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But et finalité d'un récit

par GoM  il y a 1 an

Bonjour tout le monde,

Je suis dans un questionnement d’un de mes récits : quel est son but, ses objectifs, sa finalité. Soyons un peu Kantien, il arrive qu’un écrit est plus qu’un but de divertissement et vise des objectifs plus grands, voir une certaine finalité.

Je m’explique. Un roman peut avoir vocation à être divertissant, mais aussi à faire réfléchir au-delà de son histoire. Un exemple, HUNGER GAMES dénonce une forme de dictature dans un monde distopique. Pourtant, plus largement, la réflexion qu’engendre les livres de la saga, interroge la société dans laquelle on vit et notre rapport aux médias, au divertissement, au discours d’Etat.

Dans vos œuvres, avez-vous des buts qui dépassent le cadre du livre ? Peut-être avez-vous-même envisager d’atteindre un inatteignable, une finalité à travers un livre (Promouvoir la course à l’espace, Lutter contre le racisme, etc.) ?

Peut-être même qu’en tant qu’auteur vous avez un but, une finalité qui traverse vos œuvres ? Un message commun à tous vos écrits qui témoigne d’un intérêt particulier à parler d’un ou plusieurs sujets (sexisme, évolution, enfance, espace, …) ?

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Expos-ito
Je crois que le but peut varier au courant de l'écriture. Il y a un effet d'écho par quoi s'entend quelque chose de nouveau, de naissant dans ce que l'on écrit. Je sais...beaucoup s'interdisent cette écoute, c'est même une recommandation d'en figer la fin (et donc finalité) pour maîtriser le récit.
Mais je crois que l'on ne se dépasse qu'à accepter le débord au risque de la dérive. En nos rives nous sommes alignés, écrire quelque chose qui voyage un peu le lecteur, le sur-prenne, se fait rarement en notre installé, consensus. Il faut se perdre pour trouver, se trouver et découvrir. Et quoi que se soit cela sera soi, et quoi que fut ou pas le message nous en serons le messager plus que le postier. Combien de récits ne sont que re-cites ? Combien de phrases redites ? Choisir le message au préalable c'est ne pas s'enseigner par l'écriture.
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GoM
C'est intéressant, j'ai toujours vu comme un point noir de ne pas avoir figé la fin de mon récit, enfin plutôt je le ressentais comme ça.
J'aime le fait que tout ne soit pas fini et terminé avant l'écrit. Je laisse certaines lignes de floues pour me laisser de la marge parfois.
Je suis parfois très heureux de changer quelques éléments, de faire apparaître des personnages, de densifier et complexifier les rapports entre mes personnages. Et je pense que forcément cela en changera la fin, car je m'attache à leur personnalité.
Après difficiles de ne pas faire de redites mais si je comprends le fond de ta pensée. Dans la fantasy, on a beau proposé de nouveaux points, mondes et créatures, on a souvent les mêmes thèmes et buts.
Après j'essaye d'apporter une explication à la magie, deux ou trois choses un peu nouvelles mais j'ai déjà vu un peu ce genre de tendances dans d'autres romans.
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Tocca
Pareil, j'aime bien laisser les personnages me surprendre, et me rendre compte, au fur et à mesure que j'avance dans le récit, que je finis par m'écarter du fil rouge que j'avais imaginé. Comme si c'était les personnages qui décidaient eux-mêmes de la tournure des événements, en fonction de leur personnalité.
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GoM
Oui, j'aime aussi avoir l'impression qu'ils aient fait leurs choix.
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Tocca
à la fin, quand tu te relis, t'as envie de leur dire "c'est bien fiston !", ou "mais non pauvre c**, pourquoi tu fais ça ??"
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GoM
J'ai des grandes lignes, des passages obligés, mais plus on se rapprochera de la fin, plus la résolution du livre se dessinera. Plus ou moins tragique selon les personnages impliqués et les choix. Mais surtout il y aura une forme de morale à l'histoire qui sera dans la logique de l'écrit. Le personnage est il allé trop loin, un sacrifice est il inévitable. Surtout j'aime à penser que je trouverai une solution pour mes personnages, une résolution peu exploitée qui permet la meilleure fin possible.
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Sayeed Hememali
"J'écris pour me faire du bifton. Pour palper le million en casino. Avec des tables de black-jack et des ..."

Plus sérieusement. J'écris d'abord parce que c'est un plaisir monstre d'imaginer les destins d'autrui. Parce qu'il y a toujours un certain attrait pour ce qui touche aux vies contrariées, dues à notre nature d'être socialement "connecté". C'est encore plus prégnant aujourd'hui.

C'est après que transparaissent les idéaux, les pensées, les croyances. Une part de moi a toujours eu peur de cette étiquette "écriture engagée". Parce que chacun se fera une idée des propos plus ou moins clairs d'un auteur (Même cela paraît bien plus explicite chez des auteurs comme Céline, Frank Miller, Spike Lee, James Ellroy ou les auteurs de néo-polar des années 70 par exemple). Mais c'est une composante du jeu avec laquelle il faut faire.

J'ai toujours éprouvé une certaine fascination pour ce qui a trait à la transmission, à l'héritage ou à l'hérédité.

De fait, mes écrits font souvent le pont entre passé et présent (voire futur si cette foutue idée de roman SF venait à se concrétiser). J'aime aussi l'idée de rédemption, de rachat, même pour ceux et celles qui ont commis les pires atrocités. Ce qui touche à la sensibilité et aux émotions humaines, aux interactions sociales. J'essaie de prendre appui sur des périodes de l'histoire humaine, des faits marquants d'hier et d'aujourd'hui ou des affaires policières et m'en inspire pour écrire.

C'est le cas de mon polar (Une Affaire de famille) qui est en cours de réécriture.

J'aime aussi rendre hommage ou faire des clins d'œil. À mon enfance, à ceux et celles qui me poussent à imaginer ces tribulations, à la culture populaire qui a contribué à mon épanouissement personnel (qu'elle soit d'ordre cultuelle (sans que cela vire au prosélytisme), musicale, cinématographique...)
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Gigi Fro
Arf ! SF ? :P j'aurai bien aimé un autre de tes polars :P
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Sayeed Hememali
La SF ne sera pas pour tout de suite ma chère Gigi Fro

Pour l'instant, on s'en tient au polar. Je m'y sens bien.
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Lisa Giraud Taylor
Il y a sans aucun doute un devoir de mémoire à travers mes ouvrages que cela soit au niveau de la monographie ou de la biographie, ou des thèmes de romans...
Je ne pense pas pouvoir transmettre un message particulier mais j'attache une importance à poser une vision, une réflexion ou même un questionnement aux travers des personnages.
L'un de mes romans traite notamment, mais pas principalement, de la loyauté en une cause, un groupe ou un individu... comment se définit-on quand tout nous dépasse et que l'on doit choisir entre ceux que l'on aime et un plus grand plan... Cela peut paraître nunuche ou déjà maintes évoqués, mais le contexte est assez différent pour chaque individu... Dans ce roman, le lecteur peut donc s'associer à un personnage et découvrir, au final, que non, il serait plutôt un autre.

Par contre, j'ai souvent eu des retours des lecteurs sur ces textes avec des thèmes assez récurrents, dont l'un principal était le devoir de mémoires, quel qu'il soit.
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GoM
Le devoir de mémoire est intéressant. Il réunit des problématiques de besoins de racines, de patrimoine et une lutte contre la perte d'un passé.
En histoire on se rend compte que bons nombres de périodes historiques souffrent d'un manque de précisions objectives. Le dicton dit que ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire. Souvent cela inclus une réécriture de ce qui s'est réellement passé.
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Vendarion d'Orépée
Tiens, en écrivant "La Dame Ecarlate" (fantastique, 2e GM), je n'avais pas du tout pensé au "devoir de mémoire", ma première idée était de zapper le sujet et de me concentrer sur les mésaventures de mes soldats avec leur sorcier et ses invocations... puis je me suis rendu compte qu'une histoire "glauque" qui éviterait de parler des camps ne serait pas crédible.
Dans ma 2e version, j'ai donc étoffé le rôle d'un des personnages: le pasteur qui a récemment "découvert" l'existence des chambres à gaz en donnant les derniers sacrements à un officier SS.

Au passage, il est rare qu'on évoque "le devoir de mémoire" pour les autres périodes historiques.
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Lisa Giraud Taylor
En Histoire, la plupart du temps, les personnes lisent une seule version "officielle" et oublient de s'intéresser aux deux autres... les contres et ceux qui ont eu le recul sur la période...
De plus, les textes les plus anciens ont été traduits, retraduits et interprétés par les pouvoirs en place pour attiser la population ou la rassembler...
Le devoir de mémoire est la seule chose qui reste pour ne pas oublier, pour ne pas faire table rase et ne pas faire penser que aimer le passé est mal ; Que cela ne veut pas dire que l'on est passéiste, mais plutôt ancré dans la réalité et dans l'avenir...
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Lisa Giraud Taylor
Je connais bien cette période puisqu'elle est l'essence de mes études. J'ai eu "la chance" de rencontrer un de ces officiers SS présents lors des massacres en Pologne et en Ukraine, puis aux alentours d'un camp. Je peux dire que l'histoire doit être écoutée alors de chaque côté. J'ai appris énormément sur l'influence des masses, l'endoctrinement, la manipulation de la jeunesse, le formatage, l'envie de raser le passé, etc.
Cet homme, aussi terrifiant et horrible qu'il fut lors de nos deux entretiens, m'a ouvert un autre pan de l'Histoire notée dans les livres. Il m'a montré des photos, des écrits et m'a raconté sa vision de la guerre, des gens, des "autres" et cela pousse toujours à se questionner.
J'y "travaille" depuis plus de 35 ans maintenant et je peux assurer que malgré tous les livres, tous les lieux vus, visités, les personnes rencontrées, j'ai toujours la même question dans la tête "comment a-t-on pu en arriver là ?".
Dans mon roman Karl et Nina (et ceux qui suivent), j'évoque aussi un autre soldat que j'ai rencontré, un ex de Rommel en Libye qui était tellement abattu par les gestes de ses compatriotes, de sa peur du "rouleau compresseur" et de se faire "dézinguer" par ses propres amis...

Si, on peut évoquer les autres périodes pour le devoir de mémoire, tel que les périodes d'Inquisition, des templiers, des guerres de religion ou encore la Révolution française...
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Vendarion d'Orépée
Et bien si la période t'intéresse, tu peux jeter un oeil sur ce petit chef d'oeuvre (enfin, l'anthologiste l'a apprécié), j'ai ajouté un chapitre entre temps que je vais remettre illico.

https://www.scribay.com/text/1225514672/la-dame-ecarlate--version-longue-/chapter/80156

EDIT: j'avoue être assez content de mon chapitre "0"
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Lisa Giraud Taylor
J'y vais de ce pas ;)
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Tocca
ça me fait penser aux oeuvres de Svetlana Alexievitch, une des derniers prix Nobel de littérature. En recueillant des témoignages divers de gens lambda qui ont vécu l'Histoire de l'intérieur, ça offre un récit très différent de ce qu'on voit dans les "livres d'Histoire" scolaires. ça remet en question toute notre vision du Bien et du Mal dans les conflits, ça projette le lecteur dans la situation de l'un ou l'autre des camps et l'amène à se demander "qu'est-ce que j'aurais fait à sa place ?".
Personnellement, j'ai l'impression d'avoir plus appris sur l'Histoire en lisant des romans qu'en cours, parce que ça me donne souvent envie de creuser et d'en savoir plus, de chercher à croiser différentes sources sur un même fait, ...
J'aime beaucoup cet aspect de la littérature, comment elle rend possible d'en apprendre plus sur l'Histoire, de la considérer autrement.
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Je me souviens d'un documentaire Arte/ france 5 qui m'avait marqué sur Caligula. Et on sait tous que Caligula faisait partie des empereurs romains tyranniques comme Néron. Or, Caligula veut dire "petite chaussure" ce qui était son surnom d'enfant. Donc l'histoire ce rappel de ce César par un surnom décrédibilisant sa stature. C'est donc par une réécriture des prédécesseurs que l'on a falsifié (en partie) la vie de ce César. Aller donc démêler le vrai du faux quand les sources ont volontairement pris le parti anti-Caligula.
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Lisa Giraud Taylor
Il ne faut jamais oublier que les livres d'Histoire classique sont le reflet d'Historiens, de production avec des faits et des visions.
Le recueil d'Alexievitch (notamment le magnifique La Fin de l'homme rouge, fait écho à la réalité.
Rencontrer les personnes ayant vécu offre aussi une autre vision, un autre éclairage...
Désormais, l'accessibilité des archives INA ou d'autres pays permet d'écouter, d'entendre, de comprendre la réalité...
Par exemple, en travaillant sur cette période (ma spécialité étant 1919/1947 en Allemagne), j'ai rencontré des anciens prisonniers allemands ayant survécu au goulag, car capturés à Berlin en 1945... il y avait peu d'informations à ce sujet et la réalité était plus glaçante que celle évoquée çà et là dans les livres.
Je suis encore émue en écoutant ma vieille cassette audio d'un ancien lieutenant défendant Berlin, qui revenait de Normandie, abattu, et qui avait passé 6 ans en URSS, dans un camp proche de la Baltique... Malgré tout ce qu'il avait fait "au nom de mon pays", il avait subi des atrocités difficilement compréhensibles pour un être humain...
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Vendarion d'Orépée
L'histoire retiendra le président macron sous le nom de "Jupiter" ou de "Pepe le pew"... selon la fin de son mandat.

Au passage, le roman n'est pas plus fiable que le "livre d'histoire" parce que l'auteur a bien du trouver sa documentation quelque part (en ce qui me concerne, pas de doc "arte" sur youtube, livres et sites web sur la guerre). Bref, certains auteurs de romans profitent de leur position pour exposer "leur" vision de l'histoire qui est parfois très discutable.
Comparez le Robespierre de l'historien Henri Guillemin et celui du téléfilm "1789" tourné pour le bicentenaire, le décalage est impressionnant. (le pseudo-robespierre du film "Chouans" est un peu plus nuancé, mais souffre du meme décalage).
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Surtout que les personnes présentes, à l'époque, étaient très peu à écrire et lire... La plupart des "histoires" étaient contées, donc déformées ou embellies... Chaque homme de pouvoir tentera toujours d'enjoliver sa période... César, comme les autres...
Il y a par exemple le cas de Lucretia Borgia qui est passée pendant des décennies pour une "salope" (désolée, mais)... L'imaginaire, le "j'ai entendu que..."...
L'Histoire se prouve par des faits, des traces, du tangible, pas par les "on a dit que", "on disait que"...
Sur la période qui me concerne, j'en entends des vertes et des pas mûres (vieille expression pourrie, désolée je suis un dino ;) =)!) et qui ont la vie dure....
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Oui, le roman a sa part de subjectif aussi (peut-être plus forte que les versions d'historiens). Mais je le vois comme, d'une part, une source de plus (pour croiser les versions, les regards, les formes de l'information), et d'autre part, une porte ouverte pour que la curiosité du lecteur l'amène à rechercher plus par lui-même en dehors.
Après, à chacun de construire sa propre Vérité à partir de tout ça...
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Je m'inquiète souvent quand les auteurs indiquent qu'ils ont cherché sur les sites web en libre service notamment sur la guerre.
Je suis d'accord, on peut tout trouver sur internet, mais il faut aussi séparer le bon grain de l'ivraie.. comme je l'expliquais ailleurs, il y a bien 3 visions dans l'Histoire... le pour, le contre et le neutre...
tout n'est pas mauvais dans les vaincus, ni bon dans les vainqueurs.
Si on prend la 2GM (WWII pour certains), et notamment l'histoire française, il y a eu autant d'exactions répréhensibles qui ont été tues pendant des décennies pour "unifier" le pays...
Cela ne justifie pas les actions des uns et des autres, jamais, mais cela explique aussi certains massacres perpétrés à la fin de la guerre... la vengeance est souvent mauvaise conseillère..

Et là, le sujet des femmes est un fait majeur dans le "paiement" et la revanche...

Pour le Président actuel, son nom sera émis réellement que dans quelques décennies... pour l'instant, il a ses surnoms, mais qu'en sera-t-il dans 30 ans, si advient un conflit, un fait majeur qui change la vision de la France et de la période...

Seuls restent les discours, les faits de gloire, ou de défaite et les Grands Hommes (hommes/femmes).
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mais un roman est à la base aussi un fait romancé... c'est la définition même d'un roman... on s'appuie sur un fait et on romance...
Par contre, je suis d'accord pour la source et le fait de donner envie au lecteur de chercher, d'approfondir...
Personnellement, ce fut mon but quand j'ai entamé le triptyque dont le premier volet est Karl et Nina... A chaque volet, ses thèmes de mémoire et d'ouverture pour faire réfléchir... Je parle d'ailleurs de ses prisonniers allemands déportés en URSS...
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GoM
Certains personnages historiques verront des milliers d'études de leur cas "Napoléon" et en multipliant les sources différentes ont peu obtenir une vision à peu près juste.
Mais pour certains passages peu connus ou avec peu d'ouvrages l'histoire mérite des éclairages neutres, des paroles de petites gens sortant d'enjeux politiques/ historiques.
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Lisa Giraud Taylor
L'histoire est différemment perçue par le pouvoir, les militaires et le peuple (ou la populace selon l'époque)...
Certains récits du Moyen-Âge faits par des seigneurs modestes (mais riches) sont souvent édifiants sur les faits "historiques".
Comme pour la Révolution Française... selon que vous soyez puissants... etc...

Je pense que l'Histoire se voit avec du recul. On ne peut pas juger à chaud, c'est impossible...

Par exemple, sur un sujet "récent"... le 11 septembre... il existe désormais des rapports d'interrogations, des rapports d'audition ou même des documents transmis par des anciens agents... et si on lit cela, on constate que tout prend forme dans les années 70/80 et les luttes de pouvoir Est/Ouest, les guerres soutenues par les uns, perdues par les autres, et vice-versa, qui, quelques années plus tard, voient leurs "amis" se retourner contre eux avec leurs armes, leurs idées, leurs astuces.

Comme, le tribunal populaire n'a jamais été le garant de l'impartialité, pourtant, actuellement, c'est un peu le sport national (inter, aussi :) !)
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GoM
Oui c'est sûr, je voulais dire que le discours du peuple est souvent le grand oublié du devoir de mémoire.
Dans le cadre de la seconde guerre mondiale, ma grand mère m'a toujours dit que les allemands qu'elles avaient rencontré sous l'occupation n'étaient pas les monstres nazis qu'on décrit souvent.
Elle avait même discuter avec un père de famille qui lui avait montré des photos de ses enfants. Par contre ma grand-mère m'a dit que quand les alliés arrivaient on avait remplacé les troupes en postes par des SS plus jeunes et plus "motivés". Ils étaient beaucoup plus froids et inquiétants m'avait dit ma grand-mère.
Plein de petits faits et de petites histoires que j'ai trouvé très intéressantes au regard des documentaires et livres que j'ai pu lire sur le sujet. D'ailleurs le frère de ma grand-mère a sauté sur les Pays-bas lors de l'opération Garden Market mais en se blessant à la mâchoire il avait été évacué. Cette blessure l'empêcha d'être au final capturé par les allemands.
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Sayeed Hememali
Tes motivations et ton propos me parlent. Dans la mesure où j'aimais l'histoire en tant que matière scolaire et parce qu'elle est aussi l'un des socles sur lesquels je me base pour écrire (de façon romancée).
Je vais probablement zieuter ce que tu as pu faire sur le sujet.
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GoM
D'ailleurs beaucoup d'éléments appartenant à la vie de ma famille, on prit un éclairage nouveau avec l'histoire.
Mon arrière-grand père ayant été fait prisonnier à Guéret et envoyé comme travailleur forcé dans une ferme en Autriche - c'était un élément presque anodin avant et en discutant avec ma compagne son arrière-grand père aussi avait été fait prisonnier. Ce qui m'interroge sur le où, comment, quand, toutes ses petites choses de vie de soldats que finalement j'aimerais savoir et était avant un petit secret familial dont on parlait peu.
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Lisa Giraud Taylor
Sayeed Hememali merci. Tout ce que j'ai fait ou écrit n'est pas forcément en ligne puisque je suis un dinosaure et qu'Internet n'existe pas vraiment à l'époque de mes études ;) (le vieux truc décrépi...)...
Par contre en MP, pas de souci.
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Lisa Giraud Taylor
GoM oui, à l'époque c'était honteux, et nombre de ces travailleurs ou prisonnier de guerre (Ah, Guéret !.... J'ai bien connu !) ont été traités comme des parias ou collaborateurs à la libération. Il y a peu de livres sur le sujet (notamment sur le STO et les prisonniers de guerre en Autriche).
J'ai lu récemment un roman sur le sujet... très intéressant et régional (en Aveyron)...
J'ai travaillé lors de ma monographie sur un soldat prisonnier de guerre mort en Autriche lors de sa captivité et qui travaillait dans une ferme également...

Côté secrets de famille, l'omerta a été très grande à la libération.. j'ai eu la chance d'avoir des anciens ouverts à mes questions et de rencontrer certains militaires et prisonniers avant qu'ils ne meurent... et surtout des années après les faits. ils étaient plus enclin à parler, à partager... et puis, des Historiens avaient écrit sur ces faits, donc, ils pouvaient le dire sans risquer de ne pas être cru... (cf. les survivants des camps ou les prisonniers de guerre en URSS)
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Lisa Giraud Taylor
GoM je confirme les propos de ta grand-mère. La plupart était des hommes enrôlés dans l'armée, comme tous les hommes français mobilisés. ils avaient des familles, des femmes, des enfants...
Une de mes tantes a peint pendant deux heures un casque en blanc (ils partent en Russie)... ma grand-mère a grondé ma tante et l'allemand lui a dit "Madame, votre fille m'aide et me rappelle la mienne... C'est une enfant, laisse-la s'amuser... je n'ai pas vu la mienne depuis trois ans... "...
Les SS c'était autre chose et surtout ceux "biberonnés" à la SS et aux Jeunesses de puis 1923...
Ah, cela devait être très intéressant d'avoir le témoignage d'un homme issu de l'opération Garden Market ;)
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GoM
Malheureusement il est mort dans un accident dans les années 1960.
J'ai su que peu de choses sur le sujet, ce n'est que récemment que quelques éléments ont été mis en avant par mes parents.
C'est en regardant des documentaires que je me suis aperçu de toutes ces petites histoires familiales étaient mon passé et qu'il se perdrait avec ma grand-mère.
C'est grâce à ces petites histoires que je me suis intéressé à l'armée de carrière allemande. Où que j'ai nourri un plus grand intérêt pour Garden Market. Où même la France sous l'occupation.
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Lisa Giraud Taylor
GoM Ah, je regarderai ce que j'ai sur le sujet... La bibliothèque est particulièrement fournie... y compris en magazines d'époque, journaux etc...

C'est la raison pour laquelle j'insiste dans les écoles où je peux intervenir, sur la nécessité de faire transmettre les souvenirs des anciens, et pas sur internet mais sur papier également... en collectant les photos, les documents, les livrets de famille, les lettres (on écrit beaucoup), etc...
Les enfants et adolescents râlent (surtout les ado) mais se prennent au jeu des interviews rapidement et créent des liens avec leurs grands-parents et l'histoire de la famille...
Sans passé, on ne se construit pas... Surtout pas sur des secrets...
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GoM
Je sais que du coté de mon arrière grand père il était très peu loquasse sur ce qu'il c'était passé. On savait juste qu'il avait été prisonnier en Autriche. Le silence dans les familles sur des sujets de guerre est parfois lourd. 5 ans d'absence et quand il est revenu son fils était devenu un homme.
Il disait juste que l'allemand n'était pas une belle langue. Mais au delà mon arrière grand père n'en a jamais reparler.
J'en sais presque plus sur le grand oncle parachutiste qui a sauté sur les Pays bas.
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Lisa Giraud Taylor
le retour a été difficile pour ces hommes (les prisonniers de guerre ou ceux du STO) car ils avaient été absents longtemps ; ils étaient partis avec une france en déroute, sous le joug allemand et de Vichy, et revenaient avec la libération de la france, sans avoir lutté pour cela...
En revenant, la place avait été prise, ou pas, mais ils ne sentaient pas ou plus légitimes. d'autres avaient pris le pouvoir, avaient décoré, récompensé les combattants (y compris ceux de la dernière heure...) et eux avaient perdu 1, 2 ou 5 ans pour certains, sans aide, sans récompense et avec l'insinuation bien souvent de collaboration avec l'ennemi et d'avoir "refait leur vie" là-bas....

C'est souvent ce qui ressortait de mes entretiens avec les prisonniers et travailleurs STO
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Vendarion d'Orépée
Et bien vous êtes mieux renseigné que moi...
Je n'ai pas la moindre idée de ce que mon père a fait entre 39 et 45. Black out total.

Quant à mon grand père maternel et mon oncle (côté de ma mère), je sais qu'ils étaient dans la résistance. Mon grand père a failli tomber dans un piège à con en allant déposer des tracts, c'est un vieux soldat allemand qui l'a prévenu in extrémis (il travaillait dans un garage tenu par un collabo). A la libération, lui et d'autres résistants ont dû protéger les prisonniers allemands.
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GoM
ET bien il était bien plus facile de parler du grand oncle qui était le victorieux frère ayant choisi de rejoindre De Gaulle, plutôt que du père de famille absent qui s'était rendu.
On oublie vite que tous les allemands n'étaient pas pro Guestapo, surtout en France, d'ailleurs une pensée pour les Alsaciens (et Lorrains) envoyer de force dans l'armée Allemande.
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Vendarion d'Orépée
maintenant que tu parles de l'Alsace, l'épuration en 45 y a été particulièrement féroce... encore un doc youtube que j'ai visionné pour mon roman, et qui au final ne m'a pas servi.
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée Oui, à la libération, même si beaucoup de monde ne retient que la victorie, les résistants, les bals etc. il y a eu de nombreux règlements de compte, contre les français, les femmes, les familles et les "ennemis".
De nombreux soldats se sont faits lyncher sur la place publique ou dans les forêts alors qu'ils étaient de simples soldats... Sachant que les SS, et autres unités d'élites étaient repartis pour Berlin et défendre les dernières lignes de front...
Pour l'aide allemande de votre grand-père, cela est guère étonnant. Nombres de soldats ont lutté de l'intérieur pour ne pas tomber dans la folie... Ils venaient de la première guerre, ou tout simplement étaient lucides...
On parle souvent de l'embrigadement mais c'était une réalité en allemagne... un rouleur compresseur qui terrorisait tout le monde... tout le monde pouvait vous dénoncer, y compris vos propres enfants...

En France, ce fut pareil... certains ont dénoncé des voisins pour récupérer des terres, des maisons ou des biens sous "couvert de collaboration".

Les anciens ne voulaient plus en parler... ils étaient aussi marqués par leurs pères qui étaient revenus et dont on avait demandé de "la fermer" sur les tranchées... Cela marque... et la génération ne s'épanchait pas comme maintenant...
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Lisa Giraud Taylor
GoM oui, et ceux qui ont fui de l'Alsace et la Lorraine.. Un gros contingent a atterri en Périgord...
bien sûr, il est plus intéressant d'être du côté des vainqueurs, mais si on grattait un peu... certains seraient moins fiers...
(pour la parenthèse, c'est le thème du volet 2 de mon triptyque)
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée et GoM Cela a été enrôlé dans le sang et les armes. Il faut aussi dire que certains soldats allemands ont subi pire de la part de leur propre corps, notamment ceux du bataillon 500 ou ceux qui avaient été annexés dans les SS d'Ukraine comme "preuve de dévouement au Reich"....
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GoM
Ma mère était infirmière elle a travaillé à domicile, une personne âgé lui a raconté que La fin de la guerre a été une horreur en Allemagne où les Russes notamment après les combats sanglants et farouches, imposaient un climat de terreur.
L'homme en STO dans l'Est de l'Allemagne avait subi un accident de travail et était à l’hôpital. Ses camarades sont venus le chercher en vitesse car des soldats Russes (ivres) étaient en train de vider l’hôpital ... en jetant les gens par les fenêtres.
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korinne
Quel échange intéressant ;-) Pour ma grand-mère non plus les SS et les soldats Allemand n'étaient pas du tout les mêmes. Rien à voir même, ces pauvres bougres auraient préféré rester chez eux et se montraient gentil même si elle n'acceptait pas leur cadeau. Espérons que nous n'aurons jamais à revivre ce genre de situation... Pour l'omerta il en existe une autre, bien plus récente, celle des appelés qui ont étaient envoyés faire la guerre en Algérie. J'ai un oncle dans ce cas, mais jamais il n'a voulu raconter ce qu'il avait fait ou vu là-bas... Ce qui laisse imaginer le pire. La guerre c'est la honte pour tout le monde !... Et en ce moment je trouve le climat très tendu, alors se serait bien qu'on oublie pas effectivement.
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Vendarion d'Orépée
Tiens, moi qui tout gosse ne connaissais rien de la guerre d'Algérie, je l'ai découvert à travers le film "Les centurions"... qui est totalement "à la gloire" de l'armée française. Autant dire que ma vision a été totalement faussée.
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Romane de Joriis
Lisa Giraud Taylor J'ai vu vos interventions avec beaucoup d'intérêts. Je suis aussi passionnée d'histoire et pour la première fois pour un projet, j'ai commencé des recherches sur le sujet en question (chasse aux sorcières). Toutefois, le fait que la région sur laquelle je me documente soit peu mise en avant dans le côté "historique" du sujet m'a naturellement poussée vers les archives du coin pour en savoir davantage.

Mais c'est vrai qu'internet pousse à la facilité d'accès des informations, bien qu'elles ne soient pas toutes présentes.
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GoM
Pour la Guerre d'Algérie j'ai un oncle qui l'a fait. Mais on oublie qu'il y a eu des attaques entre factions sur le territoire Français. A saint étienne, la grand-mère de ma compagne se rappelle qu'il y a eu une fusillade dans un quartier Tarentaise ou Tardy je ne sais plus.
Cette guerre a été rude, les deux cotés se sont livrés à de la torture et des actes cruels. Les deux camps se sont rendus coup pour coup. Cela a été un déchirement pour les Algériens comme pour les Français, car quand on parle de l'Algérie Française on oublie que c'était un département français, comme si on enlevait la Moselle ou le Pas de Calais. Mon père m'en parlait et me disait que c'était vraiment perdre une partie Française de notre territoire. Aujourd'hui on oublie que le couscous était un de nos plats régionaux et on oublie tout ce que culturellement nos maintenant deux pays se sont apportés.
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Lisa Giraud Taylor
GoM Oui, les conditions en Allemagne en 1945 quand les Russes sont arrivés, ont été épouvantables pour les civils notamment... outre les bombardements, les réquisitions violentes, les viols, les massacres, c'était l'horreur. En discutant avec ce soldat capturé à Berlin, puis déporté en URSS, il m'avait dit que ses voisines avaient été violées à plusieurs reprises par un bataillon de sibérien et mongols (les plus redoutés, y compris par les soldats du front de l'Est eux-mêmes) et éventrées quand ils avaient quitté le bâtiment... sous la contrainte d'un officier-politique, femme !...
L'épuration a été aussi rude pour les réfugiés allemands regagnant "la mère patrie" quand le morcellement a été fait de l'empire germanique...
Bien sûr, on peut arguer qu'ils ne l'avaient pas volés, mais c'est 90% du temps la population qui souffre et est massacrée...
Oui, je peux te confirmer que les russes ont été sans pitié, un peu comme les unités d'élites SS, waffen et autres joyeusetés, à l'entrée en URSS... Ils avaient tous émis des horreurs en Pologne, puis ont continué sur le front de l'Est.
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Lisa Giraud Taylor
korinne merci pour nos échanges !
malheureusement, il n'y a qu'à regarder de plus près dans certains pays, l'échelle est, soit, plus petite, mais cela continue... Malheureusement, l'Homme n'apprend rien...
Oui, pour l'Algérie (mais ce n'est pas ma partie), les témoignages que j'ai pu entendre çà et là, par les anciens combattants, ce fut assez violent aussi...

Le climat actuel me fait souvent pensé à 1928/1929... Je le dis souvent dans les classes, regardez, humez, ne faites pas les idiots, ne suivez pas un mouvement, un groupe, une masse, jugez par vous-même par avec les infos trouvées sur le net ou par vos potes... l'Histoire se répète bien souvent....
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée pas faussée, mais partiale... Il faut juste rétablir par les autres volets. petit à petit, les dossiers sortent, les personnes parlent... Dans le contexte actuel, les gens zappent souvent les infos importantes pour ne retenir que quelques brides....
Ce qui est dommage, car ce sont les entrefilets dans les journaux qui comptent... les trois lignes, en bas à droite, qui signalent, par exemple, un vol dans un labo de recherche etc. ; on peut aisément faire, alors, la relation quelques mois plus tard avec une tentative d'attentat...
Les détails comptent... y compris, surtout ?, en Histoire.
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis Merci beaucoup. Ah, intéressant sujet que la chasse aux sorcières. Sur quelle région exactement ? Vous piquez ma curiosité !
Oui, les Archives sont une mine d'information, comme les bibliothèques régionales, les petites locales, universitaires (des mines !) ainsi que les archives des personnes privées. Pour ma part, j'ai prêté, bien souvent, des références ou listes ou livres car le partage d'information est essentielle pour l'Histoire.
Chacun aide, et entraide. c'est la base d'historien, le partage...
Internet est un bel outil mais qu'il faut user judicieusement... c'est assez facile de trouver un site qui, sous des aspects "histoire", donnent des informations partiales sous couvert d'une caution historique...
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Lisa Giraud Taylor
GoM Beaucoup l'ont vécu comme cela car c'était une partie de la France. Mon grand-père, marin sur un contre-torpilleur a fini une année pleine de mer autour du monde à Alger en 1930 pour la célébration des 100 ans de la "libération" de l'Algérie de l'empire turc... Il en était ému quand il en parlait... Tout le monde se sentait français...
Le problème des départements, territoires et autres colonies, a été la différenciation qui a été faite à un moment donnée, après la guerre d'Algérie, entre les français de france et les autres... Les autres qui sont français, également.
Cela m'horripile d'entre "une française de... " (réunion, etc.), elle est française. elle vit à... Cela reviendrait à dire "une française de dijon ou bordeaux"... ????
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GoM
Un vent de liberté national vite transformé en autre chose. Un camarade Algérien (vraiment du pays pour le coup) me disait son point de vue. Il aime L'Algérie indépendante mais il me parlait de toute cette liberté perdue. Ils ont troqués le plafond de verre blanc contre un autre. Il y a une oligarchie si bien installer et pour le reste de la population si peu d'opportunité. Ils en viennent à regretter cette guerre et peut être qu'une autre solution aurait pu être trouvé s'il n'y avait pas eu d'intérêt pétrolier.
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Romane de Joriis
Lisa Giraud Taylor pour la région, il s'agit du canton du Valais, en Suisse. (qui à l'époque, une partie de la région appartenait à la Savoie).
mes sources les plus anciennes datent du 15e siècle.
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Vendarion d'Orépée
rechercher les "trois lignes en bas à droite" et essayer des les interpréter porte malheureusement le nom infâmant de "complotisme", et il se trouve qu'on utilise exactement le même mot pour désigner des individus fort peu recommandables.
Du coup, il est nettement préférable de zapper les infos importantes.

Parce qu'au fond, il n'y a qu'une seule chose de vraiment important à savoir:
"Que pensera-t-on de moi si je raconte ceci ou si j'explique cela ?"
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Lisa Giraud Taylor
GoM eh, oui, malheureusement toute liberté a son pendant obscur. Tous les systèmes qui gagnent la liberté sont souvent corrompus par le pouvoir... Cette chose étrange peut rendre les plus vertueux, sous couvert du bien-être des autres, en dictateurs...
Il y a peu d'Hommes qui arrivent à garder une droiture et un sens de l'honneur (deux valeurs un peu en baisse dernièrement, non ?)
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis Ah, mais cela doit être passionnant comme recherches... Malheureusement, dans ma bibliothèque familiale et perso, je n'ai quasiment rien sur la Suisse, ou la Savoie... Nous avons la France, l'Angleterre, la Russie, la Hongrie... pour moi l'Allemagne et l'URSS mais point la Savoie. Par contre, je connais un universitaire en retraite qui avait accès aux bibliothèques italiennes, cela pourrait être utile.
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée La justesse actuelle, comme tu le dis (ooops, devrais-je tutoyer d'emblée ? désolée par avance... j'ai noté la coutume ici, mais chez "nous", on ne tutoie pas... mais le "vous" passe souvent mal)... c'est d'individualisme, le "moi-je" et surtout l'avis du voisin ou du mec à l'autre bout de la terre, comme si cela était important.
Je note cela dans les écoles... la dernière fois, un gamin de 15 ans me dit qu'il croyait à un fait historique mais que ces copains disaient le contraire parce qu'ils avaient lu sur un blog que c'était un faux,... je lui ai demandé s'il en avait parlé ; réponse :" mais madame, tout le monde va se moquer de moi si je dis que je lis ça... trop la honte pour ma réputation, madame"...
Il préférait se taire pour ne pas être "un associal"...
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Vendarion d'Orépée
Je t'autorise officiellement à me tutoyer ;-)

Et ce bambin a bien raison, parce qu'étant moi même un associal qui n'avait pas ces inhibitions... Ben j'ai très vite ramassé une réputation d'associal.

Au passage, le point commun à toutes les dystopies, n'est ce pas précisément le non-dit ?
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée Ah merci... je me mortifiais déjà =)

Oui, la plupart du temps le non-dit est la base...

Associal, associal, perso, j'ai toujours préféré être en marge et ne pas tomber dans le moule...
Cela se pose souvent comme cela dans mes interventions... j'en ris parce que le même gamin m'a envoyé un mail à l'issue en me disant (je cite) : "trop la classe madame de ne pas avoir peur d'être seule... " et j'ai répondu "je ne suis jamais seule, je suis avec moi-même, et, regarde, il y a plein de "moi-même" autour de toi qui ont peur d'être seul aussi... "

En fait, j'ai une préférence pour les personnes avec une opinion, une idée, des contradictions que ceux qui veulent faire une uniformité complète. En ce sens, mes racines britannique et hongroise/russe ressortent bien : originaux mais droits dans leurs bottes... avec ce vague à l'âme permanent ;)
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Romane de Joriis
Lisa Giraud Taylor malheureusement, je ne pense pas que cela soit nécessaire. Même pour la Suisse, j'ai dû batailler pour trouver des ouvrages, pour la simple et bonne raison que cette partie-là de la Suisse n'était pas du tout Suisse (cela a avait été français sous Napoléon, puis indépendant auparavant).

de plus, cela me sert surtout à construire une image de la sorcière, il ne me sert en rien d’autre pour le récit pour le moment (le récit se passe en 2009)
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis Parfait alors =) Cette sorcière me plaît déjà ;)
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Vendarion d'Orépée
Si tu fais un texte qui donne une image intéressante de "la sorcière", ça m'intéressera sûrement de le lire. (comme source d'inspi ou document).
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Romane de Joriis
Lisa Giraud Taylor Pour le moment, je m’en suis très peu servie. Comme quoi, entre les recherches et ce qu’on veut montrer, il y a un fossé énorme x). Mais je vais développer ce qui concerne les rituels et toute la notion de sabbat (qui porte un autre nom chez moi) que je ne vais pas employer de suite. Quant à la magie, je dois tout prendre avec des pincettes, vu que beaucoup de recherches me guident vers les Wiccas.
Pour le moment, j’ai juste une petite nouvelle pour découvrir les personnages.
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Vendarion d'Orépée
Pour en avoir fréquenté (sur le net) pendant quelque temps, je confirme que la Wicca est... un joyeux bordel de tout et de rien ;-)
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Romane de Joriis
j'avoue... pourtant, grand nombres des ouvrages sur la magie est très rivée Wicca :/
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis J'aime beaucoup ce côté de création car de par mes racines, la magie est présente et bien ancrée... qu'elle soit faite pour guérir, envoûter ou autre, c'est une réalité quotidienne...
J'ai baigné dans ces histoires et des supertitions...
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée et Romane de Joriis qui est, je crois, classée dans les sectes en France... ou répertoriée comme telle... Cela se base sur la magie dite "neutre", c'est ça ?
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Vendarion d'Orépée
Comme tout ce qui n'est pas issus de religion abrahamique, comme l'ont déjà fait remarquer les associations néo-païenne comme la LAPF.
Le rapport sur les sectes qui les mets en cause est un abominable foutoir de mauvaise foi.
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Lisa Giraud Taylor
Vendarion d'Orépée n'étant pas très alarmée sur le sujet, je dois avouer que j'ai vu passer le rapport (en relation avec mon travail) et que j'avais noté quelques noms qui me parlaient...
Oui, alors, le côté "foutoir de mauvaise foi"... c'est le cas de le dire... bonne ou mauvaise, c'est une fois (ou foi... au choix).
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Romane de Joriis
C’est surtout la fiabilité historique vis-à-vis des rituels. Pour les plantes magiques, j’ai pris différentes sources pour mes recherches.

Pour les croyances liées aux superstitions, je suis très preneuse mais je dois être géographiquement crédible.
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis Je ne pense pas avoir des superstitions mais ayant des amis en Savoie, je peux très bien leur demander...
Pour les autres superstitions, je connais mieux (en France) le Périgord/Angoumois, le Berry... ailleurs Irlande, Russie, Hongrie
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GoM
J'adorais en savoir plus sur les légendes et superstitions d'ailleurs.
Je connais quelques mythes scandinaves et japonais.
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Lisa Giraud Taylor
GoM Scandinaves, ça peut se faire, ayant des amis proches au Danemark et en Suède... Japonais... je connais quelqu'un qui y vit, mais connaît-il tous les mythes ? Mais c'est intéressant cela comme sujet... ;)
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Romane de Joriis
Lisa Giraud Taylor Pour la Savoie, c’est la région de Chamonix ? Géographiquement, mon histoire se déroule dans un lieu proche de Chamonix. Après pour le reste… cela va être dure de me baser réellement sur ces superstitions pour tirer quelque chose.
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GoM
Au Japon il y a beaucoup de Oni (ogre) - yokai (monstres et démons)
et des objets qui acquièrent une âme en fonction de la vie de l'objet.
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis plus sur Albertville, Hauteluce, Beaufort, etc. (j'ai hanté les pistes de mes 3 ans jusqu'à récemment).
Un amalgame ?
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Lisa Giraud Taylor
GoM c'est une culture qui m'est totalement étrangère...
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Romane de Joriis
Pour Albertville, c’est déjà trop loin. La Savoie a tellement été un puzzle au fil des siècles (toujours le cas à présent – vu que c’est dispatché entre l’Italie / la France / la Suisse). Du coup, je dois viser plus locale : je vais bien finir par me trouver des ouvrages sur le folklore de la région.
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Lisa Giraud Taylor
@Romande de Joriis@ ah, dommage =)
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Romane de Joriis
Lisa Giraud Taylor c'est le prix à payer pour parler d'une région peu mise en lumière
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Lisa Giraud Taylor
Romane de Joriis Idem pour moi et le Périgord ;)
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Eric Kobran
Il y a une certaine trame dans tous mes écrits, effectivement, lié à ma perception de ce qu'on appelle habituellement l'âme et de tout ce qui tourne autour de cette notion. Parfois c'est en filigrane, parfois c'est plus explicite.

En faisant relire mes textes par ma femme récemment, je me suis rendu compte que je tournais souvent autour des thèmes lié à la divinité, des réinterprétations de la Bible ou des autres panthéons...
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Je pense que nous sommes à une époque de recherche de repères. Je me suis aussi aperçu d'un certain nombre de récurrences du thème de la mort et des dieux dans mes propres récits.
Même si je ne crois pas personnellement en l'idée d'un ou des dieux. Ces récurrences montrent que ce sujet m'interpelle. Je suis souvent en lutte contre l'idée d'un destin écrit et d'un monde déterministe. J'ai toujours trouvé cela triste que tout soit déterminé.
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Lisa Giraud Taylor
GoM souvent dans les temps troublés, les personnes se rapprochent d'une autre entité... C'est rassurant ou c'est pour rejeter la faute sur celui qui ne croit pas en la même entité....
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GoM
Cela me rappel en sciences humaines les travaux de René Girard sur le bouc émissaire. Il est simple et si triste de voir à quel point ce syndrome est humain et pas simplement culturel. Et tous les récits divins ont été réinterprété pour que les hommes puissent s'entretuer malgré les "tu ne tueras point" on insère "sauf si".
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Lisa Giraud Taylor
GoM tout est une interprétation humaine. Les textes anciens étaient en latin ou dans une autre langue, et on le voit clairement désormais, les sous-titres sous les films étrangers ne sont quelque fois pas réellement conformes à la tournure et au sens de la phrase...
Oui, le bouc émissaire... mais c'est aussi l'effet masse... Ce flot de détestation qui s'abat sur quelques personnes, sans avoir les tenants et les aboutissants d'une situation... C'est effarant, car, ce sont les mêmes conditions qui peuvent amener une population totale à adhérer à une crime contre l'humanité, en disant "oui, mais mon voisin l'a fait, et je ne veux pas être le mouton noir"... La peur de la solitude, de l'isolement poussent souvent les humains à commettre des actes barbares.
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Eric Kobran
On appelle ça le "bystander effect". Plus il y a de témoins, de responsables, d'acteurs, moins on est en capacité de réagir à l'horreur. On se dit toujours que quelqu'un va bien faire quelque chose, ou qu'on se trompe peut être en voulant agir car personne d'autre ne le fait.

C'est le propre des personnages charismatiques de l'histoire de s'affranchir de ses considérations pour emporter les foules.
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Lisa Giraud Taylor
Eric Kobran Oui l'effet du témoin existe et c'est souvent ce réflex de tourner la tête pour ne pas être importuné ou regardé...
Pourtant, il est à distinguer de l'effet de masse... l'endoctrinement n'est pas à proprement parler un effet du témoin... qui est, somme toute, assez récent...
La masse est plus dangereuse, c'est un rouleau compresseur, taillé pour avaler tout et à recracher (image monstrueuse mais nécessaire) une seule ligne de conduite... on ne se cache pas, on renforce la pression...

emporter les foules en bien ou en mal...
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Vendarion d'Orépée
Et bien sans avoir envie de jouer les orgueilleux, je suis obligé de dire que romancier n'est pas un métier comme les autres...
Le charcutier vend des tripes, mais ce n'est que du commerce, ce ne sont pas les siennes. Le romancier vend ses propres tripes, c'est forcément plus "personnel"... et le message est inévitable, même si l'auteur s'en défend ou s'il n'en est même pas conscient.
Dans le cas de Tolkien, c'est plus qu'évident, les références et emprunts volontaires à la bible dans le SdA témoignent de sa foi, et de sa volonté de la transmettre. Il a même écrit le Silmarion de peur que la saga du SdA ne soit comprise que comme un conte "païen".

Je ne parlerai même pas des grandes dystopies (1984, le Meilleur des mondes) qui sont les modèles du genre... mais même dans "la machine à remonter le temps", il y a un avertissement très clair sur ce que l'avenir pourrait réserver à l'humanité et propose une nouvelle dystopie, qui passe généralement inaperçue à cause du "focus" sur le voyage temporel.
Dans Arsène Lupin, les gens de petite condition deviennent logiquement voleurs et le héros les prends sous sa protection, comme un "robin des bois".
Bref, oui il y a un message caché... mais si on l'explique en long et en large, il n'est plus caché et on en perd toute la saveur.
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Vendarion d'Orépée
Sinon, la raison pour laquelle j'écris est fort simple: ramasser plein de pognon (un pognon de dingue comme dirait Jupiter) pour me payer une villa au Brésil avec des p*t*s et de la c*k* à gogo, puis faire adapter mon roman en film ou j'inviterai la jeune actrice qui jouera l'héroïne à prendre une coupe de champagne dans mon studio privé...

Bref, je suis totalement idéaliste et désintéressé.
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GoM
:D un vrai Victor Hugo de notre siècle.
Après les "Misérables" retrouvez le nouveau phénomène littéraire philanthropique "Ma C*k* et Mes p*t*s" un livre à lire le poing levé avec un bon Cuba libre !!! ;)
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Vendarion d'Orépée
C'est amusant que tu cites Victor Hugo, parce que quand je vois la clique qui nous dirige, je suis persuadé que si je devais dire tout ce que j'en pense, je me retrouverais dans le meilleur des cas en exil sur une petite île, et je ne crois pas que Jersey est suffisament éloigné.
Du coup, mon problème est inversé, j'écris de la fantasy pour *ne pas* transmettre de "message".
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GoM
On en va par la fantasy et les contes comme Voltaire en son temps.
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Vendarion d'Orépée
Il faut avouer que la revanche de Siths, sans en avoir l'air...
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Lisa Giraud Taylor
c*k* en stock et à gogo ? (si oui, je suis un auteur totalement désintéressé et surtout très très idéaliste !) ;)
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Vendarion d'Orépée
Et en plus d'une honnêteté scrupuleuse, puisque j'ai volé la formule à "Didier Super" dans sa chanson "Je veux devenir une Star".
;-)

Un personnage dont l'ironie est parfois violente.
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GoM
j'aime les ordinateur, windows 98 !
ingénieur informaticien ...

enfin je passe mon temps sur un pc, sans le titre d'ingénieur, ni de spécialiste informatique
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Gigi Fro
Bon, j'aurais tendance à répondre sérieusement : le but de ton histoire, est de vouloir raconter une histoire.
Mais, faut le reconnaître que parfois notre subconscient nous "pousse" à distiller certaines choses dans nos écrits.
En ce qui me concerne, de très loin, peut-être, serait de montrer la force des femmes , souvent présentées comme victimes (OK ce que j'ai fait), mais aussi de montrer leur force intérieure que dépasse celle des hommes. Je voulais aussi montrer la fragilité chez un homme car "yenémarre" de Superman et Rambo. D'ailleurs les mecs aiment bien se montrer super forts car ça les rassure, mais non, on va vous montrer qui est LE BOSS (** minute psy à 2 balles OFF**).
L'actualité peut aussi distiller dans nos écrits ou carrément les censurer (lorsqu'un évènement terrible et inattendu ressemble étrangement à quelque chose qu'on a écrit).
Sans en faire une œuvre à part entière, je glisse parfois des petits messages comme "fumer c'est mal", "la politique c'est mal", "ne pas savoir dire "non" c'est mal", "les chats sont bons pour la santé" XD.
Je ne sais pas pour la suite ce qu'en découlera de mes futurs écrits, mais je pense qu'il y aura une constante (même voilée) sur cette fragilité masculine et puissance féminine :P
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GoM
Ca c'est bien vrai les chats c'est bon pour le cœur, une étude à prouver que les ronrons sont des sons basses fréquences bénéfique pour la bonne santé cardiaque.
Donc caresser des chatons devraient être une garantie de la SECU.
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Tocca
Le but qui traverse mes écrits est très personnel : apprendre à mieux me connaître. A travers différents personnages et différents textes, j'essaie d'explorer et mieux comprendre mon rapport à moi-même, mes rêves, mes peurs, mes envies, mon caractère, mon rapport aux autres, etc. Et autant que possible, j'essaie de rendre ça "universel" : que ça ne sonne pas comme du "moi je" tout le long, mais que ce soit suffisamment imagé pour parler à d'autres lecteurs.
Mais avant tout, c'est vraiment une aventure personnelle, une quête de moi-même :)
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GoM
Intéressant l'idée du voyage vers soi à travers son écrit.
J'ai expérimenté un tout petit peu via ma pseudo séance psy. Et parfois ça fait du bien.
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PerigrinTouque
C'est intéressant ce que tu dis. Cette vision du soi qui évolue, qui apprend et qui essaie de retranscrire aux autres. Je n'y avais jamais pensé mais je crois qu'on le fait tous implicitement sans y réfléchir.
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GoM
On est tous à la recherche d'une profonde connexion avec l'autre. Mais pour se communiquer on parle avant tout de soi.
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Tocca
"On n'écoute pas l'autre pour le comprendre, on l'écoute pour lui répondre". Comme un moyen de s'identifier à lui et de lui montrer qu'on est semblables, de se prouver qu'on appartient (ou non) au même groupe. L'autre est surtout intéressant pour ce qu'il nous permet d'apprendre sur nous-mêmes, par comparaison ou par opposition avec lui.
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GoM
Intéressant ce point de vue, je le partage en partie. Combien de gens aime s'écouter parler et attirer l'attention d'un public pour se convaincre eux mêmes.
Je pense que nous voyons un miroir en l'autre. Nous apprécions parfois des gens pour ce qu'ils font ressortir en nous.
Mais je pense aussi qu'on a besoin que ça marche, de séduire l'autre pour se séduire soi-même. L'autre est un révélateur puissant de ce qu'on attend soi-même des autres.
L'autre ne détourne toutefois de nous même. Il n'y a que dans l'acte solitaire qu'on vient chercher le substance le plus pure de soi. D'où l'idée de l’ermite, de la forteresse de solitude, de la retraite (au sens bouddhiste).
Je pense que la communion à l'autre révèle la partie de nous qui se subjugue au contact d'une intensité d'équipe. On ressent cela dans les sports collectifs ou dans la musique, quand l'expérience dépasse la simple addition d'individualités. Ce moment grisant où tu regardes ton gratteux, ton bassiste et où l'union de tout ça sonne parfait.
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Tocca
"Ce moment grisant où tu regardes [...] ton bassiste" Hey, y a que mon batteur qui a le droit de me regarder comme ça, ok ? Bon, et ma femme, peut-être...
Ces moments d'harmonie collective n'existent vraiment que quand il y a un objet commun au milieu du groupe (musique, sport, ...). Même si le plaisir est collectif, ce qui fait que les individualités se fondent en même tout, c'est l'objet, pas les autres.
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GoM
En tant que batteur, le bassiste c'est super important que le groove passe avec lui.
Oui je suis d'accord.
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Tocca
Le groove, c'est la vie ! ^^ C'est comme le rythme d'un récit, quand c'est bon, il n'est plus question de soi et des autres, il ne reste plus que le plaisir suprème, le nirvana !
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GoM
Entièrement d'accord
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Andy Clarbann
Non, je suis pas particulièrement engagé dans mes projets principaux, ce que j'écris a plutôt vocation à être universel

Si je pouvais écrire quelque chose qui soit vrai pour tous, tout le temps, ET nouveau, je serais comblé

Pour moi la finalité de la lecture d'un livre c'est de pouvoir en garder une idée, une situation, ne serait-ce qu'une phrase qui servira de brique pour se construire, c'est une pierre à l'édifice humain, en tant qu'individu ou en tant qu'espèce pour les plus illustres

Après, avec le temps je découvre des messages plus ou moins politiques que je ne connaissais pas dans ce que j'écris
J'ai commencé mes deux romans à un moment où je ne m'intéressais absolument pas à la politique, et je les ai écrits en observant tout simplement ce qui se passait dans la tête des gens autour de moi

Et je réalise peu à peu que mes "méchants" ont fortement tendance à être très proche du marxisme
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GoM
Après je ne parle pas forcément d'un engagement politique, mais il faut des fois avoir des messages moraux, qui mêmes s'ils ne sont pas originaux pour deux sous, montre une voie.
Personnellement mes œuvres ne sont pas si engagées à part peut être sur l'humanisme et la tolérance. Je suis globalement un auteur amateur qui pousse sur les thèmes universels de la préservation de l'Homme et de son environnement.
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Andy Clarbann
J'ai tendance à être critique de mes propres valeurs, du coup les messages moraux sont assez diffus dans ce que j'écris. Je fais assez vite ressortir les failles du protagoniste ou les bonnes raisons de l'antagoniste, et au final difficile de savoir sur quel pied danser, le message est un peu à prendre en libre-service.
"Ils ont tous tort, les pauvres.", pour citer Cornedor

Ceci dit j'apprécie les oeuvres axées sur les messages moraux (les shonen manga par exemple sont une lecture initiatique parfaite pour les jeunes à une époque où tout le monde se fiche royalement d'être droit)
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Vendarion d'Orépée
Les messages moraux sont justement intéressants quand ils sont diffus et contradictoire, parce qu'ils incitent à la réflexion, et non à une réaction manichéenne.
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GoM
Je suis d'accord. Les ambitions morales de plusieurs personnages sont parfois en non adéquation. Ce qui fait qu'ils doivent s'affronter.
Il n'y a pas de meilleure solution dans pas mal de cas. Juste parfois les moins pire.
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Vendarion d'Orépée
Justement, ces confrontations peuvent être un excellent moteur pour faire avancer l'histoire, j'ai un récit de guerre ou deux mutins en viennent à s'entretuer pour des divergences idéologiques.
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GoM
J'aime bien mettre ensemble des personnages avec des divergences. Ils sont bien plus intéressants à faire discuter.
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R. F. Castel
Mon oeuvre a pour but de réveiller les gens qui se laissent entraîner comme des moutons dans la conjoncture actuelle. Une mise en garde par rapport à ce qu'il se passe et ce qu'il adviendra dans un avenir proche.

J'ai évidemment caché des faits que les états cachent aux populations, afin de ne choquer personne. Mais cettains sous-entendus les laissent plus ou moins comprendre.
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GoM
Les gens se focalisent sur certains problèmes et certaines informations, les États ne font qu'orienter les yeux vers les problèmes les moins dérangeants.
La faillite de l'état nation est pour moi la preuve qu'il faut aller vers d'autres solutions.
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R. F. Castel
Exactement. Et comme je ne garde que rarement ma langue dans la poche, je me permet de lancer des coups de gueule par ces autres moyens. :-)
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GoM
Il en faut, le nationalisme, le capitalisme à outrance ça n'a jamais donner le meilleur. Quand on cours après les ressources ou le territoire on devient con.
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R. F. Castel
Tu m'enlève les mots de la bouche. ;-)
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moonbird
Dans mon roman, j'ai un but et une finalité, mais comme je suis tordu, j'utilise des moyens détournés pour y arriver :)
Certains de mes personnages sont assez barrés. En nuances de gris.
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GoM
Peu importe la voie, le message qu'il soit crypté ou non est important quand il transporte un sentiment profond de l'auteur.
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moonbird
C'est tout un équilibre à trouver entre l'implicite et l'explicite sans tomber dans la facilité. Même si je n'ai n'ai pas choisi la simplicité, j'ai envie de relever ce défi :)
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Oui, je comprends. de mon coté je fais nettement plus clair. mais c'est mon coté bisounours.
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PerigrinTouque
C'est ça qui est génial dans l'écriture : le fait d'explorer le côté sombre de l'être humain, d'aborder des thèmes difficiles, comme la folie par exemple. On a pas de limites (ou celles que l'on s'impose), et on peut y aller à fond ^^
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Jeane
La réponse depends des récits, même quand je ne veux rien dénoncer je me retrouve à le faire, mais implicitement il y a des sujets qu il ne faut pas attaquer de front.
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Je suis d'accord pas besoin d'explicité toujours et tout le temps. Le message dans tous les textes ne se prêtent pas à une mise en avant de l'idée de l'auteur.
Certains genre comme le Post-apocalypse ou la Science Fiction utilisent beaucoup l'image et les messages. Mais des genres plus intimistes si prêtent moins, car on met avant le ressenti et pas forcément l'idée.
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Jeane
Il m'arrive de mettre en avant l'idée en explicitant le ressenti des personnages, comme une genre d'introspection
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Oui, je comprends.
Mais on peut avoir une œuvre forte de sens sans en faire des tonnes.
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PerigrinTouque
Au départ mes textes ont pour but de divertir mais en y réfléchissant plus, d'extérioriser des choses, des thèmes qui m'interpellent.

J'ai toujours pensé que l'on dissémine des petits bouts de nous dans nos histoires, quelles soient réelles ou fictives. C'est une sorte de journal intime ou on peut étaler nos ressentis et rester dans l'anonymat, dénoncer aussi des attitudes qui nous mettent en colère... Même sans le vouloir au départ, on transforme nos textes en des choses plus personnelles. Je m'exprime mal mais j'espère que l'on m'aura comprise.
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Jeane
Pour ma part j envie le courage et la détermination de mes personnages car ces deux qualités me manquent
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GoM
Les héros sont parfois nos avatars. Des petits acteurs auxquels on impose une émotion, des qualités et faiblesses. C'est parfois une projection de l'auteur, dans ce qu'il aurait pu être de mieux ou de pire.
Cela aide parfois à vivre des émotions qu'on aurait du mal à vivre autrement. Difficile d'être un grand explorateur vaillant quand on est un sédentaire timide de la grande ville, préférant un petit cocon chaud, aux péripéties haletantes et dangereuses.
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PerigrinTouque
Oui c'est vrai, je te rejoins sur l'idée que nos personnages sont en quelque sorte une projection de nous, auteur. De choses que l'on vit ou que l'on aimerait vivre.
On est presque tous et toutes des madames/monsieurs tout le monde, ça permet de se libérer et de s'évader, ou au contraire de trouver un écho chez d'autres, de ce qu'on ressent ou vit.
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Tocca
Oui, à travers l'écriture et les personnages / situations qu'on crée, on peut "vivre par procuration" des aventures qui n'auraient pas été possibles (ou difficilement) dans la réalité. Ou simplement, tester des scénarios alternatifs à nos propres vies ("et s'il s'était passé ça dans ma vie...")
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GoM
Je pense que l'écriture peut sauver beaucoup de personnes en offrant de multiples vies et de multiples possibilités. Adieu les affres de la timidité, vous créez un héros qui sait séduire et faire craquer tout le monde. Adieu les peurs, vous pouvez toutes les faire vivre à vos personnages et même créer des solutions.
Vous pouvez imaginer un avenir qui n'existe pas, vous pouvez être vous en mieux ou en malfrat. Vous pouvez exploser comme une bulle de savon devenir fourmi et partir à la chasse aux microaliens venus en découdre avec votre colonie (de fourmis).
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Jeane
On peut même imaginer comment sera le monde dans 100 ans, quand j'écris je suis dans un monde qui est le mien.
Au risque de passer pour une folle (ok tant pis) une fois j'ai été émue d'une scène que j'ai moi même écrite, j'en ai eu les larmes aux yeux.
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GoM
Non non tu n'es pas folle, ou on est deux. Je me projette moi aussi tellement dans mes histoires. Mais elle se joue avant tout dans ma tête. Combien de fois je me suis ému de passages que je n'ai pas encore écrit et qui seront tellement cool à écrire.
Dans mon histoire j'ai deux ou trois pivots scénaristiques et des résolutions de conflits à faire. Là je viens d'écrire il y a quelques semaines l'un des passages les plus important du début de mon livre.
J'étais comme un petit fou en l'écrivant, car j'avais tellement de choses à poser sur le papier. Tellement de choses si importante pour le bon déroulement de l'histoire. J'ai des passages comme ça qui m'électrisent. Et je me dis que j'ai de la chance de le vivre, de pouvoir enfin cracher cela sur le papier.
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PerigrinTouque
Je suis pareille aussi... On se projette tellement dans notre scène que ça nous arrive d'être émue et de se mettre dans des états pas possibles. Ca m'arrive très rarement mais quand ça se produit, ça prouve que je me suis impliquée à 200%.
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Charlotte Bouillon
Mes textes ont pour but de lutter contre la maltraitance animale, de prôner une vie saine et équilibrée et respecter son prochain.

Ceux qui m'ont lue pourront en témoigner, je suis sûre.
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Gigi Fro
Attendons ici, je t'apporte un parapluie
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Charlotte Bouillon
Parce que on va me cracher dessus ?
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Gigi Fro
non parce qu'il peut pleuvoir ou le soleil peut taper, moi qui me soucie, allez je me tire !
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Charlotte Bouillon
Heu... bah... bisous.
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GoM
C'est bien d'écrire pour le bien-être animal. Je suis ni végan, ni quelques chose du genre. Mais j'ai toujours détesté qu'on leur fasse du mal parce qu'on le peut.
J'ai deux chats et je les aiment profondément, ils sont un peu mes enfants, d'ailleurs je dis à mon fils que c'est un peu ses deux grandes sœurs.
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Romane de Joriis
Aucune idée en fait ; j'ai toujours écrit pour écrire, sans trop me poser la question. Seule raconter une histoire m'importait. Peut-être après, laisserè-je des indices, des éléments qui servent à faire passer un quelconque message ? même là, je ne suis pas en l'état de répondre.
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GoM
Après je dis ça. Mais c'est toujours difficile les objectifs de l'écrivain. Parfois c'est net et précis et parfois ce n'est pas le centre des préoccupations.
Écrire pour écrire c'est en soi un but. Produire pour apporter son humble pierre à l'édifice.
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Romane de Joriis
je confirme. Pour le coup, je me demande quel type de message je laisserai dans mes histoires x)
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NM Lysias
Salut.
Je pense que chaque auteur, volontairement ou non, écrit une cause. Effectivement certaines vont plus loin que la découverte de l'identité dans un monde remplis de mystère.

Me concernant, j'aime parler tabou, sujet d'actualité, et étrangeté. Je mélange la mythologie et du contemporain, des souvenirs égarés depuis des siècles remit au goût du jour. J'implique le monde et ses déconvenues, sa souffrance.

Ex: Dans mon récit "La confiserie Bala Yaga", j'invite le lecteur à suivre deux faux jumeaux, violentés par leur mère (malade). J'impose un père au chômage qui a dû partir travail plus loin pour subvenir à sa famille. Des conditions salutaire dans les hlm. Un monde personnel qui ne prête plus attention à la misère des gens. Les enfants rois , et ceux qui vieillissent trop vite. La hargne de la réussite. Puis le rêve, les pièges, le parfait.

Je prends on compte, la violence infantile, les préjugés à l'école, le rêve, la misère, l'inceste, l'avancées des enfants dans le monde. Un monde qui se détériore, et qui brise la vie.

donc oui, j'écris pour en dire plus. Pour que le lecteur réfléchisse ou soit d'accords.
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GEO
Bonjour,
Lorsque j'ai écrit les premières lignes de mon premier récit, je n'avais aucun message à passer. Mon objectif (et il est déjà énorme) n'était que de raconter une belle histoire. Par la suite, au fil de mes recherches, j'ai découvert un "petit" message, un message que je voulais faire passer mais en aucun cas en faire le centre de mon récit.
Lors de la conception d'un récit, la thématique (le message dans cette acception) me parait importante pour le choix des points de vue et de leur développement.
Prenons des exemples :
- Imaginons ce que deviendrai une fresque épique, pleine de grands affrontements entre des orques du seigneur des ténèbres et les trois autres grandes races (au hasard, les Elfes, Nains et Humains). En adoptant le point de vue, unique ou non, d’un enfant de dix ans jeté dans la tourmente des évènements, en le promenant de refuge en refuges, en nous montrant le désespoir face aux évènements, la thématique du désastre guerrier et celle des réfugiés en ressortirait probablement.
- Un récit à la James bond, mais traité uniquement du point de vue de l’homme de main du méchant, ou de Miss Moneypenny contiendrai peut-être des messages sur les conditions de travail ou la position de la femme dans une société machiste.
Après ces deux exemples, j’aurais tendance à dire que le thème (message) choisi peut avoir une influence sur le récit, et dans ce sens, y réfléchir peut y apporter une grande plus-value.
A+ Pour plus de discussion
Geo
PS : ces réflexions n’engagent que leur auteur.
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Sandra Goeuriot
Témoigner de l'absurdité du monde mais en délivrant un message d'espoir (oui, tout n'est pas noir ou blanc, faut être réaliste...)
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GoM
je suis d'accord l'espoir est quelque chose d'important. On peut facilement critiquer l'Homme et ses aspects les plus méprisables, mais il faut se rappeler que l'on peut faire des grandes choses, dans le bon sens.
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bertrand môgendre
Bonne question GoM
De mon côté, j'aime gratter le superficiel des personnages qu'ils soient ou non dans la lumière.
Le jour où j'ai appris à disséquer les animaux, passé outre le dégoût premier, je comprenais les raisons des maladies, le pourquoi et le comment des conséquences liées à telle anémie ou telle infection. J'en décortiquai chaque phase après moultes informations recherchées dans les livres appropriés.
Sans toutefois les ouvrir en deux ou les éviscérer, mes personnages subissent l'épreuve de la table en inox, celle où ils reposent avant que je leur donne vie.
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GoM
Très intéressant, cela me donne envie de te lire.
Je suis assez fan des descriptions approfondis, du détail et de la complexité de l'humain.
Mon premier coup de cœur en la matière, c'était Evangelion, une série d'animation Japonaise qui entre deux combats Robot géant vs Ange, te pose une réflexion sur la vie des personnages.
Une œuvre complexe et psychologique qui adolescent à fait naître un intérêt particulier pour cette profondeur des personnages.
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Quatseyes
C'est une dimension importante de mon roman Puzzled, en cours d'écriture, et je la trouve essentielle. Mais, pour moi, il ne s'agit pas de faire des descriptions approfondies mais de pénétrer en profondeur par des milliers de subtils indices narratifs de paroles, d'actions ou de description.
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GoM
Y faire deviner aux lecteurs est parfois intéressant, on ne se repose pas en tant qu'auteur pour autant, parce que la subtilité personnelle j'ai du mal à la travailler.
Faire comprendre en un sourire, l'ambition, la haine, la profonde joie, c'est difficile et si cela manque d'impact le lecteur aura tendance à passer à coté si il ne veut pas tout décortiquer, mais juste lire.
La description est pour cela compliquer dans sa conception, mais plus évidente dans sa narration. J'aime énormément les personnages ni noir, ni blanc, et qui peuvent par leur mystère, leurs névroses, leurs sentiments, faire extrêmement vrai.
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Quatseyes
Écrire, c'est parfois faire dans la dentelle ! Ce qui ne veut pas dire qu'on cache les infos : juste qu'on les fait comprendre subtilement.
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bertrand môgendre
à lire donc, de toute urgence.
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Oui mais le subtile, j'ai du mal à faire sans décrire.
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Quatseyes
Elle entre dans la pièce. Lui est devant le téléviseur. Elle le salue gaiement mais il ne répond rien. Elle reste un instant indécise, le regard flou, lèvres pincées, puis se réfugie dans la cuisine. Comme chasue soir lorsqu'elle rentre du bureau.

En quelques actes, la psychologie d'un couple brisé est placée, avec un homme égocentrique, désoeuvré, probablement sans emploi et dépressif, jaloux et complexé que sa femme pourvoie au ménage, et une femme aimante, pleine d'espoir, mais triste et soumise, qui pleure sans doute toutes les nuits et se sent terriblement seule. Il la battra ? Elle se suicidera ? Une reconquête de la dignité pour lui via l'infidélité ? Une échappée de survie pour elle dans les bras d'un autre ? Un enfant qui ne vient pas ou va venir ? Tous les possibles sont ouverts, mais on entre en profobdeur dans les fêlures, on les fait comprendre sans les expliquer lourdement.
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Quatseyes
Dans mon cas, c'est particulièrement vrai car je suis viscéralement engagé sur les enjeux cruciaux de nos sociétés et mon oeuvre entière est traversée par cette tension, ce qui n'empêche pas en parallèle de poursuivre d'autres buts moins transcendants comme un jeu littéraire, la suscitation d'une émotion, l'exploration d'une hypothèse...
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GoM
Quels enjeux du coup ? Et pourquoi ?
Par exemple, je parle souvent des préjugés et de l'envie de croire en l'humanité. Je pense que c'est essentiel d'essayer de croire en nous, sinon nous ne deviendrons jamais meilleur et nous cèderons au pessimisme et au fatalisme. Mais c'est une vision personnelle, assez banal toutefois.
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Quatseyes
Enjeux politiques : équité sociale, développement durable, intelligence collective.
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GoM
Oui des questions de société, générale.
Il faut des auteurs engagés, il en faudra toujours.
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Anaïs Guiraud
C'est effectivement une question intéressante.
Dans mon cas, je ne vois pas de "but" dans mes écrits, entendu comme finalité de faire passer des propos politiques, philosophiques ou sociaux. Je pense que l'on va trouver ces thèmes à des moments de mes récits parce que ce sont des thèmes que j'ai déjà en moi, à titre personnel et qui me tiennent à cœur (la condition et l’émancipation des femmes par exemple). Je vais donc à un moment donné, sans que ce soit forcément prévu, confronter mes personnages à telle ou telle situation qui va engendrer le traitement d'un sujet de ce type. Mais ce ne sera pas "le but" de l'histoire, simplement un moyen.
Mais pas certain que les lecteurs "voient" ces thèmes eux même lors de leur lecture, car cela passe forcément par le prisme de nos propres centres intérêt, de nos sensibilité. C'est pareil pour toutes les œuvres, non? Peintures, films, sculptures, chacun va y trouver ce qu'il est venu y chercher, au final.

Dans ce sens, je suis d'accord avec Umberto. ^^
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GoM
C'est pour cela que je poste cette question aux auteurs. L'art appartient à tous, mais quand on crée on se fixe parfois quelque chose à atteindre.
C'est intéressant de voir que nous ne voyons pas tous la question "pourquoi j'écris" de la même manière.
Je vois parfois le but d'une histoire comme un film conducteur, qui permet de ne pas me perdre dans mes digressions ou de ne pas dire l'inverse de ce que j'avais dis 3 pages avant.
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Gobbolino
Il y a des auteurs qui écrivent pour dénoncer, ou explorer quelque chose. Par exemple, To Kill a Mockingbird (je vous conseille le bouquin et le film "Du silence et des ombres"), est une magnifique dénonciation du racisme qui gangrène le Sud dans les années 30. L'histoire est comptée du point de vue d'une enfant de huit ans, dont le père est avocat. Or, scandal, celui-ci accepte (drame à l'époque) de défendre un homme noir, accusé d'avoir violé une femme blanche. On peut aussi retrouver ce thème chez Faulkner, c'est poignant.

Oui, je me répète un peu, mais ton commentaire m'y fait penser, car c'est un peu l'inverse qui se passe. Scout a huit ans. Donc elle vit au quotidien. Elle raconte ses aventures avec son frère, la vieille femme désagréable au coin de la rue, le neveu de la voisine qui vient pour l'été, etc. Et l'histoire du procès sert un peu de fil directeur au mileu de ces petites aventures qui peuvent paraître décousues, et nous guide gentiment vers une fin absolument .... terrible.
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souvent je pense qu'on écrit parce qu'on a envie de dire des choses ou se dire des choses. Mêmes les contes de notre enfance on le but de vouloir transmettre quelque chose à l'enfant et parfois parle curieusement de thème difficiles.
Après, on n'a pas tous des thèmes grandiloquents et dans lesquels on est très impliqué. Mais je trouve cela toujours très intéressant.
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Gobbolino
Ouh, une jolie question, qu'elle est intéressante.
Bon, après, Guillaume Roussard m'a fauché la référence à Umberto Ecco (^^)

Effectivement, même une oeuvre de divertissement pure peut parfois amener à réfléchir de manière profonde sur le monde, etc. Par exemple les écrits de Terry Pratchett sont en fait très intéressants en terme de philosophie, de politique, et de remise en question des idées reçues. Je pense, l'auteur a souvent agi de manière consciente, mais pas forcément toujours.

J'expériment cela dans Malou. C'est un peu une méta histoire. Une histoire qui parle des histoires, de comment notre monde est en fait fait d'histoires, et de ce qu'on fait avec. Et aussi comment on survit en se racontant des histoires, et comment les relations parents/enfants peuvent être d'une horreur absolue.

Ca fait beaucoup de choses, en fait ^^;
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GoM
Terry Pratchett, excellent, j'aime beaucoup le livre sur la mort et le fait qu'elle parte faucher les blés, plutôt que faucher des vies.
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Cannelle & Violette
Ton message me donne envie d'aller voir Malou d'un peu plus près...
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Gobbolino
Ca m'inquiète un peu, après avoir relu ce que j'avais mis XD
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Aakash Ganga
Hum question intéressante!
Perso pour l'instant je n'ai pas d'autres buts que le divertissement pur... et je pense que c'est en partie ce qui manque à mes histoires pour les rendre vraiment intéressantes. J'ai lu pas mal de bouquins sur "comment écrire un roman" et c'était un sujet assez récurrent...
En tout cas, si message sous jacent il y a, ils restent inconscients...
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GoM
Le but n'est pas forcément un écrit ultra conscient de lui-même, souvent c'est le lecteur qui verra dans notre placement inconscient sur tel ou tel sujet, une posture.
Un écrit ultra conscient de ce qu'il veut dire n'est pas forcément meilleur pour autant. Il n'y a pas besoin de marteler des discours. Mais peut-être qu'un jour un récit te posera cette question, "où veux-tu aller ?" et la réponse à apporter demandera un but.
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Guillaume Roussard
Je crois que c'est Umberto Eco qui disait qu'une fois écrit, un texte échappe à son auteur pour devenir la pleine propriété des lecteurs. Ce sont eux qui lui trouveront des significations et des résonances, celle ci pouvant changer en fonction des époques et des âges de la vie.
Pour moi, la responsabilité de l'auteur est de produire un texte assez riche et assez vrai pour que ce jeu de complétion par le lecteur puisse avoir lieu. Décrire des lieux, des evenements, des personnages qui fassent vrai, qui deviennent vrai.
M'étonnent toujours les auteurs qui posent au pamphlétaire. Par le simple fait d'écrire, on porte une vision du monde, un modèle d'interactions, pas besoin de la claironner pour faire entendre sa petite musique.
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GoM
Je ne pense pas au fait d'y claironner. Je pense à ce qui est de l'ordre de l'intime de l'auteur, ce que l'on veut voir figurer sans forcément y afficher. Le lecteur reste seul juge.
Par exemple, le fait de vouloir être au plus proche du naturel, du vrai, correspond pour moi à la démarche. Loin de moi l'idée d'un paraître.
J'évoque juste des thèmes importants et les buts qu'on peut se fixer à soi-même, sans déborder dans le polémique.
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