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Le participe présent

par Anne-Christine B.  il y a 1 an

Bonjour, bonsoir, c'est selon,

Je lis, par-ci, mais aussi par-là, des critiques très virulentes contre le participe présent ; certains auraient même décidé de totalement l’éradiquer.

Je précise qu’il n’est bien sûr pas question ici du gérondif et de l’adjectif verbal.

Pour illustrer le sujet, je vous propose deux phrases. Quelle serait selon vous la meilleure formule :

1) Les enfants qui portent bonnet et écharpe, peuvent se rendre dans la cour.

Ou,

2) Les enfants portant bonnet et écharpe, peuvent se rendre dans la cour.

À vous lire.

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Castor
Merci d'avoir ouvert cette discussion. Car en ce qu'il me concerne, étant débutant dans l'écriture, je ne m'imaginais pas qu'il fallait éviter d'abuser du participe présent. Bon, va falloir que je vérifie si c'est le cas pour ce que j'ai écrit ...
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Mille Milles
Ce n'est pas une question d'abus, mais d'équilibre. Il y a plusieurs années, on pourfendait les adjectifs. Les adverbes y ont passé, et, à présent, on parle seulement des adverbes en ment. En 2016, mon journal annonçait en première page : La mort du point virgule. Or il vit toujours. Mais les phrases sont de plus en plus courtes, ce qui est dommage.
On peut remplacer parfois un adjectif présent ou un que par un adjectif : les enfants coiffés d'un bonnet. Dans l'exemple d'Anne-Christine B., comme il semble s'agir d'une consigne, mieux vaut éviter un langage trop soutenu, et les deux phrases se valent.
Certains annotateurs font du zèle. C'est grinçant ? Allons...
On peut avoir peur d'un mauvais usage, calqué de l'anglais. Mais quand un auteur qui sait écrire se fait annoter inutilement, ça peut devenir irritant. Et pourquoi tous ces diktats ?
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Auteur inconnu
J'aime bien le p.p. Je le trouve plus joli que le "qui" :D.
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Gigi Fro
Je reviens, car avec un peu plus de temps j'ai TOUT balayé (tricheuse, va) et on j'ai vu qu'au moins on est d'accord sur le fait d'utiliser les PP en roue de secours pour éviter des ET et des QUI. OK, mais du coup je pense à quelque chose !

En fait, là où je me fais souvent avoir avec les PP est lorsqu'il faut décrire plusieurs actions en parallèle, par exemple dans une bataille, une bagarre où l'on décrit tout un tas d'actions dans la simultanéité. Je n'ai pas d'exemple malheureusement, mais c'est un point où j'ai remarqué que je ne suis pas la seule à tomber dans l'abus de PP (oui, oui, je me soigne).
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bertrand môgendre
Un avis pour apporter de l'eau au moulin des uns ou du grain à la meule.

Il se peut que telle phrase soit correcte , que telle autre non. Peu importe en vérité, puisque dans mes annotations, j'ai tendance à jauger – plutôt que juger – le texte dans sa globalité. De voir fleurir à tout bout de champ une flopée de participes présents indispose ma lecture mais est-ce là l'émission d'un jugement de valeur ou d'une impression désagréable ?

Quoiqu'il en soit, il me faut préciser quelque chose d'important. Lorsque sur l'un de mes textes un lecteur, une lectrice prend le temps d'annoter une défaillance, je le prends pour argent comptant et retravaille pour tenter d'en améliorer la forme.

Sinon pour répondre à ta question Anne-Christine B.
3) Les bonnets et écharpes peuvent se rendre dans la cour, avec ou sans enfant.
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Anne-Christine B.
bertrand môgendre, la cour accueillera les bonnets et les écharpes, mais, sans les enfants, elle se sentira bien triste.
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Eva Lord
Je trouve que la question est un problème en soi... je ne vais pas m'interdire un mot parce que c'est un adverbe ou un participe présent et que la plupart des gens les utilise mal ! D'ailleurs, aucune de tes deux phrases ne m'intéresse, jamais je n'écrirais ça dans un livre, jamais je ne ferais dire ça à un de mes personnages... quand quelqu'un fait ce genre de remarque, c'est qu'on est en présence d'un très mauvais texte ou d'un très mauvais conseil !
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Gigi Fro
Alors, comme tout le monde, autant j'abuse (abusais ?) des PP et des qui-qui, je me soigne grâce aux braves Scribayens qui dans la sueur et dans les larmes sont venus me lire ^^
Je pense qu'il faut tenter de reformuler la phrase chaque fois qu'on les voit. Si la reformulation est plus lourde, donc vaut mieux les laisser :)
Quant aux 2 formules en exemple, je vote pour la 1ère, dans un texte ou en langage parlé, l'option 2 je la verrais bien sur un panneau.
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Ālغx |
Merci d'avoir ouvert la discussion, on m'a souvent signalé que j'utilisais trop de "ant" sans que je comprenne vraiment le problème. La sonorité ne m'a jamais plus dérangé que ça, au contraire je trouve qu'utiliser trop de "qui" coupe l'action et n'est pas fluide.

A la lecture des autres commentaires, j'en ressort avec une vue plus globale! :)
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Gaegali
Plus qu'une volonté de supprimer le point virgule, je pense que beaucoup d'auteurs ne savent simplement pas quand et comment l'utiliser. ;)
Quant aux participes présents, je rejoins la phrase de Vis9vies.

Et, si les sonorités en "en" nasillardes ne sont pas agréables à la lecture, la répétition de son en "k" a tendance à imposer un rythme bien particulier au texte. Comme pour les fameux adverbes en -ment, tout est question de nuances et d'équilibre... :)

On devrait peut-être penser à un slogan : "L'abus de participes présents et d'adverbes en -ment est dangereux la maîtrise de votre rythme. À consommer avec modération." ;)
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Gobbolino
Bon, à mon tour de venir poser mon point de vue, qui traitera, plus que de grammaire, de musicalité du texte, et aussi de succession des actions. Le souci avec le participe présent, c'est ce son /en/ qui est un son nasal (et facilement nasillard) et est donc en général tenu pour peu... élégant.

Problème, nous avons nombre de ces sons /en/ sous diverses orthographes dans nos phrases en français, et, comme on considère que les sons en /i/ ou en /el/ ou /et/ sont léger et aériens, le son /en/ nous rappelle davantage une roue qui grince. Autrement dit... il est dissonant (non, je ne le fais pas exprès). C'est pourquoi on lui donne bien souvent la chasse dans les textes, parce que trop de /en/ fait ahaner la lecture. Ca ne veut pas dire qu'il faut bannir tous les participes présents, bien évidemment, mais faire attention à l’apparition du son /en/ dans son texte si on veut veut faire attention à sa lourdeur est très important (non, promis, je ne le fait pas exprès. Surtout si on est dans la description d'une action où les choses sont sensées être fluides.

Le second élément, c'est le problème de la succession des actions. Beaucoup de gens utilisent le participe présent, et autres gérondifs et adjectifs verbaux, pour ajouter des actions supplémentaires le long de l'action principale, ce qui veut vite mener à la surcharge de la lecture. Bien évidemment, il ne faut pas pour autant les jeter à la poubelle, ou s'accaparer les qui, mais il faut quand même faire attention, parce que sinon, on se retrouve à avoir une action principale, + deux actions introduites par des participes présents et on s'y perd. Donc à mon sens, quand on emploi un participe présent, mieux vaut se demander si l'on peut l'enlever ou le remplacer, si oui, par quoi,e t quelles en seraient les conséquences. Toujours. Et essayer de garder le niveau au minimum vu qu'ils sont tellement présents qu'ils finissent toujours par nous prendre de court.
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Auteur inconnu
Je plussoie un max.
Ce qui compte c'est la fluidité du texte.
Pour s'en rendre compte il convient de le relire à haute voix et de corriger les passages qui écorchent l'oreille.
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Vis9vies
Perso, je résume en une phrase :

Quand il y a trop de kikis, je préfère les pépées !
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CM LE GUELLAFF
Je suis étonnée que là encore on cherche à compter les points des "pour" et des "contre", de vouloir faire en sorte qu'il y ait des ignorants et des défendeurs. D'ailleurs la plupart des réponses sont nuancées.
je dirais qu'il s'agit souvent du contexte et, parfois, je relève le participe présent et l'adverbe. Non pas par effet de mode Anne-Christine B. mais quand, à la lecture d'un texte, ils semblent incongrus. Je donne un exemple : Quand chaque paragraphe commence par un adverbe et que le sujet de texte ne l'impose pas ; quand, tout à coup, une phrase très longue s’insère, sans raison apparente (à moins que l'auteur précise sa pensée ou sa volonté de...), et aligne les PP jusqu'à en perdre le lecteur. l'annotation invite à reconsidérer la possibilité de plusieurs phrases pour rester dans le rythme du récit. Dans tout cela, aucune volonté d'éradication. Le mot est fort, je crains qu'à terme plus personne n'ose annoter... Sauf ceux qui s'estiment grands sachants. :-))
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Anne-Christine B.
CM LE GUELLAFF, merci pour ta participation, toujours intéressante. Il ne s'agit pas de compter les pour et les contre, mais juste de mettre en lumière la question du tout ou rien. C'est pourquoi j'ai précisé dans mon sujet que certains ont décidé d'éradiquer totalement le participe présent, alors qu'il est évident qu'il est bien utile pour "soulager" certaines phrases alambiquées.
Encore une fois, et comme pour tout, l'exagération n'est jamais la bonne solution :)
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CM LE GUELLAFF
Je comprends bien cela de ta part Anne-Christine B.. Je reviens sur tes deux phrases proposées en exemple ; l'une comme l'autre sont acceptables, tout dépend du contexte dans lequel elles sont exprimées et de la coloration tant du narrateur que du récit. La première peut s'adapter à un dialogue, la seconde s'intégrer à une description. Isolées, il devient difficile de trancher. :-))
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Anne-Christine B.
C'est très juste ; bien sûr les deux sont correctes. Comme je l'écrivais plus bas "le participe présent représente un intérêt lorsqu’il y a trop de "qui" ou de "et" dans les phrases à proximité."
Mes deux phrases en exemple servent davantage à débattre de l'intérêt du participe présent, toujours pour discuter de ceux qui sont pour sa disparition totale. :-)
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DLD
Tu vois, la seconde phrase, elle semble tout droit extraite d'un règlement intérieur de l'école. Pas la seconde.
Je préfère la deux.
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Benjamin.W
Je vois ce que tu veut dire XD.
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DLD
lol. C'est effectivement l'inverse.
Donc je vote 1 !
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Anne-Christine B.
Auteur inconnu, le participe présent représente un intérêt lorsqu’il y a trop de "qui" ou de "et" dans les phrases à proximité. Le participe présent offre une certaine respiration, un allègement souvent nécessaire. Et bien évidemment, il n'est pas question d'en mettre dans toutes les phrases ni de les cumuler avec des adverbes en "ment", ne serait-ce que pour la sonorité de la phrase.
Tout est une question de mesure.
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Gobbolino
Le sujet m'intéresse en effet ^^. Et je suis assez de l'avie de Arn, à priori, mais là j'ai pas trop le temps de creuser XD je dois faire mes paires pour le jeu et ensuite bosser un peu (Insérez ici une image de petit lapin meugnon qui court)
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Peter Dussoni
Je pense que le sujet va intéresser Gobbolino aussi.
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Benjamin.W
la seconde.
On m'a déjà dit que le PP faisait "trop scolaire", moi je le trouve plutôt même très plaisant à lire.
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Anne-Christine B.
Selon moi "trop scolaire" ne veut pas dire grand-chose. On formule bien sa phrase, ou pas. Merci beaucoup pour ton avis :)
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DLD
C'est moi qui ai dis ça à Ben. Je lui trouve surtout un petit côté sagement appliqué, je-veux-bien-faire, donc effectivement très scolaire. Parfois, l'excés de PP me donne même l'impression de lire un "rapport de gendarme". genre "étant les premiers à arriver sur les lieux, nous avons pu interpeler l'individu. Celui-ci, paraissant dans l'incapacité de nous expliquer sa présence, nous avons décidé de prévenir la brigade locale..."

Bref, le participe présent permet de faire des phrase très claires si on sait le manier. Et justement trop claires parfois, au détriment du style... L'écriture, c'est aussi parfois rester dans le flou je crois.
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Benjamin.W
C'est vrai que moi, j'utilise souvent le PP. Je pense que je devrai essayer de réduire un peu, pour voir si ça ajoute quelque chose à mes textes.
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Anne-Christine B.
DLD
Je reprends ta phrase (en la reformulant) :
"Arrivés les premiers sur les lieux, nous avons pu interpeller l'individu. Celui-ci paraissait dans l'incapacité de nous expliquer sa présence, nous avons décidé de prévenir la brigade locale..."

Alors, évidemment, si pour illustrer le sujet, tu prends des phrases sorties du règlement intérieur de la gendarmerie, il est certain que nous allons tous détester le participe présent :)
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DLD
Eh bien je préfère ta formulation, ACB, mais mon exemple était juste un truc poussé au maximum pour mettre en évidence ce que je reproche au PP.

Ceci dit, je ne suis pas pour son éradication. Je l'emploie comme tout le monde. Je crois qu'il faut trouver tout simplement un équilibre harmonieux entre les différentes façon de formuler.
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Anne-Christine B.
Nous allons attendre l'avis de ceux qui veulent supprimer tout ça.
Enfin, s'ils passent par ici ;
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Peter Dussoni
Les enfant avec bonnets et écharpes, peuvent se rendre dans la cour ?
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Anne-Christine B.
Elle est très bien aussi cette phrase Peter. Mais je trouve qu'elle manque, un peu, de précision. Dans ta phrase, on ne sait pas si les enfants portent sur eux leur bonnet et leur écharpe.
Qu'en penses-tu ?
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Peter Dussoni
Là, c'est autre chose, Anne. ( A mon sens ).
On part sur le terrain de l'imagination. Pour moi, au plus tu précises quelque chose dans un texte, au plus tu tues l'imagination du lecteur. Bon, là, forcément, ce n'est que mon ressenti.
Parce que "portant" ça peut être aussi dans leurs bras...
Non ? Tu en penses quoi ?
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Anne-Christine B.
Peter, l'imagination du lecteur, dans ce contexte précis, ne risque pas d'être mise à mal.
Il s'agit là d'une précision à l'adresse des enfants.
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Peter Dussoni
Je m'incline :)
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Anne-Christine B.
Comme pour bien d’autres choses, il y a des modes.
On met à la poubelle le point-virgule, pourtant bien utile et nuancé, mais aussi les adverbes (ceux en ment).
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