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Le point final de son roman

par Eric Kobran  il y a 2 ans
Bonjour,

On parle souvent de l'importance du titre, de la première phrase de son roman, du premier chapitre, du quatrième de couverture, bref tous les éléments qui sont écrit dans l'excitation du début de projet.

On parle moins du dernier chapitre, de la dernière phrase. Peut-être parce qu'on est moins nombreux à atteindre ce point final.

Le but de cette discussion n'est pas de savoir comment terminer son roman dans le sens arriver à la fin du projet mais comment finir son roman : comment écrire la fin du texte.

J'aimerais savoir ce que vous considérez comme une bonne fin de roman, une mauvaise ? Si vous avez des exemples frappants ? S'il est bienvenue d'écrire un épilogue ? Une fin heureuse ? Une fin dramatique ? Ou une fin en point de suspension.

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thomas-de-vaulx
La fin s'impose normalement seule. Il ne faut pas non plus trop trop y réfléchir, te dire "je finirai à tel chapitre" ou "par telle phrase".

Je viens de finir un roman cette semaine et, c'est pendant que j'écrivais un chapitre que j'ai compris que ce serait le dernier. Pour mon précédent roman, c'est après avoir écrit le chapitre que je me suis dit que ça ferait une bonne fin de roman. Y'a pas de règles.

Qu'elle soit douce, douce-amère, triste, la bonne fin sera celle que tu choisiras. Celle qui restera cohérente avec le reste de l'histoire.
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Neru
J'ai pas de préférence de fin en tant que "bonne ou mauvaise fin". Je pense que la fin d'un texte se doit d'être cohérent avec l'ensemble de l'histoire.
Pour moi la fin peut être crue si cela correspond à l'ambiance générale. Ce que j'essaye de dire c'est qu'il ne faut que l'on sente une différence avec le reste du récit, ça doit rester cohérent.
Si le texte a une tendance à être violent, il peut y avoir une fin heureuse par exemple, mais il faut que cela soit bien amené, qu'il y ait des éléments qui justifient cela (on ne passe pas d'un mec qui voit toute sa famille assassiné, à un mec respirant la joie de vivre, sans justification).
Pour une fin, qu'elle soit, joyeuse, triste, cruelle et j'en passe doit avant tout relevé d'une conclusion, il s'est passé tant de choses dans le livre, elles peuvent menées à différents résultats. Ensuite, c'est à l'auteur de choisir ce qui lui semble le plus fidèle à l'esprit qu'il essaye de donner à son texte.
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Mansuz
Tu fais ce que tu veux avec ton histoire. ;)
Il y a des fins dures (fin glauque, terrible genre film d'horreur) (perso sur le coup j'ai du mal mais après avoir digéré le truc ben on se dit que ça pouvait pas se terminer autrement ^^)

Les fins avec de l'espoir, j'aime bien aussi.

Il y a des livres très bien qui se terminent trop brutalement, mais après c'est une question de gout ^^ Parfois le livre est tellement bien que l'on veut plus s'arrêter de le lire.

De toute façon ta fin ne plaira pas à tout le monde ! ^
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lune2005
J'aime beaucoup les fins avec une chute,qui se finisse bien mais avec quelque chose qui nous rend triste,et aussi de nous laisse nous même imaginez la fin.
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Marquis de Corbeau-de-Vaulserre
Ce que je considère comme une bonne fin de roman doit avoir un goût amer, une fin qui renverse, qui dégoûte d'en avoir fini, une fin qui donne une bonne claque du genre : tu me reliras !
Une fin qui ne soit pas prévisible, une fin qui prend aux tripes, une fin qui nous dit ; "que vas-tu faire avec ça ? Maintenant c'est à toi de poursuivre mon œuvre, c'est à toi de vivre cela, quand tu m'auras compris reviens vers moi et tu me connaîtras par cœur..."
Mais je m'égare, je pense parler pour un livre qui martèle de par son originalité et son panache à transmettre son histoire, son chemin...
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Lily H. Kitling
J'aime beaucoup cette vision. "Que vas-tu faire maintenant ?" Oui, j'aime.
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CoralDickinson
Idem! j'adhère totalement à cette vision :-)
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Vendarion d'Orépée
Le gros problème de la fin d'une histoire... c'est qu'après, l'histoire est finie.
Et ça, y'a pas moyen d'y couper... sauf dans les séries à "saisons" ou il faut absolument trouver un "truc" pour faire comprendre au spectateur qu'il doit attendre impatiemment la saison suivante et acheter le prochain épisode... mais c'est pas des vrais fins.

Une bonne fin ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Elle ne doit être ni trop "prévisible" ni incohérente par rapport à l'ensemble du récit. Il m'est arrivé d'écrire des nouvelles qui ont plu à mes relecteurs, sauf la fin... "Pfff ! tout ça pour en arriver là ?" est un commentaire qui m'a particulièrement touché, d'autant plus que je ne savais pas trouver une autre fin.

+ j'ai l'idée d'un texte (format pièce de théâtre) qui met en scène la légende de la table ronde, du point de vue de Mordred: Arthur est un incapable, Lancelot un traitre et Guenièvre une fanatique doublée d'une nymphomane... le premier acte raconte la bataille finale, celle ou Arthur et Mordred s'entretuent et tout le reste du récit est un "flashback" de la vie de Mordred, un personnage cynique, loyal à sa manière et doté d'un humour féroce et du coup... son inévitable décès au dernier acte, avec le ventre ouvert de part en part et des mouches voletant au dessus de ses tripes; me semblait tout à coup insupportable...
Une fin à retravailler donc, et je n'en dirai pas plus pour le cas ou je posterai cette histoire ici.

Dans mes précédents récits: l'Âme de l'assassin se conclut sur une fin surprenante... les plans de certains personnages ne sont pas ceux qu'on pensait au départ, certains personnages survivent alors qu'on les croyait condamné et d'autres meurent. J'en suis plutôt satisfait.
Dans "La Dame Ecarlate", tout annonce un massacre général, mais il y a finalement des survivants et ce que les "héros" découvrent n'est pas exactement ce qu'ils espéraient trouver... là encore, une fin cohérente par rapport au récit, sans être trop "attendue".

La Fin de StarWars 7 (pour parler d'oeuvres récentes) est un modèle de fin "sans intérêt mais avec un rebondissement alakon pour vendre l'épisode suivant". On évoque les derniers Jedi au détour d'une conversation au début du récit, on oublie leur existence pendant tout l'épisode et une fois que l'histoire est "résolue" (elle aurait pu se terminer après la mort du méchant de service); voilà le dernier Jedi qui sort d'une pochette surprise et qui dit... heu... ben il dit rien, faut attendre le film suivant pour savoir ce qu'il va dire... mais quel insoutenable suspeeeeeeeeeeeeeense !
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Eric Kobran
Ton idée de pièce sur la table ronde du point de vue de Mordred est excellente. Curieux de voir ce que ça donne :)
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Vendarion d'Orépée
On le verra quand je me déciderai à l'écrire... il y a toujours cet énorme poil qui me couvre la paume de la main...
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Eric Kobran
Le mien, je l'appelle Le Baobab.
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Lily H. Kitling
Vendarion d'Orépée ton dernier paragraphe sur SW7 xD
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Expos-ito
?... L'histoire est finie ?

Non... Une bonne histoire ne l'est jamais, elle voyage plus loin, en qui l'a entendue, et surtout tait son dernier mot, comme si elle attendait un nouveau souffle pour se redéployer, son silence est son commencement en nous, son silence nous rend notre parole, en répondre à ponte...Son silence en espoir d'un deux venir, d'entre le disant et l'entendant, le lien. Le lien dont la voix est le fil et l'oreille le noeud. Une bonne histoire prologue ces deux-là. Les mots ne sont que la partie émergée d'un rêve commun.
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Auteur inconnu
Et pourtant... parfois l'histoire se termine.
Sans doute n'était elle pas si bonne cette histoire, pas si belle que ça...
Sans doute n'avait elle pas de sens finalement...
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Expos-ito
Elle ne se ferme qu'en qui ne l'entend, ne la veut. Et s'ouvre en oreilles inconnus de la bouche. Je parle de l'histoire Auteur inconnu, non du projet de l'auteur, de cela l'histoire s'en fout sitôt qu'elle est libre de lui. Oui... L'histoire ne finit qu'au lecteur qui la referme et le mieux que peut faire l'auteur, c'est la tendre ouverte.
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Lisa.D
J'aime les histoires qui finissent en ouvrant une perspective sur la suite pour les personnages, imaginez que cet univers continue indépendamment du lecteur. Ou les fins énigmatiques ouvrant sur un pan /une vision / un personnage / une conséquence imprévu /inconnu du récit...je ne suis pas capable d'écrire un roman (un jour peut-etre) mais un truc que je déteste avec les nouvelles c'est que le format court me laisse sur ma fin. Je m'attache aux personnages et ils me laissent tomber en retour...
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jean-alain Baudry
salut à tous !

j'ai pondu un petit texte intitulé "la première page" qui répond en parti aux désirs "supposés" des auteurs qui veulent se faire éditer...
jab (l’inconnu de l'édition classique...) + (le roi du hors sujet)
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Grégory Bryon
Il n'y a que 2 choses qui m'importent quand j'écris, et qui réclament mon attention quand le point final d'un de mes textes est posé. Et j'ai bien sûr la même exigence avec les textes que je lis.

1) La logique + cohérence.
À aucun moment il ne faut briser la suspension d'incrédulité. L'univers, comme les personnages, doivent être cohérents et crédibles, jusqu'à la fin. La péripétie/intrigue principale doit être résolue, même si le texte s'inscrit dans une série. Il peut rester des questions en suspend, mais aucune ne doit générer de frustration. Un point final qui laisse un arrière goût d'insatisfaction, il n'y a pas pire à mes yeux.

2) L'émotion.
J'imagine l'état d'esprit et la réaction du lecteur à chaque paragraphe et travaille sur l'émotion que chacun d'eux doit générer (s'il doit le faire... il faut quand même de la neutralité, faut pas déconner ^^). Le point final doit être le climax émotionnel, peu importe qu'il y ait 3 petits points, une question ouverte, ou autre. Le lecteur doit fermer le bouquin dans une sorte d'état second.
L'exemple le plus flagrant que j'ai en tête, c'est la fin des Thanatonautes de B.Werber. Quand j'ai lu la dernière phrase, mon premier réflexe a été de dire « Enfoiré, t'as pas le droit de nous laisser sur ça ! » puis après « Elle sort quand la suite ? ». C'est probablement la meilleure fin que j'ai vécu.

Pour moi, elle est là, la clé d'une bonne fin. À chaque fois que j'ai cette question (à quand la suite ?) en retour d'un de mes textes complet, j'ai la banane pendant une semaine. Et c'est ce que je recherche dans chacune de mes lectures aussi.
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Lily H. Kitling
"J'aimerais savoir ce que vous considérez comme une bonne fin de roman, une mauvaise ? Si vous avez des exemples frappants ? S'il est bienvenue d'écrire un épilogue ? Une fin heureuse ? Une fin dramatique ? Ou une fin en point de suspension."

Ça dépend totalement de l'histoire. Oui, j'ai décidé d'être pertinente ce soir.

Mais vraiment, je ne vois pas d'autres réponses possibles. On peut aimer ou pas, on peut avoir envie de pleurer ou d'être heureux, mais on ne peut pas dire qu'une fin est bonne ou mauvaise quand elle (comme ça a été évoqué plus bas) clôture l'histoire de manière logique.

Une fin qui m'a particulièrement choquée en tant que fan de la série, c'est celle des Tom Cox ; c'est une série jeunesse en plusieurs tomes dont la fin entre dans la catégorie "je prends les lecteurs pour des cons et j'ose enfoncer le clou avec mon gros doigt d'enfoiré". (On sent que le choc est toujours là, des années après ?) C'est l'une de ces fins où le "twist" final rend toutes les précédentes aventures complètement caduques. C'est comme la fin qui dit "en fait, c'était un rêve !" et du coup, rien de ce qu'on a vécu avant n'a finalement d'importance. C'est quelque chose qu'il ne faut PAS faire !! Vraiment PAS !!! JAMAIS !!!!

Hem hem. *respire un coup*

Jb Desplanches : "Une fin doit donc avant tout être satisfaisante par rapport au récit et je rejoins Valens sur ce point, traverser une histoire haletante et bourrée de rebondissements pour un "Tout ça pour ça ?" est affreux. " -> voilà, c'est ça.

Bon. Personnellement, mes fins ne sont jamais bâclées, puisque la scène finale, c'est souvent l'une des premières auxquelles je pense. Elle vient avec le début, les personnages, le titre, quelques nœuds d'intrigue. C'est en package, si je puis dire. xD
Du coup, les scènes de fin sont généralement celles que j'écris en premier ._.
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JPierre
Bsr, Je vais exprimer un point de vue généraliste mais personnel.
Pour moi, une bonne fin est celle qui vous donne envie d'une suite (quelqu'elle soit sans nécessairement celle de ce que vous venez de lire) et celle qui vous ferez regretter (presque) qu'il y ai une suite au récit (épilogue éventuelle comprise) mais qui si elle existe vous allez vous précipiter dessus.
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Jb Desplanches
Un topic bien intéressant ! Étant en pleine réécriture/étoffage d'univers pour mon roman principal, je prend bien conscience du problème que représente la fin du périple, pour l'auteur et le lecteur.

La fin, c'est la petite cerise confite : on sait que ça ne sera pas aussi riche que le gâteau qu'il y avait en dessous mais elle est beaucoup plus satisfaisante à manger. Une fin doit donc avant tout être satisfaisante par rapport au récit et je rejoins Valens sur ce point, traverser une histoire haletante et bourrée de rebondissements pour un "Tout ça pour ça ?" est affreux.

La pire fin de roman, dans mes lecture, furent Les Chroniques de Nightshade de Stan Nicholls (bon de base le titre appelait à la méfiance). Au bout de trois tomes plutôt bien fichus, avec un univers bien ficellé, des personnages attachants, un méchant... pas original du tout mais qui fait le taf et des enjeux basique mais qui marchent bien saupoudré de péripéties franchement bien gérées, on se retrouve avec un twist foireux sorti de nul part et un dénouement qui vous laisse désemparé, avec encore plus de questions qu'au début.

Donc une bonne fin doit: être au moins aussi satisfaisante que le développement de l'histoire en donnant un sentiment d'accomplissement au lecteur (qui s'identifie aux personnages du coup) et elle doit être logique avec ce développement sans laisser AUCUNES zones d'ombre (sauf twist de guedin lancé avec panache dans un épilogue en même temps qu'un potentiel nouveau cycle ou bien si c'est le but de l'auteur de rester flou sur un point crucial qui amène à réflexion, par exemple la fin de Révolte sur la Lune de Robert Heinlein). Voilà une définition général de ce qui, selon mon expérience courte et relative de lecteur, est une fin réussie :)
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J.Eyme
Je pense à une fin qui m'a extrêmement déçue (mais c'est une fin de saga et non de livre en lui-même) : Le cycle de Fondation, d’Asimov.

Le livre qui clôture la saga "Terre et Fondation" est pour moi une aberration.
Au regard de la série elle-même, cette fin n'est pas à la hauteur de la 1ère trilogie !

Je suis allé me renseigner pour comprendre pourquoi j'ai été aussi déçu par cette fin et je me suis rendu compte que je n'étais pas le seul (beaucoup ont aimé, je ne dis pas que c'est une merde absolue)

Ma déception fut sur :
- Non résolution de toutes les préparation préalables : on dirait que ce livre est à coté de la saga...
- Écroulement du concept fort de son oeuvre : la psychohistoire (je crois que ça commence dans les bouquins précédents, mais quand même...)
- le cross-univers avec le cycle "Robots" qui pour moi est une astuce qui sort de nulle part, mais alors complétement de nulle part !
- les trois points de suspension en fin/fin (ça m'a gonflé)

J'en conclue plusieurs choses : le père Asimov a écrit les deux derniers bouquins (20 ans après la 1ère trilogie) et les préquels sous la pression des fans et éditeurs, je sens à la lecture de cette fin, qu'il en avait marre de cette série, use d'astuces pour rattacher cela à la saga Robots : du fan service comme les Américains savent si bien le faire...

Et donc, pour moi ce fut baclé, usé, épuisé, le mec n'avait plus envie, et probablement n'avait-il plus rien à dire à ce sujet, cela explique le manque de cohérence et surtout le virage entrepris à la fin de la saga. Alors oui, il explique en préface (comme pour s'excuser) que c'est un livre qui peut être autonome... mouai, "bullshit" ! ^^

Cette fin peut aussi être victime de la qualité des premiers livres (fondation, fondation et empire, seconde fondation), être et demeurer à la hauteur de sa propre histoire est assez compliqué, je le conçois...

Du coup, je n'ai pas lu les préquels (je n'ai pas envie), mais ce que j'ai pu y lire dessus dit simplement qu'ils permettent d'expliquer la fin (de merde...)

Ce que j'en retire de cette histoire dans l'histoire : le mot fin peut être tout simplement le dernier mot qu'une histoire nous dicte d'écrire, peu importe si la saga s'achève !

Quoi que j'ai pu dire, je conseille vraiment Fondation, la trilogie écrit dans les année 50 est une merveille ! ^^
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Eric Kobran
Ton impression est tout à fait juste sur Fondation. Il faut savoir qu'à la base, Fondation a commencé comme une suite de nouvelles indépendantes publiées dans une revue spécialisée. Ça a eu un tel succès qu'ils en ont fait une œuvre complète mais Asimov était déjà très détaché de ce travail et voulait travailler sur les robots. On lui a demandé d'écrire une saga complète. Mais on sent qu'il voulait en finir.

Fondation reste excellent. Quand on parle de fin décevante, ça reste tout relatif avec le reste de l’œuvre :)
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Valens
Très bonne question ! Je pense que la fin dépend du genre du livre (une fin en point de suspension pour un policier c'est pas top, sauf si c'est une série) et de son style (une fin sombre colle bien avec un Stefen King, moins à un de Stephanie Meyer). Je pense que Navezof a raison, le tout est de ne pas se forcer.
Je ne suis personnellement jamais arrivée au point final d'un roman, même si je l'ai déjà atteint pour des nouvelles, mais souvent il est assez clair dans ma tête. Pour mon roman actuel par exemple, je pourrait écrire la fin (si tant est que je ne mettais pas un point d'honneur à écrire l'histoire dans l'ordre), car elle va de soi pour moi.

Ce qui me semble important aussi, c'est de prendre son temps. J'ai lu pas mal de roman sur des sites tels Scribay, et souvent, même si la fin en soi n'est pas mauvaise, il y avait une impression de bâclé, comme si l'auteur, après des pages et des pages remplies, s'était dépêché d'enfin écrire le mot fin.

Une fin qui m'a laissée sur ma faim par exemple est celle du cycle de la Tour Sombre, de Stephen King. Je ne vais pas spoiler, mais j'ai vraiment eut le sentiment : tout ça pour ça ?? Alors que ce sont des livres que j'adore.
Une que je trouve bien, c'est celle du Donjon de Naheulbeuk (tout autre registre ^^), car on a suivit cette bande d'antihéros un bon bout de temps, et qu'il était temps de se séparer. Leurs aventures barrées vont manquer, mais continuer aurait tiré sur la corde trop longtemps.
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Eric Kobran
Pour une nouvelle, c'est complètement différent. J'irais même jusqu'à dire qu'on écrit une nouvelle en commençant par le final, par la chute !

Je posais la question pour le roman car je constate la même chose que toi : la fin est souvent bâclée chez les amateurs que nous sommes car nous avons trop hâte de finir, trop hâte de montrer le résultat, trop hâte d'avoir le livre-objet en main.

Alors que la fin du roman, c'est la dernière impression qu'on laisse de notre histoire. Une fin ratée, c'est catastrophique. On rompt le contrat passé avec le lecteur, qui s'est donné la peine de finir le roman sur la foi d'un quatrième de couverture et d'un premier chapitre engageant. On le trahit.
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Navezof
Je suis également preneur en conseil là dessus. J'ai justement posé un point final au premier tome/partie de mon histoire mais je suis encore dans le doute.

Actuellement, le récit se termine d'une façon brutal tout en laissant énormément de questions. J'ai galéré pendant un moment avant de poser ce point final, attenant d'ajouter, ou pas, un autre chapitre. Cela correpsondrait à la fin en point de suspension dont tu parle.

Autant, ça peut faire un cliffhanger accrocheur, mais ça peut aussi laissé le lecteur beaucoup trop sur sa faim, avec plus l'impression de n'avoir pas finit l'histoire.

Une de mes types de fin préféré est la fin brutal qui dénoue tout le paquet de nœuds et interrogation qui s’étaient formés au court de la lecture. Ici c'est dur de donner un exemple sans risque de spoil, mais j'ai lu récemment un bouquin avec ce type de fin, ça donnait ça (en gros) : "L'enfoiré."

Cette dernière injure à fait comme un déclic dans ma tête alors que comme le narrateur, je voyais tout un tas d'intrigue se dénouer. Ce simple mot est la dernière pièce du puzzle des machinations d'une des personnages central.

C'est le genre de fin, qui profite de la fatigue accumulé des lectures pour te donner un violent coup de grâce droit dans la face. Pour te retourner la tête une dernière fois.

Sinon, dans un tout autre registre, il y a la fin qui te laisse avec le cœur tout chaud et un sourire dans les dents. Parce que les personnages que tu suivais sont enfin arrivé au bout de leur péripéties et qu'ils ont accomplis quelque chose dont il sont fiers. La dernière fois que j'ai eu cette sensation c'etait pour le visual novel Katawa Shoujo. A la fin de l'une des 5 histoires possibles, j’étais juste heureux. Heureux qu'ils en soit arrivés jusque là et surtout d'avoir fait le voyage avec eux.


Il y a des multitudes de fin possible, mais je pense que l'important est de ne pas forcer la chose. Ne pas faire une happy end juste pour faire une happy end par exemple.

Pour ce qui est de l'épilogue, pourquoi pas, surtout si l'on a suivit un personnage sur plusieurs années, avoir la fin de sa vie est alors légitime.

Par contre, pour un policier, là ça collerait moins je pense.
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