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Quand ça finit mal...

par Totoj  il y a 1 an

Hello les scribayen(ne)s,

Une question flotte dans ma tête depuis un moment et je voulais la partager et débattre avec vous.

Premièrement aimez-vous les histoires qui finissent mal ? Deuxièment pourquoi ? Et enfin, en avez-vous déjà écrit ?

Pour ma part, je trouve que c'est quelque chose qui sort de l'ordinaire (ou alors j'ai pas assez lu ou vu ces histoires), surtout lorsqu'on ne s'y attend pas. J'hésite encore à en faire une de ce type. Je ne sais pas vraiment comment la chose est perçue côté lecteur. J'en ai déjà fait une qui ne se termine pas comme on l'espère mais j'en ai fait une sorte de fin ouverte avec possibilité de suite.

Le débat est lancé ! :)

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Valkyr
L'important pour une fin est qu'elle soit surprenante, après, qu'elle finisse bien ou mal, j'ai envie de dire peu importe, l'essentiel est d'être surpris (ou ressentir quelque chose autre que "Trop prévisiiiiiiible" =)
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Méliné D.
Je suis d'accord le ressenti est plus important que la facon dont ça finis. Même si on pressent que la fin ne peut pas être heureuse pour tel ou tel raison ou pour tel ou tel personnage, il est quand même important qu'elle nous surprenne.
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Méliné D.
Même si je sens la tragédie venir, ou sais que je lis ou regarde une tragédie, je ne peux pas m'empêcher de me sentir frustré à la fin de l'histoire parce que je m'étais attaché à ses personnages et que je voulais le meilleur pour eux! (exemple: le dernier train pour Busan).

Mais de là à dire que je n'aime pas ça... Je pense, comme beaucoup, qu'une fin doit être justifiée quelle soit bonne ou mauvaise. Je ne cours pas particulièrement après les fins triste ou joyeuse.
C'est super dur d'écrire une fin satisfaisante en tout les cas. Je n'ai jamais écris de fin qui finissent mal (je finis difficilement mes textes) mais j'ai déjà envisagé des fins tragiques pour mes personnages principaux avec le méchant qui s'en sort.
Dans la vrai vie ce n'est pas toujours le gentil qui gagne
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Lysandra
Personnellement, je dirais que ça dépend de mon humeur et des nouvelles qui seront passé aux infos dans les derniers mois. Donc autant dire qu'en ce moment je penche plutôt vers les "happy end". Mais comme pour les autres, le principal c'est que ça colle avec le reste de l'histoire.
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Lou Ainsel
Personnellement, j'aime la logique :D
Pour tout dire, ma seule œuvre terminée publiée sur Scribay (hors défi) est très loin d'avoir une "happy ending" ^^' Mais je pense que si j'en avais mis une cela aurait été le comble du mauvais goût et de l'illogisme ^^' Car tout le récit laisse contempler une chute.
Après, une "sad ending" doit être logique aussi. Il y a aussi des fins plus "neutre" avec une ouverture pour une suite un jour peut-être et où le sentiment est mitigé entre tristesse et joie, car la curiosité est alors encore un peu là.

Néanmoins, je crois que les seuls endroits où j'ai jamais vraiment lu des sad ending, c'est dans les drames et tragédie. Mais dans les autres genres, finalement, c'est plus rare. Après, une fin dramatique alors qu'on s'attendait à un dénouement heureux : je l'ai souvent vu dans des histoires d'amour qui, lorsqu'elles atteignent enfin l'apogée et la joie de "l'amour"... voit un drame arriver tel une fatalité. Ces fins, bien amené, sont poignantes. Mal amené, elles peuvent dégoûté d'un récit. Aussi, je comprend la timidité de certains à mettre une "sad ending" quand rien ne le laisse présager ^^'
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moonbird
Ici, je te propose le récit de Véro sur la tante Eléonore, si tu aimes les "sad ending" (après tout dépend du point de vue ;) je n'en dirais pas plus.
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Lou Ainsel
Et bien, j'irais lire ça avec plaisir. Après, je ne suis pas spécialement amatrice de "sad ending". Je suis amatrice de fin logique et qui suive la continuité de l’œuvre ou/et qui l'embellisse :)
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CoralDickinson
J'aime les histoires qui finissent mal autant dans les livres qu'au cinéma. Malheureusement, je n'en trouve pas souvent, c'est comme si les auteurs et scénaristes n'osaient pas aller au bout et tuer leur protégoniste. J'ai même à présent horreur des films d'épouvante où tous les personnages crèvent sauf le héros... y'en a marre, y'a pas de raison pour qu'il s'en sorte! (esprit sadique en mode ON ^-^).
La fin de mon roman "la vampire de Prague" ne sera pas disneyland alors j'espère que les lecteurs ne seront pas déçus :-)
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moonbird
Idem je te propose le texte de @Véro@ sur la tante Eléonore.
Si tu aimes les films à suspense/épouvante qui ne se finissent pas toujours bien, je te conseille la série "Destination Finale" (c'est pas tout jeune (une dizaine d'années) mais ça reste toujours efficace.
La franchise "Saw" devrait te plaire également.
Fin ouverte pour mon roman : ni Disneyland ni Destination Finale ;)
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CoralDickinson
Oui je connais bien ces films (la série Saw m'avait bien fait donné la nausée à l'époque LOL). J'avais beaucoup aimé aussi le film "Drag me to hell", je ne sais pas si le nom est le même en français car je l'avais vu à l'étranger à sa sortie. J'avais adorée la fin et le pari des scenaristes de ne pas finir sur une note positive ou édulcorée :-)
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The_Terrible_Twins
Si le fait que ça finisse mal sert l'histoire, oui. Mais si c'est juste pour "faire chier le lecteur" y'a pas beaucoup d'intêret. Tout comme faire une happy end juste pour faire une happy end c'est pas super. Tout doit être pensé, même la fin de son histoire.
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Neru
Bonjour ! Tout d'abord une histoire qui finit mal ne me dérange pas, pas plus qu'une histoire qui finit bien. Pour moi, c'est pas vraiment le fait de savoir si la fin est positive ou négative pour le héros mais de savoir si cela reste cohérent avec le reste de l'histoire. Je préfère qu'un auteur clôture son œuvre sur une mauvaise fin dans le but de garder la cohérence de son histoire, plutôt que de continuer au risque que l'intrigue et les personnages en souffrent. Bien sûr cela dépend de l'histoire et de ces personnages. Voilà pour moi :)
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Rosyplum
Très bon sujet, et intéressant avec ça !
Personnellement, je pense que tous les lecteurs aiment être surpris. Donc puisque les histoires qui se finissent mal ne courent pas les rues, je les accueillent à bras ouverts.
Néanmoins, je trouve qu'il faut que ce soit bien mené. Si par exemple, le futur-mort échappe à la mort de justesse, on finit comme sur la fin d'un roman, et du plus grand des hasards il se retrouve embroché dans le dernier chapitre ou l'Epilogue, tant que c'est bien écrit, agréable, pas trop délirant (même si perso, c'est mon dada), tout peut fonctionner.
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moonbird
A la lecture des commentaires, je dois être un ELNI, car des romans dont l'histoire se finissait mal, j'en ai soupé ;(
Cependant comme je n'ai pas aimé, je n'ai retenu ni le nom de l'auteur, ni le titre du livre ; destination le Mont Oubliettes pour moi ! Donc je ne pourrai pas t'aider sur le coup ;)^^
Après tout est questions de point de vue (de l'auteur et de chaque lecteur) :)^^
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Nicolas Raviere
moonbird : Et concernant les films ? ^^
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Nicolas Raviere
Rosyplum pointe justement sur le coeur du problème : la surprise. C'est ce qui devrait compter avant tout avant le : ça finit bien, mal, en queue de poisson... Personnellement ce que je recherche le plus dans une fin, et c'est assez rare, c'est qu'elle remette en perspective / en question toute l'oeuvre (d'une certaine manière, l'oeuvre n'est pas finie, puisqu'elle remue encore en nous et qu'une autre lecture est possible)
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moonbird
Nicolas Raviere je suis d'accord sur le principe. Par contre quand je trouve que ça finit en queue de poisson (ou mal, mais l'ayant vu venir à des kilomètres à la ronde (du coup, passage en mode fin du livre pour voir si ça vaut la peine que je continue de lire...), j'ai du mal à remettre en perspective !
Pour les livres que j'aime bien, j'ai beaucoup moins de mal ;)^^
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Gigi Fro
J'adooore les fins qui finissent mal! Les happy ending à la con de Disney m'ont gavé de mon enfance et poussé à écrire :) (au moins une bonne chose).

2 exemples qui m'ont marquée en fin tristes sont Le procès de Franz Kafka et Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley.

Après une fin peut être triste pour un personnage et pas un autre ou une fin ouverte peut être triste (ou pas).

Je t'invite à lire mon oeuvre (https://www.scribay.com/text/1829395638/la-legende-d-un-violon) pour un petit exemple ;)
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Nicolas Raviere
Je ne vais pas faire un pavé, mais oui, j'aime les fins qui finissent mal ! (Et les fins à double lecture, mais c'est un autre débat). Je trouve qu'il y a trop de fins qui finissent bien et le pire, c'est qu'elles sont souvent attendues et consensuelles. Ces fins ont le don de m'énerver (avec les fins en queue de poisson).

Du coup, comme j'aime les fins qui finissent mal, une certaine forme de logique me pousse à faire en sorte que cela se termine souvent mal dans mes romans, nouvelles voire dans les écrits de mon carnet. Une chute, ça fait aussi penser à quelque chose qui tombe et quand on tombe, souvent, on se fait mal.
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Jeannemrq13
j'aime bien les histoire qui finissent pas comme on s'y attend malheureusement trop peu de livre sont comme ça. Ensuite personnellement j'ai du mal avec les fin trop ouverte quand il y a trop de possibilités cela en peut laisser un gout amer.
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Totoj
C'est compréhensible oui, il faut quand même guider le lecteur vers une voie de réflexion, pas une autoroute ^^
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Jeannemrq13
effectivement le problème avec le livre que j'ai en tête c'est qu'il n'y a pas qu'une question sans réponse il y en a au moins trois. après je ne critique pas les fins ouvertes dans mon premier livre par exemple il y a possibilité de s'inventer la suite mais juste entre deux voire trois choix sur un seul et unique point

pour répondre a ta dernière question je n'en ai pas écrit mais j'ai vraiment envie mais pour l'instant j'écris un roman et j'en reprend un autre donc je vais de voir attendre un peu. Mais j'ai écrit une fin ni joyeuse ni triste cela dépend de la vision de chacun
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ChrisH
Hello ! Moi aussi je préfère les films et livres qui se terminent bien en général sauf quand l'histoire ne s'y prête pas : parfois le happy end est impossible, ou alors ça fait faux, il y a des cas où ça doit mal finir... Et je trouve que ce n'est pas facile d'écrire des histoires qui se terminent mal, pour moi en tout cas c'est compliqué ! Je l'ai fait une fois et ça m'a fatiguée, ça m'a demandé beaucoup d'énergie... ;0)
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Gobbolino
Les histoires d'amour finissent mal en généraaaaaal ! (les Rita Mitsuko sont dans vos têtes, maintenant.

J'ai l'impression qu'une question sous-jacente à ce débat est "qu'est-ce qu'une bonne fin ?". Une bonne fin, selon moi, de jeu McEgo, c'est une fin qui satisfait le lecteur ; l'intrigue a été résolue, c'est bon, on peut passer à autre chose (sauf cas des fins ouvertes, ou des cliffhangers à la fin des séries télé, mais même dans ces cas là, l'intrigue principale est en générale résolue avant la fin).

Donc, est-ce qu'une fin peut "mal finir" ou être triste. Ma foi oui. Pour les cas les plus extrêmes, la mort permet toujours de refermer l'intrigue principale. Est-ce que personnellement j'aime ? Si ladite fin arrive dans la continuation de l'intrigue, OUI, sans aucun souci. Au contraire, c'est quelque chose qui est bienvenue, si je puis dire, car après tout, dans la vie réelle, il y a somme toute peu de happy ends, et cela permet d'avoir des fins un peu plus réalistes.

Ce qui me fait d'ailleurs penser qu'il existe un genre ENTIER dédié aux fins malheureuses : la tragédie. Or la tragédie avait un rôle bien défini dans le théâtre antique : celui d'éveiller les passions des spectateurs pour leur permettre de s'en purger. Une fin malheureuse a donc un pouvoir de catharsis, et est également fédératrice. En partant de là, c'est aussi une manière de signaler, dans les mythes et autres, qu'une transgression mènera à une fin malheureuse (osef si après ça rebondit sur toute ta famille, hein, t'avais qu'à pas pour commencer).

Cela me fait penser également à un exemple célèbre : Dickens et Great Expectations. (Attention, spoiler). Je ne sais pas si tu as lu le livre, Pour résumer rapidement : le héros est Pip, un jeune garçon orphelin de naissance, recueilli et élevé sans amour par sa soeur, la femme du forgeron. Deux rencontres dans son enfance vont influencer le destin de Pip. D'abord, à ses 8 ans, il est attrapé par un forçat en fuite, et forcé de lui apporter des vivres. Ensuite, à 12 ans, Pip est choisi par une vieille femme riche et excentrique de la ville voisine, Miss Havisham, pour devenir le compagnon de jeu de sa fille adoptive, Estella, qui est une pauvre gosse, élevée par Miss Havisham pour détester les hommes et leur briser le coeur, Miss Havisham voulant se venger par procuration du fiancé qui l'a quittée devant l'autel.

Pip grandit, désespérément amoureux d'Estella, pour le plus grand bonheur de Miss Havisham, vu qu'il ne pourra jamais l'avoir, étant le frère de la femme du forgeron.

MAIS.

Un bienfaiteur anonyme se manifeste aux 16 ans de Pip (si je me souviens bien) et indique qu'il lui laisse une fortune, à condition qu'il acquiert une éducation. Pip est persuadé qu'il s'agit de Miss Havisham, qui, ayant une certaine affection pour lui, a décidé de faire de lui un homme digne d'Estella. De nombreuses péripéties plus tard, Pip se voit ruiné, et finit, dans les dernier chapitres du roman par mériter sa fortune, notamment en allant travailler à l'étranger. Il apprend également que son bienfaiteur était le forçat, qui avait réussi à fuir en Australie et voulait prendre sa revanche sur la société anglaise en y introduisant un gentleman qu'il aurait façonné, et que Estella ne lui a jamais été destinée. Au contraire, Miss Havisham la marie à une brute afin de briser le coeur de tous les hommes amoureux d'elle, dont Pip.

Et l'on arrive ainsi au dernier chaitre de l'histoire, où, dix ans plus tard, Pip se promène en ville avec son neveu, le fils du forgeron et de sa nouvelle femme (la méchanceté a fini par étouffer la soeur de Pip). Et il croise Estella. A ce stade, le lecteur anglais, qui suivait ses aventures depuis plus d'un an dans le journal n'en pouvait plus. Est-ce qu'enfin, après tant de douleur, Estella et Pip allaient se retrouver ?

Eh bien non. Estella pense que le neveu de Pip est son fils, qu'il est marié et heureux, et qu'elle n'avait qu'à saisir sa chance quand elle en avait l'occasion, et elle s'en va. Il est fortement suggéré qu'elle quitte son mari qui la bat et épouse un médecin, ce qui est une forme de déclassement social pour elle. Bref, une fin pas gaie du tout.

Et les lecteurs de l'époque ont détesté. Ils ont envoyé tellement de lettre au journal, que Dickens a fini par écrire une fin alternative, où Pip et Estella se retrouvaient devant les ruines de la maison de Miss Havisham et, peut-être, prenaient ensemble un nouveau départ (la fin reste ouverte, Dickens avait, si je me souviens bien, la haine, de devoir la changer, il ne voulait pas donner au lecteur tout ce qu'il voulait non plus).

Donc un bon exemple de fin qui ne fonctionne pas. Pourquoi ? Parce que pour les lecteurs, qui avaient donc vécu plus d'un an aux côté de Pip et d'Estella, une fin où ils ne seraient pas ensembles était impensable (Pip passe quand même plus de dix ans à être éperdument amoureux d'elle, et Estella, bien qu'elle soit plus réservée dans l'expression de ses sentiments, est quand même partiale à son sujet, au moins à la fin, si je me souviens bien).


Pour répondre à la fin de tes questions : n'ai pas encore écrit de fin triste / qui finit mal, mais les options que j'ai pour Malou sont : Doux-amer / ça va mal se terminer cette affaire / dis moi quand c'est fini que je rouvre les yeux / Tout le monde meurt. Donc ça ne sera pas joyeux joyeux. Mais du moment que la fin clôture l'histoire (à l'exception des fins ouvertes, qui donc clôturent l'intrigue), alors peu importe qu'elle ait goût de miel ou de bile.
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ChrisH
Nos réponses se sont croisées, je viens de la lire et tu as bien détaillé !!! Oui, il y a des fins qui se doivent d'être heureuses, d'autres qui se doivent d'être tristes et d'autres où peu importe.... Mais j'ai du mal à l'expliquer, et je vois que tu as donné un super exemple ;0) C'est sûr que quand on est très très attaché à des personnages, impossible de faire une fin malheureuse ou alors il faut se préparer à la colère des lecteurs, brrrr...!!!!
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Gobbolino
Héhé, oui, les lecteurs de l'époque étaient particulièrement vindicatifs, en plus : comme ils avaient un chapitre par semaine, commentaires et spéculations allaient bon train, et aucune possibilité de regarder sur Internet pour avoir des spoilers.
Après, ce qui est intéressant pour cette fin, c'est que somme toute, il s'agit d'une "bonne fin" pour Pip. Il a fait fortune, honnêtement, et vit une vie morale en compagnie de personnes qui l'aiment sincèrement. Mais c'est une tragédie pour Estella.

Je te rejoins sur le fait que certaines fins doivent être triste. Prenons un autre exemple : le Seigneur des Anneaux : l'histoire entière raconte la fin d'un âge. Elle ne peut donc se terminer que sur le déclin et la mort. Personne ne se plaindra du destin de Frodo et Bilbo, contraints de quitter ce monde pour aller aux havres gris, usés par le pouvoir de l'anneau même après sa disparition, car cela opère dans la continuité de l'histoire. Il aurait été ridicule de sortir un Happy End d'un chapeau.

D'ailleurs, je me faisais cette réflexion en regardant Le Dernier Bar Avant la Fin du monde, un film anglais (ça a son importance). Je ne sais pas si tu l'as vu, mais l'histoire est la suivante : un ancien groupe d'amis se réunit quelques 20 ans après qu'ils aient fini le lycée. Le but : mener à bien le baroud d'honneur qui les as tenus en échec leur dernier soir de lycéens : aller boire une pinte à chacun des douze bars de la ville.

Le film commence un peu comme une chronique du désenchantement : ces hommes ne sont plus des ados, ils ont évolué, ils ne s'entendent plus si bien, les gens de la ville ne se souviennent pas d'eux, etc. Bref. Il s'avère assez rapidement qu'en réalité, des extra terrestres ont investi la ville, et ont remplacé les gens qui ne sont pas d'accord avec ça https://www.youtube.com/watch?v=cmW2DhexRLw (je te mets la bande annonce, elle vaut mieux qu'un long discours, en fait).

or, je me souviens avoir fait la réflexion (je ne te dis que cela sur la fin, pour le reste ça vaut le coup de regarder, si tu aimes les films anglais) que si ça avait été un film américain, les personnes remplacées auraient été stockées dans un coin, et auraient pu être libérées à la fin. Comme c'est un film anglais (je trouve les anglais beaucoup plus pragmatiques, en général, selon la phrase de Pratchett : there isn't a way things should be. There is a way things are, and what you do with it), les gens remplacés le sont pour de bon. Pas moyen de revenir en arrière. Pas moyen de les sauver. Trop tard. Ils sont morts. Même comme ça, le film atteint une sorte d'happy ending, mais je ne t'en dirais pas plus XD.
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Gobbolino
Edit : pour rebondir sur ton propos (désolée, j'adore ce sujet) il y a effectivement des histoires dont nous sommes prévenus du début qu'elles finiront mal, par exemple Les Mésaventures des Orphelins Baudelaires, dont il est dit dès les premières lignes que le livre va très mal se finir. Et la fin de la saison 1 de la série netflix reprend très bien cette idée (ATTENTION SPOILER, si je puis dire) anglais : https://www.youtube.com/watch?v=zJMFP-Rz2gkv=AJ5z1r-kubI / français : https://www.youtube.com/watch?v=-TbO_6yPB6U

Edit : du coup j'entend la chanson en français pour la première fois, et la version anglaise colle plus à mon propos. Le titre est "It's not how the story goes", ce qui veut bien dire ce que ça veut dire. Même si la traduction française est une bonne adaptation.
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ChrisH
Wow le film "The world's end" a l'air complètement barré !!!!!! Faudra que je regarde ça à l'occasion >_<
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Jeannemrq13
je suis d'accord un film américain (la plupart de temps) a une happy end parfois complétement tiré par les cheveux. Pour moi il vaut mieux quelque chose de logique (mais surprenant) qu'une fin joyeuse sorti d'un chapeau
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Hana Ys
Débat intéressant ^^

Pour ma part j’ai une préférence pour les histoires qui finissent ni mal ni bien avec un épilogue nuancé et/ou ouvert. Une fin comme ça donne une touche de crédibilité/réalisme à l’histoire.

Mais si je devais choisir entre une bad end et une happy end je choisirais la première. Je n’ai rien contre les happy end, mais j’aime être surprise par une fin et c’est rarement le cas quand la fin est strictement heureuse.

Je ne sais pas si cela « sort de l'ordinaire », mais il est vrai que j’ai parfois l’impression que dans le monde du roman il y a une règle tacite qui nous contraint au happy end… Peut être que dans la globalité les lecteurs préfèrent finir sur quelque chose de positif surtout si les personnages sont malmenés dans l’histoire. Certaine personne se plonge dans la lecture pour oublier les tracas quotidien d’une vie difficile, et préfère sans doute lire quelque chose porteur d’espoir, de lumineux et réconfortant.
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Totoj
Justement c'est une fin avec de l'espoir à la fin. Qui dit juste que la bataille est perdue mais pas la guerre. J'avais prévu plusieurs suites à mon oeuvre (je n'arrive pas encore à la classer en nouvelle ou roman :p).
J'ai moi même été triste en écrivant la fin mais j'ai ajouté une petite touche d'espoir juste avant le point final.
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Stéph Loup'tout
C'est vrai que beaucoup d'histoires finissent bien... mais une fin heureuse peut surprendre et être originale aussi :)
Par exemple, dans une histoire de chevalier, de princesse et de dragon (vraiment le truc bateau quoi), on s'attend à ce que le chevalier tue le dragon et épouse la princesse, mais la fin peut être tout à fait différente et surprendre sans faire mourir le chevalier par le dragon ! Le chevalier pourrait par exemple s'allier au dragon et enlever la princesse qui refuse ses avances etc.
Je pense aussi que le point de vu influence pas mal la fin. Par exemple, j'ai un faible pour les livres où l'on ne suit pas un "héros" mais un "méchant". Alors, ce personnage tue, massacre etc. Mais comme c'est lui qu'on suit depuis le début, comme on sait pourquoi il est devenu comme ça et qu'on le comprend malgré tout (et même souvent on l'envie : qui n'a jamais imaginé tuer quelqu'un qui le faisait chier ? bah ce personnage-là ne s'en prive pas et avec lui on ressent une petite vengeance personnelle ! XD) ; bref, tout ça fait que s'il meurt, c'est une histoire qui se finit mal, alors qu'en prenant du recul, on peut voir que le "méchant" qui tuait tout le monde sur son passage a été défait par le "gentil chevalier sauveur". Techniquement c'est une bonne fin, le bien triomphe du mal etc. Mais ce n'en n'est pas une vu que le "héros", c'était le méchant ! :)

En terme de fin, celles de la série Chair de Poule m'ont énormément plu : on ne peut pas dire que cela se finit bien, car les histoires s'achèvent toujours sur un revers ! Le héros qui a triomphé du fantôme s'aperçoit que ce dernier n'était pas le seul à hanter sa maison, ou bien l'un de ses amis se retrouve possédé... *^* Pour le coup, ce ne sont pas des fins heureuses ni malheureuses, les héros sont vivants, simplement ils se retrouvent dans une situation délicate et généralement périlleuse... :)
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Hana Ys
Totoj : Je pense que c’est plutôt bien de laisser une lueur d’espoir à la fin, ça évite de tomber dans le trop sombre sans aucune nuance. Moi aussi j’ai plusieurs fins possibles pour mon (court) roman en projet. Trois pour être précise, dont une vraiment noire que je pense écarter.

Stéph Loup'tout : Je veux bien croire qu’il existe des romans avec une fin purement heureuse, originale et surprenante, mais je ne suis encore jamais tombé dessus. Jusqu’à maintenant j’ai toujours été plus ou moins déçue de ce genre de fin.

J’ai aussi un petit faible pour les « méchants », les vrai ^^

Justement c’est ce « bien qui triomphe du mal » prédominant qui me pose problème.
Durant mon adolescence tous les romans que j’ai pu avoir entre les mains avaient ce genre de fin, répondant à une obligation de moralité : le bien doit l’emporter, point. C’est frustrant car ça nous prive de multiples réflexions.
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Totoj
Toutafé !
Il est temps que les méchants et autres badass reprennent du poil de la bêbête ^^
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Stéph Loup'tout
Je pense aussi qu'on devrait sortir de cette guerre stérile entre bien et mal... car c'est une représentation très caricaturale de notre monde. Il n'y a pas de méchants purs ou de gentils purs (ou alors si, mais ils ne représentent qu'un très faible pourcentage de la population), il y a des conflits d'intérêts et d'opinions ^^
C'est pour ça que j'adore les romans où on suit des "méchants" (je vais bientôt lire Elric d'ailleurs ! *^*). Souvent, ils ont eu une enfance malheureuse ou alors ils tuent pour protéger quelqu'un qui leur est cher ou encore parce qu'ils ont une autre vision que celle du "gentil". Dans un livre ou un animé, je sais plus, le méchant voulait détruire le monde pour éradiquer les conflits et les guerres et tout recommencer à zéro. Là du coup, on comprend. Il a une vision différente de la vie et de l'avenir et il pense agir au mieux. Tandis que le héros, généralement, veut conserver l'ordre du monde tel qu'il est, parce que bon, même s'il agonise, on l'aime bien ce bon vieux monde ! XD Un autre "méchant" voulait éradiquer la race humaine car il croyait que tous les problèmes venaient d'elle (je suis assez d'accord avec lui pour le coup, même si il y a du bon aussi dans l'humain x) ).
Un livre doit faire réfléchir, il doit questionner le lecteur sur ce qui est juste, sur ce qu'il croit, sur le monde qui l'entoure et enrichir son point de vue. Alors un livre dont la morale c'est "le bien triomphe du mal", ok mais, comme l'a dit A.Eydis, c'est décevant. Cela nous apprend quoi ? Qu'il vaut mieux être tout gentil, croire en ses rêves et tout ? mais aujourd'hui personne ne peut vivre comme ça : dès qu'on se montre trop gentil, que ce soit au boulot ou en cours, on se fait soit exploiter soit humilier (ça dépend aussi, mais c'est mon ressenti ^^). Au collège et même au lycée, bercée par toutes ces histoires de bien et de mal, j'ai vraiment essayé d'appliquer ça en vrai, en étant toujours hyper gentille et positive. Le truc c'est que ça marche pas comme ça, faut aussi savoir se montrer un peu égoïste, faut aussi savoir dire non ou avoir de la répartie. :)
Puis, on est d'accord, un héros classe, ok, un méchant classe, c'est trop badass ! *^*
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Totoj
Je vais te répondre par un autre anime que je regarde en ce moment et que je conseille vivement c'est "My Hero Academia". Dans celui-ci, il y a un méchant badass (Stein pour ceux qui connaissent) qui veut éradiquer les "mauvais héros". Pour lui ceux sont ceux qui sauvent les gens uniquement pour le business et non par conviction. Je trouve ça classe et je suis même d'accord avec ça façon de penser. Un héro n'est pas un héro s'il ne pense pas d'abord aux autres.
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Stéph Loup'tout
Pas mal comme débat ! *^*
Perso, je déteste les histoires qui finissent mal ^^ Lorsque je prends un livre, j'ai envie de m'évader, de rêver, pas de pleurer et de me sentir mal. Je trouve qu'il y a déjà tellement de drames autour de nous et tellement d'événements qui nous touchent directement (comme la mort d'un proche, les échecs etc...), donc pour moi un livre ne doit pas se finir de manière triste. Si la fin est triste, je me sens comme trahie ^^". Après cela dépend des livres aussi, c'est sûr que si on commence à lire un livre qui traite de maladies graves ou de meurtres, forcément, on peut s'attendre à une fin triste, mais comme j'évite ces livres, si un roman d'héroïc-fantasy s'achève par la mort du héros, même si c'est une mort superbe, avec un sacrifice et tout, je me sens mal :)
Après, j'ai été tenté une fois de terminer une histoire avec la mort du personnage principal, parce que cette histoire est née d'une idée précise qui, pour s'accomplir, m'obligeait à tuer le perso... mais, finalement, j'ai réussi à conserver le sacrifice tout en épargnant mon personnage ! *^* J'ai aussi eu une idée d'une nouvelle qui ne se finissait pas bien, mais les nouvelles à la limite me gênent moins, car c'est plus court, on a pas forcément le temps de s'attacher aux personnages, alors que dans un roman, souvent avec plusieurs tomes, on s'attache forcément aux héros...
C'est parce que je n'aime pas les histoires qui finissent mal que je lis souvent la fin d'un livre avant de l'avoir fini (et parfois même commencé) ou même la fin du dernier tome d'une série avant d'avoir achevé le premier tome, juste pour savoir si cela finit bien ou non ^^".
Je préfère nettement les fins ouvertes, car, étant optimiste de nature, je peux me convaincre que cela se finit bien :p
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Totoj
Je comprends. Et une fin qui finit mal mais qui te laisse entrevoir une sorte de porte ouverte vers quelque chose de moins triste, tu en penses quoi ? :)
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Stéph Loup'tout
Hum, cela dépend de la grandeur de la porte et comment ça se finit mal :) si par exemple, le héros meurt, mais qu'on entrevoit la possibilité qu'il se réincarne ou se voit attribué une autre chance, ou même s'il peut revenir en mode fantôme... ça me va ! :)
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Totoj
Dans mon cas, ce n'est pas le héros qui finit mal mais son environnement des suites de ses actions.
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Totoj
Bien que j'ai envie de faire une autre histoire où c'est le héros lui même qui finit mal (volontairement ou non).
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Stéph Loup'tout
Hum, dans ce cas je pense que ça passe car "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" (retour de l'éternelle optimiste XD). Donc si le monde agonise autour du héros suite à ses actions, je me dis qu'il peut toujours trouver une solution :)
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Clem Laysler
Un débat, i here !
Tout d'abord, il faut savoir qu'une fin sera différente entre les différents thèmes de l'histoire. Une histoire d'amour n'aura surement pas la même fin qu'une histoire d'horreur. On peut appeler ça un pallier de fin, et ce pallier peu être soft (Pédro et Sandra ce quitte mais heureux) comme infiniment triste (Pédro a du écouter Despacito et Sandra, est morte étranglée avec une bouteille d'eau). Bref, il existe des multiples fins, mais finalement, es-ce qu'on s'en fiche pas un peu ?
Reprenons, une fin, ça justifie tout ce que tu as écris avant. Donc, si l'histoire reste cohérente et passionnante, tu peux avoir une fin de merde (#Divergent3). La fin représente le final d'une boucle, donc si tu parlait toujours d'amour et de sexe dans ton histoire, il ne vaut mieux pas faire une fin où il sont mort d'un terrible chute.
Pour ta première question, on s'en fiche de mon avis.
Deuxième, parce que mon avis, on s'en fou ^^
J'ai déjà écrit des fins horrible comme des bonnes fins. Mais la vrai question que tu dois te poser est : Quelle fin serait la meilleur, pour mon scénario comme mes lecteurs, pour cette histoire ? Et c'est ici que tu peux imaginer le bien... comme le pire ;)
Allez, bonne chance pour la suite ^^ Et bonne lecture des pavés en dessous et au dessus de moi !
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Totoj
Merci pour ton retour, tu as tout à fait raison sur la cohérence de la fin par rapport au contenu. C'est justement ce que j'ai fait dans l'oeuvre où il y a une mauvaise fin. Je l'ai fait pour sa cohérence mais aussi car j'en avais prévu des suites au cas où cela plaisait.

Je vais ressortir une phrase Geek (Beerus-sama si tu m'écoutes) mais qui est géniale : "Avant la création, il y a la destruction." ^^
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moonbird
Bonjour

Je suis sûr que tu vas avoir pas mal de monde qui va te répondre qu'ils aiment ce genre d'histoire, mais pour ma part, je ne suis pas fan des histoires qui se terminent mal (dans ce cas là autant regarder le monde actuel... pas besoin de se plonger dans un livre/film ;)
Je dis ça, car j'ai déjà lu des romans qui se terminaient ainsi (d'autres se terminent sur une queue de poisson, mais ça c'est un autre débat ;)
Parfois, j'ai senti la fin arrivée et j'ai été directement à la conclusion et mon sixième sens ne m'a pas trompé : le livre se terminait mal pour le personnage principal...
Une fin ouverte ne me dérange pas (que ce soit le lecteur qui décide si ça se termine mal ou bien) car le lecteur s'il est dans une période optimiste peut toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
En tout cas soit c'est moi qui n'ai pas de chance, soit c'est toi, mais des livres qui se terminent mal, j'en ai lu pas mal ! (par contre comme je ne les pas aimé, je serai incapable de te donner les noms :)^^

Voila ma petite pierre sur l'édifice.
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Totoj
Je comprends ton point de vue. Ce que j'aime bien dans ce genre d'histoire c'est la claque et le fait d'en demander encore (non je ne suis pas sadique XD). Comme lorsqu'un personnage secondaire meurt alors que tu le trouvais cool. Ca fait chier mais tu l'as quand même apprécié.
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moonbird
un peu comme dans "Bazaar" de S. King (on ne peut pas dire que ça déborde d'optimisme d'ailleurs ce livre, mais la fin reste ouverte donc...
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moonbird
ça se confirme : beaucoup ici aiment les histoires qui se terminent mal ;)^^
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