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Techniques d'écriture et rituels

par Nicolas Raviere  il y a 1 an

Quelles sont vos techniques d'écriture, notamment pour écrire un format long ? Vos rituels ?

Si vous en avez, sont-ils quotidiens ? Avez-vous abandonnés des techniques / rituels et si oui, pourquoi ?

Je veux tout savoir (enfin, presque tout ;)). Il n'y a pas qu'une seule façon d'écrire, je souhaite connaître la vôtre et ce peut-être intéressant de confronter les visions (dans le respect bien sûr).

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MaddyMoon Rhodian
Lorsque je me décide d'écrire, je prends près de moi, écouteurs, crayon et papier (c'est pour les notes). Je m'installe sur mon canapé face à mon ordi, enclenche la musique et me mets à taper mes textes.
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Nicolas Raviere
Simple, mais efficace :)
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ensom_drøm
Étant donné que j'adore écouter de la musique, je me suis souvent retrouvée avec un tas de petits germes d'idées qui ne demandaient qu'à pousser dès que je me mettais à écouter un morceau que j'aime particulièrement bien...

Ensuite, le temps que l'idée devienne plus que cela, je ré-écoute en boucle la chanson. Mais si je suis interrompue (ce qui arrive souvent *regarde avec reproche ses parents et son chat*) tout s'écroule, ce ne sera qu'une simple idée, que je pourrais éventuellement exploiter plus tard.

Sinon, je suis plutôt instinctive. Jamais réussi à faire le moindre plan x) Pour moi, l'écriture reste un plaisir. Si je me mets à me donner des consignes, un cadre à respecter, j'ai l'impression que mon esprit se vide et qu'il n'y a plus rien d'amusant. En format long, je prends beaucoup de temps, mais je n'essaye jamais de me forcer (j'ai déjà essayé et le résultat est catastrophique, j'ai l'impression d'écrire comme un gosse de 4 ans)...
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Nicolas Raviere
Ce que tu dis me semble juste, j'ai l'impression et ça revient souvent qu'il ne faut jamais se forcer. Y a des auteurs confirmés ou non qui ont une discipline régulière, je me suis toujours demandé ce qu'ils font si rien ne sort (coucou l page blanche), se forcent-t-il malgré tout ? Et si oui, que font-ils une fois que c'est écrit, surtout si ça va pas ? J'imagine que c'est au cas par cas.

Etre interrompu, c'est terrible, je confirme, ça nous sort un peu comme d'un espace privilégié, qui est nécessaire, d'une bulle (que tu créees entre autre avec la musique)
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ensom_drøm
J'avais vu un article il y a longtemps parlant des rituels les plus étranges ou excentriques que pouvaient avoir certains auteurs (je me souviens que Haruki Murakami, par exemple, se lève à 4h et écrit pendant six-sept heures d'affilé, tout en écoutant de la musique... et un autre n'ayant qu'une heure d'écriture le soir après une journée extrêmement planifiée -du genre 2h à jouer avec les enfants, 1h pour manger, etc) donc oui, j'imagine que chaque auteur a son petit truc. (edit : peut-être ça https://podio.com/site/creative-routines)

Après, lorsque j'ai ce fameux syndrome de la page blanche, plutôt que de rester frustrer devant mon écran, je préfère soit faire une pause soit écrire un autre chapitre qui ne me pose aucun problème, ensuite, parfois ça débloque ce qui me posait problème.
Je déteste être interrompue xD du coup je m'enferme dans ma chambre, je prends une grosse couverture pour hiberner, et je reste là jusqu'à ce que mon esprit soit vide de mots.
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Nicolas Raviere
Ecrire le matin au réveil, si tôt, c'est vraiment particulier. Beaucoup écrivent au soir, voire la nuit, en revanche.
J'ai vraiment du mal avec l'idée d'emploi du temps, m'est avis que c'st l'écriture qui nous cherche, pas nous qui devons la chercher, même si y a des techniques pour (que j'utilise volontiers, on est pas à une contradiction prêt).
Les boules quies c'est pas mal sinon pour s'isoler mais faut éviter (bruits internes désagréables), je les utilise quand les voisins passent la tondeuse.
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Nicolas Raviere
Je viens de voir la routine de Balzac : WTF ! Il se lève à une heure du matin pour écrire jusqu'à 8 heures, dort une heure et remet ça... 0-0 merci pour le lien !
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Expos-ito
C'est inhumain d'écrire la Comédie humaine (90 ouvrages).
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Nicolas Raviere
Il a meme pas une plage branlette, pourtant il paraît qu'il était libidineux le bougre ^^
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Auteur inconnu
J'essaye d'abord de bien choisir le titre et la description de l'histoire. J'ai abandonné plusieurs livres uniquement parce que ces deux paramètres étaient mal choisis, j'étais vite à cours d'inspiration.
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Nicolas Raviere
Un choix crucial, mais ça peut se changer, un titre et un résumé, non ?
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Ophélie Parise
J'avoue que je n'ai pas de méthode organisée. Je fonctionne à l'instinct. Dès que j'ai une idée, je la note. Ca peut être n'importe où : à la terrasse d'un café, en train de faire les courses, en promenade etc... Les idées surgissent comme ça. Ensuite, pour les mettre en forme, je m'isole et je me "jette" dans l'histoire. Et parfois, j'ai l'impression que mes personnages s'échappent, prennent le contrôle et que je ne suis plus qu'une simple copiste... ;-)
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Nicolas Raviere
L'essentiel, c'est que tu y trouves ton compte dans le faire et qu'ensuite ça tienne la route :) C'est bien l'instinct aussi. Après j'ai l'impression que plus l'oeuvre est longue, plus c'est difficile de rester dans l'instinct. Qu'en penses-tu ?
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Ophélie Parise
C'est bien possible oui puisque plus on avance et plus il va falloir tenir compte d'éléments concrets qui se sont ajoutés au fil du récit ^^ Je vais avoir l'occasion d'expérimenter puisque je me suis engagée dans une oeuvre de longue haleine :-)
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Nicolas Raviere
Bon courage alors dans cette entreprise. N'hésite pas à partager.
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Expos-ito
@Liadha@ quoi qu'il paraisse, les personnages ne trahissent jamais l'histoire, tout au plus l'intention de l'auteur.
Je crois qu'il faut écouter son histoire, la difficulté de son auteur à la poursuivre parfois, vient de son refus de renoncer à son intention première. Alors écrit la jusqu'au bout avant de la lire attentivement.
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Ophélie Parise
C'est pour ça que je les écoute et que je laisse l'histoire se dérouler...très loin de mon intention première d'ailleurs ;-)
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Nicolas Raviere
On peut aussi se créer sa propre méthode, par expérience.
Pas fan des méthodes clé en moi non plus, mais bon, on est tous différent, ça marche peut-être pour certains. Certains ont de bonnes astuces, ceci dit, quelque soient les paroisses, cf plus bas.
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Nicolas Raviere
Ah c'est particulier ça. La plupart du temps j'écris la fin en même temps que le début, juste le dernier paragraphe, mais le chapitre, c'est bizarre, j'ai l'impression que ça enferme beaucoup. Du coup, je comprends que ça ait tué ton inspiration. Tu te perds jamais quand t'écris un roman ? ou tu procèdes à rebours, tu te relis, et du coup, tu continues sur la base du déjà écrits, mais avec instinct ?
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Nicolas Raviere
Je trouve ça intéressant comment tu le formalises, je comprends chaque étape de ce que tu dis, y a des choses comme les personnages, les thèmes ou autre qui peuvent nous mener, au lieu que ce soit nous qui menons les histoires. Parfois, quand c'est vraiment fictionnel, j'ai l'impression d'être un peu comme un relais, et de dire ce que je dois dire avec mes "armes".
T'as déjà essayer d'écrire un peu comme du conte philospophique ( de manière contemporaine ou non), où la fiction sert vraiment les idées, pour voir ce que ça donnait.

Enfin dans le process j'ai l'impression qu'on peut avoir plusieurs places, qui peuvent parfois permuter (créateur, décideur, suiveur etc)

Le roman obligatoire, c'est intéressant aussi, je me demande si c'est une étape obligée : comme toi, j'en ai un, également, le premier (qu'une connasse en caravane m'a volé mdrrr). C'était une merde auto-fictionnelle aussi, qui avait eu le mérite d'avoir traumatisé ma prof de français... Le bon vieux temps ^^
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Auteur inconnu
Pour écrire et tenir la longueur, il me faut un contenant que je moule à la forme de ma nécessité, celle qui sera le propos même du texte. Sans lui, elle s'avortera informe, sans elle, c'est un oeuf vide qui coulera entraînant son utérus dans sa débâcle.
Pour écrire il me faut ce corps là, et la solitude sereine de le ressentir, de guetter le moindre changement qui s'opère en lui. Il me faut ce temps de rien où c'est mon corps entier qui se vide pour se remplir de tout. Et ce temps de rien peut être long, il peut être si court aussi. Cela dépend.
Ensuite j'écris à rebours.
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Nicolas Raviere
Oh le premier paragraphe et sa fin oeuf vide utérus, sur quoi suis-je donc tombé. J'aime l'idée. Trouver ce corps peut sembler abstrait, ça l'est pour moi, tout comme je comprends, enfin je sais pas. Enfin tout cela renvoie à nos discussions.
Par contre, écrire à rebours, j'aimerais bien des explications. Qu'entends tu par là ? (J'imagine que tu ne parles pas de A Rebours mdr)
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Auteur inconnu
J'ai un rapport au corps particulier de part mon métier et ma profession. Comme dit expo, j'ai une écriture plus sensuelle et sensorielle que textuelle.

Le à rebours veut dire que je m'écris, dans tous les sens du terme. Comme j'écris de nécessité, je m'adresse souvent dans ce que j'écris ce que je dois en lire. Du coup je trouve le contenu du chapitre suivant en creusant tous les indices que j'ai laissé traîné malgré moi dans les précédents. Je fais pas exprès mais j'y trouve mon compte, je sais que c'est comme ça que ça se passe pour moi, je fais alors avec. L'avantage est de permettre une articulation quasi impeccable d'un chapitre à l'autre et surtout une cohérence d'histoire et de déroulé tout aussi impeccable.
Par contre ça me force à remonter en arrière pour savoir la suite que la plupart du temps j'ignore moi même. Mais ça me dispense d'un plan parce que si je tente de respecter un plan, c'est pas la peine, ça sort des clous. Et puis ça induit une autre façon de lire, de me lire. Mais que j'applique aux autres aussi du coup, pour cela que les auteurs ici cherchent mon regard, je lis comme peu en sont capables, ça m'a donné ma capacité d'analyse, ma capacité à extraire du texte tout ce qui s'y dissimule, à forcer tous les niveaux.
C'est ça écrire à rebours : savoir se lire pour pouvoir écrire.
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Nicolas Raviere
Je comprends ce procédé, qui fait sens, qui a de très gros avantages, mais qui peut être périlleux pour certains (déjà on a pas tous la même conception et de comment écrire une histoire, et de comment l'écrire). Tu n'as jamais essayé d'écrire avec des jalons (pas un plan) c'est à dire : poser une fin, et quelques étapes seulement, nécessaires, et procéder dans ta manière de. Généralement, c'est comme ça que je travaille, détestant les plans (je les trouve chiant et castrateur), retournant en arrière comme toi pour les indices, mais de ce que je connais de toi, c'est à dire le panseur, je séquence plus, quand toi tu es dans le déroulé.
Après savoir se lire, c'est autre chose :)
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Auteur inconnu
Si. j'ai tenté les jalons, j'ai tenté le plan, j'ai tenté les techniques d'écriture. ça marche pas. La seule technique que je retiens est le sens poussé à l'extrême. Le sens dans tout ce que contient le texte : de la structure globale de l'oeuvre, sa narration, jusqu'à la plus petite virgule.
Cette écriture à rebours, je l'ai pas choisie, c'est comme ça, et c'est comme ça que j'arrive à finir une oeuvre.
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Nicolas Raviere
Alors dans ce cas, il faut continuer ^^ t'as de la chance d'avoir trouvé ta "méthode".
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Auteur inconnu
Pas sûre que la chance y soit pour quelque chose.
Tu te souviens qu'on te dit d'écouter ton histoire. ça va avec. Si tu t'écoutes, tu creuses, tu trouveras ton propre schéma qui va ressortir comme tu trouves tes thèmes ou tes sujets, comme tu peut aussi trouver tes manques, ce que tu contourne.
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Nicolas Raviere
Oui, cette expression chance est un peu débile en effet, mais t'as sûrement compris ce que je voulais dire ^^
C'est de l'immersion, de la plongée, je pense à ça, maintenant.
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Auteur inconnu
Maos pour plonger il faut le corps et qu'il contienne une chose qui mérite de se creuser.
Sans l'un il n'y a qu'un bourbis informe, sans l'autre il n'y a rien à creuser
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Nicolas Raviere
C'est la condition sine qua none
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Auteur inconnu
Et sinon t'as pas un texte à dérouler justement ? ^^
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Nicolas Raviere
Ouais, j'ai un texte à dérouler (et un à enrouler), j'ai continuer mais y a des choses qui me chiffonnent dedans et j'ai eu une semaine de taf intense (48 h, un repos aujourdhui et je rempile pour deux jours, du coup, suis pas dans le moove)
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Auteur inconnu
Qui te chiffonnent ? Tu m'en parles ?
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Nicolas Raviere
Disons que j'ai écrit la suite via une ellipse, pour embrayer sur autre chose, mais cette ellipse pour dire telle chose, je l'ai déjà utiliser dans une autre oeuvre, du coup, j'ai réécrit, mais y a deux trois endroits qui me font tiquer (du reste, avant aussi, y a une ou dux phrases qui me faisaient tiquer, mais c'était la longueur des phrases, là c'est plus le "choix" des mots qui se sont imposés). Premier couac. Après c'est présentable, je pense.
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Auteur inconnu
Que tu l'aies déjà utilisée pour une autre oeuvre, en quoi est ce un problème ?
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Nicolas Raviere
Disons que j'utilise beaucoup les auto références, voire citations, les palimpsestes etc mais là du coup je trouve que c'est un peu trop et que ça fait surplace et réchauffé. Après les deux oeuvres n'ont rien à voir.
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Mais si tu as ressorti un truc C'est peut être ta redondance, ou l'une d'elle. Alors a réécrire, peut être mais a creuser aussi.
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Nicolas Raviere
Oui, je vais y réfléchir encore un peu, pour ça que je ne poste pas. J'ai revu un peu aujourd'hui, c'est le brouillard !
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Youg
J'ai un rituel, si je puis dire. À chaque session d'écriture, je me fais couler un mug bien rempli de café. Je n'en ai pas spécialement envie, mais bizarrement ce mug posé à côté de moi quand j'écris me rassure.
Il me sert de jauge d'efficacité. Parfois je l'ai entièrement bu sans avoir pu écrire un seul paragraphe. Si il refroidit au point qu'il en devienne désagréable d'en boire une gorgée, c'est signe que j'ai bien bossé :)
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Nicolas Raviere
C'est un de mes rituels aussi, mais avec le thé.
C'est très vrai ce que tu dis sur l'idée de jauge, on y pense pas forcément mais comme tu dis : si c'est froid, c'est bon signe, et thé café, ça reste buvable :) Je valide !
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Expos-ito
La technique...je crois qu'on la cherche pour faire de ce qui fut rencontres inopinées un rendez-vous. J'ai écrit des post-it comme on se cogne à de l'invisible. J'ai écris, avant d'ambitionner, sur un petit carnet au coin de la terrasse d'un café, seul.
Seul, c'est cela pour moi la condition première du rendez-vous, la solitude. Personne et rien. Pas de musique, pas de livre, pas de paysage, pas d'avec et pas d'autour, même pas de corps, ce dernier posé comme un sac. Il faut inviter le néant pour accueillir l'être.
C'est un aguet. C'est une pêche.
Puis, parfois ou pas, vient un mot, une petite phrase, qui tremble notre surface. Il faut saisir, il faut tirer, il faut tenir, il faut saigner sa main, et puis ça lâche d'un côté ou l'autre. Ce qui en reste, il faut le mettre en bouche, le mâcher, pour...parfois...de son jus se donner l'ivresse et au retour à sa rivière affleurer le mot suivant, et...saisir, tirer...jusqu'à n'en plus pouvoir. Au corps revenue, on sent une étrange fatigue si l'on songe à son assise, il me faut l'allonger. J'ai parfois l'impression d'avoir perdu des points de vies, si bien qu'il m'arrive d'en fuir le combat.
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Nicolas Raviere
Une manière de faire pas à pas, une sorte de rituel qui s'improvise au fil du temps ; je vois ça comme ça de ce que tu en dis, et non d'une technique. Tu nous décris là ton expérience d'écriture et nous donne la sensation d'en être un peu. Une approche sensitive, et organique. Ca me plait !

Il faut inviter le néant pour accueillir l'être : j'aime cette formulation, ce qu'elle sous-entend (vous avez 4 heures). Je te trouve poète, vraiment, dès lors que tu commentes (et porte au délà des textes, quand cela touche l'écriture) et je me répète mais tu devrais de cela faire quelque chose, parce que ça parle, ça ouvre et c'est beau. J'ai essayé de lire tes rois mages (2 fois) et le début me résiste, j'ai l'impression de ne pas lire la même personne, que c'est très cloisonné par rapport, autrement dit, je ne retrouve pas ce que je sais de toi quand je lis tes commentaires et je n'y pénètre pas (encore ?) Est-ce que c'est une bonne chose, une mauvaise chose ? Je ne sais pas, mais c'est perturbant (tout comme le fait que tu commences le récit par une puce héhé et que je ne comprends pas ce choix ;)). Mais je reviendrai.

A la fin les points de vie / Combat, c'est très jeux vidéos. J'aime ^^
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Expos-ito
Le QRM c'est mon manuscrit fondateur, mon d'où et par quoi.
Je le sais illisible, d'une main tremblée comme tout manuscrit. Je crois que pour supporter un manuscrit il faut une proximité avec son auteur. Et si je ne m'y ressemble c'est normal, ce fut le lieu de ma métamorphose. C'est mon manuscrit et tout le reste m'est venu des rencontres qu'il suscita, en réponses. Je dois le finir, je me le dois et aussi à une poignée d'autres, avant de le recommencer de ce que j'ai appris du lecteur. Et ferais en revenant à sa condition d'alors. Mon carnet et solitude.
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Nicolas Raviere
Je sais qu'il faut le lire ainsi (nos conversations), il va falloir que je remonte ainsi le fleuve sans doute, au fil et à l'envers.
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Hel
Je réfléchis, et je crois que ma technique la plus constante est que je n'en ai pas. J'ai des périodes où je tente de nouvelles choses, des projets où je me tiens à une certaine façon, où viennent peut-être des "rituels" mais cela va de paire avec un certain projet, avec la façon dont ça le sert, rien d'ancré, de fixé, et j'assimile plutôt cela à des expériences, des découvertes, des tentatives. [ d'ailleurs quand je dis je me tiens à une certaine façon, ce n'est pas exactement forcé, ou se tenir, c'est plus des essais, des recherches, comme on passerait de la sanguine au fusain ]
Je n'ai pas d'heures précises, pas d'endroits précis, bien que j'ai pris un peu plus l'habitude et surtout le rythme du clavier et que j'écrive du coup principalement à mon bureau, mais j'aime et peux tout autant écrire dehors, ça c'est plutôt de l'ordre de suivre le mouvement des saisons.
En réfléchissant plus, j'ai peut-être plus des rituels. Par exemple j'aime et me sens mieux pour écrire quand mon bureau est en ordre. Et je m'y sens mieux et y écris mieux depuis qu'il a une identité ( nouvel appart, nouveau bureau, donc ça a pris un temps pour qu'il me corresponde, j'aime bien avoir des objets que j'aime à portée, que se soit incarné, intime que ça plaise à mon œil. Donc du coup l'espace a une importance d'une certaine façon, comme je peux me sentir tout aussi bien sur un bout d'herbe au soleil.
Passé un moment je lisais pas mal de bidules, sur les façons des auteurs, pour trouver une régularité. J'ai compris après, que cette régularité n'était pas la mienne. Qu'il me faut des états d'esprit suivant ce que j'écris, avant (y a pas si longtemps) je les cherchais, tentais de les provoquer, maintenant je suis plus sereine, il me semble qu'il vaut mieux laisser venir, qu'avec le temps j'ai mieux la réflexion de ce qui doit s'écrire. [ ce qui n'est pas une science exacte non plus, puisque je peux perdre autre chose en route, mais j'en finis à me dire que ce qui ce perd, alors, n'était pas essentiel, que ce qui restera (d'essentiel) s'écrira, l'est sûrement pour me rester empreinté] [et que parallèlement j'ai une écriture plus instinctive que réfléchie, mais cela s'applique quand même pour le fond des longs projets, la conduite, la symbolique qui s'affine en route ]
Voilà, à peu près, il y a peut-être des choses auxquelles je ne pense pas, ou qui ne me viennent pas de suite évidentes, je veux dire on en a peut-être qui sont tellement intégrés dans notre façon de faire, qu'on ne les considère pas comme technique/rituels.
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Nicolas Raviere
Merci pour ton témoignage, Hel, même si une partie de ce que tu dis, je te conçois comme ça :)

Le rituel de la liberté sous atmosphère protectrice ^^

Je te rejoins sur pas mal de chose. L'atmosphère est méga importante, je comprends ton besoin de t'approprier un lieu / d'être bien dans un lieu, quand je déménage par exemple, ou par quelques part, il me faut pas mal de temps pour me sentir en phase avec le lieu, sinon, je peux pas écrire. Même un changement de pièce nécessite une adaptation. Se mettre en phase avec.

Les états, je connais ça aussi, ça porte, j'écris chacun de mes bousins dans des états précis, essayer de les trouver, ça porte déjà moins, d'un côté, ces états sont garants d'une tonalité, d'une singularité, de l'autre j'ai l'impression que ça peut fragiliser l'oeuvre : une baisse de régime, et ça se sent dans le dire.

Il y a des choses auxquelles tu ne penses pas hihih
Ton petit rituel : l'ancrage dans la répétition ^^ héhé


Lire des bidules sur les façons de l'auteur, c'est toujours intéressant pour se cultiver, voire formateur, mais pas certain que ce qui marche pour X fonctionne pour Y. Pareil la régularité, c'est pas bon pour tout le monde. Je vois ça plus comme un point obligé, un travail, de mon côté, ça me gène. De toute façon, la création échappe à toute formule toute faite, clé en main, et je crois que tu fais partie de ceux qui l'ont bien compris :)
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Hel
C'est ça une petite tendance Into the wild tant que ça dépasse pas les limites de mon jardin.
Je ne vois pas du tout (dutoutdutout) ce que tu veux dire par ancrage de la répétition ! :p
Ah c'est marrant que tu aies ce rapport aussi au lieu, à l'espace.
(et arrête d'appeler tes écrits des bousins !)
"De toute façon, la création échappe à toute formule toute faite, clé en main, et je crois que tu fais partie de ceux qui l'ont bien compris :)"
Oui et à la fois je crois que plus que de techniques, il est important de s'ouvrir à toute forme, à ce qui fait, comment, (en dépassant le spectre purement littéraire pour ma part), ça reste la meilleure technique, la curiosité, et la nourriture de l'esprit.
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Nicolas Raviere
héhé t'as un problème contre les bousins ? ^^
Ce mot m'amuse pour parler de mes éjaculations :)


Plus sérieusement, je sais pas pour toi, mais de mon côté, y a comme une symbiose avec l'espace. L'année dernière, pour la première fois de ma vie j'ai écrit dehors, bon c'était dans mon jardin, pas loin de la porte fenêtre, encore chez moi un peu. J'ai besoin de sentir comme une unité mais dans la temporalité, c'est assez particulier, un peu comme la méditation au fil du temps sauf que là c'est des jours / semaines,et avec ça et la solitude, je peux m'abstraire, être en phase, alors que ce que j'écris est jamais lié au lieu, mais c'est mental. C'est ça je crois qui ouvre mon esprit. J'ai toujours eu besoin de ça pour écrire, même gosse, quand j'écrivais c'était dans ma chambre. Et seulement dans ma chambre.
L'ouverture, la curiosité, c'est la meilleure formation, et c'est ce qui génère.
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Hel
J'ai rien dit (parce que tu vas surenchérir si je dis, je sais, mais j'aurai bien dit quelque chose).

Oui je vois ce que tu veux dire, l'image de la méditation me semble bonne, la symbiose aussi, je le vois dans le sens où j'aime être dans un environnement agréable, après j'ai pas tant besoin de m'isoler, j'adore écrire dans les jardins publics par exemple, je le faisais en tout cas beaucoup quand j'habitais à Lyon, un peu moins ici, mais c'est une formidable source d'inspiration, j'ai écrit beaucoup de nouvelles comme ça, ou bâtit des personnages, suffit de regarder, il se passe toujours plein de trucs, y a toujours "un personnage" ou des détails qui se prêtent à en bâtir un. J'aime bien mon bureau, ceci dit, parce que je l'ai façonné un peu comme mon univers *doityavoirquelquechosedeladolescenceattardéelàdedanssûr* et c'est déjà peut-être une façon d'entrer dans l'écrit, la créativité même vu que j'y bricole un tas de choses.
On a besoin de nos cocons finalement.
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Nicolas Raviere
Oh l'observation aussi c'est important parce que c'est du matériau et cela peut donner l'élan. C'est sur ce point que toi et moi on se différencie : de mon côté, je le fais en détaché, pas en "immersion", faut que ça travaille en moi comme en "lecture seule". je m'explique. Avant, je prenais pas mal le train, je (re)gardais beaucoup de choses : des traits, des expressions, des histoires que j'inventais pour faire de la personne un personnage, cela vivait en moi, et y restait, puis j'écrivais là-dessus plus tard dans mon "cocon" ou ma grotte (ca ressemble plus à des grottes où je vis mdrrrr). Je le fais pour tout, je prends l'exemple du train car c'est un concentré dans l'espace temps, un espace un peu "hors la vie" contrairement à ce que tu vois quand tu marches, travaille, fait tes courses, ou tu es plus "dans l'action".
Y a rien d'adolescence là-dedans, c'est un truc hors âge je pense, on le fait juste d'une façon différence aux différents moments de notre vie, mais c'est vrai qu'ado on est plus "baroque" ^^.
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Hel
en tout cas ton sujet m'a donné envie d'écrire un truc sur mon rapport à l'écrit, son évolution, tout ça, je vais laisser maturer
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Nicolas Raviere
Tu me balanceras le lien quand tu l'auras écrit, ça m'intéresse. Faut que je continue le ruban, aussi pendant qu'il est encore en ligne. Le temps fait défaut en ce moment.
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Reverence
Un rituel... Alors déjà ce qui est important pour moi lorsque j'écris mon roman, c'est de ne jamais m'arrêter à la "fin" d'une idée. Par exemple, comme je n'ai pas de plan détaillé de ce que je veux écrire, il y a certains passages que j'écris un peu par improvisation, instinct ou inspiration soudaine. Mais surtout, je fais en sorte de ne jamais m'arrêter à un endroit où je coince niveaux idées, parce que c'est un très bon moyen pour mettre plusieurs semaines avant de m'y replonger. Donc j'essaie toujours de m'arrêter au milieu d'un passage que je sais comment écrire, en posant quelques notes, comme ça j'y reviens plus vite. ^^

Après, j'écris aussi très souvent en musique. Il m'arrive de prendre quelques minutes pour trouver la bonne musique qui saura me mettre dans l'ambiance de la scène que je veux écrire, et alors là, ça fuse.
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Auteur inconnu
J'ai une écriture assez instinctive, l'histoire est d'abord crée en esprit à partir de peu d'éléments. Je l'invente un peu n'importe quand et où: dans les transports, pendant le boulot et surtout avant de m'endormir, puis elle est jetée en prise de note sur un support quelconque. Ensuite je la réécris au propre avec des mots entiers sur papier (j'aime le papier). Puis je la tape sur ordinateur avant de la passer au correcteur
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Sayeed Hememali
J'écris dans les transports. Evernote doit être l'une de mes applis les plus utilisées avec FB, Wikipédia, Firefox, Deezer et les dicos (Wikitionnaire, dico de synonymes, vatefaireconjuguer et WordReference). Curieusement, mon imagination n'est jamais aussi fertile que lorsque je suis sous pression.

Je poursuis le travail à la maison sur mon ordinateur. Les tentations y sont nombreuses (lecture, Netflix, jeux vidéo, lettrage, illustration - n'en déplaise aux plus sceptiques, ça n'entrave pas ma capacité à travailler) mais j'ai appris à me discipliner de sorte que je ne m'éparpille plus trop lorsque j'écris. Auparavant, il suffisait d'une recherche sur un terme ou un sujet précis pour que tout parte à vau-l'eau.

Je n'ai pas de rituel précis mais ça commence souvent avec quelque chose à boire et à manger (sans que ce soit de manière intempestive)

Étant donné mon activité professionnelle, je consacre entre 3 et 4 heures par jour à l'écriture (aussi bien à la maison qu'en dehors).

La musique m'aide quelquefois. Le plus souvent, elle me déconcentre. Il faut alors qu'elle se calque sur ce que j'ai envie d'écrire, quand l'envie s'en ressent.
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Whitenex
Globalement, je ne commence à écrire qu'après avoir complètement élaboré (ou presque) mon histoire (Je fais des nouvelles, c'est donc moins long). Je note continuellement les idées sur téléphone ou dans un bloc note, je les réunis, j'assemble pour faire un tout cohérent, structuré, symbolique... Bref, je construis l'histoire à partir de mes idées. Ca peut être rapide ou pas. Parfois, en un mois, j'ai tout, et d'autres fois, il me faut six mois. Ca dépend de mes activités (surtout celles qui sont obligatoires, comme... les études) qui m'empêchent de plus me consacrer à la réflexion (Ou du moins à une réflexion plus sophistiquée), et comme je suis facilement attiré par ce que j'ai autour de moi (Jeux, piano, pc [J'écris sur PC alors c'est une horreur d'avoir des trucs tentant sur le PC]) donc ça a tendance à me déconcentrer. En vacance, sans internet, avec juste word, sans manette, c'est le top pour la réflexion.

Après, je me mets à écrire. J'ai soit tout en tête soit des éléments individuels ou sous forme de script pour ne rien oublier, mais globalement, ma tête suffit. Là, ça dépend des relectures, des satisfactions... Quand j'écris, j'essaie, à défaut d'en être content, d'en être le moins insatisfait possible. J'essaie d'augmenter au maximum le rendement de conversion tête-papier.

Pas de rituel précis. Parfois je commence parce que j'ai une envie soudaine d'écrire. Parfois parce que j'ai l'application sous le nez et qu'il faudrait bien que je bosse, quitte à devoir le revoir après, on pose les bases du bloc.
La musique m'aide mais peut me déconcentrer aussi... Ca dépend vraiment.
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Ālغx |
Vraiment intéressante cette discussion, merci de l'avoir ouverte!

De mon côté j'écris relativement peu en terme de mot. Rapidement découragé face à mes récits qui ne correspondent pas à ce que je veux écrire, transmettre, j'abandonne souvent mes sessions de travail.
Néanmoins j'ai pas mal d'idée qui me trottent dans le crâne, et assez peu qui finissent sur papier je dois dire.

Pour ce qui est d'une technique particulière, je n'en ai pas vraiment. J'écris quand ça me chante, lorsqu'une idée me passe par la tête. Scribay me motive pas mal, c'est en lisant les projets des autres, ou des commentaires encourageants que je me remet à la tâche. Je me force aussi à publier mes chapitres, pour éviter de repasser 36 fois sur le même paragraphe, pour finalement ne pas l'améliorer. Ainsi mon projet avance plus rapidement.. histoire d'aller au bout pour une fois.

Sinon, j'aime écouter de l'électro/dubstep à fond dans le casque, pour éviter d'entendre le moindre bruit (hum) extérieur.. La moindre déconcentration me fait complètement sortir de mon travail. J'écris généralement deux pages d'un bloc, puis plus rien pendant une semaine.. comme un yoyo.

Oh, et je passe du temps à corriger mes fautes.. très (trop) nombreuses.
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Nicolas Raviere
Tu peux sans doute trouver des pistes dans ce fil ;) la page blanche, il y a beaucoup de façon d'aller outre, parfois, il vaut mieux sortir de son oeuvre, faire autre chose (en rapport avec l'écriture bien sûr) et quand on a le "feu", y revenir.
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Samuel Gregory
Je suis du genre structurel quand j'écris de longs textes. Voilà à quoi ça ressemble à :
1 - Idée de base : toujours un carnet à porté de main, je prends les idées quand elles viennent.
2 - Concept : J'esquisse un schéma qui répond aux question qui, quoi, comment...
3 - Thème : Quel est le thème universel qu'aborde mon histoire et sous l'angle de quel(s) sujet(s)? Quel est le message que je veux faire passer (quand il y en a un)?
4 - Structure : Schéma des scènes pivots distribuées selon la structure des trois actes.
5 - Premier Jet : Sur un carnet, en écriture libre (sur la forme, mais le fond est déjà défini)
6 - Relecture : J'appel ma stratégie de relecture les "calques". Comme sur un logiciel de dessin ou de traitement d'image, "calque" par "calque". Exemple : temps, précision du verbe, emphase...

A la fois pour éviter la routine et pour rester naturel dans mon style, je me lance régulièrement dans l'écriture de petits textes (chansons, histoires courtes...) purement en écriture automatique.

J'ajouterais que j'ai un rituel que je respecte avant chaque séance pour être concentrer. Je commence par deux minutes de méditation où je visualise les étapes -définis à l'avance- de ma séance puis j'écrit une vingtaine de ligne en écriture libre. Dès que je me sens moins focaliser, je prends une pause de cinq minutes (assez court pour rester dans le bain) où je "respire". J'adore faire des étirements où jouer avec mon chien.
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Nicolas Raviere
Ecriture automatique (comme tu le dis) ou écriture libre ? (beaucoup confondent les deux, donc j'aimerais être sûr d'avoir bien compris).
Ce que tu dis est totalement contradictoire avec l'écriture automatique justement.
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Samuel Gregory
La différence est un peu confuse dans mon esprit, alors peux-tu définir brièvement les deux concepts (et éventuellement montrer LA grande différence entre les deux).
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Nicolas Raviere
Je ne suis pas théoricien ni spécialiste des deux (que j'ai pratiqué ceci dit) mais en gros, en essayant d'être bref (lol) :

L'écriture automatique s'affranchit de toute raison et demande une grande concentration, de faire le vide. Elle ne forme que des mouvements de consciences non liés, du coup, représentant l'inconscient ; elle forme des choses assez peu cohérentes. Tu ne peux pas la diriger, ce n'est pas un flux de conscience perceptible donc c'est incompatible a priori avec l'idée de structure.

Autrement dit, dans l'écriture automatique, tu n'as aucune conscience de ce que tu écris. Comme si ce n'était pas toi qui écrivait. Pour les surréalistes, c'était le contact avec le moi profond.
Pour d'autres, ça a aussi à voir avec le spiritisme (puisque c'est une façon de contacter les morts, ce qui soulève d'autres questions sur ces oeuvres).

Quand tu lis ce que "tu" as produit, tu découvres. (état de conscience modifiée)

L'écriture libre elle, est plus rapide dans son exécution, il s'agit, concentré ou non, d'écrire ce qui nous passe par la tête, sans ou avec contrainte, méditation ou pas, en orientant ou non sa pensée. C'est multiforme, ça peut être structuré ou non. Il y a un côté automatique dans son exécution, mais ça n'a rien à voir avec l'écriture automatique (rendu plus cohérent / sensation normale quand tu écris, tu restes conscient même si tu ne sais pas toujours où tu veux en venir car la réflexion se parfois fait seule, c'est une traduction de ce que tu penses sans réfléchir).

Quand tu lis ce que tu écris, tu découvres des choses mais tu sais plus ou moins ce que tu écrivais. (conscience non modifiée)

J'espère que ça a répondu à ta question.

Après, tu as toujours google pour plus de détails :)
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Samuel Gregory
Après cet éclairage, je dirais que pour mon premier jet et pour mon rituel d'échauffement, je m'exerce à l'écriture libre. Pour ce qui est de l'écriture automatique, je l'utilise quand je veux briser la routine. Je modifie le post original en fonction de ton commentaire.

Google est génial, mais quand tu es confus sur un sujet il vaut mieux l'éviter (la plupart du temps) ^^
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Nicolas Raviere
Je me disais aussi. L'écriture automatique se prête plus à la poésie, elle montre vite ses limites en dehors, pour ça qu'il existe très très peu de romans qui l'utilise (ils ne sont pas "compact" ni structurellement réussi, c'est plus du domaine du collage qu'autre chose et je suppose qu'il y a souvent triche pour lier).

L'écriture libre est beaucoup plus utile, surtout si on veut faire de la forme longue (ça entraine), ainsi que pour sortir des idées. Après, elle reflète beaucoup plus celui qui écrit donc peut-être plus facilement retravaillé. (Je l'utilise que dans le but de m'entrainer, mon objectif étant d'écrire un roman en trois jours)

Avec google, faut bien sélectionner ses sources, et attention à wikipédia qui vient en tête, pas toujours sûr vu que c'est du participatif.
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Samuel Gregory
J'utilise aussi l'écriture libre pour faciliter la réécriture. Quand je commence dès le premier jet à me poser trop de questions, je perds beaucoup de temps pour en accoucher. Ensuite, je dois retravailler mon texte pour le rendre plus cohérent, vu qu'entre la première et la dernière ligne, on pourrait croire que dix personnes différentes ont mis leur grain de sel.
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Dori Dak
J'écris en général la nuit, faisant souvent des nuits blanches.

Je suis plutôt une architecte: quand me vient une idée d'histoire, j'écris un résumé global et je décris mes personnages avec le plus de détails possible, même s'ils ne seront pas écrit dans l'histoire, pour mieux les connaître.

Puis je passe au résumé des chapitres. Ca m'aide vachement pour toujours savoir quoi écrire et avoir une bonne continuité et une certaine fluidité tout au long de l'histoire.

Enfin je développe mes chapitres. en général, je passe peu de temps à paufiner; juste reformuler une phrase ou deux, vérifier et re vérifier l'orthographe.

Ps: Avoir des beta lecteurs est très utile pour différents avis extérieurs^^

voili voilà, j'espère que ça aidera!
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Lou Ainsel
Je suis un schéma très similaire au tiens !
Comme toi, j'écris surtout le soir ou dans la nuit. C'est à ce moment que j'arrive le mieux à me poser ^^' (Et la tonne de thé, ainsi que le casque avec la musique, sont deux aides inestimables à mon écriture XD)

Après, comme toi, je vais définir mes différents personnages. Faire le travail de fond à leur sujet, les définir complètement.
J'ajoute à cette recherche sur les personnages, tout ce qui est "recherche de contexte". Si l'univers est basée sur une époque/un pays donné : j'ajoute tous les élèments indispensable comme la mode vestimentaire, des points de lois, des notes de culture etc.

Après avoir fait tout ce travail, je note les idées/résumé de chaque chapitre. Je ne les fais pas "tous", généralement juste 5-6 voir 10 chapitres résumé ainsi. Le reste étant juste nommé en liste du "fil rouge conducteur" pour ne pas le perdre.

Puis, ayant les thèmes/idées que je veux développer dans mon chapitre, je met ma musique, boit mon thé, et j'écris en "écriture libre". Je laisse alors reposer quelques jours avant de faire une première correction (notamment en terme de répétition ou de concordance des temps, voir corriger quelques passages "mal-dit") ... et là, j'estime avoir mon "premier jet" :)

Et ce-dernier se verra peaufiner/travailler en fonction des retours. Quitte à ce que je module mon plan et mes prévisions d'écriture pour intégrer ou supprimer des choses selon les retours reçu :D

Voilou pour moi ^^
Je suis contente de lire que je ne suis pas la seule à fonctionner ainsi ! :D
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Dori Dak
Ça démontre un côté méticuleux ^^ on ne laisse rien au hasard, presque tout est réfléchie (en dehors de la liberté d'écriture de chaque chapitre). On se donne une ligne directive afin de savoir ou aller :) pour moi ça facilite énormément le travail d'écriture !
Ps : moi je fais une résumé de tout mes chapitre jusqu'à la fin. Il n'y a que le développement des détails de chaque chapitre qui soit libre^^
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Émile Nathan
Je n'ai pas de technique particulière non plus. Je travaille souvent au clair de lune. Entre deux et quatre heures du matin. Ce qui est, je dois l'admettre, relativement contraignant quand on veut se lever le matin.
Je travaille surtout sur une application de note numérique (je ne pense pas pouvoir communiquer le nom ici, ceux qui veulent plus d'informations me contacteront en mp), car c'est plus facile pour moi. Je me perds au crayon de papier.
J'ouvre une page blanche, j'écris la première phrase qui me vient, et je la travaille jusqu'à ce qu'elle me convienne. Ensuite, j'écris le reste. J'associe énormément. Je laisse vieillir le tout comme une bouteille de vin, et j'y reviens régulièrement. En général, il me faut trois à quatre corrections pour que mes textes me plaisent, et aient la forme que j'ai pensé pour eux.
Comme tu as pu le voir (il me semble que tu as lu mon texte "Travail d'artiste"), j'écris aussi pour taquiner le lecteur, lui faire découvrir une langue qu'il connaît peu.
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Rosyplum
Je n'ai pas particulièrement de rituel ou de routine d'écriture. J'écrit quand je suis inspirée, et quand ça fait longtemps que je n'ai pas écrit je suis les conseils d'Emma Coats qu'elle a publiés il y a assez longtemps sur Twitter :
Règle n°1

On admire davantage un personnage pour ses tentatives que pour ses réussites.

Règle n°2

Il faut garder en tête ce qui va intérésser le spectateur, et non ce qui est amusant à écrire. C'est parfois 2 choses très différentes.

Règle n°3

Choisir un thème est important, mais vous ne verrez sans doute pas ce dont parle l'histoire avant de l'avoir finie. Maintenant, réécrivez.

Règle n°4

Il était une fois ___. Tous les jours, ___. Un jour ___. C'est ainsi que ___. C'est ainsi que ___. Jusqu'au moment où ___.

Règle n°5

Simplifiez, restez focalisé sur l'essentiel. Fusionnez les personnages. Evitez les détours. Vous aurez l'impression de passer à côté d'éléments importants, mais cela vous libèrera.

Règle n°6

Quels sont les points forts de votre personnage, avec quoi se sent-il à l'aise ? Maintenant, faites-lui subir l'extrême opposé. Lancez-lui des défis. Comment s'en sort-il ?

Règle n°7

Déterminez la fin de l'histoire avant de vous attaquer au milieu. Vraiment. Ecrire une fin est très difficile, donc faites en sorte qu'elle fonctionne le plus tôt possible.

Règle n°8

Terminez votre histoire, lâchez prise même si elle n'est pas parfaite. Dans un monde idéal vous auriez les deux, mais il faut savoir passer à autre chose. Vous ferez mieux la prochaine fois.

Règle n°9

Lorsque vous êtes coincé, listez tout ce qui ne PEUT PAS se passer ensuite. Bien souvent, vont apparaitre des éléments qui vont vous débloquer.

Règle n°10

Décortiquez les histoires que vous aimez. Ce que vous aimez en elles va vous nourrir, vous devez identifier ces éléments pour pouvoir vous en servir.

Règle n°11

Posez votre histoire sur le papier pour commencer à l'améliorer. Si une idée parfaite reste dans votre tête, vous ne la partagerez jamais avec personne.

Règle n°12

Eliminez la 1ère chose qui vous vient à l'esprit. Ainsi que la 2nde, la 3ème, la 4ème et la 5ème. Supprimez les choses évidentes, surprenez-vous.

Règle n°13

Donnez des opinions à vos personnages. Des personnages passifs ou malléables vous paraîtront peut-être agréables, mais ils seront un véritable poison pour le public.

Règle n°14

Pourquoi devez-vous raconter CETTE histoire ? Quelle est la conviction profonde qui vous anime et dont l'histoire se nourrit ? Vous tenez-là le coeur de votre histoire.

Règle n°15

Si vous étiez votre personnage, comment réagiriez-vous dans cette situation ? Etre sincère apportera de la crédibilité aux situations les plus invraisemblables.

Règle n°16

Quels sont les enjeux ? Donnez-nous des raisons d'encourager ce personnage. Que se passera-t-il s'il échoue ? Mettez des obstacles sur son chemin.

Règle n°17

Aucun travail n'est du gachis. Si l'histoire ne fonctionne pas, lâchez prise et passez à la suite, cela pourra toujours être utile plus tard.

Règle n°18

Vous devez vous connaître vous-mêmes, et trouver le juste milieu entre faire de son mieux et pinailler. L'écriture c'est essayer, et non pas raffiner.

Règle n°19

Les coïncidences mettant vos personnes dans le pétrin sont bienvenues, en revanche celles qui les tirent de ces situations ne sont pas acceptables : c'est de la triche.

Règle n°20

Entrainez-vous : analysez la structure d'un film que vous n'aimez pas. Comment la changeriez-vous pour en faire quelque-chose de bien ?

Règle n°21

Vous devez vous identifier à vos personnages, vous ne pouvez pas simplement écrire "cool". Qu'est-ce qui VOUS ferait agir ainsi ?

Règle n°22

Quelle est l'essence de votre histoire ? Quelle est la façon la plus efficace de l'exprimer ? Vous pouvez commencer à construire à partir de là.

Et j'écrit les idées qui me viennent sur un nouveau document, et je ne suis jamais restée coincée en suivant cette technique.
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Nicolas Raviere
Merci de partager ces conseils, je suis certain qu'ils seront utiles à beaucoup !
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Gigi Fro
Excellents!
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Louise F.
Excellents conseils, merci de les avoir enregistré et de nous les analyser. Grâce à toi, je viens de comprendre comment utiliser les coïncidences dans les récits (ce que je ne faisais pas trop, car ça m'apparaissait souvent bidon) Toutes les autres me semblent particulièrement précieuses.

Juste, je ne comprends pas la numéro 4, c'est la colonne vertébrale d'un scénario ? Quelqu'un m'explique ? >.<
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Gigi Fro
Moi j'ai compris comme toi pour le n°4. Tu poses le contexte, les personnages, puis le fait marquant et toutes les péripéties qui s'ensuivent pour enfin arriver à l’événement final.
Je te la fais facile (et maladroite) en transposant le 1er Harry Potter :)
Il était une fois un enfant qui s'appelait Harry Potter (bla bla bla). Tous les jours, il souffrait avec ses oncles. Un jour il reçut une lettre de Poudlard. C'est ainsi qu'il découvrit qu'il était sorcier. C'est ainsi qu'il est allé à Poudlard et découvert le mystère de la pierre philosophale. Jusqu'au moment où il a dû affronter le XYZ.
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essaime
Si on devait n'en garder qu'une seule, la 14, c'est de là que tout découle.
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Auteur inconnu
Voilà ce que j'écoute en ce moment et qui peut aussi répondre à la question :

https://www.youtube.com/watch?v=3_3kRxTYpHE

Les conseils de Bernard Werber quant à la façon d'écrire.
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Hel
Je suis assez étonnée que la plupart d'entre vous trouviez ces conseils excellents, à chaud je trouve que c'est la fumisterie, en plus d'être castrateur et formaté,voir certaines limite se contredisent. J'en vois seulement deux plutôt valables.
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Gigi Fro
c'était la MOI d'il y a 9 mois ma chère :)
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Hel
moi c'était la MOI à chaud, à tiède je valide encore la moi à chaud. :)
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ChrisH
Partage intéressant, j'ai lu tous les rituels de chacun, c'est marrant ! Je ne connaissais pas la "méthode Nothomb"... Il y a ceux qui sont du matin, ceux qui sont du soir, la musique ou pas, boire un truc ou pas, il y en a même qui n'aiment pas le chocolat (quel choc !!! ;0) )... Pour ma part, il y a des périodes où j'écris beaucoup, d'autres pas (comme en ce moment.... ça me manque, mais pas assez de temps et j'ai besoin de dormir, impossible pour moi de grignoter sur mes heures de sommeil, je suis une vraie marmotte -_- ), je bois généralement beaucoup beaucoup de café, je m'éparpille, me recentre, m'éparpille, lis et relis plein de fois une même phrase, change des mots, vérifie l'orthographe comme une psychopathe, bref écrire une page me prend des heures... Du coup, j'avais toujours l'idée d'écrire un roman, mais comment faire ? J'ai tenté le NaNoWriMo pour la 1ère fois en novembre dernier et ça m'a beaucoup aidée : certes je me suis lancée en free style, mon "roman" est (à mon avis) inutilisable, mais ça m'a appris que pour écrire plus qu'un poème ou une nouvelle, je dois d'abord me préparer un minimum en amont (au moins un semblant de plan, je pense) puis m'obliger à écrire sans relire chaque phrase comme pour une nouvelle sinon je n'avance pas, c'est impossible ! Voilà, je vais retenter le NaNo cette année en réfléchissant avant à mon histoire (j'ai déjà une idée assez concrète), si d'autres sont motivés... ;0) (on avait fait un groupe d'entraide sur Scribay pour se motiver et ça avait été très sympa !!!)
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Nicolas Raviere
Je pense si je puis me permettre que tu veux trop en faire d'après ce que tu dis en vérifiant, revérifiant, corrigeant... Peut-être faudrait-il que te canalises, procèdes par étapes par exemple, dans le cas d'un roman vu que c'est ton but. Si tu vas dans tous les sens, je pense pas que tu ne pourras pas l'écrire en free style (peut-être plus tard, avec l'expérience ?)

Tu réféchis à ton histoire
Tu fais le plan
Tu écris l'histoire (sans relire....) / prend des notes pour pas te perdre
Quand c'est fini, tu passes au reste : compléter, reformuler... mais comme tu as ta trame, tu as quelque chose : c'est bien plus motivant.

je ne fonctionne pas comme ça mais je pense que cela pourrait t'aider.


Pour les périodes de non écriture, je te conseille l'écriture libre (voir sur internet) qui te permettra de trouver des idées et de te motiver (je commence toujours par là, j'écris trois pages en écriture libre et j'écris mon roman du moment et des textes / défis. L'écriture libre, tu n'as pas besoin de la corriger, ni de la retravailler, c'est plus du ressort de la musculation cérébrale.
Sympa ta proposition en fin. Le NaNo ne m'intéresse pas (je viens d'écrire 2 romans à 13 et 9 jours) mais il y a le 3 Day Novel Contest en même temps en novembre, la même chose mais en 3 jours, je ne sais pas si je serais prêt mais je suis motivé et on pourrait s'entraider. J'avais pensé à peut-être faire un l'objectif intermédiaire d'un roman en 7 jours avant. Je suis loin d'être prêt.
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ChrisH
Oui Nicolas, je pense que tu n'as pas tort, j'avais tendance à penser que cet éparpillement faisait partie de mon rituel d'écriture, mais ce n'est en fait sûrement pas le cas, et lutter contre pourrait être bénéfique... Je ne connais pas du tout le 3 Day Novel Contest, je vais aller voir sur Internet en quoi ça consiste exactement (comment écrire un roman en 3 jours ???????? O_O )
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Nicolas Raviere
C'est possible d'écriture un roman en 3 jours, mais il faut l'avoir réfléchi à la base, et ne passer les 3 jours qu'à écrire. C'est tout à fait faisable, mais pas à la portée de tout le monde. Il faut que le roman soit pas très long (je dirai entre 100 et 200 pages) et, comme pour le sport, faire de l'endurance avec son écriture, l'entrainer (cf écriture libre)
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Ālغx |
ça parait assez fou 3 jours, même en y passant 20h par jour! J'imagine que tu as toute ta trame de prête avant ?
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Nicolas Raviere
Oui, c'est ce que je suggère plus haut. Là, je ne l'ai pas, et aucun de mes romans ne se prête à ça (je pense utiliser un système d'écriture libre). En attendant, je m'entraine avec d'autres objectifs (je sais déjà que je peux écrire en 9 et 13 jours).

Quand je serai prêt, je compte utiliser une trame que j'aurais trouvée pour l'occasion, pensée en amont, réfléchie, mise sur papier, quelque chose de très simple et mécanique. (Pour ça que je fais un roman sans double lecture en ce moment, pour épurer).

Le but n'est pas de faire un super roman, ni un roman qui apporte quelque chose même si c'est mieux qu'il soit réussi. Je sais que je peux aller jusqu'à 50 pages par jour (quand je commence un projet, le jour suivant, ça décline de moitié, puis lentement).

C'est un gros défi.
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Ālغx |
Bon courage, je dois avouer que ça me dépasse complètement!
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Nicolas Raviere
Merci ! Après, peut-être qu'un jour hein. Déjà il y a le Nanowrimo, qui est très faisable, lui. Dans ce genre de challenge, je pense qu'il faut s'imposer des étapes.
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Ālغx |
Effectivement, comme première étape ça peut-être intéressant. Mais je ne sais pas si j'aimerais écrire sous contrainte.. mais faut essayer pour savoir :)
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Nicolas Raviere
C'est pour ça qu'existe les défis :) C'est une manière ludique d'écrire sous contrainte.
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Ālغx |
J'éssayerais un de ces jours, ça me motivera peut-être! Merci du conseil :)
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Stéph Loup'tout
J'ai plusieurs techniques en fonction du projet d'écriture qui me vient ou que je veux continuer ^^
Pour un conte, j'ai tendance à me lancer simplement, à l'écrire tout d'un bloc et le premier jet est déjà quasiment la version finale, je n'ai pas trop besoin de retravailler le texte ^^
J'ai commencé certains romans sur un coup de tête, sans rien avoir préméditer.
Pour d'autres, j'ai juste eu une idée et avant de vraiment écrire, j'ai fait tout un plan, construit l'univers, les cultures, l'histoire du monde, des persos principaux et secondaires etc.
Quand je commence à écrire, généralement, pour me mettre dans l'ambiance, je lance des musiques fantasy ou celtique ^^
J'ai quelques soucis de concentration qui font que je commence mille projets sans jamais en finir un, sauf si c'est une nouvelle ou un conte, vu que là j'écris tout d'un bloc.
Il y a peu, j'ai décidé de me forcer à écrire quotidiennement, afin que ça avance quand même, au lieu de rester des mois en suspens ^^".
J'aime bien aussi faire des pauses avec un chocolat chaud pour me remettre dans l'ambiance ! :p
Sinon niveau techniques, je m'inspire souvent d'images ou de musiques quand j'ai du mal à écrire une scène, j'ai presque toujours un onglet avec le dictionnaire des synonymes ouvert pour trouver le bon mot et, juste avant d'écrire, pour appeler cette chère Inspiration, je me projette dans la tête du perso, comme dans un jeu vidéo, je vois ce qui m'entoure, j'imagine les odeurs, les bruits, les couleurs pour que la description vienne naturellement, ainsi que les actions... souvent, je ne sais moi-même ce qui va se passer ensuite : j'ai une direction générale, un fin où arriver, mais je ne sais pas quel chemin mes personnages vont emprunter, ils font leur choix pendant que j'écris, je rectifie au besoin, s'ils partent trop loin ou dans une direction que je juge trop mauvaise ou contraire à la destination, mais c'est tout ^^
Pour les moments, c'est un peu aléatoire, c'est quand je veux, même si j'ai décidé d'arrêter d'écrire après 1h du mat, parce que le lendemain, impossible de me lever avant midi XD donc maintenant je préfère écrire l'après-midi, du début d'aprèm genre entre 14 et 16h jusqu'à 20-21h, avec une pause goûter si j'ai faim, une pause danse si je veux bouger ou une pause promenade si les mots ne viennent pas et que je veux m'aérer l'esprit *^*
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Nicolas Raviere
Merci pour ton partage, j'ai deux questions

- Est-ce que tu fais des fiches, ou écris des notes ou tu as tout en tête ?

- Et quand tu te forces à écrire, quand est-il du résultat ? Est-ce égal ? Est-ce que cela te plaît ?

Le souci de commencer plusieurs projets, je connais ça, faut savoir le juguler sinon on ne termine pas grand chose et c'est fort dommage. Comme tu dis, ça attend.

Pour ma part, je fais toujours plusieurs oeuvres en même temps, j'ai choisi de juguler par genre. Ca fonctionne plutôt pas mal. Ca pourrait peut être t'aider. En gros, en même temps je fais :
- narratif : soit un roman, soit des nouvelles : 1 à la fois
- des textes isolés (carnets) pour mon site, et les défis (ici, c'est nouveau)
- un recueil de poème thématique, avec une direction (fond et forme) : 1 à la fois
- mon cahier des rêves
- Mon journal, si j'ai un truc à raconter
- Et de l'écriture libre, souvent au réveil ou avant de me coucher si j'ai manqué le coche : c'est le seul truc que je m'impose par jour, écrire ces 3 pages minimum
etc

Intéressant, ton idée d'immersion que tu utilises quand tu as du mal à écrire une scène ; j'ai cette immersion aussi mais elle est toujours là quand j'écris, un peu comme si je me quittais. Je n'ai jamais cherché à la provoquer pour écrire, en cas de blocage.
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Stéph Loup'tout
Merci à toi pour cette discussion, elle est hyper intéressante ! :)

Oui, j'écris des notes, beaucoup, sur papier ou à l'ordi, cela dépend de mon humeur et de l'endroit où je me trouve aussi ^^ Du moins, pour les romans ou projets de nouvelles assez longues, pour les contes j'écris au feeling car j'ai tout en tête et les poèmes ça dépend, parfois j'ai des vers qui me trottent dans la tête, donc je les écris dans un coin pour y revenir plus tard ou alors j'ai une idée de sujet mais pas d'inspiration et parfois le poème vient de lui-même en entier :)

Quand je me force à écrire, au moins ça avance XD J'ai beaucoup de chance car dans l'ensemble mes premiers jets sont déjà des textes aboutis, je n'ai besoin que de corriger les fautes possibles ou de rajouter quelques détails. Le truc c'est qu'après j'ai tendance à supprimer certaines scènes ou à les réécrire sans cesse d'un autre point de vue parce que je pense toujours que je peux faire mieux x) Cela me plait dans le sens où ça avance, mais c'est dur de tenir le rythme ^^"

Juguler par genre, c'est une bonne idée ! :o Malheureusement, j'ai déjà 21 projets en cours de type narratifs (romans, nouvelles et contes).
Les défis m'aident pas mal à produire de courts textes qui me donnent des idées pour étoffer certaines intrigues et, sinon, ils me permettent au moins de souffler en adoptant un autre point de vu ou simplement un autre genre x)
Le journal j'ai essayé fut un temps, mais au bout d'un an, je l'ai totalement abandonné ^^".
Ah, le cahier des rêves je connais, sauf que moi j'écris ça dans mon "cahier à idées", un cahier où je mélange toutes mes intrigues (sauf une, beaucoup trop fournie, elle a son cahier spécial sinon je ne m'en sors plus) et toutes les idées d'écriture qui me passent par la tête : rêves, nouveaux mots, débuts de poèmes, idées de scène pour tel ou tel roman ou nouvelle, ambiances qui m'ont plus, faits divers intéressants, idées de persos etc.
L'écriture libre j'aime bien mais cela ne me motive pas, bizarrement, j'ai l'impression d'écrire dans le vent... mais ça peut être une bonne idée, je vais essayer ! :)

Haha, quand j'écris aussi je m'immerge, forcément, mais quand j'ai du mal à reprendre, me projeter m'aide beaucoup :) Je le fais souvent avec de la musique et en dansant, du coup les images me viennent en rythme, et je joue alors toutes les scènes qui me passent par la tête, jusqu'à dialoguer mentalement ou à voix haute avec les autres personnages *^* cela m'a débloqué plus d'une fois et m'a souvent fait entrevoir les choses de manière différente et même donner des idées de péripéties *^*

En tout cas, tu as de la volonté pour respecter le "une oeuvre à la fois de tel genre" ! *o*
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Aeden Frem
Moi aussi les personnage font leur choix ce qui m'aide perso je ressens ce qu'ils ressentent: la joie, tristesse, stress, étonnement même si je sais là où ça va mener

Je connais également ce problème de commencer plusieurs chose en même temps mais j'essaye de me forcer à pas commencer Plus de 3 chose:
-un roman
-la relecture/modification d'un roman
-défi ou nouvelle
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Nicolas Raviere
A Stéph Loup'tout C'est assez récent, je le fais depuis mars et franchement, ça marche vraiment bien, de façon naturelle. J'ai tellement eu de projets pas finis (ça se compte en milier de pages) qu'au bout d'un moment, il faut savoir ce qu'on veut. Du coup, c'est plus vraiment une question de volonté.
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Stéph Loup'tout
Je pense aussi qu'il faut savoir se limiter mais pas facile ! XD
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Gigi Fro
Moi j'essaye de m'y mettre, après une longue pause et il est vrai que le temps me manque terriblement, donc je dirais que c'est plus la technique Nothomb que je suis en train d'adopter.
Quand on n'est plus du tout jeune :) et qu'on travaille toute la journée (devant un ordinateur à se gratter la cervelle), avec la routine et les enfants, le soir j'ai envie de m'y mettre mais cela me fait me coucher tard et ce n'est pas bon pour la santé :) Hé oui, les cycles naturels de sommeil!
Donc j'ai commencé à me coucher tôt (avant 23h) et me lever tôt (entre 5h et 5h30) pour écrire ne serait-ce qu'une heure. C'est faisable, on va voir combien de temps ça dure.
C'est vrai que je préfère la nuit mais bon, le jour n'a que 24 heures :(
Côté musique, je me mets toujours de la musique douce, classique ou une compil que je me suis faite avec les chansons qui me plaisent depuis tous les temps. Je l'écoute en boucle. En fait je peux écouter le même CD (ça existe encore?) en boucle pendant que j'écris et c'est marrant car en écoutant la musique à un autre moment je me souviens du morceau que j'ai écrit avec telle ou telle chanson.
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Nicolas Raviere
La mémoire est merveilleuse. Tu soulignes une thématique qui m'a toujours énervé : celle du travail, qui phagocythe le temps d'écriture, mais aussi l'inspiration et m'a souvent empêché de créer du format long. C'est important, comme tu le dis, de te ménager un temps rituel d'écriture. Du coup, tu privilégies quels formats (je n'ai pas encore lu tes productions, il me semble).

En fait, la méthode Nothomb est aussi la méthode de beaucoup d'autres d'auteur ; il en est aussi qui fonctionne par pages ou par nombre de mots minimum à la journée ; ces deux démarches me semblent similaire.

Après un cycle de sommeil est d'environ 3 heures, mieux vaut donc dormir 6 h que 8 h ;) Après seul toi connaît la durée exacte de ton sommeil. Je dors très peu, plus tout jeune, mais je préfère dormir un cycle entier que 2 ou 3 cyclé et demi, ça casse je trouve.
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Gigi Fro
Lol! En fait suite à des petits soucis de santé (qui m'ont pris toute inspiration à un moment) les médécins s'accordent sur le respect du "bon" sommeil. Le corps ( et par conséquent les neurones) se régénère si tu te couches entre 21-23hrs. Au délà tu peux dormir 10hrs ton corps va pas récupérer.
Bref c'est ce qu'ils disent! :) mais une chose est sûre, faut grignoter des heures dans la journée si on veut écrire. Et au départ Scribay m'intéressait pour ne pas avoir mille versions de mon roman pour le travailler (portable, travail, maison).
Mon rituel c'est Scribay! ;) avant je passais des heures à me relire et polir mon roman, au mieux j'écrivais entre 2 et 4 pages chaque nuit (parfois d'un chapitre déjà écrit et réécrit). Aujourd'hui comme j'ai doublé la fréquence j'ai moins besoin de revenir en arrière me relire (sauf pour le plaisir, voyons XD!). Et quand je bloque, j'écris même si c'est mauvais (je ne publie pas, mais ça ressemble à du "Premier jet") et puis je repasse donner un petit coup de polissage jusqu'à obtenir quelque chose de publiable.
C'est vrai que les encouragements ça aide et motive! Perso un petit like me comble comme à d'autres un millier leur suffiraient.
Edit: par rapport au format je prépare un roman (que je t'invite à découvrir si le coeur te dit). C'est un très long projet mais j'ai toutes les billes de l'histoire. Manque le temps et un peu d'inspiration pour rassembler les pièces du puzzle dans un ensemble cohérent.
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Nicolas Raviere
je serai curieux de voir la différence entre un premier jet et un texte que tu publies, ne serait-ce que pour voir la différence. (Je ne travaille qu'en premier jet et je suis du coup très intéressé par l'idée de "making off" si on peut dire)

C'est bien que les docteurs s'accordent (pour une fois) après il y a eu pas mal d'études sur le sommeil dans le sens non à la durée mais oui aux cycles ;)
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Gigi Fro
Pas mal l'idée du making off mais vraiment j'aurais honte de montrer le 1er jet ;). Je note les idées, ce qui va se passer et puis j'habille ). Là je n'ai pas enregistré le 1er jet car j'écris dessus (et Scribay ne versionne que lorsque c'est publié). Pour les autres chapitres j'ai des exemples mais retravaillés au fil des ans. Si tu veux je peux t'envoyer un en MP. Sinon le vrai premier jet est en espagnol ;)
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Gigi Fro
Lol ! Nicolas Raviere Voici THE discussion qui nous a fait nous rencontrer et t'a fait monter un escalier hélicoïdal !
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Nicolas Raviere
faire monter, je dirai plutôt dévaler ^^
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Na Oras
J'écris souvent après une promenade ou quelques instants passés dans le jardin pour avoir de l'inspiration.

Après les périodes d'écriture sont très irrégulières. Tout dépend également de mon état car il y a des jours où je pense comme j'écris et d'autres où aligner plus de trois mots cohérents est un exploit. (sans exagération xD)
Il me faut beaucoup de calme et du silence pour écrire, ainsi que de la solitude (comme beaucoup d'entre vous je suppose!)

En général, écrire entre 23h et 4h du matin ne me réussit pas trop mal. Mais du coup toutes ces conditions sont un peu chiantes pour écrire en période de cours ou avec des activités dans la semaine.
Pour ce qui est de la musique, pareil que toi Katali, ambiance et calme car une musique trop énergique me déconcentre du texte.

Voilà ! C'est vrai que ta question est intéressante ! Je ne sais pas si ça va en aider certains, je n'ai pas encore testé perso mais la routine d'Amélie Nothomb n'a pas l'air mal non plus : se lever à 4h du matin, se jeter sur du thé noir très fort et écrire autant que possible.
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Nicolas Raviere
Vu la taille de ses livres et le contenu, ça ne doit pas vraiment marcher :) Blague à part, tu devrais essayer l'écriture libre pour les moments où tu ne parviens pas à écrire ; je trouve que ça fonctionne pas mal non pas pour écrire efficacement mais pour se mettre en marche, ou pour trouver de nouvelles idées.
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Na Oras
Tu brises mon coeur de fan d'Amélie Nothomb... Ce n'était pas si mal que ça au début non? xD
C'est sûr que ses livres sont devenus un peu commerciaux par contre, je te l'accorde.

Sinon, sans vouloir avoir l'air d'une parfaite idiote, qu'est-ce que l'écriture libre? C'est comme de l'écriture automatique ?
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Nicolas Raviere
J'ai accroché que sur le premier, copieux et marrant, les autres m'ont pas séduit malgré les idées (surtout l'idée d'Acide Sulfurique je crois, brillante mais le roman tient pas la distance dans la longueur). Je suis loin d'avoir tout lu mais sur les 5 ou 6 que j'ai siroté, je trouve qu'au bout d'un tiers du livre, elle se s'aborde. J'aime pas son style naïf où elle te glisse de temps à autre un mot méconnu pour faire genre.

Non, l'écriture libre n'est pas comme l'écriture automatique mais je pense que beaucoup les confondent ; en gros, le but c'est d'écrire tout ce qui te passe par la tête et si tu bloques, tu peux répéter une boucle, écrire ta liste de course (....) le but étant de trouver des idées, de lancer la machine à écrire. Regarde sur internet pour plus de détails. Sur moi, ça fonctionne à merveille, j'ai trouvé l'idée de mon douzième roman grâce à ça et j'écris plus.
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Katali ~
Ravie de te compter parmi la "Team nocturne et ambiance calme" ! :)
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Louise F.
J'aime beaucoup ta question et j'ai hâte de connaitre les réponses des autres.

Pour ma part, je n'en ai pas vraiment, j'ai juste remarqué deux choses : à 90 % du temps, j'écris mieux quand j'ai une musique dans les oreilles (en général, de l'épique instrumental) et je démarre mieux avec un chewing-gum à la bouche.

Ensuite, semi-rituel ou truc — je ne sais pas — mais si je dois m'interrompre (pour un roman par exemple) je le fais toujours au milieu d'une phrase.

Et toi, tes techniques ?
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Nicolas Raviere
Intéressant ce coup du chewing gum, mastication physique et mentale ^^?
Quand à ton idée de s'arrêter au milieu d'une phrase pour un format long : j'adore, j'y ai jamais pensé et pourtant ça aurait pu m'aider bien des fois. Je vais essayer de garder cette idée à mon sens précieuse.

La musique est un classique ; toute approche sensorielle est bonne à prendre (il en est qui fonctionnent avec les odeurs, le toucher, ce qu'ils voient...)

Moi humm en ce moment c'est : au réveil et / ou au coucher de l'écriture libre, pour vider, explorer, jouer, trouver de nouvelles idées, j'écris entre 800 et 1500 mots comme ça.

La journée, j'écris que si je suis inspiré, en ce moment je fais beaucoup de défi et expérimente de nouveaux trucs (j'organise des ateliers écriture). Sinon, j'écris surtout le soir, où j'ai le plus d'idées, d'envie.

Quand je fais un roman, je pars d'une idée ou d'un concept et je me lui appose ensuite une histoire, avec une démarche proche du nouveau roman / Oulipo.

Dès que j'ai une idée, j'écris le résumé, le début, la fin (dans le désordre) et les idées que je veux mettre en valeur pour ma démonstration (c'est une sorte de trame mais je peux en sortir à condition de ne pas dévier du projet initial et d'arriver de A à B en toute cohérence, un peu comme une dissertation mais en version sexy)

Si j'ai une idée mais que je suis loin de chez moi, je m'envoie un texto (idée d'histoire, aphorisme, sujet que je veux aborder dans mon journal, mes carnets / mon site)

Je crois que c'est à peu près tout niveau technique et rituel me concernant.
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Stéph Loup'tout
L'idée de s'arrêter au milieu d'une phrase est excellente, il fallait y penser, même si pour le coup, ça me stresserait de pas achever ma phrase ! XD après, c'est plus facile de redémarrer aussi :)
Perso, pour les romans, je termine en faisant un petit paragraphe de ce que je veux traiter la prochaine fois et des modifications que je pense nécessaire dans ce que je viens d'écrire (exemple bête : détail d'un vêtement que j'ai omis), comme ça, quand je reprends, j'ai des directions à prendre et des objectifs à remplir, ça peut aussi aider à redémarrer ;)

D'ailleurs, en lisant les différents commentaires, je me rends compte que beaucoup d'entre nous écrive en musique d'ambiance ! *^*
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Nicolas Raviere
J'ai essayé du coup de la phrase hier, ça m'a perturbé quand j'ai repris.

Oui, comme tu le soulignes, la note peut aider.
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Stéph Loup'tout
Donc il n'y a pas que moi qu'une phrase inachevée fait frissonner ! xD

Les notes sont plus comme un objectif, le truc c'est qu'après, pour ce qui est de continuer vraiment, ça aide pas forcément XD
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Nicolas Raviere
Oui, ça peut intimider aussi. J'utilise beaucoup le système de notes et ça a un peu tous les effets je trouve. Je vais réessayer la phrase inachevée, c'est peut être un coup à prendre mais si on arrive à dompter l'idée, je pense que ça peut être précieux
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Louise F.
Je n'aurai pas pensé que ça pouvait stresser. XD Sinon, pour vous aider : achevez votre phrase puis effacez en les derniers mots. Comme ça, en soi, vous l'avez déjà terminé, il vous suffira de la réécrire pour reprendre le fil.

Pour la musique d'ambiance, je suis très empathe. Une musique vive me donne donc l'énergie de commencer/continuer à écrire. Je pense mettre en place (mais il faut que je compose des playlists) des musiques en fonction de l'impression que je veux transmettre : des musiques tristes pour les passages tristes par exemple. J'avais fait ça une fois (pour composer un texte en deux heures, j'avais mis en boucle une musique tristes de 2min05) j'avais réussi à faire pleurer quelques uns de mes lecteurs o/ (bon, j'avais chialé pendant deux heures aussi mais on ne peut pas tout avoir)

Sinon, Stéph Loup'tout je vais aussi essayer ton coup du paragraphe. Remettre en quelques mots ce que je veux traiter est pas mal. Par contre, lorsque je remarque des modifications, je les note dans un fichier séparé et c'est ce que je traite en deuxième jet. Ça me permet d'avancer à écrire l'histoire sans m'arrêter sur des détails.
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Stéph Loup'tout
Je vais tenter aussi le coup de la phrase inachevée, mais je sais déjà que ça va me stresser, même si j'efface les derniers mots x) (moi, maniaque ? non, pas du tout ! XD)

Pour la musique, je suis un peu comme toi. Pour les scènes de combat, je mets des musiques qui bougent, avec du rythme... par contre les musiques tristes, non, je n'en mets pas, si je dois écrire une scène triste, cela se fait généralement sur fond de silence ^^

Un fichier séparé donc, pas mal comme idée :)
Et pas mal non plus le coup de ne les traiter qu'en deuxième jet, mais je préfère rectifier le tir tout de suite pour ma part :)
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Nicolas Raviere
Oui mais l'écrire et l'effacer, c'est un peu de la triche, non ? pp
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Katali ~
J'écris principalement le soir et la nuit. Le silence est bien souvent requis pour que je puisse entendre la musique des phrases dans ma tête, mais il m'arrive parfois d'écrire avec une douce musique d'ambiance aussi. ( sans paroles )
Aucune contrainte non plus pour ma part, je préfère écrire ce qui me traverse l'esprit sans passer par des subterfuges techniques, même si je peux comprendre leur utilité dans l'absolu.
J'ai toujours une page ouverte pour trouver assez rapidement les définitions des mots, les synonymes et la conjugaison. On a tendance à vite sortir du récit, autrement.
Sinon, je bois du thé ! Mais quand je suis prise à réfléchir, il m'arrive parfois d'oublier de le boire en entier... voilà, c'est à peu près tout ! :)
Et vous, alors ?
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Nicolas Raviere
Le thé est le meilleur ami de l'écrivant pp quoi qu'il parait que l'alcool est pas mal.
Pareil que toi pour le soir et la nuit, c'est là où tout se fait le plus facilement, sans parler des sens. Les idées fusent, les doigts mitraillent. J'ai remarqué très récemment que chez moi, le matin, pendant que je gamberge, il y a pas mal de possibilités aussi, mais différentes. Du coup, je fais de l'écriture libre, c'est le terreau pour de nouveaux projets ou des idées à semer plus tard.

Bon réflexe, la page ouverte.
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Louise F.
J'ai aussi lu le témoignage d'une auteure qui disait carburer à l'alcool et s'en était intoxiquée. Ancienne alcoolique, elle dit désormais produire de meilleures textes. Je ne suis pas sûre que les drogues soient vraiment recommandées de toute façon. La créativité est déjà là, dans nos neurones, les drogues et alcools ne font que perturber le fonctionnement neuronal, ils n'aident en rien et c'est dangereux pour la santé. Mens sana in corpore sano, devrait être la première techniques d'écriture.
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Nicolas Raviere
Ce n'est pas l'avis des fans de Bukoswki ou de Burroughs pp
Après, je te rejoins sur le fait qu'il est préférable d'être et de rester sain, et pas seulement dans l'écriture, mais également dans la vie.
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Katali ~
Je suis du même avis. Aucune drogue à part le thé : Je préfère rester lucide ! :)
Le matin me déprime, mais j'imagine que ça a ses bons côtés.
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Nicolas Raviere
Même pas du chocolat (qui, pour le coup, est aussi une drogue, un anti-dépresseur naturel. Au lait, c'est une double drogue.) ?
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Katali ~
Je suis de celles qui peuvent se passer de chocolat ! :)
Et tant pis pour l'effet anti-dépresseur... ;-)
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Nicolas Raviere
How lucky you are !
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Louise F.
How not lucky you are ! Le chocolat, c'est la vie ! Quant à considérer si c'est une drogue ou non, tout dépend de la définition qu'on donne à ce terme. XD
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Katali ~
J'ai toujours trouvé qu'on surestimait le chocolat. Je ne comprends pas l'engouement.
C'est vite écœurant à mon goût, mais c'est peut-être une histoire de métabolisme !
Une vie sans sucre, ça par contre, je ne pourrais pas ! :)
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Nicolas Raviere
Tu voulais pas plutôt écrire, le chocolat c'est le vice ^^ mdrrrr
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Gobbolino
Au début, j'écrivais dans le train, entre ma ville et Gare de Lyon. Ca me donnait le temps de remplir exactement une page. Une habitude qui a encore une influence aujourd'hui sur le format de mes passages.
Maintenant, je ne prends plus le train, mais comme tu peux le voir, l'habitude est restée.

A une époque je me forçais à écrire tous les jours, tous les jours, tous les jours. J'ai arrêté. Les mots sous contrainte sont des mots sans sens, à mon avis.
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Nicolas Raviere
Merci pour ton témoignage, c'est intéressant.
Je comprends tout à fait ta position sur les deux dernières lignes de ton commentaire (mais ne la partage pas), j'aimerais savoir ce qui fait que tu as arrêté : la contrainte t'empêchait-elle de produire quelque chose qui te plaisait, par exemple ? Ton style était-il différent ?
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Gobbolino
Ces deux dernières lignes concernent effectivement mon écriture, et, si j'étais en train d'écrire une autre histoire, je ne la respecterais peut-être pas. Mais avec Malou, je travaille beaucoup sur la langue et sur sa plasticité, et donc je joue beaucoup avec le sens. Et comme je l'ai dis, sens et contrainte.... Parfois, je peux passer trois jours sur une phrase, donc je ne peux pas m'embarrasser d'une contrainte de quantité à côté.
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Nicolas Raviere
D'accord, tu éclaires ma lanterne, je comprends mieux à présent, bien que fonctionnant à l'opposé, pour le coup.
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Gobbolino
Je n'aime pas dire ça, mais je pense que pour le coup il faudrait que tu jettes un oeil à Malou pour avoir une bonne illustration de ce que je fais.
Pour d'autres histoires, comme Dick Burman par exemple, j'écrivais une section le matin en partant au travail, je corrigeais sur le chemin du retour.
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