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Les tics à l'écrit

par Lucas Dalva  il y a 2 ans

Hello tout le monde !

En ce moment j'ai un gros problème de tic avec un mot qui revient trop souvent de façon involontaire. Et ce problème est chez moi récurrent. En ce moment c'est "alors".

Alors (lol) comment vous faites pour enterrer ce mot ? J'ai bien une technique, qui est d'arrêter d'écrire, mais en plein Bradbury, c'est pas top pratique ! Des idées ?

Merci beaucoup !

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izuchux
je dois en a voir plein et quand j'en aurai pris conscience, je chercherai à les corriger. Il y en a un que je veux garder cependant, c'est celui d'inventer des mots ^^
(je vais d'ailleurs faire un dictionnaire de mes mots hihi)
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Thomas Hilløkâ
WriteControl => Détecteur de répétitions. Un must pour prendre conscience de ses tics
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izuchux
heu c'est quoi donc ? par où et comment ça marche ? *-*
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Thomas Hilløkâ
Logiciel gratuit en ligne très facile à utiliser. WriteControl.fr
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izuchux
merci je regarde ça de suite !
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Eric Kobran
Après je pense aussi que nos pires tics sont ceux qu'on ne connaît pas. C'est pour ça qu'un site comme Scribay peut être salutaire.
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NM Lysias
Salut.
Pour ma part j'ai un problème avec "de ce fait", "ainsi", et le verbe voir.
En général, quand je me met à la réécriture, je me frustre à les VOIR si souvent. Je vais sur le site synonyme et je compense. Mais ça revient à chaque fois. Un calvaire. Comment y remédier ? bonne question. Regarder les mots de liaisons. je pense pas qu'il y ait de solution (concrète) à cela.
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Gobbolino
Quand je fais la chasse aux tics (ah, les "soudain" impromptus), j'y vais à la barbare : un ctrl+F, je regarde combien j'en ai dans le texte, et je les fais sauter un par un. Dur, mais formateur.
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Guillaume Roussard
Mais ce sont des répétitions, ca. Péché véniel. Certains finissent leurs phrases par n'est ce pas. D'autres se vautrent dans le en même temps. Moi mon problème, c'est le 'Et' en début de phrase. Pour scander. Et pour insister. Et pour clouer la nouvelle phrase dans la structure de celles qui précèdent.
Un défaut récurrent mais dont je ne me débarrasserais que sous la pression insistante d'un éditeur. Et encore ... C'est pour celà que j'ai particulièrement apprécié la réflexion de Dldler. Après tout peut être que cette scansion est un marqueur de style, un élément de voix.
Voilà mon tic.
Pour les autres répétitions, j'applique une règle très simple. La présence d'un mot dans un texte doit être inversement proportionnelle à sa rareté, modérée par le carré de la longueur du texte compté en centaine de millier de signes. Celà signifie que si vous employez un mot rare, il ne devra apparaître qu'une fois et que les mots plus courants ne seronts comptés comme répétition qu'à partir du moment où il se mettront à pulluler.
Avez vous même remarqué qu'il y avait deux fois le mot mot dans la phrase précédente ? Non, pas au début mais avec cette nouvelle phrase ? Celà ne fait il pas trop de mots ? Ne trouvez vous pas qu'ils pullulent ? Rhaaaa. Non pas encore ce mot.
Voilà tous les quotas dépassés.

Par contre le tic de langage plus gênant dont je ne parviens pas à me débarasser, c'est une forme particulièrement vicieuse de répétition qui s'incruste dans ma façon d'écrivain. L'approche indécise. Celle là - par contre - je la sabre sans pitié à le relecture. Comment donc l'approche indécise ? Un exemple. Suivons un instant mon personnage :
Alors Costa quitta la route. Entre les arbres se dessinait une maison abandonnée, un pavillon aux volets barrés par des planches, une ancienne maison de garde barrière.
Ca ne choque pas encore trop, car on suit le regard du personnage et on découvre le lieu avec lui. C'est presque une figure de style. Mais maintenant
Costa sortit de sa poche un petit objet de métal, son couteau suisse.
C'est dejà un peu plus gênant.
Après avoir longuement farfouillé dans la serrue, il se releva d'un air pensif et passa la main dans les poils qui lui couvraient le bas du visage, sa barbe soigneusement taillée, son bouc.
Vous voyez le problème maintenant ?
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YAEL TOBOGAN
J'avoue un certain penchant pour les "Et" en début de phrase, si ce n'est un penchant certain. Il faut de tout pour faire un monde, et en rajouter ne nuit pas ;))
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Lucas Dalva
Les "Et" en début de phrase, c'est un peu la transgression basique qui montre une micro(fausse)-désinvolture, du coup j'aime bien, mais ouais faut pas en abuser, comme le reste, sinon ça casse l'effet.

Et ouais, assez d'accord Guillaume, mais y'a aussi un effet de pause dans ta dernière répétition, qui peut-être sympathique...
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Premiers Rugissements
En ce moment pour moi, c'est les négations, les doubles négations - tant qu'a faire ! - et les "que/qui".
J'essai d'avoir le "toc" inverse : à chaque fois que je surprend mes mauvaises habitudes, je réécris, je relis et essaye de m'en souvenir.

Le plus efficace je trouve pour perdre ses tocs : se plonger dans un autre style littéraire où ils seront moins présent, ou l'on est obligé de s'en passer... Et d'en trouver d'autre :@P
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Eric Kobran
Mon tic, ce sont les énumérations, les listes dérivant un même concept, une idée que j'exprime de plusieurs façon car je n'arrive pas à choisir la meilleure formulation...

Ben voilà, ce que je viens d'écrire, c'est ça mon tic :)

Le remède ? Déjà, c'est de s'en rendre compte.
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essaime
Je le partage un peu celui-là, souvent par trois... mais je sais m'en rendre compte, alors à mon corps défendant, j'essaye de varier le nombre ou la forme des énumérations ;-)
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Lucas Dalva
Je crois que ce tic est limite bénéfique, autant pour le lecteur que pour toi, car ça permet de bien comprendre ce que tu veux dire... Du coup, ouais, faut peut-être pas accumuler les accumulations, mais tu l'enlèves juste quand y'en a vraiment trop :p
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Nicolas Raviere
Pour ma part, dans Muscat et mon roman précédent, c'est "un peu" "bien" et " sans doute" (qui est venu s'inviter ensuite), je pense qu'on a en a tous, et ce sont nos lecteurs qui les trouvent pour nous. J'ai beau m'interdire de les utiliser, je suis tellement dans mes images mentales que je ne me vois pas les utiliser.

Personnellement, une fois que mon écrit est terminé, je fais une recherche dans word et je fais des substitutions. Pour les connecteurs logiques, c'est sans doute plus compliqué mais pas impossible non plus.
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Hel
"Tout autour", "autour", "quelque chose", "un quelque chose," "chose", "quand même", "même" et les autres, trop.
Le pire étant que j'essaie même pas de les enterrer, des fois je me dis que j’exagère un peu, mais plus que des tics c'est mes appuis, mes doudous, alors j'essaie de rompre le ton, trouver d'autres tonalités parfois, pour amener de nouveaux appuis, mais quand je retourne vers des choses un peu "lyriques" toute la collec' se ramène direct.
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Lucas Dalva
Mince... c'est donc une vraie maladie :x
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YAEL TOBOGAN
Bon, moi je colle des "même" partout, tu sais alors même qu'il n'y en a pas besoin ^^

Ma technique, c'est déjà de l'avoir repéré. Parce que tant que tu ne l'as pas repéré, il s'incruste dans les mailles et même avec l'Omo le plus maouss costo, il en décarre pas ;)

Comme c'est une répétition, c'est assez facile à la mettre en évidence.
Première technique : tu publies tes textes sur Scribay et il y a bien un lecteur qui va te la mettre en évidence
Seconde technique : tu emploies un logiciel qui repères les répétitions et à force de voir les mêmes répétitions se répéter tu les identifies comme tics d'écriture

Après, avec un rien de temps, tu te fourres au fond du crâne que c'est un vilain tic à éviter. Ensuite, c'est facile, dès que tu tapes les deux premières lettres, tu as l'alarme du cervelet qui hurle et tu finis par t'auto-corriger sans prendre de médicaments.

Si tu travailles sous Word, j'ai une petite macro piquée sur le net qui repère les répétitions (les mots de plus de 3 lettres), je peux te la refiler si tu n'as pas d'autre moyen de repérer tes répétitions. Je te préviens, la première fois on prend peur : des répétitions, ce sont des bêtes beaucoup plus invasives qu'on le pense au premier abord ;)))
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bertrand môgendre
Une solution que l'on propose aux enfants lorsqu'ils doivent raconter une histoire : interdire le mot. C'est assez facile à mettre en place.
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Lucas Dalva
Pas bête et pas compliqué... En l'/les écrivant sur un post-it ou quelque chose comme ça...
Merci !
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Auteur inconnu
Généralement, lorsqu'un tic survient, il est rarement incontournable. Une relecture assidue ou une recherche en mot clé te permettra de les éradiquer.
Si ce n'est cette extermination, dur de s'en défaire sans arrêter d'écrire.
Attention aussi qu'à force de vouloir l'éradiquer, tu t'en chopes un autre.
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Lucas Dalva
Mais c'est ça le problème aussi, j'en dégage un, un autre arrive !

Je suis ok avec la relecture, mais j'aime bien que le premier jet ne contienne pas 9 fois le mot "Alors" sur 40 lignes sans que je m'en rende vraiment compte !
Et encore, vu que c'est maladif, j'ai tendance à ne pas réussir à le voir, ou j'en laisse trop...
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Auteur inconnu
D'où la recherche dans ton fichier. C'est ton logiciel qui cherchera et non toi.
Tu peux aussi faire shifts + F pour voir.
Le problème c'est qu'il n'y a pas de recette magique. Tu dois faire avec.
Je viens de prendre le tic de YAEL TOBOGAN, j'en pêcherai sûrement encore un autre !
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YAEL TOBOGAN
Et ne t'en fais pas Lucas Dalva, tu en vois un, de tic, mais derrière il y a plein de petits tic-tics qui grimpent ! :))))
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Dldler
Les tics sur des constructeurs logiques, je ne sais pas s'il est bon de les combattre dès le premier jet. Ils sont notre façon profonde de structurer l'évolution du récit. Du coup, les laisser parler ça doit faciliter la progression et éviter les dispersements.
Ensuite ? Généralement on peut en supprimer plein d'occurrences, tout simplement, mettre des virgules ou des points, parce que s'il y a une logique, une continuité dans le discours, le lecteur va le sentir, le retrouver et l'assimiler. J'ai même l'impression que ça l'aide (moi au moins c'est comme ça) d'assembler la logique des briques. Il le fait alors à sa façon, avec ses mots à lui, et ça pourrait bien participer à s'approprier le récit.
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Lucas Dalva
Je me suis dit ça à un moment tout comme tu dis DIdIer, mais j'ai aussi vu que ça a tendance à structurer mes phrases d'une certaine façon, et que ça se ressent in fine. Si ça me permet d'écrire rapidement, je sais pas si ça me permet tant que ça de faire un texte de qualité.
Et si je prends l'exemple du "mais" qui est récurrent pour moi, j'ai tendance à les utiliser à mauvais escient . Après je comprends bien ce que tu dis, je crois qu'il faut bien peser les sur-utilisations, selon.
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