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Une vie extra terrestre

par pascalL  il y a 2 ans
Salut à tous,
imaginer une race extra terrestre est un défi considérable. Je vois 2 réponses rapides:
- une civilisation avancée (donc hautement intelligente)
- une race parasite (donc hautement efficace)

Comment la caractérisé au mieux?
Une forme reptilienne, aranéide, bactérienne (+ mutation du porteur), ...

Voilà, comment imaginez-vous une race extraterrestre (belliqueuse).
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Jean-Christophe Heckers
La thématique de l'alien belliqueux me laisse plutôt froid. Disons qu'il manque la plupart du temps, pour commencer, une donnée essentielle, qui est la raison fondamentale de l'agressivité dirigée (volontairement) contre l'humanité. Cette raison mérite d'être définie, et de façon crédible. Ce qui n'est pas aussi évident qu'il peut le paraître. Il faudra par exemple éviter de transposer les sources de conflits que nous connaissons. Autant dire: mission impossible.

"Belliqueux" ayant un sens bien précis, il devient par ailleurs impossible de faire intervenir des micro-organismes pathogènes (sauf utilisés comme armes) puisqu'il faut tenir compte de l'intentionnalité du conflit...

Pour la réflexion, je trouve plus stimulant de mener une expérience de pensée tournant autour des raisons mystérieuses qui feraient qu'un contact entre nous et une civilisation extraterrestre s'avérerait fatale pour l'une ou pour l'autre, voire aux deux. Le grand ratage d'un premier contact désastreux est, pour ce qui me concerne, un sujet plus intéressant que la sempiternelle invasion...
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pascalL
La nature belliqueuse d'extra-terrestre n'a de sens que si son existence même est en question. Donc, la rencontre tourne mal car l'un (l'humanité) ne veut pas céder sa place à l'autre (le conquérant) qui lui, joue sa survit.

La manière dont le conquérant va faire la peau à l'autochtone est un sujet en soit. Le plus pertinent sera la reconduction du conquérant Américain sur l'Indien... on le confrontant à des maladies que sont système immunitaire ne connaît pas.

La conquête de l'écosystème est un thème porteur aussi (voir la guerre des monde) .

Une idée sympa serait de reprendre l'idée de 'terre champ de bataille' ou la Terre (en temps que planète) n'est qu'une possession extraterrestre qui s'échange au grès des combines spatiale et change de main (ou de patte) suite à un crack 'boursier'... (comme divers îles d'Australie sous domination des conquérant Anglais.
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Laedde
Comme les autres diabétiques de ce feed, j'ai fait une indigestion d'extra-terrestres belliqueux plus intéressés par les humains que le reste (99,9 %?) des êtres vivants terrestres... Mais pourquoi pas ?

Je conseillerai simplement de ne pas utiliser des modèles existants (ex : araignées, insectes, trucs considérés comme effrayants ou "dégueux") parce qu'on l'a tellement vu que ce n'est plus un cliché mais une redite. Pourquoi ne pas innover en s'inspirant du reste de la création ? S'il faut parler d'êtres vivants dangereux, nous en avons beaucoup qui n'ont pas été exploités : plantes (toxiques, carnivores), insectes caméléons (papillons, phasmes...), reptiles venimeux (dentrobate), moutons enragés (bah oui quoi)...

Un ennemi qui agresse pour tuer, c'est déjà bien anthropomorphique, alors que les humains auraient tout autant de mal à survivre à une invasion d'innocentes coccinelles toxiques passées maîtres dans l'art du camouflage !

Mais je pense que le point essentiel est surtout le type de menace qu'on veut utiliser dans son texte : se demande-t-on comment survivre...
- à la force brute ? (Predator)
- à une civilisation plus avancée ? (Mars Attack, La Guerre des Mondes)
- aux forces de la nature ? (Independance Day, Le 5ème Element)

Ou, de manière plus philosophique...
- à nos préjugés ? (E.T., Avatar)
- à la mort d'un proche ? (Contact)
- à l'accouchement ? (Alien)
- à notre ignorance ? (Men In Black, H2G2, Le Dernier Pub avant la fin du monde)
- à nous-même ? (Star Wars III)

Les histoires d'invasions extra-terrestres, ce sont surtout des histoires d'irruption d'étrangeté et de bouleversement du monde humain... Reste à savoir quel sujet traiter pour trouver quel menace invoquer !
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pascalL
Merci pour tes idées.
Trouver une forme de vie colonisatrice, belliqueuse en conflit directe avec l'espèce humaine (mais pas notre éco système) reste une tâche ardue.
L'idée de végétaux (intelligent) est à creuser.
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Laedde
En tant que plante verte, je suis outrée que tu oses prétendre que les végétaux ne sont pas intelligents ! Plus sérieusement, se poser la question de "l'intelligence" d'un point de vue non humain est aussi une piste.
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pascalL
pour ma part, je m'intéresse à L'intelligence collective ( qui désigne les capacités cognitives d'une communauté résultant des interactions multiples entre ses membres) dans l'esprits Darwinien : capacité à s'adapter (se défendre et perdurer)
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Laedde
Ca semble intéressant, en effet, bien que ce soit extrêmement humain justement (vue que notre espèce survie essentiellement par la coopération). Cela dit, une espèce télépathe pourrait-être particulièrement intéressante.

Je viens de penser à Kuybey dans Madoka, un anime où justement les extra-terrestres ont des raisons originales de passer dans le coin... et défient les clichés !
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Claude Thivet
Laedde
Bonjour et bravo pour votre réponse très intéressante qui ouvre de nombreuses perspectives. Je la trouve parfaitement pertinente, et je vous en remercie.
J'adore le passage ci-après : "Un ennemi qui agresse pour tuer, c'est déjà bien anthropomorphique, alors que les humains auraient tout autant de mal à survivre à une invasion d'innocentes coccinelles toxiques passées maîtres dans l'art du camouflage !"
L'idée est excellente !
Imaginons ces humbles coccinelles douées de télépathie ou d'un esprit collectif similaire aux fourmis, abeilles, termites et autres, et nous avons un sujet passionnant. A mon humble avis. Évidemment je vous en laisse la primeur. Mais vous devriez vous dépêcher de développer l'idée si elle vous tente, avant qu'un autre s'en empare. ;)
J'aime beaucoup aussi votre façon de délimiter les sucés cinématographiques en sujets, même si je ne partage pas obligatoirement vos choix de catégories.
Mais cela a le mérite d'une grande simplicité, ce qui est toujours le signe d'une grande intelligence.
Mon humble sentiment.
Cordialement.
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pascalL
Pour supplanter l'espèce humaine, nous savons qu'il faut une taille et un poids suffisant. Le rat, avec 20 kilo de plus, nous aurait posé pas mal de problème. Le rongeur nous aurait opposé une société parfaitement organisée et donc des limites d'expansions. Dès lors, le moyen âge, aurait perduré plus que l'église nous l'a imposé!
Donc, pour faire trébucher l'espèce humaine, le prétendant doit atteindre une masse critique.
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Claude Thivet
Bonjour @PascalL,
Je vois que vous avez une vision bien précise, en fait, de votre sujet.
Je ne partage nullement votre assurance dans un certain nombre de domaines. Ma vision des possibles est bien plus ouverte que la votre ; et ceci n'est nullement un reproche, comme il ne viendrait à personne l'idée de reprocher à quelqu'un de préférer la sauce bolognaise à la sauce napolitaine. Votre vision de ce que vous voulez écrire est simplement différente, et je manque de critères pour vous y aider.

Je me permets juste d'indiquer qu'à mon humble sentiment nous ne savons rien du tout, et que l'étendue de notre inconnaissance est largement supérieure à celle de ce que nous croyons connaitre. Beaucoup de ce que nous appelons des vérités scientifiques ne sont pour l'instant que des hypothèses dont nous ne pouvons vérifier l'universalité dans le temps et dans l'espace. Rappelons nous que nous ne connaissons même pas l'intégralité de notre planète (de nouvelles espèces sont découvertes chaque mois), que nous ne connaissons que très superficiellement notre système solaire, et que nous ignorons à peu près tout de ce qui se trouve en dehors de celui-ci, car nous n'y avons jamais mis les pieds.
Vous avez une idée très précise de ce que vous voulez écrire. Dès lors, je me demande pourquoi vous avez demandé les suggestions des scribayens.
Vous nous auriez fait part dès le début de ce que vous aviez en tête, vous nous auriez fait gagner du temps.
Cordialement
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pascalL
Pas du tout.
le thème est ouvert et permet le débat.
je pensais comme communément acquis, qu'une espèce souhaitant 'bousculer' l'humanité devait dépassé en taille les insectes (sinon, nous serions en occurrence avec les fourmis/abeille/termite) et même la taille du rat ne semble pas suffisante à nous égaler.
Nous savons (ou devinons) que la taille des dinosaures, nous aurait immanquablement bloqué, limitant notre développement en nous maintenant au stade de singe 'évolué'.
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Laedde
Il est vrai que je n'ai pas été parfaitement juste dans mes exemples, mais comme vous l'avez remarqué le but était illustratif ; n'hésitez pas à en donner d'autres, je trouve le partage très enrichissant.

Je vous laisse bien volontiers cette histoire de coccinelles, j'ai déjà tant de travail avec mes autres intrigues... et j'avoue être intriguée par ce qu'une personne plus férue que moi de science fiction pourrait en faire !
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Laedde
Je partage l'avis de @Claude_Thivet à ce sujet : nous ne savons rien... sauf que nous ne savons rien ! Et je pense au contraire que le monde invisible des bactéries et autres microbes est bien plus dangereux pour nous que celui des autres animaux.
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pascalL
je pense qu'il y a 2 thèmes:
- microbe et autre, reste dangereux pour notre multitude. L'espèce humaine est- pluriel (et à la lecture de notre génome) on comprend vite que nous sommes programmés pour survivre (enfin, une partie plus ou moins conséquente de l'humanité sera 'immunisée).
- la place de l'humanité en tant qu'espèce dominante. Pour en arrivé ou nous en sommes (7 milliards + conquête de l'espace disponible) on a eu p)as mal de chance (ni crocs ni griffe, ni gros ni rapide, pas de carapace, ni de venin, ...) notre espèce a bénéficié d'absence de prédateurs (en nombre et motivé (sélectif)) pour empêcher notre expansion.
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Laedde
pascalL : L'humanité est-elle l'espèce dominante, ou n'est-ce qu'un titre dont elle s’affuble par ignorance ? Je m'explique :

Si pour toi la domination passe par le nombre, alors les quelques dix millions de milliard de fourmis terriennes méritent une place sur le podium... et cela, sans compter le fait que nous soyons loin d'avoir recensées toutes les espèces vivantes.

Quand à la "conquête de l'espace", je suppose que cela dépend de ce qu'on appelle conquête. Planter un drapeau de temps en temps sur notre satellite ? Jeter un œil hasardeux sur les planètes adjacentes en espérant que notre matériel ne lâche pas en route ? Tout en sachant que, sans combinaisons étanches, seuls les tardigrades y survivraient. (Les tardigrades peuvent être une source d'inspiration fantastique pour la SF).

Et si tu nous penses "immunisés" contre les microbes, rappelle-toi qu'il y a à peine 600 ans, la moitié de la population européenne mourrait de la peste noire... heureusement qu'on s'est organisés.
Par contre, tu pourrais te fonder sur le cas de la variole, maladie la plus meurtrière en quantité pour nous mais officiellement éradiquée en 1977. Tu pourrais donc imaginer dans ton histoire que ce n'est pas l'unique cause de maladie que les humains ont traquée et détruite... mises à part leurs quelques souches d'étude, évidemment. (Là aussi, cela ouvre bien des perspectives...)

Puisque tu aimes les clichés, toutes ces considérations ne sont pas très importantes pour tes histoires ; mais certains lecteurs les fuient parce que justement les stéréotypes manquent cruellement de cohérence et de réalité.
J'insiste : si tu cibles uniquement les amateurs de clichés ou que tu vas te fonder sur les clichés pour te concentrer sur quelque chose d'autre, ton texte n'a pas à prendre tout cela en compte. Mais dans le cas contraire, ou pour te donner des idées, prendre en compte le réel dans toute son immense complexité peut devenir une source d'inspiration inépuisable.
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Claude Thivet
Laedde,
J'apprécie beaucoup votre vision de l'univers et de l'humanité. Du moins si je me réfère à ce que j'en devine au travers de vos interventions, et qui ressemble fort à mon propre ressenti.
Quant aux coccinelles, l'idée est fort plaisante, et devrait être intéressante à exploiter, mais il conviendrait d'abord que je termine mon roman, ou la nouvelle que j'ai commencée sur ce site, et que je peine à terminer. Quant à être plus féru de SF que vous, j'en doute. Je suis probablement juste un peu plus âgé. ;)
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Claude Thivet
pascalL
Vos considérations sur la taille et le poids d'une espèce susceptible d'éradiquer l'humanité ne me semblent pas fondées sur des arguments valides, avec tout le respect que je vous dois.
En effet, il faut prendre en compte d'autres facteurs, tels que le nombre, l'intelligence (et la technologie qui en découle), la toxicité éventuelle, la résistance, etc.
Plusieurs exemples bien terriens pour illustrer cela à des échelles bien plus faibles.
David et Goliath
Certaines espèces de fourmis ou des nuages de criquets
Les piranhas
Sans parler, pour rejoindre les propos de Laedde, des épidémies comme la variole, la peste, le choléra, le sida, Ebola, et toutes les armes bactériologiques inventées ou envisagées par l'humanité.
Mon avis d'ailleurs est que nul n'est besoin de chercher un ennemi extraterrestre pour décimer ou éradiquer l'espèce humaine, elle est son propre et pire ennemi. "Et l'humanité disparaitra, bon débarras" titrait d'ailleurs Yves Paccalet dans un de ces ouvrages, dont je dois confesser que je n'ai lu que... le titre. ;)

Bref, j'espère que notre débat vous parait intéressant, et vous apporte des idées nouvelles.
Je vous souhaite une bonne journée pleine d’inspiration.
Cordialement
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pascalL
Nous sommes donc en désaccord, mais tous les avis sont légitimes.
L'humanité ne disparaitra pas, sans une aide massive et caractérisée. La 'maladie' sous sa forme la plus agressive laissera un certain (plus ou moins grand) pourcentage d'immunisés.
Une race extra-terrestre souhaitant éradiquer l'humanité devrait démarrer par la contamination de notre écosystème.
Dès lors, comme le dirait Darwin, parmi les immunisés, certains muteraient afin de s'adapter. En auraient-ils le temps?
60% du corps humain est composé d'eau.
Rendre acide l'eau de pluie serait, à coup sûr fatale à l'espèce humaine (comme à l'ensemble des mammifères sur terre).
La stérilité (à travers une bactérie lâchée dans l'air) peut être jouable et certainement efficace mais prendrait trop de temps !
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Jean S.
C’est un défi considérable quand on essaie d’être originale, mais que l’on n’a comme connaissances de base que ce que la science-fiction a pu déjà élaborer, avec des extra-terrestres dont le mode d’existence n’est que prétexte à un scénario catastrophe, l’enjeu de l’intrigue oblige.

Maintenant, si tu ouvres un bouquin de biologie, et ça tombe bien, je suis justement en train de me faire le livre de biologie de L1, tu comprends un peu mieux le fonctionnement de la vie et ce à quoi il tient.

Il faut commencer par imaginer le milieu dans lequel cette forme de vie s’est développée, avec quels composants. Très vite, on a quelque chose de similaire à la Terre. Ensuite, la forme de vie, ou disons plutôt les formes de vie, car des la première bactérie, la diversité apparait et les chemins se séparent. De cet ancêtre commun découle les animaux, les plantes, et ainsi les organismes marins, terrestres, etc. Donc on doit imaginer une espèce au milieu de nombreuses autres espèces vivantes, comme nous donc, et dépendant de ce milieu.

Puis tu as le choix entre deux grands thèmes, ou bien la race extraterrestre à qui on rend visite sur sa planète, et qui n’est peut-être pas plus évolués qu’un singe, sait se servir de quelques outils à la rigueur, mais vie de manière très simple (tels une branche taillée ou des cailloux comme marteau comme le font certain singe), ou bien celle qui NOUS rend visite et alors cela implique que l’espèce a développé de très nombreux outils, dont un programme spatial, et ainsi il faut imaginer toute la culture et la société qui va avec.

Il est vraiment difficile de rendre crédible une race extraterrestre belliqueuse. Une espèce ne peut que trop difficilement développer un programme spatial suffisant pour conquérir l’espace en même temps qu’elle a développé une forme d’écologisme sur sa propre planète pour assurer sa survie le temps de s’implanter dans l’espace.

Le plus crédible serait, selon moi, des raisons politique et idéologique pour qu’une espèce se montre belliqueuse, une forme de nazisme pratiqué par des extraterrestres dont le courant de pensée prétend à user de connaissances scientifiques pour faire de l’eugénisme, c’est-à-dire une culture complexe et totalitaire.

Une race parasite ne pourrait, selon moi, que trop difficilement quitter sa planète. Et n'aurait pas l'intelligence pour développer une stratégie afin de ne pas être bêtement éliminer à coup de lance-flammes :D
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pascalL
Tu poses assez bien le problème qu'un auteur doit se poser: la biologie.

L'agent pathogène extra terrestre doit être soit largué sur terre (météorite) on est donc dans le fantastique.
soit ramené par un porteur contaminé (Alien) , ou la race visiteuse. On est donc dans de la SF.

l'éco système extra terrestre doit être assez différent pour que le nouveau venu soit particulier.
le colonisateur extra terrestre (race ou microbe) doit être animé d'un besoin vitale d'implantation.

L'agent pathogène extra terrestre, va-t-il muter et donc créer une nouvelle race humaine. Ou est-il plus crédible qu'il possède en son sein la maitrise de sa propre race et supplantera la race humaine?
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Jean S.
Tu es bien obligé de travailler avec la biologie, et ce que la moindre étude indique, c’est que la vie est faite à base de matériaux répondants à des propriétés physico-chimiques. Chaque organisme tire ses fonctions de sa structure, et ce, à chaque niveau d’organisation. Des atomes aux molécules, puis macromolécule, organite, cellule, tissus, organe et enfin organisme, et même population.

La physique seule enseigne la thermodynamique, le besoin de trouver de l’énergie pour subsister, mais aussi la dépense d’énergie pour les processus cellulaires. Ainsi on ne peut pas imaginer la race extraterrestre que l’on veut et être en même temps crédible. Il faut répondre à un « cahier des charges » du réalisme. Pas de superman donc.

Un agent pathogène extra-terrestre conduirait, au mieux, à un scénario de grippe internationale plutôt virulente, mais pas à une rencontre du troisième type. La mutation d’un agent pathogène et trop lent, ainsi que son évolution, pour jamais avoir l’impression de rencontrer un « individu ». L’arrivée à l’aide d’un météore ne me semble donc pas un bon moyen.

J’insiste sur le fait qu’une rencontre du troisième type se ferait uniquement face à une civilisation qui a une culture impliquant sciences et technologies, programme spatial et désir de conquête, donc une population très proche de l’homme, avec des désirs, des rêves, une subjectivité bien précise. Et même là, le besoin vital d’implantation est caduc, car ils devraient être parvenus à quitter le système solaire, ce qui arrivera longtemps après leurs implantations dans leurs systèmes solaires, la maîtrise de cet environnement, l’exploitation des ressources et la création d’habitats. Choses qui vont grandement faire diminuer l’intérêt des planètes. Difficile d’en faire une race belliqueuse, à moins que comme je l’ai dit, ils soient totalitaires avec un courant de pensée similaire au nazisme ou quelque chose dans le genre.

Une fois dans l’espace, une civilisation se déconditionne de la gravité et ne veut plus quitter l’impesanteur, obtient facilement de l’énergie depuis le soleil H24 et compte sur les ressources du système solaire. Rien que le nôtre peut appuyer une société de centaines de milliards d’individus grâce aux astéroïdes et lunes, contrairement à notre planète à la capacité bien plus petite.
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pascalL
J'ai écarté cette idée d'invasion extra terrestre évoluée.
Je reste sur l'idée d'une invasion bactérienne (via météorite) sur une terre non spatiale.

par contre, je suis encore partagé entre deux visions, dans la confrontation avec l'espèce humaine:
- l'agent pathogène décime la population et s'en sert comme incubateur à une nouvelle espèce.
- l'agent pathogène est un parasite, qui va faire muter l'espèce humaine.

ou peut-être un mixte des deux?
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Jean S.
Alors dans ce cas, à ta place, je choisirais le parasite qui fait muter l’espèce humaine. Quelque chose qui, à l’instar de la mitochondrie, trouve sa place dans la cellule humaine, se sert des matériaux que l’on y trouve, et apporte une fonction de plus, ou altère les fonctions existantes, en changeant ainsi la structure de la cellule.

Le parasite pourrait cibler le système nerveux central, le cerveau donc, et en changeant quelque chose, impacterait sur la conscience, modifiant radicalement la psychologie, la subjectivité, le comportement. Il apporterait pas mal davantage, mais changerait aussi la nature humaine, rebutant ainsi beaucoup de monde. Plusieurs camps se forme et tu tiens ton conflit, qui n’est pas entre le nouvelle venue et l’espèce humaine, mais au sein de l’espère humaine même. Ni bien, ni mal, mais grosse question éthique sur l’amélioration du genre humain par la modification, les inégalités entre amélioré et non amélioré. On retrouve la question du transhumanisme par les biotechnologies. Ainsi qu’une modification profonde de la culture engendrée des diversités culturelles, des incompréhensions, et rapidement, plus de conflit.

Dans les fonctions existantes du cerveau, tu peux compter sur la mémoire, les sentiments, les rêves, l’empathie, la subjectivité et la conscience, l’insconcient (tout ce que le cerveau traite sans que l’on s’en rende compte, mais qui fait ce que l’on est) au travers de toutes ces fonctions du cerveau qui font la reconnaissance d’image, de visage, du langage, la perception visuelle, auditive, bref, la manière que notre cerveau à de reconstruire une version plus ou moins sophistiquée de la réalité dans notre cerveau pour que l’on puisse y évoluer avec succès. Une différence forte entre deux représentations de la réalité engendre des conflits, car c’est l’incompréhension, l’incapacité de se mettre à la place de l’autre, un manque d’empathie.
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pascalL
Merci pour tes idées,
je vais peaufiner mes idées, je vais surement faire un mixte des deux, correspondant à deux temps différant:
- début de l'épidémie zombiesque (forme mutante de l'humanité)
- après incubation, naissance d'une race insectoides (société Polyéthisme).

cela devrait donner assez de matière pour traiter le post apocalyptique de l'humanité et la concurrence d'une nouvelle race conquérante.
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Jean S.
Ça marche, mais je dois te signaler que ça sonne pour moi comme un cliché, zombie parce que parasite et race insectoïdes.
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pascalL
je dois avouer que j'ai une position assez 'peu' conventionnelle concernant les 'clichés'.
Pour moi, le cliché est à la SFFF ce que le sucre est à la pâtisserie!
Que les diabétiques passent leur chemin et les gourmands se régalent!
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Jean-Christophe Heckers
Oui aux archétypes (on peut toujours en tirer quelque chose), non aux clichés (sauf si on sait les torturer).

Je ne suis pas diabétique, je suis gourmand, mais quand on verse plein de sucre, c'est juste écoeurant et ça cache l'absence de goût de la préparation... Et justement, la SFFF c'est le terrain idéal pour faire de l'expérimentation et donc éviter de resservir des clichés qui étaient déjà moisis il y a plus de 75 ans...

Bon, question de goût, c'est sûr, aussi...
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Claude Thivet
Bonjour,
Je suis en train d'écrire un roman de SF qui tien du space opera en cela qu'il met en scène une multitude de races extra-terrestres, animales, végétales, et intelligentes.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas si je garde pour moi les caractéristiques de mes races imaginaires. Elles sont un peu ma marque de fabrique. La caractérisation d'un alien, qu'il soit ami ou belliqueux, est un élément fondamental d'une oeuvre. Il suffit de se référer au cinéma SF pour s'en convaincre : Alien, Cocoon, ET, Independance Day, etc.
Néanmoins je vais essayer de vous proposer des pistes de réflexion qui ont été les miennes.
Souvent les races alien belliqueuses sont insectoïdes, ou reptiliennes (V par exemple). J'ai donc voulu m'éloigner de ce cliché.
J'ai également souhaité que la civilisation antagoniste de mon roman ne soit pas anthropomorphe.
J'ai choisi, dans mon roman, que la race humaine ne soit pas prédominante. Elle est une parmi les milliers de races intelligentes que comporte mon univers.
Je précise ces éléments pour que vous ayez une idée des critères qui ont présidé à ma démarche.
Ce sont des questions de bases que vous devriez vous poser, afin de définir le cadre de votre histoire. Ceci-dit en toute humilité, et amicalement.
Il y a deux écueils à éviter, je crois. L'un est que nous ne pouvons pas imaginer quelque chose ex-nihilo, sans rapport avec ce que nous connaissons. L'autre est que votre lecteur doit pouvoir s'identifier à cette race, à ces personnages. La seule exception à cette deuxième assertion est dans le cas où vous utilisez cette race comme un élément global de danger, comme le serait une épidémie, une catastrophe imminente, et que vous ne souhaitiez pas créer de personnages appartenant à cette race. Ce n'était pas mon choix, mais de nombreux romans et films on utilisé ce parti-pris.
Pour ma part, j'ai voulu que certains personnages antagonistes deviennent attachants. Il fallait qu'il y ait parmi eux des gentils et des méchants, pour simplifier.
Donc pour créer une race extraterrestre, je crois que l'on doit commencer par imaginer des choses, sur la base de quelques questions simples, et de quelques critères liés au type d'histoire que vous voulez raconter.
Par exemple une forme de vie bactérienne serait intéressante à développer, mais poserait la difficulté de créer des personnages antagonistes. Comment définir le caractère d'une bactérie ? Comment faire que le lecteur éprouve une sympathie ou une répulsion envers votre "méchant" ? Il est important qu'il éprouve une émotion pour ce personnage. A moins que, comme dit plus haut, vous choisissiez de traiter cette race comme une menace globale. Dans ce cas, votre roman portera sur les personnages qui luttent contre cette menace, parmi lesquels il y aura des gentils et des antipathiques.
Ces notions de gentils et de méchants, sont largement simplifiées. Idéalement, il faut créer des nuances, le méchant n'est pas complètement pourri, et le gentil a sa part d'ombre. Cela rajoute de l'épaisseur aux personnages, et de l'intérêt à l'histoire. Mais pardonnez moi cette digression.
Pour imaginer une race extra-terrestre convaincante, le mieux est de se baser sur ce que l'on a sur terre, en le modifiant. Par exemple on peut mixer des animaux, modifier des parties du corps en taille, en nombre, en forme. On peut également s'inspirer de la littérature. La Fantasy est prolixe en créatures étranges et fantastiques qui peuvent servir de base à vos manipulations génétiques imaginaires.
Dans tous les cas, le plus dur sera de faire passer une émotion par le personnage extra-terrestre dont vous aurez imaginer la race. Pour cela vous devez penser aux modes de communications de cette race. Quels sont ses sens ? Que voit-elle ? Qu'entend-elle ? Que sent-elle ? Comment perçoit-elle son environnement ? Quel est cet environnement ? Vit-elle sur une planète similaire à la terre ou très différente ? Comment communique-t-elle ? Est-ce oralement, ou du moins de manière sonore ? Ou visuellement ? Olfactivement ? Télépathiquement ? Comment agit-elle sur son environnement ? A-t-elle des membres préhensiles ? Combien ? Des doigts ? Combien ? Disposés comment ? Sans membres susceptibles de tenir des objets, comment a-t-elle pu évolué pour atteindre un niveau de civilisation tel qu'il puisse constituer une menace pour d'autres.
Le champ des possibles est infini. C'est tout le charme de la SF. Et pour illustrer cela d'une manière très différente, je vous invite à lire Nuage d'Emmanuel Jouanne. Vous verrez que la définition d'un vie extra-terrestre peut prendre une forme très originale et différente de tout ce que je viens d'énoncer.

J'espère que mes quelques pistes de réflexions vous seront utiles.
Cordialement.
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pascalL
Merci pour cette longue réponse.
je fais parti des auteurs qui se détournent du manichéisme. le bien, le mal m'intéresse peu, seul la confrontation d'intérêt divergeant me semble digne d'intérêt.
Imaginer une race extraterrestre proche d'un mammifère s'apparente à de la paraisse, lui calquer des 'émotions humaines' semble assez convenu et peu intéressant.
Définir les motivations de l'extra terrestre, qui vont obligatoirement engendrer des conflits avec 'l'indigène' humain.

Je pense qu'un axe assez pertinent comme conflit reste la modification de notre écosystème (seul compatible avec la vie humaine) comme dans la guerre des mondes (de HG Wells)
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