lu un livre et d'en être fier. Pour moi qui lis beaucoup, c'était choquant et triste à la fois. Je ne comprends pas qu'on puisse se vanter de se fermer à la culture. Ce garçon n'as jamais finis un livre, une BD ou un manga. Il ne lis pas du tout.

Pour en revenir au sujet, lire d'autres auteurs permet aussi d'agrandir son vocabulaire et de nourir notre inspiration.
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vivikakashi
Ce même individu passe sans doute beaucoup de temps sur Internet à lire X pages du Web. Il n'y a pas que de la qualité, on est d'accord mais il lit malgré lui (et ce qu'il pense...). L'approche "livre papier" classique reste très populaire et survit malgré l'explosion d'internet. Néanmoins, ce qui était chasse gardée des livres est aujourd'hui présent sous d'autres formes: livre audio, emission de télévision/radio, podcast, réseaux sociaux etc...
Les jeunes d'aujourd'hui lisent et surtout écrivent globalement plus que notre génération et c'est un fait indéniable (on peut toujours critiquer la forme et le fond... Mais c'est un autre débat).

Le genre de discours "Je ne lis pas blabla" marche si tu es détaché de tout média, sinon, c'est juste que tu ne lis pas de livre papier, ce qui est autre chose. Néanmoins, la qualité du contenu médiatique tend à devenir assez mauvaise et favorise la médiocrité qui se "regarde sans réfléchir" au lieu d'un contenu plus intellectuel soit disant "prise de tête".
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Gigi Fro
C'est comme les gens qui se vantent de ne pas avoir de télé à la maison ! j'avais une collègue qui se sentait "intellectuelle" pour ne pas avoir de télé à la maison (car c'est pour le "bas peuple", tu vois ?). A la fin, cette fille était bien plus au courant des séries télé que moi XD car mademoiselle ne regardait pas la télé, mais du streaming sur l'ordinateur donc "c'est pas pareil, tu vois ?" à la fin elle s'abrutit de la même manière ! mais les gens sont d'un snobisme qui dépasse ma compréhension.

Par contre, quand je dis que je ne regarde pas la télé, j'en ai bien une :P mais si je la regarde, je n'écris pas ou je ne lis pas. Les journées ne sont pas assez longues ! :)
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Méliné D.
Vivikakashi:
Les seuls choses qu'il lisait était les instructions des notices d'utilisation( pour la réalisation de chaque pièce, nous sortons sa fiche technique qui comprends la description de sa fabrication) et ses messages/courrier officiel, ect.

Il sait lire mais à une utilisation pratique de ceci et non pour le plaisir. Lui qui était fan de sport ne lisait même pas d'article se rapportant à sa passion, le programme suffisait amplement à sa satisfaction. Il était vraiment comme tu dis détacher de tout média écrit( papier ou écran).
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Méliné D.
Gigi:
J'avais une patronne qui n'avait pas la télé chez elle pour obliger ses enfants à sortir et à faire preuve d'imagination pour s'occuper et ça à plutôt fonctionner je pense même s'ils lui en voulait de ne pas avoir eu une enfance comme les autres.
Ma patronne regardait les reportages d'arte en replay quand ils dormaient, mais ce n'est arrivé qu'assez récemment donc pendant longtemps elle lisait simplement le journal( quand elle avait le temps parce qu'elle m'a pris chez elle et elle bossait dur, genre 19h sur 24. On se levait à cinq heure pour aller bosser, puis on bossait on rentrait vers 19h elle faisait à manger et elle retournait travailler jusqu'à onze heure minuit).

Personnellement, j'ai toujours eu la télé mais aucun accès à celle-ci pendant très longtemps ou alors très contrôlé par mes parents qui s'assuraient qu'on ne regarde que des documentaires, le film du samedi soir( même maintenant alors que j'ai mon chez moi cette habitude m'est restée J'arrête de jouer et je me pose devant un film), et des séries de leur enfance. Ce n'est que vers quinze ans que j'ai pus la regarder librement( mais ado quand je suis devenus un peu plus téméraire et futée j'attendais qu'ils soient absent pour l'allumer).

Ce gars aussi se sentais intellectuel aussi parce que libre de toute influence selon lui, mais il regardait un max de série et de film donc pas tant que ça
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vivikakashi
Il est tout à fait possible d'écrire sans lire. C'est juste plus compliqué d'y arriver et ce, pour deux raisons très simples:

1) Le risque de cliché. Ce qui peut sembler être une bonne idée a peut-être été déjà imaginée des dizaines de fois. Une intrigue, un caractère de personnage... Lire permet d'éviter ce genre de problème en évitant les sujets récurrents.

2) Une compréhension de l'architecture d'un livre. La meilleure intrigue n'est rien si l'écriture ne peut pas la mettre en valeur. Lire permet de voir les méthodes des auteurs pour développer une idée, créer une ambiance etc...

Bref, lire permet de travailler l'aspect "mécanique" d'un livre, ce qui est important. Néanmoins, il est tout à fait possible de s'en passer en lisant "moins" mais "mieux" (un bon livre vaut mieux que 15 mauvais d'un point de vue de la forme) ou en ayant un talent naturel...

C'est d'autant plus vrai pour les textes longs tels que les romans qui nécessitent une rigueur bien plus grande que les "petits textes". Pas qu'ils soient plus "durs" à écrire, loin de là. Ils demandent juste une plus grande rigueur au niveau de la mise en place du plan et du cycle d'écriture. Ce n'est pas pour rien que beaucoup grattent de "petits textes". Ca demande un investissement plus court donc moins de risque d'abandon, plus facile d'imaginer une histoire courte sur 10 pages qu'un périple sur 10 tomes de 500 pages. Dans le cadre des nouvelles, l'auteur se focalise sur un phénomène précis, bien délimité alors qu'un texte long est beaucoup plus flou, plus complexe car il y a bien plus d'éléments à retenir, mutualiser... Ce qui demande une rigueur plus grande.
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littlebirdwriter
Je suis exactement dans un même cas ! Plus j'écris, moins je lis. Je me demande parfois si le fait de porter tant d'importance à l'écriture ne nous durcirait pas au niveau de la lecture. Je suis de moins en moins tolérante avec mes lectures, toujours à voir les défauts des livres plutôt que leurs qualités. Quand je tombe sur un livre que je félicite vraiment, c'est plutôt rare ! Dur dur, donc, de ne pas critiquer ses lectures...
Mais il est vrai que malgré tout, il est important de lire, surtout à nos débuts et si l'on veut progresser. Lire ne permet non pas de plagier des idées (comme certains pourraient penser), mais d'affiner nos plumes avec le jeu des mots, des phrases peut-être complexes et frappantes qui vont s'imprimer dans notre esprit... Mais encore faut-il trouver LE bon livre pour cela ! Je pense que ce n'est pas le grand lecteur (lire beaucoup d'oeuvres, pas spécialement correctes) qui fait un écrivain.
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Darzel
Il faut dire aussi qu'il y a énormément de livres publiés qui sont quand même très moyens. Voir carrément merdique. Ce qui fait que, sans m'en rendre compte, je m'en tiens aux auteurs que je connais, dont je suis à peu près sûr de ne pas être déçu. Mais je tente le plongeon vers l'inconnu de temps en temps, et parfois je trouve des petites perles.
Les bons auteurs ça court pas les rues. C'est comme les bons films : sur tout ce qui sort, il y a un bon paquet de navets, énormément d'oubliables, quelques uns bons, et une poignée de géniaux.
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littlebirdwriter
C'est exactement ça ! Malheureusement...
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Aria
Je suis de ton avis. Je ne trouve plus de quatrième de couverture qui me passionne. Et le problème avec moi, c'est que si je n'accroche pas à la première page, le reste me semble fade et insipide (comme pour les films). Selon-moi, c'est l'introduction qui fait tout le charme d'un bouquin (mais ceci est un autre débat). @Darzel
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Aria
Je pense, qu'en effet, il est important de lire pour développer son propre style. Il faut s'inspirer de qui existe tout en essayant de sortir du lot (ce qui n'est pas toujours évident). Mais comme je ne lis plus, je me demande si je fait bien d'écrire. Mais comme certains l'ont dit : "Si on veut écrire, on doit le faire." @littlebirdwriter
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Gigi Fro
vous êtes exigeants ! XD donnez une chance :P aventurez-vous ! :)
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Aria
Haha, tu as raison petit canard ! :D
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