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Structure des dialogues

par R. F. Castel  il y a 1 an

Suite à quelques divergences d’opinions, je souhaiterais mettre en avant la problématique des dialogues dans les œuvres, vu que je n’ai pas trouvé de sujets correspondants.

Je me réfère là au fait que depuis les années 90, il y a eu d’immense changement dans la langue françaises. Que cela soit sur un plan orthographique ou autres formes d’écritures, telle qu’inclusive. Des variantes qui se sont peu à peu encré dans les habitudes de certain et me poussent à me demander pourquoi ne pas renverser également les barrières des structures littéraires. Tout comme il en est déjà le cas pour la fameuse écriture à droite pour certains dialogues ou échanges qui se réfèrent au SMS.

En ce qui me concerne, j’ai pris pour habitude d’étaler mes dialogues sous une forme Italique, afin de les différencier des incises. Je sais que certain n’aime pas et que cela ne se fait pas d’ordinaire. Pourtant, sur le plan visuel, ça me parait plus propre, en plus d’en faciliter la compréhension. Non pas celle du texte, évidemment, mais celle de sa structure.

Du coup, j’aurai souhaité connaître vos points de vus sur ce sujet qui, et je le sais déjà, ne fait pas l’unanimité. (donc, veuillez ranger armes, couteaux à beurre, petites cuillères, cure-dents, poèles et autres brosse à cheveux, afin d'éviter tout conflits inutiles) ;-)

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Daegann
Les changements dans le vocabulaire oral ou l'apparition du language SMS sont lié à des évolutions culturelles ou répondent à un besoin donné (limite de 160 caractères et rapidité d'écriture pour le SMS). Elles sont rarement forcé (elles peuvent être influencer mais elles se répandent naturellement) dans tout les cas ça répond à des besoins.

Pour les oeuvres littéraires, ça évolue aussi. Plus lentement mais ça évolue aussi. Prend des bouquins d'il y a 300 ans, 100 ans ou 1 ans et tu verras des différences de vocabulaire, de style, d'utilisation de la ponctuation, de codes. C'est juste que c'est un média qui n'a pas besoin d'évoluer aussi vite que l'oral.

Quant à utiliser de l'italique pour les dialogues, pourquoi pas mais j'ai envie de dire : pourquoi (tout court) ? Je veux dire ça correspond à quel besoin ? Celui faire différent pour faire différent ? Si c'est juste ça, je dis que c'est une mauvaise raison. Si par contre ce n'est pas ça et qu'il y a un sens réfléchi à cette décision, alors peut-être que ça peut être une bonne idée, faut voir.

En l’occurrence tu dis que c'est pour rendre la structure plus lisible. Ce à quoi je t'opposerait que l'italique est plutôt utiliser pour décrire des pensées (bien que ce ne soit pas obligé non plus) et que cela peut donc générer une confusion au départ. Alors oui, on va finir par s'y habituer au sein de ton oeuvre mais s'il doit y avoir un temps d'adaptation, c'est que peut-être ça ne facilite pas la lisibilité ? (et dans ce cas ton avis ne compte pas vraiment dans le sens ou étant l'auteur, tu es forcément habitué à ce code puisque tu l'utilise depuis un moment, pour toi c'est naturel et effectivement plus lisible, mais ce n'est pas forcément le cas pour un lecteur qui débarque sur ton oeuvre ^^ ) Si ce code était répandu et que les lecteurs avaient l'habitude, peut-être que ton objectif de lisibilité serait atteint, mais il faudrait alors trouver un autre code pour les pensées car il y aurait conflit entre ces deux codes.

L'évolution naturelle actuellement tend à utiliser l'italique pour les pensés plutôt que pour les dialogues. Pour marquer la distinction dialogue / incise, il y a les guillemets qui sont déjà utilisé pour ça. C'est peut-être moins jolie mais ça existe et c'est un code connu et accepter de tous. Bref, ton code ne fait que remplacer un code existant par un autre qui est lui même utilisé pour autre chose, ce qui va donc gêner la majorité de tes lecteurs (au moins au départ) sans que ce soit réellement utile.

Bref, innover et ajouter des nouveaux codes, si ça a un intérêt, je dis oui. Peut-être que ça deviendra un standard un jour. Mais changer des codes existants par d'autres, je ne vois pas trop l'intérêt (encore si ça améliore vraiment l'ancien code sans créé de confusion, oui pourquoi pas. Mais si ça ne l’améliore pas ou que ça crée une confusion avec une autre utilisation de ce code, là clairement, je vote non).
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R. F. Castel
Je n'avais pas prêté attention à ce problème de "pensé". D'autant plus que je les précise en incise. De plus, afin d'aérer le tout, j'ai toujours préféré les tirets cadratins aux guillemets qui sont plus massif. Néanmoins, je n'avais pas non plus prêté attention aux lecteurs qui allaient se y trouver une confusion.
Merci de m'avoir relevé ce dilemme :-)
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Daegann
Pas de soucis. C'est pas toujours simple de s'y retrouver. Il y a souvent plusieurs façon de faire, parfois ce sont des conventions bien établi mais parfois non ou avec un flou. Parfois on est aussi confronté à des choses qu'on ne voit pas tout le temps et on ne sait pas s'il existe un code ou non pour ça.

Au final il y a souvent une adaptation personnel voir des "innovation" dans la façon dont on écrit. Le principal est que l'on s'y retrouve en écrivant mais il faut pas perdre de vue que le lecteur aussi doit pas être perdu (ou alors il faut que ce soit intentionnel mais on risque de perdre les gens que ça gêne trop en cours de route ^^)
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R. F. Castel
Oui, c'est certain que l'opinion des lecteurs prime sur la façon de faire de l'auteur. D'où le sujet lancé ! Vu que j'ai eu des remontés qui traitait justement de ce lapsus. Des avis partagés, alors que je ne percevais pas forcément le fondement.
Du coup, avec ces avis et conseils qui m'ont été donné, je parviens mieux à comprendre ce qui dérange. Encore merci :-)
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Dldler
Quel beau sujet !

Je me pose personellement la question en termes de normalisation et d'intention.

Je vais évacuer très vite une catégorie qui m'intéresse peu : ceux qui ne veulent pas se compliquer à apprendre à taper des « guillemets » (français ou anglais) et des — tirets cadratins.
Évidemment, pour celui-là, une seule chose compte : si le texte à une force suffisante, ses lecteurs feront l'effort. Sinon, il lui restera le choix de critiquer leur stupidité… ou de trouver quelqu'un pour faire le boulot ingrat à sa place.

Pour les autres ? Une fois que l'on connaît la convention, qu'on a appris à l'utiliser, le choix entre l'appliquer ou non à du sens. On peut le poser par choix de modifier, influencer les habitudes.

Les utiliser : c'est profiter de l'effort d'harmonisation entrepris par les typographes depuis Gutenberg. L'harmonisation crée une norme, et la répétition de la norme permet au lecteur d'avoir une lecture de ce que l'on nomme le gris typo.
Le gris typo, c'est ce que l'on voit d'un texte en plissant les yeux jusqu'à ce que les caractères deviennent flous. Dans cette "bouillie", les blancs se mettent à ressortir. Un tiret cadratin par exemple assure un blanc très fort. Les ponctuations disposant d'une espace avant et une autre après, ressortent également (c'est l'exemple du deux-points que Nathalie Sarraut dénonce). Le lecteur (expérimenté) s'appuie, de façon consciente ou non, sur ce gris typo dans son approche de lecture. L'exemple le plus extrême, c'est le lecteur qui tourne la page, et découvre une nouvelle double, sans blanc, alors il soupir d'ennui de penser, à tort ou à raison, qu'il va se taper une très longue description. Celui-là va "sauter" sans remords au dialogue suivant qu'il repérera très facilement… grâce au gris typo. Dis comme ça, on pourrait penser que la norme est inutile. Il faut compenser par des exemples déjà cités : une pensée, en italique, sera rapidement perçue comme telle, un aparté gagnera en sens, etc. La norme apporte donc des subtilités, des finesses adressées au lecteur, à la disposition de l'auteur… s'il le souhaite. Il faut savoir que l'approche des typographes a toujours été de donner du sens à ces règles (que l'on regroupe dans l'orthotypographie) en restant le plus transparent possible, en s'immiscent le moins possible visuellement, en hiérarchisant ses immiscions, et que c'est bien la norme, la fréquence, la répétition de la règle qui permet de transmettre un peu plus que le sens des mots. Et plus la norme est respectée, plus on peut aller loin dans la finesse du non-dit verbal. Mais là, comme ailleurs, maîtriser les finesses de la norme et de ce gris typo, ce n'est pas l'assurance d'écrire quelque chose d'intéressant.

L'autre démarche, c'est de considérer que le gris typo "spoile" le lecteur sur le contenu du texte. Qu'il l'endort dans un confort. Que la norme lui permet d'accéder trop facilement au sens. Que cela lui permet de survoler le texte (de zapper les descriptions pour reprendre le même exemple). Que cela lui permet d'avoir un regard clair et net, aussi sur la situation. Aussi, si l'auteur souhaite, lui, immerger son lecteur et lui imposer une lecture focalisée, s'il veut gommer toutes les imperfections du gris typo, le choix répond à une intention, même si celle-ci est de déboussoler le lecteur, de lui offrir de l'inconfort, de le déstabiliser. Cela devient un outil narratif. Une intention, donc, qui normalement doit avoir un rapport avec le texte, le sujet, le traitement.
Mais, à ce jeu, il y a deux prérequis (et-demi).
1) Que la norme existe et qu'elle soit maîtrisée par l'auteur. Sinon, il ne travaille qu'en fonction de son ressenti personnel, et il n'a alors aucune maîtrise de l'effet produit sur le lecteur. Il risque que son choix soit contre-productif à son intention.
2) Que la norme soit suffisamment appliquée pour que le lecteur en soit imprégné. Car, question gris typo, on joue beaucoup sur une vision inconsciente. Si l'inconscient n'est pas assez solide, l'interpeller ne sera pas sensible. Alors, à quoi bon ?
2.5) Il y a le même risque si trop d'auteurs sortent de la norme. Si le lecteur est trop souvent sollicité dans cet inconfort, il s'habituera, s'adaptera, et donc l'effet sera anéanti.

Alors, ceci posé, mettre les dialogues en italique, pourquoi pas ? Il faudra trouver autre chose pour indiquer les pensées intérieures (à moins qu'il n'y en ait pas) et c'est toujours possible.
Italique, plus tiret cadratin (plus une marge ?) ça commence à faire beaucoup. J'ai été jeter un œil à tes textes (j'ai survolé, mais c'est aussi l'idée développée dans cette idée de gris typo), ça donne un côté sentencieux à tes dialogues. C'est très marqué. On n’est plus dans la finesse, il y a une certaine brutalité dans le procédé. Surtout que se sont souvent des pavés, genre discours. Pas de petits échanges à brûle pourpoint (sinon, c'est que je n'ai pas assez visité). Sans être entré dans le sens du texte, ça m'a semblé transmettre un côté "légende". Un côté, disons, ampoulé. Ça donne de l'importance au propos, comme un discours plus qu'un dialogue. Un débat. Une tribune. Comme une chanson de geste, aussi.
Voilà en quoi, à mes yeux, tu modifies cette fameuse norme dans ta façon de faire. Si ça correspond à ton intention, si ça a du sens, alors, tu as tout bon.
Sinon… je ne suis pas fan.
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Vicomte Bidon
Intéressant ton propos. Je ne connaissais pas le gris typo. c'est un détail mais je n'ai pas compris le passage " L'exemple le plus extrême, c'est le lecteur qui tourne la page, et découvre une nouvelle double, sans blanc," c'est quoi une nouvelle double ?

PS je me suis aussi demandé si la mise en page des dialogues avec une marge dans les textes de R. F. Castel était voulu... je n'en vois pas trop l’intérêt et je n'aime pas trop.
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Dldler
Une nouvelle "double page".
J'ai le souvenir des Chouans, de Balzac, et de son introduction interminable. Lassé des descriptions, je me suis mis à tourner la page, jeter un œil à la double page suivante, n'y voir aucun dialogue, et de feuilleter ensuite jusqu'à trouver le premier tiret cadratin.
C'est ça, le plus visible des indices que notre œil peut glaner dans le gris typo.
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R. F. Castel
Merci Dldler
Je ne connaissais pas non plus ce gris typo. Mais c'est vrai qu'en retournant une page, (en tout cas pour ma part) on a tendance à regarder le bloque général, avant de se lancer dans la lecture à proprement dit.
Comme tu l'as relevé, j'ai effectivement de gros pavés de dialogues et c'est un peu par eux que l'histoire se dévoile. Cela-dit, je n'avais pas prêté attention à ces côtés "brutal" ou "légende". Merci de me l'avoir remonté :-)
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R. F. Castel
Vicomte Bidon Je n'ai pas trop très bien compris ce que c'est cette "marge" dans les textes ? °~°
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Vicomte Bidon
exemple, premier dialogue de https://www.scribay.com/text/844890547/-7eme---la-quete-de-verite---partie-1-/chapter/155805
le mot "collègue" qui est sur la deuxième ligne de ce premier paragraphe de dialogue devrait être aligné avec le reste du texte (avec "breuvage" au dessus par exemple), sur ton texte il y a une marge, de même pour les lignes suivantes de ce paragraphe. Ouvre n'importe quel bouquin, tu verras la différence,
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R. F. Castel
Oui mais là, je n'y peu rien moi. C'est la mise en page automatique de Scribay ça.
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Gruik
Pas si sur... Quand je copie / colle ce dialogue dans Writer il affiche une liste à puces au lieu du tiret cadratin. Peut-être que sur ton document original tu as des tirets de listes et pas des tirets cadratins. J'ai testé sur un de mes scribouillages et ça marche.
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R. F. Castel
Le fait est que j'ai, jusqu'ici, utilisé le tiret proposé par les options de la plateforme, je vais donc rectifier mon tire et remplacer mes tirets de liste sur mes fichier word, Merci ! :-)
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Dldler
Ce qui répond un peu à ma question du début… tu subis. Si tu subis, tu ne poses pas un choix affirmé. Tu poses un choix palliatif. Apprends à faire un tiret cadratin, utilises-le un certain temps, tu pourras ensuite te poser la question de ce que l'italique ou tout autre ornement apporterait à ton lecteur. Avis personnel, bien sûr.
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R. F. Castel
En tenant plus compte des motifs donnés que des avis partagés, j'ai déjà modifié mes dialogues, (même si d'un point de vu visuel, je trouve ça moins claire. Faudra sans doute que je m' habitue) :-S

Et oui, je suis contraint d'avouer que je "subis". Et pas qu'un peu ! vu que je soupçonne qu'on va bientôt me dire qu'en français on ne doit jamais mettre de consonne dans les mots.

Et non, je n'imposais pas mon point de vue de façon affirmative, étant donné que je n'ai pas vraiment de pouvoir décisionnelle sur ce point, C'était juste un point de vue personnel que je souhaitais approfondir.
Je savais que les avis étaient partagés. Et comme les contres ont été accompagnés de justifications, je me dois de me remettre en question, :-)
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R. F. Castel
Blaue Eule Aucun risque que tu t'attires les foudres,vu que les règles sont définies. Il y a des changement auxquels je n'adhère pas non plus :)

Dans mes dialogues, je favorise les incises à la fin, qui a le couper en deux pour ne pas qu'il soit trop long, Et c'est justement dans es incise que je précise un éventuel comportement ou, lorsque c'est le cas, si c'est une pensée. De plus, j'utilise des cadratins, qui m'apparaissent bien plus propres que les guillemets. En revanche, je ne comprend pas non plus le sens du "gras" qui fais un peu épreuve scolaire de français à mon sens.
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Guillaume Roussard
Tiens, c'est amusant que ce sujet vienne dans la discussion. J'ai justement utilisé les italiques dans un dialogue, pour marquer un changement de prononciation. Mais je trouve que mettre tout le dialogue en italique ne le démarquerait pas assez du texte. Pour moi, l'italique marque quelque chose dans le corps narratif qui se distingue du phrasé normal du texte, et plutôt dans le sens d'une dégradation, d'une urgence.

Mon exemple :
«C'est toi qui l'as fait embaucher. Tu ne te rappelles pas ? »
Et il prend un ton de voix haut perché, singeant l'accent de l'américain.
« _Je ne comprends rien de ce qu'il raconte, il faut lui faire une proposition._ On t’a suivi, on lui a fait une offre, et une bonne. On a misé sur lui, on vous a fait confiance. »
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R. F. Castel
Pour ma part, j'utilise tout de même les cadratins pour les dialogues. Non pas que les guillemets me dérangent, mais je trouve qu'ils ont tendance à alourdir. (pas le texte, mais sur un point de vue visuelle, c'est plus "massif" qu'un simple -
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Expos-ito
Hum... je connaissais peu toutes ces conventions de dialogue. C'est très interessant pour moi de les voir exposer, et surtout de constater que plus que posés par loi elles sont imposés par us. J'avais observé que, quoique fut celle choisie toujours se trouvait un lecteur pour dire : ce n'est pas ainsi que l'on fait. Et se trouvera tant que cela sera au goût de, aussi je suppose qu'il faut choisir sienne avec suffisamment de clarté et constance pour en informer son lecteur.
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Hel
C'est vrai que le gras je comprends pas, d'ailleurs passé un moment je voyais (ici ou ailleurs) plein de texte tout en gras, je comprend pas, je me disais un hasard de touches enfoncées.
Le gras c'est pire que les guillemets ! :)
Sinon l'italique me gène pas, mais ça dépend comment, mais l'italique on peut jouer pour distinguer des voix, moi je m'en sers souvent ( je réalise là) quand une certaine voix revient dans un texte, comme un écho, mais c’est une voix qui n'appartient qu'à une seule personne. (ou d'autres trucs mais qui ont pas avoir avec des dialogues)
Je pense que ça passe, passe naturel, quand il y a du sens au choix.
Je pourrais même en trouver au gras (mais vraiment peut-être) avec une explication sympathique.
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Hel
Bah j'ai vraiment l'impression que cela dépend du texte, en tout cas pour moi à l'écrit, des choses qui me gênent sur un écrit ne vont pas me gêner sur d'autres, et il y a même une fois où j'ai marqué avec des /, et ça je ne saurais l'expliquer, ça correspond dans mon idée à quelque chose que je voulais marquer ainsi, ça me donne une certaine impression de rythme (enfin je vais pas commencer à expliquer des trucs farfelus au possible que je ne sais pas trop expliquer en plus).
Je crois au final, que c'est une question personnelle, et que finalement la réponse et le tranchement appartient au sentiment de clui qui écrit, même si perso quand je vois guillemets + cadratins ( enfin quand ils sont pas remplacés par des tirets moches * coucou Nico* + je sais pas quoi ou juste guillemets je fais des syncopes, mais voilà je crois que ça coule de soi-même à l'écriture ces choix-là, avec cette idée que cela dépend du texte aussi.
Je suis brouillon parce que je suis plus en réflexion qui cherche que réponse que j'aurai trouvé, plus des impressions, sensations.
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Vicomte Bidon
Par rapport à ton sujet (la structure du dialogue), je trouve que ton passage :
« Je me réfère là au fait que depuis les années 90, il y a eu d’immense changement dans la langue françaises. Que cela soit sur un plan orthographique ou autres formes d’écritures, telle qu’inclusive »
est un peu à côté de la plaque. Le questionnement sur le forme du dialogue ou plus généralement sur l’écriture, les tentatives de "renversement des barrières de la structure littéraire" n’ont pas attendu les années 90, et je n’ai pas du tout l’impression que depuis on a vécu une révolution,
Par exemple dans les années 50 Nathalie Sarraute écrivait (dans conversations et sous conversation) :
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Rien n’est moins justifié que ces grands alinéas, ces tirets par lesquels on a coutume de séparer brutalement le dialogue de ce qui le précède. Même les deux points et les guillemets sont encore trop apparents, et l’on comprend que certains romanciers (Joyce Cary notamment) s’efforcent de fondre, dans la mesure du possible, le dialogue avec son contexte en marquant simplement la séparation par une virgule suivie d’une majuscule.
Mais plus gênants encore et plus difficilement défendables que les alinéas, les tirets, les deux points et les guillemets, sont les monotones et gauches : dit Jeanne, répondit Paul, qui parsèment habituellement le dialogue ; ils deviennent de plus en plus pour les romanciers actuels ce qu’étaient pour les peintres, juste avant le cubisme, les règles de la perspective : non plus une nécessité, mais une encombrante convention.
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extrait de http://la-grammaire-de-forator.over-blog.fr/article-le-dialogue-selon-nathalie-sarraute-les-maladies-du-dialogue-de-roman-8e-partie-62337530.html

de la même page, un autre extrait :
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À la suite du Sartre de Situations I et à l’instar du jeune Roland Barthes, qui venait de publier Le degré zéro de l’écriture, Nathalie Sarraute entend rompre avec un art qu’elle juge périmé. Elle ne veut pas faire partie de ces romanciers qui « continuent à se servir avec une heureuse assurance des procédés du vieux roman ».
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Nombreux sont ceux qui ont testé d’autres manière de faire des dialogues, en les insérant dans le texte sans marque particulière par exemple.

Et en remontant bien plus, loin on peut voir par exemple dans Jacques le fataliste de Diderot plusieurs formes de dialogue :
la classique :
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et Jacques dit à cet interlocuteur indiscret : « De quoi te mêles-tu ?
– Je me mêle de mon métier ; je suis chirurgien à votre service, et je vais vous démontrer… »
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la théâtrale :
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LE MAÎTRE
Tu as donc été amoureux ?
JACQUES
Si je l’ai été !
LE MAÎTRE
Et cela par un coup de feu ?
JACQUES
Par un coup de feu.
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Un mélange
Après une courte pause, Jacques s’écria : « Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret !
LE MAÎTRE
Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n’est pas chrétien.
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Ou des dialogues avec le lecteur, directement intégré dans le texte :
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Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien
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Pour en venir à ta façon de faire. J’aime l’italique à petite dose, dès qu’il y en a beaucoup je trouve ça lourd, mal aisé à lire. Du coup, si dans ton texte il y a peu de dialogues, ça pourra m'aller (bien que je trouve cette façon de faire un peu lourde), s’il y en a beaucoup, ça ne me plaira pas.
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Hel
Super intéressant notamment l'extrait de Nathalie Sarraute (psst tu as écrit Nathalie dans Sarraute^^) c'est marrant comme ça se rapproche de mon ressenti parfois avec la ponctuation et l'idée de fondre, de choses qui marquent trop, je pensais même pas trouver des échos quelque part. Je ressens d'ailleurs la même chose avec les points d'exclamation qui me font l'effet de surligneurs fluos, mais ça c’est peut-être juste moi.
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Vicomte Bidon
Merci Hel. (j'ai corrigé comme il se doit le "dans" vagabond). Pour les points d'exclamation, je pense que tu n'es pas la seule. :-)
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Vicomte Bidon
PS Pour R. F. Castel . je n'avais pas compris que tu mettais en italique en plus des tirets cadratins, je croyais que l’italique remplaçait les tirets, mais comme je n'arrivais pas à bien comprendre comment, je suis allé voir... Ah ben là ça va pas, (à mes yeux) tu rajoutes de la lourdeur, de la complexité là où il y en avait déjà peut-être trop. c'est ceinture et bretelles. j'ai l'impression en tant que lecteur d'être pris par la main comme un tout petit enfant : attention là tu vois c'est des dialogues, je mets des tirets et puis des italiques... et pourquoi pas souligné, en gras, et en majuscules aussi ;-)
PPS je blaguais en parlant de gras, mais je vois que tu as osé le gras plus l'italique dans ton prologue... j'ai les yeux qui saignent ;-)
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R. F. Castel
Vicomte Bidon Il y a effectivement toujours eu du changement dans les formes d'écritures ou structurations des écrits. Je pense d'ailleurs qu'il y en aura encore et toujours :-)
Quoi qu'il en soit, merci pour le liens et ces quelques exemples parfaitement clair.
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R. F. Castel
Vicomte Bidon Oui, le prologue et lourd, je le sais et c'est un peu volontaire, vu qu'il s'agit là d'une prophétie. Et comme je n'ai pas eu de retour sur ce sujet, il est resté dans cette état de lourdeur,
Merci de me l'avoir relevé ! :-)
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Eric Kobran
Il me semble que l'italique est déjà utilisé dans la typographie littéraire pour exprimer une pensée du personnage, ou pour souligner l'origine étrangère ou exotique d'un mot (par rapport à la langue du personnage).

Le dialogue étant indiqué par un guillemet ou un tiret cadratin, et la très grand majorité des romans n'ayant pas fait le choix de l'italique, je ne vois pas l'intérêt de forcer encore la différence entre le récit et le dialogue.

Ceci dit sans épée ni plume :)
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R. F. Castel
Je conçois effectivement que cela pourrait poser problème selon la façon dont les dialogues sont construit.
Pour ma part, les incises en cours de dialogues m'ont toujours un peu perturbés. C'est ce qui m'a incité à ne les mettre qu'a la fin, précisant au passage, lorsqu'il s'agit d'une pensée.
Restent, comme tu l'as précisé, le problème des mots "étrangers" qui en générale se trouvent dans les textes. Pour les rares fois où ils sont pris dans les dialogues, je clarifie leurs sens dans les incises justement.
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Vicomte Bidon
peux-tu donner un exemple d'incise dans les dialogues qui pourrait être perturbante ? j'ai l'impression de ne pas bien saisir ce qui t'a amené à écrire en italique en plus des tirets.
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R. F. Castel
J'ai toujours favorisé les incises en fin de dialogues. Quitte à couper un dialogue en deux. Du coup, il m'apparaissait plus propre de mettre la partie "parlé" ou "pensé" en italique, afin de la différencier de l'incise.
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Vicomte Bidon
Un petit exemple ? Je suis retourné sur ton texte mais je ne vois toujours pas ce que tu veux dire.

edit : ça y est je viens de comprendre, je n'étais pas sur la bonne définition d'incise. tu parles de "dit-il", "affirma-t-il en tapant du poing sur la table" ce genre de chose ?
je comprends ce que tu veux dire mais pour moi il n'y a aucun problème, on fait bien la distinction avec le discours. sans avoir besoin d'artifice supplémentaire.
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DLD
D'accord avec noxtatythélie.
En plus je rajoute que l'italique, le gras, c'est l'ancêtre du stabilo. Ca sert à mettre en valeur certains mots ou groupes de mots. Si tu l'utilises systématiquement pour tous tes dialogues, l'effet "mise en valeur" ne fonctionne plus. Ca devient de la déco, de la surcharge, et c'est pénible.
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Kirsten Reeves
Je sens que je suis la "divergence d'opinion" ^^
*range sa règle* (chacun ses armes)...
L'italique me gêne, personnellement, car je trouve cela plus difficile à lire et plus usant pour mes pôv petits yeux. Et c'est vrai que je ne comprends pas leur utilité dans ce cas là. Mais je respecte tout à fait la liberté des auteurs et leurs choix.
Je pensais justement au choix de @Séverine B.@ avec qui j'ai également eu cette discussion. Elle utilise les italiques dans des dialogues passés et pas pour des discussions internes (bon, c'est plus compliqué que cela car le contexte l'est).

Si c'est justifié, je ne peux que te suivre. Seulement sur le plan visuel, je trouve au contraire que cela complique la lecture et ne la simplifie pas. Mais cela ne m'empêchera pas de continuer à lire ! ^^
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R. F. Castel
C'est vrai qu'en ligne, l'écriture "italique" s'affine et devient sensiblement plus petite.
Lorsque j'ai créé mon "roman", j'ai fais la mise en page en tenant compte de ce dilemme. C'est pourquoi j'ai agrandi les parties italisées, afin de garder les même hauteurs de lettres. Et... honte à moi ! Je n'ai pas pensé un instant au fait que pas tout le monde à la même vue.
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Xris
Je me suis souvent posé cette question...
Alors qu'en fait c'est très simple... il n'y a absolument pas de règles. Il y a des conventions, des habitudes, mais rien de strict, c'est au choix de l'auteur.

Verbes insertif, signes typographiques et tout le tralala ne sont pas obligatoires, même si c'est la vieille habitude.

Stendhal utilisait les guillemets puis les tirets pour les répliques, Flaubert utilisait les triret + les guillemets (les deux signes à la suite), A. Cohen n'utilisait que les tirets, Duras utilisait le discours intégré, Oster n'utilisait rien de tout ça, il va à la ligne, pose la réplique et va à la ligne pour la suivante, etc.
Et ces mêmes auteurs ont changé de style entre deux oeuvres (Flaubert, Duras, Oster...).

Perso j'adapte en fonction de ce que j'écris, en général je suis la vieille méthode (guillemets puis tirets) ou alors j'utilise des italiques, j'aime bien cette idée ! (inspirée de Flauflau)

Sinon je suis friande de l'usage anglais qui encadre chaque réplique de guillemets, c'est logique et clair. Les premiers auteurs français ce sont vraiment cassé la tête pour rien à l'époque. x)
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Eric Kobran
Il me semblait que justement l'usage anglais avait enlevé tous les guillemets qu'on s'impose en français pour ne garder que le tirer cadratin ?!?
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Eric Kobran
C'était peut être un abus de langage de ma part. J'évoquais la pratique de l'édition anglo-saxonne, qui supprime tout guillemet pour ne garder que le cadratin.
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Gigi Fro
Non tu ne t'attires pas les foudres ^^ pas les miennes en tout cas.
Ce que je constate dans pas mal de lectures est que peu savent (et ne veulent pas écouter) pour les règles avec ouverture / fermetute de guillemets.
Autant favoriser la manière "simple" à l'anglosaxonne
Signé Mme Pourquoi-se-compliquer-la-vie
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Auteur inconnu
Moi j'utilise le cadratin après avoir passé une ligne.
Je suis passée des guillemets au cadratin après avoir lu Amélie Nothomb.

Au besoin, j'utilise un verbe de parole mais dans la plupart des cas, je préfère donner un indice dans le dialogue pour que le lecteur comprenne qui parle.

Après, rien ne t'interdit d'user d'autres techniques, du moment qu'elles sont claires dès le début et qu'elles sont utilisées pareillement tout au long de ton récit ;)
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Gruik
Je n'ai pas d'idées claires la dessus parce-que je ne connais pas les normes. Peut tu éclairer ma lanterne ?
Que faut-il utiliser théoriquement ?
- Guillemets, quand est-ce qu’on ouvre quand est-ce qu'on ferme ?
- Tiret, cadratin, demi-cadratin ?
- Police, enrichissement ?
Bref je ne connais pas les standards. Merci d'avance
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Gruik
Effectivement, merci.
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R. F. Castel
Blaue Eule Merci pour le lien :-)

Gruik Je n'ai pas les idées claires non plus justement :-s
Je souhaitais surtout savoir si un dialogue écrit en italique et gênant.
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Abpluma
Merci pour le lien, Blaue Eule ! Du coup, j'pense que j'vais utiliser la règle de dialogue du théâtre pour Acatalepsy, plutôt qu'à chaque fois devoir rajouter des incises... Le lecteur sera sans doute moins perdu x)
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