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Si une personne de confiance vous révélait qu'elle avait un cadavre dans sa penderie

par Romain G  il y a 2 ans

Bonjour à tous !

La question peut paraître étrange, et elle l'est ! Mais je suis un peu dans le mal pour ce qui est de décrire une réaction d'un de mes personnages face à une situation assez précise. Je sais très bien où je vais après cette scène, c'est juste la réaction, les interrogations, l'état de choc général de mon personnage que j'ai du mal à retranscrire. Voici la situation:

Vous avez quatorze ans et la personne qui prend soin de vous depuis quelques années vous conduit à sa penderie et révèle qu'elle a un cadavre à l'intérieur. Cette personne n'a pas l'air choquée outre mesure lorsqu'elle vous le révèle.

Quelle est votre réaction ?

Merci d'avance.

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LostHarrow
Joli décor !
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bertrand môgendre
François Martini, auteur de « Un cadavre dans le cagibi » peut t'apporter quelques idées concernant ta demande. Faut dire que c'est un peu loufoque, mais pourquoi pas.
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Louise F.
Je ne sais pas si ça t'aide mais je lui demanderai qui est le cadavre (un corps de clodo ne posera quasiment aucun problème) et si elle a bien caché/brouillé les preuves pour ne pas se faire prendre par les flics. Je l'aiderai si besoin en vérifiant les livres de médecine légales (mais à 14 ans, j'aurai pas pensé à vérifier ça, juste les séries et les romans policiers)

Je pense que je refuserai de réfléchir au comment du pourquoi d'il y a un cadavre chez une personne de confiance.

AH ! Et si, je lui demanderai quel mensonge on prévoit pour raconter aux flics si jamais ils nous interrogent. Et sur quels points de détails on diverge et quels points de détails on ne se souvient plus chacun.
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Romain G
Une optique complètement différente !
Merci beaucoup ;)

Dans un monde sans flic mais avec que des gardes néanmoins, je ne sais pas si cela pourrait s'appliquer ainsi...
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Louise F.
Des gardes comment ?

Un monde sans flics ? Tu vas la publier sur scribay ton histoire ? Car tu titilles ma curiosité. ^^
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Romain G
Elle est déjà publiée ^^
Il s'agit d'un monde de Fantasy noire extrêmement corrompu donc bon la garde n'est pas très fiable... elle répond quand elle veut quoi
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Louise F.
Ah ! Je viens de trouver. Je lirai petit à petit. ^^
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Guillaume Roussard
Louise F. Je me permets de réagir à cette affirmation d'une inhumanité incroyable. "Un corps de clodo ne posera aucun problème". Mais c'est d'un être humain dont on parle. C'est une chose monstrueuse que de l'avoir tué, et pire encore de refuser que son corps soit mis en terre. Et celà montre que la personne de confiance est un cinglé fini.
Mais c'est pourtant un commentaire intéressant, car toutes les étapes s'y trouvent. Du déni 'C'est juste un clodo'
De l'inhibition de l'action 'Je refuserais de réfléchir'
Du retour aux automatismes : Quel est le conditionnement de l'écrivain ? En toute occasion s'en référer aux livres. S'y réfugier et refermer la porte.
Ah, et je trouve assez déplacé le sous-entendu exprimé qu'ici le danger viendrait de la police dans un monde où on tue des gens dans des placards pour les montrer à ses amis en mode "C'est moi qui l'ai fait"
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Louise F.
C'est peut-être inhumain, mais c'est la vraie vie : les statistiques de résolution des crimes des personnes sans abri (si tu préfères ce terme) sont très basses ; déjà les disparitions sont rarement signalées. Donc « un corps de clodo ne posera aucun problème » en terme d'enquête policière. Oui, c'est bien d'un être humain dont on parle mais oui, ces personnes sont peu prises en compte par la société. Il y a un SDF que je côtoie et à qui je donne de la nourriture mais s'il disparaissait du jour au lendemain, je penserai juste qu'il est parti ailleurs avant de revenir dans quelques semaines.

« Pire encore de refuser que son corps soit mis en terre. » Je sais pas très bien où tu as lu ça. On a juste parlé de la découverte. Enfin, si tu parles de dignité humaine, qu'est-ce qui te dit que la personne voulait être enterrée ? Et si elle voulait être incinérée ? Et si elle était d'obédience Parsis ? Bref, ton indignation t'a fait imaginer des choses qui n'ont pas lieu d'être.

Autre chose dont on n'a pas parlé : le côté cinglé. Pourquoi quand on dit «cadavre dans un placard» on pense «c'est un cinglé» ? Parce qu'il est écrit «elle n'a par l'air choquée outre mesure» ? Mais il est bien écrit «l'air» choqué. Elle l'est peut-être intérieurement mais ne le montre pas sur son visage. Elle a peut-être tué la personne malencontreusement, a paniqué sur le moment, l'a caché puis après quelques minutes de rationalisation et de contenance, en parle avec nous. Ça peut être aussi un crime de haine pure - à la façon des Agatha Christie par exemple - dans ce cas, je ne suis pas sure qu'on puisse parler de «cinglé», ça peut même être très rationnel. Ça peut être aussi deux personnes kidnappées depuis des années qui ont réussi à tuer un de leur ravisseurs, pas de cinglé ici.

Enfin, c'est une chose monstrueuse de l'avoir tué. Non, tuer n'est pas forcément une chose monstrueuse. Il n'y aurait pas le débat sur la peine de mort dans ce cas-là. (avant que le débat ne parte en live, je ne suis pas pour mais je comprends les arguments de ceux qui le sont). Perso, je peux très bien concevoir de tuer quelqu'un dans certains cas, comme l'auto-défense ou pour protéger mes enfants. Autre cas : ça ne dérange pas grand monde d'apprendre que des terroristes se soient fait tuer au cours de l'opération de libération de leurs otages par le GIGN. Pas plus que ça ne dérange qu'on tue les membres de l'état islamique. Si on veut vraiment être politiquement correct à outrance, on peut très bien dire qu'ils ne font qu'appliquer leurs conceptions de leur religion.

Imagine maintenant une autre situation (on avait peu d'indices dans le texte, on pouvait au final imaginer les situations qu'on voulait)

Un père célibataire entend du bruit dans sa maison. Il va voir, on lui saute dessus, il se défend, tue l'agresseur d'une façon ou d'une autre. En ouvrant la lumière, il voit qu'il s'agissait d'un clochard cocaïnomane en manque (imaginons qu'il retrouve une petite cuillère et un emballage de cannette dans ses affaires pour qu'il comprenne ça). Maintenant imaginons la merde : le père est en conditionnelle. Récidiviste, il avait décidé finalement de se ranger et il pense que personne ne le croira s'il avoue la chose à la police. Une voiture de police passe par là. Il panique, pense que des voisins ont appelés, il cache le cadavre dans un placard. L'alerte passe. Il rouvre le cadavre, contemple ce qu'il a fait, se dit qu'il faut qu'il se débarrasse du cadavre (allez, soyons gentil avec tes croyances, il se dit qu'il veut aller l'enterrer en forêt) mais problème. Le type est trop lourd pour le transporter tout seul (soit qu'il sort d'une grève de la faim, soit que le type était franchement baraque ou pour toute autre raison). S'il veut continuer à protéger son enfant, il lui faut de l'aide. La seule personne en qui il a confiance est justement son enfant de 14 ans. Il doit lui révéler la vérité. Et voilà.

Maintenant, prenons mon cas : les personnes en qui j'ai confiance (au sens réel du terme) sont assez peu nombreuses. Je sais qu'elles ont la tête sur les épaules (non, elles ne sont pas cinglées). Si homicide il y a eu, c'est qu'il y a une bonne raison. Si elle vient me chercher, c'est qu'elle a décidé après mûre réflexion qu'un appel à la police est préjudiciable. Donc je l'aide. Oui, mon système de valeurs est tel que je place ma famille avant la Loi. Je ne dénoncerai pas mes parents ou mes enfants ou n'importe quel membre de la famille pour qu'il aille en taule, c'est tout. Avant que la réplique ne tombe, je tiens à préciser une chose : je vis dans la loi française. Cette dernière n'oblige pas la famille à dénoncer un crime (sauf lorsqu'il concerne les mineurs de -15 ans)

Le refus d'y réfléchir tient surtout pour une chose : moins j'en sais, moins en cas de problème, je peux trahir.

«Du retour aux automatismes : Quel est le conditionnement de l'écrivain ? En toute occasion s'en référer aux livres. S'y réfugier et refermer la porte. » je ne suis pas sure de comprendre toutes les implications de ces paroles (surtout les dernières concernant le refuge et la porte). ^^ Dans ce que je vois, si c'est pour vérifier dans les ouvrages de médecine légale, non, ce n'est pas un comportement d'écrivain (dans mon cas) mais de scientifique.

«Ah, et je trouve assez déplacé le sous-entendu exprimé qu'ici le danger viendrait de la police dans un monde où on tue des gens dans des placards pour les montrer à ses amis en mode "C'est moi qui l'ai fait"» Alors deux points : 1) Ghiralink n'a pas dit que la révélation se faisait en «mode "c'est mois qui l'ait fait"» 2) je ne sous-entends pas que si c'était pour sauver quelqu'un de confiance, de mon point de vue, le danger viendrait bien de la police. Je ne le sous-entends pas : je l'affirme.


Cela dit, je comprends aussi ton point de vue et ton indignation (même si je ne les partage pas) car ta réaction provient juste du fait que nous ne partageons pas le même système de valeur. Le tien doit sûrement placer le respect à la Loi avant même la fidélité aux personnes de confiance. Le mien pense l'inverse. Savoir lequel est le plus juste relève d'un de ces débats philosophiques irrésolus depuis quelques millénaires…
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Guillaume Roussard
Ce débat s'étend dans des directions inattendues. Suite à ton long message, je vois beaucoup mieux d'où tu parles et je regrette d'autant moins ma réaction. Il n'est pas normal de déshumaniser à priori ceux qui ne sont pas de tes proches. Et me parler de relativisme moral dans ce cas ne va rien arranger. Ce n'est pas un débat ouvert depuis des millénaires. C'est un débat que toutes les civilisations tranchent pour perdurer. La nôtre l'a tranché depuis longtemps, et de plusieurs manières différentes. Il n'est pas normal de tuer, et ceux qui le font doivent se soumettre à la justice, celle des hommes en premier chef. Prétendre le contraire est une erreur factuelle.
C'est une réponse que je n'aurais pas relevé venant d'une adolescente voulant provoquer, mais ce n'est pas ton cas. Et prétendre avec une telle certitude que l'on garderait pleine maîtrise de soi dans une telle situation nous fait quitter le domaine du réalisme qui nous intéressait pour rentrer dans celui du polar.

Les humains agissent de manière très étrange confrontés à un stress extrème, et c'est ce que j'ai tenté d'expliquer ici.
Je vais donc revenir sur le point sur lequel je n'ai pas été clair : confronté à un corps dont on veut se débarrasser, il peut y avoir de nombreuses actions utiles. Appeler de l'aide. L'enterrer. Préparer sa fuite. Se mettre à potasser les archives de la médecine légale n'en fait pas partie. Crois tu vraiment que ces sales flics que tu détestes commenceront par poser des questions ? Ils commenceront par ouvrir le placard, et aucun argument alambiqué ne permettra de s'en sortir. Parce que - justement - ce n'est pas une question de raisonnement. Ce n'est pas un problème intellectuel à la Agatha Christie. C'est la réalité et elle a ses propres lois.
'J'irai chercher dans des livres' est le type même de réponse que le cerveau donne quand il est sous pression. C'est un organe qui donne des réponses, il ne sert qu'à ca, et quand il n'en a pas il en invente. Et quand il est trop choqué pour en inventer ( ce sont ces fonctions qui se déconnectent les premières, pas besoin de choc, quelques nuits sans sommeil suffisent ), il répond par un comportement ancré. J'ai toujours trouvé des réponses dans les livres ? Cherchons dans les livres ! Et le corps dans le placard ? Plus tard, j'ai une bibliothèque à fouiller.
Le cerveau est heureux, il a résolu son problème : la situation qui le stressait est cachée derrière un problème qu'il peut résoudre. Surtout ne changeons rien. Il va continuer à jouer de l'orchestre sur son navire qui coule.
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Louise F.
J'aime bien ta façon de présenter le cerveau : «un organe qui donne des réponses». C'est joliment dit. ^^ Il ne sert évidemment pas qu'à ça mais c'est vrai que dans cette discussion, ça correspond bien.

Ensuite oui, je parle en termes de polar car, comme tu le dis, confronté à un stress extrême, je ne sais pas vraiment comment je réagirais. Mais écrivant des polars et m'intéressant beaucoup au sujet, je pense que ça serait ces réflexes qui prendraient le dessus (tu utilises l'expression «comportement ancré» qui est cela ^^ ).

Et je réalise à ta réponse que j'ai oublié de préciser que je compulserai les livres de médecine et tout ça après avoir dégagé le cadavre (mais ça me paraissait tellement évident que j'ai totalement oublié de le noter, désolée >.<) L'intérêt des bouquins ? Trouver comment faire disparaitre les traces. Dans ces livres, on y explique les tests possibles, ils ont tous des failles. Je chercherai ces failles.

Et oui, ce débat s'étend dans des directions inattendues mais c'est justement ça qui est intéressant : confronter les idées. C'est tout ce qui fait le sel d'une bonne discussion. ^^

PS : si je confirme que dans le cas sus-mentionné, j'affirme que le danger viendrait de la police, en aucun cas, je n'ai dit «sale flic» (et je me demande d'où tu penses que je viens ^^ si tu pouvais me le dire par mp, je t'en serais reconnaissante)
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GEO
Bonjour, je vais aborder ma réponse selon un angle que j'aime beaucoup : la gestion du stress. Je définirais d'abord ce que je nomme le stress (une définition que j'ai lue par ailleurs et qui me semble convenir dans ton cas) : le stress est généré par une situation inhabituelle, anormale envers laquelle on n'est pas préparé (exemple d'actualité :un pékin lambda face à une attaque terroriste dans tn cas on te montre un cadavre.)

Les trois réactions primitives face à une situation inconnue (non expérimentée à l'avance) et présentant un problème de sécurité personnelle sont :

- la fuite,

- la lutte (l'envie de se défendre contre l'agression (combat))

- la sidération : paralysie complète.

Je considère que mon tuteur a de l'emprise sur moi, le combat n'est probablement pas une option. La fuite se traduit par une dénégation de la situation , une fuite physique . Ce sont des solutions immédiates à un problème trop complexe à gérer dans l'instant (sous stress on réagit selon des instincts primaires, le cerveau est déconnecté, il n'a pas le temps pour réfléchir ) si les deux premières options ne te paraissent pas bonnes, la sidération est une option, mais vu le choc initial, elle doit se traduire par un choc important : catalepsie, évanouissement…

En espérant que mon approche t’apporte des pistes.

GEO
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Romain G
Merci beaucoup Geo pour ces conseils !
J'avais pensé à ses réactions, mais pour être tout à fait honnête, je les trouvais assez... démesurées par rapport au vécu de mon personnage. Il a vu mourir sa famille adoptive dans l'incendie de son ancienne auberge et a du vivre reclus dans les égouts pendant quelques années avant que l'individu qui lui présente le cadavre ne l'accueille sous son toit. Moralité: je ne pense pas qu'en ayant été témoin des pires horreurs on puisse être choqué à ce point d'un cadavre d'autant que cela ne fait ressurgir aucun traumatisme particulier (le cadavre ne lui rappelle en rien les corps calcinés de ses parents) par exemple.

Ainsi, je ne sais pas vraiment si ce serait ainsi que réagirait un individu habitué à la violence.
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GEO
Bonjour
Maintenant, avec ce que tu viens de m'apprendre il y a en effet des chances qu'il soit un peu blasé. tout dépend de la relation qu'il a avec son tuteur, il me semble (à partir de ces éléments) que sa relation avec son tuteur déterminera sa réaction.
Si il a de l'affection pour son tuteur alors il devrait faire preuve d'empathie envers lui, si hostilité alors il peut commencer à échafauder un plan...
A+
GEO
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Guillaume Roussard
Tout le monde ici a l'air de traiter la chose avec une certaine légèreté. 'Je serais surpris', ' je poserais des questions', 'je demanderais de l'aide à un ami'. Sans compter les détails absolument terribles sur l'état du corps. Le danger d'avoir trop lu et pas assez vécu, c'est qu'il faut des images de plus en plus fortes pour vous émouvoir. Et que toute une jeunesse passée à rêver des hordes de zombies ne vous prépare pas le moins du monde à ce que sera plus tard la rencontre de la mort.
Voilà une question dont la réponse s'étendrait sur mille romans. Qui, Quoi, comment ? Il n'y a pas de réponse à cette question. Il n'y aura que des circonstances et des personnages. Dans la réalité ? Quelle réalité ?

Une réaction réaliste ? Crier et encore. Crier pour tenter de chasser la folie qui entre en vous par les yeux, par les oreilles, par toutes les fibres de la peau et toutes les neurones du cerveau, crier encore pour tenter de se débarrasser de tout ca. De ce monde qui est devenu dément et bascule cul par dessus tête dans la Géhenne. Le plus probable après une scène pareille, c'est que ton personnage finisse à Charenton, et que ce soient à d'autres de continuer l'histoire.
Gobbolino parle de dissociation. C'est en effet l'autre option réaliste. Le cerveau n'est pas fait pour encisser des chocs pareils. Physiquement pas fait. Alors, dépassé par les évènements, il va tout simplement cesser de fonctionner, et ce qui va reprendre le dessus, ce sont les habitudes et l'entraînement. Les automatismes vont reprendre le dessus. Peutêtre que ton personnage va se mettre à ranger l'autre côté de l'armoire, ou qu'elle va demander à son amie de mettre à jour la liste des courses et qu'elle va répéter cette demande à chaque fois que ses idées s'approcheront de l'armoire. En tous cas, elle va tout faire pour mettre à distance cette nouvelle. Ce n'est pas romanesque ? C'est réaliste. C'est la dissociation.
Si tu veux un thème pour ton roman, tu l'as. Il n'y a plus qu'à écrire sur ce qui se passe avant et après. Pas besoin d'y rajouter de prophétie cachée et de collège de magie. Tout dépendra de ce que tu veux faire de cette scène. Mais n'en amoindris pas la terrible force.
Et je vais conclure en citant Alain Robbe Grillet :
"Or le monde n'est ni signifiant ni absurde. Il est, tout simplement. C'est là, en tout cas, ce qu'il a de plus remarquable. Et soudain cette évidence nous frappe avec une force contre laquelle nous ne pouvons plus rien. D'un seul coup toute la belle construction s'écroule: ouvrant les yeux à l'improviste, nous avons éprouvé, une fois de trop, le choc de cette réalité têtue dont nous faisions semblant d'être venus à bout. Autour de nous, défiant la meute de nos adjectifs animistes ou ménagers, les choses sont là. Leur surface est nette, lisse, intacte, sans éclat louche ni transparence. Toute notre littérature n'a pas encore réussi à en entamer le plus petit coin, à en amollir la moindre courbe"
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Romain G
Merci beaucoup pour cet avis extrêmement détaillé.

Tu mets en valeur quelque chose de très intéressant: la tendance à expédier le choc, et je pense que, malheureusement, je suis tombé dans ce travers lorsque j'ai écris ce chapitre. Enfin bon, ce n'est pas une fatalité, je peux toujours me corriger.

Le personnage en question est jeune, oui, mais. a vécu son lot d'horreurs en assistant à la mort de sa famille adoptive lors de l'incendie d'une auberge, en devant survivre SEUL dans les égouts d'une des cités les plus importantes de la ville, en subissant le mépris et l'ignorance d'autrui etc... Ainsi je me disais qu'un personnage habitué à l'horreur s'en remettrait plus vite. Ou alors, au contraire, sombrerait un peu plus dans la folie ou l'effroi quitte à réveiller des traumatismes. Le personnage que je dépeint est donc plus proche de la première catégorie, dans mon esprit. Alors, plutôt que de s'affoler sur l'abomination qu'est le cadavre, il se méfie de celle qu'il croyait être son amie. J'avais pensé que le doute, l'absence de confiance, prenne le dessus sur l'horreur même de la scène.Des cadavres, il en a vu, dans les égouts. Mais des traitres il en a connu. Alors la méfiance pour moi primerait.

Qu'en penses-tu ? La méfiance d'un individu est-elle à même d'atténuer le choc d'une scène ?
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Guillaume Roussard
Bon je crois que plus on creuse, plus le problème s'élargit. En fait, il n'y a pas de problème avec cette ouverture de placard. La difficulté est bien plus large. La question que pose à l'écrivain ce personnage, c'est comment réagit il dans la vie en général. Parce que - excuse moi - mais depuis le 'Sans Famille' de Malot je n'en ai pas vu de plus mal barré dans la vie. Ce qui lui arrive est tellement atroce que ta plume même recule devant l'obstacle. Quand tu écris que ceux qui meurent dans l'incendie ce sont ses parents adoptifs. Parce que - quand même - ce ne peut pas être ses vrais parents, ce serait trop cruel. Pourtant quelle meilleure façon d'en faire un orphelin ? Et ca, déjà, brûlés vifs. Il n'y a pas de mort plus atroce. Sais tu comment crient ceux qui se retrouvent coincés par les flammes et qui comprenent qu'ils vont brûler vivants ? Et c'est sa famille qui a crié ainsi. Il était là, il a entendu. Je passe. Je ne suis pas sûr qu'un lecteur ait envie de savoir ca, ni moi de l'écrire.
Ensuite le voilà qui roule dans les bas fonds. Tu écris 'les égoûts'. Symboliquement, c'est extrèmement fort. Vivant seul dans les égoûts pour échapper à tous les dangers qu'une ville corrompue peut comporter pour un enfant en fuite. Parmi ceux là le 'mépris' et 'l'ignorance d'autrui' ne sont pas les plus redoutables. Encore une fois tu vas au delà des limites, personne ne survit seul. Encore moins dans des égoûts. Encore moins sans la moindre notion d'hygiène. Ton personnage aurait il été adulte, je ne lui donnais pas une chance sur un million, à moins d'être porté par une foi ardente ou une cause qui le dépasse. La plupart se laisserait tomber pour mourir. Même Le petit Sans Famille est porté par l'idée de retrouver sa vraie maman, la belle dame du château, éternel leitmotiv des romans populaires XIXe. Ton personnage est un vrai cygne noir. Une anomalie, un être qui ne devrait pas exister. Il a perdu tous ceux qu'il aimait dans des circonstances atroces, on l'a jeté dans les égoûts parmi la merde et les cadavres. Et il y survit. Tu as créé là une espèce d'enfant soldat de la mort et de la douleur. Pour le sortir de là, il faudrait un long et patient travail. Encore une fois, l'âge que tu as choisi pour ton personnage est compliqué. Trop jeune pour lui donner une construction intellectuelle qui lui permettrait de résister, trop vieux pour passer à travers tout sans comprendre vraiment, c'est vraiment l'image d'un enfant soldat qui me vient. Et ceux là, qu'on leur donne un peu d'affection et d'attention, ils suivront leur maître jusquau bout du monde et ne reculeront devant rien. Je ne sais pas quelle est cette amie qui l'a tirée de là, mais elle lui a sauvé la vie. Et ce faisant elle en a fait un dogue. Attaché à vie à sa personne.
Elle lui montre un cadavre ? La belle affaire. Le monde en est plein de cadavres.
Celà ne réveillera pas en lui de traumatismes. Il est un traumatisme ambulant. Mais bon courage pour lui faire tenir une discussion normale. Et bon courage pour lui donner un objectif. Qui est il ce personnage ? Qu'est ce qui le touche ? Que veut il ?
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Guillaume Roussard
Je viens de finir ce petit texte, et je suis allé voir ton texte. A la lecture j'ai l'impression d'être un peu à côté de la plaque dans ma réponse. Tu développes un monde décadent et torturé à la Elric. Duquel des personnages parlons nous ? Où apparaît il ?
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Romain G
Je répond très vite fait à ton dernier message et je regarde l'autre tout de suite !
C'est dans le chapitre 1/3 et 2/3 du personnage Eyden.
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Romain G
Je viens de lire ton message !

Alors, tout d'abord merci d'être passé (lorsque tu m'avais contacté par MP je n'avais vu que les notifications).

Je vais sans doute développer un aspect très important, censé apparaître plus tard pour justifier la solidité du personnage d'Eyden malgré son jeune âge. M'autorises-tu à le faire par MP, cela spoil assez salement l'histoire que je le dise ici... Seulement, je m'occuperais de faire transparaître de façon plus évidente les détails l'amenant.

Merci pour cet avis, en tout cas, il va m'être utile et j'aimerai en discuter plus en détail par MP avec toi
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GoM
Première question : cadavre frais ou pourrissant ? Un cadavre décomposé est assez choquant pour engendrer un malaise, de la gerbe, des pleurs, une non réaction (choc extrême).

Deuxième question : La personne n'est pas choquée de montrer cela dans son placard. Mais c'est de son fait (accident ou meurtre) ou c'est un scientifique qui a récupéré un cadavre ?

Partons sur l'hypothèse, d'une personne fraichement morte.
- Je dirais que l'adolescent passer le premier choc qui lui coule le bec, demande "pourquoi ? comment c'est arrivé ?" (si il est nerveusement capable de supporter cela).
Ou le "Mais qu'est ce que tu as fait ? Comment tu as pu ?"

Après il y a un lot de réponses de l'accusé. Mais Est-ce que l'adolescent le croit ?
Est-ce que il veut aider ou est il très lois et justices ? Adolescent, je pense que les amis passent en premier.
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Romain G
Cadavre profané, donc relativement frais (deux-trois jours) mais en piteux état. Donc en gros, le gamin n'a jamais vu de cadavre comme celui-là, mais d'autres, il en a connu à grandes pelles.

Pour la deuxième question, l'individu qui montre le cadavre a induit dans une précédente conversation qu'il avait besoin de son aide sans plus de détail, et ne s'explique pas lorsqu'il dévoile le cadavre.

Donc c'est une situation très ambiguë.
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GoM
Soit ton personnage est habitué et tu le traites comme une personne dont les corps l’indiffère.
Soit et c'est plus probable c'est un cadavre en piteux état donc aspect ignoble, et état de choc. Même si les enfants et adolescents se remettent plus vite que des adultes, ça reste très choquant. Et je rejoins Guillaume Roussart sur ce point.
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Whitenex
Très sincèrement, si c'est une personne de confiance, je commence par être surpris. Ensuite, comme c'est une personne de confiance, je demande les informations relatives à cette présence (nom + motif) et je demande à voir la preuve évidemment... (pas trop longtemps, c'est à vomir apparemment...). Et ensuite, je demande ce qu'elle a prévu pour pas se faire choper ? Et ensuite... Je l'engueule parce que c'est imprudent et irréfléchi (malgré ses raisons) puis, éventuellement, je l'aide à maquiller si ce n'est pas trop m'impliquer. Maintenant que j'y pense, je devrais faire attention à ne pas trop toucher à tout au cas où elle veuille me faire chanter en disant que j'ai participé au crime... Difficile, tout ça.
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Romain G
Un point de vue complètement différent !
C'est vrai que l'assistance d'un ami dans une position de crime, est assez ambigue. L'aider ferait de nous un mauvais ami, l'aider ferait de nous une mauvaise personne... Et puis il pourrait avoir ses raisons après tout.

Pour le coup, je n'avais pas du tout vu les choses sous cet angle, merci beaucoup pour ce nouveau point de vue !
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Whitenex
Je pense vraiment que les raisons sont ce sur quoi je m'attarderai. C'est aussi ce qu'il y a de plus intéressant dans un crime, du côté du meurtrier il justifie le crime, du côté détective il permet d'y arriver...
Maintenant, en tant qu'auteur, je sais pas si j'appuierais autant. C'est pas vraiment mon genre le thriller :/
Mais dans ce cas, naturellement, toutes les interrogations du personnage. Après je sais pas c'que tu comptes faire (aider, fuir...) donc difficile d'aider plus !
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UnStyloPourEcrire
Bonjour!
J'ai 14 ans alors je vais facilement pouvoir m'imaginer la scène !

Je pense que dans un premier temps, je regarderai cette personne (admettons que ce soit ma mère). Je regarderais donc ma mère, et je lui dirais probablement "Maman, dis-moi que c'est une blague" ou quelque chose dans le genre.

Puis ensuite, je paniquerais. Je lui dirais "Mais Maman, enfin, pourquoi t'as fait ça ? Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant ? Depuis combien de temps ce corps était-il ici ? Pourquoi as-tu tué cette personne ?"

Si son visage reste neutre, je pense que là, je m'enfuirais. Sous le coup de peur, je quitterais en vitesse la pièce et irais dans ma chambre.

A ce moment-là, je pense que je me poserais beaucoup de questions du genre "Est-ce que je la connais vraiment ? Qui est-elle ? Serait-elle capable de recommencer ?"

J'espère t'avoir aidé !
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Romain G
C'est assez intéressant de voir que c'est relativement ce que j'imaginais... En tout cas merci énormément ! Pour le coup c'est hyper intéressant de voir que ton premier réflexe est de penser: c'st elle qui a fait ça et pas "c'est un complot"

ça m'ouvre pas mal de possibilités, ça m'aide beaucoup, merci ;)
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Méliné D.
Quelque soit mon âge, si c'est dis très sérieusement je penserais à une blague et cela me sortirait de l'esprit pendant un moment avant que je n'y repense et que je me questionne sur la véracité de ces propos.
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Romain G
J'imagine que moi aussi, l'ennui c'est qu'en l'occurrence j'ai oublié de préciser que la personne de confiance lui montrait le cadavre
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Méliné D.
ah!( je pense que ton perso n'aura plus confiance en son ami après ça.)

As tu déjà vue dans les films ou les séries la réactions des parents lorsqu'il leurs est annoncé la mort de leur enfant?

Ces parents, souvent, ils restent tétaniser avant de s'effondrer en répétant "c'est impossible". Certain vont même à repousser la vérité et à continuer de vivre en attendant le retour de leur progéniture.

Le fait de nous bloquer et de refuser la vérité est un système de défense du cerveau pour nous protéger. ça se met en place dès que l'on subit une situation anormale( comme ton personnage en vie une). Le déni de la vérité permet au cerveau de se protéger pour ne pas y réfléchir et donc de ne pas souffrir.

Cette réaction s'applique aussi aux gens qui assistent à une agression et qui ne bougent pas. Ils se rattachent à une situation normale qu'ils peuvent gérer.

Ton personnage à 14 ans, il est sans doute influençable et il a confiance en l'assassin. Il peut soit y penser sans cesse mais décider de ne rien faire parce que ce serait dangereux. Oublier ce qu'il à vue et entendus ou participer.
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Romain G
L'analyse que tu proposes est très intéressante

Sachant mon personnage très loyal et altruiste, j'avais pensé à ce qu'il pense de suite à l'éventualité que son amie soit responsable, avant de s'en vouloir d'avoir penser ainsi et de se rabattre sur toute aide qu'il pourrait lui apporter.

Une sorte de déni de la réalité en somme, de voir toute suite l'innocence et la bonté chez des proches

en tout cas merci beaucoup ;)
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Méliné D.
Hier, j'ai vue le film "no pain no gain" donc j'ai encore le scénario en tête
Le personnage joué par Daywne Johnson pourrait très bien correspondre à ton adolescent parce qu'il à totalement dévoué à ses deux amis qui l'embarque dans un kidnapping.
Durant la détention de leur victime D.Johnson se lie d'amitié avec lui pourtant sous l'influence et le chantage de ces amis, les kidnappeurs, il est l'auteur de la tentative de meurtre sur leur prisonnier.
Il n'en a pas envie et pourtant il participe et c'est ainsi tant que le chef de bande semble gérer les choses. ce n'est que lorsque sa pars vraiment en cacahuète que le D.Johson arrête.

Au cas où tu n'aurais pas vue ce film il faut savoir que c'est basé sur une histoire vrai
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Romain G
Ce film, je crois l'avoir vu il y a trèèèès longtemps

Je vois l'idée qui en découle: si on aime des gens on pourrait faire des choses horribles pour eux.
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Gobbolino
OK, alors si je me remets dans la peau de moi à 14 ans (super sujet quoi qu'il en soit)
Euh, j'aimais pas trop la personne chez qui je vivais, en fait. Donc je pense que j'aurais d'abord
1) rigolé nerveusement, en mode "elle est nulle, ta blague".
2) Eu la grosse frousse qui te dissocie un peu de la réalité
3) Demandé comment le cadavre était arrivé là, parce que ça me paraît tellement absurde que je dois meubler.
4) Continué en mode dissociation avec une partie de moi qui fait semblant d'approuver tout ce que dit la personne, et une autre qui est en train de compter les minutes en attendant que je puisse sortir et filer chez les flics.

Et en y repensant, même si la personne était de confiance, je pense que j'aurais été un peu trop dans l'optique "Si ielle a buté cette personne, rien ne l'empêche de me buter moi" pour ne pas essayer d'une part de lui faire croire que je suis à fond en soutien, et de l'autre essayer de contacter la police. Je suis une personne monstrueuse XD
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Romain G
Pour le coup je trouve cette réaction très réaliste aha !

D'autant plus que le garçon de 14 piges a connu une vie relativement instable... En tout cas merci pour cette vision des choses ;)
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Gobbolino
Bah je pense que le plus dur dans l'histoire, c'est de rendre cette espèce de dissociation, entre les pensées qui rushent, comme Neru les a racontées, et le reste du cerveau qui est en état de choc et donc fonctionne en mode automatique.
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Neru
Hum tout dépend l'état du cadavre. Est-ce qu'il y a une odeur de décomposition? Est-ce que le corps est en bon état? Est-ce une personne que connait ton personnage? Le corps a-t-il l'air d'avoir souffert?

Comme ça je dirai que j'aurai une réaction de freezing. Je resterai immobile, mon cerveau pataugerai dans la semoule pour trouver une explication logique. Je me tournerai vers mon mentor en quête d'explications.

En fonction de ce qu'il me dirait, j'aurai une réaction de rejet du style "non c'est pas possible", "il a pas pu faire ça", "je le connais, il est pas comme ça, il est gentil..."

Après viendrait le doute. "est-ce que je le connais vraiment?", "qui était-il avant que je le rencontre?"

Le visage neutre du mentor m'effraierait. J'aurai surement (après tout j'ai jamais vécu ce genre de situations ^^') une situation de recul. Je le questionnerai dans l'espoir de trouver un détail "légitime défense", "circonstance atténuante".

Je pense qu'après ça (en fonction aussi des réponses) je fuirai. Je me retrouverai perdue dans la rue sans savoir où aller, que faire. Je me retournerai surement souvent pour voir si je ne serai pas suivi et j'essaierai de me trouver un coin à l'abri où je pourrai me planquer, comprendre, réfléchir...

Tout ça reste hypothétique ^^
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Gigi Fro
Je plussuoie cette réaction détaillée. S'il y a un lien fort évidemment le gamin va lui trouver des circonstances atenuantes et choisir soit de l'aider à cacher soit à le fuir. Tout dépend de l'histoire que tu veux raconter.
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Romain G
Le cadavre est en effet en très mauvais état (capuchon, liquide noir qui suinte, corde au cou), donc un spectacle extrêmement, extrêmement choquant (seulement le personnage a déjà vécu des situation choquante donc bon...)

Les interrogations que tu propose sont très intéressantes, je pense grandement m'en inspirer, merci beaucoup !
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Neru
Pour le coup si le gamin a déjà vécu une expérience comme ça, ça peut rendre sa réaction plus violente : "pas encore", ou il pourrait se mettre à psychoter "est-ce que c'est lui qui a tué untel quand j'étais "enfant"...?'
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Auteur inconnu
Je crois bien que je ne le prendrais pas au sérieux moi non plus...
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Aelliusal
Il y a risque que je ne la prenne pas au sérieux du premier coup. Pourquoi me dirait-elle quelque chose comme ça ? Si naturellement ? A quatorze ans il est fort possible que l'adulte tente de se moquer de moi, même avec le plus grand des sérieux. C'est d'ailleurs celui-ci qui m'encourage dans ma logique : c'est une blague. ^^
+ j'ai bien ri aux mots clefs de la discussion :D
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Romain G
L'ennui c'est que j'ai oublié de préciser que le personnage voit le cadavre... C'est assez dur de ne pas croire quelqu'un lorsqu'on a la preuve sous les yeux...
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Aelliusal
Ah ! Chose importante ! :D
Bah si je le vois, c'est comme tout le monde je pense : appréhension et peur à leur maximum. Y a surement beaucoup de questions qui suivraient dans lesquelles je me demanderait le pourquoi du comment. Puis une remise en question total de cette personne qui m'a élevé. Puis, délation ou non ? A voir...
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