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[Demande de conseils] Développer ses textes

par Chams Al-Exander  il y a 2 ans

Voici mon problème :

Je n'écris que des textes brefs (à la base parce que j'aime énormément les nouvelles) et j'aimerais apprendre à les développer davantage. J'ai essayé différentes techniques mais rien ne trouve vraiment grâce à mes yeux.

Lorsque j'écris au kilomètre et que je me relis ensuite, je trouve le résultat assez "dissous". Je trouve qu'au final l'histoire est certes plus développée mais qu'elle perd le dynamisme de la nouvelle.

J'ai tenté d'approcher le roman différemment, en partant sur une structure très détaillée (pratiquement au paragraphe) et là encore, ça bloque. J'ai l'impression de me répéter et que la formulation des idées en prend un sérieux coup.

Est-ce que vous avez déjà eu ce problème ? Et si oui, comment avez-vous réussi à passer outre ?

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Nicolas Raviere
Je rejoins l'avis de @Fenske lave@ . Je pense que cela mérite un essai si les marqueurs de narration te font défaut ou que, malgré un plan, le tout reste tassé, narrativement parlant. Il faudrait que tu donnes un exemple.
Imagine un squelette que tu habilles, au fil des jours.
Après on peut très bien écrire un roman par petits chapitres ayant chacun une unité de sens / d'histoire (je procède souvent ainsi).

Après concernant l'écriture au kilomètre, je pense que tu parles d'écriture libre, c'est pas forcément le meilleur moyen pour écrire une fiction structurée.
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iave
Je ne sais pas si j'ai ce genre de problème , je ne pense pas. J'ai tendance à trop écrire même, faire des textes très long.

Cela dit si tu ne parviens pas à trouver une meilleure situation pour toi tu devrais rester dans ta façon de faire, et peut-être -pourquoi pas- rallonger un peu ton texte au fur et à mesure, chaque jour tu rajoutes de la longueur, des éléments en plus. Tu peux essayer aussi de prendre un texte écrit d'une façon A et le ré-écrire à chaque fois à l'allongeant...
Cela dit un texte long est certainement moins dynamique qu'un texte court.
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Harimax
Bonjour, j’ai tenté à plusieurs reprises d’écrire un roman, et cela s’est terminé à chaque fois par une série de nouvelles qui s’accrochaient les unes aux autres comme les wagons d’un train. La cohérence de l’histoire en souffrait, car mon train ne suivait pas un parcours bien défini, et je n’en connaissais pas non plus la gare de destination.

Dans un nouveau roman que j’ai commencé, je me suis inspiré de la méthode des scénarios du cinéma.

Le site http://www.scenarmag.fr/dramatica-theorie-expliquee/ procure de nombreux conseils.

Les principaux événements de l’histoire doivent être prévus dans ce qu’ils nomment un arc dramatique. Les personnages principaux (Protagonistes, Antagonistes…) y sont décrits avec leurs propres arcs dramatiques (leurs évolutions personnelles).

Même si cette méthode ne permet pas de réaliser un texte génial, je trouve qu’elle sécurise l’auteur, car il peut conduire consciemment ses personnages vers le destin qu’il leur a imaginé.

Malheureusement, ce n’est qu’un outil qui ne suffira pas à occulter mes autres lacunes.
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Stéph Loup'tout
Pour moi, c'est la concision qui a toujours été mon problème: des textes trop longs que j'ai dû apprendre à "tronquer", supprimant ainsi, je l'avoue, plusieurs éléments inutiles, même si, au final, le texte restait quand même long. :)

Déjà, il faut se poser cette question : qu'est-ce qui différencie une nouvelle d'un roman? La longueur, évidement, mais si on oublie la forme pour nous concentrer sur le fond? Bah rien, on est d'accord: les deux genres nous soumettent une histoire, avec des personnages, des rebondissements, un dénouement et une fin, hourra!
Quand on écrit une nouvelle, l'une des règles est de cadrer son univers: peu de personnages, peu de lieux, une action unique (par exemple: un village, cinq personnes, un meurtre, une enquête). Pour une nouvelle, on a aussi tendance à moins développer les descriptions. Version nouvelle: un vieux château se dressait sur la colline, au-dessus du village. Version roman: un vieux château-fort se dressait sur la colline, surplombant le village de sa silhouette sombre ; du lierre courrait sur ses murs à moitié écroulés ; plusieurs corbeaux et corneilles se tenaient perchés sur les créneaux du donjon : on entendait d'ici le chœur rauque de leurs cris. Bien sûr, c'est très caricatural, hein ^^
Tu as l'impression de perdre le rythme? Bah non. Une nouvelle se concentre sur l'essentiel, ce qu'on pourrait appeler "la moelle" d'une histoire.
Ce qui fait qu'un roman est plus long, c'est donc déjà que les descriptions des paysages et de l'ambiance prennent trois à quatre phrases minimum, là où la nouvelle a tendance à n'entre prendre qu'une ou deux. En nouvelle, on esquisse, en roman, on peint. La nouvelle est un genre d'action, le roman un genre plus "fourni". Ce qui fait qu'un roman est long ensuite, ce sont les personnages: beaucoup de personnages en général, même s'ils n'ont pas tous le même rôle : il est évident que les "héros" ne seront pas beaucoup (sauf exceptions), car le lecteur a besoin de s'accrocher à un "noyau" de persos. Mais il y a ensuite les personnages secondaires, beaucoup plus nombreux dans les romans que dans les nouvelles où ils sont quasi inexistants: ceux-là aident ou font obstacles aux héros, cela peut être un guérisseur vers qui les héros se tournent lorsqu'ils sont blessés mais qui ne fait pas partie de leur troupe, le roi, si les héros sont des chevaliers qui remplissent des quêtes... etc. Ces personnages dépendent de l'axe que tu donnes à ton histoire, autrement dit, de ton héros (si ce dernier est un chevalier au service du roi, il est évident que le roi sera un perso secondaire malgré son rang social supérieur ;) ).
Ensuite, il y a les persos figurants: ceux qui peuplent les villes, qui travaillent au champ quand le héros passe à cheval à côté d'eux... parmi ces persos, il peut y en avoir qui sortent du lot, comme par exemple la serveuse qui va apporter sa chope au héros et se taper la discussion avec lui pour lui rapporter les derniers potins de la ville : elle n'est pas assez importante pour être un perso secondaire mais n'est pas qu'une simple "esquisse" qui donne du relief au décors, car elle a un rôle auprès du héros (par exemple, l'informer d'une guerre imminente ou qu'on a vu monsieur Grand Méchant des Ténèbres quelque part au nord).
Dans une nouvelle, les perso secondaires sont généralement rares et les figurants quasi inexistants.
De même, le roman peut se permettre de voyager dans plusieurs lieux. Donc forcément, il faut narrer les voyages (même si on tronque, on doit quand même écrire pour l'exemple: "ils voyagèrent trois jours durant"). Ces voyages amènent les problèmes de ravitaillements et fatiguent par exemple les montures: donc il faut écrire des scènes où ils chassent ou se ravitaillent dans une auberge, des scènes où ils doivent s'arrêter pour laisser souffler les chevaux... La nouvelle fait main basse sur tout ça.

Pour apprendre à tronquer, j'ai dû me poser devant mes textes et, à chaque paragraphe me demander ce qui était vraiment essentiel et ce qui ne l'était pas. Attention, essentiel pour un roman et essentiel pour une nouvelle, avec tous les points que j'ai décris plus haut, ce n'est pas la même chose ;) Je te suggère de faire pareil pour apprendre à étoffer, mais en inversant l'exercice.
Relis tes phrases et demande-toi tout ce que tu peux ajouter pour approfondir l'ambiance, le décors, les personnages.
En roman, n'hésite pas à décrire avec les cinq sens, sans forcément t'appesantir pendant 10 pages sur la description de la ville: écrit les différents bruits, les odeurs, les couleurs, l'architecture, l'ambiance, le temps (il pleut? fait soleil? fait froid? chaud? nuit? jour?) car ce dernier influencera forcément sur le reste (s'il fait soleil, les gens risquent de flâner, de prendre leur temps ; s'il pleut, ils risquent de se hâter, de déserter les rues...). Les sentiments du ou des héros peuvent aussi être développés.
Navesof m'a rappelé une règle importante qui colle d'autant plus à un roman: "montre, ne raconte pas". Au lieu d'écrire "il eut peur", écris "il sursauta" ou "il blêmit, sa respiration s'accéléra, ses pupilles se dilatèrent". Ces gestes et symptômes, on les comprend tous, on les assimile tous aussi à la peur, surtout avec le contexte. Genre: "un monstre surgit, il eut peur" ok, logique : "un monstre surgit, il sursauta et cria" on comprend toujours mais je n'ai pas employé le mot peur ;)

Pour écrire un roman, il ne faut pas étirer une histoire format nouvelle, sinon, en effet, tu auras cette impression de dissous. Pour transformer une nouvelle en roman, il faut écrire de nouveaux passages et non rallonger les anciens. Mettre plus de rebondissements, plus de rencontres de nouveaux personnages, peut-être aussi plus d'hésitation de la part du héros. Dans la nouvelle, il fonce, intrépide ; dans le roman et s'il avait des doutes quant à son courage, son but, sa force? Bien sûr, faut pas non plus tomber dans le roman psychologique, mais quelques phrases par-ci par-là sur ses états d'âme, cela étoffe aussi l'histoire. En roman, tu peux vraiment montrer une évolution dans tes personnages, ce que la nouvelle (sauf exception encore) ne permet pas forcément ou du moins, pas avec la même intensité, vu que évoluer prend du temps et que la nouvelle, elle, est courte. ;)

Voilà, un assez long message, désolée ^^ J'espère t'avoir un peu aidé ^^
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Lily H. Kitling
Je ne suis juste pas tout à fait d'accord avec la différence que tu fais entre nouvelle et roman dans tes exemples - même si c'est caricatural ^^
Même si la nouvelle va aller à l'essentiel de l'histoire, ça ne veut pas dire qu'elle va "raconter au lieu de montrer" ni zapper une part de descriptions.
Une bonne nouvelle fantastique aura nécessairement besoin de bonnes descriptions, pour l'ambiance !

Mais je suis plus d'accord quand tu dis que, s'il y a un voyage, la nouvelle zappera les étapes et nuitées dans les auberges si elles n'apportent rien de particuliers.

Mais j'ai une question, du coup : si dans le roman, ces étapes du voyage n'apportent pas grand chose non plus... pourquoi les écrire ? :) Nouveaux passages, nouveaux rebondissements... ça ne fait pas un roman s'ils ne servent qu'à remplir les pages vides. ^^ Tout doit avoir un but, même si c'est seulement "montrer que untel a peur des citrouilles" si ça aide à caractériser le personnage. Et Tchekov rajouterait qu'il faudra une attaque de citrouilles avant la fin de l'histoire pour que cette scène soit complètement justifiée. :D
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Gigi Fro
J'adore l'alégorie des citrouilles! ;)
Moi aussi j'ai du mal à développer dans le sens de la descrption. J'ai remarqué que trop de descriptions noient l'histoire et gavent certains lecteurs. Une description doit être là pour apporter quelque chose à l'histoire et ne pas faire étalage d'un ultra vocabulaire poétique. Sinon on zappe.
Après je pense qu'il y a grosso modo 2 littératures : celle qui raconte une histoire et celle qui montre la beauté des mots. Les plus grands auteurs savent combiner les 2, mais pas tous, loin de là. C'est mon humble point de vue.
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Stéph Loup'tout
Lily H. Kitling : cela dépend surtout de la longueur que l'on donne à notre nouvelle je pense :) J'ai lu des nouvelles très courtes (deux pages) et je peux t'affirmer que les description tenaient sur deux phrases maximums. Les dialogues et l'action étaient privilégiés :) La nouvelle peut aussi montrer, mais ne pourra pas s'étendre du coup. Bien sûr ce raconter/montrer est une distinction personnelle que font les auteurs ^^ J'ai déjà lu des romans où l'auteur racontait au lieu de montrer car c'était son choix. Dans les premières pages du tome 1 de Harry Potter par exemple, on nous présente Vernon Durslay. L'auteure le décrit comme quelqu'un de banal, de droit dans ses bottes, qui a horreur que les choses sortent de l'ordinaire ou bouleversent sa petite routine. Là, elle raconte. :) Si elle avait voulu montrer, elle aurait écrit au moins une journée type de Vernon, détaillé comment il était au travail, etc. Elle ne l'a pas fait, déjà parce que comme c'est un roman jeunesse et surtout son premier roman, elle ne voulait pas qu'il soit trop long. De même, Vernon n'est qu'un personnage secondaire, alors pourquoi lui consacrer autant de scènes et d'importance juste pour dire qu'il est banal et qu'il n'aime pas l'anormal ? Seulement, elle en fait de même pour Harry quelques pages plus loin : elle le décrit physiquement et mentalement, quand, avec la stratégie "montrer", elle aurait écrit des scènes de ses journées à l'école pour montrer qu'il était assez bon élève mais sans plus, qu'il n'avait aucun ami, et tous ses détails physiques, elle les aurait décrit soit à travers le regard d'un autre personnage, soit nous les auraient donné au compte-goutte p 2 "il passa la main dans ses cheveux noirs" ; "p 3 "il rajusta ses lunettes rondes" p 8 "il porta la main à son front et suivit du doigt la cicatrice en forme d'éclair qui le barrait"... Elle ne l'a pas fait aussi pour des raisons de longueurs et parce qu'il est plus facile pour un enfant d'avoir directement un portrait des personnages qu'il découvre plutôt que de devoir rassembler les pièces du puzzle au fil des pages pour savoir à quoi ils ressemblent :) C'est donc entièrement un choix de l'auteur et donc oui, des romans vont raconter et des nouvelles vont montrer, simplement, comme montrer est souvent plus long, il est plus facile de vouloir le faire dans un roman, c'est tout ^^.

Pourquoi les écrire, hein ? :) Parce que cela rajoute à la vraisemblance de l'histoire et à l'ambiance. Pas besoin non plus de s'appesantir sur ces interludes des chapitres entiers, mais quelques phrases ou un paragraphe suffisent à rythmer et à "colorer" l'univers ;) Franchement, si je lisais un livre fantasy avec un perso qui voyage et que dans ce livre, parce que ce n'est pas "utile" pour l'avancée de l'intrigue, l'auteur n'écrit jamais les interludes des voyages, bah ça va forcément me manquer et je vais me poser plein de questions, type : "mais leurs montures ont tenues durant tout le voyage ? non, ils ont dû s'arrêter, mais où ? tel perso a (par exemple) une phobie de la foule, donc ils ont dormi à la belle étoile ? Mais on est en hiver ! Ils avaient des couvertures assez chaudes ? Et du coup, après autant de temps à dormir par ce froid, ils arrivent sur le champ de bataille frais et prêt à se battre, tranquille ?" (oui, oui, je me pose vraiment toutes ces questions XD en même temps, je veux croire à l'histoire que je lis, donc si on me met un perso que je vois jamais ni manger ni boire, ni s'arrêter et qui tue tous ceux qui l'empêchent d'atteindre son objectif, je ne peux pas y croire ^^.
Il en va de même pour les repas : concrètement à quoi ça sert que j'insère des scènes de repas par-ci par-là ? :) Pour l'intrigue, rien (sauf si lors d'un repas, le groupe se fait attaquer ou si un nouveau personnage apparaît, là c'est différent). Mais cela montre que mes personnages vivent. Dans ces passages, je peux aussi renforcer les liens entre eux, montrer une autre facette d'eux, plus détendus ou gloutons. Ces interludes servent aussi à ralentir l'intrigue. Dans une quête mouvementée et bien menée, le lecteur ne va pas s'ennuyer, certes, mais parfois il aimera sans doute souffler un peu, et ne pas passer 300 pages à être tendu pour ses héros. Il ne faut pas non plus abuser de ces passages, mais ils ne sont pas inutiles, ils habillent le roman, comme les passages de ravitaillement (quelques phrases pour dire qu'ils ont été se ravitailler dans un village proche suffit à rendre leur voyage plus réel), car, si c'était vrai, les réserves d'eau et de nourriture seraient forcément des préoccupations importantes. Cela peut aussi ajouter au dramatisme d'une scène : les héros s'écartent du chemin et se perdent, ils doivent vite sortir de ce désert car ils n'ont presque plus rien à manger et à boire. :) Les scènes de sommeil sont aussi importantes pour cela : un héros épuisé va pouvoir être vaincu plus facilement par ses ennemis etc. :) Tu vois, ce ne sont pas des pages vides du coup :)
Donc, je suis tout à fait d'accord quand tu dis que "tout doit avoir un but", écrire une scène qui fait joli est inutile. Mais, avec ce long message, j'espère que tu as vu que ces interludes ont un but aussi ;) (ah, et j'aime bien aussi ton allégorie des citrouille ! xD)

Gigi Fro : oui, il ne faut pas non plus abuser des descriptions ^^ je pense qu'une page est l'énorme maximum à atteindre, et juste si c'est vraiment un lieu ou un personnage hyper important pour l'intrigue et que cela se justifie physiquement (genre, pour décrire une plaine, bon, une page me semble un peu excessive, mais si je veux décrire toute une ville suspendue au-dessus du vide accrochée à une falaise de cristal, euh, là ça risque de prendre plus de lignes ^^ ; de même un perso "normal" ou "typé" : genre mystérieux, large capuche, lame dissimulée etc ne doit pas me prendre une page, mais si je veux décrire un personnage bipède qui a deux têtes, qui est couvert d'écailles sauf autour des yeux, qui est vêtu d'un vêtement particulier et qui porte dans le dos une énorme hache à quatre tranchants... ça risque de me prendre un peu plus de lignes pour que mon lecteur l'imagine bien ^^). J'ai lu un livre fantasy où les descriptions prenaient plusieurs pages, c'est un choix de l'auteur, mais j'avoue que je me sentais écrasée sous tous les détails de l'environnement (rien que la description du plafond d'un couloir prenait une demi-page au format poche). Après, cela servait surtout a montrer la richesse de détails des lieux, après le héros voyageant dans les montagnes, les descriptions se sont calmées ^^
J'aime bien ta façon de voir qu'il y a deux littératures, c'est exactement ça ! :)
Perso je privilégie l'histoire aux mots (même si je vais passer des heures à chercher des synonymes, à réécrire mes phrases pour qu'elles passent mieux etc ^^). Le seul truc que je me permets ce sont les images type métaphores parce que rien à faire, une partie de moi reste poète même en narratif, et ré-introduire de vieux mots oubliés (en faisant en sorte qu'avec le contexte, on en devine le sens ^^).
Pour développer tes descriptions, tu peux déjà te servir de tes cinq sens, cela étoffe pas mal de savoir quelles couleurs, quelles odeurs, quels bruits, quels ressentis et quels goûts (bon, ce dernier est un peu particulier, on ne l'emploie pas si souvent, sauf dans les scènes de repas ou si une odeur très forte va jusqu'à tromper la langue ou remémorer un mets que le personnage a goûté). Après pour mes descriptions je me renseigne sur l'architecture, le nom des différentes parties d'un mur d'enceinte, d'une charpente etc. Avoir du vocabulaire permet de mieux imaginer et visualiser la scène. Je ne savais pas ce qu'était un "hourd" et maintenant, je peux imaginer une tour ou une muraille qui se termine par un hourd ;)
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Gigi Fro
Maintenant moi aussi je sais ce qu'est un hourd!
Je suis admirative de tous ces mots pour désigner des choses. Je suis en phase avec toi, en tous les points. On fait pareil. J'aime décrire plus les émotions, les sensations que les lieux ou les choses. C'est normal puisque je n'écris pas du SF ni Fantasy et si je décris les lieux ou les choses c'est parce que vraiment c'est nécessaire :) après j'aimerais avoir tout ce vocabulaire pour désigner les objets mais pas facile. Je cherche sur internet, par ci par là, sur un dico de synonymes, sur un dico visuel mais des fois ça manque. Parfois en lisant je découvre des nouveaux mots merveilleux pour désigner pile ce que je cherche et je me demande, mais comment fait-on pour les trouver?
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Stéph Loup'tout
En effet, on fait pareil ! *o*
Et oui, le vocabulaire est parfois difficile à acquérir ^^ Pour le hourd, je l'ai trouvé en tapant "schéma château-fort" :) Quand tu cherches des schémas de bâtiments ou d'objets, comme les bateaux par exemple, tu trouves plus facilement les mots et à quoi ils correspondent :) Après, dans le cadre de mes études, j'ai étudié l'ancien français, du coup j'ai pu voir plein de mots oubliés qui en fait sont juste trop bien, par exemple, le verbe "cuidier" signifie "croire faussement" *^* Je pense qu'en cherchant un peu dans le dictionnaire d'ancien français, dans celui des synonymes et avec les schémas, on trouve presque tout ce qu'on cherche :) Pour améliorer mon vocabulaire, je relève aussi dans les livres tous les mots que je ne connais pas ou alors où j'ai un doute quant au sens ^^ c'est comme ça que j'ai découvert "bimbelot" qui désigne un jouet d'enfant ! *^*
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Lily H. Kitling
Stéph Loup'tout : On est d'accord que montrer/raconter est un choix de l'auteur (enfin, de l'auteur qui a un peu de bouteille, pas un qui se lance pour la première fois sans connaître la différence entre montrer et raconter, aha xD #erreur de jeunesse) et qu'on peut tout à fait faire les deux que ce soit dans une nouvelle ou dans un roman. ^^ Ça dépend totalement de l'intention derrière !

Mettre l'ambiance... Moui, bien sûr, raconter le voyage dans le détail donnera une impression de "réalisme" et le fera vivre en même temps que les personnages, mais... Je suppose qu'on va dériver sur les préférences personnelles. x) Et si on peut caser les infos en quelques phrases, est-ce que ça remplit vraiment... xD Il y a des choses aussi qui "vont de soi" comme le sommeil ou le ravitaillement... évidemment qu'entre deux étapes, si tu ne vois pas ce que font les personnages, mais qu'ils arrivent en bonne santé et pas trop amochés, tu te doutes qu'ils ont mangé et dormi sur le chemin (en général, on précise "tant de jours plus tard..." xD ) donc l'ambiance, d'accord, mais pour raconter des choses évidentes... Après, c'est mon ressenti, donc on peut ne pas voir ce genre de scènes de la même façon ^^


(Les citrouilles vous remercient xDD )
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Stéph Loup'tout
XD c'est sûr qu'un jeune auteur va pas se lancer dans le débat "monter ou raconter ?" XXD

C'est évident, je sais, mais c'est bien de le dire sans s'appesantir dessus. Sinon, cela hache un peu l'histoire, ces interludes ont aussi un rôle de transition entre tel ou tel lieu ou tel ou tel passage important :) Si on a que les passages importants, ça peut aussi être un choix pour le rythme, mais alors il faut avoir conscience que le récit fait saccadé alors ^^ Les interludes, en plus de mettre l'ambiance ont vraiment un rôle niveau rythme ;) Montrer tous les combats et les péripéties, c'est bien, mais voir aussi les persos dormir, manger, pisser même (certaines scènes aussi triviales ont donné lieu à des piques d'humour que j'ai beaucoup apprécié dans certains livres ^^), là on rentre dans l'intimité des personnages et cela peut justifier leur relation :) des persos qui se battent côte à côte, ok, ils vont forger un lien, mais si en plus ils partagent la nourriture, les chambres à l'auberge, les tracas du voyage... tout ça renforce aussi les liens et je pense que dans un roman on ne peut pas faire l'impasse sur ce genre de scènes, sauf si c'est voulu par rapport au rythme et encore, il faut vraiment que ça soit justifié par l'intrigue (genre dans un thriller, le rythme saccadé donne comme des flash et fait avancer l'histoire par à-coup, ça peut énormément jouer sur le suspense ! *^*)

Mais en effet, chacun à sa manière de voir les choses ^^

(d'ailleurs question : pourquoi les citrouilles ? XXD)
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Lily H. Kitling
Après, quand je dis qu'il faut un but ou une raison à la scène, ça ne veut pas dire que les scènes d'action où il se passe quelque chose xD les discussions, les phases d'interrogations, d'introspections, les moments calmes, tout cela change le rythme, tout en ayant un but important, que ce soit au niveau de l'intrigue (des indices, des réflexions) ou des personnages (développement de leurs mentalités et de leurs relations). Donc non, ne pas zapper une scène de nuit ou de toilettes. Mais une scène de nuit *juste* pour montrer qu'ils dorment... me semble inutile et ne m'intéresse pas à lire. À moins qu'il y ait un dialogue ou un rapprochement entre personnages, donc un but. Le but est pas forcément super sérieux ou fondamental pour l'histoire. Si tu veux montrer que machin a de l'humour, hop, un petit dialogue interlude et un éclat de rire. Ça rythme, ça met dans l'ambiance, ça paye pas de mine : mais le but est atteint.


(euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh... pourquoi pas ? :'D )
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Stéph Loup'tout
XXD oh, on s'est enfin compris ! XXD évidement, écrire une scène juste pour dire "cool, ils dorment", c'est inutile ! XXD faut qu'il se passe un truc aussi ! Par contre, pour montrer qu'ils se sont reposés une simple phrase est la bienvenue, type "ils dormirent dans l'une des auberges de la ville et repartirent à l'aube". C'est clair, net, on sait qu'ils se sont reposés, cela donne un côté réaliste, mais n'accaparent pas non plus toute une scène :)

(haha, bien répondu ! :p )
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Lily H. Kitling
Mais on est d'accord aussi - ? - que ce n'est pas avec juste une phrase d'ameublement qu'on passe d'une nouvelle à un roman x'D Ce n'est pas ce que j'appelle du développement x) ou à peine. ^^


(c'est juste le premier truc ridicule+drôle qui m'est passé par la tête >.>)
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Stéph Loup'tout
Non, bien sûr, mais le roman va développer ces scènes où, en gros, on apprend juste à mieux connaître les persos et leur environnement :) La nouvelle se base plus sur l'intrigue en général, les personnages sont souvent secondaires, même s'ils demeurent importants ^^ En roman, on montre plus facilement les liens qui se tissent entre les persos au fur et à mesure des péripéties et des moments passés ensemble, comme on montre de plus en plus l'univers (par exemple la magie, les différentes races et peuples, les cultures, les particularités géologiques ou célestes etc.). Dans une nouvelle, il faut vite balayer tout ça, il faut donner un cadre immédiat à l'histoire pour que le lecteur soit tout de suite immergé, dès les premières lignes ! :) Dans un roman, cette immersion prend plus de temps, elle se déroule au fil des pages, par des détails et des indices que l'auteur sème (exemple, le fait que toutes les machines du monde X tournent au vent ou à la poudre de perlinpinpin se mettra en place petit à petit, à moins qu'un personnage décide d'expliquer tout de go leur fonctionnement à un autre perso, en faisant ainsi profiter le lecteur ^^ ; si ce n'est pas le cas, l'auteur mettra déjà en place un personnage qui se servira d'une de ces machines, puis on pourra avoir un plan plus global, type le perso regarde par la fenêtre, description de la ville et de toutes les machines qui trottent dans les rues, ondulent sur les toits et volent dans le ciel, puis, dans une autre scène, lors d'un marché, le perso va peut-être acheter cette fameuse poudre de perlinpinpim pour sa machine et on comprend alors que cette dernière est indispensable à leur marche etc.) ^^ Dans une nouvelle, il faudrait que cela soit plus court, les scènes seraient sans doute tronquées : le perso qui use de sa machine, il décide d'aller au marché pour acheter la poudre et décrit rapidement sur le trajet la ville autour de lui (alors que dans la version roman, on pourrait mettre en scène d'autres persos et d'autres péripéties, genre le perso qui lit un article de journal dans la presse à scandale pour renseigner le lecteur sur la politique, le perso qui décide d'aller rendre visite à un ami etc.)

Pour le schéma, si ma nouvelle a pour chute : le monde des machines n'existe pas, c'est juste un rêve, je vais procédé comme ça : A-le perso dans le monde des machines, esquisse de ce monde B-des événements bizarres et/ou incohérents empiètent sur la réalité C-réveil, zut, ce n'était qu'un rêve :p
Dans un roman, on retrouve ces trois points, mais il y aura plus de matière et, surtout, dans un roman on peut instaurer plusieurs intrigues secondaires :
A-le perso dans le monde des machines, esquisse de ce monde B-visite d'un ami / conflit / meurtre / romance etc C-enquête D- événements incohérents E-une silhouette étrange qui semble suivre le perso, qui est-ce ? F- tentative de rapprochement amoureux avec la mécanicienne du coin G-événements incohérents de plus en plus présent H-autre cadavre retrouvé I-rencontre avec la silhouette qui tente de kidnapper le perso + guerre civile qui éclate dans la ville J-décrochage d'un premier rancard avec la mécanicienne K-résolution incohérente de l'enquête L- guerre civile entraîne le perso à choisir un camp, mais tout lui parait de plus en plus incohérent M-la silhouette qui le poursuit se révèle être le véritable assassin N-le perso veut fuir la ville avec la mécanicienne O-réveil, tout n'était qu'un rêve ! :p
Là, il y a quatre intrigues : l'enquête principale (qui peut aussi être présente dans la nouvelle ) ; la quête de l'identité de la silhouette (bon, comme c'est l'assassin, on peut si tu veux la fusionner avec la première intrigue) ; la quête amoureuse du perso et la guerre civile qui peut engendrer plein de péripéties supplémentaires, genre si un des amis du perso est dans un camp et veut qu'il l'épaule ou si le perso lui-même est plus pour un camp ou l'autre, il peut aussi se retrouver en prison pour avoir mener une attaque etc. Dans une nouvelle, toutes ces intrigues et péripéties ne peuvent pas être imbriquées car elles "noient le poisson", le fil conducteur de : monde-machine qui en fait est un rêve et la réalisation de cela par le perso. Dans un roman, toutes ces péripéties sont possibles, elles rallongent l'intrigue et font que la fin surprend encore plus, vu qu'on a passé tout ce temps dans un monde... qui en fait n'existe pas pour la réalité du perso ^^

(XXD bah pas mal comme premier truc ridicule et drôle ! ;) )
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Lepetitromancier
C'est exactement mon problème. J'ai trois mille idées et mises en entre elles je n'arrive pas a écrire plus que l'idée et se projeter.
Désolé si je n'ai pas la place je m'efface
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korinne
Salut, moi j'écris tout le temps au kilomètre et les idées s'enchaînent, les personnages communiquent, apparaissent disparaissent... Après je coupe, je coupe encore et je ré-écris... Le premier jet n'est que de la matière première brute. Je dois la re-travailler mille fois avant qu'elle ne ressemble à un roman. Et j'ai pas dit un bon roman ;-)
Peut-être n'as-tu pas encore trouvé l'histoire qui va te hanter jusqu'à ce que tu finisses par la coucher sur le papier. Mais ce n'est que mon expérience... Il existe sans doute d'autres "méthodes".
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phillechat
J'écris des textes brefs et ....je n'ai pas envie d'apprendre à développer ^^ : https://www.scribay.com/text/2106221511/reponse-a--soyer-raymond-queneau---
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Eric Kobran
La nouvelle est un exercice par nature forcément plus percutant que le roman, qui permet d'exprimer les choses plus vite, et de ne pas s'attarder sur des détails qui n'ont pas de lien direct avec la "chute". Il permet aussi d'ignorer les changements d'état (des personnages, du monde, ...) ou de les laisser "hors cadre". Mais il n'est pas possible de transposer les recettes d'écriture d'une nouvelle pour un roman.

Là où l'idée est essentielle dans la qualité d'une nouvelle, ce n'est pas suffisant dans un roman.

Essaye de travailler les personnages, les décors, les points d'inflexion de l'histoire et de l'action. Le roman permet de donner une richesse et une profondeur que n'a pas la nouvelle. Il faut savoir prendre son temps et trouver les scènes excitantes de l'histoire pour articuler ton récit autour.

Donc en résumé :
- Approfondis les personnages, leur histoire passée, leur situation au début du roman, leur évolution, leur objectif, leur problème à résoudre.
- Trouve les scènes excitantes que tu as hâte d'écrire et réfléchis à la manière la plus logique de les lier entre elles.
- Si tu as l'impression de te répéter, c'est probablement parce que tu es en train d'écrire une partie dont on pourrait se passer. Pense aux ellipses, ou au début de chapitre qui commencent par une brève rétrospective de ce qui a pu se passer avant la scène en cours.
- Fais un plan général, avec un début, deux ou trois "Grands" moments, et une fin. Ensuite avance en ayant en tête les 5 prochaines scènes. Mais pas besoin de planifier plus de 5 scènes à l'avance, ni d'aller jusqu'à planifier les paragraphes. Inutile d'ailleurs de rester rigides sur ces scènes. Si tu penses pouvoir intercaler une autre scène, ne pas hésiter. Si tu es trop rigide sur ton plan, rien de tel pour brider ton imagination et te décourager.
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Eric Kobran
Le résumé est plus long que le commentaire, désolé :)
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Auteur inconnu
Le développement psychologique de ton personnage dans un roman joue beaucoup à étendre tes écrits, contrairement à la nouvelle où le personnage gravite autour d'une réalité psychologie moindre et avec très peu de personnages secondaires. Le Littré définit la nouvelle "une sorte de roman très court", un " récit d'aventures intéressantes ou amusantes".
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Nyctophylax
Tu devrais retrouver ce conseil un peu partout dans le milieu du livre : une très bonne idée ne fait pas un roman. Ça peut aboutir à un très bon passage de roman, en intro, à la fin ou à divers points de l'intrigue. Mais ça reste une idée qui ne peut être tirée sans que le lecteur, assez rapidement, ne lève les yeux en criant au délayage.
Un roman, ça a d'abord besoin d'un concept. Un concept, ça regroupe la ou les thématiques principales, le synopsis avec les différentes étapes de l'intrigue et les idées que tu vas y développer. À tout moment de la planification de ton roman, tu dois pouvoir revenir à ton concept et vérifier que tu évolues toujours à l'intérieur de celui-ci. Si tu es hors-sujet, soit tu as mal préparé ton concept, soit tu fais fausse route dans ta planification. On peut revoir un concept, revenir au point de départ quand on n'a pas trop avancé, mais si tu dépasses la moitié de ton histoire et que tu te prends à développer quelque chose qui ne figurait pas dans ta feuille de route, c'est que tu es en train de t'égarer. C'est une très bonne méthode pour que le lecteur se demande s'il n'a pas changé de bouquin en tournant simplement une page.
Tes personnages doivent aussi évoluer à l'intérieur de ce concept. Ils peuvent se permettre des petits écarts, mais à la relecture, tu comprendras vite que ça n'avait aucun intérêt. Dans ce cas, le lecteur risque de trouver qu'il perd son temps.
Tu peux surpréparer ton concept. Tu peux difficilement te passer de le travailler pour pouvoir tenir la longueur.
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Louise F.
Nyctophylax je trouve ta réponse très intéressante mais j'ai encore du mal à comprendre ta notion de concept. Peux-tu me donner un ou plusieurs exemples ? (en t'inspirant de romans connus même, si tu veux.) Quand tu dis thématique, ça peut être quoi ? Science-fiction ? Aventure ? ou est-ce quelque chose de plus précis ?
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Nyctophylax
Un concept peut être plusieurs choses. Ça peut ressembler à un court synopsis (un homme amnésique traqué par la CIA est à la recherche de son passé (1) ; deux adolescentes grandissent dans les rues de Naples jusqu'à ce que le temps et les études les séparent (2)) ou être un thème (la relation entre un père et son fils (3), les relations sentimentales à l'heure d'internet (4), etc.).
Le concept doit être le plus large possible pour qu'en 200 ou 1500 pages, le lectorat sache toujours ce dont il est question. On pourrait formuler le concept en "c'est l'histoire de…"

Pour étoffer le concept, on lui injecte des thématiques. C'est un peu le champ lexical du concept. Ces thématiques doivent rester dans le cadre du concept. Elles servent à enrichir le concept, montrer qu'il n'est pas une potiche creuse. Ce sont des pistes de réflexion qui donnent de la profondeur.
Exemples de thématiques :
1) la fuite, la solitude, la vengeance, la paranoïa, l'identité, la culpabilité (est-on comptable de ses actes quand on a perdu la mémoire ?), l'invasion de la vie privée, la surveillance d'état, etc.
2) l'amitié, l'enfance, l'histoire napolitaine, la nostalgie, le poids des inégalités sociales dès le plus jeune âge, l'amour, le temps, grandir, etc.
3) l'atavisme familial, la différence entre l'hérédité et l'éducation, le legs émotionnel, les non-dits, la nostalgie, la vieillesse et la mort, la perte, etc.
4) la communication, le rapport à la technologie, le poids social sur la vie sentimentale, l'apparence, la solitude, la perception du couple, la place de l'homme de soi, des sentiments, etc.

Quand le concept n'est pas un synopsis, les thématiques deviennent vite limitées. Il y a vite risque de tourner en rond, de délayer, voire de se rendre compte que ce qu'on prenait pour un concept n'est finalement rien de plus qu'une thématique un peu générale. La thématique fait une bonne nouvelle, mais elle ne tient pas la route seule pour un roman.
La thématique peut se raccrocher au concept comme ça : "c'est l'histoire d'un concept qui parlera de cette thématique-ci, de cette autre-là et de celle-là encore."

Si en milieu d'écriture, on se met à décrire les petites guerres mesquines que se livrent des gens de régions différentes à propos d'idiotismes alors que le concept est l'amour 3.0, ça peut amuser un temps, mais on verra vite que c'est hors-sujet.

Quand on a ça mis en place, on peut développer l'intrigue, toujours en se référant au concept et aux thématiques. Est-ce que ma scène de poursuite folle en voiture entre dans mon concept Jason Bourne ? Est-ce qu'elle a sa place chez l'Amie Prodigieuse ? À quelles thématiques cette scène d'action réfère-t-elle ? L'atavisme familial ? Le poids social sur sa vie sentimentale ?

J'espère avoir satisfait tes questions malgré le retard. :)
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Chams Al-Exander
Merci pour vos réponses !

Ce que j'entends par développer un texte, dans mon cas, pourrait presque se reformuler en : comment ne pas aller droit au but.

En tout cas, je vais tester les méthodes que vous avez indiquer ! Merci encore !
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Projet02
Comme dirait l'autre, si tu sais faire une nouvelle, tu sais faire un roman. Il faut appréhender chaque chapitre comme une nouvelle, avec son intrigue et sa construction indépendante.
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Navezof
Je ne suis pas entièrement d'accord là dessus.

Roman et nouvelle ont chacun leur particularité et un roman, ce n'est pas une grosse nouvelle, comme une nouvelle n'est pas un petit roman.

Une nouvelle est généralement définit par son rythme et sa chute et ne devrait pas avoir tout le developpement que peu avoir un roman. Donc, dans la construction c'est deux méthodes bien différentes.

Apres, il y a toujours des exceptions et il me semble que la différence entre les deux n'est pas parfaitement net.
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Projet02
L'image serait plutôt que le roman est une succession de nouvelles liées entre elles et servant le même but commun.
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Jean-Christophe Heckers
Contre-exemple: Les Perséides, recueil de Robert Charles Wilson.

La nouvelle se suffit à elle-même, et si plusieurs nouvelles se répondent ou sont liées entre elles, chacune est indépendante et n'a pas besoin des autres pour être exister et être comprise. Le roman est une succession d'épisodes qui découlent les uns des autres, qu'on en ôte un et tout l'édifice s'effondre.

On peut maîtriser la nouvelle et ne pas savoir faire un roman. C'est que la mécanique est bien différente, il faut savoir développer, enchaîner... quand la nouvelle cherche à concentrer, isoler, détacher.
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Lily H. Kitling
Salut,
Qu'entends-tu exactement par "développer son texte" ?

On peut le voir de deux façons :

- au niveau du contenu histoire/intrigue : là, pas de miracle, il faut avoir les idées ; cependant, comme Navezof le dit, établir une ébauche de structure avec les points-clés de l'intrigue, et extrapoler ensuite en réfléchissant aux causes-conséquences peut t'aider à développer l'histoire ;

- au niveau de l'ambiance : des conseils comme "montrer au lieu de dire" (le fameux "Show, don't tell" anglophone), utiliser les 5 sens pour décrire, développer les sensations, émotions et pensées des personnages... Donner un peu de corps à la scène par ce biais, c'est une autre façon de développer le texte.
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bigsissy
Pour écrire un roman plutôt qu'une nouvelle, il ne faut pas penser "plus de mots", mais "plus d'idées".
Pour réussir à écrire dans un format court, il faut mieux éviter d'avoir trop de personnages ou de lieux différents. À l'inverse, le format long du roman laisse la place à de nombreux personnages (même si ce n'est pas une nécessité), ainsi qu'à de multiples intrigues.
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Navezof
Plus que de décrire tout le contenu de ton roman d'un coup, pourquoi ne pas fonctionner par étapes ?

C'est à dire que tu te fixes des points clefs dans ton histoire (ex. le personnage doit rencontre tel personnage, il doit passer par tel endroit, etc...) et une fois que ton plan est fait, tu te laisse un certain degré de liberté pour aller d'étapes en étapes.

Cela te permettra peut etre de garder du dynamisme entre les étapes.

Sinon, choisi un thème, un fil rouge, quelque chose qui définit très fortement ton récit et tiens toi à ce fil. C'est à dire que chaque idées devrait se rapporter à ce thème, et toute idée qui n'apporte rien au fil directeur doit etre ecarté. Ca devrait limiter les risques de dissolution. Peut etre...
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