Inscrivez-vous sur Scribay...

...et retrouvez une communauté soudée par l'amour de l'écriture, le partage et l’entraide entre auteurs.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de JPierre

Qu'est-ce qu'un écrivain?

par JPierre  il y a 2 ans

Pour rebondir sur une boutade dans le sujet « écrivain engagé », j’ai bien envie de poser vraiment la question.

Qu’est-ce qu’un écrivain ?

Doit-on le circonscrire à sa définition ? Personne qui compose des ouvrages littéraires ; homme, femme de lettres, Larousse dixit.

Ou, considéré qu’à partir du moment où nous sommes capables d’aligner plusieurs phrases cohérentes, disons au moins deux^^, alors nous sommes écrivains ?

Histoire d’étendre encore plus le sujet : l’écrivain est-il forcément un artiste ?

PS: je ne fournis pas le Doliprane, les anxiolétiques ni le talent qui, si j'en avais vraiment, vous comprendrez que je me le garderais précieusement.

Image de profil de Elinor Molat
Elinor Molat
L'écrivain peut vainement raconter son histoire, seul le maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
Image de profil de Auteur inconnu
Auteur inconnu
L'écrivain est un petit coléoptère qui parasite la vigne
http://oulipo.net/sites/oulipo/files/attachment/gribouri.pdf
Image de profil de Guillaume Roussard
Guillaume Roussard
Un écrivain, un écrivain tout simple, sans adjectif ?
Donc tu ne nous demandes pas ce qui fait le bon ou le mauvais écrivain - ni quelle qualité particulière ferait l'Ecrivain que nous posséderions nous et Victor Hugo et pas les scribouillards qui nous entourent ? ( Mon Dieu, Victor, que nous sommes seuls...)
Pour moi, un écrivain est quelqu'un qui ne peut s'empêcher d'écrire, cette activité devenant une part essentielle de sa vie.
Image de profil de JPierre
JPierre
Complément : qui fait le bon ou le mauvais ? A part son public ? Y a-t-il des critères objectifs ? vu l'objectivité humaine ? Je n'aimerais pas forcément ce que tu aimes sans nécessairement avoir la capacité de recul pour dire : Hugo (hasard c'aurait pu être tant d'autres) m'ennuie au plus haut point mais je lui reconnais un talent d'écrivain.
Image de profil de Guillaume Roussard
Guillaume Roussard
C'est bien pour celà que j'en suis resté à la définition minimale. Car qui est bon, qui est mauvais ? Autrement dit, qui mérite qu'on le lise dans dix, vingt, cinquante ou cent ans ?
Voici Boudu, Boissat, et Cureau de la Chambre ;
Porchères, Colomby, Bourzeys, Bourdon, Arbaud…
Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c’est beau !

Les auteurs célèbres des années 20 sont déjà inconnus, et le niveau des ecrivains actuels ne donne pas confiance pour l'avenir. De toutes ces piles aux étals des libraires, un nom survivra. Un seul. Et peut être. C'est aussi celà la Littérature, une aventure humaine, destinée à disparaître dans l'oubli. Alors, à quoi bon décerner des bons et des mauvais points, si ce n'est justement pour nous aider collectivement à devenir meilleur, et que peut être de tout celà, de notre époque, survive un nom. Un seul livre, ne serait ce qu'une seul ligne. Et que de toutes ces heures de veille et d'études, quelque chose poursuive.
Hugo t'ennuies ? Sa gloire est qu'il en ennuiera d'autres dans un siècle ou dans deux.
Image de profil de Elinor Molat
Elinor Molat
Non, parce que y a le bon et le mauvais écrivain, c'est évident. J'en parlais l'autre jour avec les copains, on était parti à la chasse à la gallinette cendrée.
Image de profil de Guillaume Roussard
Guillaume Roussard
Le mauvais écrivain, il voit une galinette, il la décrit ( petite moue de mépris).
Mais le bon écrivain - tuvois - il voit une galinette... il la décrit. Mais c'est un bon écrivain.
Je crois que ca résume tout, effectivement. Merci Elinor Molat
Image de profil de Vis9vies
Vis9vies
Je rajouterais :
Le bon écrivain, tu vois, il voit une galinette... eh bien, tu vois une galinette cendrée !
Alors que le mauvais écrivain, eh ben, il voit une galinette… et toi, t'y vois que des plumes…
Image de profil de Elinor Molat
Elinor Molat
Non mais si tu veux, ce qu'il essaie de dire, c'est que le mauvais écrivain, il décrit, tu vois... Alors que le bon écrivain! Il décrit! Non, de toute façon, c'est évident, y a le bon et le mauvais écrivain, tout le monde le sait.
Image de profil de JPierre
JPierre
Bsr,

Je vais peut-être dire une bêtise^^ mais tout en étant globalement d'accord avec Le Molosse, Gigi Fro, Eric Kobran un écrivain ne l'ai que par la reconnaissance de ses lecteurs. Tout comme l'écrivain public qui, sans client, ne sert à rien^^
Sans lecteur, pas d'écrivain, juste un auteur.
Image de profil de Eric Kobran
Eric Kobran
Un auteur écrit des histoires. Un écrivain écrit des histoires et en a fait son métier.

Je ne mets pas plus de philosophie dans cette distinction.
Image de profil de Le Molosse
Le Molosse
Ecrivain va bien au delà du simple fait d'aligner des mots sur une page blanche. C'est bien plus fort, bien plus beau ou horrible selon les gens. Ecrivain, c'est écrire avec son coeur, son âme, son être, parfois son sang. C'est laisser une part de soi à chaque paragraphe (idées, conception du monde, fragments de passé...). Etre écrivain est un mode de vie. C'est trimballer un carnet afin de noter des idées qui viennent comme ça, d'un coup, dans des endroits et lors de moments insolites ou inappropriés sinon c'est moins drôle XD (ou alors en pleine nuit. Ca me rappelle un moment où j'ai écris assez tard dans la nuit sachant que j'avais un exam important (puisque comptant pour moitié dans mon diplôme XD). Je vous laisse imaginer la tête du lendemain XD). Etre écrivain, finalement, c'est être artiste. En tant que photographe, j'ai toujours un appareil sur moi afin d'immortaliser ce qui ne reviendra pas... Je pourrais ajouter que c'est une drogue aussi puisque je ne peux me passer ni de l'un, ni de l'autre ^^
Image de profil de Gigi Fro
Gigi Fro
tout à fait d'accord avec le côté artistique de la création. créer une histoire va au delà d'utiliser des jolis mots pour faire "genre" ^^
c'est une drogue aussi ! de la bonne !
Image de profil de Richard Clayton
Richard Clayton
Être écrivain, cela ne se réduit pas à écrire. C'est un mot beaucoup plus fort, qui enferme en lui une histoire, des noms imposants, voire terrifiants. Être écrivain, c'estne pas pouvoir concevoir sa vie sans écriture. C'est gratter le papier qu'on soit saisi d'inspiration ou non. C'est ne jamais abandonner sa plume. Être écrivain, ce n'est pasexercer une activité, c'est entrer dans un mode d'être. Dès lors que les mots ont pris notre vie et l'ont emporté dans le tourbillon des phrases, on peut se prétendre écrivain, qu'on ait publié ses textes ou non. Être écrivain, c'est le plus bel état du monde !
Image de profil de Mansuz
Mansuz
Je n'aime pas le mot écrivain. Il m'a toujours repoussé. Petit je croyais que les écrivains étaient que des "vieux" et à mes yeux ils utilisaient des mots incompréhensibles. Littérature + écrivain = grand répulsif pour 60% des français !

Sinon écrivain = auteur = scénariste = artiste des mots ?

Auteur ça fait + cool. Il y a des auteurs de BD et c'est + "soft".
Image de profil de Guillaume Roussard
Guillaume Roussard
Mansuz Je ne voudrais pas t'inquiéter, mais auteur ou écrivain, tu vieilliras quand même :D
Ah et 'grand répulsif', je ne crois pas, non. La France est un pays de vieille tradition littéraire.
Image de profil de Ephira
Ephira
Bonjour,

Je trouve aussi le sujet très intéressant ! Je me garderais bien de faire une dissertation, mais je dirais que, d'une façon générale, nous sommes tous écrivain. Après tout, nous sommes tous les auteurs de notre propre vie. Les artisans de nos vies, car c'est nous qui la faisons, choisissons les routes à emprunter, les voies à suivre....et artistes car nous la percevons avec émotions et sensibilités différentes, ce qui, je crois, est l'essence de l'art. Bien sûr, cela n'est que mon point de vue :)
Image de profil de Adrien de saint-Alban
Adrien de saint-Alban
Ecrivain n'est pas un métier .C'est une essence divine.C'est quelque chose de puissamment autre.L'écrivain, le vrai,c'est le ministère public dans le tribunal métaphysique qui se joue et dont nous tirons partie pour nous divertir de la mort qui nous attend.

Adrien de saint-Alban, chômeur SDF
Image de profil de Adrien de saint-Alban
Adrien de saint-Alban
Après , il y a des des gens qui s'autoproclament écrivains.Je n'en citerai que deux .L'un était une célébrité télévisuelle du journal de vingt heures.Patrick poivre d'Arvor.Poivre , si tu me lis!
Je suis désolé, mais poivre tu n'as aucun style.D'ailleurs , ta renommée télévisuelle a anesthésié toute velléité critique.Tu te prenais pour Prout.Roger pas Marcel.

L'autre c'est un type qui sévit sur scribay et qui se donne le rôle d'arbitre des élegances. Je ne veux pas le vexer .A vous de deviner .Un indice .Il a un talent .Pas celui d’écrivain , mais celui de jardinier tout au plus.Un effort minuscule et vous trouverez.
Image de profil de Vis9vies
Vis9vies
Celui de Scribay, il s'appelle Adrien ? ^^
Image de profil de Adrien de saint-Alban
Adrien de saint-Alban
Suis je un écrivain?

On l'appelle le gros Marcel. C'est mon pote. A vrai dire pas tout à fait. En tous les cas c'est un compagnon de galère car il bosse avec moi. On fait le même travail. Un travail d'esclave. Un travail de chien. On supporte le même chef. C'est un ancien patron boulanger patissier, le gros Marcel, devenu ouvrier metallo. Il est syndiqué FO. Il croit fort en les syndicats. Oui , vous avez bien lu, c'est un fervent syndicaliste. Il est gras,le gros Marcel. D'ailleurs, c'est pour cela qu'on le surnomme " le gros Marcel". Quoique ouvrier, il a encore des réflexes du vrai petit patron à l'ancienne, il en a la mentalité et aussi les traits caractéristiques du petit patron gros et gras. Sa gueule pendouille de tous les cotés. Double menton, excroissance au bas des joues. Le personnage, d'aspect général, un vrai pachyderme. Il a une moumoute. Une calvitie qu'il veut cacher, dissimuler car il en a honte. Surtout quand elle est bien prononcée. Compte tenu de la taille de son crâne, sa calvitie peut difficilement passer inaperçue. Pire, elle provoque l'hilarité générale. Le gros Marcel a peur de son statut de chauve.Un statut infâme. Un pauvre petit Landru qui a la trouille de sa calvitie. Quand il vous fixe des yeux, une vraie face de bouledogue avec de grosses bajoues. Un digne représentant du petit patronat, le gros Marcel. Ringard, égoïste, arrogant, cynique.Une merde, quoi. Les plus méchants diront une sous-merde. Mais restons courtois et contentons nous de dire que c'est une merde. C'est déjà pas mal. Bosser avec une merde syndiquée mérite une prime. C'est un exploit de tous les jours. Physiquement de dos, coté pile, c'est Jean-Claude Vandamme bodybuildé. Un physique de bucheron taillé en V. On s'imagine un abdomen en plaque de chocolat, des muscles d'acier. Malheureusement, quand on regarde le coté face on est un peu déçu. Il est là devant vous, à aboyer comme un bouledogue ou à grouiner comme un porc selon qu'il a picolé ou pas. Il vous regarde avec ses yeux de chien battu. On se rend à l'évidence que ce n'est qu'une grosse truie en cloque de neuf mois. Il aurait droit à ses entrées au bistrot le Balto à Crève-cœur le grand, comme toutes les grosses merdes bidochardes repues et ventrues.

Bref, le gros Marcel c'est Jean Claude Vandamme de derrière, de devant le pilier de bar du Balto à Crève-coeur le grand...
Le gros Marcel, c'est aussi un putain de phtisique. Cela fait un mois que je supporte sa crève. Il persiste dans sa crève comme un vrai tubar. Chaque matin c'est la même chose: il tousse, rote, crache. La poubelle est badigeonnée d'une glu visqueuse indéfinissable. Le gros Marcel est sujet à des quintes. Des quintes soudaines et interminables qui finissent par des remontées de glaires.
Oreilles sensibles s'abstenir.
C'est effroyable, insupportable. Lorsqu'une quinte le surprend cela se traduit par une toux rauque, grasse et glaireuse qui surgit des profondeurs de la gorge pour finir en une sécrétion jaunâtre, comme la lave d'un volcan.

Bref, le gros Marcel, un tuberculeux, un putain de phtisique.

le gros Marcel, c'est un pervers du sexe. Un DSK du sexe. La seule différence avec DSK c'est que ce dernier affectionnait plutôt les canons de beauté, c'était plutôt la chair bien fraîche. Il prenait des risques. Le jeu en valait la chandelle. Le gros Marcel, c’est autre chose. Lui, c'est plutôt Louis la brocante. Il se ravitaille dans les foires aux vieilleries. Il aime les viocs et les thons. Bref,Il tire sur tout qui bouge. Il baiserait même un chamois. Dès qu'il voit un boudin, il a une poussée de fièvre au niveau du bas ventre. Il baiserait n’importe qui, même un démon Succube. Le gros Marcel, c'est la vulgarité franchouillarde dans toute sa splendeur. Un beauf immature. Un beauf avec ses manies salaces. Le paradoxe, c'est que ces gens là ont quand même une morale. Une morale qui tient à un fil. Une morale de pacotille. Il suffit qu'un évènement insignifiant surviennent pour qu'ils succombent à leurs pulsions et passent à l'acte.

Bref, le gros Marcel, un être ignoble, fruste et immature.

Adrien ,écrivain?
Image de profil de Adrien de saint-Alban
Adrien de saint-Alban
Je pense que l'on peut être un écrivain sans avoir écrit une seule ligne.
Un type qui analyse une situation .Un type qui réussit à entrevoir une scène que les autres n'arrivent pas à décrypter.Je peux dire que ce type qui voit plus loin , qui regarde plus loin que le commun des cons et qui sent la Vérité le pénétrer par derrière-tous les écrivains aiment ça-, alors ce type est un écrivain.
ça c'est pour le fond .
Après ,il y a la forme .On a talent du style ou on ne l'a pas .Mais ,c'est une vertu facultative.
l'outil de l'écrivain n'est pas la plume mais l'oeil.

Adrien de saint-Alban, chômeur SDF
Image de profil de Auteur inconnu
Auteur inconnu
"Je pense que l'on peut être un écrivain sans avoir écrit une seule ligne." :o))
Maçon sans avoir bâti un seul mur, cuistot sans avoir préparé un seul plat, mécanicien-auto sans avoir soulevé un capot, Capitaine au long cours sans avoir mis le pied sur une barcasse, etc
Image de profil de GEO
GEO
Bonjour,
Intéressante question, que je me suis posé après des remarques faites par certains de mes relecteurs (pas des scribayiens, dans le cas que j'évoque.)
La définition d'écrivain sur CNRTL est la suivante :
- Celui, celle dont le métier est d'écrire pour autrui
- Celui, celle qui compose des ouvrages littéraires.
Je ne retiens que celles-ci, pour la suite de mon argument.
D'après ces deux définitions, peu d'entre nous (voir aucun) n'est écrivain car peu d'entre nous n'a fait son métier de la plume (de l'écriture j'entends.)
Quant à la deuxième question (l’écrivain est-il forcément un artiste ?), la réponse est présent dans la seconde définition de CNRTL, la littérature est l'écriture à visée artistique.
Si on compile les deux : un écrivain écrit des textes à visée artistique pour autrui.
Si on en croit les prémisses de mon argument alors, un auteur lu par au moins une personne et dont les visées sont artistiques, est un écrivain.
Personnellement, je ne vise pas l'art, car je ne m'en sens pas capable. Je vise le divertissement du lecteur, dans le sens où il doit avoir plaisir à lire ce que j'écris (mais il n’est pas obligé et est libre de ne pas aimer.)
Je ne me dits pas écrivain, juste auteur, car quelle que soit la qualité de mes œuvres, on ne pourra pas m'enlever le fait que j'en suis l'auteur.
Je ne me dits pas artiste, mais plutôt artisan, car j’écris avec plaisir et j’essaye d’appliquer les règles de l’art, sans viser des sommets inatteignables.
C'est peut-être un manque d'ambition de ma part mais cela n'en est pas moins vrai et vérifiable.
A+
GEO
Image de profil de Auteur inconnu
Auteur inconnu
La langue devient un peu trop floue pour les définitions précises, alors je dirais que pour faire partie de leur étrange famille, il faut reconnaître les écrivains non pas comme des mentors, mais comme des frères. C'est quelque chose qui se sent, c'est quelque chose qui se sait, c'est une façon d'être avant même d'être un acte.

Ecrire, au fond, c'est même pas "devenir" écrivain, c'est apporter une preuve matérielle de sa qualité d'écrivain, c'est prouver qu'on l'était.

C'est comme ça que je le sens. Evidemment ça ne règle en rien les problèmes du "vrai" et du "faux" écrivain, mais je pense que ces problèmes découlent directement de la perte du sens provoquée par le monde moderne, qui tend à faire chuter jusqu'aux frontières sémantiques

Le processus de démocratisation affectant aussi la langue, il n'est plus question d'une définition régnant en maître, mais de milliards de définitions, propres à chaque individu, et qui essayent tant bien que mal de faire l'unanimité

Une Babel moderne, finalement.
Image de profil de Expos-ito
Expos-ito
Tout de même Auteur inconnu un écrivain sans livre c'en est un sans preuve de l'être. Comment savoir alors si celui qui s'affirme tel ne se prétendrait pas. Pré-tend qui dit sans doute l'élan vers mais à y demeurer reste une prétention. Il faut le livre.
Image de profil de Auteur inconnu
Auteur inconnu
Disons que je fais une distinction entre "être écrivain" et "avoir le statut d'écrivain".
Concernant le statut je suis d'accord avec toi, bien sûr que c'est une question de production et de reconnaissance sociale, et qu'il n'est pas forcément question d'appeler "écrivain" toute personne qui le réclame (surtout qu'il est impossible de dénicher celui qui se prétend). Mais "être" n'est pas tout à fait "être reconnu comme". L'amérique était-elle avant qu'on la découvre ?
Si tout le monde dit qu'un chat est une chaise, le chat devient-il une chaise ?
Si mille fous traitent d'idiot un génie, le génie est idiot ?

C'est pas évident
Si on parle de métier ou de statut seul, de consensus, un écrivain se limite à sa production et à la reconnaissance d'autrui. Si on se limite à l'étymologie, l'écrivain est celui qui écrit. Mais je pense que quand on se pose la question "qu'est-ce qu'un écrivain ?" on cherche ce petit truc en plus, ce signe qui ferait que l'écrivain en est un par essence. Un peu comme quand on qualifie de poète ou de philosophe quelqu'un qui n'écrit pas.
Image de profil de Expos-ito
Expos-ito
"Si tout le monde dit qu'un chat est une chaise, le chat devient-il une chaise ?" Voilà Auteur inconnu une question qui te cause.
Non et oui Auteur inconnu Non car le chat ne se sent chaise, oui car on s'assoiera pourtant dessus. On peut se sentir écrivain, cela est ce que tu nommes l'essence, mais je ne crois pas que cela suffise, pour être écrivain il faut aussi l'existence. Et c'est à l'épreuve du livre que se fera cette existence. Adrien de saint-Alban dit un peu la même chose que toi sur cette sensation intime d'être un écrivain par son rapport au monde, Henri Miller aussi et je crois Bukowski. Se sentir... Oui, c'est probablement ce qui précède l'écriture, mais sans l'acte d'écrire rien ne dit que cela n'est pas qu'un rapport à soi, une vanité, un soutien, un mirage. A commencer d'écrire j'ai vu le chemin qui me restait et reste pour mériter d'être lu, comme probablement beaucoup d'autres. Un monologueur qui rumine peut se croire orateur, entendre dans ses murmures des phrases plus belles et vrais qu'aux bruits d'une foule ou propagande des médias, mais ce n'est qu'à l'instant de prendre la parole qu'il en connaîtra la portée et se fera ou pas la voix. L'écrivain avant d'écrire n'est je crois qu'en promesse qui se tiendra ou pas par l'écriture.
Image de profil de Hel
Hel
Pour moi c'est celui qui a la nécessité du geste, et le geste qui perdure, et je ne lie pas le geste ni le besoin à la reconnaissance, ni à l'extérieur, cela n'a pas d'importance dans le sens où l'acte dans son premier sursaut est intime où il répond à un besoin, une nécessité intime. Après le mot m'indiffère, dans le sens où on le lie quasi-systématiquement à une reconnaissance, à une qualité, à des simagrées oserai-je dire...J'entends mieux l'écrit que le costume, et pour répondre à la deuxième question, j'assimile l'acte d'écriture à quelque chose qui forge, exprime, interroge, construit, je l'assimile du coup oui, à une forme d'art, et encore une fois je préfère parler d'art que d'artiste.
Image de profil de Gobbolino
Gobbolino
https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=t5CyuMDuEQY

Oui, c'est Sister Act 2, mais je pense que c'est adapté à ce que tu dis sur la nécessité du geste.
Image de profil de Hel
Hel
Oui Sister Act mâtiné de Rilke ;)
Image de profil de Expos-ito
Expos-ito
Je crois que l'on est écrivain dès qu'il y a une reconnaissance sociale de cela. Cela suppose au moins une publication et suffisamment de vente.
Bref écrivain c'est un métier. Ceux qui aiment écrire, publient à compte d'auteur un tirage limité à leur social, sont des écrivants, des écriveurs, ou tous mots qui fera la distinction avec le métier de quelque uns. Quant à savoir si un écrivain est un artiste, cela dépent de ce qu'il écrit et comment. L'image ne fait pas plus le peintre que l'histoire l'artiste, sinon tous les touristes le seraient avec leurs clik-clac.
Image de profil de Vis9vies
Vis9vies
C'est aussi comme ça que je définis "l'écrivain". Rien à ajouter ;)
Image de profil de Gobbolino
Gobbolino
Tu as oublié le sacro-saint : "vous avez quatre heures".
Image de profil de ChrisH
ChrisH
Un écrivain est celui qui écrit en vain ? ;0) (bon, ok, je sors...)
Image de profil de Gigi Fro
Gigi Fro
Si écrivain = être capable d'aligner deux phrases (avec ou sans fautes). Nous serions tous des écrivains du moment où on apprend à écrire.
Donc, à partir de quand on est écrivain et artiste ? Bonne question !!
0