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Jeu : Que dit la première phrase de votre roman ?

par Gobbolino  il y a 4 ans

J'étais tranquillement occupée à traumatiser des nouveaux membres (en voilà une belle phrase d'introduction). Lorsque je me suis lancée au débotté dans une analyse sauvage de premières phrases de romans célèbres, que je vous reproduis là :

L'idée est qu'une première phrase est un manifeste d'intention quant au contenu du roman. Elle résume le thème principal, l'essence, la substantifique moelle de nos écrits.


"Longtemps, je me suis couché de bonne heure". Proust A la recherche du temps perdu. Que nous dit-il dans sa première phrase ? 1) que l'histoire sera sur "je", le narrateur, et son évolution. Et effectivement, ce que j'ai lu du roman, c'est exactement ça (et OUI, c'est LONG, le cochon a pris son temps).


"It is a truth universally acknowledged, that a good man in posession of a good fortune MUST be in want of a wife". => Une vérité universellement reconnue veut qu'un jeune homme possédant une bonne fortune DOIT être à la recherche d'une femme" (traduction de moi, désolée).


Que nous dit ce passage ? Déjà qu'il y a une vérité universelle. Mais est-ce qu'on t'a demandé ton avis ? Non ? Donc ça sent déjà un peu le cochon corse ((c) asterix). Ensuite, qu'en est-il de ce DOIT ? Est-ce que c'est doit "est probalement" ? Est-ce que c'est "Il a l'obligation de" ? On sait pas. Au temps pour la vérité universelle. Donc ici, manifestement, on va traiter d'idées préconcues et de points de vue qui vont devoir changer... Et c'est exactement ça !

Et donc, j'ai eu envie de me prendre au jeu et de vous poser la question : que veulent dire les premières phrases de vos oeuvres ? Et je taggue @Chuck Mac Cracker@ parce que du coup il l'a déjà fait ^^.

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Zoe Deweireld
"Pour la première fois depuis ma rupture amoureuse, j’avais été convié à un bal de charité auquel mes parents allaient assister."

Cette phrase indique que je le roman sera écrit à la première personne et que l'un des personnage s'apprête à vivre un grand changement, ce qui en un sens est vrai.
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Chouchoute14
"Je me présente avant de vous raconter mon histoire"

Phrase dites par ma narratrice, mon héroïne, afin de pouvoir se présenter aux yeux des lecteurs tout simplement :)
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Milya
"Ville de Londwud, capitale du royaume d’Argon, automne de l’an 2321 de l’Ere des Hommes."
Voilà, plantage de décor bien bateau ! ':D
(en plus j'ai triché : j'ai mis la première phrase du premier chapitre, pas du prologue, sinon c'était pire !!)
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Alexandra de Cornuaille
"Le Bondage est une pratique sexuelle utilisée pour les adeptes du sexe BDSM, qui consiste à utiliser des cordes pour créer toutes sortes de noeuds, d'entrelacements pour comprimer le corps afin que l'excitation soit à son maximum." ^^ je tiens à dire que ce n'est pas le thème du livre !
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Milya
Pour avoir lu le chapitre en question, je confirme ! Ça peut prêter à confusion ! ':D
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Alexandra de Cornuaille
^^ c'est même sûr !
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Oniria Pingouin
"Assise en haut de son arbre, Shane attendait patiemment que sa mère vienne la dénicher, ce qui ne risquait pas d'arriver avant quelques heures."
Je cherche le sens
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Serdaigle
"A peine les lueurs du jour ont elles pointé le bout de leur nez, que la ville grouille déjà de monde"

ce qui ne fait ABSOLUMEEEEEEENT pas avancé le schmilblick XD
mais c'était pour symboliser que la ville dans laquelle se trouve le protagoniste n'a pas d'horloge biologique : jamais elle ne dort y'a toujours de l'action un peu comme une fourmilière ^^'
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Izsa
Je suis du genre à envoyer l'élément modificateur de mes histoires dès la première ligne. Du coup, voici ma préférée dans ma petite série "Extraordinaires Aventures" :

"Eileen comprit qu'elle était suivie au bout de cinq minutes de marche"
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CécilienV
" Le jeune garçon regardait l’horloge sur sa table de nuit."

Simple pour l'instant, voici la première phrase de mon roman ! On y lit le héros de l'histoire, et on découvre cette horloge. Elle semble d'abord anodine, mais sera si significative dans la suite du roman...
Voilà !
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sujet17
Vous vous ennuyez, seul chez vous ?

J'avoue, c'est carrément pourri xD
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Peggy "Ladaline" Chassenet
Non Stieg ! Pour la troisième fois, je ne veux pas que tu m’accompagnes au lycée. J’ai bientôt 18 ans, j’ai pas besoin d’une nounou pour aller déposer mon dossier.
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Angy_du_Lux
J'aime bien commencer mes écrits par poser le décors dans les récits Fantasy (petite phrase accrocheuse puis j'enchaine sur une description :
* Le Fantôme : "Le soleil avait disparu à l’horizon et la lune éclairait déjà, de ses pâles rayons, les montagnes environnantes."
* Le Magicien Noir : "La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures, un violent orage éclairait par intermittence les fenêtres de la maison."
* Légende Eranshari : "Le regard noyé dans l’immensité de la ville, Laureley poussa un soupir mélancolique. "

Pour mes défis dans le monde du fantastique, j'ai opté pour la première personne, la présentation au lecteur et le questionnement intérieur.
* Je suis un monstre : "Je l’ai découvert cet après-midi. Je suis un monstre. Comment tout a commencé ? Je l’ignore."
* Etrange Enquête à Paradise Corner : "Je me nomme James Ambrose et je suis un simple inspecteur de police dans la petite ville miteuse de Paradise Corner. Comment un diplômé de Quantico, major de promotion, a-t-il atterri à ce poste peu glorieux alors que s’ouvrait à lui une prestigieuse carrière au FBI ? C’est une longue histoire et si je vous la racontais, vous me traiteriez de menteur."
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elekis
« Mais là je suis occupé. PAS VRAI LES GARS… YEEAAAAHHHH ».

du livre en cours d'écriture (the party). Bon après c'est en discussion avec moi-même :-D.
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borokov
"— Énergie insuffisante"

Première ligne de "La cité des chats". Que l'on retrouve aussi en dernière ligne du roman ;-)

Avec cette accroche j'ai voulu laisser le lecteur s'imaginer dès le début un monde au bord de l'effondrement, empli de pannes électrique, de machines qui grincent, de néon qui grésillent, de bouclier de protection à l'agonie, ... En fait, le héros n'a juste plus assez de crédit énergétique pour prendre l’ascenseur.

Donc c'est une technocratie capitaliste où les prolétaires sont pressé au possible par une classe dirigeante qui leur fait payer la moindre liberté ! Se dit peut être le lecteur ? Non plus, le gars a juste le flemme de prendre les escaliers...
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NM .L
Salutation,
roi de sang, roi de neige :

"Dans un paysage blanc de neige et froid de gel, un combat s’annonçait à la lisière d’une forêt où nul n’osait s’aventurer. "

On entre dans un univers fantastique, où le ton est donné. Les personnages sont fissuré par le froid. Il y a des querelles, et du sang dans l'air. Le blanc ne cache pas que du beau.

Les épouses du sultan:
"Encore un soir de mariage. "

Une lassitude s'impose dans la voix du personnage. Un événement semble se répéter sans joie.

Les chaussons du cordonnier:
"Je n’aurais pu être plus satisfait que lorsque je la vis sur la toiture du théâtre Silla, dans la ville de Venessia. "

On se situe dans un univers fantastique, presque steampunk. Un personnage se satisfait de voir une personne, qui paraît connaitre sur une toiture. Travaille-t-elle? veut-elle se suicider? Prendre l'air ? Est-ce deux personnes qui se retrouvent après une dispute, un voyage?

Voilà !!!
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Oreleï
« Il l'avait croisée au hasard d'une jolie ritournelle. »

C'est pas un roman. Une nouvelle un peu plus longue. Sur laquelle je suis bloquée depuis 2 ans maintenant. Mais je ne désespère pas de la raconter un jour, cette histoire ;-)
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riGoLaune
Avant ce coup de téléphone, Olympe avait tout ou presque pour une vie comblée - Olympe. Chapitre 1.
Je pense que cette phrase dit tout.

Hello les filles, une date et un lieu de rendez-vous : le 10 novembre à 9h à l'aéroport, n'oubliez pas votre passeport et votre maillot de bain ! à très vite. Vida. - Les étoiles vacillantes. Chapitre 1.
Tiens, celle-ci résume déjà une partie de l'hisoire :)

À votre avis, que pensez-vous qu'on ressente quand on voit l'origine de notre malheur gisant sur le sol, les yeux béants et vitreux, Antoine ? - Esclave.


Encore une nuit blanche, une énième - L'écrasement. Roman en cours d'écriture.
On verra si cette phrase résume là encore l'histoire qui à ce jour n'est pas terminée :)
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Maxence Sardane
"De Tour Magdala à toutes les unités." xD
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JustineC
"Un jeune adulte, qui venait d’avoir la vingtaine, fixait le vague du paysage qui s’étendait sous ses yeux."

[Survivre à tout prix, chapitre 1, ligne 1]

Une phrase d'introduction caractérisant mon personnage ainsi que de la paix extérieur (qui ne durera pas longtemps) du paysage.
Ce n'est pas un incipit très passionnant, mais bon...
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John Lucas
Lustre 12 de l'ère Maxarls, jour 27.

Cela situe l'action dans le temps (enfin si on veut^^)
Et mine de rien, ça introduit un personnage...
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TeddieSage
"— Je n’ai rien à me mettre ! lança Flint, irrité. À quoi bon me rendre aux bureaux administratifs, si je ne suis pas présentable avec de tels accoutrements ?!"

Chapitre 1, Ligne 1, L'Héritage des Markios.

Vraiment, j'ai décidé de commencer l'histoire avec un monologue - ou plutôt un dialogue affichant le côté bordélique de mon personnage principal. Il n'arrive pas à se décider, il est indécis, il veut qu'on le prenne au sérieux mais n'arrive pas à organiser sa propre vie. Je ne sais pas trop comment l'exprimer autrement. Tout ce que je peux dire, c'est que ça résume le chaos de ce personnage pour plusieurs chapitres à venir et peut-être même pour le reste de la série.
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Charon
"Ils allaient la laisser là".

Première phrase du prologue qui annonce bien les sujets à la fois sous-jacent et principaux du roman : la solitude, l'abandon (duh) et la différence par l'opposition entre "elle" et "ils". La phrase très courte se veut impactante mais présente aussi que l'histoire sera complexe mais tout en simplicité, droit au but.
Avec ces simples mots, tout est dit pour la suite.
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Kaneda DKaaen
Vous avez déjà bloqué devant ces tee-shirts hideux dans les magasins de souvenirs ?
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futura2015
En contemplant avec émerveillement la ville d'Austin qui lui apparaissait telle une carte postale, Karen songea qu'elle avait sans doute trouvé le mari idéal.
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Tulesay
"En définitive, elle pouvait me remercier : les discours que l’on reçoit le jour de son enterrement sont toujours bien plus émouvants que ceux dont on peut être honoré pour un simple pot de départ. Certes, étant morte, elle ne pouvait pas les écouter, mais existe-t-il une meilleure preuve de reconnaissance pour quelqu’un qui avait toujours voulu faire forte impression dans son entreprise que la présence de tous les cadres dirigeant à ses propres obsèques? Le rôle central que je lui allouais aujourd’hui lui permettait donc de laisser un souvenir indélébile dans les mémoires, et la mort a pour avantage d’effacer les quelques erreurs de parcours qu’elle avait pu commettre, et surtout celles que j’avais pu lui faire attribuer."
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L'Olivier Inversé
« le Ciel, immense, s’étendait en dessous d’elle »

Voilà...

Et ça annonce la couleur (du ciel) pour tout le reste.
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CécilienV
Oh !
J'avoue avoir gardé ton roman plus dans ma liste de lecture que sous mes yeux pour l'instant,
Mais alors cette première phrase est magnifique :o
Et tellement significative de la suite
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Chanel Lackaday
"Lorsque Kellan McBrybe poussa la porte du Zeus, Mark était déjà là, attablé au fond du bar, un verre de liquide doré posé devant lui. Au-dessus de sa tête, un vieux ventilateur tournait, rafraîchissant, mais bruyant."
Je ne pense pas que cela dise beaucoup sur mon roman, surtout que le ton est très différent du reste, qui est drôle (humour noir). Mais l'action démarre immédiatement, on apprend que les deux amis (Kellan et Mark) sont ivres. C'est d'ailleurs cela qui les "tue" dans la première partie du livre.
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SaltyKimchi
Pour celui en cours :

"Douze heures de vol dans les talons, la mine aussi fraîche qu’une huître laissée quinze jours sur le ponton d’un navire, et mon passeport bien serré entre mes doigts, je pénétrai dans le vaste hall de l’aéroport Dalian-Zhousuizi, dont la structure de béton offrait une certaine chaleur au milieu du climat sibérien."

Phrase à rallonge, mais elle donne le ton du récit ^^
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Jo Loschnel
"La mousse ne parvient pas à étouffer les bruits de course."
Première phrase du prologue... Et en fait ça va plutôt bien avec l'intrigue du roman. En revanche, ça n'indique pas forcément grand chose, si ce n'est qu'il y a de la mousse et que quelqu'un (ou plusieurs personnes, qui sait ?) sont en train de courir.

Quant au début du premier chapitre, il est comme suit (je ne me suis pas limitée à la première phrase, qui est courte) :
"Une petite main tire sur sa manche. Elles sont dans une planque. Aussi identiques que des jumelles, bien que quinze ans les séparent. Blondes, pâles, fines. La petite cherche l'attention de son aînée qui éteint son appareil et retire son casque pour le poser sur son bureau. Elle sourit à l'enfant."
Qu'est ce que ça dit... une partie du roman est à la troisième personne, au présent de l'indicatif. On a ici deux personnages féminins, très certainement de la même famille si l'on regarde leur forte ressemblance. Puisqu'elles ont quinze ans d'écart, elles sont soeurs... Ce n'est pas le cas, mais elles sont tout de même lié par le sang (puisque la plus petite est littéralement la clone de la plus âgée...)
La plus jeune est même carrément encore une enfant, donc même l'aînée ne doit pas être très âgée. Elles sont dans une planque. Espionnage ? Peut-être, mais qui prendrait un enfant en espionnage ? Peut-être plutôt qu'elles sont en fuite. La plus âgée a un appareil (quoi ?) qu'elle utilise avec un casque. Un téléphone ? Un magnétophone ? Gros point d'interrogation.

Et enfin, la première phrase de la seconde narration (deux narrations sont en parallèle dans l'histoire, côte à côté dans chaque chapitre) : "Tanysha vient de me passer un magnéto."
On a un prénom, peut-être féminin. On est sur du présent, avec une première personne du singulier. Un magnéto est évoqué... La narratrice est-elle en train de s'enregistrer ?

J'ai fait bien plus long que demandé, désolée, je ne savais pas où m'arrêter (ouspi)
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Dylan Luka
"Je ne peux comprendre ce qui a poussé le destin à lier nos deux âmes, mais sache que ma première mort, malgré sa brièveté, fut le plus beau cadeau que la vie m’ait offert."

Alors, ça vient du prologue, et mon prologue vient techniquement des derniers chapitres du moment, donc j'aurais pu choisir le 1er chapitre, mais au final, celle-là correspond mieux au roman, et puis C'EST véritablement la première phrase. xD

On y retrouve directement les deux thèmes cruciaux du roman: la vie et la mort (mes personnages ont vécu une Expérience de Mort Imminente...) et l'amour (... qui les a lié à jamais, du coup, ils partagent une grande connexion)
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Romane de Joriis
"En temps ordinaire, n’importe quel homme séduit de ma présence m’aurait déjà renversée sur le canapé."

Etant à la première personne pour la narration, le but de cette première phrase (dont j'ai cherché une bonne semaine) devait indiquer l'ambiance dans laquelle le lecteur allait arriver.
j'espère que c'est un pari réussi ? xD
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Gobbolino
Ah oui, je m'en souviens de cette phrase. Effectivement, elle annonce bien l'ambiance XD.
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Romane de Joriis
toute la poésie du personnage <3
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JPierre
“Vous entrez dans un lieu consacré à l'information.”
Une première phrase qui, pour être signifiante avec le titre, Va Savoir, https://www.scribay.com/text/1973541142/va-savoir (un peu de pub au passage…) n'est pas très significative. Tout peut lui être accolée. De la pédanterie – volonté de vous apprendre quelque chose que vous ignorez – comme une possible ironie à double sens.
Elle peut laisser augurer qu'il n'y aura pas beaucoup d'action. Que le contenu pourra être aride.

Le tout si l'on s'arrête là car la suite du paragraphe éclaire un peu.

D'où une remarque faite auparavant et que je rejoins. Première phrase ou premier paragraphe ?
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Gobbolino
Premiere phrase. Selon les critiques, elle donne le ton (et parfois le thon)
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JPierre
ou encore le taon… Ça pique… ^^
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Gobbolino
Toujours mieux que le ton² qui n'a que la barbe qui pique ^^
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Charlotte Miller
Il y a de forte chance que cette première phrase change car j'essaie de réécrire mon premier chapitre.
en l'état la phrase est encore à ce jour : "— Le roi Adelin est mort depuis deux ans, un mois et dix-sept jours."

c'est une personne qui explique à une autre ce qu'il s'est passé. Pour moi, commencer par ce dialogue avait vrai sens par rapport à mon protagoniste principal (qui est celui qui écoute).
Pendant son "absence", le monde a changé et il ne va pas le reconnaître.
il s'agissait donc de plonger le guguss (et le lecteur avec lui) dans des flots tumultueux sans crier gare.
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Vhaeraun2016
Dans l'une de mes dernières œuvres, "la quête du chevalier noir" qui est supposé être une parodie de conte, je me suis amusé à faire une première phrase longue et biscornue de sorte à poser le contexte de manière aussi affreuse que ce qui est décrit. Voyez plutôt:
"Il était une fois dans un royaume maudit empreint de vices et de corruption où une noblesse pervertie et décadente tyrannisait un peuple tordu et vil engraissé par les flots de haine et de terreur qui submergeaient un sol flétri par la marque du chaos et où ne poussaient que des herbes néfastes aux odeurs pestilentielles, et embrumé des vapeurs délétères de la dépravation indicible et malveillante; un roi vil et méchant qui avait parmi tous ses enfants une fille qui ne l'était pas moins et qu'il chérissait plus que tout car comme lui elle était rusée et fourbe."
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Un pseudo
"Demain, je reprends ma vie en main". Le résumé d'une vie.
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Gobbolino
Ca commence raide pour ton protagoniste XD.
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Victoire MW
Salut!
Alors...je vais vous donner les 3 premières phrases parce qu'elles sont très courtes:

"Pandore avait dix ans. Pandore ne croyait plus au Père Noël. Elle ne croyait pas non plus à Dieu."

Bon ça veut dire beaucoup de choses, et la suite est bien plus sombre X)
Passé, enfant, Dieu, croyances...Ce n'est qu'une simple description d'une enfant, ça a l'air innocent et pourtant tout est remis en cause, et surtout, c'est au passé.
Et dans la mythologie, c'est par Pandore que tous les maux arrivent sur terre...
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Gobbolino
Et le pire de tous, l'espoir, reste au fond de la boîte. ^^
C'est accrocheur, je dois dire.
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R. F. Castel
Hi !

"Professeur en lettres, plurilingue et expert en hiéroglyphes et écritures anciennes, Sven Harris a été désigné pour traduire de bien étranges recueils".

Bien qu'il s'agisse là d'un second volet, cette première phrase relance clairement le statut d'un professeur assoiffé de connaissances, visible par ses divers acquis, qui se heurte à de vieux textes anodins. Et non des moindres, étant donné qu'en plus de chambouler sa vie et celles de ceux qui s'y confronte, ces textes prétendent chambouler le futur lui-même.
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Gobbolino
Ca fait très Cthulluh, je trouve.
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R. F. Castel
Il a fallut que j'aille voir ce que c'était que "Cthulluh". Quoi que j'ai également trouvé "Cthulhu" qui, sous le fond de la forme, reste pareille, un "monstre imaginaire, pas ce qui ce fait de plus beau et plutôt sanguinaire". Toutefois, même si je connais ni le jeu, ni l'ouvrage, ça n'a pas l'air d'avoir la même connotation. Là, c'est un partage entre présent et passé qui va peu à peu révéler des vérités qui nous ont été caché depuis des siècles.
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NM .L
Salut

La tour de l'oubli : "Séparés par un bras de mer nommé « Profonde », l’archipel de Grisland et le royaume de Porcelaine se regardaient avec respect."

La première phrase prends tout son sens, elle est Raison et tout les autres, notamment Cécil. Profonde, parle du noir, de la mémoire et l'oubli. Se regardaient, arrive bien plus tard dans le récit, alors que les deux amants s'entrevoient dans leur rêve.

Le capitaine Lapisary: "La pluie avait cessé et les rues se dégorgeaient peu à peu. "
c'est aussi une image, qui signifie qu'après le brouillard, la pluie en l'occurrence, l'invisible devient visible. À ce compte, on peut imaginer que les volets fermés cache l'enfant disparu, ou dans l'histoire : que Blenn finit par voir tout ce qu'il avait.
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philippemoi
"Il descendait une ruelle étroite, aux pavés humides et luisants dans cette nuit de fin octobre de l'Anno Domini1208."
Ben ça dit l'ambiance du début...pas grand chose de général sur le roman à part la date. C'est mon style pour ceux qui connaissent le caféfleuri publié sur le bradchallenge,je préfère entrer directement dans l'ambiance...
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Claire KAPL
" L'amour d'une mère ne se mesure pas dans la durée de la vie de son enfant, mais dans l'intensité qu'elle y met dès le premier battement de son cœur..."
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Oniria Pingouin
Pauvre enfant mort !
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Claire KAPL
Effectivement rien de drôle... J'aurais préféré l'avoir avec moi.
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Shaonny LeRainbow
"Je suis né dans un petit village du Texas, il y a maintenant vingt-cinq ans."

Bon ouais, ça nous dit la narration à la première personne, l'âge du héros et son lieu de vie… Mais ça reste quand même vague! (Et c'est nul, ma deuxième phrase est meilleure lol)
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Silky Wombat
"Les basses surpuissantes de la musique à l’étage se glissèrent par l'entrebâillement de la porte. "
En voilà une phrase d'intro qui ne dit rien de spécial. Le début se déroule dans les toilettes d'un bar et ce n'est qu'un chapitre de sensations, d'instants présents. A la base, le 1er chapitre a été écrit sans l'idée de faire une suite. Et puis, oui.
L'avantage de ce jeu c'est que ça me permet de me dire que la première phrase n'est p-e pas terrible xD
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Maï Maï
"D’aussi loin que je me souvienne et quel que soit le problème auquel on était confrontées, ma mère avait toujours un dicton réconfortant sous le coude."

Ce que nous dit cette première phrase... Primo, elle induit en erreur =) Ca commence bien ! Elle laisse supposer que le récit va être conter à la première personne, ce qui est faux. C'est l'un des seuls chapitres à être écrit de la sorte.

Ensuite, et cela peut justifier le changement de narration, on sent que le personnage est en pleine réflexion. Qu'elle (parce que oui, il s'agit d'une demoiselle) revient sur son passé, sur certains événements qui l'ont mené jusqu'ici. Un brin de nostalgie, sans doute. En tout cas, une histoire passée. Un sentiment de solitude, avec sa mère comme unique repère.

Pas si éloigné de la vérité en fin de compte !
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Jo Loschnel
"Si vous êtes là, c'est que mon histoire vous intrigue." [Nom d'un loup !]

Qu'est ce que ça dit... Que l'histoire est à la première personne. Que la narratrice raconte directement au lecteur, comme un enregistrement. Euh... c'est tout ? Ah, et ça peut aussi dire que l'histoire racontée est intrigante, qu'elle capte l'attention. Pas sûre de cette analyse mais pourquoi pas.
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Ainhoa
Le début du 20 -ème concerto en Ré mineur de Mozart par Maria Joao Pires et ça va être l’occasion pour Guillaume Gallienne de nous dire pourquoi il adore ce morceau.


sinon le vrai début c'est plutôt ça :
- Tu devrais tourner à la prochaine à droite, indique Lucie.
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Dominique S.
« Septembre 1870, sur la Promenade. »
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Shaoye
Aucun dieu n’existe en ce monde, cependant depuis leur apparition les humains observent divers phénomènes étranges et variés.
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Gobbolino
Intéressante entrée en matière, mais qu'est-ce que cela nous dit sur ton roman ?
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Shaoye
Bah, rien je crois. Seul le prologue au complet dit ce qu’est mon roman.
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J'arrive dans 5 minutes
Qu'est ce qui dure 5 ans ?
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Vicomte Bidon
L'amour ? ah non c'est 3 ans....

[Le jeu normalement c'est d'analyser sa première phrase, je crois, là l'analyse me semble un peu courte ;-)]
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Gobbolino
Moi je dirais : cinq minutes, quand on les passe avec la mauvaise personne, mais on va m'accuser de sur-interpréter ^^.
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Vicomte Bidon
Ce doit être ça, d’ailleurs elle arrive dans 5 minutes pour éviter ces 5 minutes/ans là...
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Dldler
Le récit du roman, à moins d’un coup de théâtre.
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Gobbolino
Tant que c'est pas Godot qu'on attend, on devrait s'en sortir.
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Dldler
En tous cas c’est à lire, et dans les 5 minutes, si vous ne l’avez pas encore fait.
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Vicomte Bidon
Dès que j'ai 5 minutes de calme, je m'y mets, promis...
(je blague : en fait j'ai déjà lu, sauf les derniers chapitres, je suis un peu à la bourre, et oui je suis d'accord avec toi, c'est à lire)
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Gobbolino
Cinq minutes de quoi ? Je ne reconnais pas ce mot XD
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J'arrive dans 5 minutes
Flutouille, ça m'apprendra à faire des réponses de faignasse.
Je reprends.


Qu'est ce qui dure 5 ans ?

C'est une question, formulée en petite pompe, sans expectative ni ornement. J'aurais pu écrire "Qu'est ce qu'on mange ?". Elle donne le ton pour l'ensemble des billets à suivre : pas de réponse ni de certitude, juste des propositions de moments de vérité enrobés à tâtons d'un peu de recul. Elle laisse la possibilité d'aller sur un terrain personnel, émotionnel et de rebondir sur le pragmatisme, l'informatif, la dérision.
Elle traduit l'enchevêtrement des grandes interrogations aux petites réponses du quotidien. Voili voilo.
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AnemaryColin
La première phrase du roman que je suis entrain d'écrire est : "J'ai toujours eu peur."

C'est l'histoire d'une jeune femme qui se découvre et s'engage, et je voulais que la première phrase montre bien son état d'esprit au début du roman.
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Gobbolino
Effectivement, ça a l'air de plutôt bien coller :D
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Astrée Argol
"À travers les persiennes de la chambre, filtrent les rayons du soleil déjà haut.
Allongé sur le dos, les bras au-dessus de la tête, repliés autour de l’oreiller, Manuel se laisse doucement soulever par les coups de reins d’Éric, à genoux face à lui. Il aime cette cadence tranquille, les hanches enserrées par la poigne ferme et tendre de son mec. Une danse, un tango avant l’estocade. Baiser le matin, c’est ce qu’il préfère."

Une entrée directe dans l'intimité des personnages. Une écriture organique qui parle aux sens autant qu'à l'esprit.
Image de profil de .
.
C’était le premier week-end de mai ; comme tous les vendredis soirs on traînait chez Arthur, qui décollait pas de la sono, entouré de tous ses nouveaux amis de l’école d’art, lunettes branchées et pantalons rayés, plus quelques anciens de la bande : Joseph, Malick, Julie, Charlène, Guillaume, Sarah, Michel, et même Noémie, cheveux mi-courts qui flottaient sur ses épaules, soutien-gorge noir, la courbe de ses seins en une ellipse parfaite, elle avait ramené son mec, un chilien qu’on appelait Nooo’ (un -o très long), chemise blanche ultra serrée, l’air anémique d’un lampadaire, le nez d’un boxeur, mais plutôt beau sur son profil droit, le menton en une longue colline, la barbe lambeaux de charbon, et je suis allé lui parler, lui offrir une cigarette, lui ouvrir une Kro’, comme un ami, mais Noémie m’a dit d’aller me faire foutre.

La première phase dit qu'il est à bout de souffle et que Noémie n'est pas juste un prénom perdu parmi ceux d'avant. Qu'il est emporté par ce qui l'entoure, que ce "je" arrive tard, que son action est inutile, qu'il regarde de loin. Et qu'il est allé se faire foutre en fin de compte.
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Daegann
"Assis à l’avant d’une vieille charrette tirée par une mule, vêtu de haillons pour ressembler à un paysan du plateau d’Eren, Harn avait honte."

L'oeil maudit - https://www.scribay.com/text/1262450621/l--il-maudit/chapter/238290
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Oniria Pingouin
Moi ça dit rien, ma phrase est : c'était la nuit, les étoiles scintillaient.
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Ophélie Parise
La première phrase de mon roman dit
"Je relis sans cesse le traité de paix que j'ai signé voilà quelques semaines maintenant avec celui qui fut mon pire ennemi pendant des années : le roi Tahoré."

Cela annonce tous les événements qui vont découler de la signature de ce traité (lourd de conséquences donc) et le fait que le personnage principal le lise et le relise peut être un indicateur qu'il ne l'a pas signé de gaieté de coeur. Pourquoi l'avoir fait alors ?
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R. F. Castel
Bon, me laisse prendre au jeux.

la première phrase de mon romand dit :
Depuis l’aube des temps, alors que l’homme naissait à peine sur Terre, une discorde sur son devenir bouleversa l’ordre des choses auprès des êtres qui l’avaient créé.

(blablotage donné en voix off pour la première partie)
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Abpluma
"Depuis l'aube des temps"
Mais non ! Non ! Pas cette formule !

Plus sérieusement, le "depuis" est erroné, vu la suite de la phrase. Tu devrais plutôt changer ça par "A l'aube des..." pour être cohérent avec "bouleversa" qui désigne un événement fixe dans le temps.
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R. F. Castel
ah bein ouais ! Le depuis se référait à la suite du texte, mais c'est vrai que ça ne s'accorde pas avec la naissance de l'homme, merci ! :-)
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Tendris
Le fil revenant au devant de la scène, je m'aperçois que je ne me suis pas prêté au jeu :)

Première phrase : "Si ce n’était le ciel d’Angleterre, je dirais que lui aussi me jette l’opprobre tant la pluie bat."

Indication de lieu et d'un climat peu amène. Le personnage, érigé ici en narrateur, semble s'attirer une vindicte collective à laquelle participe les éléments. Il relativise cependant la participation de ces derniers par le fait, qu'au regard du lieu, ce climat n'est pas exceptionnel ^^
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Gigi Fro
j'ai tout compris ! :)
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Tendris
Quel talent ce petit robot ! ^^
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Auteur inconnu
Les premières phrases de mes romans sont toujours très confuses. J'entre en matière, je pique la curiosité, tout en laissant le lecteur sur sa faim. Il faut attendre au moins le troisième chapitre pour avoir une vue d'ensemble. Certain n'aiment pas, ils voudraient tout comprendre du premier coup. Mais je ne peux rien pour eux.
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Vault_
« Bienvenue à vous, voyageur. »

Mon histoire raconte le voyage d'une petite fille et d'un chien qui parle à travers une tour magique. Le narrateur s'adresse fréquemment au lectorat de façon directe, comme s'il était un personnage à part entière. (•(oo)•)
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T. S.
"La fête était au rendez-vous dans le petit village de Highcrown, au nord de l'Angleterre" = cadre spatiale puis plus loin le cadre temporel : "C'était le nouvel an, l'année 1899 venait de prendre fin, et 1900 permettait l'arrivée d'un nouveau siècle". Certes basique, mais toujours efficace !
J'ai aussi celle-ci : "C'était le quatrième enfant qui disparaissait", qui nous met directement dans le contexte de nouvelle policière ou thriller (nommé cela comme vous voulez).
Ou encore : "Mon nom est Karl Grüntzaler, Allemand de souche, de race aryenne". Dès la première phrase on sait que les mots seront durs, injustes voire puants.

Autre phrase que j'aime bien mais qui semble sans intérêt : "Henri se trouvait accoudé à une table". Par sa simplicité elle invite, à mon sens, à la découverte. Pourquoi est-il accoudé est-il à cette table ? Qui est-il ?
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Le BLÉRO de Scribopolis
« Attention ! Avant de commencer le déchiffrage de ces amas de mots ci-dessous, il est extrêmement préférable, voire même nécessaire, de comprendre dans quelle «aventure» vous allez vous engouffrer. »

J'aime bien ce genre d'approche, quand le narrateur s'adresse directement au lecteur. Je dis pas que c'est mieux, ça peut en refouler plus d'un d'ailleurs. Mais... quand les gens aiment ce genre de méthode, ils l'aiment vraiment et ça les intrigue dès la première phrase. Et c'est ça que je veux ! Intriguer ! (Comme tout le monde lul)

Et comme ce genre de narrateur offre de grosses facilités d'écriture, eh bien je ne vais pas m'en priver vu mon niveau. Donc autant l'annoncer et prévenir dès le début.
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Vis9vies
D'ailleurs, c'est le genre d'incipit qui me refoule direct ;)))
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Le BLÉRO de Scribopolis
Comme quoi xD mieux vaut prévenir ahah
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Natacha Delorme
Elle a 22 ans.

( oui, écrit avec des chiffres, j'avais envie )

Reste à savoir ce que le lecteur met derrière cette courte phrase...
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Gigi Fro
Qu'elle a 22 ans ;) d'âge ou expérience, ça c'est le titre qui aidera à savoir.
En tout cas elle est vivante ! Sauf si c'est un objet ?
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Natacha Delorme
Tu ne crois pas si bien dire en parlant d'objet !!
Quant à la première phrase, je m'aperçois que je l'ai inconsciemment répétée 3 fois au cours du chapitre, en dévoilant chaque fois un peu plus d'indices sur le contexte. Oui, tu as raison, il faut croire que ces premiers mots sont importants. Merci à Gobbolino d'avoir crée cette discussion.
Le titre : "la boîte aux lettres" ... Tu vois ! ;-)
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Gigi Fro
ahhh donc effectivement si le titre est "La boîte aux lettres" et que ça commence "Elle a 22 ans" je vais penser à la fameuse boîte ! :)
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Natacha Delorme
Oui mais c'est pas ça :-)
Non, en fait le but est que le lecteur se remémore ( juste le temps d'un instant ) ses propres 22 ans. Qu'il se projette directement dans le personnage. Sauf que chaque histoire est différente, et que la jeunesse ne fait pas tout.
Merci pour ton retour !
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Gigi Fro
c'est laquelle ? je vais me comparer à une boîte aux lettres :)
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Natacha Delorme
Ah ah, pourquoi pas ?
En fait, je te fais tourner en bourrique. J'aime bien noyer le poisson !
Tiens, un animal .........
Bref, j'arrête, promis. Bonne journée.
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Gigi Fro
Meuh ????? en plus tu as trouvé le bon public pour faire tourner en bourrique :) (2 animaux du coup)
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Dldler
« Ce sera la fin d'après-midi. »

J'en suis bien content, de cette phrase, mais je ne sais pas trop ce qu'elle dit.
Un voyage vers le futur ? Un rendez-vous ? Une certitude ?

Vous y voyez quoi d'autre, vous ?
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Gobbolino
Une prédiction ? Une promesse ?
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Vicomte Bidon
C'est la réponse de mme Irma à la question "quand rencontrai-je l'amour de ma vie ?"
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Gobbolino
Alors que tout le monde sait que la réponse universelle, c'est 42. Elle n'y met pas du sien, cette madame Irma !
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Vicomte Bidon
Oui c'est qu'elle m'a dit juste après : ce sera 42 euros, en liquide s'il vous plait.
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Gobbolino
Ah, tu me rassures. J'allais dire que tout se perd, ma bonne dame.
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Dldler
Pfff…
Une prédiction ? Y a de ça.
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Gobbolino
Blague à part, mais encore ? Tu nous aguiche la devinette, là, DIdIer !
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Dldler
Ben oui, mais… L'idée c'est que la première phrase, non ?
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Dldler
:-) C'est peut-être trop court. Vous voulez la seconde ?
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Gobbolino
Oui, mais tu as le droit d'expliquer tes intentions un peu plus longuement ^^.
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Dldler
Ah. J'avais compris que c'était ce qui était lu dans la première phrase. Pardon.
Alors, sinon, moi j'ai voulu y mettre une interpellation, un ordre, un commandement. Une injonction.
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Natacha Delorme
Il y a de la détermination. C'est sans appel. J'aurais dit un projet, un choix qui ne demande plus qu'à être exécuté.
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Dldler
: -)
C'est exactement ça.
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Baptiste Jacquemort
"Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du bois de Boulogne."

Ce n'est qu'une approximation. J'hésite encore sur la formulation. Quant à la suite, je ne l'ai pas encore écrite. Il me semble que la première phrase d'une œuvre littéraire est à ce point décisive qu'il importe de parvenir à la perfection avant d'en continuer la rédaction. Une fois la première phrase ciselée avec exactitude, tout coulera de source. Ce que je veux, voyez-vous, c’est que le jour où le manuscrit arrivera chez l’éditeur, celui-ci se lève après l’avoir lu et dise à ses collaborateurs : "Messieurs, chapeau bas!"

Mais le choix des mots justes est absolument déterminant. Et c'est là que réside véritablement la difficulté. A la rigueur, c’est assez facile de choisir entre "mais" et "et". C’est déjà plus difficile d’opter entre "et" et "puis". La difficulté grandit avec "puis" et "ensuite". Mais assurément, ce qu’il y a de plus difficile, c’est de savoir s’il faut mettre "et" ou s’il ne faut pas... Peste soit de l'inexactitude !

Joseph Grand.
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Vis9vies
Je me permets de répondre, en espérant que tu ne m'en voudras pas, ne cherchant pas à te blesser mais à attirer ton attention sur ce qu'un éditeur pourrait attendre.

Si j'étais éditeur et qu'il me tombe entre les mains un manuscrit commençant par "Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du bois de Boulogne." et s'il n'est pas clairement indiqué auparavant qu'il s'agit d'un conte, je crois que dans ma tête le manuscrit serait déjà parti dans la poubelle. Il y a trop de clichés dans cette première phrase pour que la suite ait une chance de me surpendre dans le bon sens ;)

PS : ce n'est pas vraiment une critique, ne sachant pas ce que tu recherches en commençant par une telle phrase, mais je ne pense pas me tromper sur le point de vue de l'éditeur s'il édite autre chose que de la littérature enfantine
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Vicomte Bidon
regarde la signature : Joseph Grand, un personnage de la peste de Camus. par exemple, http://next.liberation.fr/culture/2009/07/27/peste_572668 :
"D’un bout à l’autre du roman d’Albert Camus, l’employé au service des statistiques de la ville d’Oran réécrit sans cesse la première phrase d’un livre dont la seconde ne viendra pas. Il est obsédé par le mot juste, celui qu’on ne trouve jamais"
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Vis9vies
Ben là, le pauvre Joseph, il a du boulot ^^

Ce n'est pas une histoire de mot juste, c'est juste insipide ;)
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Abpluma
Oh. Je ne connaissais ni ce roman, ni ce personnage. Merci bien pour le lien, Vicomte Bidon, ce fut fort instructif ! J'l'aime bien ce Grand, moi. Vivre pour trouver le mot juste, le mot beau, le mot parfait... c'est un peu ce qui anime tous les écrivains, finalement (le traiter d'écrivain raté est vrai mais il ne faut voir aucun jugement de valeur derrière ce "raté", je pense). Ou je l'aime bien, simplement parce qu'il me rappelle le moi d'il y a encore quelques années x)
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Vis9vies
Je crois que la recherche du mot juste est une bonne idée. Là, où Camus se moque de l'écrivain, c'est en montrant que le juste fait partie d'un tout. Avec le mot juste, il faut l'idée juste, la sensation juste, la description juste. Rien ne sert de jongler avec des mots justes si l'on ne sait pas présenter un spectacle juste. Ce serait le cirque ^^
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Baptiste Jacquemort
Bonsoir à tous (Vis9vies, Vicomte Bidon et Abpluma),
Je suis désolé de ne pas avoir été plus explicite en apportant cette petite contribution au sujet de discussion proposé par Gobbolino. Lorsque j'ai pris connaissance de ce dernier, cela a tout de suite fait écho en moi. Joseph Grand est sans doute le personnage de la littérature française pour lequel j'ai le plus d'affection. Et cette idée d'avoir des velléités d'écriture et de se trouver dans une persistante incapacité à aller au delà de la première phrase de son roman m'a toujours fasciné. Elle est un peu, je dois bien l'avouer, une métaphore de mon propre rapport à l'écriture ! Je voulais donc simplement redonner à entendre sa parole (en le citant mot pour mot et en le paraphrasant) car il me semble que, d'une certaine manière, il est des nôtres et que la sincérité dont il fait preuve dans la recherche d'un équilibre, si précaire soit-il, entre son ambition à être reconnu comme un écrivain au talent indiscutable et cette insatisfaction chronique qui le pousse à sans cesse réécrire une phrase qu'il voudrait parfaitement juste et qui ne l'est jamais assez est inspirante.
Merci à Vicomte Bidon d'avoir mis en lien l'excellent article de Libération.
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Abpluma
[Fiction: Acatalepsy]

« Oh ! Compagnie ! Es-tu égarée ? »

Tout simplement. Mais ça met en place plein de choses :

-Le personnage qui parle aura son importance... mais n'est pas un protagoniste. (Ni même si on prend en compte le temps d'apparition, un personnage secondaire... juste une ombre. Petit spoil, mais bon, c'est quelque chose -étant donné qu'il n'y a pour l'instant que trois chapitres- qui va vite être deviné).

-Le contexte est mis en place : ce personnage s'adresse à une foule égarée, ce qui lance le récit et la première péripétie (en quelque sorte).

-Le ton du discours, pas très sérieux, joueur, qui contraste avec les événements plus sérieux à venir et donc le titre lui-même, l'acatalepsie étant un concept philosophique qui désigne un état d'incompréhension complète, une impossibilité à saisir la vérité -> ceux qui vont subir cette acatalepsie se font ironiquement poser une question qui les mettra dans l'embarras (tandis que le personnage posant la question connaît déjà la réponse, sa question étant rhétorique...).

-Finalement, cette question va accompagner (littéralement) les personnages, au vu de l'événement déclencheur/péripétie (j'ne sais pas comment décrire ça, honnêtement) de l'intrigue.

Je pense que j'vais m'arrêter là (et encore, je n'ai pas donné toutes les clés du récits) x)
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Maddymoon Rhodian
"Cela faisait deux semaines que Robert accueillait sa famille pour les grandes vacances d’été. C’était un vieil homme que tous les villageois du coin connaissaient. La plupart d’entre eux le surnommaient le vieux Bob ou, plus amicalement, Bob. "

Les premières phrases de Rami et Gaël: L'alliance de l'espoir, nous présente surtout Bob le grand-père de Gaël.
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Nicolas Raviere
C'est reparti pour un tour de ce jeu intéressant. Je vais parler de mon dernier roman Inunaki (c'est un livre jeu, roman / nouvelles sur des variations de disparition)

Un haïku ouvre le bousin :
Loin des sakuras
Dans l’ombre d’Inunaki
Un ravissement

Alors que la première phrase est : Une Toyota Aventis file sur la route qui lie Fukuoka à Kitakyūshū.

Il y a un fort contraste entre les deux, le haïku étant une forme poétique, d'une part, comprenant un double sens avec "ravissement" qui veut dire beau, mais fait référence à la "rapture" (enlevement), et d'autre part, une première phrase ultra factuelle, sans poésie qui fait état de choses matérielles et qui reflète d'une certaine façon au monde connu, avant que les deux personnages ne s'aventurent dans le village maudit (légende urbaine).
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SéverineB
"Tout est noir.
J'ai beau avoir les yeux grands ouverts tout est noir. Et ça, il ne faut pas être un génie pour comprendre que ce n'est absolument pas normal."

Il n'y a pas à dire, ça ne sent pas bon pour le "je" en question...
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Saidor C
L'auteure de cette discussion sait déjà comment mon roman débute mais je partage pour les autres avec mon analyse bidon :D

"Je suis l’âme qui dépeint ce monde.
Je suis le corps qui subit ses drames.
Je suis l’artiste privée de ses rêves."

On m'a signalé qu'il fallait toujours débuter un roman par une phrase percutante, de quoi accrocher le lecteur. Du coup je me suis dit qu'une anaphore des plus classiques (surtout en trois parties) pouvait éventuellement fonctionner. La construction en parallèle est assez évidente, en particulier entre les deux premières phrases. L'association entre "âme" et "corps" coule de source tandis que "drames" est associé à "monde" par le possessif, ce qui doit annoncer la couleur ! La troisième tranche un peu en coupant le "qui" cédant la phrase en deux pour "révéler" l'identité de l'héroïne ou du moins sa position dans la société, et elle poursuit aussi dans le pessimisme global pour dire combien elle a été arrachée de ses rêves. Aussi le mot "dépeint" se rapporte à son statut de peintre.

C'était la surinterprétation ^^ :o
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Take Five
Ma première phrase est une description empruntée au théâtre, parce que le roman décrit l'univers de l'entreprise, lieu où l'on joue par excellence, lieu où l'on triche, lieu où l'on ment ! l'histoire parle de coups bas et de personnages qui luttent pour leur survie dans cet univers impitoyable (je précise que tout se passe dans une banque privée, univers feutré et tiré à quatre épingles)
en lisant ce sujet hier, j'ai eu envie réécrire ma première phrase, merci :-) j'ai réalisé qu'il fallait la raccourcir. Je mets quand même sa nouvelle version :
"Le décor est un hôtel particulier qui abrite aujourd'hui le siège social d'une banque privée, c'est un lundi matin de la fin octobre, il est tôt encore et, à la lumière d'un lampadaire venant de la rue, on devine un hall assez vaste avec, au fond, une sortie précédée de trois ascenseurs et d'un escalier de secours."
et j'ai aussi changé de pseudo allez, c'est le printemps.
Good day all :-)
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Mick
J'ai comparé deux trois livres en cours de lecture et je donne ma voix à Ken Kesey : "Dévalant le versant ouest de la chaîne côtière de l'Oregon... viens voir les cascades hystériques des affluents qui se mêlent aux eaux de la Wakonda Auga." Fin de citation.
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NM .L
"Encore une nuit bien agitée de cauchemars vengeurs."
on nous indique que le personnage est tourmenté par d'anciens souvenir. Rien ne semble heureux dans ce début de récit.

Prochainement sur paye ton chapitre du mois d'avril. ^^
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R. F. Castel
Point de vu intéressant ! Je ne vais donc pas mettre en avant la première phrase de mon oeuvre (qui, comme vous l'aurez compris en sous-entendu, n'a aucun rapport avec le récit en lui-même), ni saturer de dialogues dont les avis seront propres à chacun.

Le soleil inondait la plaine. ( de Licia Troisi / Chroniques du Monde émergé)

C'est vrai qu'a travers cette seule phrase, on comprend bien qu'il y a tout un univers fictif derrière, qu'il y a une héroïne qui en plus fait de rêves prémonitoires)

Cela pour dire que la règle de la première phrase n'est pas une généralité chez les auteurs qui ont été édités.

On pourrait tout aussi bien écrire :
Dans un monde oublié de tous, Elfes et Lutins cohabitait en toute harmonie, alors que ce récit n'en fait pas mention !
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HemlocK
“De Maxwell « Max » Green à Lucy Gloom, il est évident qu’aucun de ces personnages n’existent ou ne se permettraient d’exister, pas plus que les lieux qu’ils fréquentent !"

Mon parti-pris est donc de laisser tomber le réalisme - sans toutefois tomber dans un reniement complet à la H.P Lovecraft- mais plutôt d'aborder une réalité fantasmée à la Woody Allen (comme dans Manhattan ou Minuit à Paris)
Du reste mon but est de divertir et surtout de créer des personnages qui, en dépit de leurs cotés fantasmatiques, soient drôles et surtout attachant (et non pas de simples machines à ressentir comme les personnages de Lovecraft)
J'ignore si mon pari sera réussi, n'est pas Woody Allen ou Jérôme K Jérôme qui veut, mais en attendant je m'amuse énormément à les faire vivre, peut-être cela satisfait-il le coté démiurgique de ma personnalité, qui sait ?
Voilà tout ce que je peux vous dire en attendant, le mieux est d'aller à leur rencontre...
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Aurélien Alaert
"Je m'imaginais parfois en train de frapper des inconnus."

Beaucoup du roman, en nombre de mots, se passe dans la tête des héros. Et puis ça introduit le thème de la lutte contre le déterminisme en étant déraisonnable.
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Phoenix-blanc
Sympa ce jeu :) Ce serait intéressant de pouvoir comparer la première phrase d’une histoire avec la dernière (m’enfin… pour ceux qui sont parvenus à mettre un point final).

« Ceci est un message important que je m’apprête à vous communiquer : qui que vous soyez écoutez bien. »

On a là une notion d’urgence qui s’exprime autant par le mot « important » que le groupe « qui que vous soyez ». Le « qui que vous soyez » renvoie à une sorte de message perdu, peut-être voué à être oublié car la personne qui s’exprime s’adresse à n’importe quel destinataire dans l’espoir d’être entendue. Elle cherche à atteindre une très large population… mais au final cette personne sera-t-elle réellement entendue ?

Voilà pour ma part :’)
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Gobbolino
Mais quelle idée géniale ! Si tu veux lancer le jeu, je joue volontiers (est-ce que j'ai une histoire de finie finie, par contre, grande question XD).

Oh, ça me rappelle les messages-bouteilles à la mer laissés dans les films apocalyptiques avec voyage dans le temps. <3.
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Phoenix-blanc
Bah pourquoi pas :')
Là est la grande question effectivement !

C'est un peu ça mais pas sous forme de bouteille XD
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Lucie Writer
"J'ai toujours voulu pouvoir exprimer pleinement ma colère. "
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Gobbolino
Oh, tiens, on a être copines ! :D Une histoire pleine de bruits et de rage ?
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Lucie Writer
Oui c'est ça, avec en plus de la haine et de la culpabilité.
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DLD
"J’ai toujours été fasciné par les petites bascules de la vie, ces instants-charnières, comme des billes posées en équilibre sur le fil d’un rasoir, ces aiguillages anodins du destin qui se révèlent souvent les nœuds décisifs de nos vies."

Où comment, la vie n'est finalement qu'une suite de choix.
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Gobbolino
Je suis assez fascinée par l'image des billes posées sur le fil d'un rasoir, je dois dire. très évocateur.
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DLD
Je viens de me relire. Je voulais dire une suite de hasards !
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Gobbolino
Oh no ! J'adore cette idée de billes posées sur le fil d'un rasoir, j'imagine tellement bien l'interaction XD
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Alexis Peyriac
"Les rayons du premier soleil de printemps passèrent au travers des persiennes de la fenêtre de ma chambre et vinrent me frapper en plein visage"

Un pauvre gars, encore un peu bourré, qui ne sait pas à quelle sauce il va être mangé.
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Gobbolino
Ah merde, si il est encore un peu bourré, ça doit faire mal XD.
Quand tu dis mangé.. c'est littéral ? :D
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Alexis Peyriac
Il faut lire pour le savoir :-)
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Gobbolino
Nan parce que si c'est du premier degré, j'ai des gens à te présenter ^^
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NM .L
La pluie avait cessé de tomber, les rues se dégorgèrent peu à peu.
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Gobbolino
Très poétique ^^
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Le Molosse
Il faisait froid dehors. > Laconique n'est ce pas ^^
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Gobbolino
C'est qui, lui ? XD
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La Corneille
Première phrase : "Je me souviens de la mort."
Alors c'est quelque chose de très gai, joyeux, qui donne envie de gambader dans un champ de fleurs auprès des papillons.
Non, plus sérieusement, ça montre que c'est écrit à la première personne, et que mon personnage a frôlé la mort de très près... et d'ailleurs ça se répète à plusieurs reprises dans l'histoire.
J'avais pas vu les choses comme ça sur l'importance de la première phrase, merci pour ce petit jeu instructif :)
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Cassandra Mortis
Les premières phrases de notre oeuvre ? Pour ma part ce sont des extraits d'un texte religieux propre au lore de mon histoire.
"Ô Héraut des Ombres, Messager des Ténèbres.
Ô, Toi qui apporte la nuit
Dans le cœur de ceux qui osent nous défier."
Etant donné que je part sur un univers de dark fantasy, ces quelques lignes (et les autres qui suivent) sont assez explicites quand à la tonalité de l'histoire. ^^ Certains de mes personnages ont du souci à se faire.
Extrait de Toi qui apporte la nuit, Tome 1 de ma série "Chevalier Noir".
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Gobbolino
Ah mais t'as le droit, hein ! Ce sujet est un jeu, je me suis pas trop embarrassée avec toute la théorie, je le confesse.

Cela dit comme j'ai pas répondu dans cette partie du fil, je suis pas sûre de sur quoi je suis pas sensée être d'accord avec toi, et de comment. Je vais relire pour savoir XD. (dieu qu'il est devenu long ce sujet, d'ailleurs ^^; )
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Kathelyn Hemet
"– Pitié, je n’ai rien fait de mal…"
C'est marrant, j'ai écrit ça comme ça, mais en fait, on y retrouve la plus grande problématique qui fera tourner l'intrigue du roman ~
- Dans Au Dela des Apparences
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Gobbolino
Comme quoi, ça valide mon cas (du moins en partie ^^).
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Hel
"Pour renaître il faut mourir un peu".
ça veut dire ce que ça veut dire :D
je crois que ça colle bien à 'lensemble

"J’étais là, mais pas vraiment. "
être là sans l'être comme ne pas habiter sa vie pareil ça colle bien à l'ensemble qui dérive

"J'ai devant les yeux la dernière image de l'été. "
ça dit ce que ça veut dire aussi, ça marque une fin et un début et ça colle à l'ensemble qui se retourne

j'ai été regardé pour voir je pensais que mes phrases seraient juste des phrases qui veulent rien dire, finalement elles marquent bien une impulsion ces première phrases qui se répercute sur le long. Bon aussi que je raconte toujours plus ou moins la même chose.
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Gobbolino
Hel, à chaque fois je me dis qu'il faut absolument que j'ailles te lire, et en même temps, j'espère que tu ne m'en voudras pas, je préfère attendre un peu. J'ai l'impression de me voir dans un miroir clair quand je te lis, c'est impressionnant.

Et j'adore ces intros.
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Hel
Peut-être des sensibles qui se touchent...et non je ne t'en veux aucunement.
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Gobbolino
Nos sensibilités se touchent indubitablement. Nos obsessions aussi, peut-être XD
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Hel
Houlà, je n'espère pas pour toi, j'en ai deux tonnes et demie, au moins.
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Julie Lacour
Je ne suis pas non plus tout à fait d'accord avec Gobbolino.

Pour moi il y'a deux types de première phrase: celles qui, effectivement, vont présenter le thème général de l'oeuvre comme dans l'exemple de La Recherche (là le lecteur se dit "J'ai envie d'en savoir plus sur ce sujet"), mais aussi celles qui vont directement plonger le lecteur dans l'action dans le cas d'un début "in medias res" (et ta phrase me semble être de ce type).

Lorsqu'on lit ta phrase on se demande: Chez qui est on? A qui est le portable? Qui l'appelle?
Du coup, pour moi, ça fonctionne :)
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Gwenouille Bouh
"Elle avait trouvé cette grotte quelques jours auparavant."
Bon, en effet mon roman parle de grottes, mais pas que !
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Gobbolino
Oh tiens, mon jeu qui sort des oubliettes (en parlant de grotte).

Héhé, je suppose qu'il parle également de fuites et de secrets ? ^^
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Gwenouille Bouh
Oui ? Enfin de fuite. Après de secrets, bof bof, mais tus les livres parlent plus ou moins de fuites et de secrets non ? ^^
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L"heur des fuites est sombre et violet d'effroi
Tant de gemmes tombaient du manteau du vieux roi ^^.

Pas que les livres, les poèmes aussi, je dirais XD.
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Gwenouille Bouh
Bien vu ! lol :p En espérant que mon roman sera une longue poésie *-*
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Gobbolino
Oh tiens, une copine de style, alors ? :D (mon roman est une longue poésie). Déjà que je te soupçonne d'avoir un nom proche du mien).
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Gwenouille Bouh
ah ? Pas encore lu ton roman, j'irai jeter un oeil je pense mais pas maintenant car je m'engage ds tellement de trucs irl que je suis sur le bord de l'implosion... Tu t'appelles comment ?
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Gobbolino
Ouhla, t'inquiète. Je disais pas ça pour que tu ailles lire, et tu vas voir que ton carnet de bal scribayen est probablement déjà saturé. Mais comme quelqu'un l'a dit, je me suis amusé à faire la fanfiction d'un poème XD.

Et j'ai un nom en Gwen- aussi, donc à partir de là, 3 possibilités ^^
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Gwenouille Bouh
Gwenaëlle pour moi ;)
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Camsblue
"Une mélodie résonnait dans mon esprit."
Nel est un personnage qui adore la musique en général, et elle est plutôt introvertie :D
Phrase tirée de mon roman Éphémère (mais pas du prologue, du premier chapitre)
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Auteur inconnu
"Dissimulé dans l’ombre d’une aspérité rocheuse, Morsias survola rapidement le campement qui s’étendait à perte de vue."

Première phrase du roman "La valse des Spectres", du coup, mon méchant passe soit pour un voyeur soit pour un mec un peu mégalo qui aime bien regarder les gens d'en haut. (C'est p-e même un chat)
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Gobbolino
On dirait un chat. Je l'imagine bien sauter sur la première personne qui aura l'outrecuidance de sortir le thon du frigo XD
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Castor
Je pensais plutôt a un midge partit en éclaireur, au-dessus d'un camp scout dans les Highlands, à la recherche de la prochaine cible : moi.
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Auteur inconnu
Il est certain qu'il fera un détour pour te sucer le sang.
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Castor
Euh non merci ! J'ai assez donné. De toute façon, j'avais trouvé la parade : un bon plat de haggis pour les tenir éloignés.
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phillechat
"L’homme pleurait, à chaudes larmes qui mouillaient sa chemise. Il pleurait, comme un enfant, avec de longs silences , de lourds sanglots."
https://www.scribay.com/text/592861541/un-amour-eternel
( attention : contenu sensible)
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Guillaume Roussard
Petit exercice intéressant. Donc voilà ma première phrase :
"Au sortir de la gare, un mur de céramiques blanches, des mêmes carreaux qui couvrent les corridors sous la ville pour empêcher les infiltrations d’eau et les tanières des bêtes. "
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Gobbolino
Et que dit-elle sur ton histoire, donc ?
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Squiky
Aller je me prête à l'exercice avec la phrase de mon premier et unique roman (en cours d'écriture) : "Avachi dans sa chaise, elle regardait les enfants devant elle qui piaillaient inlassablement, même lorsque leur parents leur faisaient signe d’être silencieux." Bon globalement la on a deux traits de caractère qui ressortent du personnage féminin (elle) : elle a un certain laissé aller et est observatrice. Ensuite on sent aussi une certaine impatience et l'on peut aussi supposer qu'il va y avoir une confrontation face à une autorité.

Ok alors quand j'ai écrit cette phrase, j'étais bien loin de tout ça ! Je serais curieuse de savoir ce que les autres vous lisez au travers de cette première phrase !
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scifan
« L’essentiel de ce que je sais de la rampe, sur laquelle nous progressons, et de l’inselberg au plateau duquel elle mène, je l’ai appris à la bibliothèque d’Alexandia. » Ainsi commence « Les dieux, leurs enfants, le conteur et vous »
L'art de ne rien dire (comme le reste du roman ^^)
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Le Grand Méchant critique
Mon roman "Le principe" commence par : "Ici, on m'appelle le Grand Méchant Critique." Je pense que c'est la plus belle mise en abîme qu'il m'ait été donné de voir.
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goofyt
Amusant comme jeu. Je n'ai écrit à ce jour qu'un seul roman et il commence par :
"Décidément, je n’aime pas ce rendez-vous. "
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DAVID
Première phrase: Aujourd'hui maman est morte. Non je déconne!
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Camille Ardanerre
J'ai vraiment tendance à beaucoup hacher mes introductions, pour que ce soit un peu dynamique.

Par exemple, dans "Questions à l'ombre", ma première prase est "Il fait noir". Pas foufou, mais ça a l'avantage de poser directement des questions au lecteur. Pourquoi ? Comment ? Où ? Qui dit ça ?

Et dans "Les aventures d'un type normal, d'une magicienne et d'un tapis volant" (ce titre est vraiment trop long), c'est encore pire : tout commence par "Un." Là aussi ça pose des questions, mais j'avoue que si j'étais une lectrice je serais vraiment perplexe. Là aussi ça peut être un effet intéressant :)

En général, je ne fais pas trop attention à mes phrases d'introduction, mais plus aux phrases de conclusion parce qu'à mon avis elles ont plus d'impact. Rater une phrase de conclusion, c'est rater sa sortie. Rater une phrase d'intro, c'est plus rattrapable ^^
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Kirsten Reeves
C'est étrange j'étais justement en train de me dire la même chose... Mes premières phrases ne me semblent pas terribles... mais j'essaie de soigner les dernières (effet réussi ou pas...).
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Gigi Fro
en fait, on devrait écrire le début à la fin ^^
c'est la partie la plus difficile ! et avec le temps et "l'expérience" on s'améliore et on peut écrire quelque chose de plus accrocheur.

ceci dit il y a la formule facile :
Paf ! machine claqua la porte
Paf ! la balle sortit du chargeur
Boum ! explosa la bombe
bref ça accroche ^^
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Kirsten Reeves
Comme toute intro ! Elle bien plus réussie quand on sait de quoi est fait le développement. Mais je m'interroge sur deux choses (l'une qui est totalement égocentrique)... est-ce que la phrase de fin n'est pas tout aussi primordiale ? Et meeerde il va falloir que je revois mes premières lignes, maintenant que j'y pense...
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Gigi Fro
ah oui, la phrase finale est très importante !
je crois qu'il a eu une discussion sur ce sujet
personnellement il y a 2 phrases de fin qui m'ont fait tilt / wow : Le procès de Franz Kafka et Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley.
Si vous ne les avez pas lus, lisez la phrase de fin et ça va vous donner envie ^^
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goofyt
Pour rebondir sur ce que tu dis, du haut de ma toute petite expérience : j’ai écrit toute l’histoire dans l’ordre chronologique (pour en découvrir la fin). Puis j’ai remonté le roman, dans l’ordre où cela me plaisait de le présenter au lecteur. Enfin, j’ai réécrit le début en dernier, pour l’adapter au nouveau montage.

Pour la fin, le plus dur à mon avis, je m’y suis repris à trois fois…
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Nicolas Raviere
Tout à fait d'accord avec l'analyse plus haut, je dirai même que c'est une des étapes cruciales du pacte de lecture avec le titre et le résumé / accroche de l'oeuvre, bref, la quatrième de couv.

De mon côté, j'ai proposé (pour ce qui est des 3 romans que j'ai sur scribay) :

Dans Muscat, Dentelle et Crucifix :

"Nous montâmes au Manoir d’Outre Terre avec frénésie, ce qui peut sembler pompeux ; il ne s’agissait guère que d’une énième soirée déguisée dans une vieille bâtisse aux allures de monastère, louée à quelques arrivistes d’un goût certain."

On sait qu'il y a plusieurs personnes mais pas qui. Qu'il y a une soirée déguisée : apparement le ou les personnages sont enchantés d'y aller mais en même temps, il y a une critique (ceux qui font la soirée seraient des arrivistes + énième) : cette dichotomie est une des bases du roman souvent construit sur des choses binaires et contradictoires.
Il y a également un côté méta parce que pompeux réfère au style, pas à la montée.

J'ai rajouté un prologue après coup, suite à des suggestions (lecteurs perdus dès le départ) mais ça n'a pas empêché qu'ils se perdent en route ^^


Dans La Morsure du Chihuahua :

"Chiwa était le plus beau, le plus merveilleux des chihuahuas."

C'est plus méta ici. Ca ne dit rien de particulier (le chien est le plus beau c'est une certitude (verbe être), niania) si ce n'est que la phrase est courte comme un chihuahua (on me reproche souvent de faire des phrases longues, c'est pas tendance niveau écriture, monde de l'édition mais je m'en cogne, j'ai toujours écrit comme ça). Du coup, dès la seconde phrase, on retrouve des phrases plus longues. C'est plus un pied de nez. Une sorte de private joke.


Dans mon dernier roman au titre provisoire Les Loups-Garous de Moselle :

"L’avantage quand quelqu’un de votre famille disparaît sans laisser de trace, voire décède, c’est que ses affaires sont enfin en libre service !"

Ca nous dit que le personnage est peut-être un sacré connard (confirmé par ses considérations qui suivent) mais, au fond, ce n'est pas le seul à penser ce genre de chose, sauf que personne n'en parle ouvertement. Qui n'a jamais pensé un jour, surtout enfant : si bidule meurt, je récupérerais ça... Ben ouais, l'homme est un loup pour l'homme comme dirait Plaute, Hobbes et les autres. Et vu que ça parle de loups-garous, ça peut faire sens.

Ca nous dit aussi que le personnage part du postulat qu'il a raison et érige sa vérité en vérité absolue (double verbe être dont un emploi "présentatif")

Voilà, voilà pour ce qui est des trois romans que j'ai sur scribay.
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Sin
"Lundi. 5h30. Le réveil sonne."

Voici comment débute mon roman "Mémento", j'avoue ne pas avoir réfléchi plus que ça à cette phrase, qui n'indique rien de spécifique, si ce n'est le type d'écriture de mon roman, qui se fera sous forme de chronique / carnet intime.
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Julien ~
Etant donné que j'ai rajouté des "prémices" au début de mon roman, je n'avais pas pensé plus que ça à ma première phrase, en y réfléchissant bien, ce n'est pas si mal :)
"Ma mère disait souvent que ce village était une bénédiction des étoiles."
Ici c'est le héros qui parle du village où il a grandit, il y a une certaine mélancolie (renvoi à l'enfance, emploi de l'imparfait) qui se dégage & un soupçon de poésie sur la fin. Un village est un endroit paisible, convivial, un havre de paix,(et refermé sur lui même) seulement, on se doute qu'il n'y est plus. L'évocation de la mère renvoi à l'amour, même s'il est possible qu'elle ne soit plus là (cruel)
Du coup cette phrase reflète bien la personalité d'Aedan, tel qu'elle se forgera au fur et à mesure de ses aventures : un être assez mélancolique, amoureux, et sa vie : belle est cruelle à la fois (dédicace à Indochine) bonne nuit ;)
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Legnaflow
Bonsoir,
Mon roman (https://www.scribay.com/text/1318309219/les-inseparables) commence ainsi : "Je ne sais pas ce qu’il lui arrive tout à coup mais je me laisse guider, sa main glacée à peine enveloppée par la mienne.".
Elle peut traduire un embarras du personnage principal face à cette surprise. Mais aussi la grande confiance qu'elle place en celui qui la guide. Cette phrase peut traduire le froid qui saisit un corps en hiver... mais aussi un mal-être, quelque chose qui ne va pas. Ou bien l'amour. Ne dit-on pas "mains froides, coeur chaud" ? :)
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Gigi Fro
Non ! Je me mérierais d'une main froide ! ^^
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Na Oras
C'est jolie comme première phrase pour commencer un roman. Un peu atypique, je pense que j'irai y jeter un œil plus tard du coup ça m'a intrigué !
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Legnaflow
C'est avec plaisir que je recueillerai tes impressions. :)
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Daegann
Et bien pour Wildcards ( https://www.scribay.com/text/1815214436/wildcards--sf- ) ça commence comme ça :

"Azylis était une ratée, elle le savait : on le lui avait suffisamment fait remarquer jusqu’à présent…"

Ce qui, avec la phrase qui suit, introduit bien le personnage je pense : On l'a toujours considérer comme une raté mais elle ne l'accepte pas et malgré les doutes qu'on lui a mis dans la tête (et une certaine maladresse naturelle), elle lache rien. Et sachant qu'elle est devenu chasseuse de prime de l'espace, ça donne quelque chose de plutôt sympa (enfin j'espère, à vous de me lire et de me dire ;))


Pour Chroniques de Spectres ( https://www.scribay.com/text/1649606547/chroniques-de-spectres ) :

"Cela faisait maintenant trois jours qu'Assaï arpentait les couloirs de la station spatiale Chosoria, pensive"

On commence à la suivre (ainsi que les autres perso de la série) dans un nouveau départ, celui de devenir Spectre (chasseur de prime). Ca commence donc par le moment de doute et de réflexion qui précède ce nouveau départ, quand elle attend la navette qui l'emmènera vers ce nouvel avenir...
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Auteur inconnu
J'ai dû faire les choses à l'envers puisque la première phrase de mon roman (pas encore mis en ligne) c'est "Un bonheur infini."

Et le roman traite très largement de la souffrance humaine, physique comme psychologique, du malheur et du désespoir. Pour ce qui est de l'infini, il se déroule après la mort et à l'aube de la fin du monde, donc là encore on repassera. à l'origine c'est surtout une phrase pour montrer le bonheur dans l'inaction, dans l'état inconscient (pas de verbe ni de marqueur de personne) et dans le renoncement à vivre, vu que le personnage principal est dans un état quelque part entre l'EMI et le stade pré-natal à ce moment-là (sans contexte évidemment ça ne veut rien dire), sauf que comme c'est une phrase qui entame le roman, le personnage va très vite se mettre à agir et... à souffrir, courant après un bonheur perdu qu'il avait pourtant atteint avant même de bouger.

Après la phrase fera très certainement écho à la toute toute fin, les trois derniers mots seront certainement "un malheur infini" et la scène finale telle que je l'envisage sera en stricte opposition avec la première scène, tant dans le contexte, dans le décor, que dans l'état du personnage principal
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Le Molosse
Voici ce que dit la première phrase de mon prologue d'Entre les Portes et les Mondes: "Il faisait froid." XD Laconique hein? ^^
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Castor
"Nous étions six, à nous accrocher les uns aux autres pour ne pas vaciller."
"Nous étions six" : car six est le nombre parfait pour une équipe scoute. Et c’est aussi le titre du roman (ou oeuvre, ou essai de roman, ou .... bref dîtes le moi !)
"à nous accrocher les uns aux autres" : car ils auront besoin de se serrer les coudes.
"Pour ne pas vaciller" : car leurs (més)aventures risquent fortement de les ébranler.
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Sophie Rouzier
"Clara, Clara, Clara, qu'est-ce qu'on va faire de toi"

Voila la première phrase de mon roman (Clara au Guatemala: l'odyssée glamour d'une apprentie globetrotteuse).

On se dit la pauvre Clara, on aimerait pas être à sa place et entendre ça de la bouche de quelqu'un. Et on se demande aussi ce qu'elle a fait pour qu'on lui dise ça.

On a deux infos importantes: le personnage et on sait qu'elle est perçue comme une looseuse. Ça promet :-)
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Aelliusal
« — Non, non et non ! »
J'ai rien à dire dessus, c'est juste... un début de dialogue (déjà entamé) :D
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Parallel
Mon roman commence par une citation qui résume simplement l'atmosphère du livre à elle seule. « La mélancolie est l’illustre compagnon de la beauté ; elle l’est si bien que je ne peux concevoir aucune beauté qui ne porte en elle sa tristesse. » - Charles Baudelaire

Et les deux premières phrases du prologue :
"— Mademoiselle ! On va fermer.
La jeune fille était assise par terre dans un coin reculé de la librairie."

Donc on en déduit que c'est une fille renfermée, qui aime se cacher et se soustraire aux regards. Coupée de la réalité.
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Gregorian
"Et voilà." ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... XD

J'adore ton sujet, ça me fait penser qu'on dit souvent que la première impression est super importante. Et que là... VOILÀ. Si la première phrase est effectivement un manifeste d'intention quant au contenu du roman, qu'elle résume le thème principal, l'essence, la substantifique moelle de nos écrits... Hé bah faudra que je songe à changer cette première phrase xD
Ou à retirer le prologue... Hmmmmm...
*part en reflexion intense sur le sens de la première phrase*
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GoM
Si je prends la première phrase de mon Roman (en cours) : Les Terres Reculées.
"Un mal envahit soudain son corps et de douleur il se réveilla."

D'ailleurs je me demande si la phrase ne devrait pas être.
"Un mal envahit soudain son corps, et de douleur il se réveilla."
L'absence de la virgule un mal courant.

La phrase fait appel à un narrateur autre puisqu'il suit un personnage à la troisième personne.
La douleur c'est la chose qui est et ne nous quitte. Nous naissons dans la douleur. Mais la fin, il se réveilla évoque un état de "Déjà en vie". Donc le mal est un révélateur de la douleur, qui est lui même un rappel de la vie. Ce n'est pas une renaissance, mais un éveil. Une prise de conscience de sa douleur, de sa vie. C'est cet état permanent de notre évolution personnel.
Mais pour être plus terre à terre et coller à l'idée de mon écrit. Je ne voulais pas d'un "il était une fois", je ne voulais pas raconter mes personnages tout de suite. Preuve qu'ils ne sont qu'au début d'un voyage et qu'ils vont évoluer, mais aussi qu'ils ont un passé.
Commencer sans les présenter, c'est pour moi un point important. Cela installe un léger mystère. Les Terres Reculées sont un lieu de survie, donc on commence par un état de détresse. C'est un humain civilisé qui souffre, point important aussi.
Voilà après ça n'a rien de fantastique, le héros se réveil dans un endroit inconnu, c'est un classique en Fantasy. Mais ici, il n'est juste pas amnésique.
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Gobbolino
Effectivement, je pense que la virgule s'impose ^^.
Et l'hyperbate (c'est bien le nom ? je me trompe souvent), c'est pour quoi ??

En tous cas tu as sérieusement pensé à cette phrase. Est-ce que ton personnage est amené à souffrir dans son voyage ? En plus du réveil, je veux dire.
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GoM
Hyperbate, euh comment dire, elle est volontaire et involontaire. C'est à dire que j'ai aimé le sens de cette phrase, son son, son sens, plus que la figure de style. D'ailleurs, je ne connaissais que de nom cette figure de style. Donc volontaire dans le style mais involontaire dans la connaissance et l'utilisation d'une figure de style reconnue.

Pour répondre à la deuxième, mon personnage souffre avant et après. Car ce mal à une cause, disons que la souffrance sera aussi présente dans le récit. Le voyage n'est pas tant une souffrance. Mais il y a des sentiments peu agréable qui vous gardent en vie. Pour ceux qui ont déjà eu une anesthésie générale, le réveil de l'anesthésie évoque ce sentiment là. Le corps prends conscience qu'il peut respirer seule, qu'il peut vivre à nouveau, sortir du végétatif.
Cela s'accompagne d'une douleur, comme se pincer pour être sûr de ne pas être dans un rêve.
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Jeannemrq13
j'adore t'es jeu Gobbo donc moi ma première phrase de mon roman "L'affaire Brinkoff": C'est un collège perché sur une colline, bordé par une rivière aux eaux ténébreuses et par une forêt si épaisse qu'aucun rayon de soleil n'arrive à y pénétrer.

Ca donne le thème ça se passe dans un collège sombre entouré d’éléments naturels qui ont des secrets ce qui en mon sens indique qu'un mystère entoure ce collège.


ps: j'ai une idée qui pourrait être pas mal: on choisit un roman d'un scribayen, on le tag. Et on essaye de comprendre ce qu'a essayer de faire passer l'auteur comme message dans la première phrase de son roman
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Gigi Fro
Pas mal comme idée! Du coup tu pourrais la lancer comme jeu ou on laisse à Gobbolino qui a l'habitude? :)
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Jeannemrq13
Je pensais la laisser à Gobbo c'est elle qui lance les jeu d'habitude
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Gobbolino
Au contraire

1) là je suis occupée à guetter des italiens peu habitués aux règles de vie en communauté (c'est compliqué).
2) Autant faire tourner un peu :D.
3). Je suis encore officiellement en "vacances" jusqu'à demain XD.

Donc by all means, lance le jeu :D
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Jeannemrq13
Bon ok je me lance
J'espère que ce seras pas trop confus
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bertrand môgendre
Drôle de fil.
Analyse de la première phrase de "la femme bonhomme" : En constante lutte intestine, capable de tuer pour nourrir sa progéniture, la renarde capture mulots et campagnols.
Le ton est donné, bucolique, roman du terroir (quelle horreur !), la vie des bêtes ?, ça va saigner (c'est pas faux), c'est la nature (oui et alors ?) tout ne va pas être rose (effectivement). Une variété de choix s'offre à la renarde : un peu de réflexion ou de divertissement. Bref, finalement, en conclusion, pour résumer, la première phrase n'apporte pas grand chose dans ce roman.
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Gobbolino
Bah oui, que voulez-vous mon bon monsieur, j'ai l'esprit de guingois. Ca laisse des traces.
Les bébés renards sont connus pour broyer les organes internes, en plus, c'est gai XD. je pense que tu pointes vers le drame intestin. Je me trompes ?
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Kiel Kinimo
Tiens, c'est amusant, j'ai deux cas extrêmes dans mon cas !

Pour les rêves de l'immodeste, la théorie se concrétise. La première phrase est : « Rien n’est impossible, Nohan. »
ça présente à la fois le monde dans lequel se déroule l'histoire, où l'impossible est uniquement régi par l'infinité des rêves et de l'imagination de chacun, et prévoit donc qu'il peut se passer des choses impensable au fur et à mesure de l'histoire, en plus d'introduire le personnage principal, Nohan, qui s'oppose à cette vérité générale, puisqu'il n'est pas influencé par la magie de l'univers. Mais plus que ça, c'est un dialogue, et non une narration. Leur échange est au coeur de l'histoire, tout comme l'est la relation entre Nohan et sa soeur.


Bref, on se dit "hey, lui il a tout compris, ses premières phrases suivent les règles !"
Puis là on tombe sur Xéniph, où la première phrase est :
"La réunion vient de s’achever."
Nous sommes donc dans un simulateur d'entreprise où les meetings quotidiens sont au coeur de l'histoire, et on s'attend à voir nos héros travailler sans relâche pour approfondir leurs connaissances et transmettre leur niveau d'avancement à leurs camarades, tout cela pour achever un projet ambitieux de... Ah ? On me dit à l'oreillette que tout cela n'a aucun rapport avec la véritable histoire. Beh, dommage !


PS : je note au passage que pour mes bêtises avec Kipix, la toute première phrase que j'ai écrite toutes Kipixeries confondues est "Catastrophes !" donc, tout est parfait dans le meilleur des mondes !
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Gobbolino
Oui, Kipix est hors catégories, je pense. On l'attend toujours d'ailleurs !

La relation entre Nohan et sa soeur étant le moteur de l'action, effectivement, ta première phrase tombe bien dans le cadre. La seconde... Tu t'amuses avec nous, non ? Je sais que tu aimes ça.
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Kiel Kinimo
J'aime bien m'amuser :P
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Aakash Ganga
La première phrase d'Hélène et les aliens c'est :
"Je suis comme les bébés : quand la nuit tombe, j'ai besoin d'un whisky."

C'est pas de moi, c'est le début d'un autre roman dont j'ai oublié le titre et l'auteur. C'est parce que l'histoire est née au fil de séances d'un atelier d'écriture par mail. Le premier thème était de prendre un incipit de roman parmi une longue liste, et de démarrer son texte avec.
J'ai choisi celui là parce que j'aimais bien le décalage un peu absurde généré par cette phrase. C'est le genre d'humour que j'essaye de mettre dans mon histoire.
Mais je ne pouvais pas mettre cette phrase dans la bouche de mon héroïne, ça en aurait fait une alcoolique. Alors je lui ai inventé un grand père, alcoolique et acariâtre.

Après je ne sais pas si ça dit beaucoup de choses sur l'histoire en soi...
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Gigi Fro
C'est marrant cette idée d'atelier d'écriture par mail :)
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Aakash Ganga
c'est super cool pour te forcer à écrire ton texte dans les temps !
mais du coup j'ai du composer avec les thèmes imposés et donc beaucoup improvisé ^^
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Gobbolino
J'adore cette phrase. C'est... terrifiant comme perspective, en fait. Faudra que j'aille lire Hélène et les Aliens, ça a l'air barré (ouin, tant de choses à lire et si peu de temps).

Je crois que ça nous dit que 1) on va bien se marrer dans cette histoire et 2) c'était des bébés de riches, pour avoir du whisky XD
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Aakash Ganga
ou alors des bébés écossais ^^
(je viens de commencer la série Outlander, donc dans ma tête Ecosse = whisky, voilà)

Mais bon, passe quand t'as le temps ^^
Je sais ce que c'est quand on a trop de choses à lire...
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Ivanovababcom
Bonjour à tous,
La première phrase de mon (premier) manuscrit " Arcanes " est : " Je me regardai dans le miroir de la salle de bains ".
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Gobbolino
Et est-ce que ça annonce quelque chose sur l'histoire ?
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Dim
Alors, si je prends la première phrase de mon œuvre en chef (pas chef d’œuvre, mais unique œuvre de moyenne longueur qui soit achevée) GR20 au jour le jour : carnets d’un randonneur, ça donne :
« Pourquoi marche-t-on » ?

Point positif, on sait que ça va parler de marche. C’est quand même vachement utile de s’assurer qu’on ne s’est pas trompé de bouquin quand on veut lire des carnets de randonnée.

Point positivo-négatif : le lecteur est directement mis à contribution. Pour ceux qui aiment l’interaction, ils sont en droit de se poser sérieusement la question. Pourquoi, eux, marchent-ils ? Se sont-ils déjà interrogés sur le sens profond de ces quelques mots ? En creusant plus loin, ils analyseront le côté métaphysique du double sens existentiel de cette simple question. Est-il question de marche usuelle où de marche pour le plaisir ? Finalement, qu’est-ce que « marcher » veut dire ?
Cette première phrase peut également avoir un effet désastreux. Le lecteur qui a juste envie de lire se dira d’amblée : « il nous emmerde celui-là, avec ses questions pourries. Je marche pour avancer, et je ne veux pas lire pour réfléchir ». Ce lecteur-là pourrait très bien refermer le livre.

Point négatif : c’est vraiment très court pour ouvrir les portes des paysages, des sensations de la marche, des rencontres, des difficultés, des joies, des souffrances et des contemplations qu’offre le GR20. Comme incipit on a déjà fait mieux.

Ne parlons même pas de la première phrase du premier chapitre : « Tibidibidiiii … Tibidibidiii … »
Le lecteur paresseux qui aurait sauté le prologue pour gagner du temps pourrait croire que le livre est écrit en une langue étrangère. Il le referme immédiatement. Heureusement, un « allô » salvateur arrive juste après.

Je prends maintenant l’incipit d’un autre texte qui me tient à cœur et qui est en plein cours d’écriture, de l’œuvre « Rond ».
« La bibliothèque de Monsieur Linden n’est pas une bibliothèque comme les autres. »

Ça parle de bibliothèque, donc de livres, et en ce sens, je ne trompe pas le lecteur. Maintenant, en y réfléchissant bien, qu’est-ce qu’une bibliothèque comme les autres ? Déjà, parle-t-on du meuble ou du lieu de location de livres ? Dans le deuxième cas, peut-on vraiment comparer les bibliothèques entre elles ? Une bibliothèque municipale est-elle une bibliothèque universitaire ? Une médiathèque ? Une bibliothèque de Babel ? Une bibliothèque d’école maternelle ? On peut décliner comme ça à l’infini, du coup il n’y a probablement aucune bibliothèque qui soit comme les autres. Tromperie envers le lecteur, je cherche à lui créer un schème mensonger. En gros, je le prends pour un con. Et le pire, je vous jure, c’est que je ne l’ai pas fait exprès :’-(

Bref, conclusion évidente : il faut que je m’améliore en incipit.
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korinne
Pourquoi marche-t-on ? vu que le titre précise qu'il s'agit d'une randonnée, le lecteur ne se demande pas pourquoi nous marchons en général...
Non, c'est une promesse de "révélation" d'un mystère pour ceux (en fin celle dans mon cas) qui ne randonnent pas ! Et ça c'est intéressant ;-)
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Dim
Merci Korinne, tu soulages mon tourment créé par la méchante Gobbolino ^^
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korinne
Mais moi aussi j'ai douté, voir plus bas ;-)
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Dim
Oui, je viens de lire tout le fil très intéressant de cette discussion/jeu. Je pense en effet que tu as bien fait de garder ta phrase en état, elle sonne mieux ;-)
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Gigi Fro
Lol! Le "Tibidibidiii" j'étais habituée à "Dring dring"
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Dim
C'est parce que mon téléphone est "intelligent" ^^
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Gobbolino
J'ai pas encore tout lu, mais moi et ma fourche, on crie au scandal. JE SUIS GENTILLE ! B... d... M..... !! Tu le dis ou je retapes ? ^^
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Dim
(Zut elle va nous faire une crise de gentillesse si ça continue).
C'est pas de ta faute, Gob', c'est la faute du jeu -_-
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Auteur inconnu
"Japon, a notre époque."

On ne peut faire plus simple. ^^
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korinne
Et la deuxième phrase alors ?
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Auteur inconnu
La seconde, comme tout les romans publiés ici, n'est qu'introduction et plantage du décor de base. Avant j'aimait présenter dans les formes le personnage principal et le lieu ^^
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korinne
C'est amusant votre jeu... alors moi la première phrase de mon roman c'est :
"Un instant avant la vie, nous sommes des batraciens pataugeant dans du liquide amniotique."
Sorti de son contexte elle me parait étrange ;-)
Je me demande si "naissance" ne serait pas plus approprié... Bon sang j'étais sûre de l'avoir terminé ce roman et voilà que j'ai un doute.

L'idée c'est :
1 / quoi qu'on fasse en tant qu'humain, on ferait bien de se souvenir d'où l'on vient pour faire preuve d'un peu humilité.
2 / souligner l'incroyable transformation du batracien en mammifère, pour rappeler à quel point "tout est possible".
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Gobbolino
En tous cas, ça mène à la réflexion, à ce que je vois. C'est cool :D.

J'aime bien "un instant avant la vie", parce que c'est plus vague que naissance, et ça pose la question de ce que nous sommes avant. Vraiment vivants ? Un peu quand même ? Quand commence la vie, exactement ?

Bon, c'est une question que je me pose personnellement, donc ça résonne (à défaut de raisonner XD).

J'aime aussi beaucoup l'idée que nous sommes un lot de batraciens un peu trop grands. C'est intéressants. Il faudra que je passe te lire (damn, à chaque fois que je "vide" une oeuvre de ma liste de lecture, j'en rajoute deux...)
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mariedanj
Nah mais avec "liquide amniotique" ça serait redondant de spécifier "naissance" (et c'est prénatal, de toute façon). Elle est très bien comme ça ta phrase.
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korinne
Merci pour ta réponse, j'avais changé du coup vie par naissance, mais je vais garder ma première idée, il parait que c'est souvent la bonne ;-)
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L K
Quel sujet passionnant, je m'étais déjà adonnée à ce petit exercice avec des livres que j'apprécie, et je me demande encore et toujours si cette première phrase a été choisi consciencieusement par l'auteur...
Pour ma part c'est "Un hurlement soudain déchira le silence de la maison"... je doute qu'une analyse au mot pour mot soit très intéressante dans ce cas de figure. Mon objectif était avant tout de plonger directement dans l'action... la toute première, celle qui mène a (presque) tout, puisque ce n'est en fait qu'un souvenir ^^... Quant au vocabulaire utilisé, je pense qu'en effet le silence et le hurlement ont pas mal de place entre mes lignes.
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Gobbolino
Il y a des auteurs pour qui ont a les traces de leur travail, et où on voit qu'ils ont très consciemment travaillé la première phrase. Mais je ne pense pas qu'on puisse généraliser.

Comme je suis relou, je me dois de demander : y-a-t-il des hurlements qui ne sont pas soudains ?
Effectivement, cela dit, ça a le mérite de nous jeter au milieu de l'histoire. Qui a crié ? Pourquoi ? Pourquoi la maison est-elle silencieuse ? On est où ? On est quand ? MON DIEU IL Y A UN CLOWN DERRIERE LE RIDEAU !
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L K
La question qui tue bon sang! ^^' Disons que j’estime que si une personne hurle devant toi, le hurlement en question est un peu moins soudain que s'il est une totale surprise (et que la provenance est inconnue...)
Ahaha ! Non désolée, Chuck Mak Cracker ne s'est pas invité XD, et malgré les faux semblant, ce n'est pas une histoire d'horreur ^^
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CM LE GUELLAFF
A lire les différents échanges, beaucoup parlent du message que chaque auteur place (ou pas) dans cette première phrase. Une question : cela rencontre-t-il celui que le lecteur entend ? Je pense à chaque fois au "confort" du lecteur, il est parfois oublié ou renié. j'ai souvent lu des auteurs qui se disent incompris, je crois que cela y participe. Qu'en pensez-vous ?
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L K
Est-il seulement possible que l'interprétation de l'auteur et du lecteur se recoupe? Chaque lecture est tellement personnelle que cela me semble presque surréaliste (notez ici l’utilisation du "presque"). D'autant plus qu'au tout début d'une œuvre, le lecteur est en terrain inconnu, lorsque l'auteur l'a déjà conquis (et même créé!)
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Gobbolino
Alors, en bonne auteur en possession du badge c...sse élitiste (il est invisible en plus, la double classe). j'ai envie de dire : pas forcément, mais c'est pas grave.

Je m'explique avant qu'on sorte les torches et les fourches. Mais je vous préviens, ce qui suit est mon opinion personnelle, hein. Pas du tout la Vérité Absolue (c'est 42).

Selon moi, un auteur est en général un peu égoïste : il écrit pour lui-même avant d'écrire pour les autres. Bon, un public fournit un joli egoboost, mais quand on creuse au fond des choses, bien souvent, on a commencé à écrire parce qu'on veut raconter une histoire. Pas forcément la partager. La raconter.

A partie de là, l'auteur est dans son petit monde, et se pose la question : qui en possèdera la clé ?

Ma foi : qui sera suffisamment courageux pour suivre le lapin blanc.

Sauf que...

Une histoire est une collection de mots. Les mots sont une sale bande de traîtres, car ils se prêtent bien volontiers à bien des interprétations.
On peut donc trouver dans des histoires bien des choses que l'auteur n'y a pas mises. Ou qu'il n'est pas conscient d'y avoir mises.

Je pense donc qu'il faut accepter qu'une fois qu'on a écrit une histoire, elle ne nous appartient plus entièrement, et que le lecteur a le droit de lui trouver un sens totalement différent en fonction de l'heure, du lieu, de l'humeur, etc.

Ce qu'il faut éviter, à mon sens (et je pense, éviter qu'on se sente incompris d'un côté comme de l'autre); c'est de sous-entendre qu'une interprétation est meilleure que l'autre. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n'est pas forcément l'auteur qui a raison, dans cette affaire, car parfois il ne veut pas voir (suivez mon regard vers moi-même ^^).
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CM LE GUELLAFF
Il me semble que ma question était très ouverte et parlait de cette rencontre, ou pas, entre l'auteur et le lecteur sans faire appel à une quelconque hiérarchisation.
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Gobbolino
Je mentionnais ça juste comme ça, ayant déjà été confrontée à la situation (pas ici, je précise ^^).
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L K
Je suis entièrement d'accord pour l'égoïsme de l'auteur, qui créé une histoire pour lui-même avant tout (je plaide coupable, ne me lynchez pas ^^')
Quant à l'interprétation, le lecteur en a une différente, et c'est très bien comme ça je pense... il n'est pas là pour l'auteur, mais pour l'histoire, et ce qu'il en retirera, lui, personnellement. Et puis, à partir du moment où l'auteur accepte de partager son histoire, c'est bien qu'il accepte qu'elle ne soit plus, que à lui, non? (mince, je crois pas que ce soit français ce que je viens d'écrire...)
Je précise aussi que à l'instar de Gobbolino, ce n'est qu'un avis personnel! ^^
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mariedanj
« La dernière odeur de la mort est celle de la chaux. »
D'abord, ça présente un texte pouetik. +1
Ensuite, ça suggère qu'un jour la mort sera inodore, indolore peut-être, que le deuil passe et que ce qui compte, c'est le vivant. Que même la mort se termine éventuellement et qu'elle est plus longue que la vie. (J'extrapole). Bref... qu'il faut célébrer la vie. (Mais que je suis optimiste.) XD
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Gobbolino
Ouh, c'est beau comme image. J'aime beaucoup. bon, du coup, j'imagine des rangées de corps passés à la chaux dans une nécropole.
Tu as une vue plus optimiste que moi, je pense, mais ça fait chaud à lire :D
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mariedanj
Le problème de cette phrase c'est l'image de fosse commune qu'elle évoque. Pourtant, il n'est rien de tel. Elle déroute pour aller ailleurs.
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CM LE GUELLAFF
Merci Gobbolino pour cette discussion ouverte sur ce sujet. La plupart du temps, on pense incipit. Mais LA première phrase révèle tant d'autres choses ou... rien. Parfois elle annonce un ton, offre un style, et séduit ; on poursuit alors la lecture peu importe l'histoire. Je m'en vais recenser mes "première phrase" de romans en cours.
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Eric Kobran
L'Univers des Possibles : "J’ouvris les yeux."

Effectivement, le roman est une longue prise de conscience, dans tous les sens du terme.

Alors l'anecdote, c'est que j'ai dû passer des semaines sur cette phrase. Car à l'origine, c'était "J'ai ouvert les yeux". Et le reste du texte au passé simple. Il y avait une vraie intention derrière, liée au contenu du roman (en devenir...) mais je me suis tellement pris de remarque sur la concordance de temps que j'ai laché l'affaire.

Pour tout dire, je suis en train de me demander si je ne vais pas repasser à la troisième personne pour ce narrateur... (d'où mon hésitation à publier la suite dans l'immédiat).
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Gobbolino
... Je suis une grosse reloue sur la concordance, mais j'ai envie de dire, si il y a quelque chose derrière, tu as tout à fait le droit de faire une entorse à la règle, hein. L'écriture n'est pas une science exacte.

Bon, ça me donne envie d'aller lire par chez toi, ça. Tant de choses à lire, et si peu de temps XD
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Eric Kobran
Pour la petite histoire, c'est maintenant "Il ouvrit les yeux et il ne voyait toujours rien." :)
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Peter Dussoni
Moi, je me suicide avec ton analyse :p
"Avec courage, Jalen faisait face."

Alors on apprend quoi ?
Que Jalen est le héros ? Ben non.
Il fait face à Quoi ? Un feu ? Un sanglier ? Un être Immortel ? On ne sait pas :p
Donc, la première phrase de mon roman ne veut : rien dire. Merci Gobbolino de me mettre face à tes expériences :X
Mais je t'apprécie toujours autant, hein :x
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Gigi Fro
XD!!!!!!! j'adore ta réponse!!!!!
mais c'est vrai que ça nous induit en erreur car du coup j'attendais ce Jalen!!
moi j'aimais bien le 1er prologue :) (je n'arrête pas de te le dire) tiens analyse-le et tu verras! :)
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NM .L
Bha non, ça veut dire un truc, regarde (enfin lis).
Avec courage: prouve que Jalen se surpasse.
Jalen: c'est le non du protagoniste.
Faire face: c'est qu'il résiste à un truc.
Donc y a bien une analyse.
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Peter Dussoni
Le premier prologue est celui actuellement en place, très chère. L'autre était un essai.
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Gigi Fro
sauf que Jalen n'est pas le protagoniste, NM .L ;P voilà pourquoi Peter menace de se suicider ^^
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Gigi Fro
ahhhh!! moi j'avais lu le truc avec le message
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Peter Dussoni
"retourne tranquillement se noyer"
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Peter Dussoni
C'était un essai :)
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Gigi Fro
ben c'était un BON essai, certifié G. E. !
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Peter Dussoni
Oui, mais il est aussi indispensable de savoir de quel bois est faites Mielle et de découvrir le vaisseau. Ça permet des : mais elle ne peut pas devenir comme ça en parlant detusaisqui. Donc du coup, c'est une surprise quand Tusaisqui rencontre Tusaisqui et lui avoue tout.
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Gigi Fro
OK OK OK ^^ :P (pas taper!)
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Gigi Fro
Qui est Tusaisqui??? ;P allez, je m'en vais!
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Peter Dussoni
Ha mais, moi aussi, je t'aime ! XD
Bon, allez, on arrête de poutrer le sujet de Gobbolino. On trouvera certainement un autre endroit pour mettre le why :D
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NM .L
ah ok... bha Peter Dussoni je te souhaite un bon suicide. Espérant qu'il ne fasse pas trop mal..
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Peter Dussoni
Merci, c'est super sympa :D
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Gigi Fro
Bonne idée! Moi c'est simple! (toujours)
Dans "Le violoniste", la 1ère phrase (que j'ai pris du temps à pondre et je crois que je vais la raccourcir) :

"Franz Schligg était l'un des plus talentueux violonistes du 21e siècle, disciple du grand virtuose, Jakob Shahn."

On découvre : 1) le nom du violoniste en question ^^, 2) qu'il est très bon^^, 3) que l'histoire est contemporaine (car j'ai eu 2-3 étourdis qui étaient surpris de voir apparaître un paquet de cigarettes neutres, croyant que l'histoire se déroulait au XIX!^^ - n'est-ce pas Chuck Mac Cracker et Peter Dussoni) et 4) l'image d'un mentor qui **spoiler** "peut être" a fait de lui ce qu'il est.

Sur mon autre conte / nouvelle "La légende d'un violon" bon, c'est encore maladroit car traduit de l'espagnol où la phrase était plus belle et je n'arrive pas à mettre ce que je veux dire en français :  
"Dans un coin d’une rue sale et poussiéreuse gisait un chapeau."
J'ai voulu décrire la scène et tout ce qui découle du point de vue d'un objet, le chapeau. Je crois qu'il y a une forme stylistique pour nommer ça, mais j'avoue ne pas connaître le nom.
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Gobbolino
Je ne sais pas non plus, mais c'est très joli.
Pour le violoniste, je ne dirai pas ce que ta première phrase m'a laissé à penser au début, tu m'en as beaucoup voulu XD.
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Gigi Fro
XD j'ai déjà oublié!!! ^^ (je ferais bien de ne pas retourner lire tes remarques).
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Dim
Si tu veux tu peux donner la phrase en espagnol, à voir si je peux t'aider pour la traduction ;-)
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Gigi Fro
Je te trouverai ça. De mémoire c'était quasiment du mot à mot.
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Gigi Fro
Dim j'ai trouvé la phrase exacte "Sobre la sucia y polvorienta calle estaba un sombrero colocado en la banqueta a la mitad de una concurrida avenida." Si tu arrives à faire quelque chose de potable, je prends! XD
** et je trouvais ça beau??** ;)
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Dim
Pas facile du tout. Je vais essayer de te donner mon point de vue, ensuite te proposer des traductions. Tu en feras ce que tu veux, je prétends pas du tout te donner une aide objective, mais bien subjective et limitée par le fait que l’espagnol n’est pas ma langue maternelle. Je ne voudrais pas t’influencer à tort.
Dans la traduction que tu donnes, tu perds beaucoup d’informations par rapport à ta phrase initiale. Peut-être que cela sert la suite de ton texte, je ne sais pas, mais en lisant les deux phrases, je n’ai pas la même vision du contexte. Dans ta traduction, j’imagine un quartier glauque et un vieux chapeau abandonné. Dans la phrase en espagnol, il y a cette rencontre entre l’avenue commerçante, éclairée, propre (bon j’extrapole, mais ces informations sont suggérées par « fréquentée ») et la rue sale, et ce chapeau qui traine sur le sol. On imagine donc plus facilement le chapeau de quelqu’un qui fait la manche que juste un chapeau abandonné. En essayant de garder la structure que tu as donnée avec ta traduction, je te propose :

1) Au croisement d’une avenue fréquentée et d’une rue sale et poussiéreuse gisait un chapeau. (Traduction littéraire mais pas trop).
2) Au croisement d’une avenue fréquentée et d’une rue sale et poussiéreuse gisait un chapeau sur le trottoir. (Traduction littéraire mais pas trop, complète mais plus lourde).
2 bis) Sur le trottoir d’une rue sale et poussiéreuse, proche d’une avenue fréquentée, gisait un chapeau. (Bon ça c’est mon interprétation littéraire de cette tentative de traduction).

Tu peux aussi remplacer « gisait » par « trainait », qui diminue cette impression que le chapeau est abandonné. Dans tous mes exemples je n’ai pas traduit « la » par « la », mais par « une » pour parler de la rue sale et poussiéreuse. Je pense que le déterminant article indéfini en français servira mieux la comparaison des deux rues.
Voilà, j’espère que ça aura pu t’aider, si pas au niveau des propositions de traductions, au moins au niveau de l’éclairage des informations qui se perdent. Sinon, désolé pour le faux espoir :-p
Sur ce, ton texte m’intrigue, je pars le découvrir :)
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Gigi Fro
Hello! (ou je dirais Hola!) merci beaucoup pour tes propositions! en effet, j'étais confrontée à une phrase archi lourde en français (c'est souvent le cas XD) mais tu vois, tu as bien saisi ce que je voulais dire en espagnol (bravo!). Et c'est dommage que ça se perde en français (parfois ça m'a fait faire des phrases étranges qui font grincer les dents de mes lecteurs, certains abandonnent au bout d'un moment, mais j'ai fait du nettoyage!!). Je pense que la 2 bis me convient mieux.
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Dim
Content d'avoir pu t'aider ;-)
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NM .L
Oh, je n'avais jamais songé à cela.
Je me suis donc intéressé à mes récits et voilà ce qui en est ressortie.

1 L'amant fait d'écume: "Le trouble ne peut faire oublier la sincérité d'un amour véritable", le personnage principal est amnésique et depuis son naufrage, il fait des rêves étranges qui le ramène à chercher son passé, sa pensée (son amour).

2 La confiserie Bala Yaga: " Survivre n'est pas une fatalité, c'est une évidence, un supplice bien des fois.", deux enfants violentés, méprisés, enfermés dans un sous-sol, ils finissent par se perdre dans une forêt en papier mâcher.

En faite, c'est comme si je posais un micro résumé. Je m'en étais jamais aperçu.
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Gobbolino
Ca marche bien, hein ?
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NM .L
Carrément, c'es top ! Merci Gobbolino...
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Elo Illus
Intéressant...

Du coup j'ai relu la première phrase des trois histoires que j'ai publié sur le site... m'a conclusion, elles veulent toutes garder un certain mystère/secret et révèlent leur sens à la fin.

La première phrase de l'introduction indigeste de mon roman n'est même pas compréhensible (langue inventée) sans en avoir la traduction (qui devrait figurer dans un appendice positionné après l'épilogue).
Celle de ma nouvelle sur le défis "vous avez vu la bête" nomme un personnage important, semble-t-il, qui n'est pas là et dont on ne découvrira l'identité qu'à la fin. Et enfin celle de la nouvelle née du défis "croque-mitaine" est une phrase "d'ambiance" très sommaire.

Pour le roman, clairement préparez-vous du coup à ce qu'on ne vous dise pas tout, pas tout d'un coup, ni clairement... L'un des personnage principal, celui à qui l'on doit cette phrase n'est d'ailleurs clairement pas un bavard.
Pour la bête, c'est plus un clin d’œil à la "je vous ai eus hein!".
Pour le croque-mitaine finalement ça résume l'histoire. Avec cette phrase, si vous y réfléchissez vous connaissez le déroulement et la fin.

Je crois qu'il va falloir encore plus de textes pour se fixer...
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Chuck Mac Cracker
Bon je remet la partie de mon commentaire posté ailleurs ici, du coup :)

Tiens je vais me prêter au jeu de l'analyse avec la première phrase de mon roman: Le Secret de Cracker Hall ( un roman qu'il est trop bien, si tu aimes le fantastique adolescent ancré dans les 80's. Bon tu es trop jeune pour avoir connu, mais ça pourrait te plaire quand même :) )

Le roman débute ainsi :

"La Maison trônait fièrement sur la colline."

Qu'apprenons-nous dans cette phrase courte ? Déjà on parle d'une maison. Pas n'importe quelle maison, puisque j'utilise une majuscule. Cette Maison donc n'est pas ordinaire et va donc être au coeur du récit. Vrai. tout va tourner autour de cette maison. deuxièmement j'utilise l'adverbe fièrement qui doit t'interpeller. Ce mot s'adresse normalement à une personne. un objet n'éprouve pas de fierté. Cette maison si. On peut donc la considérer comme un personnage et par la même occasion constater sa singularité par rapport à une bâtisse classique.

Le mot "trônait", maintenant. Dans la même idée, on imagine par ce mot un roi, ou plutôt ici, une reine. Encore une relation avec une personne et non un objet. De plus, le mot suggère une présence forte accentuée par la "colline". Qui dit colline, dit hauteur et donc surplomber quelque chose.

En résumé, on a une maison singulière, personnifiée comme une personne et non un objet, une structure sans vie. Elle semble avoir une présence forte sur les lieux alentours. Nous avons déjà un pied dans le fantastique quelque part...

Voilà, c'était la minute analyse de Tonton Chuck. Moralité: chaque mot est essentiel pour véhiculer ce que tu veux faire passer, ressentir au lecteurs :)
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NM .L
J'adore ton analyse. La phrase semblait si simple et tout d'un coup, on a 15000 informations sur cette Maison. C'est trop fort. Je suis sûre que c'est une maison épouvantable...^^
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Peter Dussoni
Je vous déteste, toi et Gobbolino :p
" Part se suicider tranquille, tout seul "
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Chuck Mac Cracker
Ah ah. C'est une maison particulière, dirons nous, Nocmyst :)

Mon cher Peter, ce n'est pourtant pas une analyse très pointue que j'ai fait. XD
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Peter Dussoni
Certes, elle ne fait que 28 lignes. xD
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Gobbolino
OUI ! Merci Tonton Chuclk, 20/20. Et je dois dire, on n'est pas déçus du voyage dans la maison... Ouhlala. VIVEMENT LA SUITE. D'ailleurs, tu t'y mets, au lieu de répondre à des jeux idiots ? XD


... Et Peter arrive et tacle par derrière, mesdames et messieurs !
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Chuck Mac Cracker
Mais qui a lançé ce jeu (pas si idiot que ça XD) ?
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Dim
Chouette jeu ! Je vais essayer ça ce week-end, à mon avis ça risque d'être rigolo (et pas forcément de donner l'envie de lire mes œuvres ^^).
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Lucas Dalva
En fait, je suis pas un grand fan de cette analyse. C'est un peu comme une interdiction au plot twist, comme une affirmation de la continuité toujours, comme une incitation à la normalisation. Et j'ajouterai comme un refus de l'interprétation propre au lecteur.

Comment combler mon envie de paradoxe si je dois croire vraiment ce que me dit cet auteur sur cette première ligne ?

D'ailleurs, c'est un peu ce que j'ai fait en travaillant la première phrase de mon roman :
"Elle écrit, là."
Des petits mots qui veulent pas dire grand grand chose de base, mais qui, mis en relief dans un incipit, peuvent en dire beaucoup plus.
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Gobbolino
C'est tout l'intérêt d'avoir des règle, ai-je envie de dire : donner envie aux gens de tourner autour. Sinon, c'est pas drôle. :D. tu as tout à fait le droit de jouer avec.
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