Inscrivez-vous sur Scribay...

...et retrouvez une communauté soudée par l'amour de l'écriture, le partage et l’entraide entre auteurs.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de Gihellcy

Les livres pour enfants : plaisir d'écrire, joie des bambins ?

par Gihellcy  il y a 2 ans

Bonjour à toutes et à tous.

Étant écrivain amateur, j'utilise un style d'écriture assez cru et tranchant, proche du pulp dans le concept.

Cependant, malgré le fait que j'écrive pour un public "averti", je me sens l'âme d'un conteur pour enfants. C'est en ce sens que j'ai écris "MITON MITAINE".

Petit, je lisais beaucoup de livres jeunesse, de contes et autres, et j'aurais envie de perpétuer cette "flamme" de la lecture juvénile. Les enfants sont pour moi parfois "insuportables", mais seleument lorsqu'ils courent partout et gueulent ou pleure. Donc, je souhaiterais apporter la tranquillité aux pauvres parents en donnant aux enfants le goût de la lecture, et donc, une ouverture d'esprit en grandissant.

Et vous. Votre avis. Quel est-il ? °^°

Image de profil de Valens
Valens
¡ Hola !

Je trouve ça vraiment bien d'avoir envie de donner goût à la lecture aux enfants. J'ignore si l'apparition d'autres activités (ordinateur, tablette, smartphone,...) diminue ou non l'attrait des livres pour les enfants (j'ai pas mal vu des illustrations satiriques du style "c'est quoi ça ? demande l'ado, ça se recharge ? Non, répond l'adulte, c'est l'avantage du livre papier", même pour ma génération, alors que je n'ai pas l'impression qu'on soit récalcitrant aux livres), mais c'est en continuant à écrire pour tous les âges que le plaisir de lire continuera à se transmettre.
Pour ma part, je ne me sens pas capable d'écrire pour des enfants. J'aurais l'impression de les prendre pour des cons, de ne pas savoir quoi écrire, ni comment, pour les intéresser sans les traumatiser. Il faut dire que de mon expérience personnelle, en tant que gamine qui piquait en cachette souvent des BD plus violentes que mon âge n'aurait dû me le permettre, j'ai du mal à savoir ce qui est approprié aux gosses ^^'
Image de profil de Gihellcy
Gihellcy
Personnellement, le fait de prendre les marmots pour des imbéciles, je vais essayer d'éviter cela : comme pour "MITON MITAINE", le manichéisme n'aura pas sa place dans mes récits.
A la manière de Nox et Qilby de la série Wakfu, j'aime les antagonistes bien construits, qu'ils soient quand même bien méchants, bien puputes, mais avec un passif pour lequel le lecteur/spectateur aura de la peine ou de la compassion, et comprendra le "pourquoi qu'il est méchant". Aussi, il y aura des happy-end. Mais ce ne sera pas tout rose non-plus. Justement, cette lutte contre le manichéisme est une "cause" que j'aime à embrasser pour que les jeunes se fassent moins d’illusions et de chimères, et qu'il regardent et contemple le monde avec rationalité et pragmatisme par la suite.

Sans les traumatiser non-plus, ou alors juste un peu (CF mort de Mufasa chez Disney :"o)
Merci de ton avis ;)
Image de profil de Valens
Valens
Mort de Mufasa -> traumatisme à vie :o
Quand je dis les prendre pour des bièsses, c'est aussi dans la manière d'écrire. Je ne côtoie pas, mais pas du tout d'enfants, je suis la plus petite dans ma famille, et les rares fois où je croise un gosse, je reste le plus loin possible, autant pour moi, parce que j'aime pas les enfants, autant pour eux, parce qu'invariablement, sans le vouloir, je les fais pleurer x)
Donc je n'ai aucune idée de comment leur parler : quel vocabulaire utiliser ? Comment faire pour ne pas les perdre ? J'aurais l'impression en écrivant de faire "et alors, le méchant, qui l'était parce qu'il était triste d'avoir toujours été seul, décida de kidnapper des gens. Comme ça, il serait toujours entouré !" Si tu vois ce que je veux dire x)
Image de profil de Gihellcy
Gihellcy
Je vois ce que tu veux dire.
Basiquement, ton souci se pose sur les mots à employer. C'est vrai que cela peut être un frein.
Je fais partie de ceux qui pensent qu'on peut utiliser un vocabulaire légèrement plus accru pour parler aux enfants. On oublie les vulgarités, et on se base sur des histoires récentes où des thèmes et des termes reviennent plus souvent qu'il y a dix ans. Il faut juste "trouver le mot juste et le fixer à sa place". Je parle pareil à un enfant qu'à un adulte, juste en remplaçant des termes vulgaires par des tournures plus adéquates, car si les enfants apprennent du monde qui les entourent et qu'ils "copient" ce qu'ils voient, qu'ils parlent comme ils entendent, autant leur parler avec maturité, franchise et ouverture d'esprit, afin qu'ils fassent de même quelques années plus tard.
Après, si toi-même tu ne peux parler à un bambin sans l'infantiliser plus que nécessaire, ce n'est pas grave. Ce n'est juste pas ton registre et il n'y a pas mort d'homme, loin de là si tu publie d'autres récits à un autre public qui y trouvera son bonheur. On ne pense pas pareil, encore heureux ;)
En tous cas, merci de ton avis ~
Image de profil de Valens
Valens
Je suis d'accord avec toi, parler à un gamin en l'infantilisant est un peu bête, ce n'est pas ça qui va l'aider, au contraire ^^ En effet, je n'arrive pas à trouver le vocabulaire adéquat, un juste milieu entre un phrasé "pour enfant", et pour adulte. La vulgarisation pour enfant quoi ^^ Ou l'enfant me regarde avec des grands yeux sans rien capter, ou alors il me regarde, blasé, "mais pour qui elle me prend elle ?"
Non, c'est sûr, heureusement qu'on est pas tous pareil et pas tous parfait, il faut de tout pour faire un monde :)
Avec plaisir :)
Image de profil de Lily H. Kitling
Lily H. Kitling
Écrire pour les enfants est beaucoup plus compliqué qu'on pourrait le croire.

D'abord, parce que les tranches d'âges sont importantes, les enfants se développent vite, et on ne s'adresse pas de la même façon à un de 4 ans, de 7 ans ou de 12 ans.

De manière générale, tout de même, le principe est de rester accessible, et ça se joue surtout au niveau de la syntaxe. Par exemple, on va éviter les inversions du style "du haut de son mètre dix, il la toise", on préférera "il la toise du haut de son mètre dix". Que le sujet et son action soient clairs et immédiats. Pour le vocabulaire, s'adapter selon la tranche d'âge, mais ça ne veut pas dire limiter les mots compliqués. On peut parfaitement introduire du vocabulaire, à condition que le terme soit expliqué pas loin après, ou avec un synonyme, et aussi qu'il n'y en ait pas à tous les paragraphes. Sinon, ça fait le même effet qu'un prologue de fantasy bourrés de noms de lieux et de personnages inconnus : c'est vomitorifiant ! ^^ Et pas besoin d'être un enfant pour ne pas aimer ça :P

Valens : ""et alors, le méchant, qui l'était parce qu'il était triste d'avoir toujours été seul, décida de kidnapper des gens. Comme ça, il serait toujours entouré !""
Du coup, la tournure ici est dans tous les sens, ça n'irait pas pour un écrit je pense xD La base, c'est une idée par phrase. On développe ensuite avec la tranche d'âge, mais toujours en évitant les embrouilles syntaxiques. À partir de 10-12 ans, on est déjà beaucoup plus proche de ce qu'on pourrait trouver dans un livre "pour adulte", sauf peut-être pour le vocabulaire, les termes techniques ou spécifiques.

Je ne crois pas qu'on puisse parler de vulgarisation, ce serait rabaissant pour les enfants, me semble-t-il. On simplifie le véhicule qu'est le code du texte (mais qu'est-ce que le texte ? est-il si important pour un jeune lecteur ?), mais on peut tout à fait aborder des thèmes complexes. Complexes, mais pas spécialement compliqués. Parler de la vie et de la mort, de l'amitié, du respect, de la famille, d'écologie, tout est possible, tant que c'est rendu accessible, mais sans les prendre pour des idiots fragiles. x')
Oui, bon, c'est un peu le principe de la vulgarisation quand même xD Je voulais dire que là où la vulgarisation rend des sujets très pointus accessibles au grand public, ici il ne s'agit pas de simplifié les choses, on peut parler de thèmes ou de sujets complexes sans les euphémiser à outrance, comme quand on parle de la mort, de la sexualité ou du divorce. Vulgariser dans le sens "rendre accessible", mais pas "simplifier". Jamais simplifier. Du moins, rien d'autre que le texte - mais le texte, c'est seulement un code pour parler des choses dont on veut parler aux enfants, ce n'est pas important.
Image de profil de Valens
Valens
"Du coup, la tournure ici est dans tous les sens, ça n'irait pas pour un écrit je pense xD"
Je crois que cela prouve bien que je ne suis pas faite pour ça x)
Et oui, quand je parlais de vulgariser, je l'entendais dans le sens "rendre accessible", bien sûr. Et c'est quelque chose que je n'arrive pas à faire, je trouve ça hyper compliqué d'expliquer quelque chose en vulgarisant pour faire comprendre sans prendre des gens pour des cons ^^" Même avec mon grand frère parfois, je lui explique des trucs de médecine (il fait du droit) et au choix j'utilise des termes que je pense qu'il connait et en fait non, ou j'explique des termes qu'en fait il connaît x)
Je crois que pour écrire pour des enfants, et plus généralement pour bien vulgariser, il faut arriver à se mettre à la place de son public : à son âge, suivant son passif d'étude, quels termes connaît-il ?? Jusqu'à quel point peut-on complexifier la structure de la phrase sans perdre le lecteur ?? Qu'expliquer ?? Que laisser implicite ??
C'est vraiment galère l'air de rien x)
Image de profil de Lily H. Kitling
Lily H. Kitling
Oula, oui, se mettre à la place de chaque petit lecteur qui pourrait te lire ? :P
Non, bien sûr, il faut généraliser - sauf si tu te lances dans le tête-à-tête ou l'enseignement à domicile ^^
Il y a fatalement un moment où tu ne peux pas savoir qui connaît quoi - mais tu peux aussi partir du principe que s'ils ne connaissent pas un mot que tu n'expliques pas, ils iront demander ce que ça veut dire à un adulte de l'entourage. Peu de chance, quand même, que l'adulte ne connaisse pas non plus ce mot xD Ça fait aussi partie du travail de lecture : apprendre des mots, aller chercher de l'aide ou la définition dans le dico quand ils savent le faire. C'est aussi pour ça que les jeunes lisent. C'est comme ça que la plupart d'entre nous avons appris de nouveaux mots, non ? ^^
Vraiment, le vocabulaire n'est pas le point central. Je pense que c'est surtout la syntaxe.
Après, je suis sûre que certains éditeurs de jeunesse ont des aides ou des recommandations par rapport aux tranches d'âge, à ce qu'ils publient pour quel public, il suffirait de leur demander ? :)
0