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Dys, Multi-Dys et Ecriture

par Nicolas Raviere  il y a 1 an

Hello hello,

Je sais qu'on est plusieurs dys, voire multi-dys (c'est mon cas), sur Scribay, et je me dis que ce pourrait être sympathique de se réunir sur ce topic histoire de partager nos expériences en tant qu'écrivant avec nos dys, de se donner des tuyaux... Cela permettrait également de les expliquer autrement à ceux qui ne comprennent pas nos difficultés et, parfois, se permettent de nous juger comme si nous étions nuls, voire de nous donner de mauvais conseils malgré leur bonne volonté.

Voici le lien de la fédération française des dys qui explique ce que sont les différents dys, autrement appellés trouble d'apprentissage mais qui, au-delà de l'apprentissage, posent également des problèmes (dans l'écriture, dans le monde du travail etc) :

http://www.ffdys.com/

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Kaede Darkara
J'ai de la chance en ce qui concerne les langues, beaucoup même, puisque j'ai toujours de bonnes notes en français, mais également en anglais, en latin...

Par contre, on ne l'a malheureusement pas diagnostiqué quand j'étais enfant, mais je suis persuadée que je suis dyscalculique. C'est plus rare que la dyslexie, mais ça existe et être victime de dyscalculie est tout aussi dur à vivre, vous pouvez l'imaginer.

Je n'ai pas su lire l'heure sur une montre à aiguilles avant l'âge de dix ans, il paraît que c'est un des symptômes.

J'ai eu des moyennes odieuses en maths malgré tous mes efforts (je voulais faire une fac de biologie pour travailler avec les animaux, alors en plus, ça me plombait le moral de ne pas comprendre alors que j'avais de bonnes notes en chimie ou en svt...).

Et les profs sous-entendaient tous que c'était ma faute, que je ne travaillais pas assez ou que je n'avais pas de logique scientifique (forcément, hors de question de me laisser aller en S du coup...).

Mais à l'école primaire, les enseignants semblaient tous persuadés que j'étais une enfant très sotte. Ils ont visiblement eu tort : j'ai eu un bac L, je suis allée à l'université et j'ai un master de lettres aujourd'hui. =)

J'imagine bien la souffrance que ça doit être d'être dyslexique, mais n'arrêtez pas d'écrire pour autant, un des auteurs de la maison d'édition dans laquelle j'ai fait mon stage était dyslexique, mais mes éditeurs aimaient tellement son univers qu'ils ont décidé que le travail de correction à faire sur son manuscrit en valaient la peine. =) et ils ont eu raison, parce que son roman pour adolescents commence à avoir beaucoup de succès depuis la sortie du tome II ! ^^

Ne laissez pas votre handicap vous empêcher de réaliser votre rêve de nous raconter une jolie histoire.

Courage à tous ! :)
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Julian R
Fais de la pub au passage ! C'est quoi le roman de cet auteur mystère ?

Même problème que toi sur la dyscalculie, je comprends bien ton embarras.
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Julian R
'jour...

Je n'ai aucun problème de ce côté là MAIS : J'ai déjà eu l'occasion d'apporter des corrections à des auteurs qui se disent dys (dysorthographiques le plus souvent) et j'ai parfois eu des retours assez... Bon, pas blessants non plus, mais pas très agréables.
Hors, loin de moi l'idée de rabaisser ou de décourager. Pour moi c'est une aide, que je reçois des autres auteurs au même titre que je dispense le peu dont je suis capable.

Il y a ceux qui l'acceptent, humblement, et redoublent d'efforts. Et puis il y à ceux qui se cachent derrière et n'ont que faire de vos conseils.

Toi qui est concerné, j'aimerais avoir ton opinion sur ce dernier point, même si ton message est dépourvu de fautes ;)

J.L.R
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Auteur inconnu
B'jour. Si ton toi s'adresse à Nicolas Ravière, il n'est plus là pour le moment. Cela dit, il n'y a pas que les personnes ayant des troubles qui réagissent de cette façon :) Contente-toi peut-être de ceux qui en veulent et laisser les autres sur le côté. Ton chemin ne s'en portera que mieux sans boulet aux pieds.
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Julian R
Rah, mais c'est quoi ces déserteurs ? Merci pour la précision.

Tu as raison, mais ça pouvait être intéressant d'avoir l'opinion de quelqu'un de directement concerné. Quand je rencontre un problème, je préfère le comprendre avant d'émettre un avis sur la question. Tant pis.
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Oreleï
Bonsoir.

Il y a quelques années, un copain a présenté une thèse de recherche en neuroscience sur les liens entre l'apprentissage de la musique et l'apprentissage du langage.

Je peux donner en privé le lien vers sa thèse à ceux que ça intéresse, mais j'avoue que c'est assez complexe (intéressant, mais complexe !). L'un des points de sa recherche visait à démontrer que l'apprentissage de la musique permettait de faciliter le découpage des syllabes, de mieux comprendre le rythme d'une langue (par exemple dans l'apprentissage d'une langue étrangère).

En parallèle à ce projet de recherche, il y a un autre projet appelé MUSAPDYS pour Musique Apprentissage et Dyslexie. Ce projet offre des pistes de recherches intéressantes en ce qui concerne l'apprentissage de la musique et ses effets sur les aspects temporels du langage et l'éventuel remédiation aux troubles dys. (Il en parler aussi dans la thèses, mais je ne me souviens plus de ce qu'il en dit, c'était les balbutiements du projet à l'époque).

Voilà un lien vers la présentation du projet de recherche :
http://www.agence-nationale-recherche.fr/Projet-ANR-07-NEUR-0024

Si ces recherches vous intéressent, je peux essayer de trouver plus d'info, et éventuellement voir si des articles ont été publiés. Dites moi.
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Nicolas Raviere
Je suis intéressé d'y jeter un oeil, personnellement (malgré un manque de temps) : prends ton temps ^^
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Oreleï
Je t'envoie ça dans la journée. Et puis je pose la question à mon pote aussi concernant le projet MUSAPDYS s'il y a des articles ;)
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sortilège
bonjour, sans doute ce fil de discussion est-il un peu ancien mais après tout ce n'est qu'une pierre posée, la mienne.
J'étais une élève moyenne décevante pour mon père, décevante pour les enseignants. J'avais l'habitude de la maltraitance et aller à l'école me tordait le coeur.
Mais tout ça s'efface et puis ça recommence. Ma fille est une révoltée des l'éducation nationale, elle ficherait le feu à tous les bâtiments (sauf les Frenet, super expérience, mais si rare). Elle avait tant de problème de concentration, tant de difficultés à apprendre, elle générait tant de conflits... Les enseignants super héros pensait pouvoir l'aider (ils étaient si forts) et puis ils échouaient et ils lui en voulait, et la traitait d'emmerdeuse (bon ça c'est un peu vrai:)) de paresseuse . Et que compte tenu de son caractère et de ses défauts, j'étais une mère laxiste, incompétente, une mauvaise mère, les garces ! moi aussi je l'ai mauvaise ! Comme elle n'a pas la langue dans sa poche et que son expression est tout à fait normale, ils imaginaient que le différentiel entre l'écrit et l'oral parlaient de sa paresse, de son "j'm'enfoutissme". l'ortho qu'on a vu quand ma fille avait 6 ans était super nulle, elle a dit que tout allait bien. Je l'ai crue et c'est ma plus grande culpabilité, parce que du coup j'ai adhéré aux croyances des enseignants, je suis à mon tour devenue maltraitante moi, qui en avait tant bavé !
qu'elle horreur cette scolarité. Et puis une ami a vu ses écrits au cm1, elle m'a dit, non mais ça c'est de la dysorthographie... autre ortho, mais ma fille était déjà dégoûtée. l'ortho (parfaite celle-là) l'a aidé autant qu'elle a pu et a stimulé sa confiance en elle, merci madame.
et quand elle a eu treize ans qu'on tournait à 2 heures de devoir par jour (dans la rage, et le découragement) l'ortho m'a dit, "vous ne pourrez pas faire à sa place, vous ne pourrez l'épargner ! Lâchez l'affaire..." ça a été si dur, mais j'ai lâché, sa moyenne est tombée à 6/20, au collège.
Et puis cahin cahan, sans lâcher tout a fait je ne pouvais pas m'y résoudre totalement, elle a eu son brevet, un bac pro, son bafa... elle travaille, elle est délicieuse d'impertinence et ne s'en laisse compter par personne, le positif de la souffrance.
Voilà ceci est mon témoignage, ça me sert encore la gorge !
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korinne
C'est très intéressant d'avoir le témoignage d'une maman de dys ;-)
Que de souffrance de tous les côtés... ;(
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Expos-ito
Je crois que vous avez été une super maman malgré vos erreurs. Et oui, il y a un positif à la souffrance, on peut y développer le muscle qui sert au dépassement.
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sortilège
:) ou être écrasée.
Merci de cet amical soutien.
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Nicolas Raviere
Le fil est ancien, mais toujours d'actualité ;)

Merci pour ton témoignage sortilèges qui permet de voir plusieurs angles de cette problématique, et rejoins les autres sur l'inadaptation de l'éducation nationale (et souvent sa mauvaise volonté, au-délà du fait de faire des programmes d'établissements (souvent bidon) pour récolter des "crédits", et/ou se faire bien voir) et la volonté de ne pas mettre tout le monde à la même enseigne : l'égalité des chances, c'est pas donner la même matière à tout le monde, mais faire en sorte que tout le monde, avec ses différences, puisse accéder à cette matière.
Et c'est encouragent, aussi, puisque finalement elle a réussi à s'en sortir.
Merci encore !
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Istoar_
Merci beaucoup d'avoir créer ce topic. A titre personnel , je ne suis pas dyslexique mais dyspraxie , ce qui pose quelques problèmes dans la vie de tous les jours , mais heureusement pas pour l'écriture. Mise a part quelques notes rapides , je fais tous via mon ordinateur.
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Nicolas Raviere
L'ordi aide bien les dyspraxiques en effet (comme les dysgraphiques comme moi ^^). Pas trop galère pour écrire dans ton cursus scolaire ?
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Istoar_
j'ai eu la chance d'être détecte tôt et j'ai eu la chance d'utiliser en PC dès la 5eme. J'ai passé le Brevet hier avec mon ordinateur.
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Nicolas Raviere
Ha, tu es une jeune pousse. C'est super ça, j'espère que tu as réussi :)
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Le Grand Méchant critique
Bonjour à tous, je ne suis pas dyslexique (du moins pas à ma connaissance). J'aimerais juste savoir si vous étiez au courant des chiffres sur la dyslexie : je suis curieux de savoir le % de personnes concernées en France par exemple.
Bonne journée
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Nicolas Raviere
Apparement, d'après une recherche rapide sur google, 4 millions de dyslexiques en France, estimation :

http://www.mutualistes.com/Dyslexiques-et-autres-dys-L

Il semblerait que 6 à 8 % de la population française ait un dys, quel qu'il soit - ce qui est énorme :

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/france-combien-de-personnes-souffrent-de-troubles-dys_104323

Chiffres à prendre avec des pincettes.
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Le Grand Méchant critique
Je ne pensais pas que vous étiez si nombreux... Comme il y a beaucoup de personnes dys sur Scribay cela m'étonnais, je comprend mieux maintenant... en tout cas bravo à vous, vos efforts seront récompensés !
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Le Grand Méchant critique
En fait c'est tout à fait faux Auteur inconnu. Quand on est dys, on a plus de chance de faire des fautes mais beaucoup de gens font des fautes sans être dys ^^'
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Eden-Barton
Bonjour à tous !

Merci @NicolasRaviere@ d'avoir crée ce topic et de m'avoir inviter à y participer !

Je suis dyslexique, on ma diagnostiquer quand j'avais 11 ans (j'en es maintenant 24) avant cette période cela était une longue traverser du désert !

Les enseignants de l'époque disait que j'avais certainement des difficultés mais que surtout je n'avais pas envie de travailler et pire encore un orthophoniste à jugé aussi que je manquer de bonne volonté et ne ma jamais fait passer aucun teste, mes séances se résumée à écrire des phrases dicté par lui et à chaque faute j'avais droit à des remarque (tellement pédagogique !) enfin heureusement mon enseignante de CM2 ma diriger vers une autre orthophoniste qui ma fait passer des testes et qui ma expliquer que j’étais dyslexique !

Bon mal grès cela depuis ma tendre enfance j'ai une imagination débordante, en CE2 on devais écrire une rédaction sur le sujet de notre choix, j'ai décider d'écrire une histoire de dragon durant le moyen-âge, c'était gaver de fautes mais j'avais adorer écrire mais pendant long temps je n'es plu écrie jusqu'au lycée lors que j'ai rencontré ma copine de l'époque qui écrivait des fan-ficitons et à partir de là je me suis remis à très petite dose à l'écriture !

Je pense que la pire époque sa était le collège pour moi, on me demander de lire à voix haute alors que à voix haute j'ai beaucoup de mal et même sans parler des moqueries, le problème c'est que lorsque je lisais à voix haute il me fallait beaucoup de concentration et du coup je ne comprennais même pas ce que je lisais, je devais le relire dans ma tête une fois fini !

Le lycée c'était déjà beaucoup mieux mais on à beau dire ce que l'ont veux, l'éducation national n'a rien préparé, alors oui des profs compréhensibles mettais en œuvre des chose pour m'aider mais cela n'est pas toujours évident pour eux et puis il y a aussi ces profs qui clairement s’en foutent ! Rien n'es mis en place (en tout cas à mon époque) dans l'éducation national pour aider les dys !

Je remercie mes parents, surtout ma mère qui était toujours sur mon dos car sens elle j'aurais certainement lâcher les études car c'est elle qui ma apporter ce dont j'avais besoin et certainement pas l'état !

Bon il n'y a pas que les cours dans la vie, après mon BAC (en 2013) j'ai travailler, j'ai essentiellement fait de la caisse ce qui était loin d'être génial, j'ai travailler dans une pâtisserie de super marché la ma dys ma compliquer la tâche, je devais apprendre tout un tas de codes que je n'es jamais retenu et mon employeur ne ma pas garder (dans le fond tant mieux ^^).

En 2015 j'ai fini par me reprendre des études avec la chambre du commerce et de l'industrie le formant est différent du système scolaire, ce son des professionnel et non des profs, fini les cours papier et bonjour PowerPoint et le cloud pour récupéré les cours c'est à partir de cette année que je me suis sentie à l'aise que j'ai pu apprendre des choses dans de parfaite condition !

Niveau lecture, sa fait pas si long temps que je lis, je détester cela jusqu'à la fin de la terminale. Pendant que je travailler, je me suis pris de passion pour les débats et la politique, je tenais donc un blog (skyblog représente !) dans le quel je disait ce que je pensais de notre société et c'est sur ci site que j'ai rencontré fille qui à sût me donner le goût de lire. Elle ma conseillé des livres, c'est ainsi que j'ai commencer à lire essentiellement des essai politique, social, économique, des livres historiques, des biographie et des manifestes. J'ai enrichie mon vocabulaire mais je mettais quand même du temps à lire, ile me fallait des fois relire la page une deuxième fois pour la comprendre pleinement !

Bref l'orthophoniste, ma mère, les rencontres et les lectures c'est tellement important ces grâce à eux que j'ai pu m’améliorai même si je fait encore beaucoup de fautes !
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Nicolas Raviere
je remercie Eden-Barton pour ton témoignage qui fait vraiment écho ! Et qui me semble utile.
On retrouve des choses récurrentes, notamment la lecture à voix haute : ce supplice.
Je trouve ça super que tu parles de ta reprise d'étude dans un système d'apprentissage très différent car oui, il y a pas mal de façons d'apprendre, de transmettre. De même, y a tous les profils cognitifs, tout ce qui fait que l'éducation nationale est complètement dépassée par des profils atypiques comme le nôtre, mais surtout le saura davantage à l'ère du tout connecté et de l'immédiat, mais c'est un autre débat, ça.

Merci encore d'avoir partagé ton parcours ;)
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Eden-Barton
Merci à toi d'avoir crée ce topic !
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Lilyah Richet
Ah bah tiens! Tu pourras peut-être m'aider! Je suis prof d'anglais et malgré quelques formations, je me sens toujours impuissante à aider un gamin souffrant d'un trouble dys... Des idées sur ce que je pourrais mettre en place pour eux? Genre qui aurait pu t'aider quand tu étais élève?
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philippemoi
Difficile mais c est bien de vous y interesser et de chercher des solutions. Je ne vous donnereai qu un temoignage pour vous encourager. J'ai toujours été dernier de ma classe tout le secondaire en anglais. J ai eu 7 au bac. En español la prof m'a dit que l'etais renvoyé du cour en seconde car je ne pourrai jamais apprendre une Langue étrangère. Bien sur c’étaient les méthodes des années 80. Les vacances suivant le bac je suis parti faire le tour de l' Irlande en stop. Je suis revenu en parlant de facon aussi fluide que mon copain de classe. J ai fait mon service nat en amerique du sud...au bout de trois mois je parlais español couramment avec tres peu d accent contrairement aux autres de la même promo. Maintenant je suis complètement bilingue francoespañol et je ne sais même plus en quelle langue je pense. Je n ai pratiquement pas d accent.... Alors cela interroge bien sur au niveau pédagogique mais il doit bien y avoir des solutions...
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Nicolas Raviere
Lilyah Richet :

Utiliser absolument une police sans sérif c'est à dire sans empatement (par exemple arial, qui est recommandé) Perso, j'utilise garamond.

En fouillant dans ce fil, tu peux trouver une police spéciale pour dyslexique, libre d'accès, y en a des payantes aussi : je ne les ai jamais utilisées.

Autrement dit , éviter les sérifs : time new roman et compagnie, car les signes des lettres ont plus d'infos, bref l'idée c'est de facilier la lecture avec des lettres plus simples, les plus pures possible.

Tu trouveras les infos sur internet pour savoir ce qui est sans sérif ou non.

Pour une majorité de dyslexiques, imprimer la police en plus gros (14 arial par exemple)

Mettre un interligne plus grand pour que les lettres du dessus / dessous soient pas collés, de sorte que les signes soient plus loin les loin des autres.

Et enfin, on y pense pas, mais éviter de les faire lire devant les autres (comme ça ils s'exposent pas à la moquerie) :) Donc interroger plutôt ces élèves pour répondre à des questions.

J'espère que ça répond à tes questions :)

Après ne pas hésiter à voir les sites d'associations sur les dys (genre apédys) qui ont plein d'infos!
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Till S.
Bonjour,
En lisant ta demande, j'ai pensé à ces vidéos en ligne - FUN MOOC. Il y en a sur "Etudiants dyslexiques dans mon amphi : comprendre et aider".Les vidéos sont toujours consultables, même si le cours est terminé. C'est axé sur les étudiants, mais les explications et les conseils donnés peuvent s'appliquer également à tout élève.
https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ENSDeLyon+14006+session01/about

Ce sont des pistes générales. Après je pense qu'une discussion avec les élèves concernés peut permettre d'affiner les aménagements qui leur sont le plus bénéfique, pour être au plus proche des besoins et variabilités individuels, dans la mesure du possible au sein d'un apprentissage en groupe (j'en ai conscience).
Mais déjà, le regard porté peut changer beaucoup de chose pour l'estime de soi et la motivation, comme en témoignent ici plusieurs personnes.
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philippemoi
puisque nous parlions de définition de la dyslexie, il y a apparemment un caractère commun prépondérant, c'est la souffrance à l'école.
Cela est un peu moins vrai dans l’école actuelle que celle de nos souvenirs, mais c'est hélas encore trop souvent le cas (je l'ai vécu à travers mon fils aussi)...
C'est pour cela qu'il faut continuer à informer et à former les enseignants, trop ne comprennent pas de quoi il s'agit, et c'est pour cela qu'au delà d'un débat sur les mots, il faut savoir de quoi on leur parle, quels sont les concepts et comment ils se traduisent sur le terrain, avec cette hétérogénéité si grande, déjà mentionnée.
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Nicolas Raviere
C'est cela justement qui est intéressant, cette souffrance à l'école, qui justement peut empêcher le dys d'accéder à l'écriture, à des savoirs ou autre chose, et qui peut continuer dans le monde du travail (en fonction du travail et des dys), et c'est dommage que Expo ait enlevé son témoignage parce qu'il montrait ça (et je n'ai pas pu lire la deuxième partie GRRRRRR) d'une part et d'une façon beaucoup plus intérieure :( (j'espère expo qu'on t'a pas géné si c'est le cas je m'en excuse). Au final encore sur ce fil, y a peu de témoignage, hélas.
L'éducation nationale dit pas mal de chose, accueil pour tous etc, y a des formations, que certains profs demandent, mais il manque toujours les temps, les crédits, toujours des excuses et souvent les profs disent sous couvert d'égalité : tout le monde a la même enseigne, je ne vois pas pourquoi je changerai la police ou la taille des caractères. Et ouais ^^ Bien sûr tous les profs ne sont pas comme ça, mais y a quand même une bonne brochette, surtout chez les plus âgés. Quant aux jeunes, souvent plein de bonne volonté, ils n'ont pas reçu de formation à ce qui remplace désormais l'IUFM, genre quelques heures sur tous les handicaps : c'est rien. Bon, ça c'était y a deux ans, ça a peut-être changé, mais soyons optimiste.
Bref, sur le terrain, c'est un peu comme se battre avec des moulins à vent.
L'enfant et les parents sont souvent la clé, finalement.
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philippemoi
J'espère que nous n'avons pas dit quelque chose qui n'a pas plu à exposito, son témoignage était pourtant si bien écrit!
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Expos-ito
Non. J'ai réalisé que j'étais hors sujet et complaisament bavard.
Je crois que j'aime trop cela, commenter, et qu'il est temps de m'en soigner. Retourner à mon carnet.
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Nicolas Raviere
C'est très dommage ça ! M'enfin, c'est toi qui voit.
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philippemoi
Dès que vous avez fini un carnet je vous l’achète!
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Expos-ito
Hum...Que diriez-vous d'un défi où il serait demandé d'écrire sur et, si se veut ou doit, avec la dyslexie ?
J'aurais moins scrupule à y poser de mon carnet et cela inciterait plus à dire ou questionner ce qu'est cette dys. Selon qui et quand, en l'expérience où en l'idée. Chaque texte selon ses mots donnerait ses commentaires, et donnerait lieu de mieux comprendre ce que cela est ou pas.
Je m'étonne que si peu s'y disent ici, alors que j'en soupçonne beaucoup d'en être, et que la littérature contient des dyslexiques. Agatha Christie, Jules Verne, Edgar Allan Poe, Ernest Hemingway, Gustave Flaubert, John Irving, Hans Christian Andersen, F Scott Fitzgerald, etc...
Je n'ai jamais posé de défi sur ce site, et même en général, car je crois que chacun doit se donner les siens, mais pourquoi pas ?
Si cela peut servir.
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Gigi Fro
ah bon ? je ne savais pas que tous ces grands auteurs étaient dyslexiques ! cela devrait se faire connaître pour donner des ailes.
Je ne connaissais que Tom Cruise comme dyslexique connu :P (bonjour culture ^^)
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Expos-ito
Que Tom Cruise soit un dyslexique ne lève pas l'interdit de l'écriture à ceux-ci, mais que Flaubert le soit...
Gustave peinait l'écriture, il était d'une exigence folle, et pour se filtrer le texte il usait d'un gueuloir. Son texte devait sonner au caisson de son coffre, et se goûter au mâchoir de sa bouche, avant que de se fixer sur la chair du papier aux notes des signes alphabétiques qui n'en étaient que la partition.
Le gueuloir... vois-tu Gigi Fro je crois que certains Dys sont des Voix-héleurs sanctionnés par Cons-sonnent.
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Nicolas Raviere
Je comprends pas trop le but, Expo... si c'est sur OK, ça peut être sympa, si c'est avec... ça changerait quoi ? ceux qui ne sont pas dyslexiques ne savent pas (je pense) ce que c'est ou de loin (ils peuvent comprendre, mais n'ont pas l'expérience), bref pas de l'interieur (et ça change tout pour appréhender le trouble / handicap), ceux qui sont dys écriront exactement pareil.
De même les dysorthographiques etc etc
En plus y a eu des moqueries sur certains dys ici (moi inclus), donc je me dis que c'est un peu la porte ouverte avec les trolls ici, toujours les premiers pour frapper sur quelqu'un qui a des difficultés.
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philippemoi
je n'ai pas vu beaucoup de troll ici, je n'en ai identifié qu'un et en soupsone une autre. Il serait donc facile de ne pas en avoir du tout. Je pense que scribay mérite d’être un espace sans troll malfaisant, un espace de complicité et d'amitié virtuelle, un espace constructif. Les personnes aux paroles trop agressives voir déplacées devraient être éliminées car elles m'ont vraiment l'air d être très rares.
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Nicolas Raviere
elles ne sont pas si rares que ça, planquées derrière des faux profils pour la plupart, sauf une :)
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philippemoi
je ne comprendrais jamais pourquoi internet voue un tel culte à l'anonymat qui est á l'origine des pires de ses dérives... On n'y peut rien, un grand nombre de personnes souvent laches dans leur vie quotidienne s'attaquent aux autres planqués derrière des écrans.... étrange et triste à la fois...
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Nicolas Raviere
Quand on a pas de couilles, on a pas de couilles :) Ces gens là n'ont sûrement rien de plus intéressant à faire, rien d'intéressant à vivre, des frustrés et des planqués... C'est sûrement la seule chose qui puisse les rendre heureux. Triste.
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philippemoi
nous sommes bien du même avis et la majorité des usagers du net aussi à subir cette minorité malfaisante... injuste mais c'est comme cela... en tous les cas un site comme scribay peut être facilement modéré pour les décourager d'y venir nuire... c'est tout l’intérêt des 2 créateurs..
punaise des trolls, des créateurs..me voila à écrire de la fantasy!!!!
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Expos-ito
Alors, je n'insisterais pas Nicolas Raviere, de toute façon je suis en mon reflux, même si re-sac à regret. Tu vois, moi j'aurais écrit avec, comme de plus en plus le montre. Quand philippemoi me dit "bien écrit", comme ailleurs il a pu me croire méprisant par cela, il ne semble voir que j'écris avec. Que je dépasse pour avoir surmonter, en débordement par mon feu de mon croupissement. J'ai connu l'humiliation, plusieurs même, au temps précédent mon cuir, connu au point de me l'interdire. Au point qu'il fallu me redonner le mot Honte, gratté de mon lexique, pour que je comprenne l'histoire que je racontais au Cahot. Ce mot oublié était le mur invisible où s'appuyait mon affirmation, celle qui tant parait que seul se voit, et qui m'a permis de péter la gueule aux gueulards, ici aurait été au cons-sonnants s'ils avaient pointés leur q, leur p, fades comme nauséabonds.
Mais, c'est vrai, je ne suis pas un dyslexique, puisque je n'aurais pas voulu restreindre sa parole au réunion de, dans les associations des, où se plaintent ceux qui n'ont pu surmonter, où s'excusent ceux qui faillent encore. Je ne dois pas être dyslexique, puisque je le culmine, puisque j'en suis fier comme Senghor d'être un négro. Je vois même que je me suis trop hésité, qu'au QRM j'ai beaucoup de retenu. Celui-là je ne vais pas le déplacer à l'archive, je vais le mettre au confidentiel, non pour le corriger mais pour l'aggraver, l'en graver du voix-héleur, tout au manuscrit. Salut à toi.
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philippemoi
Expos-ito Quand philippemoi me dit "bien écrit", comme ailleurs il a pu me croire méprisant par cela, il ne semble voir que j'écris avec.
j'ai oublié quelquechose là? je ne comprends pas la remarque...
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Nicolas Raviere
j'ai pas compris non plus ce que tu disais à philippe. Cependant j'ai trouvé ton témoignage enlevé très intéressant, la confrontation avec l'éducation, c'est quelque chose qui parle, je me dis pourquoi déjà ne pas en faire un oeuvre, de ces commentaires décédés, ou justement un défi, le conflit d'apprentissage au sens large, et qui veut y mettre les dys le peut, et ceux qui ne le sont pas ou ne savent pas l'être, auraient une légitimité :)
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Expos-ito
philippemoi Il y a trois semaines au fil "La langue s'appauvrit-elle ?", tu relevas, justement, une phrase malheureuse :

philippemoi
"Nos langages disent nos vécus, s'ils sont restreints au peu de mots c'est que nous sommes contraints à pauvre vie intérieure."
Triste vision des choses je trouve, c'est peut être valorisant pour celui qui sait que son vocabulaire est riche mais cela ne pète pas plus loin.
Dans le milieu d'oú je viens et ou je vis encore, de par mes humaines rencontres durant mes voyages et mon existence, je peux affirmer fortement que c'est souvent le contraire. Des gens de peu de vocabulaire peuvent avoir non seulement un vécu, mais aussi une richesse intérieure qui en découle, bien plus grands que de nombreux lettrés. Une des sources de l’écriture peut d’ailleurs être de convertir ces expériences et ces humanités qui ne peuvent être bien exprimée par ces personnes en de magnifiques textes, témoignages de leur existence.

Je t'ai donné raison sur l'équivoque de cette phrase, m'en suis expliqué puis l'ai corrigé. Mais reconnais qu'alors tu te méprenais sur moi, me rangeant aux méprisants par hauteur de vocabulaire.

Il ne pouvais te venir l'idée de mes obstacles puisque "j'écrivais bien" et surtout pas que cela me venait d'eux. Au préjugé tout autant que tu dénonçais mien. Qui imaginerait qu'un dyslexique puisse exceller là où précisément il faille ? Il vaut mieux le voir en une maladie ou un symptôme, ne pas le reconnaître comme une nature qui peut trouver son chemin pour peu qu'on ne la lui barre pour l'assigner à sa contre-pente, celle de son échec.
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Expos-ito
Nicolas Raviere L'envie m'en est passé. Raconter la difficulté scolaire, cela sera ouvrir la boite des plaintes, fondées mais aussi à leur complaisance. Au désir de parcours aménagés qui seront d'autres couloirs. Toutes bonnes choses où s'aplanira l'élan...
J'avais cette phrase : Rien ne protège les bons élèves de l'école.
Qui la comprendrait ?
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philippemoi
Au préjugé tout autant que tu dénonçais mien. Qui imaginerait qu'un dyslexique puisse exceller là où précisément il faille ? Il vaut mieux le voir en une maladie ou un symptôme, ne pas le reconnaître comme une nature qui peut trouver son chemin pour peu qu'on ne la lui barre pour l'assigner à sa contre-pente, celui de son échec.
Souvent la discussion sur des forums ou par mails interposés entraine la cofusion du manque d intonation, d expression des visages et autres canaux de communication corporelle. Dire qu'une phrase parait meprisante ou fausse ou agressive n implique jamais de ma part le jugement sur celui qui l'ecrit comme hautain, imbecile ou voyou. La critique de la phrase s'arrete á son point final.
Par contre, le probleme de la definition de la dyslexie que vous soulevez est celui du concept de handicap. C'est pour cela qu il est important de s'arreter á symptome qui ne sont qu'une description sans jugement de valeur...un simple constat de certaines caracteristiques d'une personne. Tout comme par exemple l'homosexualité, elle n'est pas une maladie. La notion de handicap est bien encore differente car elle est strictement liée au contexte. C'est cela que je pense vous evoquez. Avec certains prof de francais la dyslexie sera un handicap...avec d'autres non... juste une difference qui comme les autres pourra trouver ses oportunités positives et même son excellece...

Decidement ici les concepts de symptomes et de maladie posent problemes!!!
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Nicolas Raviere
Oui, c'est dur à expliquer et puis déjà, sur le terrain, rien que pour la dyslexie (sans doute la plus connue, non ?), finalement, y a plein de nuances dans le décryptage qui font qu'un dyslexique et un autre seront différents, n'auront pas exactement les mêmes difficultés et auront pas forcément le même besoin (par exemple, j'ai pas besoin de mon côté de grosses lettres, au contraire, ça perturbe mon décryptage)
J'avais lu un article papier y a 2 ou 3 ans qui parlait des cerveaux organisés de façon différente (autisme, haut potentiel, déficiences intellectuelles) l'article liait ces choses au dys au regard d'une "normalité" cérébrale.
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philippemoi
Il est difficile d'expliquer tout cela au grand public et c'est aussi pour cela qu'on observe de nombreuses dérives dans les definitions.
Voci le premier lien de google ...un bon exemple!
http://www.reseau-normandys.org/troubles-et-pathologies/troubles-neuro-developpementaux/troubles-du-langage-ecrit-dyslexie-dysorthographie,2196,2430.html?

il ne parlent bien sur que des symptômes visibles et mesurables..ils font donc parti des gens que je considère comme sérieux..

je cite:
Ce trouble peut se retrouver dans plusieurs types de pathologies (neurologiques, sensorielles, psycho-affectives, somatiques, neurodéveloppementales) comme par exemple: les troubles spécifiques des apprentissages, les troubles du spectre autistique, les déficiences intellectuelles…
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philippemoi
L'apprentissage est une fonction qui fait partie de la psychologie... on l'oppose á une cause de type organique comme une malformation du cerveau, une lésion cérébrale, et pourquoi pas des problèmes oculaires...
Chez un adulte la définition est effectivement plus difficile s'il n'a pas été diagnostiqué durant son apprentissage, et dans son diagnostic on devra du coup lui poser des questions sur son apprentissage. En gros, pour simplifier, tout adulte analphabète n'est pas obligatoirement dyslexique!
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Nicolas Raviere
Ce n'est pas une définition d'internet que j'ai, mais celle de mon ancien de travail, une définition médical (en gros troubles d'apprentissages, dysfonctionnement cognitif, bla bla) donc, et qui coincide avec celle qu'on peut trouver dans les associations dys, que je connais un peu (celles de Lyon). C'est vrai qu'on en ignore pas mal encore notamment sur les origines.

Certains dys n'ont aucun retard d'acquisition, juste des difficultés d'acquisition, surtout auprès des haut potentiel par exemple (pas mon cas, mais j'ai travaillé avec des haut potentiel dont les dys sont bien plus graves que les miens et qui, eux, ont appris à la lire et écrire en meme temps que leurs camarades, voire avant)

J'ai lu un article y a pas longtemps, je sais plus (pas de mémoire) ou mais tu devrais trouver en cherchant comme quoi des recherches (deux chercheurs français je crois) sont faites dans le sens où la dyslexique viendrait d'une déformation de l'oeil. A suivre.

Après ta définition suis pas d'accord : mon apprentissage est fait, par contre j'ai toujours des dys, et elles me posent toujours problème au quotidien...

De tte façon, ce qui importe, c'est de voir les difficultés que ça génère et les solutions qu'on peut y trouver.

PS : je veux bien tes sources pour les dys qui ont des sources psychologiques, jamais entendu parler de ça dans mon ancien taff
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philippemoi
les dys ont des origines variables.. psychologiques surtout, mais aussi surement parfois organiques. Ces origines ne sont que des HYPOTHESES et n'entrent donc pas dans la définition de la dyslexie en tant que telle.
Un trouble de l'apprentissage est un constat, lié à un diagnostic..donc un symptôme (signe de qqchose qui ne va pas..) c'est la dessus que se base la définition de la dyslexie..
Globalement on sait qu on a une dyslexie, mais on ne sait pas pourquoi. L'influence génétique même peut entrer en jeu! (dans ma famille, mon fils, ma soeur ma mere mon grand pere maternel..).
PS je suis dyslexique et j'ai aussi un DEA de neurosciences ainsi qu'une licence de psychopédagogie...
Et j'ai une vision particulièrement critique de la définition de la dyslexie telle qu'elle se répand sur internet actuellement... Cela devient un peu tout et n'importe quoi..comme d'ailleurs tous les troubles psychologiques à la mode ...(bipolaire, pervers narcissique, etc...)
je milite donc pour une définition la plus stricte possible: "retard d'apprentissage du langage écrit, lecture ou écriture" on donne souvent 2 ans comme limite approximative du retard.
Certains voudraient une définition par rapport à son incurabilité, je pense que ce serait une grave erreur, à la fois scientifique (ce n'est pas parce que le SIDA devient soignable que ce n'est pas la même maladie) mais institutionnelle aussi. (on ne prendrais pas en charge de la même façon ceux qui commencent à guérir que ceux qui ne font aucun progrès!)
Aprés c'est mon point de vu et je milite pour...Il y en a peut être d'autres avec d'autres arguments que je ne connais pas..(dans ce cas ref?)
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Nicolas Raviere
Comme tu dis, Les dys ne sont pas considérés comme des maladies, mais pas du tout comme des symptômes... Il est établi que ce sont des troubles d'apprentissages et une forme de handicap non visible, cognitif, un dysfonctionnement cérébral en quelque sorte qui ne guérit pas, du coup, mais peut s'amoindrir par des stratégies diverses. En gros, quand tu as une dys, tu l'as toute ta vie. Je t'invite à te renseigner là-dessus.
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philippemoi
"je voudrais raconter, l'opportunité qu'il y a dans la dysfficulté. " J'ai laissé le mien plus loin... alors le votre nous interesse aussi.
Je rappelle que la dyslexie n'est pas une maladie mais un symptome..son origine et variée et correspond ensuite à un retard d'apprentissage. J'ai appris à lire à 5 ans donc plutot précoce, mais jamias je n'ai pu voir mes propres fautes d'rthographes.. ce fut un combat parmi tant d'autres.
Ce qu'on a à dire doit être la première revanche sur ce que nous ne pouvons écrire car un jour cela fini par sortir...

Quant à l'écriture d'Exposito elle me rappelle (sans en etre exactement le meme style) celle d'un livre qui a eu le goncourt du premier roman... "jubilation vers le ciel" de Yann Moix.. pour ceux qui aime le style (je prefere ne rien dire de l'auteur!) un extrait:
Les ombres glissaient sur les morceaux de chambre. Elles jouaient de la silhouette, prévenaient des types à couteaux. Je tremblais dans les ours. Dans le sommeil, j'étais plus conquérant, déchireur de banquises sur des drakkars pleins d'amoureuses, tueur de grands. Je caracolais sur les parapets, nourri d'horizon. Je prononçais des mots compliqués : ambigu, fiable, molécule, smic, Toulouse-Lautrec.
Lutins bleus, oiseaux bleus, poissons bleus et, d'un coup de couteau de type, la lumière qui tue tout : debout, réveil, direction l'école. Haut de pyjama, bas de pyjama. L'un rouge, l'autre bleu, le nombril blanc : les enfances sont des révolutions. Je vivais avec mon temps : Guerre du Kippour, Khmers et Mao. Allende dans les Kickers, je frappais la terre rouge poudre du Chili. Nixon mentait, moi aussi. Les billes dans la poche, porces, verres, terres, gouttes d'eau. J'avais l'air d'une molécule.
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Vis9vies
Expos-ito, tu devrais l'écrire dans une oeuvre. C'est un début de vie qui parle mieux qu'un mot ;)
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Nicolas Raviere
Je ne vois pas pourquoi tu ne continuerais pas, c'est un très beau témoignage qui peut être utile et qui de plus fait presque office d'oeuvre plus que de commentaire, même si on entre pas de suite dedans (hihi). Dys ou non, le problème se rejoint sur l'incompréhension, la suspicion de bêtise, le mauvais traitement, mais ce qui compte c'est au fond le résultat, qui finalement est un gros fuck - si je puis me permettre - à ceux qui nous n'ont pas voulu ou n'ont pas su nous soutenir, voir nous on maltraité, ces maîtresses qui avaient le coup de règle facile.
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Gigi Fro
Tu as bien fait et tu devrais poursuivre, je sens que tu as d'autres choses à dire. Votre témoignage peut servir à d'autres.
Toi et Nicolas sont d'excellents auteurs avec un style propre que beaucoup de non-dys n'auront jamais et continueront à écrire "sans âme".
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Gigi Fro
c'est un très beau témoignage ! émouvant et tu sais, au contraire cela t'a donné un style bien à toi et cette capacité à jouer avec les mots que d'autres sont incapables de comprendre ou de voir leur beauté. Mais je comprends que cela a dû prendre du temps et du travail, beaucoup. Tu peux être fier de toi :)
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Nicolas Raviere
Tout témoignage confrontant un handicap à l'écriture est utile expo ! C'est le but de cette discussion. Je l'attends avec impatience.
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Le Molosse
Coucou, je ne sais plus si j'ai partagé ici donc du coup, je renvoie l’astuce d'une amie instit : https://www.scribay.com/talks/17417/open-dyslexic-sous-traitement-de-texte ^^
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Nicolas Raviere
Non, non, il n'est pas dans ce fil et c'est très bien qu'il y soit, en espérant que cela aide des dysléxiques. Merci Molosse !
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Le Molosse
De rien ;)
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Till S.
Bonjour Nicolas,
Je reviens un peu traîner par ici et je tombe sur ta discussion. Intéressant de découvrir ton parcours. D'autant plus intéressant que tu es le premier "dys" que je rencontre qui se passionne pour l'écriture, la littérature, la linguistique. Par raccourci, on pourrait se dire "accès au langage écrit = difficile, alors évitons, contournons la difficulté, intéressons nous à autre chose", mais non au contraire tu persévères et signes :-)
Je me demandais concrètement si tu utilisais des outils informatiques spécifiques ? correcteur informatique plus poussé ou logiciel qui mette en page d'une manière particulière ? Suivant le degré et le type de dyslexie-dysorthographie, je me doute que chaque personne a à trouver les outils qui lui sont le plus adaptés.
Et dernière question : par rapport à la dysgraphie, je me demandais quel est ton point de vue sur le fait de "travailler/essayer d'améliorer" son écriture ou de passer par le support informatique, d'autant plus que la société actuelle donne peu l'occasion d'écrire manuscritement. Jusqu'où essayer de s'améliorer malgré la difficulté intrinsèque, à quel moment compenser ? (je pense notamment aux enfants, ados). Comment aurais-tu aimé être accompagné, aidé, plus jeune ? (finalement cela faisait plus qu'une dernière question ;-))
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Nicolas Raviere
Hoooo Faipas, tu es revenue, enfin, je me suis inquiété 0-0

Sur mon ordinateur, j'utilisais le logiciel antidote en phase finale (avant impression), sinon mon traitement de texte pour écrire est word.
Maintenant, c'est que word depuis que je suis sous mac. Pafois j'utilise scribens (gratuit en ligne pour les textes longs, pas pratique car faut couper)


Je fais les corrections sur différents formats : devant l'écran, puis sur papier (parfois en 14) puis je me commande une maquette de mon livre et corrige dessus. Le fait de changer de format aide à trouver des fautes, mais il en reste toujours !

J'utilise toujours des polices sans serif qui sont des lettres pures donc plus facilement "traduisible", avant je travaillais sous arial et passais sous time new roman (avec sérif) en final, pour la publication. Maintenant, je ne travaille qu'en Garamond (sans sérif) : c'est ce qui me convient le mieux

Pour ce qui est de la dysgraphie, honnêtement, je pense qu'il faut passer sur ordinateur car comme tu dis on a de moins en moins besoin de l'écriture (qui est un réel frein), c'est beaucoup moins limitant. Et après, comme je dis dans les réponses, si je dois écrire manuscritement une lettre, je mets 5 minutes à la taper sur l'ordi, et une heure à la recopier très lentement que ce soit regardable, que les mots ne sortent pas des lignes (en travaillant avec une grille en surimpression si c'est une feuille blanche), que les lettres soient claires. Pour les autres, si je dois écrire une liste par exemple, un nom de film sur un papier, j'écris en capitale :) etc etc

Me concernant ado, on ne savait pas que j'avais une dysgraphie (je l'ai su très très tard, j'avais déjà trouvé mes solutions). Mes dys m'ont empéché d'apprendre facilement l'écriture et la lecture (j'ai mis qq mois de plus sachant que j'ai pas fait de maternelle), les méthodes me convenaient pas : j'aurais aimé qu'on me comprenne ! Ca c'était dur. Le soir, je travaillais avec ma mère, très patiente. L'institutrice l'a vu (normal) et elle me "frappait" parce que je ne mentais pas et dit que je faisais mes devoirs avec ma mère, sinon je pouvais pas écrire donc impossible de faire mes devoirs au début du CP. Bref, c'était angoissant d'aller à l'école. J'ai fugué plusieurs fois d'ailleurs...
J'aurais aimé ne pas vivre ça, et être accompagné dans la compréhension, sans que ça tombe dans l'assistanat (je me serais senti mal, j'aime bien faire "par moi-même" et si on m'aide, que je puisse aider aussi. J'ai aussi la conviction avec une forme d'assistanat, dans ce cas-là, on pourrait avoir tendance à se reposer et laisser l'autre faire à notre place - mais je me trompe peut-être)

J'aurais aimé également qu'on me force pas à lire à haute voix :(

Et des petits aménagements pour avoir de meilleurs notes ^^ et surtout m'encourager (je pense aux nombreux zéro que je collectionnais en dictée, au nombreux points en moins pour l'écriture jusqu'à la fac et les fautes que je vivais comme un acharnement étant donné que je connaissais les règles, j'arrivais juste pas ni à lire correctement, ni à écrire. Et des heures de colle en moins pour ça : j'étais le seul élève collé pour ce genre de motif parce qu'on croyait que je faisais exprès, au collège 0-0.

J'aurais aimé avoir un ordinateur comme certains dysgraphiques et la plupart des dyspraxiques de nos jours : j'aurais pu écrire convenablement, sans limitation (pas seulement l'écriture, mais la qualité de mes réponses car plus de temps) ne pas être fatigué d'écrire et faire moins de fautes (même si souvent ils n'ont pas le droit au correcteur, moi, je vois mieux les fautes sur ordi que sur des écritures manuscrites toujours perturbantes en lecture ).



Etre entouré d'un spécialiste, sinon, c'est couteux, j'ai pas eu cette chance. Ma soeur avait des problèmes d'élocution du coup, c'est elle qui a bénéficié d'une aide. J'aurais bien aimé l'avoir, pour limiter la casse et surtout aller plus loin dans mes études et dans mon écriture.


Voilà voilà :)
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Till S.
Merci pour cette longue réponse détaillée. Elle me donne à réfléchir pour des personnes de mon entourage.
Du coup, je suis allée regarder cette histoire de police sans serif (=sans empattement, sans les petits traits qui marquent la liaison entre les lettres). Voilà, le genre de "détail" qui peut avoir son importance et qu'il est pourtant facile à mettre en place.
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SpaghettiBolognaise
Mon fils est dyspraxique. Je mesure la chance qu'il a d'être suivi pour ça... Mais au niveau estime de soi, c'est dur. Si vous avez si bien réussi à compenser, sans aide, c'est sans doute aussi parce que vous devez être très bon par ailleurs. C'est le cas de mon fils.
Pour la dysgraphie, je l'ai fait suivre en MS et en CP (selon une méthode que je connaissais), donc il sait plus ou moins écrire, mais c'est abominablement coûteux (et difficilement lisible). Pour le reste, il compense énormément, et nous, on fait notre possible pour lui faciliter le quotidien, alors ses difficultés sont relativement masquées pour quelqu'un qui ne sait pas.
Elles sont pourtant bien là.
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Nicolas Raviere
Oui Till S., y a pas mal de petits trucs : des choses qui aident un peu tout le monde, des choses qu'il faut trouver pour soi. Faut pas hésiter à fouiller et surtout : en parler ! le sans sérif, par exemple, c'est tout con.
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Nicolas Raviere
Hello SpaghettiBolognaise : Merci pour le témoignage ! Oui, niveau estime de soi, ça ne doit pas être facile qu'on le sache comme c'est son cas, ou non. II y a toujours des moments où le dys ou multi-dys se sent limité parce qu'on pourrait faire des choses, et cela nous en empêche : c'est finalement ça, le plus gros problème. Me concernant, je fais partie des personnes qu'on appelle à haut potentiel, ça m'a évidemment aidé sur d'autres plans et notamment la débrouillardise (mais c'est aussi ce qui fait qu'il y a eu un acharnement sur moi, car des profs pensaient que je faisais semblant de pas mal de choses).
Vous pouvez je pense essayer de vous renseigner pour demander une aide à la MDPH afin d'obtenir un apparaillement (ordinateur) mais c'est très long et pas toujours garanti, ou à défaut, un projet d'acccompagnement (je ne me souviens plus du sigle, qui a changé y a 2 ou 3 ans) qui a l'avantage depuis quelques années d'être le même de la maternelle au lycée, diminuant les démarches, permettant par exemple d'accèder à un tiers temps (et des conflits avec certains professeurs, tant il reste à faire ^^)
Les difficultés seront toujours là, plus ou moins masquées en effet (personne n'a vu que j'avais un souci par exemple, même moi je ne le savais pas), mais, d'une certaine façon, quand on arrive à quelque chose, ça a je pense plus de valeur que si l'on avait pas la dys ! Et ça peut donner aussi l'envie de se dépasser (certains élèves que je côtoyais refusait jusqu'à l'aménagement soit par orgeuil, soit pour éviter que les camarades sachent). Comme décourager (à l'adolescence, beaucoup jettent l'éponge). Bref : courage !
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SpaghettiBolognaise
Oui, voilà, il est EIP. Pareil, certains pensent qu'il ne fait juste pas d'efforts... Le diagnostique "officiel" (à 9 ans, même si moi, je le savais déjà) l'a vraiment libéré. Il a sauté le CM2 et a pu enfin utiliser son ordinateur en classe (il ne l'a que pour deux matières pour cette première année, mais ça lui change la vie). Pour le PAP, en fait, c'est censé être en cours, mais tellement long à mettre à place. En revanche, l'équipe pédagogique de son collège est vraiment bien de ce point de vue, on a de la chance.
Pour l'aménagement, j'ai lu que c'était difficilement accepté au moment de l'adolescence, c'est pour ça qu'on a tenu à mettre ça en place le plus tôt possible (il a 10 ans et il a son ordi depuis 1 an), car le bénéfice est alors trop grand pour que le jeune y renonce par orgueil. A condition bien sûr d'avoir le suivi qui va avec, il ne suffit pas d'avoir un ordinateur.
Bravo pour votre parcours et merci pour les pistes.
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Nicolas Raviere
Il y a une énorme méconnaissance de "L'EIP" (et un cliché d'étiquettes aussi), les équipes éducatives manquent souvent de formation, alors que es possibilités existent (du moins dans l'académie où je suis), mais souvent les chefs d'établissements ne donnent pas leur aval (projet d'établissement), car ce n'est une priorité (d'autant que ce n'est pas considéré comme un handicap, si pas affilié à des dys ou TDAH alors que ça peut être handicapant, qu'on saute des classes ou non). Et c'est couteux, budget limité. M'est d'avis qu'il faudrait former les professeurs principaux qui, par ricochet... etc Beaucoup ne concoivent pas qu'on peut avoir un mode de pensée différent, des comportements ne sont pas compris. Il y a tellement d'incompréhensions qui biaisent tous dans les relations.
Encore du chemin à parcourir !
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SpaghettiBolognaise
En fait, sa dysgraphie n'est pas due à sa précocité, il est aussi (très) dyspraxique (et c'est personnellement ce que je vois le plus), habits toujours à l'envers, etc. Mais disons que les deux ensemble, on ne voyait ni son haut potentiel (difficultés en classe, comme pour aligner les chiffres lors d'une opération posée, par exemple, alors qu'il pouvait la faire de tête), ni sa dyspraxie (pas assez en difficulté !).
Les enfants dys sont souvent, je trouve, très persévérants. Et je trouve qu'on a tendance à toujours pointer du doigt ce que l'enfant EIP ne réussit pas (il n'est donc pas si "intelligent" !), de même qu'on souligne les réussites de l'enfant dys pour lui montrer que quand il veut, il peut (sous-entendu, quand il n'y arrive pas, c'est juste parce qu'il ne fait pas assez d'efforts).
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Nicolas Raviere
Ce n'est pas lié mais le tout est lié au fonctionnement cognitif. La dyspraxie est sans doute la dys la plus visible, puisqu'elle a trait à la coordination (un dyspraxique qui met un pull par exemple, ça ne passe pas inaperçu)

Le problème vient de ce que l'on considère comme de l'intelligence. le haut potentiel peut se voir de plein d'autres façon qu'à l'école par le biais de la réussite ou non (maturité du propos, plus souvent vers les adultes que les enfants parce qu'ils ont plus de réponses aux questions que l'on se pose, centres d'interêt différents (à part souvent les jeux vidéos ^^) curiosité prononcée, émotionnel plus fort, sensibilité cachée ou non exacerbée : des aspects dont on parle souvent moins que la réussite scolaire. Réussite scolaire et intelligence, ca n'a rien à voir : Coucou Enstein, réputé pour avoir été un cancre. On peut être haut potentiel et avoir 5 de moyenne générale.
Tout à fait d'accord pour le "pointer ce qu'il réussit pas", parce qu'on confond l'intelligence et le savoir, la restitution. Qu'on ait 0 ou 20 dans tel matière résume pas l'intelligence. Se greffe la dessus la question des profils d'apprentissage : un élève kinestésique aura moins de chance de s'en sortir qu'un élève oral etc etc

+ 1 pour les efforts ! I've been there. C'est assez pénible car c'est souvent le système éducatif qui bride (tout est pensé pour une pensée synthétique, non analogique)

Esperons que cela change un jour (pas mal de dispositifs dans certains pays, la France est en retard mais adopte des essais dans des établissements. J'ai fait partie d'un protocole expérimental à ce titre mais c'est plus, je pense, un coup "politique" qu'une réelle envie de faire avancer les choses.
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GoM
Je ne suis pas "dys" (enfin je n'ai jamais été diagnostiqué non plus)
Mais je retrouve certaines choses qui m'ont beaucoup peiné personnellement au collège.
C'est fou, mais rien que de mal tenir un stylo et l'obligation d'avoir un stylo plume m'a donné du fil à retordre. j'ai du convaincre mes parents de me trouver un stylo encre à bille, car chaque texte long à écrire était une torture.
Je n'arrivais pas à finir et souvent je rendais un travail au 2/3 fini. Et mes notes oscillaient entre 8 et 12/20. J'ai été victime de certains profs qui voyaient en moi la lenteur d'écriture et me stigmatisait dans ce rôle de lent.
En ayant eu une simple difficulté, j'ai surement une scolarité différente. Ce qui pose pas mal de questions sur notre système d'éducation.
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Nicolas Raviere
Oui, de toute façon c'est une vaste question "trouble d'apprentissage" handicap ou non, etc, on est pas tous égaux devant l'éducation, trop de paramètres entrent en jeu.
Tu écris toujours à la main ? Comment ça se passe dans ton quotidien, taf tout ça ?
Dans mon nouveau job, je suis obligé d'écrire pas mal à la main, c'est un peu l'angoisse. Pas hâte d'avoir un retour sur mes relevés...
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GoM
J'écris plus à l'ordinateur, mais c'est mon boulot qui veut ça (email, factures, traitements informatisés, etc). Mes difficultés se sont résolues d'elles mêmes au lycée. Le droit au stylo bille et à la prise de notes et un nouveau positionnement des doigts sur mon stylo m'ont permis d'écrire comme tout le monde.
On saisit mal l'importance de l'ergonomie d'un simple stylo. Une encre fluide et un stylo bille fin c'est dix fois mieux qu'un épais stylo plume baveux.
Avant j'écrivais en tenant mon stylo à 5 doigts, je suis passé à 3 doigts et un doigt d'appui. Il faut passer le temps d'inconfort où le cerveau doit réapprendre l'équilibre du stylo.
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Nicolas Raviere
C'est intéressant ce que tu dis sur la posture, la différence des stylos et l'érgonomie. C'est vrai que ça peut aider.
De mon côté c'était les stylo plume (à encre effacable ^^) que je trouvais plus ergonomique, car souvent bombés et courts, et les stylo qui écrivent comme des stylo feutre (pas les trucs classiques genre stylo d'école), il faut que l'encre coule pour "délier" le geste. Ca résoud pas, mais c'est mieux.
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GoM
J'adore la fluidité des inkjoy de papermate. Avant je gravais dans le papier. La fluidité sans la dureté et sans que ça bave c'est difficile à trouver. Le confort d'écriture est un oublié des petites aides à la réussite.
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Nicolas Raviere
Je plussoie, sans grivoiserie aucune, mais quand ça coule : mouais :) Voilà une jolie phrase aux allures de citation, GoM (la seconde).
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GoM
Ravi qu'elle plaise. =)
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korinne
Félicitation Nicolas pour le chemin parcouru et cette discussion.
Je n'imaginais pas à quel point cela pouvait être "handicapant".
Ce que tu partages ici c'est du concret ;-)
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Nicolas Raviere
Merci korinne. J'espère que ça servira. Y a quelques années, une association m'avait proposé de témoigner auprès de Dys mais je l'avais pas fait (timidité, aime pas parler en public), du coup, d'une certaine façon je le fais.
J'espère d'autres témoignages que le mien, je sais qu'on est plusieurs ici (j'ai vu ça passer dans les discussions et commentaires ici ou là)
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Le Molosse
J'ai une de mes amies qui est dyspraxique et rien que couper des légumes devient pour elle le parcours du combattant. Vous avez bien du courage et franchement chapeau bas ^^
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Nicolas Raviere
Merci ! Il faut bien ! Et se battre toujours un peu contre soi (problème ou non, du reste).
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Le Molosse
Totalement, il n'y a qu'en se battant contre soi qu'on avance ^^
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Elleween
Bonjour à tous.
Mon fils va bientôt se faire diagnostiqué DYS. ( Dyslexique, dysorthographique) avec pleins d'autre truc.
Il a 9ans et fait d'énormes progrès. C'est super dur pour lui, je le vois bien. L'orthophoniste nous donne beaucoup de méthodes et conseils. Elle m'a dit que quand tu te fait diagnostiqué Dys c'est à vie on en guérir pas, mais qu'on pouvait réussir et qu'il pourrait faire ce qu'il voulait de sa vie. C'est des méthodes, des temps de réflexion plus longs et beaucoup de courage qui vont faire qu'il va y arriver.
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Nicolas Raviere
C'est super qu'il ait ce soutien et cette prise en charge. J'espère qu'une fois le diagnostic établi, vous n'aurez aucun souci avec les aménagements scolaires nécessaire (certains professeurs, voire établissement, sont très réticents...). J'espère qu'il continuera ses progrès, conservera le goût de la lecture dont tu as parlé plus bas (qui est vraiment un plus dans le "combat") et ne se découragera pas, car c'est pas toujours évident, surtout - je pense - à l'adolescence !
Comme tu le dis, la méthode aide beaucoup - il faut juste trouver celle qui est adéquat au cas.

Good luck !
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Luna Castalla
Voici mon témoignage
Je suis multi- dys aussi ;(

Dèja il y a ma Dispraaxie qui e demande beaucoups d'effort au quautidien, j'ai toujours été bien entouré et aider.
Pour ceux qui ne savent pas ce que est un dispraxique c'est une perssonne en siruation d' andicap tous les jours.
Une perssonne dyspraxique est une personne maladroite, elle voie le truc mais peut ce le prendre sont cerveaux n'est pas connecter avec ses jambes.
Elle se fatigue très vite au niveaux de l'écriture sur papier, de la lecture, et de la marche.
Elle tremble à chaque fois par exemples dans les magasins quand faut aller vite enfin bref *
C'est ceux que j'ai moi


Je suis aussi Dysortographique comme je l'ai à plussieure repprise ici
Et oui je fais des fautes, et pliens de perssonnes m' on dis que je le fessais exprès alors que non
Des personnes se wson moquer de moi ce qui ma engengré une depression unee forte
Je ne voulais plus revenire, je ne dissaie que j' éttaie nul je ensait même au suicide.....:(


Ne vous moquer pas aider nous s'il vous plais on demande que ça nous.

Lien de ma bio si sa interesse des gens : https://www.scribay.com/text/617289109/tous-savoir-sur-luna-dans-la-lune---terminer--
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Nicolas Raviere
La dyspraxie, c'est pas évident en effet ! Et c'est bien que tu l'expliques avec tes propres mots. Ca a pas du être évident à l'école. je crois que dans ta biographie tu avais fait part de ton parcours spécial, par rapport à ça. N'hésite pas en à dire plus si tu le souhaites. C'est comme tu veux.

Les personnes qui te disent que tu fais exprès, la plupart ne sont pas mal intentionnées, c'est juste qu'elles ne savent pas, et si elles savent, elles ne comprennent pas. Faut pas que ça te démoralise. Oui, c'est plus facile à dire qu'à faire je sais, mais bon, si je les avais écouté, j'aurais sans doute quitté l'école assez tôt (d'ailleurs, j'ai fait un arrêt de deux semaines l'année du bac, j'y suis retourné pour ma mère...).

Comme je dis plus bas, tu as mille façons de t'exprimer dans l'écriture, il y a des logiciels différents (reconnaissance vocale), des médias où tu peux exprimer autrement ton imagination (fiction sonore), des outils de plus en plus perfectionnées viendront sans doute à l'avenir. Bref faut être op-ti-miste !
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Luna Castalla
J'invite les gens à lire ma bio
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Nicolas Raviere
tu devrais mettre le lien alors, de sorte qu'on puisse y accèder sans fouiller :)
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Nicolas Raviere
Du coup je me lance avec mon témoignage qui, je l'espère, ne sera pas le seul : de mon côté, je suis multi-dys.
Dyslexique et dysgraphique, ça m'a posé énormément de problèmes dans mon parcours scolaire et pas mal de moqueries des camarades, des professeurs (qui pensaient que je faisais exprès, pas d'efforts voire me collaient à cause de mon écriture !!!!)... bref, pas évident ! Ca m'a vraiment découragé et ça a développé chez moi une forte phobie scolaire. J'avais beau lire beaucoup (pendant plus de 15 ans, je lisais 3 romans par semaine : rien à faire... et tout le monde me rabâchait : tu feras moins de faute si tu lis bla bla. Aucune différence... J'en suis venu à me dire que j'étais vraiment nul, vu que ça marchait pas... Quant à mes cahiers : c'était la cata, mal tenus forcément... je ne pouvais pas apprendre mes leçons convenablement et évidemment, c'était de ma faute etc bref, une spirale infernale.

Pour ce qui est de l'écriture, j'écris depuis que j'ai 9 ans mais ces saletés de dys m'empêchaient de faire ce que je voulais : impossible d'écrire un roman par exemple alors que j'en avais envie, vu les problèmes de graphie. Je me contentais de poèmes et de petites nouvelles jusqu'au lycée.

Ado, on m'a offert une machine à écrire mais ce n'était pas une solution idéale pour ce qui est des fautes d'orthographe forcément, en revanche, je n'avais pas de souci de graphie et ça m'a en partie libéré. J'ai commencé à faire des oeuvres plus longues même si j'avais tendance à vouloir toujours écrire sur papier (pour m'entraîner à avoir une écriture pas trop dégueulasse mais surtout lisible), et cela me fatiguait énormément : c'était un peu un cercle vicieux !

J'avais plein d'idées mais impossible de les écrire, vu la dysgraphie. Le machine à écrire, je la délaissais : cela aidait certes, mais c'était pas pratique (pas de visualisation de l'ensemble du texte, j'avais besoin de "spatialisation", pour gérer ma lecture et confronter ma dysléxie). Il manquait des répères.

Et puis, ENFIN, l'informatique m'a pas mal aidé en 1999 quand j'ai eu mon premier ordinateur : ça m'a permis de reprendre l'écriture intensivement car c'est très difficile pour moi d' écrire "manuellement", cela occasionne une fatigue énorme (si vous êtes droitier, écrivez pendant plus de 5 minutes de la main gauche, et vous comprendrez ce que ressent un dysgraphique).

Depuis, je me suis lancé avec d'un côté l'amertume d'avoir perdu pas mal d'années d'écriture, des projets possibles et la joie de pouvoir ENFIN réaliser des choses sans trop d'entraves, même si il reste toujours le problème des fautes d'orthographes que je vois pas, vu ma dyslexie alors que je connais pas mal les règles qui régissent la langue, notamment via mon cursus universitaire (pas de tout repos avec mes dys... qui sont l'une des raisons pour lesquelles je les ai arrêtées parce que les - 2 points par ci, - 3 points par là... merci)



Voilà voilà.

J'attends vos témoignages ! ET SURTOUT NE LACHEZ RIEN !
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Nicolas Raviere
Merci Brume,

Oui, il y a une forme de fierté possible, car c'était et c'est encore aujourd'hui un ensemble de défis dans lequel j'ai investi beaucoup d'énergie, mais aussi de la déception car j'ai râté pas mal de choses à cause de ça aussi (au-délà des dys).

Comme tu le dis, ce sont ces portes qu'il faut trouver, justement en fonction de nos handicaps. Sachant que désormais, il existe des prises en charge (aménagement scolaire, équipement d'ordinateur pour les dyspraxique et dysgraphique sévère....) qui n'existaient pas quand j'étais gosse, dans les 80's.

Bref, la société avance à ce sujet, et c'est super !

Pas compris le monde n'est pas grand côté de ma personne.
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Ālغx |
Merci du partage et bravo pour ta persévérance!
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Nicolas Raviere
Merci. J'ai longtemps hésité à le poster mais je pense que ça pourrait aider de savoir que des choses sont possibles ! J'aime pas trop cette expression "ne rien lâcher", mais elle s'applique ici. Quand on a une passion qui est finalement plus qu'une passion, ne jamais la sacrifier.
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Gigi Fro
Franchement chapeau ! tu es courageux et en plus talentueux avec tes histoires qui sont géniales. C'est vrai que ça semble difficile à comprendre quand on ne connaît pas que ce type de mal puisse exister. Heureusement l'informatique est là :)
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Nicolas Raviere
On essaye, pas toujours évident :) Je devrais d'ailleurs en prendre de la graine pour tout le reste des trucs pour lesquels je ne me bats pas !

Oui, vive l'informatique ; de toute façon, c'est ni tout blanc ni tout noir, les innovations comme le démat : ouais, ça tue l'industrie certains artistes mais ouais, ça ouvre de nouvelles portes, on voit des artistes qu'on aurait jamais connus etc etc Bon c'est un peu HS mais voilà l'idée.

Les dys sont très difficiles à comprendre en effet (d'où le lien) puis que c'est une forme de handicap (qu'on appelle trouble d'apprentissage mais sérieux : troubles ?????????? c'est plus qu'un trouble dsl) qui ne se voit pas. Comme tous les handicaps qui ne se voient pas, on ne le prend pas en compte et puis souvent on cherche pas à comprendre. Ah, tu es comme ça, tu as ça, ben fais ça et zou. Tu fais des fautes d'ortho, ben lis.... tssss

Ben non, c'est pas comme ça que ça fonctionne !

Merci pour ton pti mot ^^

j'attends les autres témoignages avec impatience !
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Luna Castalla
Nico tu peut étre fiere de ton parcoure même si tu as des problèmes
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Nicolas Raviere
Merci Luna ! Faut que j'y pense oui, en plus, je l'ai fait tout seul. Comme un grand ^^ Et ça montre qu'on peut le faire ! J'ai travaillé avec certains dys y a quelques années, et certains étaient abbatus (à quoi bon?). Ca m'attriste. Il faut dire ce genre de chose et surtout voir qu'il n'y pas qu'un chemin cf : les logiciels de reconnaissance vocale, par exemple ! Y a plein de formes d'écriture, aussi : les scénarios, les fictions sonores etc Bref, plein de possibilités, pour chacun, quelque soient les difficultés. J'espère que tu trouveras ton chemin. Et j'attends ton témoignage sur ce fil, aussi !
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Luna Castalla
Je l'ai fait mais chai pas s'il ai vraiment bien
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Nicolas Raviere
pas grave si c'est bien ou non, c'est un témoignage, ça montre ton parcours, où tu en es, sans autre prétention.
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Caiuspupus
Merci pour ton témoignage, c'est intéressant et instructif, je n'ai jamais côtoyé de personne ayant ce problème.
J'ai une question pour toi : est-ce que tu as définitivement vaincu ta dyslexie, et si oui, à quel âge ? Je veux dire, est-ce que c'est un effort quotidien ou est-ce que tu ne ressens plus de difficulté ?
Et pour la dysgraphie, l'as-tu toujours, sachant que l'informatique t'a aidé dans un sens, mais a sûrement été un moyen de contourner le problème sans le résoudre ?
Désolé si mes questions sont idiotes :)
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Nicolas Raviere
Peut-être que si, mais tu ne le sais pas car c'est pas marqué sur le front et chaque dys a une "amplitude" on va dire, certains sont plus dys que d'autres etc :)

De mon côté, j'ai vécu toute ma vie avec la dysgraphie sans savoir que j'avais ça malgré un fort énervement (alors que ma dysléxie a été diagnostiquée très tôt mais à l'époque on s'en battait donc j'ai pas eu de spécialiste pour m'aider à "faire mieux").


En fait, les dys ne se soignent pas, c'est une sorte de dysfonctionnement cérébral / cognitif.

Par contre, tu peux réduire leur impact : par ex, pour une dyslexie, tu vas privilégié une écriture grosse (14 ou plus), un alignement entre les lignes, et une police sans sérif (y a moins de "signe", les lettres sont pures, donc plus facilement décryptable par le DYS). Moi par exemple, j'ai mon moyen de fonctionner pour lire et je suis assez performant. Sauf en lecture orale. J'évite d'ailleurs de lire en public :)

Après j'ai commencé à dompter ces soucis et d'autres (j'ai un fonctionnement cérébral analogique et non synthétique) vers l'année du bac, à développer mes méthodes de lecture tout seul. ;)

Idem pour la dysgraphie : c'est ce que je fais avec mon ordi. Du coup cet handicap n'a quasi aucun impact à présent ! Je n'écris plus manuscritement depuis des années, à part des listes de courses. Du coup, si je dois écrire avec ma main, c'est l'horreur, je freeze, car je n'ai plus d'écriture, de graphisme et même d'automatisme en orthographe : bref, la cata. Mais bon, une liste de course, c'est rien ! Ca peut faire rire mais si je dois envoyer un courier, j'utilise souvent plusieurs envelloppes car j'ai du mal à écrire de sorte que ce soit lisible et si je m'applique j'arrive même pas à écrire bien même mon prénom !!!! Si tu me dis d'écrire une lettre, je vais la faire sur PC vite fait et mettre 1 heure à la recopier pour qu'elle soit présentable (et juste présentable) 0-0


Tes questions ne sont pas idiotes du tout, bien au contraire, c'est le but de ce topic qui je l'espère aidera d'autres dys qui sont en questionnement.
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Caiuspupus
Merci pour ces éclaircissements :)
Autre question, car une question en amène souvent une autre :
Quand tu dessines, est-ce que tu ressens une gêne ou alors est-ce "seulement" pour l'écriture que tu as des difficultés.
Et autre question encore : j'ai une écriture manuscrite très moche (je suis gaucher), mes lettres ne sont pas régulières et j'ai tendance à devoir raturer. Est-ce une forme de dysgraphie ?
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Nicolas Raviere
Quand je dessine j'ai un énorme problème de symétrie, de tracé ! (par ex, ja'i du mal à dessiner même un carré, à découper une feuille droit avec des ciseaux etc), du coup, quand je faisais art plastique et qu'il fallait reproduire c'était la galère, des heures de taff (et d'agacement). j'avais des notes en yoyo en fonction de ce qu'il fallait faire et du temps que j'avais. Du coup, j'ai commencé à faire des dessins et peintures sans symétrie, pas basée sur le réel, basé plus sur des courbes, du morcellement (cf ce qu'on peut voir sur mon site par exemple). Je ne ressens pas d'angoisse ou d'énervement en les faisant parce que je me sens libre dans l'espace que j'ai devant moi :)

Pour ce qui est de ton écriture, c'est plus compliqué que ça. Déjà : Est-ce que ton écrire dépasse ou a une tendance naturelle à dépasser les lignes du cahier ?

Ce peut-être rien (sais-tu ce qui fait que tu ratures par exemple ? la laideur, l'ortho, l'incertiude, l'énervement ?) ce peut-être aussi une perte (par ex, comme si tu écris moins à la main, t'as moins d'automatisme, tu visualises moins en toi l'orthographe (un mot écrit à la main et un mot vu sur l'ordi, ca a pas la même gueule : des mots que je sais écrire sur ordi, suis infoutu de les écrire). Ce peut-être aussi (mais j'en doute) un problème de geste et de visualisation / Gestion de l'espace : une dyspraxie.


Fais ce petit test (à condition de pas être ambidextre ^^) : si tu es droiter, essaye d'écrire de la main gauche pendant plus de 5 minutes, comme si tu écrivais normalement donc à un rythme normal (genre tu fais une dictée, c'est le mieux) : tu vas ressentir des choses, un agacement etc Si tu ressens ça en écrivant normalement, c'est possible que tu sois dysgraphique.

Et, si c'est le cas, on en meurt pas ^^
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Caiuspupus
Je n'ai pas de problème pour dessiner, au contraire c'est un de mes points forts. Quand j'écris en m'appliquant, ça va, mais ça ne dure pas, je suis très frustré de ne pas écrire au rythme de m pensée et ça s'emballe, ça devient très laid. Ajoutons à ça qu'étant gaucher, je devais utiliser des buvards pour ne pas saloper la ligne du dessus, l'écriture a toujours été une expérience désagréable. Pour l'anecdote, ma maman, que j'ai eue comme prof, me mettait des points en moins pour mon écriture ;)
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Nicolas Raviere
Ecrire au rythme de la pensée c'est autre chose, je t'invite à regarder du côté haut potentiel / précocité / surdoué, notamment si ton fonctionnement cérébral est analogique et non synthètique. Tu trouveras plein d'infos là-dessus sur le web. Cela peut générer ce genre de choses (j'ai ça aussi et ça a amplifié ma dysgraphie, justement). Et ca expliquerait aussi ta sensibilité, de ce que tu en dis :)
Bref, ça peut-être une réponse. Après y en a peut-être d'autres (je ne les connais pas) ou c'est peut-être un trait parmi tant d'autres ^^. La vraie question c'est : est-ce que ça te handicape vraiment ? Est-ce que ça a une influence sur ta vie au quotidien ou en "profond" ? Si c'est le cas, faut essayer de savoir ce que c'est !

hihih les points en moins, je les collectionnais ^^
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Castor
Heureusement, que tu as persévéré. Sinon j'aurais raté quelques moments de franche rigolade en lisant tes textes. Tiens, au fait, il me reste à finir les péripéties du chiwawa.
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Nicolas Raviere
Merci Castor !

Faut toujours perserver quand on a quelque chose d'important pour soi que ce soit une personne, une passion etc Ma vie, c'est l'écriture, c'est ce qui compte en premier donc fallait que je me donne les moyens de ça sinon...

Chihuahua est pas fini et il est en suspens (je travaille sur le troisième volet du triptyque VMV par contre mais c'est moins rigoloooooo).
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Elleween
Comme j'ai dis plus haut, mon fils est Dyslexique et dysorthographique. Au début son écriture était illisible, des pâtes de mouches. Je ne lui disais trop rien, l'été à passé, je l'ai laissé faire ce qu'il voulait. Puis à la rentré de Cm1 cette année, tout à changé, son écriture est super belle, récemment il a lus un petit roman entier (la guerre des clans ) Et il a tous comprit!! je suis super fière de ces progrès. Il a pris goût à la lecture et j'en suis contente. Par contre, quand il s'agit d'apprendre un texte où qu'il doive en écrire un c'est plus compliqué.
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