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Les écrivains sont-ils forcément dépressifs ?

par Alban Michel  il y a 2 ans

Bonsoir à tous !

Discutons d'un sujet qui revient de temps en temps dans la sphère littéraire.

À ce qu'il parait, un écrivain (ou plus largement un artiste) est solitaire, a forcément l'esprit torturé, un passé douloureux, une addiction (drogue, alcool, femmes, JUL...) et que sais-je encore.

Et vous ? Vous reconnaissez-vous dans ce portrait ?

Personnellement, pas vraiment. La solitude ? Oui mais j'ai des amis que je vois. L'esprit torturé ? Comme tout le monde, j'ai des préoccupations mais pas au point de me shooter aux antidépresseurs. Une addiction ? Non, j'arrive à me contrôler.

À vous !

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Stéph Loup'tout
Solitaire... hum, je dirai que c'est assez vrai pour moi ^^ J'ai des amis comme tout le monde et j'essaye de les voir assez souvent, mais je préfère rester avec un bon livre ou mon écriture qu'être en boîte de nuit ou dans un lieu public.
Esprit torturé... bah disons que c'est plutôt moi qui me torture l'esprit à chercher toujours des choses impossibles et à me questionner sur tout et n'importe quoi XD
Un passé douloureux... étant un être humain, je n'ai pas eu une enfance rose bonbon avec de jolies petites licornes qui pètent des arcs-en-ciel et sentent la rose, mais je n'ai pas à me plaindre comparé à d'autres... et, comme la plupart des gens, j'ai aussi été blessé moralement à un moment ou à un autre, mais jamais au point de vouloir me shooter avec quoi que ce soit ! :p
Une addiction ? Là je plaide coupable : je ne peux pas me passer d'écrire et de lire ! :p
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Émile Nathan
Je pense avoir déjà participé au topic mais, aujourd'hui, j'aimerais ajouter un petit quelque-chose.
Oui. Je me reconnais parfaitement dans ce portrait que tu dresses. Solitude, errances, introspections, etc. Je fume aussi. Peut-être suis-je l'archétype du poète maudit ; Baudelaire aurait pu être fier de moi, à l'exception près que je n'écris rien de grandiose, rien de présentable. Je suis doctorant, ce qui ne manque pas de m'isoler davantage des autres ; des étudiants de premières années ou de ceux ayant décidé de se joindre à la vie active. J'étudie la société d'aujourd'hui, essaie d'en comprendre les tenants et aboutissants, ce qui se joue sur les réseaux, dans la rue ; ce besoin de reconnaissance est primordial. Mais par qui voulons-nous être reconnu ? Est-ce par un être extérieur à nous-mêmes, un autre ? Ou devons-nous nous reconnaître nous-mêmes ? Je n'écris rien. Je me regarde, l'extérieur à travers un miroir, l'intérieur dans le noir, je regarde les autres et je ne comprends rien. Je ne comprends rien, je ne fais aucun lien, je n'écris rien. Rien du début à la fin ; j'évacue les pensées et les mots faisant barrage, je m'en décharge sur un carnet et je n'ai rien à présenter. Je n'ai rien publié sur Scribay depuis plusieurs années maintenant. Aucune forme ne me convient. J'ai essayé le roman, la nouvelle, la prose la poésie, le théâtre et les dialogues. J'ai essayé de mélanger les genres entre eux, pensant y trouver une forme qui me collerait à la peau mais rien. Toujours rien. Jamais rien. J'écris des choses que je déteste, trouve trop simples, trop superficielles ou trop profondes, personnelles et intimes pour être captées par quelqu'un d'autre. Où suis-je ? Où voudrais-je être ? Suis-je un artiste même si j'en ai la profil ?
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Blackwood
Faut-il être dépressif pour s'inscrire en doctorat où est-ce le doctorat qui rend dépressif ? Tu as deux heures... Plus sérieusement, tu dis qu'aucune forme ne te convient, peut-être est-ce l'académique qui est faite pour toi ?
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Gobbolino
Je dirais les deux, mon capitaine, les dépressifs se sentent chez eux en terre doctorale, et les non-dépressifs le deviennent vite. Moi-même, je sombre, et pourtant j'ai la réputation de rebondir. Mais là, il n'y a peut-être pas de fond ?
Heureusement, l'écriture m'a toujours permis de m'évader, je n'ai jamais été aussi productive depuis que je déprime XD.
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Blackwood
D'où la nécessité, peut-être, de préserver l'isolement des doctorants. Les rassemblements ont vite fait de tourner aux groupes de parole... Productive en écriture fictionnelle ou académique, Gobbolino ?
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Émile Nathan
Honnêtement Blackwood, je ne sais pas. Peut-être certains moments/sentiments sont-ils trop douloureux pour être couchés sur papier.
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Blackwood
Dans ce cas Émile Nathan, tu pourrais t'essayer à d'autres formes artistiques ? Si c'est l'écriture qui t'intéresse en priorité, il reste encore l'épistolaire que tu n'as pas cité dans tes tentatives. A en juger par ce que tu dis dans ton premier message et comment tu le dis, une lettre de toi écrite au monde, à la société, à Dieu si tu y crois (ou pas, d'ailleurs), à un auteur que tu apprécies, à toi-même ou à n'importe qui d'autre pourrait s'avérer un texte intéressant. Mais ce n'est qu'une idée comme ça, en passant.
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Gobbolino
Productivité fictionnelle. L'écriture me sert de soupape. La soupape travaille à plein régime, en ce moment XD.
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Émile Nathan
C'est intéressant ce que tu me dis.. Je vois mon projet d'écriture comme une adresse ; peut-être sont-ce les étiquettes que je déteste ?
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Blackwood
Alors, tu pourrais peut-être creuser ton approche. Et donc t'adresser. A quelqu'un ou même à personne. Tes écrits seront de toute façon réceptionnés. Il y a des lecteurs-trices qui sont touchés à la lecture de "correspondances célèbres" alors même qu'il s'agit d'écrits qui ne leur sont pas destinés...
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Alban Michel
Merci pour toutes ces réponses. :)
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Camille Ardanerre
Je suis quelqu'un de joyeux, optimiste, sans soucis et facile à vivre... je ne suis pas digne de porter le nom d'artiste !

Plus sérieusement je ne pense pas que la souffrance soit une condition sine qua non pour être un bon écrivain. Pourtant certain des textes les plus beaux que j'ai écrits sont directement puisés d'un moment de détresse, mais il m'est arrivé de faire d'autres "mini chef-d'oeuvres" dans la satisfaction la plus parfaite.

Par contre il m'est arrivé de me sentir déprimée et complètement vidée après avoir fini un texte, comme si j'avais tellement puisé en moi qu'il ne restait plus qu'un grand vide.
De la même manière il m'est arrivé d'explorer le côté sombre et dérangeant de moi-même pour écrire jusqu'à me sentir vraiment mal et faire des insomnies.

C'est pourquoi je pense que ce n'est pas le fait d'être torturé qui fait le bon écrivain mais le plutôt ce qu'il écrit qui tire toute sa puissance de ses émotions les plus violentes et que c'est une vraie épreuve de le supporter.
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GoM
Dépressif... je l'ai été, mais on a tous des moments dur à passer dans la vie. Certains rebondissent plus vite et mieux.

Pour répondre plus à propos, je ne suis pas l'écrivain torturé qui à des tonnes de cicatrices.
Non, je suis le type même du gars gentil et souriant, rêveur, peut-être un peu mélancolique. Enfant, je me plaignais même de n'avoir aucune chose dure à encaisser. Mes amis avaient des vies plus compliquées que la mienne et la mienne était d'un banal.

Addiction, je n'irais pas jusque là, mais les jeux vidéo, les animés et (la vie sexuelle) m'occupent des fois un peu trop l'esprit à mon goût.

Torturé, non, mais j'ai subi une forme de ce qu'on appellerait aujourd'hui du harcèlement scolaire au collège.
Solitaire, un peu, je vis à distance d'une grande partie de ma famille et de mes amis. Je ne vis pas très loin d'eux mais assez pour que s'installe une triste distance entre eux et moi.
Je ne suis pas un battant. Plutôt un type qui blague un peu pour oublier que ses projets professionnels coulent peu à peu.
J'ai des problèmes avec ma famille, mais comme tout le monde. Dans mon cas, je suis la cinquième roue du carrosse.

Si je devais en conclure une réponse simple : un écrivain souriant, mais un peu triste.
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Youg
J'ai un passé douloureux, chaotique. Je suis, sans vouloir me vanter, un ancien crétin. Un crétin qui a su s'entourer, dirons-nous.
Je suis passé par un tas d'épreuves qui m'ont appris à savoir comment être heureux, à croquer la vie, à essayer de voir le positif de chaque chose.
On peut donc dire que je suis l'inverse d'un dépressif. Mais c'est ça qui est bien, tous les profils sont différents ! Chacun ses expériences et leurs conséquences.
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Gigi Fro
un ancien crétin ? :P je t'adore !
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Lisa Giraud Taylor
y'a un fan club ??? (un ancien crétin... voilà,voilà ;) !)
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Youg
Vous insinuez que je le suis toujours un petit peu ? :p
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Youg
Ouais ouais ouais !
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Lisa Giraud Taylor
Personnellement, je ne suis pas dépressive (pas encore ?), ni accro à quelque chose en particulier (le chocolat noir 95%, ça compte comme addiction ? ha ha :) !) mais je suis dépendante de la musique pour écrire...
Sinon, je n'ai pas esprit torturé, mais je torture mes personnages (et ils me le rendent bien, souvent), j'ai des amis, mais je peux être assez solitaire quand le besoin d'être "tranquille pour créer" se fait sentir...

pour ce qui en est du shoot, je dirais que non plus (merdus, je suis banale) mais que je me dope aux livres, aux concerts, aux films... donc, quelque part, je suis accro, dépressive (j'ai loupéééééééééé le concert du siècle) et torturée (oh punaise, encore 15 mois avant le prochain starwars ;) !)....
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Gigi Fro
tiens c'est quoi le concert du siècle ?
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Lisa Giraud Taylor
celui loupé ou pas ????
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Gigi Fro
ahh le loupé bien sûr ! (oops j'ai encore mal formulé ma phrase)
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Lisa Giraud Taylor
mais non ....
le loupé, vraisemblablement le Queen à Wembley... je devais y aller mais j'ai loupé le train venant de Liverpool... mais bon, j'ai assisté à Nirvana en 1991, à Blur, à celui des JO de Londres, aux Rolling Stones, à Mc Cartney, à INXS à Wembley... Bref....
Mais j'aurais adoré voir Freddie Mercury (ça y est, je suis dépressive =) !
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Gigi Fro
ben c'est déjà un beau florilège !
Moi j'aurais adoré voir Freddie Mercury en vrai et surtout Jacques Brel, je ne me lasse pas de regarder ses enregistrements, ça devait être une superbe expérience en vrai !
Sinon, j'ai eu mon concert raté cette année :P je devais voir David Garrett en février, mais il a dû annuler :'( j'en ai pleuré !
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Lisa Giraud Taylor
disons que je hante les festivals et autres salles depuis mes 15 ans... autant dire une éternité... mon premier vrai concert était The Police... avec le mec de ma mère... et moi, toute seule, c'était Depeche Mode époque Just Can't Get Enough...
Ah, oui Freddie ....
Le plus marquant (hormis la vision sur Kurt Cobain en backstage à moins de 2m) ce fut Johnny Cash.. un moment hors du temps.... du bonheur en musique...
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Gigi Fro
Kurt Cobain en backstage ? Tu auras des choses à raconter à tes petits enfants ! :)
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Lisa Giraud Taylor
s'ils savent encore qui est Kurt Cobain ...
Oui à Reading en 1991 et 1992... (en fait je suivais Blur en tournée ;) !)... l'apparition la plus belle en backstage que je n'ai jamais vue...
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Gigi Fro
Ben les petits jeunes d'aujourd'hui le connaissent, il n'y a pas de raison que ça ne perdure pas ;)
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Lisa Giraud Taylor
j'espère bien... car Kurt était un grand... (et fort bon, beau, et talentueux, et drôle)...
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Ingirum Nocte
On estime qu'une personne sur cinq traverse un épisode dépressif dans sa vie. Il y aurait aussi 5 millions de personnes qui aimeraient publier. Tout ça rien qu'en France. Mais ces populations ne sont pas forcément les mêmes.

J'ai connu la dépression mais ça n'a représenté qu'une infime partie de ma vie. J'aime à la fois avoir le loisir d'être seul et la joie d'être avec beaucoup de gens. Je pense que cela n'a rien à voir avec l'écriture. Par contre j'ai toujours aimé imaginer des choses et aussi observer les autres, connaissances ou inconnus. Je n'aimais rien tant aimé que détailler les personnes qui étaient avec moi dans les transports en communs, ou dans les avions, et imaginer leur pensées ou leur vie.

Je dirais plus volontiers qu'il y a davantage en commun entre la création et un certain penchant psychotique qu'avec la dépression.
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Kindaichi
Dépressif ? Pas du tout.
Seul ? Très introvertie en tout cas.
Torturé ? Par la bêtise des gens peut-être.
Addiction ? Ca se discute

En fait je pense tout simplement que quelqu'un qui écrit est quelqu'un qui pense beaucoup. Pour moi c'est le seul lien entre chaque écrivain.
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Zoe Matthias
Hello !

Je trouve que c'est dur de se reconnaître dans un stéréotype prédéfini...
Perso, j'ai des passades où j'aime être seule, d'autres où il faut impérativement que je sorte.

J'ai mes préoccupations, car en dehors de l'écriture (c'est une passion et je n'en vis pas), il faut que je travaille et mon métier ne me laisse pas chômer.
En revanche, je n'ai pas besoin de médicaments pour me sentir mieux dans ma vie.

J'ai des amis, de la famille, je suis en couple, mais cela ne m'empêche pas d'avoir un passé et un avenir qui me forge et me boost dans la vie.

J'espère que cela ne veut pas dire que je suis nul :(
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SaltyKimchi
Perso j'ai rien de tout ça, même si j'aime être seul, j'ai des amis, je suis en couple, j'ai ma famille. Je n'ai pas l'esprit torturé, j'ai juste l'esprit rempli d'histoires. Ni un passé douloureux (plutôt même une enfance heureuse), ni une addiction (sauf aux pâtes, ça compte ?).
Je suis nul ça veut dire ? T_T
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Sin
Je me reconnais fortement dans la solitude. Pour le reste je te rejoins.
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Claire KAPL
Passé douloureux oui, et l’écriture vient de ce passé... dépressive non, solitaire non, pas d’amis non plus...
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Auteur inconnu
Solitaire ? check
Esprit torturé ? check
Passé douloureux ? check
Addiction ? mon lit, ça compte ? Bon, allez : check
Pas d'amis ? check
Dépressive ? méga check

Alors pourquoi je n'arrive pas à écrire ? Je devrais être sacrément bonne, la meilleure auteure du monde, non ? c po zuste :-(
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R. F. Castel
J'ai vu des auteurs célèbres dont l'écriture était bien loin d'égaler la tienne ;-)
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Auteur inconnu
pffff arrête, je vais rougir ^^'
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R. F. Castel
tu auras l'air bronzée comme ça ;-)
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Auteur inconnu
XD
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DAVID
T'as essayé l'absinthe ?
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Auteur inconnu
Heu... non DAVID ! XD
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TeddieSage
Je ne saurais dire. Tous mes amis écrivains (en ligne) ont tous un vécu assez particulier. La plupart d'entre eux ont souffrent de dépression ou d'anxiété, mais d'autres n'ont aucun problème de ce genre. Je pense que ça dépend d'une personne à l'autre. Personnellement, je vie avec ces deux problèmes depuis plusieurs années et parfois cela m'inspire beaucoup de textes que j'aime beaucoup.
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Pepito Resk
Perso, j'peux pas dire... j'connais ni écrivain, ni artiste.
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Aude Vesselle
Perso, pareil ;-)
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bertrand môgendre
Se connaître soi-même est une quête qu'il faudrait coucher sur le papier.
Pepito Resk et Aude Vesselle vous pourriez envisager d'écrire à quatre mains, non ?
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Aude Vesselle
bertrand môgendre :
Le pet pittoresque voudra pas de moi, je le sens d'ici !

Auteur inconnu :
M'a pas compris encore ^^
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Pepito Resk
Mais siiiiiiiiiiii... t'as une idée ?
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Aude Vesselle
Ben, j'crois que t'es plus rigolo que moi Pepito, vas-y, commence ;-)
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bertrand môgendre
Les écrivains sont dépressifs.
Or, les dépressif sont des grands malades.
Donc, les écrivains sont de grands malades.
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Wyn
Pour avoir déjà fait une dépression, je peux vous assurer que je n'avais pas la moindre envie de m'investir dans quelque chose qui demande autant d'énergie que l'écriture (ou autre). (La dépression est une réelle maladie, que chacun vit à sa manière, c'est ça qui fait que c'est compliqué d'en discuter, donc ce que je dis ici n'engage que ma propre expérience !) Alors que lorsque j'écris, ça me demande un vrai investissement, une vraie concentration, une force intérieure, que j'aurais été incapable de fournir pendant une dépression. Je pense qu'en cela, les écrivains et les artistes en général sont "forts". Parce que puiser dans ses entrailles pour écrire demande à mon sens beaucoup de force de caractère. Pour ma part, discipliner mes idées et créer est assez épuisant. Et après avoir écrit pendant deux heures, je suis certes heureuse et me sens bien d'avoir pu satisfaire une passion, mais aussi fatiguée de m'être battue avec moi-même. Finalement, créer c'est un combat intérieur, une discussion, un dialogue, une conférence, mais qui se passe uniquement avec soi-même. C'est cela que je trouve difficile. Et se retrouver face à soi-même, ça donne rarement des choses très uniformes ou linéaires. Ca crée plutôt un joyeux bordel. On commence à se remettre en question, à voir beaucoup de belles choses mais aussi beaucoup de défauts. Que ce soit se concernant, ou concernant le monde et la vie que l'on mène. Alors dépressif non, mais peut-être plus conscient ? Plus touché ? Personnellement, il m'arrive du coup souvent d'avoir l'impression d'être seule à m'indigner, me révolter, ou me rendre compte de quelque chose. D'être la seule à voir certaines vérités. Du coup, peut-être plus un sentiment de solitude que de dépression véritable.

Je pense que la confusion vient du fait que les souffrances passées sont une source d'inspiration. Et si on s'inspire d'événements tristes de sa vie, qu'on leur fait face, qu'on se confronte à soi-même, forcément, tous les sentiments vont se retrouver dans notre création. Et ils vont apparaître avec de la justesse. C'est ce qui peut donner une impression de dépression. Vous pouvez écrire un poème triste et une fois fini vous allez mieux. Tout simplement parce que vous plonger dedans fut douloureux et a fait ressortir des sentiments agressifs, mais au final, ça peut aider à aller mieux.

Je pense que cette association de artiste et de dépression vient du fait qu'il est incroyablement difficile de comprendre quelqu'un. Pas seulement un artiste, mais toutes les personnes en règle générale. Peu importe le sentiment évoqué dans n'importe quelle oeuvre. Alors peut-être que l'appellation de dépressif, qui est floue sert de fourre-tout pour ce que l'on arrive pas à expliquer.
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Pepito Resk
Pourquoi vouloir comprendre les gens ?

En voilà une idée saugrenue...
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A S
Bonjour,

Je pense que l'écriture est quelque chose de totalement subjectif puisque chacun va se l'approprier d'une autre manière. Ça peut être : s'exprimer, se défouler, créer, innover, construire, produire, imaginer... L'écriture est également une forme de sublimation. Grossièrement parlant, cela vient dire qu'on peut décharger une tension interne par l'activité créatrice qu'est l'écriture (ce qui est possible avec l'art en général). Donc c'est plutôt thérapeutique ! Pour ceux qui souffrent (d'une dépression ou d'une peine de coeur), l'écriture va donc leur permettre d'utiliser leur malêtre pour créer de belles choses (et ressentir un mieux être dans le processus). Il y a tout un tas d'auteurs pour lesquels c'est le cas. On peut citer Baudelaire qui était clairement dépressif, Joyce qui était schizophrène, Pessoa qui avait un gros trouble de l'identité et bien d'autres ! Je pense qu'à force de parler de ces auteurs de renoms qui finissaient par se suicider ou par se noyer dans la drogue ou l'alcool (lorsqu'on arrive pas à la sublimation, y a toujours les addictions ..) les gens ont associé les troubles psychiques à l'activité d'écriture ! Les deux peuvent avoir un lien, mais ce n'est tellement pas généralisable à mon sens.

Par rapport à l'idée que ça mène à la solitude... ben j'imagine que ça dépend des personnes. Certains vont s'isoler pour écrire, d'autre chercher les cafés bondés. Après qui a décrété que la solitude était négative ? Ou que la solitude menait à la dépression ? Je pense que les gens font de temps en temps des confusions entre causes et conséquences :) L'écriture est pour moi signe de bonne santé mentale et même si certaines personnes sont atteintes de troubles psychiques qui leur cause de la souffrance (oui parce que de nos jours, qui peut dire qu'il est complètement sain d'esprit ? ), écrire est encore toujours bon signe.
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Martine Martin
Bonjour, je vais vous parler d'un point de vue artistique au sens large. Je dirais que la solitude et même l'ennui est la porte d'entrée à l'innovation , on est tous plus ou moins solitaire parfois (voulu ou subit) . L'esprit torturé je dirais que oui c'est certain à cause de la fulgurance de la pensée et des émotions et des sens exacerbées , un cerveau en ébullition qui ne s'arrête jamais de nous faire tourner en rond , de l'introspection à l'analyse pointilleuse de chaque détail de notre environnement , on peut paraître comme "fous" . Je dirais que toute personne ayant un niveau élevé sensibilite émotionnelle , un haut quotient emotionnel est plus enclein à tomber dans une dépression plus ou moins sévère et plus ou moins longue . ce n'est pas l'art qui crée la depression car il permet de libérer la parole en exprimant ses émotions sur papier / toile... Ce qui implique que l'art a des vertues thérapeutiques à mon sens. L'addition je dirais que oui on peut avoir tendance à se refugier dedans pour fuir l'hostilité du monde qu'on ne rejette pas mais dont on a pleinement conscience : ca peut être le sport (la meilleure qui soit) , ça peut être les écrans , la cigarette ou d'autres produits toxiques plus sévères ... Je dirais que plus on conscience de soi et du monde plus notre propre sort nous effraie et pour moi l'addition ne peut être qu'un refuge plus ou moins passager. J'ai constaté personnellement que des personnes ayant un vécu traumatique ont tendance à developper souvent une sensibilité plus élevée que les personnes n'en ayant pas vécu , ceci dit rien n'est figé à jamais dans le temps. plus la sensibilité émotionnelle et sensorielle et la conscience du monde et de soi est forte et plus cela nous conduit a un mal être . Je me retrouve dans le portrait d'une âme artistique et des caractéristiques qui en découlent. Néanmoins , la dépression est souvent l'occasion de prendre une pause et de se recentrer sur soi pour être à l'écoute de nos émotions et nos propres besoins. Les personnalités artistiques sont souvent atypiques et je considère que leur denominateur commun est bel et bien l'hypersensibilité qui peut mener à des troubles de la personnalité . mais si les ecri vains sont fous alors les lecteurs aussi? L'art permet de s'évader et de faire exister un monde qui nous ressemble , notre société tend de plus en plus à l'esthétisme et l'image , libre à chaque âme artistique de s'affirmer et s'accepter . La souffrance est propre à la condition humaine et je dirais qu'il est bon de relativiser sur ce sujet.
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Martine Martin
Pour conclure plus clairement je dirais que ce n'est pas l'art à proprement dit qui crée la dépression de l'artiste mais seulement son état émotionnel , il est vrai que les artistes sont plus sensibles donc plus encleins mais je dirais que chaque cas est unique et que tous ne sont pas (encore?) entrés dans cette phase (c'est souvent souvent cyclique en général, surtout si résilience il y a). Voilà
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A S
Je suis tout à fait d'accord :)
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Liz L
Tout à fait d'accord ! Une hypersensibilité va conduire à une conscience plus aiguë du monde, avec des émerveillements et des désespoirs là où les autres sont plus "lisses" dans leurs perceptions et leurs réactions. Souvent des choses me blessent que les autres ne remarquent pas, ou ils disent "c'est rien, t'en as rien à faire" mais je ne peux pas n'en avoir rien à faire.
Du coup l'écriture est un defouloir pour ces émotions, ces pensées (et si le monde était comme ça plutôt ?). Et puis il y a le côté démiurge de l'auteur qui maîtrise peu ou prou (quand les personnages se laissent faire lol) son monde alors qu'il est heurté, ballotté dans le monde réel.
En attendant j'ai été dépressive, je serai toujours sous médocs pour supporter mon hypersensibilité, je n'ai pas d'amis, mais la solitude ne me gêne pas. Et j'ai un passé difficile, je suis une resiliente.
Comme disait mon prof de littérature comparée: les gens heureux n'ont pas d'histoire...
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Martine Martin
C'est exactement ça ! c'est vrai. Bonsoir.
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Gigi Fro
Je pense que c'est un cliché. Ok on a plus de temps pour écrire lorsqu'on n'a plus de vie sociale ce qui peut faire croire à certains qu'on est déprimé.
Je l'ai pensé avant à mon adolescence. Mais moi j'écris quand je vais bien (ou du moins je le crois). Je peux ne pas écrire si je vais très bien aussi car on a envie de faire des choses. Mais écrire triste non. C'est possible mais c'est noyer son chagrin et soit ça s'améliore comme une thérapie soit on va pire. Ecrire "libre" oui, de la poésie, peut être. Mais une histoire? J'ai des doutes.
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Émile Nathan
Personnellement, oui. Mais, est-ce une mauvaise chose?
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Lucie Writer
Je pense qu'au contraire les écrivains,et plus généralement les artistes, sont moins la cible d'une dépression. Pour moi, une dépression commence à partir du moment où une angoisse, un malheur ou toute pensée préoccupante négativement devient une obsession. L'art permet justement de prévenir une dépression. S'il est préoccupé par quelque chose, un écrivain va imaginer un scénario où un autre personnage vit ce genre de situation. Il va imaginer la réaction de ce personnage, ainsi que la conséquence de sa réaction. Cela va lui permettre de prendre du recul par rapport à sa préoccupation et parfois d'y réagir de la bonne manière avant qu'elle ne se transforme en dépression. Quelqu'un qui n'est pas un artiste risque plus de garder sa préoccupation pour lui, qui risque de tourner à la dépression.
Donc non, je ne pense pas qu'être écrivain signifie être dépressif.
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Gigi Fro
Tout à fait d'accord!
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Klasina
C'est sans doute parce que l'écrivain oscille entre la réalité et l'imaginaire : le "dégout" d'une réalité, si bien qu'il convient au mieux de se réfugier dans l'imaginaire, qu'on juge peut-être meilleur. Ecrire, c'est se créer un monde sans frontières qui s'oppose diamétralement à la réalité, qui est clôturée. On peut aussi songer, que par ce caractère rêveur, on associe souvent l'écrivain à un " dépressif", mais qui a dit qu' à une catégorie de personnalité lui était réservée la rêverie, la solitude ? N'est-ce pas ce qui est propre à tout être humain, qui en a aussi la capacité ? C'est peut-être juste que l'écrivain est plus attaché au monde de l'imaginaire, qui appartient à ses facultés d'écrire, de créer.
Après, il faut sans doute préciser ce que l'on veut bien entendre dire par dépressif : dépressif est l'état qui caractérise une personne atteinte de dépression, une maladie alors que déprimé, c'est connaître une phase de tristesse, de ralentissement, mais qui n'est pas de la dépression au point de ne plus être dans la capacité à faire quoi que ce soit.
Il ne faut pas aussi oublier que derrière cette étiquette d'écrivain, il y aussi celle d'être humain, sensible, et vulnérable, qui a un parcours de vie spécifique, comme n'importe quel être humain d'ailleurs. Alors oui à l'image de n'importe quel humain, il peut être torturé, avoir un passé douloureux ( en effet qui n'a jamais connu des instants compliqués, douloureux), il peut avoir aussi une envie de vie exacerbée, ce sont tant de pôles qui convergent dans une vie humaine. Alors, non, un écrivain n'est pas forcément dépressif. Il est à la fois réprésentatif de la joie de l'homme et de sa souffrance, plus largement de l'existence humaine. Il est humain avant tout.
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Alban Michel
Un beau commentaire Klasina ! Merci. ;)
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Gigi Fro
Bien vu! A ne pas oublier que la dépression est une maladie où une personne n'a plus cette capacité de création. Qu'un écrivain soit "forcément" plus sensible que la normale, je veux bien le croire, mais dépressif Niet!
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Mister Writer
Je ne me reconnais pas vraiment non plus dans ce portrait totalement. En effet je peux être solitaire et comme tu le dis tous le monde a un peu l'esprit torturé. Point de vue addiction... bon ok encore un carré de chocolat :)
Sinon au contraire, il m'est très difficile d'écrire si je ne suis pas dans un bon état d'esprit
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NM Lysias
Je parlerais pas de dépression, mais de rage de vivre, une passion dévorante qui nous consume malgré nous.
Un artiste sera toujours troublé par le monde qui l'entoure. Dire de lui qu'il est torturé ne sera pas faux, Car d'une certaine façon, il faut être torturé par un sentiment (bon comme mauvais) pour réaliser certaine chose (comme l'écriture).
La drogue peut prendre des aspects bien diffèrent. Je suis drogué à l'écriture et au histoire conté. je dois avoir ma dose de récit pour me sentir bien.

après chacun diffère. La sensibilité est le nom de l'artiste( attention, la sensibilité à plusieurs faces elles aussi). la complexité d'un monde qui nous entour est bien suffisant à notre imaginaire.
la solitude est un point d'honneur. Lorsque j'écris, je dois tomber dans mon seul monde. Plus rien ni personne n'est un obstacle. je suis un auteur solitaire, torturé et drogué à son art. je pourrais un jour ou l'autre tomber dans une folie aiguë. ^^
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phillechat
Un peu , mais on se soigne ... en écrivant ! https://www.scribay.com/text/1829541261/quelques-poemes-oublies
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ChrisH
La vraie dépression, c'est quand on a envie de rien faire, donc pas même d'écrire... Par contre, je pense que pour bien écrire, il faut avoir une certaine sensibilité, être une sorte d'éponge émotionnelle, ce qui permet de se mettre à la place de quelqu'un sans avoir expérimenté forcément ce qui lui arrive. Mais il faut donc vivre, rencontrer des gens pour pouvoir avoir des choses à écrire, à mon avis...
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Myfanwi
J'ai été dépressive pendant deux ans. Et ça correspond aux deux ans où je n'ai pas écrit un mot x)

Non, personnellement, je rationalise. La vie est belle, il y a du soleil, j'ai que vingt ans et je dois toujours garder la patate parce que je motive des plus jeunes qui me suivent et me prennent pour exemple. Et je veux pas qu'ils me voient comme une artiste dépressive. Même quand ça va pas, tout doit aller bien :D

Par contre, oui, comme tout le monde, il y a des trucs qui me mettent en colère, qui me rendent tristes et parfois ça produit des textes. Mais sous la colère, mes textes ont tendance à être moins précis et très, très, très violents. Mon humeur du moment influence beaucoup mes textes.

Donc je pense que c'était peut-être vrai avant, mais aujourd'hui on a bien évolué, on a plus les même auteurs et davantage de personnes provenant de tous les milieux, contrairement à avant où c'était quasi-réservé qu'à la noblesse/bourgeoisie. On peut pas trop comparer :D
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Naran02
Si de grands auteurs de l'époque étaient ainsi, cela ne signifie pas qu'il en va de même pour tous les écrivains et artistes ! Nous avons juste (pour la plus part) une part de sensibilité que souvent les autres ne peuvent comprendre. Nous pensons, réfléchissons de différentes manières et si nous pouvons bondir de joie, le contraire arrive aussi. Peut-être est-ce pour cela que d'autres nous pensent dépressifs ?
Nous sommes sans doute différent (chacun est différent) mais notre sensibilité est ce qui donne de la valeur à notre monde (Comme des personnes intelligent ou stratégiques le sont sans être artistes).
J'espère avoir correctement répondu à la question :)
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Lean Mildon
J'ai toujours trouvé ce cliché un peu bizarre étant donné que pour ma part je n'écris que lorsque mon moral est bon ou que je suis en colère. Une déprime du moment ne me permet pas d'écrire... l'écriture est propre à chacun ! Tout comme chaque personne est différente :)
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Lily H. Kitling
De même, quand je n'ai pas le moral, je n'arrive pas à sortir un seul mot !
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Elisa
C'est marrant ça, parce que moi au contraire c'est quand je suis le plus triste ou le plus en colère qu'il m'est plus facile d'écrire ^^
Après, l'humeur donne le ton au texte, mais j'ai toujours pensé que la peur, la tristesse ou la colère sont beaucoup plus facile à exprimer que la joie ou... l'amour.
Pourtant, je ne suis pas une personne foncièrement triste, comme quoi ce qui se passe dans notre esprit peut-être tout à fait étranger à notre personne..
En fait je pense que le cliché de l'écrivain toujours dépressif, seul, peut peut-être venir du fait qu'une personne écrit -du moins parfois- pour exprimer ce qu'il pense, son opinion ou ses sentiments, et qu'ils ne sont pas forcément toujours très joyeux
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Lily H. Kitling
Disons que comme je n'écris pas des choses souvent joyeuses, et qu'il me faut faire preuve d'empathie envers mes personnages pour les écrire au mieux, si je suis déjà déprimée, au moment d'écrire, ça va me déprimer encore plus. Au bout d'un moment, il faut garder le moral aussi, quand même ! ^^ Alors que quand je vais bien, c'est plus facile d'écrire sur des choses déprimantes ou tristes, parce que j'ai de la marge avant d'atteindre mes "limites émotionnelles" ^^ Je ne sais pas si c'est très clair...
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Alban Michel
Si si c'est clair. ;)
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Elisa
Oui, je vois ce que tu veux dire Lily H. Kitling, et c'est plutôt vrai... Qu'on a moins de problème pour prendre du recul en somme
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Lily H. Kitling
Ah, c'est pas vraiment une question de recul... Je ne sais pas trop comment m'expliquer. x')
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Elisa
Ahah t'en fais pas pour ca, je vois ce que tu veux dire mais je suis visiblement aussi nulle pour l'exprimer :p
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Amélie Romarin
Je trouve que c'est cliché... Quand j'étais en secondaire, on me prenait pour une déprimée simplement parce que j'osais dire que j'aime écrire.

J'avoue que l'écriture me permet de me sentir mieux quand ça ne va pas, elle m'aide dans les moments difficiles. Mais je peux tout aussi bien écrire en étant heureuse ! Tout dépend juste de l'inspiration qui aime jouer à cache-cache :x
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Pour ma part, les auteurs sont des fous puisqu'ils fuient, s'enterrent dans l'imagination, les multitudes des pdv à gérer à donc à s'imprègne, avec la curiosité etc.
Bref un esprit affuté, je ne dis pas que tous sont comme ça, loin de là, mais les qualités et défauts de l'auteur sont souvent clichés. En résumé : par son excentricité il est plausible qu'il tombe un jour dans la dépression, par sa multipolarité simulée etc.
Pour moi, j'essaie au maximum d'être dans la peau du personnage et de cerner complétement une émotion avant d'en parler donc dans ce cas c'est probable.
Pour bien parler d'une chose il faut bien l'avoir expérimenté. Donc je pense qu'un auteur dépressif a une vision appréhendé du monde.
Plus j'écris là plus je me dis pourquoi je continue c'est nul... xd mais c'est pourtant vrai
Toute façon tout le monde est fou ! et s'en fou !
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Lily H. Kitling
Bonsoir,
"Pour bien parler d'une chose il faut bien l'avoir expérimenté. "
Je réponds à ça juste un peu plus bas, si tu veux en discuter ^^
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Vis9vies
Tiens, je n'aurais pas posé la question tout à fait comme ça ^^

Il n'y a pas longtemps, je faisais part à un autre auteur que tous les écrivains trainaient des casseroles, pas forcément dépressifs, mais ils ont des comptes à régler plutôt, et c'est vrai, quand même assez souvent avec des formes d'addictions.

Quant aux addictions, je crois que la plus forte est la recherche de papouilles pour leur ego surdimensionné, qu'ils alimentent, qu'ils alimentent... jusqu'à la nausée ^^

Pour mon cas, j'aime la solitude. J'en ai un besoin viscéral. Mais j'ai des amis que je fréquente ou qui me fréquentent et je n'ai pas de problèmes dans mes relations sociales. Et ce n'est pas la solitude qui m'a donné envie d'écrire puisque j'ai passé toute ma vie hormis ces 3 dernières années à avoir horreur d'écrire ! Je ne dois pas être l'écrivain type, ça doit être ça... Mais y a-t-il un écrivain type ?
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im.ba
Coucou, je pense que c'est un peu plus compliqué de resumé à un cliché et que cela doit également jouer dans les deux sens.

En faisant l'expérience d'émotions très négative ou très positive, on devient capable de décrire certaines choses qu'il est difficile d'imaginer autrement qu'en le vivant. L'écrit devient d'une façon plus authentique, plus vrai.

Qui arrivera le mieux à parler d'un deuil, d'une séparation, d'un drame... d'une naissance, d'une passion, d'une bonheur intense ... sans avoir connu des sentiments très violents par rapport à ces situations. Cela me parait assez logique.
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Lily H. Kitling
Coucou,
Je vais te contredire, d'une certaine manière : je crois au contraire que notre empathie nous permet de connaître ces sentiments ou émotions sans avoir à vivre la situation - de deuil, de séparation, etc. Nous avons la formidable capacité de pouvoir ressentir les émotions des autres, juste en s'imaginant à leur place, juste en imaginant qu'on pourrait être à leur place. L'empathie est la base de notre compassion, de notre envie d'aider.
En termes de neuroscience, c'est extrêmement parlant : quand on voit quelqu'un exprimer de la joie ou de la souffrance, notre cerveau réagit, et les zones actives sont exactement celles qui seraient activées si c'était nous, nous-même, qui ressentions de la joie ou de la souffrance. C'est fabuleux.
C'est pourquoi je crois sincèrement qu'on peut écrire sur des choses ou des situations qu'on n'a jamais vécu nous-même, mais qu'il suffit de se renseigner un peu, d'avoir quelques témoignages, pour pouvoir s'imaginer dans cette situation. Et vivre les sentiments avec, grand avantage de l'écrivain, un recul analytique qui nous permettra de décrire ce qu'on ressent, de trouver les mots pour les exprimer.
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im.ba
Je veux bien te croire et ne souhaite pas entrer dans la contradiction mais pour appuyer l'idée que je souhaitais faire passer, je me base sur mon expérience personnelle récente.
Il m'est récemment arrivé quelque chose d'assez grave dans ma vie et mes brouillons sont totalement différents, les mots ne ressemblent plus aux anciens, la façon de vouloir raconter les choses n'est plus la même.

J'ai ressenti des émotions dont je ne connaissais pas l'existence et je reste maintenant persuadé que la douleur est quelque chose de très difficile à décrire réellement sans l'avoir expérimenté au plus profond de soi même.

Je n'ai pas dit que l'on ne pouvait pas écrire sur ces sujets mais je pense qu'en ressentant certaines émotions, l'on aborde ces derniers avec des angles bien différents.
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Oui cela semble plus vrai d'avoir déjà expérimenté, puisque la théorie et l'analyse c'est bien joli mais comme disait Céline si l'on écrit pas avec les tripes ce ne sera jamais aussi puissant
L'imagination aide beaucoup mais peut être pavée de clichés et alors il est facile de différencier un texte sincère d'un texte qui ne l'est pas, ça se ressent
Je vois cela.
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Lily H. Kitling
C'est pour ça que je ne parle pas de théorie, ni d'imagination.
L'empathie, c'est bien la capacité de ressentir, par soi-même.

Bien sûr, nos expériences de vie vont influencer notre manière d'écrire, c'est évident, et c'est la raison pour laquelle on n'écrit pas tous la même chose.
Mais ressentir quelque chose, parce qu'on le vit, ne veut pas dire qu'on saura le décrire, trouver les mots qui vont pouvoir transcrire ce qu'on ressent. C'est très difficile de trouver les bons mots, et c'est pour ça que je parlais de recul analytique. Il ne s'agit pas d'être dans la théorie pure et dure, il s'agit d'être capable à la fois de ressentir et de réfléchir au choix des mots. C'est évidemment difficile, mais rien n'est simple dans la vie - encore moins dans la vie d'écrivain. x')

Disons que les deux sont liés et nécessaires pour écrire, à mon sens. Nos expériences de vie, et notre empathie pour vivre celles qui nous manquent.

Je voulais seulement ouvrir le conseil type qu'on lit comme une vérité générale : "on n'écrit bien que ce qu'on connaît". C'est évidemment faux. ;)

Écrire avec les tripes ne signifie pas écrire avec nos expériences de vie. Ça veut dire donner de soi dans l'écriture. C'est très différent.
(Mais je ne sais pas dans quel contexte Céline a dit ça, j'offre seulement mon interprétation.)
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
oui c'est vrai
Mais je n'ai pas été extrême, évidement qu'on peut tout écrire, mais plus il a de l'honnêteté dans l'écrit plus ça devient réel (cf rousseau sur l'imagination)
Donc pas obligé de l'avoir vécu, mais c'est un plus non négligeable, et il est plus simple d'écrire en connaissance de cause qu'avec empathie, je préfère le mot de compassion. Vous pouvez me dire votre interprétation d'empathie ?
Pour moi c'est une vulgaire reconnaissance de la chose sans pour l'appréhender dans toute sa globalité, ses traits caractéristiques et sa subjectivité. C'est souffrir de la souffrance de l'autre mais à partir de soi.
Mais merci pour votre réponse, je suis d'accord grosso-modo mais grâce à vous j'ai pu aiguiser ma perception des sens d'empathie et de compassion, maintenant je perçois la réelle différence ^^

Wiki :
La compassion est une prédisposition à la perception et la reconnaissance de la douleur d'autrui, animée par un profond sentiment d'amour de l'autre au sens de l'amour philia ou agapè, entraînant une réaction de solidarité active, voire engagée. Il s'agit donc d'une variante d'empathie axée sur la reconnaissance de la douleur et de la souffrance de l'autre.
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Auteur inconnu
Céline écrivit cela car ne savait pas écrire autre chose que son vécu teinté en outre de son cynisme et de son mépris de l'homme.

Je lis les arguments et je n'arrive pas à trancher, le faut-il seulement ? faut-il réellement une règle pour le "bien écrire" que je transformerai en "ecrire vrai". Il existe des personnes qui ont besoin du vécu pour le retranscrire ou plutôt dans le sens inverse, besoin des mots pour leur vécu. Cela donne à l'écriture une profondeur en effet de l'ordre de l'expérience, un regard, un point de vue qui sonnera plus vrai car écrire n'est jamais qu'un regard sur notre monde et nos vies et surtout un bon auteur est celui qui saura donner cette illusion de vrai. Non pas de réel mais de vérité. Quand on lis les images à travers ses mots, ça percute même si on ne l'a jamais ressenti ainsi, même si on ne l'a jamais vécu.
D'autres ont je pense une empathie supérieure (l'empathie c'est comme l'intelligence, on n'est pas tous égaux malheureusement... ) d'ailleurs souvent liée à une certaine forme d'intelligence, qui sera à la fois analytique et globale, capacité à prendre en compte les différents points de vue, à adopter les différents angles d'approches et surtout à les penser, à les réfléchir. Ces deux couplés sur une seule personne, donnera une écriture qui là aussi sera vraie. Car ce n'est pas la situation qui sera vécu mais le ressenti induit par cette situation (heureusement, on vit pas dans un monde heurté par les vent, ça n'enlève pas la force de l'écriture à Damasio, l'imaginaire peut être aussi vrai que les romans réalistes ou naturaliste... ). Ainsi on va avoir plusieurs formes d'écriture de l'autobiographie en passant par le diarisme ou l'autofiction par exemple où les écrivains ont le besoin de poser leur vécu et savent qu'ils n'écrivent bien qu'ainsi, jusqu'au fiction pure, allégories, fantastiques etc...
Il n'est pas je pense nécessaire de vivre une situation pour bien l'écrire, on peut-même la vivre et savoir l'écrire sur le contre point de vue qu'on a pu avoir en la vivant.
Ecrire avec ses tripes ce n'est pas seulement mettre sa vie, c'est mettre de soi, de sa sensibilité, faire une écriture personnelle. Et ce personnel est justement très personnel. Certains auront besoin d'analyse et de recul, d'autres au contraire en seront incapables. Je crois que c'est une question d'élan et de ce qui sera moteur de cet élan. Chacun aura un moteur différent.
La plupart du temps cela dit, j'ai rarement lu de bons texte quand l'élan n'était que le "se faire plaisir"...
Mais ce qui a fondé le mythe de l'écrivain maudit pour moi fut la nature de cet élan chez beaucoup. Angoisse, traumatismes, failles narcissiques, faiblesse humaine... autant de désordre et de névrose que l'on canalise sur une page. Puis il y a les élans passionnés, élan du coeur, désir de survivre, désir de vivre, désir aussi de transformation, d'évolution, de soi, de la société, du monde, besoin de dénonciation, etc... tout ça va motiver le désir d'écrire autant que le contenu de ce que nous écrivons. Et l'élan n'est pas forcément le vécu pur et dur, il peut-être la volonté de ce qu'on ne veut pas vivre tout autant.

Personnellement, ce qui fait mon élan est inhérent à mon élan de vivre, alors oui mon écriture est de vécu autant que de vivant, l'envie devient en vie et je mélange les deux modalités d'actes. Ecrire et un acte de vie pour moi et ma vie est tournée vers l'écrit autant que dans l'écrit. J'écris en sculptant le vivant non en écrivant la vie que je voudrais mais en transformant ma vie à travers les mots, c'est différent. Ainsi se mêle dans mes écrits mon passé autant que mon présent autant que mon possible. Mais cela n'enlève en rien ma capacité pour les besoin de l'histoire de me mettre à la place d'autres points de vue, je prends d'ailleurs volontairement ces points de vue pour comprendre ce qui m'échappe tout autant.

Il n'est pas question d'écrire mieux que celui qui a vécu ou non, il est question d'écrire vrai, avec les mots justes. Et ça c'est pas une question de vécu, c'est aussi une question de talent.
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Lily H. Kitling
@Marquis de Corbeau-de-Vaulserre :
L'empathie, comme je le dis plus haut, c'est la capacité neurologique d'être en miroir de l'autre. Voir quelqu'un de triste nous rend triste. C'est évidemment la base de la compassion.
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Auteur inconnu
D'ailleurs, le premier signe d'empathie c'est le baillement compassionnel... il faut savoir qu'au début du développement du nourrisson, ça n'existe pas. Les tout petits bébé ne baillent pas quand on le fait devant eux, ça apparaît plus tard, je crois en même temps que le sourire réponse mais faut que je vérifie... je m'avance un peu là...
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Lily H. Kitling
Oh, tu as étudié ça ? Ça m'intéresse ! :)
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
OK, il n'empêche je pense que votre empathie est une hypocrisie ou du moins un mimétisme inconscient, ou conscience donc agaçant car impactant directement votre moral
Mais pour revenir au sujet de ce post, je pense que les auteurs de fonds sont "forcément", je m'explique, dans le sens d'être forcé d'être mélancolique un moment ou à un autre. Par exemple, Pratchet a dépassé ce stade par l'humour, pareil pour Douglas Adams avec le "nonsense". Soit on devient quelqu'un avec une philosophie absurde ou on développe sa spiritualité

Je ne sais pas si Céline savait ou non écrire autre chose mais c'est de l'extériorisation "transcendante" ou immanente, quelque chose qui ne laisse pas indifférent.
Après je pense que ce débat tourne en rond car on a tous ses représentations des choses, quel débat ne tourne pas en rond ?

Donc je pense que les romantiques sont dépressifs
Car quand tout va bien il n'y rien à dire disait Cioran et c'est particulièrement le doute et le tourment qui me muent
Un cliché vient d'une vérité mais dépassée
mais quand il s'agit d'écrire comme toute autre oeuvre intrapersonnelle, introspective, photo, ciné, dessins... l'auteur a un besoin pour donner du sens à son existence ou vivant pour sa passion (Thomas Chatterton) et quand il ne peut plus vivre ses chimères il se jette à corps perdu dans la dépression. L'artiste est un dépressif en sursis. Il est fortement probable qu'il le soit. Et non pas forcément, je nuance.

Pour vous citer :
"il est question d'écrire vrai, avec les mots justes. Et ça c'est pas une question de vécu, c'est aussi une question de talent. "
Talent je ne dirais pas mais plutôt travail
J'espère aussi que les gens abandonneront un jour l'idée de génie
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Auteur inconnu
Lily H. Kitling oui ^^

@Marquis de Corbeau de... euh... j'ai perdu un bout de ton nom dans la bataille ;-)
Tu peux me citer tant que tu veux ^^ je ne tranche pas ce débat et ne le ferais pas car de mon raisonnement purement analytique je ne suis pas d'accord avec la notion de vécu pour être vrai et de mon expérience purement introspective je rentre dans tous les clichés de l'écrivain tourmenté (passé tragique, équilibre émotionnel précaire, faille narcissique grande comme le grand canyon, névrose à la limite de la psychose et tendance à l'addiction en effet... et cerveau qui tourne pas vraiment comme celui des autres, après je le vis très bien ;-) l'écriture est ma psychanalyse moins cher que gratuit sauf que pour le coup, c'est bien plus efficace que les 5 années que j'ai pu perdre là dedans ! ) ainsi même si je rentre dans les clichés, je suis aussi parfaitement intégrés socialement et équilibrée, je ne suis pas toxico adepte du gin ou des anti dépresseurs etc...
Donc avis très partagé sur le "forcément", pas parce que je n'y "sombre" pas, mais parce que je suis dans le "forcément" tout en réfléchissant à l'idée que ce n'est sans doute pas "forcément" une obligation ... voilà tout.

Par contre oui il est question de travail, ça c'est un truc que je défend depuis toujours mais sans parler de génie, le talent ça compte un peu dans la balance... disons que ça dispense de quelques heures de boulot pour le coup !
Du pur génie, j'en ai vu une fois, ça se voit pas souvent mais pour le coup j'en ai vue une fois : la capacité d'écrire comme personne ne l'a jamais fait (j'ai lu des centaines et des centaines de livres, tout genre confondu et je maîtrise assez bien les courants littéraire pour avancer cela) la capacité d'écrire comme personne peut le faire sans doute avec une intelligence et une puissance narrative hors pair et l'auteur fait pas exprès... véridique ! aucune connaissance théorique, aucune maîtrise des règles de syntaxe ou des codes narratifs. Véridique et pour le côtoyer cet auteur, là c'est du génie, parce que justement le propre du génie c'est qu'il est parfaitement involontaire. Mais j'en ai croisé un et je pense que ça se croise toutes les 10 vies et encore...
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Lily H. Kitling
"OK, il n'empêche je pense que votre empathie est une hypocrisie ou du moins un mimétisme inconscient, ou conscience donc agaçant car impactant directement votre moral "

Ah, non ! On ne peut pas dire que c'est de l'hypocrisie, ce serait comme dire que ton foie ou ton cœur est hypocrite quand il se met à relâcher du glucose ou à battre plus vite. C'est simplement le fonctionnement du cerveau. Et de la même façon que chacun est unique, tout le monde n'est pas pareillement empathique. Ce n'est pas une décision, c'est ton cerveau qui réagit comme ça.
Par contre, on peut apprendre et s'entraîner à être empathique. J'ai vu passer un article sur ce thème, des sujets psychopathes, donc "incapables" d'empathie, étaient mis en situation pour apprendre à ressentir les émotions d'une autre personne. IRM et tout le bazar à l'appui, bien sûr.

De plus, ça n'influence pas notre propre moral : j'ai bien dit "miroir" et non "éponge". Ce n'est pas parce que ce phénomène est incontrôlé qu'on est inconscient de quand il a lieu ; et on est capable, normalement, de discerner des émotions induites par empathie, qui sont généralement moins "impactantes", de nos propres émotions découlant directement de la situation que l'on vit.
L'émotion est un signal, et le sentiment qu'il induit est simplement le résultat du temps qu'on accorde à ce signal. Si je suis attristée par un deuil, ça durera évidemment plus longtemps que pour la personne qui compatit à ma tristesse. Ça ne veut pas dire que ces sentiments sont faux. On y accorde simplement un peu moins d'importance, parce qu'on sait que ce ne sont pas nos sentiments propres.
Une très forte empathie est un handicap émotionnel et les personnes qui souffrent de ce trouble ne sont pas à l'aise avec les gens, parce qu'ils ressentent trop vivement les émotions des autres, ou parce qu'ils les ressentent comme leurs. Là, ça affecte le moral - et certainement la santé.
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
C'est une perception du génie que tu fais. ça peut être de la chance ou - et je vais encore faire mon empiriste - l'expérience qui a mené cette personne à être particulièrement talentueuse
Mais la croyance au petit bon génie est une raison du mépris des communs envers les artistes et de la médiocrité dont ils font preuve en surestimant la personne et donc inconsciemment en se rabaissant. Donc c'est une mauvaise croyance de dire génie, c'est comme dire c'est impossible, c'est se restreindre à moins que ce qu'on est capable. Intuition, vous en pensez quoi ?
Désolé je fais attention aux mots je suis pris de nietzschéisme compulsif xP !
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surtout que l'empathie est la basse de la morale humaine par principe de réciprocité. C'est en fait le fonctionnement neuropsy qui permet en effet à l'espèce de ne pas s'affecter en terme d'interindividualité... ou du moins d'atténuer ce phénomène par rapport à d'autre mamifère comme les félins qui hésitent pas à se bouffer entre individus.
Le principe de réciprocité qui guide la morale humaine innée (et non acquise par une éducation sociale et / ou religieuse) est en fait une verbalisation du phénomène inconscient d'empathie, inconscient dans son déclanchement mais qui peut se penser et se réfléchir comme on peut sentir les battements de coeur et leur modulation, les analyser et les comprendre sans pour autant les contrôler.
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@Marquis pour le terme de génie.
Je ne crois pas au facteur référentiel du terme, je pense que le génie se place dans une catégorie à part, une sorte de parallèle, il rentre pas dans le système d'évaluation, il en sort justement. Hors compétition, pas de souci avec lui, on hausse les épaules et on retourne au boulot.
Après le génie existe dans notre histoire, des Rimbaud qui a 16 ans nous pond des poèmes à s'arracher le coeur, on en croise 1 et c'est tout... des Mozart qui composent dès l'âge de 4 ans, on en crois 1 et c'est tout... pas de rigueur de travail mais une espèce d'intuition, d'intelligence de leur art qu'il faut normalement 20 ans à maîtriser et eux ils l'ont, ils le ressentent. Le génie est une intuition qui je pense naît d'une intelligence différente (t'as beau travaillé, y'a des gens ils sont cons et tu les changera pas, c'est dur à dire mais c'est vrai ! ) et qui surtout va se nourir de tout, tout s'intègre sans même le savoir, il n'y a pas conscience mais ressenti, une sorte de sensorialité pure sans perception, comme si ton cerveau reçoit une info mais est incapable de la percevoir dans son essence et sa nature, de la définir en tant qu'évènement, et elle s'imprime quand même... normalement se phénomène se passe en une fraction de fraction de seconde, quasi concomittant, là ça passe pas. Mais ça s'accumule et ça va ressortir, ailleurs, et c'est l'intégration de tous les autres, tout ce qui sera lu, perçut dans l'écriture des autres sans en avoir conscience qui sera digéré et retranscrit à la façon de cette intelligence un peu particulière. Sans conscience de ce qu'on fait, c'est du génie. En contre-partie, il m'a malheureusement été donné de voir un mec brillant maîtrisant tellement la technique de ses lectures qu'il ne faisait que recopier au lieu d'écrire... manque la sensation. Il y a l'analyse mais pas la sensation alors ça marche pas. Pourtant il y a du boulot derrière et la bonne intention mais il manque la digestion, l'intégration en soi. Et ça je sais pas comment ça s'apprend mais si tu as une idée, je prends !!
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
C'est pourquoi j'ai dit "ou"
Après là ça part dans la philosophie et vous dans la psychologie
Donc il est dur de lutter contre une science mais dans mon interprétation : hypocrisie n'est pas forcément synonyme de conscience ni d'indifférence mais un masque de plus car subjectivité oblige dans le cas de l'empathie neuropsy
Ce qui fait la grande différence entre empathie et compassion, c'est que ce dernier fait un effort de plus de compréhension qui n'est pas sans conséquence je vous l'accorde mais voudrait une définition plus complète de l'état de l'individu ce qui supposerait une connaissance approfondie de cette personne en question. Le mieux est de faire à partir ces cobayes vous donnant toutes les subtilités et causes sous-jacentes de leur mal. Même si rien les causalités ne sont totalisables pour en faire une synthèse de l'état global de la personne.
C'est très enrichissant cette discussion, je me met à l'essai grâce à cela. Tout le monde devrait en faire de même : réfléchir à partir d'un rien pour en faire un champ d'exploration
Je reviens à la philo de Damasio qui est celle de Deleuze. Tout est en reconstruction permanente et en expansion....

Bien sûr l'empathie est sympathique ^^ ma petite pique ;)
Mais selon moi elle n'est pas assez préparée pour s'engouffrer dans les tourments des êtres...
Et je ne crois pas en l'inné d'une morale. Là par contre je vois pas comment on pourrait me convaincre. Mais oubliez pas il s'agit de faire réfléchir et non de convaincre ou persuader
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(petite parenthèse... c'est moi où les débats deviennent vachement plus intéressant sur scribay ces derniers temps ! je commençais à désespérer avec tous ces "bonjour, je suis nouveau souhaitez moi la bienvenue ! " mais ça fait un bien fou bordel !! désolée pour la parenthèse ;-) )
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
hahaha ^^ je relève le niveau xD
Bonus charisme + 2
et + 4 en orgueil ^^
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Auteur inconnu
Oui il s'agit de débattre et d'échanger et non de (con)vaincre ;-)
et oui tu relèves le niveau et tu commence à sérieusement me plaire ;-) (merde le bonus charisme fait déjà effet ?? ;-p )

Tu as raison pour la différence entre empathie et compassion c'est d'ailleurs pour cela qu'en terme de soin, on privilégie l'empathie, non la compassion car la compassion implique une sympathie pour le patient qui sera déplacée car inhérente à sa personnalité et à la notre et du coup, on fausse l'égalité des soins... forcément. Il nous faut de l'empathie pour conserver le ressenti et la réflexion de son action face au ressenti du patient et à sa maladie (souffrance/douleur) comme il faut que cette empathie soit égale à tous les patients.
En ce qui concerne la morale innée, j'ai eu du mal moi aussi... puis je me suis laissée convaincre finalement. OK, on fait mieux comme argumentaire ;-)
Je crois que l'empathie permet d'imprimer le proverbe "ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit".
On détermine dans le développement de l'enfant uns inconscience au bien comme au mal, une sorte de neutralité dans ce domaine, mais l'arrivée de l'empathie permet de limité la cruauté individuelle. Sur cet innée qui je crois n'est pas prédominant dans notre moral actuelle mais juste une base de fonctionnement qui du coup sera dépendant des individus (je répète que l'empathie c'est comme l'intelligence, on est pas tous égaux). Cette base sera le terrain de construction de la morale acquise enseignée par la première confrontation sociale (famille puis école etc) et la communauté dans sa globalité puis par l'expérience. Mais sans ce principe inné, la construction s'écroule, c'est ce qui s'observe dans les psychose sévère où justement l'empathie n'existe pas et la société n'imprime pas d'ordre moral auprès du sujet, zéro, nada.. la morale ne guide pas les actes mais les pulsion oui.
Le fondement même d'une société est la limitation des pulsions, la transformation de ces pulsions "de mort" en pulsion "de vie", bref en construction. Ex : les pulsion sexuelle que la société passe alors dans le phénomène de procréation et la notion de couple.
Et c'est là qu'on se rend compte que la valorisation par les médias des comportements pulsionnelle sont les prémisces de l'effondrement de notre société, ramenant l'humain au statut d'homme...
vaste débat...
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Oui la passion, la sensation, l'analyse
Oui depuis que j'ai fait L je lis tous les livres avec l'esprit analytique, des fois je perds un peu le plaisir quand le livre est chiant, mais ça m'apporte toujours beaucoup de choses, parfois même des réactions, des idées, des questionnements...
Je pense sincèrement que c'est un plus de beaucoup s'interroger sur les pensées, toutes confondus, pour donner quelque chose de personnel, d'innovant, d'original, d'édifier de par sa créativité... DI-ONY-SIA-QUE !!!!

Le génie pour Rimbaud je n'y crois pas vraiment, désolé de décevoir les puristes mais personnellement la poésie est tellement subjective que je pense pas qu'on puisse dire qu'il y ait du génie derrière tout ça. Son instinct prétentieux de génie pionnier pour moi est intemporel, si tu aimes Rimbaud c'est que ça te fait écho, dans la poésie accepter quelqu'un comme génie voudrait dire que sa pensée dans le "ça" prédomine. Après certes c'est de la qualité qui vient sur le coup...
Intemporel dans le sens, c'est tellement trouble ou vague
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Auteur inconnu
Dionysiaque ?!
Rien que ça ^^

Je crois que je vois ce que tu veux dire... :-)
Je t'avoue que là l'échange me met le cerveau en ébullition et j'adore !!!
Je crois aussi que l'homme est fait pour réfléchir, même si de plus en plus il n'en veut pas de cette réflexion, mais la masturbation mentale, ça reste tout de même une des particularité de notre espèce et si c'est si jouissif c'est pas pour rien je pense ! C'est je pense la clé de notre survie, d'où le plaisir qui en découle, la nature est bien faite, elle récompense ce pour quoi on est fabriqué... sinon on ferait pas de gosses ! :-D
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Oulà tu me fais l'effet mode Onfray ;p Décadence ! (non je ne l'ai pas lu et ça me donne pas envie, si c'est encore pour ressasser des "évidences" (dsl de la prétention ^^) du genre l'histoire est cyclique, décadence à chaque fin de civilisation blablabla (... Romain... Bas moyen âge (qui a beaucoup de similitudes avec aujourd'hui, si si... pré-seconde guerre mondiale...) Cosmos, Chaos, Cosmos...

Sujet croustillant : on pourrait tellement apporter de contre-exemples d'une société perverse (à son gré ou à son insu même) Il faudra absolument que j'écrive un torchon dessus ^
"Le fondement même d'une société est la limitation des pulsions, la transformation de ces pulsions "de mort" en pulsion "de vie", bref en construction."

Ce qui est tentant de croire en l'innée c'est que tout est déterminé

" Cette base sera le terrain de construction de la morale acquise enseignée par la première confrontation sociale (famille puis école etc) et la communauté dans sa globalité puis par l'expérience."
Oui ? Cette "base" indémontrée ? ^^ et surement indémontrable
Darwin ou pas etc...
Après ça part sur les questions ontologiques propres à chacun

PS : Je devais pas bosser moi ? xD
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Je ne peux que te renvoyer à mon texte en réponse au défi https://www.scribay.com/text/613030001/esprit-caresse-moi-tendrement
pour une représentation tout en liquide de cette pensée :)
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Auteur inconnu
Ah ben merde alors là t'as tout gâché... je déteste Onfray... que tu m'assimile à lui me fâche là... Car oui dans le genre évidence il se pose là, sans parler du personnage.
Et non je ne crois pas au déterminisme, bien au contraire, je suis beaucoup plus versée dans l'existentialisme comme doctrine. L'inné n'est pas une excuse, c'est un terrain de construction pour moi. Nuance.
Mais là effectivement on touche aux convictions personnels et aux différences ontologique propres à chacun.
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Auteur inconnu
J'irais lire alors, par curiosité... je devais pas rejoindre un ami moi d'ailleurs... (mon génie justement ;-) )
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
il n'empêche je ne comprends toujours pas pourquoi l'innée si sartrienne ?

Je disais Onfray pour singer, en fait je ne le connais pas bien dans les penseurs contemporains j'écoute plutôt ce qu'ils apportent à un concept ou aux choses (Par exemple j'ai écouté quelques podcasts sur les mythes de Ferry et franchement ça se laisse écouter ça apporte au moins une connaissance et une voix de réflexion. Il ne faut pas se tenir à un penseur dogmatique, ce n'est pas un penseur c'est un moralfag ^^)

Sensualiste je préfère m'abandonner à mes instincts, à mes pulsions tant qu'elles ne nuisent pas à l'autre, au lieu de me flageller. C'est pour ça que j'apprécie peu les idéologies. Il faut lire Camus !
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Le génie de ses mots, ses gros maux et ses folies ! Son génie de cœur et d'ardeur sensuelle
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Auteur inconnu
Poète en plus de ça ! On a tout gagné dis moi ;-)

Pour te répondre rapidement, ne t'inquiète pas je ne suis pas fâchée et j'avais compris la notion simiesque.
Je crois à l'inné ce qui en effet peut être paradoxal et pas tout à fait non plus disons que c'est là ma propre digestion. Je crois en l'inné comme terrai de construction je te l'ai dit et parce que je constate et fréquente des patients pour qui cet inné n'existe pas. Les lésions neurologiques sont d'ailleurs très instructives sur l'élaboration des schéma de pensée et de personnalité.
Je crois tout autant au déterminisme d'ailleurs car je constate son existence mais je le conçoit comme un choix, une volonté, une sorte de lâcheté facile. En gros je le rejette mais ne nie pas son existence. Je ne nie pas que l'on fait aussi de nous, et ça, la philosophie sartrienne ne le rejette pas non plus, ce qu'on fait de nous, nous sommes libres d'en faire ce que bon nous semble.
Je te rejoins sur le fait qu'il ne faut pas se cantonner à un seul dogme, mais lire plusieurs et construire en cela sa propre idée.
Et oui c'est une évidence qu'il faut lire camus ! Te prendrais tu pour onfray toi aussi ;-) (ça c'était la petite boutade taquine ^^)
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Lily H. Kitling
Ok, vous m'avez perdue en chemin xD

Je reviens juste sur l'empathie // compassion ; personnellement, en tant qu'auteur, je pense qu'on peut "s'arrêter" à l'empathie pour écrire, car ça reste un acte assez centré sur soi et notre histoire, notre intrigue, nos personnages.
La compassion induit (mais je crois que vous l'avez dit) un mouvement vers l'autre, le désir d'aider ; quand l'empathie me permet de décrire la souffrance d'un personnage, ce serait pour autant ridicule de compatir pour lui, puisque, bon... ^^"
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
ahah je te rejoins tout à fait sur ce point ^^
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Auteur inconnu
Merde lily... c'est moi qui suis perdue du coup, j'y étais plus du tout à l'empathie !! Hahaha ! Le retour en arrière est violent !
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
" notion simiesque. "
XDD j'adore !

Hm une pensée paradoxale ! O Plaisir m'envahit ! là ça me touche au bon endroit ;p !
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Auteur inconnu
Mon petit Marquis tu n'es pas au bout de tes peines question paradoxe avec moi ;-)
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Alban Michel
Je suis en pleine écriture donc je n'ai pas la foi de lire vos pavés les amis mais je m'y mettrai. :D Sinon un résumé ? ^^
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Auteur inconnu
Euh.... marquis tu t'y colle au résumé, d'après ce que j'ai lu de toi tu sais faire sans préliminaire : rapide et à l'essentiel ;-)
(Désolée elle était facile j'ai pas pu résister ! )
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Lily H. Kitling
Désolée, vous avez un peu dérivé, mais c'est pas un problème !! ^^

Et comme je disais l'autre jour, c'est toujours intéressant de lire ce genre d'échanges ;) Pour le coup, je manque de réflexion pour participer, mais ne vous gênez pas, c'est très utile de vous lire ! ^^
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Oui j'avoue on a un peu prit le sujet comme ça et on a posé notre grosse... connaissance sur la table "à la barbare" du coup je comprends votre désoeuvrement
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Alban Michel
J'aime bien quand les conversations dérivent... Tant qu'on n'arrive pas au point Godwin. :D
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
un résumé va pas être possible déso sinon Auteur inconnu va encore être indignée par l'éjac'précoce xd
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Alban Michel
Ce n'est pas grave. :D
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Auteur inconnu
Je suis pas indignée je suis frustrée et be tolére mal la frustration ;-)
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Liz L
Tout à fait d'accord ! (avec l'empathie, pour la frustration et les ejaculateurs précoces faut que je consulte mon empathie plus longuement)
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Lily H. Kitling
Il est vieux, ce cliché de l'auteur torturé ! xD
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Auteur inconnu
punaise oui ! mais en même temps je crois que je suis en plein dedans !! hahaha !!
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Justine "Semidea" Champagne
Eh bien moi non plus, ça m'arrive comme tout le monde de broyer du noir de temps en temps mais ce sont que des coups de mou (comme pendant l'hiver, ou après les vacances...).
Je ne me sens pas solitaire, avant peut être mais maintenant j'adore être avec des gens, au contraire être seule m'angoisse plutôt qu'autre chose.
Pas de passé si douloureux que ça, des hauts et des bas certes, les aléas de la vie quoi.
Je déteste toute forme d'addiction (ça en dit long sur ce point...).
J'ai peut-être l'esprit torturé, mais je pense que ça va au final j'arrive à voir les choses positivement.
Donc non je me reconnais pas du tout dans ce portrait !
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Marion H.
C'est une bonne question :) Pour moi l'écriture est une affaire d'émotions avant tout ; j'en tire une partie de mon vécu, plus ou moins drôle, et une partie d'une empathie envers les gens et les vies que je croise : il n'est pas nécessaire, je crois, d'avoir vécu quelque chose pour le comprendre, mais il faut y prêter suffisamment attention pour le ressentir et donc, le retranscrire.
Après, je crois que sans être en mode "poète maudit", en écrivant on déforme probablement tous les choses avec un prisme qui nous est propre.
Finalement, pour l'écriture comme pour beaucoup de choses, il n'existe peut-être pas de généralité ;)
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petitprince
Heu non je ne me sens pas torturée ou alors quand je m'énerve parce que je n'arrive pas à pondre ce que je veux mais un temps de repos et ça repart ! Un addiction ? Le café ou la cigarette !! Pas bien je sais. mais non je pense que l'image de l'écrivain torturé est faussée par les films mais l'inspiration peut naître de moments de déprime comme d'euphorie donc ça dépend en fait
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Sara B.
Tout dépends de la personne. Personnellement, j'écris bien mieux quand je déprime/suis triste que l'inverse. Bizarrement, il n'y a que dans ses moments là ou j'arrive à aimer ce que je fais. Je ne pense pas avoir l'esprit torturé pour autant et je reconnais volontiers mes addictions. La lecture et la musique (mais pas JUL omg, faut pas abuser !) me sont indispensables.
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Solhakën JadeNoire
Non, personnellement non seulement je ne me reconnais pas dans ce portrait, et je ne reconnais pas non plus dans cette description la plupart des "artistes autours de moi (ça concernera l'écriture et la photo).

En revanche, et je vais peut-être être "méchante" c'est je trouve un "genre" que certains se donnent et j'avoue, ça me tape franchement sur les nerfs. Je ne sais pas pourquoi certains ont l'air de penser que ça fait plus "artiste" et je reste assez perplexe devant ce comportement. Je trouve bien plus intéressant de pouvoir partager sa passion avec d'autre, y prendre du plaisir, s'éclater et s'ouvrir aux autres, découvrir de nouvelles choses et j'en passe...

Pour ce qui est de l'addiction...
Oui, totalement... :p
Je suis addicte aux livres, à mon clavier pour me sortir de la tête toutes les idées qui y naissent, à mon appareil photo, et sans doute à bien des choses encore, mais être addicte à ses passions est très différent je pense des addictions que tu évoquais.

Je pense également qu'aujourd'hui internet nous permet d'avoir des plate-forme comme celle-ci (pour prendre l'exemple de l'écriture) qui permettent de rencontrer facilement d'autres personnes partageant la même passion, ce qui n'était pas forcément aussi simple avant si on n'osait pas par exemple (c'est mon cas) aller à des ateliers d'écriture, ou dire à ses proches que l'on écrit.

Et grâce à ça, en tout cas à mes yeux, on casse un peu cette vision de "l'artiste" ou de "l'écrivain" en permettant de se rendre compte que l'artiste ne correspond pas à une seule case =)
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Khao'z
Sinon pour repondre aux questions comme toi, solitaire ? Plutôt mais pas vraiment. Il m'arrive juste de sortir seule prendre l'aire sa m'aide a imaginer plus facilement je dirais plutôt qu'avec 5 personnes qui me parle et je suis perdu au milieu.

L'esprit torturé ? De questions oui uniquement mais en même temps avouons le il y a tellement de question a se poser.

Un passe douloureux ? Oui, un peu mais j'en ai jamais fais allusion. C'est ma vie quoi on a tous des mauvais moments un jour ou l'autre.

Une addiction ? Ouai mes passions. Mais comme tout le monde. Mais comme toi pas d'antidépresseurs j'avoue pour le sommeil j'ai failli etre addict a un médicament mais je me suis contrôler. (J'étais épuiser)

Je pense que tout le monde peux se reconnaitre d'une manière ou d'une autre car tout cela enfin de compte fait partie de la vie un moment donner ou meme durant un court instant. Nous sommes tous différents tous artiste ou pas. Tous un genre ou une histoire differente aussi ressemblente soit elle.
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Alban Michel
Il faut boire une tisane "Douce nuit" alors. :D
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Auteur inconnu
Pour ma part :

Solitaire, je le suis oui. J'ai quelques amis, de vrais que je compte sur une seule main mais hors études, quand je suis hors de mon lieu de travail je ne sors presque pas et ne vois personne. Si je sors c'est que dans un but précis comme acheter a manger ou quelque chose.

Passé douloureux disons que le miens est loin d'etre blanc, donc c'est pas voulus mais la aussi oui...

Si on prend les manga, les animés et la nourriture comme addiction alors j'en ai de très grave oui ahah.

Et il est vrai que je suis assez négatif, cynique et pessimiste en général mais je reste bien marrant avec mes blagues !
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Alban Michel
Si tes blagues te font rire, c'est l'essentiel. :D
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Khao'z
Je suis pas d'accord avec tout sa.
Je pense que ce qui les faient dire ça c'est le faite qu'écrire libère la plupart d'entre les ecrivains... si tu vois ce que je veux dire. Puis les histoires vraies ect sont souvent tirer de drame ou tout le contraire mais acause dun pourcentage plus elever que d'autre pour l'un peut etre.
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